Ses doutes
Vendredi 24 mars 2045, dans l'après-midi.
Suite de Mon prétexte...
Allongée sur ton lit et munie d’un livre de Quidditch, tu n’avais pas vu le temps passer. Ce fut alors avec effroi que tu avais constaté qu’il était 15h57, soit trois minutes avant la fameuse « revanche ». Il fallait avouer que la proposition de Wil t’avait franchement intriguée. Une revanche ? De quoi ? Avait-il réquisitionné de la soupe pour faire un remake de bataille de boules de neiges dans la Grande Salle ?
Mille questions te taraudaient l’esprit, mais tu n’avais pas eu le temps d’y penser plus longtemps : tu étais en retard, et enfilas à la hâte un sweat rouge -ta couleur préférée-, déboulas dans le couloir commun des dortoirs afin de dévaler les escaliers en colimaçon -manquant de trébucher et de te casser la figure au passage-. Après avoir supplié la grosse dame de te laisser passer en vitesse, dans la hâte, tu trébuchas… pour de bon cette fois. Tu eus beau penser : « je perds l’équilibre », « je vais vraiment tomber », cela ne t'empêchas pas de t'aplatir comme une crêpe devant l’entrée. Génial.
Finalement, il fallait croire que tu étais destinée à rester au sol. Tu n’avais certes pas eu le temps d’apercevoir Wil, mais tu te doutais qu’il était juste là, juste à côté, à se moquer silencieusement de toi.
- Je suis en retard, furent les seuls mots que tu eus le courage de marmonner.
@Will Pump
Suite de Mon prétexte...
Allongée sur ton lit et munie d’un livre de Quidditch, tu n’avais pas vu le temps passer. Ce fut alors avec effroi que tu avais constaté qu’il était 15h57, soit trois minutes avant la fameuse « revanche ». Il fallait avouer que la proposition de Wil t’avait franchement intriguée. Une revanche ? De quoi ? Avait-il réquisitionné de la soupe pour faire un remake de bataille de boules de neiges dans la Grande Salle ?
Mille questions te taraudaient l’esprit, mais tu n’avais pas eu le temps d’y penser plus longtemps : tu étais en retard, et enfilas à la hâte un sweat rouge -ta couleur préférée-, déboulas dans le couloir commun des dortoirs afin de dévaler les escaliers en colimaçon -manquant de trébucher et de te casser la figure au passage-. Après avoir supplié la grosse dame de te laisser passer en vitesse, dans la hâte, tu trébuchas… pour de bon cette fois. Tu eus beau penser : « je perds l’équilibre », « je vais vraiment tomber », cela ne t'empêchas pas de t'aplatir comme une crêpe devant l’entrée. Génial.
Finalement, il fallait croire que tu étais destinée à rester au sol. Tu n’avais certes pas eu le temps d’apercevoir Wil, mais tu te doutais qu’il était juste là, juste à côté, à se moquer silencieusement de toi.
- Je suis en retard, furent les seuls mots que tu eus le courage de marmonner.
@Will Pump
Dernière modification par Ella Davis le 13 mai 2020, 16:14, modifié 1 fois.
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Ses doutes
Il était l’heure. Il était l’heure et elle n’avait toujours pas pointé le bout de son nez. Devais-je m’en inquiéter ? Je ne savais pas si je devais, mais je m’inquiétais quand même. Elle ne m’avait pas confirmé qu’elle viendrait après tout. J'aurais sûrement pu rester, en tournant en rond en fronçant les sourcils un bon bout de temps.
J'étais là, au summum de la pression que je pouvais supporter, quand je vis quelqu'un s’étaler littéralement sur le sol. Au début je ne la reconnus pas et faillis lui demander si elle n'avait pas mal. Mais en comprenant que c'était la personne tant attendue je me mis à pouffer de rire. Mais pas des pouffes élégants, non on aurait pu croire qu'un phoque s'était introduit dans le château. Mais quelle entrée spectaculaire ! Elle s'était ramassé au sol comme une crêpe.
- Hé la crêpe !
J'explosai complètement de rire après cette phrase. J'avais même du mal à tenir debout et dû me reposer contre un mur. Comment rester indifférent fasse à ce jeu de mot involontaire ?
- ElLaCrêpe ! Ella-crêpe !
Ce n'était pas très mature, mais qui avait dit que je l'étais ? Et je méritais bien ça après tout le stresse de l'attente. Je venais de me découvrir un côté angoissé et soucieux, mais je m'était déjà aperçu de mon caractère lunatique.
On pouvait dire qu'elle s'était laissée désirée. Et au lieu de me présenter de quelconques excuse, elle constata un fait que j'avais remarqué depuis fort longtemps Oui, tu es en retard. Je ne comprenais pas comment elle s'était débrouillé pour tomber, mais ça avait été très drôle. Ella ne faisait jamais les choses à moitié.
Puis le cours de potion me revint à l'esprit : lorsque je m'étais moqué d'elle, elle s'était fâché. Oh non non non ! Enfin sortie, il ne fallait pas qu'elle rerentre ! Je me forçai d'arrêter mes moqueries et redevins sérieux. En me tournant vers elle, je baissai la tête le plus piteusement qu'il m'en était possible et lui adressa mes excuses.
- Eu pardon, c'était pas très simpa. Tu t'es fait mal ?
Il était hors de question qu'elle retourne à son dortoir. Alors ça non ! Je l'aurais traîné par les chevilles jusqu’à la grande salle s'il l'aurait fallu ! Je ne l'aurais pas laissé filer cette fois, même si elle croira sur le coup que je suis devenu fou.
J'étais là, au summum de la pression que je pouvais supporter, quand je vis quelqu'un s’étaler littéralement sur le sol. Au début je ne la reconnus pas et faillis lui demander si elle n'avait pas mal. Mais en comprenant que c'était la personne tant attendue je me mis à pouffer de rire. Mais pas des pouffes élégants, non on aurait pu croire qu'un phoque s'était introduit dans le château. Mais quelle entrée spectaculaire ! Elle s'était ramassé au sol comme une crêpe.
- Hé la crêpe !
J'explosai complètement de rire après cette phrase. J'avais même du mal à tenir debout et dû me reposer contre un mur. Comment rester indifférent fasse à ce jeu de mot involontaire ?
- ElLaCrêpe ! Ella-crêpe !
Ce n'était pas très mature, mais qui avait dit que je l'étais ? Et je méritais bien ça après tout le stresse de l'attente. Je venais de me découvrir un côté angoissé et soucieux, mais je m'était déjà aperçu de mon caractère lunatique.
On pouvait dire qu'elle s'était laissée désirée. Et au lieu de me présenter de quelconques excuse, elle constata un fait que j'avais remarqué depuis fort longtemps Oui, tu es en retard. Je ne comprenais pas comment elle s'était débrouillé pour tomber, mais ça avait été très drôle. Ella ne faisait jamais les choses à moitié.
Puis le cours de potion me revint à l'esprit : lorsque je m'étais moqué d'elle, elle s'était fâché. Oh non non non ! Enfin sortie, il ne fallait pas qu'elle rerentre ! Je me forçai d'arrêter mes moqueries et redevins sérieux. En me tournant vers elle, je baissai la tête le plus piteusement qu'il m'en était possible et lui adressa mes excuses.
- Eu pardon, c'était pas très simpa. Tu t'es fait mal ?
Il était hors de question qu'elle retourne à son dortoir. Alors ça non ! Je l'aurais traîné par les chevilles jusqu’à la grande salle s'il l'aurait fallu ! Je ne l'aurais pas laissé filer cette fois, même si elle croira sur le coup que je suis devenu fou.
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Ses doutes
Des éclats de rire retentirent dans le couloir, et tu te relevas brusquement avec une moue faussement outrée, époussetant minutieusement ton sweat préféré. La honte ! Tes joues avaient viré au cramoisi, et tu n’osais même pas regarder Wil dans les yeux. Fallait-il tout le temps que tu te ridiculises ? Finalement, tu choisis l’autodérision -ça n’était pas si grave-, et commenças à rigoler avec lui, quand soudain, trois mots fendirent l’air :
- Hé la crêpe !
Maxine ? Non, ce n’était pas elle. Tu regardas en direction ton ami, et constatas avec effroi que c’était lui qui venait de prononcer cette horrible phrase. Wil. Il ne put se rendre compte à quel point ses paroles -bien que lancées sans mauvaise intention- t’atteignirent, car le Poufsouffle était trop occupé à se tordre de rire.
- ElLaCrêpe ! Ella-crêpe !
Tais-toi. Tu te souvenais de ces paroles rabaissantes : "Tu essayes d’imiter une crêpe ?" "La prochaine fois essaye de marcher droit !" "Mais ma puuuuce.. Tu es ridicule... Comme une crêpe." Elles étaient gravées dans ta mémoire au fer rouge, et Wil était, sans s’en rendre compte, en train de remuer le couteau dans la plaie. Il ne fait pas exprès. Avait-il entendu parler de cet incident humiliant, où tu t’étais pris les pieds dans ton écharpe ? Tu espérais que non. Néanmoins, ton ami ajouta quelque chose :
- Eu pardon, c'était pas très simpa. Tu t'es fait mal ?
Tu clignas des yeux, choquée. Hein ? Il était en train de te faire des excuses ? De toute façon, pourquoi avais-tu douté? Wil n'aurait jamais dit ça en sachant que Maxine avait utilisé les mêmes mots pour se moquer de toi. Il était ton ami; il fallait que tu arrêtes de penser que tout le monde complotait sans arrêt dans ton dos. T’essuyant vivement les yeux, tu souris sournoisement et te détournas afin de te diriger en direction des escaliers, au bout du couloir.
- Non, mais si tu racontes ça à quelqu'un, ma vengeance sera terrible, mon lapin, affirmas-tu d'un ton condescendant, faisant semblant de te prendre pour sa mère.
- Hé la crêpe !
Maxine ? Non, ce n’était pas elle. Tu regardas en direction ton ami, et constatas avec effroi que c’était lui qui venait de prononcer cette horrible phrase. Wil. Il ne put se rendre compte à quel point ses paroles -bien que lancées sans mauvaise intention- t’atteignirent, car le Poufsouffle était trop occupé à se tordre de rire.
- ElLaCrêpe ! Ella-crêpe !
Tais-toi. Tu te souvenais de ces paroles rabaissantes : "Tu essayes d’imiter une crêpe ?" "La prochaine fois essaye de marcher droit !" "Mais ma puuuuce.. Tu es ridicule... Comme une crêpe." Elles étaient gravées dans ta mémoire au fer rouge, et Wil était, sans s’en rendre compte, en train de remuer le couteau dans la plaie. Il ne fait pas exprès. Avait-il entendu parler de cet incident humiliant, où tu t’étais pris les pieds dans ton écharpe ? Tu espérais que non. Néanmoins, ton ami ajouta quelque chose :
- Eu pardon, c'était pas très simpa. Tu t'es fait mal ?
Tu clignas des yeux, choquée. Hein ? Il était en train de te faire des excuses ? De toute façon, pourquoi avais-tu douté? Wil n'aurait jamais dit ça en sachant que Maxine avait utilisé les mêmes mots pour se moquer de toi. Il était ton ami; il fallait que tu arrêtes de penser que tout le monde complotait sans arrêt dans ton dos. T’essuyant vivement les yeux, tu souris sournoisement et te détournas afin de te diriger en direction des escaliers, au bout du couloir.
- Non, mais si tu racontes ça à quelqu'un, ma vengeance sera terrible, mon lapin, affirmas-tu d'un ton condescendant, faisant semblant de te prendre pour sa mère.
Dernière modification par Ella Davis le 21 mai 2020, 11:48, modifié 3 fois.
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Ses doutes
En relevant la tête je vis qu'elle partait déjà vers les escaliers. Je n'appréciais pas comment elle m'avait appelé Mon lapin, mais ne fis aucun commentaire pour le moment. Et son ton hautain me donnait des frissons. Mais j'inspirai un grand coup et rejoignis mon amie.
- Quelle genre de vengeance ? Je demande par curiosité, je veux savoir ce qu'un petit poussin comme toi peut bien me faire. Mais je tiendrai ma langue, ça restera entre nous.
Nous avancions dans un silence malaisant. J'avais la pénible impression que c'était toujours à moi de trouver un nouveau sujet de conversation. Parce que là j'étais vraiment gêné.
- Héhéhéhé.
Euuu c'était quoi ce rire ? On ne pouvait pas faire plus gênant. Je me mordis les lèvres, comme à mon habitude lorsque j'étais stressé. Les pauvres lèvres se faisaient maltraiter depuis ce matin et piquottaient terriblement. Mais je ne m'arrêterai qu'au début du saignement : ça me déstressais et m'aidais à réfléchir. Enfin c'était ce dont j'étais convaincu.
- Je ressemble pas à un lapin. Vous pourriez me trouver un autre surnom, miss Davis.
Plus nous nous approchions de la Grande salle et plus mon angoisse qu'elle me démasque grandissait. Ce qui n'était pas logique, ça aurait dû être le contraire. Mais cela faisait depuis quelque temps déjà que je ne me comportais plus de manière logique. Tout ce que j’espérais c'était qu'elle ne s'en soit pas aperçu.
- Mais bon c'est vrai que j'aime beaucoup les carottes.
Ça me faisait bizarre de parler de légumes avec Ella. Je nous imaginais chacun sur une marche des escaliers en plein débat sur les végétaux les plus juteux. Moi qui défendrai les propriétés d'un bon jus de citrouille et elle qui me parlerait de l'importance du noyau dans un avocat.
- Quelle genre de vengeance ? Je demande par curiosité, je veux savoir ce qu'un petit poussin comme toi peut bien me faire. Mais je tiendrai ma langue, ça restera entre nous.
Nous avancions dans un silence malaisant. J'avais la pénible impression que c'était toujours à moi de trouver un nouveau sujet de conversation. Parce que là j'étais vraiment gêné.
- Héhéhéhé.
Euuu c'était quoi ce rire ? On ne pouvait pas faire plus gênant. Je me mordis les lèvres, comme à mon habitude lorsque j'étais stressé. Les pauvres lèvres se faisaient maltraiter depuis ce matin et piquottaient terriblement. Mais je ne m'arrêterai qu'au début du saignement : ça me déstressais et m'aidais à réfléchir. Enfin c'était ce dont j'étais convaincu.
- Je ressemble pas à un lapin. Vous pourriez me trouver un autre surnom, miss Davis.
Plus nous nous approchions de la Grande salle et plus mon angoisse qu'elle me démasque grandissait. Ce qui n'était pas logique, ça aurait dû être le contraire. Mais cela faisait depuis quelque temps déjà que je ne me comportais plus de manière logique. Tout ce que j’espérais c'était qu'elle ne s'en soit pas aperçu.
- Mais bon c'est vrai que j'aime beaucoup les carottes.
Ça me faisait bizarre de parler de légumes avec Ella. Je nous imaginais chacun sur une marche des escaliers en plein débat sur les végétaux les plus juteux. Moi qui défendrai les propriétés d'un bon jus de citrouille et elle qui me parlerait de l'importance du noyau dans un avocat.
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Ses doutes
Quand tu tournas la tête vers lui, Wil paraissait mortifié, et tu haussas un sourcil. Pourquoi était-il aussi tendu ? D’habitude, il aurait au moins esquissé un sourire ! Peut-être n’avait-il pas compris l’ironie dans ta phrase… Mille questions se bousculaient dans ta tête, et tu soupiras bruyamment.
- Je rigolais, Wil, fais pas cette tête-là, lui fis-tu remarquer, un peu piquée.
Il eut beau te traiter de poussin, tu ne répondis pas toute suite, ton cerveau réfléchissant à toute vitesse. Cette balade commençait à devenir trèèès malaisante. Oui, Wil rigolait, mais quelque chose dans ton regard te poussait à avoir des doutes à son propos. Il paraissait… affreusement angoissé. Comme s’il faisait semblant. Tu avais l’œil pour ces choses-là, et ton instinct ne pouvait s’empêcher de te souffler que tout dans sa manière de parler était fausse. Quelque chose clochait, et ta gorge se serras. Bon. Rester normale. Agir normalement. Tout est normal.
- Hé ! Je n’ai rien d’un poussin ! répliquas-tu finalement, bien qu’un peu en retard.
Gênant.
- Héhéhéhé.
Hein ? A présent, tes doutes venaient de se confirmer : Wil n’était pas dans son état normal.
Il te fit remarquer que son surnom n’était pas adapté, mais tu ne trouvas rien à ajouter, contrairement à d’habitude. Tu étais bien trop occupée à analyser le comportement de l’être étrange qui te faisait face. Je sais. C’est un extraterrestre qui a enlevé Wil. Non! En fait, c’est un poulpe qui a pris possession de son corps. Tu secouas imperceptiblement la tête, agacée par tes propres pensées. Arrête tes bêtises !
- Mais bon c'est vrai que j'aime beaucoup les carottes.
A ces mots, tu t’arrêtas brutalement en plein milieu du couloir, fixant Wil avec des yeux de merlan frit. Voilà qu’il se mettait à te parler de ses préférences culinaires ! Tu passas énergiquement la main devant son visage, comme on le faisait aux personnes perdues dans leurs pensées -tu détestais que l’on te fasse ça-, inquiète.
- La terre appelle Wil ! Où est passé Wil ? T’es vraiment bizarre, là. Et au fait, j’aimerai bien savoir ce qu’on va faire dans la Grande Salle. Je n’ai pas bien compris ta notion de revanche.
- Je rigolais, Wil, fais pas cette tête-là, lui fis-tu remarquer, un peu piquée.
Il eut beau te traiter de poussin, tu ne répondis pas toute suite, ton cerveau réfléchissant à toute vitesse. Cette balade commençait à devenir trèèès malaisante. Oui, Wil rigolait, mais quelque chose dans ton regard te poussait à avoir des doutes à son propos. Il paraissait… affreusement angoissé. Comme s’il faisait semblant. Tu avais l’œil pour ces choses-là, et ton instinct ne pouvait s’empêcher de te souffler que tout dans sa manière de parler était fausse. Quelque chose clochait, et ta gorge se serras. Bon. Rester normale. Agir normalement. Tout est normal.
- Hé ! Je n’ai rien d’un poussin ! répliquas-tu finalement, bien qu’un peu en retard.
Gênant.
- Héhéhéhé.
Hein ? A présent, tes doutes venaient de se confirmer : Wil n’était pas dans son état normal.
Il te fit remarquer que son surnom n’était pas adapté, mais tu ne trouvas rien à ajouter, contrairement à d’habitude. Tu étais bien trop occupée à analyser le comportement de l’être étrange qui te faisait face. Je sais. C’est un extraterrestre qui a enlevé Wil. Non! En fait, c’est un poulpe qui a pris possession de son corps. Tu secouas imperceptiblement la tête, agacée par tes propres pensées. Arrête tes bêtises !
- Mais bon c'est vrai que j'aime beaucoup les carottes.
A ces mots, tu t’arrêtas brutalement en plein milieu du couloir, fixant Wil avec des yeux de merlan frit. Voilà qu’il se mettait à te parler de ses préférences culinaires ! Tu passas énergiquement la main devant son visage, comme on le faisait aux personnes perdues dans leurs pensées -tu détestais que l’on te fasse ça-, inquiète.
- La terre appelle Wil ! Où est passé Wil ? T’es vraiment bizarre, là. Et au fait, j’aimerai bien savoir ce qu’on va faire dans la Grande Salle. Je n’ai pas bien compris ta notion de revanche.
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Ses doutes
C'était raté. J'étais sûrement allé un peu trop loin car elle s'était arrêté net. Je me préparais déjà à la traîner par les chevilles jusqu’à la Grande Salle. L'entendre dire que j'étais vraiment bizarre ne fit que me rappeler à quel point je ne savais pas cacher mon stresse. Ou c'était elle qui était très observatrice. Ou pire, les deux. Mais je ne baissai pas les bras, je restai dans mon jeu.
- C'est vrai que je me sens bizarre ces derniers temps. Ma... ma mère s'est cassé le petit doigt parce qu’elle dessine trop. Et... elle m'a envoyé un hibou avant hier et depuis je n'ai plus eu de nouvelle. Je m'inquiète.
Non mais sérieusement, qui avalerait ce mensonge ? J'aurai pu en pleurer tellement mon excuse était minable. J'avais le talent de dire des bêtises aux pires moments. Bon il fallait vite passer à autre chose, parce qu'à ce rythme elle prendra peur de moi et partira avant que j’ai le temps de dire un mot de plus.
Qu'est ce que je pouvais bien lui raconter pour la revenche. Je lui avais proposé une revenche mais n'en savais pas plus qu'elle dessus. Je réfléchis en me gratant la tête. Et je touchai le tissu que je m'étais mis en bandeau pour lui couvrir les yeux avant d’entrer dans la salle. Ça me rappelait un jeu de confiance que je faisais avec mon frère. Il me bandait les yeux et je devais le laisser mes guider à travers la maison.
- C'est une revenche un peu spéciale. On va jouer à un jeu. C'est un jeu de confiance, mais je t'en dis pas plus pour l'instant.
J’essayai d’être convainquant au moins une fois. Je lui lançai un sourire qui aurait pu dire Tout va bien, aller viens on y va. J’espérais que le message était passé, car nous commencions à avoir du retard. J’ajustai mon ruban nerveusement. Il me grattait affreusement le front et je me maudis d’avoir choisi de le porter comme accessoire. Mais c’était plus crédible que de me balader avec lui à la main. Là elle se serait vraiment inquiétée sur la nature de cette fameuse revanche.
- C'est vrai que je me sens bizarre ces derniers temps. Ma... ma mère s'est cassé le petit doigt parce qu’elle dessine trop. Et... elle m'a envoyé un hibou avant hier et depuis je n'ai plus eu de nouvelle. Je m'inquiète.
Non mais sérieusement, qui avalerait ce mensonge ? J'aurai pu en pleurer tellement mon excuse était minable. J'avais le talent de dire des bêtises aux pires moments. Bon il fallait vite passer à autre chose, parce qu'à ce rythme elle prendra peur de moi et partira avant que j’ai le temps de dire un mot de plus.
Qu'est ce que je pouvais bien lui raconter pour la revenche. Je lui avais proposé une revenche mais n'en savais pas plus qu'elle dessus. Je réfléchis en me gratant la tête. Et je touchai le tissu que je m'étais mis en bandeau pour lui couvrir les yeux avant d’entrer dans la salle. Ça me rappelait un jeu de confiance que je faisais avec mon frère. Il me bandait les yeux et je devais le laisser mes guider à travers la maison.
- C'est une revenche un peu spéciale. On va jouer à un jeu. C'est un jeu de confiance, mais je t'en dis pas plus pour l'instant.
J’essayai d’être convainquant au moins une fois. Je lui lançai un sourire qui aurait pu dire Tout va bien, aller viens on y va. J’espérais que le message était passé, car nous commencions à avoir du retard. J’ajustai mon ruban nerveusement. Il me grattait affreusement le front et je me maudis d’avoir choisi de le porter comme accessoire. Mais c’était plus crédible que de me balader avec lui à la main. Là elle se serait vraiment inquiétée sur la nature de cette fameuse revanche.
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Ses doutes
- C'est vrai que je me sens bizarre ces derniers temps. Ma... ma mère s'est cassé le petit doigt parce qu’elle dessine trop. Et... elle m'a envoyé un hibou avant hier et depuis je n'ai plus eu de nouvelle. Je m'inquiète.
Tu haussas un sourcil comme tu savais si bien le faire. Bien évidemment, tu n’y croyais pas une seule seconde… se casser le petit doigt en dessinant ? A d’autres ! Tu possédais peut-être de nombreux défauts, mais la naïveté n’en faisait pas partie. De plus, la réaction de ton ami était un peu excessive pour un petit doigt ! Non, il y avait autre chose qui clochait. Néanmoins, si tu te moquais de Wil alors que ce qu’il disait était vrai, tu passerais pour une fille cruelle et sans cœur… Et tu préférais ne pas t’y risquer, alors tu inspiras par le nez et murmuras d’un ton pas très convaincant :
- Aaaaaah. (bruit bizarre de raclement de gorge mélangé à une quinte de toux) Je suis désolée pour elle, j’espère que tu auras des nouvelles bientôt.
Le bandana de Wil t’intriguait depuis tout à l’heure, mais tu restas silencieuse. Il n’avait même pas pris la peine de changer sa robe de sorcier tachée de vert du cours de potion qui avait eu lieu dans la matinée. Tss.
- C'est une revenche un peu spéciale. On va jouer à un jeu. C'est un jeu de confiance, mais je t'en dis pas plus pour l'instant.
Le Poufsouffle paraissait de plus en plus mal à l’aise, bien qu’il tentât un sourire crispé, et bientôt la tension fut trop forte pour que tu puisses la supporter. A ce moment-là, tu avais un peu de mal à lui faire confiance, pour tout avouer.
- Tu sais quoi, si tu n’es pas bien, on ferait mieux de rentrer. On peut remettre ça à plus tard, bredouillas-tu en dansant d'un pied sur l'autre, déjà prête à faire demi-tour.
La vérité, c’était que tu ne croyais pas une seconde à son histoire, et que tu ne supportais plus ce malaise qui subsistait entre vous sans que tu comprennes pourquoi. Il te cachait quelque chose, et tu détestais cette sensation d’être mise à l’écart. Ce n’était pas le Wil drôle et gentil, avec qui tu rigolais tant de d’habitude. Et tu ne te sentais vraiment plus d'humeur.
Tu haussas un sourcil comme tu savais si bien le faire. Bien évidemment, tu n’y croyais pas une seule seconde… se casser le petit doigt en dessinant ? A d’autres ! Tu possédais peut-être de nombreux défauts, mais la naïveté n’en faisait pas partie. De plus, la réaction de ton ami était un peu excessive pour un petit doigt ! Non, il y avait autre chose qui clochait. Néanmoins, si tu te moquais de Wil alors que ce qu’il disait était vrai, tu passerais pour une fille cruelle et sans cœur… Et tu préférais ne pas t’y risquer, alors tu inspiras par le nez et murmuras d’un ton pas très convaincant :
- Aaaaaah. (bruit bizarre de raclement de gorge mélangé à une quinte de toux) Je suis désolée pour elle, j’espère que tu auras des nouvelles bientôt.
Le bandana de Wil t’intriguait depuis tout à l’heure, mais tu restas silencieuse. Il n’avait même pas pris la peine de changer sa robe de sorcier tachée de vert du cours de potion qui avait eu lieu dans la matinée. Tss.
- C'est une revenche un peu spéciale. On va jouer à un jeu. C'est un jeu de confiance, mais je t'en dis pas plus pour l'instant.
Le Poufsouffle paraissait de plus en plus mal à l’aise, bien qu’il tentât un sourire crispé, et bientôt la tension fut trop forte pour que tu puisses la supporter. A ce moment-là, tu avais un peu de mal à lui faire confiance, pour tout avouer.
- Tu sais quoi, si tu n’es pas bien, on ferait mieux de rentrer. On peut remettre ça à plus tard, bredouillas-tu en dansant d'un pied sur l'autre, déjà prête à faire demi-tour.
La vérité, c’était que tu ne croyais pas une seconde à son histoire, et que tu ne supportais plus ce malaise qui subsistait entre vous sans que tu comprennes pourquoi. Il te cachait quelque chose, et tu détestais cette sensation d’être mise à l’écart. Ce n’était pas le Wil drôle et gentil, avec qui tu rigolais tant de d’habitude. Et tu ne te sentais vraiment plus d'humeur.
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Ses doutes
Même si elle n'avait pas l'air d'y croire, mentir autant à mon amie me rendait triste. Elle n'avait rien demandé après tout, et elle se faisait enquiquiner par un Will au comportement étrange depuis ce matin. Je ne sais pas comment j'aurais réagi à sa place, mais je me sentais mal juste en me l'imaginant. Et c'était en plus le jour de son anniversaire ! Je me demande si elle était déçu de le passer avec moi plutôt qu'avec tous ses amis. Enfin bon, ils l'attendaient à la Grande salle. Mais elle ne le savait pas et je ne pouvais rien lui révéler. Alors je continuais à jouer le jeu, même si ça en devenait gênant car elle ne me prendrait plus du tout au sérieux après les énormités que j'ai sorti.
Apparemment je n'avais pas été assez convainquant parce qu'elle me proposa de quoi ? Remettre ça à plus tard ? J'aurai adoré lui dire T'auras pas douze ans tous les jours, ma p'tite ! Et heureusement car même si j'aimais organiser des fête, je suis sûr que je n'aurais même ps survécu de 3 mois, surtout si c'était pour emmener Ella de force à ses amis.
Mais à coup de morsures aux lèvres je réussis à me taire. Enfin pour le moment.
Je tentai le tout pour le tout. En lui prenant les deux mains pour être sûr qu'elle ne me fuit pas je la regardai, sans ajouter ou cacher des émotions. Je lui montrai par l'intermédiaire de mes yeux toute l'angoisse que je ressentais. Peut-être qu'en lui montrant la vérité elle m'écouterait et me suivrait. Bien sûr je ne lui dis mot pour sa surprise, je détournais plutôt la raison de mon anxiété comme cela m'arrangeais.
- Je veux absolument le faire maintenant, c'est vrai que ça m'angoisse un peu cette histoire de revanche. Je veux vraiment voir si tu a encore confiance en moi avec le jeu. Mais plus vite ça sera résolu, et plus tôt je perdrai cette tension.
Je ne voulais plus qu'elle réfléchisse. Je voulais qu'elle me fasse confiance, juste cette fois. Je ne pensais pas à ce qui se passera après. Elle comprendra et ne m'en voudra sûrement plus. En cet instant je me concentrai pour regagner la confiance qu'elle m'accordait avant.
- Viens.... Fais moi confiance.... Arrêtes de trop réfléchir.... S'il te plait.
Je la suppliais vraiment. C'était mon dernier recourt avant qu'elle ne fasse la serpillière entre les dalles du château. Je me sentais réellement capable d'appliquer cette technique et de la tirer par les chevilles s'il le fallait. Et c'était que j'aurais fait au moindre signe de sa part m'indiquant qu'elle ne voulait pas me suivre.
Apparemment je n'avais pas été assez convainquant parce qu'elle me proposa de quoi ? Remettre ça à plus tard ? J'aurai adoré lui dire T'auras pas douze ans tous les jours, ma p'tite ! Et heureusement car même si j'aimais organiser des fête, je suis sûr que je n'aurais même ps survécu de 3 mois, surtout si c'était pour emmener Ella de force à ses amis.
Mais à coup de morsures aux lèvres je réussis à me taire. Enfin pour le moment.
Je tentai le tout pour le tout. En lui prenant les deux mains pour être sûr qu'elle ne me fuit pas je la regardai, sans ajouter ou cacher des émotions. Je lui montrai par l'intermédiaire de mes yeux toute l'angoisse que je ressentais. Peut-être qu'en lui montrant la vérité elle m'écouterait et me suivrait. Bien sûr je ne lui dis mot pour sa surprise, je détournais plutôt la raison de mon anxiété comme cela m'arrangeais.
- Je veux absolument le faire maintenant, c'est vrai que ça m'angoisse un peu cette histoire de revanche. Je veux vraiment voir si tu a encore confiance en moi avec le jeu. Mais plus vite ça sera résolu, et plus tôt je perdrai cette tension.
Je ne voulais plus qu'elle réfléchisse. Je voulais qu'elle me fasse confiance, juste cette fois. Je ne pensais pas à ce qui se passera après. Elle comprendra et ne m'en voudra sûrement plus. En cet instant je me concentrai pour regagner la confiance qu'elle m'accordait avant.
- Viens.... Fais moi confiance.... Arrêtes de trop réfléchir.... S'il te plait.
Je la suppliais vraiment. C'était mon dernier recourt avant qu'elle ne fasse la serpillière entre les dalles du château. Je me sentais réellement capable d'appliquer cette technique et de la tirer par les chevilles s'il le fallait. Et c'était que j'aurais fait au moindre signe de sa part m'indiquant qu'elle ne voulait pas me suivre.
I will drink a glass of pumpkin juice
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Ses doutes
Wil te prit soudain les deux mains. Tu eus d’abord un petit mouvement de recul, pas très habituée aux contacts physiques. Ils te mettaient plus mal à l’aise qu’autre chose -tu n’étais vraiment pas quelqu’un de tactile- mais tu ne retiras pas les tiennes, ta curiosité naturelle étant plus forte que tout. Qu’avait-t-il à te dire ? La vérité?
Il te regarda droit dans les yeux, et tu sondas les siens à la recherche d’indices qui auraient pu expliquer ce comportement insensé. Malheureusement, tout ce que tu pouvais y trouver, c’était… de l’angoisse ? Du stress ? Il t’était difficile de le deviner avec si peu d’indications pour te guider.
- Je veux absolument le faire maintenant, c'est vrai que ça m'angoisse un peu cette histoire de revanche. Je veux vraiment voir si tu a encore confiance en moi avec le jeu. Mais plus vite ça sera résolu, et plus tôt je perdrai cette tension.
Un éclair passa dans tes yeux. D’abord cette histoire de doigt, et après… ça ? Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.
- Je ne comprends pourquoi tu as tant besoin de savoir si j’ai confiance en toi ! Que veut dire ce « encore » ? Et en quoi ça peut t’angoisser ? Tu te comportes, très, très, bizarrement, j’ai des questions, et je veux des réponses ! t’écrias-tu, furieuse. Des vraies réponses. J’en ai marre de rester à l’écart, Wil, finis-tu un peu plus doucement.
Il te racontait absolument n’importe quoi, et maintenant, tu étais vraiment blessée. Wil te mentait. Tu pensais que vous étiez amis. Apparemment pas, et tu retiras brusquement tes mains des siennes pour te détourner de lui, essuyant les larmes brûlantes qui te piquaient les yeux.
- Viens.... Fais moi confiance.... Arrêtes de trop réfléchir.... S'il te plait.
A ces mots, tu te tournas lentement vers le Poufsouffle, essayant de garder un visage impassible. C’était facile pour lui de te dire ça, et il avait le culot de te demander de lui faire confiance après toutes les salades qu’il t’avait sorties. Tu aurais voulu lui crier d’aller demander à quelqu’un d’autre de lui faire confiance, que tu en avais marre de ses mensonges, mais… ce fut ce quelque chose, dans ses yeux, qui te suppliait silencieusement de rester, de le croire, plus que ses paroles, qui te fit changer d’avis.
Sans un mot, tu le contournas pour continuer à marcher en direction de la Grande Salle. Tu avais peut-être accepté de lui faire confiance, tu n’en demeurais pas moins peinée.
Il te regarda droit dans les yeux, et tu sondas les siens à la recherche d’indices qui auraient pu expliquer ce comportement insensé. Malheureusement, tout ce que tu pouvais y trouver, c’était… de l’angoisse ? Du stress ? Il t’était difficile de le deviner avec si peu d’indications pour te guider.
- Je veux absolument le faire maintenant, c'est vrai que ça m'angoisse un peu cette histoire de revanche. Je veux vraiment voir si tu a encore confiance en moi avec le jeu. Mais plus vite ça sera résolu, et plus tôt je perdrai cette tension.
Un éclair passa dans tes yeux. D’abord cette histoire de doigt, et après… ça ? Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.
- Je ne comprends pourquoi tu as tant besoin de savoir si j’ai confiance en toi ! Que veut dire ce « encore » ? Et en quoi ça peut t’angoisser ? Tu te comportes, très, très, bizarrement, j’ai des questions, et je veux des réponses ! t’écrias-tu, furieuse. Des vraies réponses. J’en ai marre de rester à l’écart, Wil, finis-tu un peu plus doucement.
Il te racontait absolument n’importe quoi, et maintenant, tu étais vraiment blessée. Wil te mentait. Tu pensais que vous étiez amis. Apparemment pas, et tu retiras brusquement tes mains des siennes pour te détourner de lui, essuyant les larmes brûlantes qui te piquaient les yeux.
- Viens.... Fais moi confiance.... Arrêtes de trop réfléchir.... S'il te plait.
A ces mots, tu te tournas lentement vers le Poufsouffle, essayant de garder un visage impassible. C’était facile pour lui de te dire ça, et il avait le culot de te demander de lui faire confiance après toutes les salades qu’il t’avait sorties. Tu aurais voulu lui crier d’aller demander à quelqu’un d’autre de lui faire confiance, que tu en avais marre de ses mensonges, mais… ce fut ce quelque chose, dans ses yeux, qui te suppliait silencieusement de rester, de le croire, plus que ses paroles, qui te fit changer d’avis.
Sans un mot, tu le contournas pour continuer à marcher en direction de la Grande Salle. Tu avais peut-être accepté de lui faire confiance, tu n’en demeurais pas moins peinée.
| Avatar réalisé par ~ en commun avec ~ l'incroyable Eugène Harlow. "Laissez passer les queen !" |
Ses doutes
À la fois anxieux et surpris, je la vis me contourner. J'allais lui prendre le bras quand je compris qu'elle se dirigeait vers la grande salle. Un soupir de soulagement m'échappa, mais je me repris vite. Ce n'était pas fini. Plus d'une fois j'avais cru avoir réussi à la convaincre alors que je faisais tout le contraire. En faite ça n’avançait pas du tout, loin de là. Depuis ce matin je faisais deux pas en avant pour en faire trois en arrière juste après. Je me demandais ce qui se serait passé si c'était Anna qui était à ma place. Non je ne devais pas penser à ça. J'y étais presque.
J'avais rattrapé mon amie et je marchais légèrement plus rapidement que d’habitude. Je voulais en finir. Et pas seulement pour moi. Elle m'avait fait beaucoup de peine tout à l'heure. Je me demandais si ça en valais vraiment la peine. Peut-être qu'elle était tellement de mauvaise humeur qu'elle n'appréciera pas la surprise. J'allais bientôt le découvrir, nous arrivions devant les portes de la salle.
J'avais préféré me taire pendant la descente des escaliers, qui sait ce que j'aurai encore pu inventer comme bêtise. Et puis il n'y avait pas vraiment de sujet sur lequel discuter naturellement. Je réfléchissais dans mon coin et me doutais qu'elle faisait sûrement la même chose. Fini les silences gênants, je levai mon bras pour enlever le bandeau. Me tournant vers elle, je lui fit un grand sourire.
- Je te le mets maintenant. Je peux ?
Ce n'était plus la peine de donner des raisons, elle ne me croirait pas. Et j'étais vraiment à cours d’explications bidons. J'y étais presque. Mais c'était aussi le moment de vérité. Allait-elle s'énerver et partir en courant sous la trop forte pression ? C'était une fille très sensible, je l'avais remarqué il y a quelque temps déjà.
Il y avait tous ses amis de l’autre côté de la porte. Mais je n'y pensais plus. Il y avait Anna qui comptait sur moi, qui s'était donné du mal pour les préparatifs. Mais je n'y accordais même plus une pensée. Tout mon esprit était occupé par l’hésitation, la pression, un peu de crainte, mais surtout l'attente.
Est-ce que j'étais allé trop loin pour la sensibilité d'Ella ?
J'avais rattrapé mon amie et je marchais légèrement plus rapidement que d’habitude. Je voulais en finir. Et pas seulement pour moi. Elle m'avait fait beaucoup de peine tout à l'heure. Je me demandais si ça en valais vraiment la peine. Peut-être qu'elle était tellement de mauvaise humeur qu'elle n'appréciera pas la surprise. J'allais bientôt le découvrir, nous arrivions devant les portes de la salle.
J'avais préféré me taire pendant la descente des escaliers, qui sait ce que j'aurai encore pu inventer comme bêtise. Et puis il n'y avait pas vraiment de sujet sur lequel discuter naturellement. Je réfléchissais dans mon coin et me doutais qu'elle faisait sûrement la même chose. Fini les silences gênants, je levai mon bras pour enlever le bandeau. Me tournant vers elle, je lui fit un grand sourire.
- Je te le mets maintenant. Je peux ?
Ce n'était plus la peine de donner des raisons, elle ne me croirait pas. Et j'étais vraiment à cours d’explications bidons. J'y étais presque. Mais c'était aussi le moment de vérité. Allait-elle s'énerver et partir en courant sous la trop forte pression ? C'était une fille très sensible, je l'avais remarqué il y a quelque temps déjà.
Il y avait tous ses amis de l’autre côté de la porte. Mais je n'y pensais plus. Il y avait Anna qui comptait sur moi, qui s'était donné du mal pour les préparatifs. Mais je n'y accordais même plus une pensée. Tout mon esprit était occupé par l’hésitation, la pression, un peu de crainte, mais surtout l'attente.
Est-ce que j'étais allé trop loin pour la sensibilité d'Ella ?
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