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De l'Amitié, de la Haine ou simplement des Réponses? /PV/

Ambre était confortablement assise en face de la cheminée qui trônait en plein milieu de sa salle commune ; les mains bien devant le feu histoire de se réchauffer. Car oui, l’hiver approchait petit à petit et le château commençait à se refroidir. Surtout en fin d’après-midi, quand les élèves sortaient de cours, vidés de toute leur énergie. A croire que les professeurs en étaient friands. Mais bon passons sur ce point. La deuxième année avait terminé sa journée de cours, elle n’avait plus de devoirs à faire, elle s’ennuyait, elle avait un peu froid, elle s’ennuyait, il faisait encore jour et surtout, elle s’ennuyait. Ne sachant que faire elle porta une main à ses cheveux et tira une de ses mèches devant son visage. Elle ramena sa deuxième main à cette dernière pour la tenir à deux mains. Et elle la contemplait. Elle avait toujours voulu savoir d’où sortait cette couleur de cheveux. Aucune personne dans sa famille n’était roux. Il n’y avait qu’elle, la Ambre Baxrendhel, la Poufsouffle, la Jaune, celle qui s’énerve pour un rien, la petite rousse. Perdue dans ses pensées, elle se rappela de ses vacances brèves avec ses parents. Elle sentit sa gorge se nouer, puis les larmes monter. Et puis non. A quoi bon recaser le passé. De toute manière rien ne pourra changer ce qu’il s’était passé à ce moment-là. La jeune préfète se leva brusquement. Elle avait envie de se balader dans le château. Qui sait, peut-être rencontrerait-elle quelqu’un.

Elle alla chercher sa cape et son écharpe dans son dortoir et passa le tableau qui séparait la salle commune des Poufsouffle au reste du château. Elle marchait vers les portes du château ; elle commencerait sa petite promenade par le parc. Une fois dehors, Ambre regretta d’être sortie. Il faisait vachement froid pour un mois d’octobre. Difficile de se dire que quelques mois auparavant on se baignait dans le lac. Là, il ne fallait même pas y penser. Enfin, passons. La jeune fille se dirigea vers le lac. Evidement il n’y avait personne ; ni dedans, ni au bord. Elle le longea quelques minutes et décida d’aller voir au terrain de Quidditch. En courant. Pour se réchauffer. Et c’est ce qu’elle fit. Une fois là-bas, personne non plus. Enfin si. Mais en l’air. Quelques personnes se faisaient des passes, d’autres donnaient des coups de batte dans le cognard, et les autres devenaient petit à petit de vrais glaçons sur balais.

Et c’est ce que la poufsouffle allait devenir si elle ne rentrait pas vite fait bien fait. Quelques minutes plus tard, Ambre se trouvait dans les couloirs à airer tel un fantôme. Avec la matière en plus. Marchant doucement, regard à droite, à gauche et ainsi de suite jusqu’à apercevoir quelqu’un. Devant elle. Et elle la reconnu tout de suite. Cette fille aux cheveux blonds, cette serdaigle, cette gardienne. Goodheart. Rachel Goodheart. Surprise surprise. Elle, elle ne l’avait pas vu, mais Ambre si. Et elle n’allait pas la laisser partir sans lui avoir parlé. Depuis son premier match contre les Serdaigle, Ambre avait voulu la revoir. Pour s’expliquer, pour comprendre. Ou tout simplement pour laisser sortir une colère qu’elle n’avait pu sortir complètement lors du match. Ou alors. Ou alors pour une raison inconnue. La deuxième année avala sa salive, prit son courage à deux mains, et s’élança en direction de la jeune fille en criant :


« Oh ! Goodheart ! Goodheart ! »

Et maintenant elle n’avait plus qu’à l’atteindre, lui demander des réponses, et voir sa réaction. Peut-être cela allait-il se passer normalement. Peut-être cela se passerait mal. Le mieux était d'espérer ne pas se servir de la magie et des poings.
Dernière modification par Ambre Baxrendhel le 16 octobre 2013, 18 h 56, modifié 1 fois.

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Ancien sorcier

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Le froid envahissait petit à petit le château, à mesure que les jours passaient. Le ciel s’assombrissait. Les résidents du château commençaient à se couvrir chaudement, et certains étaient déjà passés par l’infirmerie à cause d’un rhume, d’une toux, ou je ne sais quelle autre petite maladie de rien du tout. Ce froid ne décourageait pas pour autant les jeunes sorciers, qui continuaient de se balader à l’extérieur de Poudlard, dans les parcs comme sur le terrain de Quidditch. Les troisième année et plus sortaient toujours de bon train à Pré-au-Lard, lorsque les plus jeunes passaient près de la maison d’Hagrid, saluer le demi-géant. D’autres partaient en direction de la volière, pour confier une lettre à son hibou ou sa chouette, pour que l’animal s’envole au loin et apporte l’enveloppe à la famille ou à des amis.

C’était justement dans la volière que Rachel Goodheart se trouvait. Dans ses mains, une simple enveloppe, refroidie par la température extérieure qui se logeait dans la tour. En face d’elle, sa jeune chouette, qui attendait impatiemment que sa maîtresse lui confiât la lettre. Lettre écrite avec peur, appréhension, lettre de douleur et qui, elle le savait, n’arriverait pas à destination. Car, finalement, elle changea d’avis. La peur l’avait en effet découragé. Elle soupira et caressa doucement la tête beige de son animal à plume, et ce dernier compris qu’il ne travaillerait pas aujourd’hui non plus. Sa propriétaire lui donna un morceau de viande crue et s’en alla, tout en cachant sa lettre sous sa cape. Elle resserra son écharpe bleu et bronze et marcha en direction du château.

Cette lettre, elle renfermait son secret. Adressée à ses parents, elle avait réussi à trouver un peu de courage grâce à un de ses amis qui, désormais, savait ce lourd fardeau que portait la fillette. Du fait qu’au moins une personne sache son problème, un poids lui avait été ôté, et alors elle avait tenté d’envoyer cette lettre, à ses parents, pour qu’eux aussi sachent la vérité… en vain. Son courage s’était envolé à cent mille lieux d’elle. Alors, elle retournait à l’intérieur de l’école, en espérant que Teddy, celui qui savait pour son problème, fasse quelque chose de son côté. Il le lui avait dit. Quelqu’un pouvait certainement lui venir en aide, mais il faudrait attendre.

Pouvait-elle simplement attendre ?

Un incident était déjà arrivé à cause de son secret. Rachel avait cassé le nez d’un première année. Enfin, ce n’est pas qu’elle le voulait. Au contraire, jamais Rachel Goodheart n’aurait pu lever la main sur quelqu’un, à moins d’y être réellement contrainte ! Non… à ce moment-là, ce n’était pas réellement elle, dans sa tête, qui avait le contrôle… mais une entité qu’elle aurait préféré ne jamais voir naître… Une autre personnalité, qui renfermait ce qu’elle n’était pas… Enfin, après quoi, elle s’était réfugiée dans la salle commune, et c’est là que Teddy Dolmen, en la voyant pleurer et en allant pour la consoler, apprit la vérité. Cela faisait une personne au courant sur un bon millier. Y aurait-il d’autres personnes ? Quelqu’un d’autre, dans tout Poudlard, allait-il savoir ? Serait-ce un adulte ou un autre élève ?

Rachel sortie finalement de ses pensées, et ce ne fut qu’à cet instant qu’elle remarqua qu’elle se trouvait dans le couloir. Il n’y avait pas l’ombre d’un chat, pas même celui de Miss Teigne. Aucun fantôme non plus. Et pas d’humains, aussi. Elle soupira et marcha lentement, le regard fixé au sol, avec peut-être l’intention d’aller à la bibliothèque. Ou pas. L’humeur n’y était pas pour ça.


« Oh ! Goodheart ! Goodheart ! »

La Serdaigle se figea en reconnaissant la voix, derrière elle. Une voix qu’elle avait appris à craindre et à ne pas vraiment aimer, malgré elle, à cause de son premier match de Quidditch. Une voix qu’elle aurait aimé ne pas entendre, surtout dans l’état dans lequel elle se trouvait. Une voix qui pourrait certainement réveiller en elle cette entité qu’elle craignait tant. Elle jeter un coup d’œil par-dessus son épaule, et elle l’a vit, cette fille, cette Poufsouffle, s’approcher d’elle à vive allure.

Ambre Baxrendhel. Demi-sœur d’Anatéine Eden-Slown, le professeur principal des Serdaigles, et surtout, la « rivale » de Rachel. Ca non plus, ce n’était pas vraiment voulu. Mais souvenez-vous du match Frelon VS Unchained Hawks, et vous verrez ou je veux en venir…

En voyant la fillette rousse se rapprocher d’elle, la blonde sentie palpiter son cœur. Le stress la figea sur place. Ce n’était vraiment pas bon… Pas bon du tout ! L’entité en elle n’aimait pas Ambre, alors si jamais elle venait à se réveiller, la Poufsouffle serait en danger. Cependant, Rachel ne pouvait rien lui révéler. Avoir confié son secret à Teddy était déjà énorme, alors à une personne qu’on n’apprécie pas réellement… Elle se força un sourire, malgré l’effroie qui transperçait ses yeux marron, et laissa échapper un :


« Ah… Ambre… Ca fait un moment… »

*Rocky… par pitié… ne fait rien. Restes tapis au fond de ma tête, mais je t’en supplie, ne te manifestes pas. Je ne veux pas faire encore plus de mal…*

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Ambre se rapprochait petit à petit de la serdaigle ; mais elle avait eu tout le temps de repenser à ce jour où elle l’avait « rencontré ». Ce jour-là, la langue de Goodheart fourchait facilement. Elle n’avait laissé aucun répit aux Frelons. Une phrase par-ci, une phrase par-là et un joueur à la limite de la dépression, un autre loupant le souaffle,… Bref, elle avait joué un rôle important au sein de son équipe mais elle avait aussi énervé Ambre. Bon, ça finalement, elle ne l’avait peut-être pas fait au tout début. Mais la deuxième année s’était rapidement rendu compte que la serdaigle prenait un malin plaisir à faire ce qu’elle faisait. Et c’était parti en sucette dans la tête de la jeune fille. Mais n’entrons pas dans les détails. Ce qui s’étaient passés dans la tête d’Ambre reste dans la tête d’Ambre. Revenons-en au présent. Goodheart s’était légèrement retournée en voyant la jeune préfète arriver. Cette dernière… Ah, si, il y avait encore quelque chose à dire à propos du match Poufsouffle Vs Serdaigle : Brute Sanguinaire, nouveau surnom d’Ambre. Donc. Cette dernière aperçut quelque chose dans les mains de la gardienne des bleus. Une sorte de parchemin. Une lettre peut-être. Chose un peu étrange étant donné que la volière se trouvait dans le sens inverse de la direction dans laquelle allait la jeune fille. Et à vue d’œil, la lettre ne semblait pas être arrivée mais semblait destinée à être envoyée. Mystère mystère. Ambre aimait bien les mystères. Mais essayer de découvrir la vérité était toujours compliqué et la plupart du temps bien difficile à obtenir des personne directement concernée. Et elle savait très bien que cela ne servirait à rien de demander à Goodheart ce que la lettre signifiait et pour qui elle était destinée. Elle ne réussirait qu’à obtenir un vague « Cela ne te regarde pas. ». Mais bon, en même temps c’était normal vu les relations que Goodheart et Ambre avait déjà eu. Donc. Oui j’aime bien les « donc » et alors ? Bref. Donc, la deuxième année s’était arrêtée devant une Goodheart figée sur place, avec un sourire forcé, des yeux trahissant ses sentiments et une phrase anodine :

« Ah… Ambre… Ca fait un moment… »

Et une phrase bizarre une. Ah oui. Oui oui oui. Bizarre venant de Goodheart. Aux yeux, enfin plutôt aux oreilles, d’Ambre. Elle qui pensait entendre « Tiens ! Mais qui voilà ? La brute sanguinaire ! ». Ou quelque chose dans le genre, enfin vous voyez. Et bien non. Elle avait sorti une phrase… trop… plate. La deuxième année eut un moment de recul quand elle réalisa que c’était bien Goodheart qui avait dit ça :

« Euh Goodheart, nan… euh Rachel, t’es sure que ça va là? Parce que ta phrase là… ça colle pas avec ce que tu disais pendant ce fameux match… »

Et voilà comment tout gâcher. La jeune préfète se rendit compte trop tard de la phrase qu’elle venait de dire à la serdaigle. Une phrase qui allait peut-être entraîné pleins de choses. Mais pas des choses qu’Ambre aimait particulièrement. La deuxième année porta automatiquement la main à sa poche dans l’espoir de toucher sa baguette, histoire de se rassurer, mais manque de chance, la baguette était sagement sur son lit. Ah elle servirait bien là-bas. Mais normalement elle n’aurait servi à rien… Normalement… Ambre l’espérait en tout cas…

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« Euh Goodheart, nan… euh Rachel, t’es sure que ça va là? Parce que ta phrase là… ça colle pas avec ce que tu disais pendant ce fameux match… »

Si ça allait bien... ? Non… Non, ça n’allait pas. Rien n’allait. Peur, tristesse, ce mélange d’émotions obscures assaillait Rachel. Et si sa phrase d’à l’instant ne collait pas avec celles qu’elle avait lancé durant le match, c’était bien pour une raison : ce n’était pas réellement elle. Ou peut-être que si. Durant le match, son état mental n’avait pas été aussi grave qu’aujourd’hui. Mais Rocky, sa deuxième personnalité, l’avait tout de même influencé. Alors, elle pouvait tout de même se dire que tout ce qu’elle avait dit, elle ne l’avait jamais pensé.

Elle capta alors le mouvement toutefois discret d’Ambre : la jaune portait sa main à sa poche, où se trouvait sans doute sa baguette. Un sourire triste transperça le visage de Rachel.


« Tu as raison. Il vaudrait mieux que tu prennes ta baguette… juste au cas où. »

Elle baissa le regard vers la lettre qu’elle tentait tant bien que mal de cacher. Elle ne pouvait donc pas savoir quel regard Ambre faisait à l’instant, si elle était surprise ou apeurée. La Serdaigle regarda l’enveloppe. Elle se souvint parfaitement de ce qu’elle avait écrit. Toute sa peine, elle l’avait déversé à l’intérieur. La totalité de son secret aussi. Sa mémoire d’éléphant lui permit de retracer chaque paroles écrite à la plume…

Maman, Papa.

Pardon.

Je n’ai pas été la fille douce et gentille que vous vouliez. Je ne suis en fait qu’un monstre. Un monstre qui pourrait faire du mal à n’importe qui à tout instant. Je ne suis pas apte à porter le nom de Goodheart. Car je n’ai pas le cœur bon, et je m’en veux horriblement.
J’ai tenté de trouver, au plus profond de mon être, un peu de courage pour vous écrire cette lettre. J’ai envie de pleurer, mais je dois rester brave pour pouvoir tout écrire, du début à la fin. Je ne peux pas garder plus longtemps la vérité loin de vous. Encore une fois, pardon, mais cette fois-ci, pour vous avoir tout caché à partir du moment où tout a commencé.
Mais je veux que vous sachiez, avant de tout savoir, que je vous aime plus que tout au monde. Avant mon arrivée à Poudlard, je n’avais aucun ami. J’étais une fille insociable et trop travailleuse pour m’intéresser aux sentiments. Mais vous avez toujours été là pour moi, et ça, je ne l’oublierais pas. J’espère que, vous aussi, vous n’oublierez pas ces moments où l’harmonie régnait, ou tout allait bien. Maintenant, dans mon cœur comme dans ma tête, il n’y a plus d’harmonie. Plus rien ne va. Alors gardez ces souvenirs, même si vous deviez avoir honte de moi pour ce que je suis devenue.
Vers la fin de ma première année, j’ai commencé à développer une maladie mentale. Durant les vacances, je ne vous en ai pas parlé, et j’ai fait comme si tout allait bien. Mais une voix froide et malveillante ne cessait de troubler mes nuits et de pousser mes sentiments négatifs à l’extrême. Rien ne s’est arrangé cette année. C’est même devenu encore pire. Cette voix à disparue pour laisser totalement place à une deuxième personnalité, qui se nomme Rocky. A cause d’elle, j’ai déjà blessé des gens. Personne n’est au courant, sauf un camarade, Teddy Dolmen, qui cherche à m’aider. J’ai trop peur de tout révéler au directeur. J’ai peur de tout.
Peut-être que vous pleurez en lisant cette lettre. Peut-être que la rage vous empoisonne. Peut-être même que vous ne m’aimez plus. Mais si c’est toujours le cas, alors s’il vous plaît, aidez-moi comme vous le pouvez… J’en ai besoin.
Et encore une fois… pardon.

Pardon…


Les larmes se mirent à rouler sur ses joues. La douleur dans son cœur était désormais énorme et douloureuse. Elle avait l’impression d’avoir été cisaillée de l’intérieur par milles ciseaux tranchants. Ses parents, les deux êtres en qui elle avait toujours eu le plus confiance, les deux êtres qu’elle aimait plus que tout au monde, ne pouvaient deviner à qu’elle point elle avait besoin d’eux. Mais s’ils savaient, ils ne la voudraient certainement plus comme fille. Peut-être verraient-ils simplement comme une folle à enfermer dans un asile. Les mains de la fillette tremblèrent violemment, et elle lâcha la lettre, qui voleta jusqu’aux pieds d’Ambre. Tant pis si cette dernière lisait la lettre. Tant pis si elle savait. Il valait mieux, de toute manière, qu’elle soit au courant, pour sa propre sécurité.

Rachel tomba à genoux, et les sanglots, amers et déchirants, ne s’arrêtèrent plus.

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Toujours devant Rachel, Ambre avait reculé de quelques pas. Inconsciemment. Vraiment, de quoi pouvait-elle avoir peur ? C’est vrai quoi, elle était dans un couloir vide, avec une fille dont elle ne connaissait rien, mis à part le fait qu’elle avait une langue de vipère quand elle le voulait, sans baguette, sans batte de quidditch, sans défense donc, alors pourquoi avoir peur ? La vie est belle. Peace and Love. Oui mais non. Ca ne pouvait pas bien coller à ce moment-là. Surtout quand la deuxième année vit la bouche la Serdaigle s’ouvrir pour laisser échapper ces paroles :

« Tu as raison. Il vaudrait mieux que tu prennes ta baguette… juste au cas où. »

Et un nouveau pas en arrière, un. Malheureusement Ambre ne l’avait pas. Héhé dommage dommage. Mais cette fois, ce n’était pas la peur qui avait donné ce nouveau pas en retraire. C’était la surprise. Quand la jeune fille aux cheveux blonds baissa la tête, la deuxième année remarqua la lettre. C’était donc elle la clé de tous ces soucis. Et pour preuve, Ambre s’appuya sur le fait que Goodheart éclata en sanglot. Ah mince ! Ah nan, ça c’était pas bon, pas bon du tout ça ! Ambre voulut se rapprocher de Goodheart. Elle s’avança doucement puis rebroussa chemin. Finalement, ce n’était pas ses affaires. Mais en même temps, elle ne pouvait pas la laisser là, et puis elle pleurait… Il devait bien y avoir une raison. Et c’est la lettre qui la fit changer, de nouveau, de direction. Donc, la lettre. Rachel n’arrivait visiblement plus à contrôler les tremblements qui la parcouraient, ses mains venaient de lâcher la fameuse lettre, qui tomba aux pieds d’Ambre ; comme par hasard. La préfète se baissa et attrapa la lettre. Elle voulait la lire. Mais elle ne devait pas. Elle le voulait… Mais savait que ce n’était pas bien de lire les lettres des autres sans y être invité. Donc elle ne l’ouvrirait pas, et ne saura donc jamais ce qu’elle contenait… Toujours face à Goodheart, les yeux rivés sur la lettre fermées, elle entendu un bruit bizarre. Elle leva les yeux de la lettre et découvrit Rachel par terre. Elle était tombée sur les genoux, n’arrivant plus à arrêter ses larmes. Et c’était de vraies larmes. Des vraies larmes bien mouillées et bien déchirantes. La deuxième année ravala sa salive et s’avança vers Goodheart. Arrivée à une vingtaine de centimètre d’elle, Ambre se mit à genoux, à la même hauteur que la serdaigle et elle lui dit doucement :

« Eh, Rachel, calme-toi. Pleure pas… »

Pour la première fois Ambre avait dit quelque chose de gentil, enfin avec sympathie, à quelqu’un qu’elle n’appréciait pas trop. Mais ça n’avait pas l’air de bien marcher. Goodheart continuait de pleurer. Et cela commencé à agacer Ambre. Oui oui, Ambre n’était pas très patiente. Alors elle recommença avec ses « pleure pas » ; « calme-toi » ;… Jusqu’à ce qu’elle en ait assez de la voir pleurer toutes les larmes de son corps devant elle. Et c’est comme ça qu’elle se retrouva à prendre de l’élan avec son bras droit et à lui claquer la main sur la joue, la lettre toujours dans la main gauche :

« TU VAS ARRÊTER DE PLEURER OUI ?! MAINTENANT T’ARRÊTES ET TU TE RELÈVES ! »

Et ce fut la plus grosse boulette de sa vie. Elle venait de frapper une élève. Elle qui était une préfète. Et Goodheart qui plus est. Elle devait donc s’attendre à des représailles…

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Ambre fit la plus belle erreur de toute sa vie. Ce n’était pas vraiment de sa faute, bien qu’elle aurait pu se retenir de coller une gifle sur la joue de Rachel. Mais tout de même, ce qui allait suivre son geste, elle ne l’avait sans doute jamais imaginé. Comment aurait-elle pu deviner, de toute façon ?

La Poufsouffle tenta de consoler la Serdaigle, mais sans résultat. Elle perdit patience et n’eut d’autres choix que de la frapper pour lui remettre les idées en places, en lui criant de se calmer une bonne fois pour toute. La bleue resta immobile un instant, déboussolée par le geste, alors que la douleur de la claque fusait dans toutes les veines de sa joues et que tout semblait résonner dans son oreille. Puis, elle perdit le fil. Tout sembla devenir obscur autour d’elle, alors que pourtant, elle ne perdait pas conscience. Ça n’avait rien à voir. Elle ne voyait plus, n’entendait plus ou même ne captait plus le monde autour d’elle… eh bien… tout simplement parce qu’elle s’était retiré, sans le vouloir, au fin fond de son esprit, et qu’elle avait cédé sa place à Rocky.

Elle se releva lentement, son regard désormais froid braqué sur Ambre. Même si ses joues étaient toujours mouillées, ses yeux, eux, ne pleuraient plus. Elle ne semblait même pas avoir éclaté en sanglot : pas un hoquet, pas un regard triste… Non, juste de la froideur et de la méchanceté dans ses yeux marron. Mais on ne pouvait rien saisir d’autre. Etait-elle en colère ? Amusée ? Ou tout simplement neutre sur ce que l’autre jeune fille venait de faire ? Mais qu’importe, car la fillette blonde ouvrit la bouche et dit de la même voix qu’elle abordait lors du match contre les Frelons :


« Dis donc… Je pense que tu devrais éviter de lever la main sur moi, si tu tiens à rester entière ! »

Un drôle de sourire transperça son visage, alors que ses yeux étincelèrent d’une lueur malveillante.

« Rachel ne te ferais rien, mais moi, je ne suis pas comme elle. Et malheureusement pour toi, tu viens de me réveiller. Tu vas devoir t’attendre à passer un sale quart d’heure avec moi, petite Ambre... »

Elle fit un pas vers la Poufsouffle, et commença à rattraper la jaune. Quelles intentions traversaient la tête de la Serdaigle, à cet instant ? Que lui arrivait-il, tout simplement ?

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Ambre avait du mal à reprendre son souffle ; à peine avait-elle levé la main sur la serdaigle qu’elle le regrettait déjà. La deuxième année s’était relevé et avait fait quelques pas en arrière. Elle l’avait frappé. Et maintenant, elle avait peur de ce qui allait se passer. La jeune fille sentit une boule grossir dans sa gorge ainsi qu’au niveau de sa poitrine. Elle aurait voulu crier, pleurer, lui dire qu’elle ne voulait pas la frapper, lui dire qu’elle était désolée, mais en vain. Sa bouche restait fermée, comme si elle ne voulait pas s’excuser de l’action de son bras et de sa main. Foutu bouche qui n’en faisait qu’à sa tête ; même pas capable de réparer la bêtise du bras et de la main. Mais, qui sait, Ambre ne voulait peut-être pas s’excuser, au fond. La préfète ouvrit la bouche et respira lentement. Goodheart avait cessé de pleurer, ses yeux étaient braqués sur la deuxième année, les joues mouillées par les larmes qu’avait versées la serdaigle quelques minutes auparavant. Ambre la dévisagea. Elle était différente. Rien à voir avec ce qu’elle avait eu en face d’elle juste avant la claque maudite. Comme si elle était partie. Non, non et re-non, c’était impossible, Ambre essaya de chasser cette idée de sa tête mais impossible. Et si c’était ça le contenu de la lettre ? Et si Goodheart pouvait laisser place à la méchante Goodheart… Non, tout cela ce n’était qu’une hypothèse idiote. Impossible… Mais possible. La deuxième année se rappelle avoir déjà entendu des choses à ce sujet, mais cela faisait longtemps, à la télévision… Une jeune femme avait subitement changé de comportement et elle avait commit l’irréparable… Non, non ce n’était pas ça, pas ça du tout, Goodheart ne pouvait pas être comme ça… et pourtant… Les pensées de la deuxième année furent coupées par la voix de Goodheart :

« Dis donc… Je pense que tu devrais éviter de lever la main sur moi, si tu tiens à rester entière ! »

Cette voix… La préfète la connaissait et la reconnaîtrait entre mille… La voix du match, la voix des remarques, la voix de la déstabilisation, la voix qui avait fait mouche quasiment à chaque fois… La voix de Rachel Goodheart au match opposant Poufsouffle à Serdaigle, ce fameux match et cette fameuse voix. Comment l’oublier ? Ambre recula une nouvelle fois, mais de trois pas cette-fois, et plus rapidement, plus nerveusement aussi. C’était pas bon cette voix-là. Pas bon du tout. Et cela dépassait complètement ce qu’Ambre avait imaginé. Et ce fut pire lorsque la serdaigle reprit la parole, un sourire diabolique au visage :

« Rachel ne te ferais rien, mais moi, je ne suis pas comme elle. Et malheureusement pour toi, tu viens de me réveiller. Tu vas devoir t’attendre à passer un sale quart d’heure avec moi, petite Ambre... »

Plus aucuns doutes. Plus aucune hypothèse aussi folle soit-elle. Cette dernière phrase venait d’apporter la preuve que Rachel Goodheart n’était pas elle-même à ce moment-là. Ce n’était que son corps et sa face diabolique. Et elle n’allait pas lui faire de cadeau. En attendant cette phrase, la deuxième année recula encore une fois, la respiration de plus en plus accélérée par la peur. Ses mains tremblaient. Et elle la sentit. La lettre. Elle l’avait toujours. Mais elle ne lui servirait à rien. Maintenant, il n’y avait plus qu’elle et la méchante Rachel. Quand la serdaigle s’avança vers Ambre, cette dernière recula une nouvelle fois. Mais elle ne pouvait pas fuir. Elle ne pouvait pas la laisser dans cet état-là. Et puis, fallait pas rêver non plus, si Ambre s’enfuyait, Goodheart la rattraperait, elle en était certaine. Alors la deuxième année lâcha la lettre, ferma les poings et les mit devant elle à la hauteur de la poitrine et lui dit lentement, d’un ton sadique :

« Allez viens, viens Miss Goodheart, petite Ambre est prête, viens te battre si tu l’oses… »

Elle ne pouvait espérer qu’une seule et unique chose à ce moment-là, quoique non. Deux choses. La première étant qu’elle n’utilise pas sa baguette sinon Ambre était mal, vraiment mal. Et la deuxième, que personne ne passe dans ce maudit couloir.

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Reducio
IMPORTANT: Je tiens à préciser que la scène de bagarre qui va suivre était prévue par Ambre et par moi. Donc le coup de poing qui va suivre était voulu! (Et j'autorise d'ailleurs Ambre à me rendre la pareille.) Donc, aux élèves comme aux professeurs, ne vous inquiétez pas, nous n'irons pas non plus jusqu'au sortilège de mort. Je crois même qu'on utilisera pas nos baguettes. Et puis ça ne durera pas longtemps.
Enfin bref, bonne lecture!


*C’est cela, Ambre… ai peur de moi…* Telles étaient les pensées de Rocky en voyant la Poufsouffle faire plusieurs pas en arrière. Mais elle avait beau reculer, la Serdaigle la rattrapait toujours. Un sourire froid étiré sur le visage, la jeune fille ne détachait plus ses yeux de la rouquine. Cette dernière semblait comprendre ce qui se passait.

« Allez viens, viens Miss Goodheart, petite Ambre est prête, viens te battre si tu l’oses… »

Finalement, la jaune se mit en position de défense, un sourire aux lèvres, comme si c’était un masque pour cacher ses craintes. Mais la deuxième personnalité de Rachel sentait sa peur malgré son assurance. La lettre voleta et prit la direction du parterre. A peine le papier effleura-t-il le sol toujours bien ciré que la bleue leva le bras et décocha un poing dans le ventre d’Ambre. De quoi couper sa respiration et la neutraliser pendant un petit instant. Rocky aurait pu prendre sa baguette et lui envoyer un simple Stupéfix, mais attirer l’attention était la dernière chose qu’elle voulait. Et puis, utiliser les poings permettait de mieux se défouler !

Elle fixa son adversaire avec un sourire sadique, ses yeux étincelants de méchanceté, et murmura froidement :


« Je me demande si tu oserais porter la main sur moi. Après tout, ce corps est à Rachel Goodheart, l’une des plus innocentes élèves de Poudlard ! Et je sais très bien jouer la comédie, donc si tu me blesse, ce sera facile pour moi de faire croire à tout le monde que tu es à l’origine de cette bagarre. »

Elle se pencha vers Ambre, le sourire un peu plus étiré.

« Et n’oublies pas que ma directrice de Maison n’est autre que ta demi-sœur. Que penserait-elle de toi si elle apprenait que tu avais frappé une de ses protégées ? »

Rocky n’attendait plus que ça : que la Poufsouffle lève la main sur elle. La mettre en colère était le meilleur moyen de parvenir à son objectif. Son but ? Assouvir ses envies vengeresses qu’elle n’avait pu combler durant le match de Quidditch en la faisant passer pour la méchante de l’histoire, et ainsi détruire toute sa bonne réputation. D’autant plus que la jeune Baxrendhel était la préfète de sa Maison. Et qu’une préfète frappe une élève n’était pas digne de son titre.

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Elle avait peur. Malgré les apparences. La deuxième année essayait juste de se rassurer en mettant ses poings en avant. Elle voulait se battre le moins possible. Elle ne l’avait jamais fait. Les seuls coups qu’elle avait déjà donné, ce n’était que des coups de batte dans le cognard, et encore, même ça elle ne l’avait pas fait trop trop souvent. Ah, si il y avait aussi les coups de pieds dans la porte de sa chambre quand elle n’était pas contente ou quand elle voulait faire comprendre à ses parents qu’elle n’était pas d’accord avec l’une de leurs décisions. Mais c’était tout et bien maigre. Trop maigre même. Parce que Rachel en mode pas sympa, elle, elle avait l’air de savoir se battre. Et ce n’était pas bon signe. La jeune fille serra un peu plus les poings. Rachel était juste en face d’elle. Qu’est-ce qu’Ambre attendait pour la frapper vous demandez-vous ? Et bien tout c’est tout simple ; tant que la serdaigle ne la frapperait pas, elle ne le ferait pas non plus. Simple principe. La deuxième année ne voulait pas être à l’origine de l’éventuelle future bagarre. Comme réglée à la seconde près, comme si cela avait été écrit depuis la nuit des temps, à peine la lettre toucha le sol, Rachel frappa d’un magnifique coup de poing. Pile dans le ventre de la jeune fille qui laissa échapper un gémissement et un mince filet de sang s’échappa du coin de sa bouche et coula le long de son menton. La deuxième année n’avait pas vu le coup venir, elle ne pensait pas que cela arriverait si rapidement. Sous le choc et la surprise elle desserra automatiquement ses poings et porta ses mains au ventre en tombant à genoux. Elle entendu la serdaigle murmurer :

« Je me demande si tu oserais porter la main sur moi. Après tout, ce corps est à Rachel Goodheart, l’une des plus innocentes élèves de Poudlard ! Et je sais très bien jouer la comédie, donc si tu me blesse, ce sera facile pour moi de faire croire à tout le monde que tu es à l’origine de cette bagarre. »

Elle avait raison. Et pourtant. Quand bien même Ambre serait jugée à tort dans cette histoire, elle n’allait pas se laisser faire. Nan mais oh ! Elle s’était faite frappée. N’allez pas croire qu’elle allait se laisser faire. La deuxième année voulait aussi se défouler. Elle sentit Rachel se pencher vers elle :

« Et n’oublies pas que ma directrice de Maison n’est autre que ta demi-sœur. Que penserait-elle de toi si elle apprenait que tu avais frappé une de ses protégées ? »

Et alors ? Ambre n’en avait rien à faire pour le moment. En ce moment même ce qu’elle voulait c’était se défouler et faire revenir la vraie Goodheart. Point barre. Alors préfète ou pas, demi-sœur de directrice de maison ou pas, elle n’allait pas abandonner pour si peu. Essoufflée par le coup qu’elle lui avait porté, Ambre lui dit avec plusieurs coupures :

« J’en ai… Strictement… Rien… A faire ! »

Et elle lui décocha un coup de poing en pleine face. Et oui, elle n’avait qu’à pas se pencher sur elle en même temps. C’était aussi simple que ça. La deuxième année se releva péniblement, toujours avec du sang dégoulinant doucement de la bouche, et dis à Rachel sur un ton presque sadique toujours une main sur le ventre :

« Alors ?... t’en penses… quoi de mon poing ?...Rachel… je sais que t’es là… alors bouge tes… fesses et… reprends le dessus… merde… »

Allez Rachel, bouge, t’es plus forte que cette deuxième personnalité, allez. Et puis, si ça continuait comme ça, qui sait combien de temps Ambre allait tenir, sans sa baguette ?

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« J’en ai… Strictement… Rien… A faire ! »

PAF ! Rocky se recula en titubant, les mains sur son visage, déboussolée par le coup de poing décoché en pleine face. Même si elle avait attendu que la Poufsouffle use de ses mains, elle ne s’était pas douté qu’elle aurait une aussi grande force ! Ayant perdu l’équilibre, la Serdaigle tomba à terre en gémissant, les yeux fermés, une grimace de douleur sur le visage. Elle ne releva pas les yeux vers Ambre pour savoir dans quel état était cette dernière, mais sa voix lui parvint :

« Alors ?... t’en penses… quoi de mon poing ?...Rachel… je sais que t’es là… alors bouge tes… fesses et… reprends le dessus… merde… »

Sa respiration semblait saccadée à cause du coup porté un peu plus tôt, mais la jaune tenait bon. Rocky tenta de se relever, mais alors quelque chose lui fit perdre l’équilibre, et, pour sa plus grande colère, elle sut qu’elle allait perdre le contrôle. Dans un dernier effort, et après avoir poussé un cri de colère, elle essaya de bondir sur Ambre pour lui assener un dernier coup, mais elle retomba sur les genoux alors que tout devenait noir autour d’elle. Son corps s’immobilisa, et elle resta là, à quatre pattes, comme si elle s’était endormie dans cette position.

Puis, elle secoua la tête, comme si elle sortait d’un rêve, et cligna plusieurs fois des yeux. Et alors, elle étouffa un cri de douleur et porta la main à son visage, là où Ambre l’avait frappé. Les larmes aux yeux, elle massa prudemment cet endroit qui était sûrement rouge écarlate. La douleur était vive, et elle n’avait aucune idée de ce qui venait de se passer. En effet, Rachel était revenue, mais elle n’avait aucun souvenir de la petite bagarre qui venait de se produire. Mais cette douleur sur son visage et la façon dont l’autre jeune sorcière tenait son ventre démontraient que ça avait été plutôt violent. La bleue regarda la Poufsouffle d’un air désolé, puis baissa la tête, essayant de retenir ses larmes.

C’était la deuxième fois que Rocky frappait un élève… Rachel bafouilla :


« Je suis désolée… Mais je t’avais dit de prendre ta baguette… Maintenant, tu sais pourquoi… »

Elle ne voulut plus relever les yeux. Non, désormais, elle voulait disparaître à jamais, s’effacer de la vue de tout le monde et ne jamais plus redevenir visible. Elle avisa la lettre sur le sol, avant d’éclater en sanglot.

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La deuxième année regarda la Serdaigle porter ses mains à son visage en reculant d’une démarche bizarre sous l’effet du coup de poing. Tout en gémissant elle tomba. Ambre avait peur de la suite. Lui avait-elle fait trop mal ? Arriverait-elle à se relever ? Oui sans doute, la Poufsouffle n’avait pas non plus une force surhumaine. Mais elle était assez contente de découvrir ce qu’elle pouvait faire. Mais effrayée aussi. Rachel aussi avait de la force. Comme Ambre. Cette dernière s’en rendit compte lorsqu’elle dût se mettre à genoux, pliée en deux, et tenant son ventre, la respiration plus saccadée que jamais. Pire qu’un coup de cognard en plein ventre. Enfin non. C’était pareil. Le cognard ayant quand même plus de force et faisant plus mal. Mais ce qui était bien avec le cognard, c’est que cela arrivait pendant un match, donc elle pouvait se faire soigner si jamais, ou au moins avoir quelque chose atténuant la douleur. Mais là rien. Juste sa volonté.

Toujours pliée en deux, la tête face au sol, Ambre fut tirée de sa douleur en entendant Rachel pousser un cri. Une sorte de cri de guerre, mêlant colère et perte de contrôle. La deuxième année eut juste le temps de relever la tête vers Rachel que cette dernière s’effondra sur le sol, à quatre pattes. La jeune fille eut la peur de sa vie. Qu’est-ce qui s’était passé ? Qu’avait voulu-t-elle faire ? Elle avait voulu lui donner un dernier coup ? Le coup de grâce ? Elle n’en savait rien et ne voulait pas savoir. Elle savait qu’elle en ferait des cauchemars sinon. Mais elle savait une chose. En voyant la Serdaigle secouer la tête, cligner des yeux comme si elle venait de se réveiller et en l’entendant pousser un petit cri en portant la main sur son visage, Ambre comprit qu’elle était redevenue elle-même. Soulagement. La deuxième année n’osait quand même pas aller près d’elle. Elle gardait ses distances mais ne perdait pas une miette de ce que faisait Rachel. Elle vit cette dernière retenir ses larmes, se masser là où elle l’avait frappé, vit une marque rouge apparaître progressivement où l’impact avait eu, la vit baisser la tête et prononcer ces quelques mots :


« Je suis désolée… Mais je t’avais dit de prendre ta baguette… Maintenant, tu sais pourquoi… »

Elle la vit aussi éclater en sanglot, comme quelques minutes auparavant, ce qui avait déclenché cette petite bagarre, ou plutôt ce petit règlement de compte entre Méchante-Rachel et Ambre. Elle était de nouveau elle-même. La Rachel Goodheart au cœur si pur mais à l’esprit double. La jeune fille était contente, elle avait réussi à la faire revenir, sans trop de casse. Quoique. Son ventre lui faisait toujours mal et sa respiration était toujours saccadée. Comme tous les dangers étaient maintenant écartés, Ambre se laissa tomber doucement sur le dos, tenant ses flancs avec ses petites mains de deuxième année. Dans cette position, elle était parallèle à Rachel, il ne lui suffirait que de tourner la tête à droite pour pouvoir la voir. Mais elle ne le ferait pas tout de suite. Peut-être même pas du tout. Sans la regarder elle lui dit :

« J’l’avais pas… Toi t’aurais pu l’utili…, petit cri de douleur,…ser. Pourquoi ? »

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Malgré sa vue brouillée par les larmes, Rachel entraperçue Ambre qui s’allongea sur le dos, à ses côtés, les mains sur les flancs. Ses yeux étaient tournés vers le plafond, et elle ne semblait pas vouloir regarder en direction de la Serdaigle. Finalement, elle commença à parler :

« J’l’avais pas… Toi t’aurais pu l’utili… »

Elle s’interrompit en poussant un petit cri de douleur, qui fit sursauter Rachel. Mais elle reprit :

« …ser. Pourquoi ? »

La bleue essuya ses yeux, et tenta de calmer ses petits pleurs. Elle avait la réponse, mais en parler lui faisait mal. Rocky n’était qu’une odieuse personne… enfin… deuxième personnalité, plutôt. Parler d’elle ne faisait qu’augmenter la douleur dans son cœur. Elle darda son regard son l’enveloppe qu’aucune d’entre les deux jeunes sorcières n’avait ramassé, et pensa au courage dont elle avait fait preuve en écrivant la lettre. Il fallait qu’elle retrouve ce courage. Ce même courage qu’elle avait dut user pour tout dévoiler à Teddy. Elle inspira longuement, puis répondit à la question de la fillette rousse :

« Rocky... enfin, ma deuxième personnalité... elle préfère frapper plutôt qu’utiliser sa baguette. Taper quelqu’un, c’est comme un défouloir pour elle. Ça ne lui procure pas le même plaisir si elle doit user de la magie. »

Elle marqua un temps d’arrêt pendant lequel elle fixa Ambre, le regard triste et honteux. Elle replia ensuite ses genoux contre elle et y cacha sa tête, la gorge nouée.

«  Je suis tellement désolée… je m’en veux vraiment… Je suis devenue une véritable cinglée qui ne sait faire que du mal aux autres, maintenant… »

Elle ne pleura pas, mais grimaça tout de même de douleur. Une douleur intérieure qui la déchirait de toute part, mais plus encore, au niveau de son pauvre petit cœur qui semblait en avoir assez de toutes ces émotions.

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Ambre venait de sentir le sang au coin de sa bouche. En fait, elle l’avait senti parce qu’il la dérangeait. Il n’était ni chaud ni froid, normal. En même temps, ce n’était que du sang. Mais il la dérangeait. Après avoir achevé sa phrase, la deuxième année poussa un long soupir, juste pour essayer de se détendre et pour soulager sa douleur au ventre. Elle lâcha doucement sa main droite de son flanc, la ferma de sorte à ne laisser que le pouce en l’air, et de bas en haut, fit glisser le sang dans sa bouche. C’était bien du sang. Ce goût unique, à la fois doux et aigre, bref c’était du sang ; le sang d’Ambre. Cette dernière remit sa main à sa place, c’est-à-dire sur son flanc et attendit une réponse de la Serdaigle. Elle ne la regardait toujours pas, mais elle entendait tous ses gestes. Que ce soit du moment où elle essuya ses yeux jusqu’au moment où elle prit la parole, en passant par le moment où elle essaya de se calmer. La deuxième année l’entendit prendre une grande inspiration et elle entendit la voix de Rachel :

« Rocky... enfin, ma deuxième personnalité... elle préfère frapper plutôt qu’utiliser sa baguette. Taper quelqu’un, c’est comme un défouloir pour elle. Ça ne lui procure pas le même plaisir si elle doit user de la magie. »

Rocky… Drôle de nom… Surtout pour une deuxième personnalité… Mais en même temps, pourquoi pas. En entendant ce prénom, Ambre se rappela d’un film Moldu qu’elle avait regardé avec son père une fois, il y a quelques années. C’était l’histoire d’un boxeur, qui s’appelait Rocky. Et puis finalement, ça collait assez bien avec la deuxième personnalité, d’après Rachel… Ambre s’était arrêtée sur le « elle préfère frapper […] c’est comme un défouloir… ». Elle comprenait parfaitement. C’était si… si défoulant de frapper quelque chose. Mais frapper quelqu’un… Elle ne l’avait quasiment jamais fait… A part Rachel, elle n’avait encore jamais frappé quelqu’un de ses propres mains, car oui, avec le cognard ça ne compte pas. Mais laissons ça de côté pour l’instant. Ambre sentit le regard de la serdaigle se poser sur elle, cette dernière reprit alors la parole, tandis qu’Ambre restait silencieuse :

« Je suis tellement désolée… je m’en veux vraiment… Je suis devenue une véritable cinglée qui ne sait faire que du mal aux autres, maintenant… »

Oh et puis zut c’était trop méchant là. Tout s’acharnait sur Rachel alors que, finalement, elle n’y était pour rien. On a tous une part d’ombre en nous, alors elle sort ou elle sort pas, mais si elle sort, on y est pour rien. Si elle avait déjà frappé des gens, à part Ambre, elle n’y était pour rien, et pour Ambre s’était exactement la même chose, elle ne l’avait pas fait exprès. La deuxième année ne pouvait pas laisser Goodheart dans cet état-là. Elle devait faire quelque chose pour elle, c’était une préfète après tout. La douleur au ventre s’était un peu affaiblie, Ambre arrivait maintenant à se mettre de côté, toujours par terre, mais sur le flanc, histoire de pouvoir voir la Serdaigle. Cette dernière était assise, les genoux contre son corps et sa tête enfoui dedans. Mais que faire maintenant ? A part discuter, ça ce serait sûr et certain, mais pas aujourd’hui ça faisait déjà trop d’émotion pour deux jeunes filles. Mais comment faire si quelqu’un demandait comment elle s’était fait mal ? Elle n’allait tout de même pas dire qu’elles s’étaient battues ? Mais Ambre avait déjà trouvé une réponse. Tournée vers Goodheart, elle lui dit en guise de réponse à sa dernière phrase en ricanant gentiment:

« Eh, arrête de dire que tout est de ta faute, t’es pas le centre du monde hein. Nan mais oh. D’abord j’me suis fais mal au Quidditch ! T’y es pour rien alors maintenant arrête d’essayer d’être le centre de tout. »

Elle accompagna sa phrase d’un clin d’œil en direction de la jeune fille, et continua, mais cette fois, un peu plus sérieusement :

« Dis-moi, qui d’autre est au courant pour… Rocky ? »

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