19 déc. 2019, 21:44
 CdC  Cadeaux empoisonnés  Pv 
- Décembre 2044 -
- RPG + -
- Privé avec @Adulith Wen -

Éternuement. Pas. Éternuement. Pas.

Pas très discret comme mode de déplacement, mais je ne pouvais pas faire autrement. Un vilain rhume que je trainais depuis deux semaines, et qui ne semblait pas disposé à quitter mon pauvre nez obstrué, qui ne demandait qu'une seule chose : être libéré du virus. Malheureusement, en plus de cet horrible maladie annuelle qui m'empêchait de respirer convenablement, j'avais une toux très pénible qui irritait ma gorge et me faisait pleurer à chaque éternuements. Et cette torture était très fréquente : je toussais, éternuais à m'en arracher les poumons et la gorge toutes les minutes, ne me laissant aucun répit.

C'était pour cela que je ne cessais d'éternuer, tout au long de mon cheminement vers une destination bien précise, alors que je souhaitais me faire discret et passer inaperçu. Mon "plan" de silence n'avait pas fonctionné, car chaque fois que je toussais, une tête se retournait vers moi et me scrutait avec étrangeté, comme si j'étais un être venu d'une autre planète. C'était vrai que je ne devais pas paraître très normal, vêtu du dernier pull tricoté par ma grand mère, mes longs cheveux attachés en un minuscule chignon derrière mon crâne, et mon nez aussi rouge qu'une écrevisse crâmé. Mais je me fichais bien de ce qu'ils pensaient de moi, tous. Je ne pensais qu'à une chose : arriver enfin là où je souhaitais aller, et éventuellement arrêter de cracher mes poumons.

Car oui, j'avais une destination bien précise. Ma longue balade dans les couloirs surpeuplés de l'école n'était pas dût à mon envie de me remuer un peu. Je ne transportais pas ces lourds cartons emballés de papier multicolore pour mon simple amusement. Ces paquets contenaient de précieuses choses sorties tout droit de mon imagination sur-développée en ces temps dépressivement noëlique. Ils recelaient de petits bijoux que j'avais confectionnés durant les dernières semaines passées à déprimer, seul dans mon dortoir. Il fallait dire que, depuis ma dispute avec Taylor, je ne me sentais pas dans mon assiette. Alors, j'avais trouvé un passe-temps plus amusant que se morfondre sur ma vie sentimentalement vide : créer des cadeaux piégés.

Un paquet de bonbons explosifs truqués par ci, une boule de neige enchantée attirée par les élèves heureux par-là, des chocogrenouilles mordeuses... tout un tas de précieux objets que je comptais déposer à un endroit précis. J'en étais très fier, mais j'avais préféré n'en parler à personne, pas même à Lexie qui aurait sûrement été ravie de participer à un mauvais coup avec moi. Je préférais la jouer solo, pour une fois, puisque c'était moi et moi seule qui avais trouvé cette cachette de cadeaux. Les élèves avaient entreposés divers paquets emballés dans un recoin du couloir, que j'avais débusqué. Je comptais bien faire une petite farce à ces personnes inconscientes...

La foule se fit presque inexistante lorsque j'arrivais au recoin, et un sourire se dessina sur mon visage. Je pourrais commencer mes méfaits !

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
"He was an angel craving chaos. He was a demon seeking peace."

21 déc. 2019, 11:33
 CdC  Cadeaux empoisonnés  Pv 
Les fêtes approchaient à grands pas et Poudlard avait revêtu les couleurs de Noël. Partout étaient apparus des décorations en tous genres et il régnait cette atmosphère particulière de la fin de l'année où tout le monde est heureux, offre des cadeaux aux autres et se trouve une bonne excuse pour manger plus de friandises que d'ordinaire.

D'habitude, Noël était la période de l'année préférée d'Adulith, une période magique autant qu'elle puisse l'être pour une sorcière. Elle aimait l'ambiance chaleureuse et conviviale et retrouver sa famille. Elle avait le sentiment de retomber en enfance devant les flocons de neiges et s'attendait presque à voir le Père-Noël des moldus passer dans le ciel sur son traîneau.
Mais cette année-là c'était différent. Cette année-là, la joie ambiante lui semblait fausse, elle se disait que c'était étrange de devenir tout à coup heureux et altruiste le temps de quelques semaines pour ensuite retomber dans les travers habituels. Et surtout, elle trouvait injuste que la fête continue alors que des personnes n'étaient plus là pour la vivre. Sans but précis, elle déambulait dans les couloirs, en essayant de se faire à l'idée que la mère d'Alvy ne reviendrait pas, que c'était fini. Elle aurait dû écrire à son amie, lui présenter ses condoléances, s'assurer qu'elle allait bien, mais les mots sonnaient creux, ils sonnaient faux. Comment pouvait-elle aller bien ? A quoi cela servirait-il de lui dire qu'elle était désolée pour elle ? plusieurs fois elle avait essayé d'écrire et avait déchiré la feuille, et elle tournait les phrases dans sa tête pour essayer de trouver ce qu'elle pourrait dire à son amie. Elle n'imaginait pas elle-même ce qu'elle ressentirait si sa propre mère était morte, surtout de manière aussi brutale dans un accident. Cet événement l'avait mise tout à coup face à une réalité qu'elle avait longtemps mis de côté, ayant des préoccupations de jeune fille de son âge qui a tout pour être heureuse. Mais à présent il lui fallait faire face, être là pour Alvy, pour sa famille et ses propres parents. Pourtant elle avait fui, elle avait refusé de rentrer pour Noël, et quand elle marchait parmi les décorations elle avait le sentiments que ce n'étaient que des grimaces ironiques venues lui rappeler que tout avait une fin. Bref, l'humeur n'était pas à la fête pour la jeune serdaigle.

Alors qu'elle avançait dans le couloir toute à ces pensées moroses, une personne attira son attention. A quelques mètres d'elle, elle reconnut Ulysse, un de ses camarades de Gryffondor. Il faut dire que le garçon ne passait pas totalement inaperçu avec son pull très "Noël" et l’éternuement qui ponctuait chacun de ses pas. Pourtant, le détail qui détourna Adulith de ses idées noires, ce fut qu'Ulysse avait justement l'attitude de quelqu'un qui croit passer inaperçu, ou du moins qui l'espère. Il se dirigeait vers un recoin où Adulith savait qu'étaient entreposés les cadeaux de certains élèves, et il y avait sur son visage un sourire plus que suspect. Intriguée par son attitude et les cartons qu'il portait dans les bras, la jeune serdaigle décida de lui emboîter le pas et de le rejoindre pour en savoir plus. Elle approcha donc du gryffondor qui ne l'avait pas vue, et lui demanda sur le ton de la conversation :
"Salut, qu'est-ce que tu fais avec tous ces paquets ? Si je peux me permettre, tu n'as pas l'air de prévoir une bonne action..." En disant ces mots elle glissa un œil vers les paquets en questions pour essayer de deviner leur contenu.

Adulithwen_Septième année rp_MERLIN : Atari. #900000
Le pire n'est jamais décevant.