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Le ridicule ne tue pas...  Libre 

Madeleine faisait face à une porte en bois. Oui oui, une porte comme on en voit partout : un seul battant, dans un joli bois clair et en parfait état. Mais alors... j'aimerais vraiment pas être à la place de cette porte ! La préfète la regardait comme si elle projetait de la défoncer à coup de bulldozer.

Oui la petite avait des origines moldus. Plus précisément, elle était de sang-mêlé. D'où sa connaissance des bulldozers.

Madeleine respira un grand coup. Elle fit un pas en avant et ouvrit brusquement la porte. Elle se retrouva dans des escaliers. Plus précisément les escaliers qui menaient au dortoir des filles de Gryffondor. Et oui, la porte à qui la préfète voulait faire la peau était la malheureuse et innocente porte de son dortoir.

Madeleine descendit les escaliers prudemment. Elle manqua tomber deux ou trois fois mais finalement réussit grâce à la fidèle rambarde, à garder un semblant d'équilibre.

Elle déboucha dans la salle commune et déclencha un fou-rire général chez tous les élèves présents. Ils eurent quand même l'intelligence de rire sous cape plutôt qu'à gorge déployée m'enfin bon... Ça n'empêcha pas Madeleine de leur jeter des regards furibonds.

Elle traversa la salle commune aussi vite que le lui permettait ses pieds palmés et son popotin plumé et sortit dans le couloir. Surprise la Grosse Dame éclata d'un rire tonitruant, bientôt suivie par tous les tableaux venus voir ce qui se passait.


*Mais pourquoi j'ai participé à ce jeu !* pensa la jeune préfète qui aurait bien voulu rentrer sous terre.

Vous vous demandez encore pourquoi tous les gens qui la voient rient à la vue de la préfète de Gryffondor ? C'est tout simple. La demoiselle a fait l'erreur de participer à un jeu complètement stupide et s'est retrouvée avec un gage : celui de devoir se déguiser en pingouin et de déclarer... enfin vous verrez bien !

La jeune fille descendit prudemment les escaliers, marche après marche. Seul son visage apparaissait dans le costume, sous le bec du pingouin. Bec qui lui faisait un peu comme une visière d'ailleurs... Ah oui ! Et comme les préfets ne doivent jamais se séparer de leur écusson, l'insigne de Madeleine était donc accrochée au magnifique costume de la jeune fille. Dans cette situation, il participerait plus à augmenter la honte de la préfète qu'autre chose. Avec lui, même ceux qui ne connaîtrait pas Madeleine (ça fait pas très longtemps qu'elle a été nommé préfète) saurait de suite à qui ils ont à faire. Et puis, elle se voyait mal sermonner un élève dans cette tenue...

Arrivée en bas des escaliers, elle vit la silhouette d'un élève. C'est maintenant que le gage allait vraiment commencer. Elle s'avança le plus silencieusement qu'elle put et, arrivée juste derrière la personne qui ne l'avait pas vu, elle s'écria brusquement :


« J'aime les pingouins ! »

Puis elle ajouta plus doucement :

« Tu trouves pas que Luka Rivers est mignon ? » avant de prendre ses jambes à son coup.

Ou du moins, elle essaya de partir en courant. Mais aller vite avec un costume aussi volumineux, c'est difficile ! Donc au lieu de s'éloigner rapidement avec toute la légèreté dont elle était capable habituellement, elle s'étala de tout son long sur le sol de pierre. A trois pas de l'élève qu'elle avait effrayé.

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015
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Ancien sorcier

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

Daire était encore installait à la table des Serdaigles, elle terminait de manger son porridge. Visiblement, il n'était plus très nombreux dans la grande salle à partager le repas car il y régnait une atmosphère étrange. D'habitude, on assiste à un vacarme où les rires, les discussions, le raclement des couverts et le tintement des verres s'entremêlent sans qu'on y prête attention. Mais cette fois si c'était différent, la plus part des élèves avait déjà mangé et était installait confortablement dans leurs salle commune respective. L'atmosphère actuelle était plus confiné, on entendait des chuchotements et chacun essayais de faire le moins de bruit possible pour ne pas se faire remarquer. Ayant fini de manger, Daire se leva, prit ses affaires et parti dans le hall. Elle allait monter les escaliers quand elle fit tomber ces livres, elle se retourna pour les ramasser puis se releva. Il me semble que Daire eu la plus grande peur de toutes ça vie !

« J'aime les pingouins ! » cria une fille à son oreille.

Puis elle ajouta, plus doucement

« Tu trouves pas que Luka Rivers est mignon ? »

Daire fit volteface et ces livres retombèrent de ses mains. C'était le spectacle le plus étrange et ridicule auquel elle n’eut jamais assisté. Elle voyait un pingouin courir vers les marches du hall ! Non, non ne vous inquiétait pas, les champignons hallucinogènes n'était pas à la carte du repas ! Elle regardait cette scène de ses yeux incrédule, la magie avait beau existait, elle avait du mal à croire ce qu'elle voyait. Le pingouin qu'il l'avait surpris tomba et Daire se précipita pour l'aider à se relever. C'est là qu'elle découvrit qui était son agresseur, une jeune fille, un peu plus âgée qu'elle. Elle semblait honteuse et très mal à l'aise. Daire éclata de rire, elle ne pouvait pas s'en empêcher et bientôt la jeune fille l'accompagna. Reprenant son souffle et ses esprits, Daire fut surprise de voir une insigne de préfet accrocher au déguisement. "Une préfète de Gryffondor déguisais en pingouin, je pense que je vais me plaire ici ! " Les jeunes filles se regardaient ou plutôt se dévisageait. Daire commençai' à être mal à l'aise alors elle prit la parole.

« Euh .... Salut ! Je ne te poserais pas de questions, se doit être assez humiliant pour toi, pour pouvoir en parler ! En tout cas sache que tu m'as fichu la plus grande peur de ma vie et aussi le plus grand fou rire ! »

La jeune fille sourie et voulu enlever la tête de son déguisement alors Daire l'aida. Elle avait de grand yeux bleu humide d'avoir autant rie et de beaux cheveux brun quoi qu'un peu ébouriffait ! Après un petit temps de réflexion, Daire repensa à sa dernière phrase « Tu trouves pas que Luka Rivers est mignon ? » "Mais qui était Luka Rivers suis-je sensés savoir qui sais ?" La préfète avait dû lire sur mon visage ce petit moment de réflexion. Elle entama alors ses explications.
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Ancien sorcier

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

Aenor était claquée. Véritablement. Comme d'habitude. Elle avait beau essayer de se reposer, elle n'y arrivait pas. Pourtant, son lit était confortable, son dortoir silencieux et ses journées si fatigantes qu'elle aurait du trouver facilement Morphée. Mais il n'en était rien. Et pendant son temps libre, elle aimait flâner dans les couloirs ou s'enfoncer dans l'un des grands fauteuils de sa salle commune. Ses yeux piquaient toujours. Et ce n'était pas lié à la fumée qui se dégageait de la salle de potions. Elle avait toujours envie de les gratter, envie d'arrêter de voir des choses qui n'existent pas. Elle n'était pas complètement cinglée, mais cet état de fatigue permanent avait le don de lui provoquer des hallucinations.

Alors qu'elle arpentait l'un des nombreux couloirs de Poudlard, Aenor cru voir une chose étrange. Une forme grande et sombre apparut devant ses yeux. La fillette se frotta les yeux. Mais elle fut forcée de constater qu'elle ne rêvait pas. Un manchot ou un pingouin, une bestiole dans cette veine, se tenait devant elle. La jeune sorcière fut un peu déconcertée. Que faisait une chose pareille dans un endroit comme celui-ci ? Elle haussa les épaules. Après tout, l'école ne regorgeait-elle pas de mystères ?

Le couloir était pratiquement vide. Personne ne la croirait si elle disait qu'elle avait vu un pingouin à Poudlard. On la prendrait pour une folle. Mais la Serpentard vit qu'une enfant pas plus vieille qu'elle se tenait là.


« J'aime les pingouins ! », hurla la bête.

Aenor s'approcha. La sorcière qui se tenait là sursauta et lâcha ses bouquins qui tombèrent avec fracas. La Verte leva les yeux au ciel. Décidément, ils avaient tous peur d'un rien dans ce château. Puis, dans un murmure, elle entendit :


« Tu trouves pas que Luka Rivers est mignon ? »

Aenor fut stupéfaite. Luka Rivers ? Le Luka Rivers ? Le préfet des Gryffondor ? Mignon ? La Verte regarda attentivement le pingouin qui essayait tant bien que mal de s'enfuir. Elle se mit à rire, l'insigne de la préfète des Rouge l'avait trahie.

« Euh .... Salut ! Je ne te poserais pas de questions, ce doit être assez humiliant pour toi, pour pouvoir en parler ! En tout cas sache que tu m'as fichu la plus grande peur de ma vie et aussi le plus grand fou rire ! »

Aenor fixa la gamine. Puis Madeleine, la préfète.

« Une préfète déguisée en espèce de poulet manchot qui hurle à qui veut l'entendre que Luka Rivers est canon. J'en crois pas mes yeux. On savait tous que les Gryffons avaient des problèmes psychologiques, mais là, on bat des records. »

Aenor ria, un de ses rires glacials qu'elle maîtrisait parfaitement. Elle se moquait bien d'être en face d'une préfète. L'occasion était trop belle pour s'empêcher de railler une maison adverse.

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

Pour une fois, Ambre n’était pas fatiguée. Malgré une journée remplie de cours, bien ou non là n’était pas la question, elle n’était pas du tout fatiguée. Elle était même en pleine forme. A la recherche de personnes dans le château. Elle était ressortie de sa salle commune bien chaude et pleine de vie pour se retrouver dans un couloir froid et humide, sans vie. Et ce n’était pas déplaisant. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Enfin, dans la limite du possible. Par exemple, elle pouvait marcher en diagonale, en arrière, cloche pied, enfin bref, comme elle le voulait et à la vitesse voulue. Elle avait déjà mangé, ramené toutes ses affaires dans son dortoir, et avait même déjà somnolé. Mais là, la fatigue avait entièrement disparue. Elle avait alors remit son insigne de préfète, avait dit bonne nuit aux personnes se trouvant dans la salle commune et avait passé le tableau de La Jeune fille à la Perle. La deuxième année était d’abord allée voir les personnes se trouvant dans la Grande Salle mais avait découvert cette dernière quasiment vide. Pour une fois que les élèves ne passaient pas beaucoup de temps à table… A croire qu’ils avaient tous mieux à faire que manger et discuter tranquillement… Les devoirs peut-être… En tout cas, pour la jeune fille ils étaient déjà terminés et les livres déjà rangés depuis un petit moment.

Donc, Ambre marchait tranquillement quand elle fut interrompue par un hurlement ; elle crut entendre le mot « pingouin » mais elle n’en était pas sûre, en même temps, ce n’est pas tous les jours que l’on entend des gens crier dans le château, le soir, et qui plus est le mot « pingouin ». Elle accéléra donc le pas dans la direction dont provenait le hurlement. Une fois sur place elle découvrit un pingouin et une jeune fille. Un pingouin ? Sérieusement ? Un pingouin dans le château ? Intéressant. L’autre jeune fille, elle, était en train de ramasser des livres. Sûrement les siens. La deuxième année ne s’était pas encore montrée, et elle n’était pas la seule. Effectivement, une autre jeune fille se tenait non loin de là. Bah, il n’y avait rien de grave, Ambre n’avait pas besoin d’intervenir. Elle se retourna et voulu reprendre sa petite promenade mais elle fut coupée dans son élan :


« Une préfète déguisée en espèce de poulet manchot qui hurle à qui veut l'entendre que Luka Rivers est canon. J'en crois pas mes yeux. On savait tous que les Gryffons avaient des problèmes psychologiques, mais là, on bat des records. »

Là, ça devenait très très intéressant. La deuxième année se retourna et suivit la scène qui se déroulait sous ses yeux. La fillette qui était restée sans rien faire venait de sortir de l’ombre et ce qu’Ambre avait entendu sortait directement de sa bouche. Donc, résumons. Le pingouin n’était autre qu’une préfète, la jeune fille avait parlé de Gryffons donc le pingouin n’était autre que Madeleine Koter. Amrbe l’avait déjà vu quelques fois dans la salle des préfets. Et encore plus intéressant, l’histoire avec Luka Rivers. Par contre, Ambre ne connaissait pas les deux autres filles ; elle paraissait un peu plus jeune qu’Ambre, sûrement des première année. En tout cas, la jeune fille sortit de l’ombre n’avait pas la langue dans sa poche, et Ambre n’appréciait pas trop la façon dont elle parlait à la préfète des rouges. A son tour elle sortit de sa cachette, juste derrière la fillette à la langue pendue. Une fois derrière elle, elle lui mit la main sur l’épaule et lui dit calmement :

« Et toi tu vas te calmer tout de suite ma cocotte. »

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

Madeleine aurait vraiment aimé disparaître là, tout de suite, maintenant.

La fillette qu'elle avait effrayée s'approcha d'elle. La préfète s'agita un peu, mais se relever était difficile avec ce costume. La petite l'aida. Vraiment sympa cette gamine, elle ne s'était pas contenté d'éclater de rire en voyant la gryffone dans une tenue aussi ridicule.

Maintenant, les deux élèves étaient debout et se faisaient face. Madeleine était très gênée. Elle ne se souvenait pas avoir déjà vu cette fille et elle en déduisit que ce devait être une première année. L'insigne qu'elle portait la renseigna sur la maison de son interlocutrice, elle était en train de s'entretenir avec une petite Serdaigle.

Madeleine n'avait jamais vraiment fréquenté de Serdaigle, depuis qu'elle était à Poudlard et elle aurait préféré que ce premier contact avec la maison bleue se déroule dans un autre contexte. Mais on ne choisit pas toujours...

Le regard de la préfète remonta sur le visage de la première année et leurs deux regards se croisèrent. Sans prévenir, la Serdaigle éclata de rire. Madeleine ne put s'empêcher de la suivre.

C'était un curieux spectacle qui se déroulait là : un pingouin préfète de Gryffondor qui partageait un énorme fou-rire avec une première année de Serdaigle, ça ne se voyait pas tous les jours.

Quand les deux filles se calmèrent, Madeleine essuya une larme qui avait perlé au coin de son œil et la Bleue prit la parole :


« Euh .... Salut ! Je ne te poserais pas de questions, se doit être assez humiliant pour toi, pour pouvoir en parler ! En tout cas sache que tu m'as fichu la plus grande peur de ma vie et aussi le plus grand fou rire ! »

« Humiliant »... Le mot était bien choisie, et c'était gentil de ne pas poser de questions, tout le monde ne ferait pas cet effort. Pour la phrase suivante, euh... Madeleine ne savait pas trop comment la prendre... elle opta pour le « bien ». La Serdaigle ne semblait en effet pas fâchée du tout. Mais elle n'eut pas le temps de répondre, une autre élève s'approchait et déclara :

« Une préfète déguisée en espèce de poulet manchot qui hurle à qui veut l'entendre que Luka Rivers est canon. J'en crois pas mes yeux. On savait tous que les Gryffons avaient des problèmes psychologiques, mais là, on bat des records. »

C'était une Serpentard. Madeleine se souvenait déjà de l'avoir croisée dans les couloirs, mais sans jamais lui avoir adressé la parole.

La Verte avait une peau très claire et des cheveux noirs. Elle riait aux éclats mais pas d'un rire communicatif et bon-enfant comme celui que Madeleine et la Serdaigle venait d'échanger, non. Ce rire là était glacial, c'était un rire de moqueries et de pure méchanceté.

Bien sûr, dans une telle tenue, la préfète s'attendait à des moqueries, elle en avait d'ailleurs déjà essuyée entre sa salle commune et ici, mais ça avait toujours été des moqueries gentilles devant une situation inhabituelle. Et ça faisait parti du gage, mais là, là, ce n'était pas pareil.

De plus, la deuxième année n'avait pas apprécié la remarque de la Serpentard. Encore, si elle l'avait dit sur un ton plaisantin, ça serait passé, mais encore une fois ça n'était pas le cas.

Mais que pouvait-elle dire ? Dans cette tenue, elle pouvait difficilement réprimander la Verte. C'est alors qu'une main vint se placer sur l'épaule de la Serpentard hilare. Ambre Baxrndhel, la préfète des Poufsouffle entrait dans la conversation :


« Et toi tu vas te calmer tout de suite ma cocotte. »

Madeleine connaissait Ambre pour l'avoir déjà vu dans la salle des préfets. A cet instant, elle lui était vraiment reconnaissante. La préfète Rouge remercia sa camarade :

« Merci Ambre. »

Puis, se retourna pour braquer un regard mauvais sur la Verte :

« Elle a raison, tu ferais mieux de te calmer. Cette tenue est un gage et tant que je la porte j'accepte les moqueries... dans une certaine limite. Et là, tu l'as franchie, j'ai pas vraiment apprécié ton ton. »

Un froid s'était installé entre les quatre élèves. Madeleine se tourna vers la Serdaigle qui avait été un peu oubliée dans cette histoire :

« Au fait, tu t'appelles comment ? Moi c'est Madeleine, et voici Ambre Baxrendhel, la préfète des Poufsouffle. »

Les présentations étaient faites, sauf pour une personne : la Verte. Se tournant à nouveau vers elle la préfète lui dit :

« Et... est-ce que le poulet manchot aura droit au privilège de connaître ton nom ? »

Madeleine n'aimait pas les Serpentard. Elle leur reprochait d'être sans-gène et prétentieux. Habituellement, c'est un trait que l'on prête plutôt aux Gryffondor mais vu les rares conversations entre Madeleine et des membres de la maison verte, la jeune fille avait remarqué que les Serpentard étaient pas mal non plus dans le genre. Et ce n'est pas cette nouvelle rencontre avec la brunette qui allait la faire changer d'avis.

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Ancien sorcier

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

La jeune préfète était sur le point d’éclaircir cette situation. C’était sans compter sur l’intervention d’une jeune Serpentard.

« Une préfète déguisée en espèce de poulet manchot qui hurle à qui veut l'entendre que Luka Rivers est canon. J'en crois pas mes yeux. On savait tous que les Gryffons avaient des problèmes psychologiques, mais là, on bat des records. »

"Pardon ? Cette fille doit avoir le même âge que moi et elle se permet de parler comme ça !" La jeune fille était du même âge que Daire, elle ne l’avait jamais rencontré car si c’était le cas elle s’en serait rappelée. Elle avait une longue chevelure d’un noir intense et une peau si claire ! Son rire avait suffi à Daire pour comprendre qu’elle genre de personne cette fille pouvait être. Elle ne pouvait s’empêcher de ressentir de l’antipathie pour cette fille. "Pense-t-elle avoir le monde à ces pied ?" Mais Daire ne pouvait pas s’empêcher d’éprouver une pointe d’admiration, car il est vrai, Daire n’osera jamais tenir de t-elle propos.

Une main se posa sur la verte et une préfète de Poufsouffle apparu.

« Et toi tu vas te calmer tout de suite ma cocotte. »

Daire avait déjà croisé cette fille dans les couloirs. Elle était un peu plus âgée, rousse et de beaux yeux vert.

« Merci Ambre. » dit la jeune préfète.

"Il serait peut-être temps de disparaître Daire ! "

« Elle a raison, tu ferais mieux de te calmer. Cette tenue est un gage et tant que je la porte j'accepte les moqueries... dans une certaine limite. Et là, tu l'as franchie, j'ai pas vraiment apprécié ton ton. »

L’ambiance était des plus tendu ce qui conforta l’idée de Daire de disparaître discrètement. Elle sentait plus spectatrice qu’actrice de cette scène, ceux qui ne lui dérangé pas, loin de là. Moins elle faisait de bruit, plus elle était à son aise !

« Au fait, tu t'appelles comment ? Moi c'est Madeleine, et voici Ambre Baxrendhel, la préfète des Poufsouffle. »

Elle n’eut pas le temps de répondre que la rouge était déjà retourné vers la serpentard. La réponse lui importé peu, il fallait qu'elle règle le comportement de la verte.

« Et... est-ce que le poulet manchot aura droit au privilège de connaître ton nom ? »

Daire senti à son ton que la préfète avait une aversion prononcé pour la fille. Il devait être difficile d'être à sa place, comment réprimander quelqu'un, étant donné qu'elle est déguisée en pingouin. C'était sans compter le soutien de la jaune ! Daire n’osant pas bouger de peur qu’on le lui reproche, assista, se faisant oublié. Le spectacle était pour le moins burlesque. Un gage bon enfant qui tourne en règlement de compte et pour actrices, une représentante de chaque maison.

« Oh et bien je m’appelle Daire et je suis sûr que je suis de trop dans tout cela. Donc si ça ne vous dérange pas … »

Il fallait bien quel tentent une échappatoire, elle détestait les disputes car pour elle, elles ne menaient jamais à rien de bon.
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Ancien sorcier

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

La jeune Verte toisait la préfète des Gyffondor. Ce n'était pas totalement volontaire. Elle affichait toujours une mine suffisante, presque hautaine. Pourtant, derrière ce masque de marbre se cachait une enfant pas si méprisante que cela. Mais ses grands airs la préservaient. Et puis, il est vrai qu'elle aimait jouer au Serpentard, incarner les valeurs de sa maison. Elle n'était pas narcissique mais plutôt fière et l'ambition, tout comme la légère moquerie ou encore la fausse suprématie coulaient en elle, en son sang. On ne pouvait pas dire qu'elle était guidée par la méchanceté. Parce qu'elle ne l'était pas, méchante. Elle n'était qu'une gamine de onze ans qui devait faire ses preuves, et à qui on avait enseigné que la gentillesse pure et gratuite ne menait à rien.

Pourtant, elle ne desserrait pas les dents. Une flamme dansait dans ses yeux. Elle regrettait de ne pas avoir sur elle un appareil photo ou tout autre objet capable d'immortaliser cet instant, non pas parce qu'une préfète se tenait dans le costume, mais parce que placarder des photographies compromettantes sur les murs de l'école ou encore distribuer des tracts mettant un élève en mauvaise posture était bien le genre de bêtises qui correspondaient à la sorcière. Elle aurait également pu la donner aux rédacteurs en chef des différents journaux de l'école pour qu'ils se chargent de la publication du trophée.

Elle ne se sentait pas en position de supériorité, elle n'avait de toute façon pas les moyens de l'être. Mais tourner en ridicule un élève de l'école ou encore montrer à autrui par A+B qu'il se plante, c'était du Earl tout craché. Cependant, ce qu'Aenor ne savait pas, c'est qu'une autre représentante de l'ordre du collège se tenait derrière elle. Elle fut surprise et sursauta lorsque la préfète de Poufsouffle, Ambre Baxrendhel, sorti de l'ombre, posa sa main sur son épaule et lui dit, en gardant son calme :


« Et toi tu vas te calmer tout de suite ma cocotte. »

D'une phrase, elle réussit à refroidir l'ambiance déjà gelée que la Verte avait mise dans les couloirs. Les rires de la Gryffone et de la jeune Serdaigle s'étaient tus. Le rire froid et glacé de la Verte ne raisonnait plus. Aenor savait qu'elle avait plombé l'ambiance bonne enfant, mais le ton de la préfète des Jaunes lui déplut véritablement. Elle haussa les yeux au ciel, puis un rictus naquit sur sa bouche. Elle soupira, se prépara à répondre quand Madeleine prit la parole :

« Merci Ambre. »

Et voilà. Encore des politesses, et toujours des politesses. La Bleue semblait vouloir esquiver la suite, elle avait envie de se retirer, mais Aenor sentait l'hésitation la gagner. Pourquoi n'osait-elle pas, hein ? Tu prends tes petites jambes, tes petits pieds, tu les mets l'un devant l'autre et tu bouges, si ça te fait plaisir. Mais non, elle restait là, à attendre la suite. Suite qui d'ailleurs ne tarda pas à venir :

« Elle a raison, tu ferais mieux de te calmer. Cette tenue est un gage et tant que je la porte j'accepte les moqueries... dans une certaine limite. Et là, tu l'as franchie, j'ai pas vraiment apprécié ton ton. »

Aenor se racla la gorge, sans rien répondre. Elle se sentait comme le jambon d'un sandwich, prise entre la préfète des Jaunes et celle des Rouges. Mais elle s'en fichait. Qu'est-ce qu'elles allaient lui faire, hein ? Tout le monde savait qu'au pire, on se retrouvait à curer les toilettes avec une brosse à dent. La Verte avait l'impression que des rapaces voulaient lui tomber dessus. Une représentante de chacune des maisons se tenait au milieu du couloir. C'était la première fois qu'Aenor rencontrait une situation pareille.

« Oh, mais je suis très calme, moi. », lança la Serpentard en inspirant calmement. Puis elle enchaîna en s'adressant plus particulièrement à la préfète des Gryffondor : « Mh, c'est dommage de perdre un pari. Mais en même temps, en te trimbalant dans cet accoutrement et en disant que le préfet de ta maison est à ton goût, tu ne peux pas espérer que personne ne se moque de toi. Faut jouer le jeu jusqu'au bout. »

La Verte soupira d'aise. Selon elle, son raisonnement tenait là route. Et puis, sa moquerie n'était pas vraiment méchante, il ne fallait pas pousser. Alors, Madeleine s'intéressa à la Bleue. Elle devait être en première année, sa tête ne revenait pas à Aenor.

« Au fait, tu t'appelles comment ? Moi c'est Madeleine, et voici Ambre Baxrendhel, la préfète des Poufsouffle. »

Blablabla. Existait-il réellement quelqu'un qui ne connaissait pas les préfets dans ce château ? Rien qu'à leur insigne, il était facile de les repérer.

« Oh et bien je m’appelle Daire et je suis sûr que je suis de trop dans tout cela. Donc si ça ne vous dérange pas … »

Comment peut-elle se sentir de trop. Quelle drôle d'idée. La Verte haussa les épaules. Elle, elle n'avait rien à dire à cela. Mesdemoiselles les préfètes s'en chargeraient sûrement. Elle n'eut pas le temps de finir ses réflexions que la Gryffondor se manifesta :« Et... est-ce que le poulet manchot aura droit au privilège de connaître ton nom ? »

Gnagnagna. « Earl. Aenor Earl. Et Daire, c'est ça ? Pourquoi penser être de trop ? Une sorcière de chaque maison, c'est un bon cocktail, tu ne penses pas ?  »

Aenor avala sa salive et fit quelques pas. Elle ne s'en allait pas, non, mais elle avait besoin de se dégourdir un peu les jambes. Rester statique, c'était de moins en moins son truc.

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

Une fois sa phrase terminée, Ambre sentit la jeune fille sursauter sous l’effet qu’avait fait sa main sur l’épaule de la jeune file. Et bien et bien, pour une fille à la langue bien pendue, avoir peur d’une main c’était pas du joli joli. La première année s’était tut, la jeune fille ne voyait pas son expression mais elle entendit distinctement une sorte de soupir. Elle doutait de rien celle-là. Ambre leva ses yeux vers Madeleine qui la remercia et qui braqua son regard sur la jeune impertinente.

« Elle a raison, tu ferais mieux de te calmer. Cette tenue est un gage et tant que je la porte j'accepte les moqueries... dans une certaine limite. Et là, tu l'as franchie, j'ai pas vraiment apprécié ton ton. »

La deuxième année enleva sa main de l’épaule de la jeune fille, dont elle ne connaissait toujours pas le nom ni la maison. Mais à en croire sa personnalité, elle devait être à Serpentard. Ambre n’avait jamais eu l’occasion de discuter avec des gens de cette maison, d’ailleurs c’était la même chose avec ceux de Gryffondor. Elle avait plus l’habitude d’être avec certains Serdaigle, et quasiment tout le temps avec des gens de sa propre maison. La deuxième année n’avait pas vraiment eu d’occasion d’être avec des gens d’autres maisons. Si, juste avec les préfets dans leur salle mais sinon ça s’arrêtait là. La Serpentard se racla la gorge et répondit à la préfète des rouges :

« Oh, mais je suis très calme, moi. Mh, c'est dommage de perdre un pari. Mais en même temps, en te trimbalant dans cet accoutrement et en disant que le préfet de ta maison est à ton goût, tu ne peux pas espérer que personne ne se moque de toi. Faut jouer le jeu jusqu'au bout. »

Et mon poing sur ta belle petite frimousse ce serait dommage aussi ? Enfin bref. Ambre sentit un petit rire passait sa bouche. Inconsciemment. La petite Serpentard lui plaisait bien. Jusqu’à un certain point. Mais pour le peu qu’elle en avait vu, elle pouvait la placer dans la catégorie des gens qui avait des tripes. Avant d’être une préfète, Ambre n’aurait jamais osé parler comme ça à un préfet, mais la Serpentard, elle, elle avait osé. Mais il y a des limites quand même. Disons qu’elle essayait sûrement de se donner un rôle de dur. La deuxième année ne se prononça pas sur ce coup-là car Madeleine reprit rapidement la parole comme si les propos de la Verte ne l’intéressait pas.

« Au fait, tu t'appelles comment ? Moi c'est Madeleine, et voici Ambre Baxrendhel, la préfète des Poufsouffle. »

Pas bête l’idée de faire les présentations. Madeleine s’était retournée vers l’autre fillette. Un peu oubliée dans cette histoire elle. Et elle n’avait pas tellement l’air de vouloir prendre part à ce qu’il se passait. La deuxième année la surprit à vouloir « s’enfuir » discrètement. Et bien s’était raté.

« Oh et bien je m’appelle Daire et je suis sûr que je suis de trop dans tout cela. Donc si ça ne vous dérange pas … »

C’était assez comique de la voir hésiter à partir. Ambre, elle, serait restée en tout cas, si elle avait été à la place de la jeune fille. Tout en la regardant bouger, grâce à ses vêtements, Ambre découvrit sa maison ; c’était une serdaigle. Ouah les quatre maisons réunit. Marrant. Et intéressant bien sûr !

« Et... est-ce que le poulet manchot aura droit au privilège de connaître ton nom ? »

Vu la façon dont Madeleine avait posé la question, on voyait bien qu’elle n’était pas à l’aise en compagnie de la Serpentard. Alors comment allez réagir la Verte ?

« Earl. Aenor Earl. Et Daire, c'est ça ? Pourquoi penser être de trop ? Une sorcière de chaque maison, c'est un bon cocktail, tu ne penses pas ? »

Ah nan ah nan. C’était trop banal comme réponse ! Ah mais nan. Naaaaan. La deuxième année était déçue. Vraiment. Mais son hypothèse des quatre maisons était confirmée. Ambre n’avait pas encore dit un mot lorsqu’elle vit la Verte faire quelques pas, elle n’avait pas l’air de vouloir partir. Ambre en fit de même. Pour sa part, elle se déplaça doucement, très doucement, autour des trois autres filles. Elle prit alors la parole et leur dit d’un ton calme :

« C’est bon ? Vous avez fini de faire la comédie ? Vous pouvez montrer votre vrai visage maintenant, nan ? Daire, toi par exemple, je sais que tu veux rester. Tu te dis que t’es de trop mais en réalité, t’as envie de rester parce que t’as un rôle à jouer. »

Elle se tourna ensuite vers Madeleine et lui dit sur le ton de la rigolade :

« Bon, toi, sans commentaires, je crois que ce sera mieux, j’préfère même pas savoir pourquoi t’es habillée en… pingouin. »

Et pour finir la petite Verte :

« Quand à toi. Tu peux penser c’que tu veux de ce que j’vais te dire, j’m’en fiche, mais alors littéralement. Toi t’es pas une méchante. Ça se voit. Tu veux juste jouer au p’tit chef. Et j’dois dire que c’est agréable de voir enfin des gens comme ça. Parce que oui, le monde des bisounours c’est bien beau mais c’est mieux en peinture. »

Allez, place aux réponses maintenant. Sauront-elles montrer leur véritable nature ou continueront-elles à jouer avec un masque ?

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

Le ridicule ne tue pas...  Libre 

« Elle a raison, tu ferais mieux de te calmer. Cette tenue est un gage et tant que je la porte j'accepte les moqueries... dans une certaine limite. Et là, tu l'as franchie, j'ai pas vraiment apprécié ton ton. » avait dit Madeleine en réponse au sarcasme de la Verte.

Celle-ci répondit :


« Oh, mais je suis très calme, moi. Mh, c'est dommage de perdre un pari. Mais en même temps, en te trimbalant dans cet accoutrement et en disant que le préfet de ta maison est à ton goût, tu ne peux pas espérer que personne ne se moque de toi. Faut jouer le jeu jusqu'au bout. »

Mais, trop tard, dans sa lancée, Madeleine s'était déjà détournée pour parler à la Serdaigle. A vrai dire, en entendant ces paroles, elle avait bien envie d'organiser une rencontre, disons... violente, entre la joue pâle de la Serpentard et la paume de sa main. A la place, elle préféra ignorer les paroles de la Verte et parler, comme elle l'avait prévu, à la Serdaigle.

Apparemment, pas très à l'aise, la Bleue répondit :


« Oh et bien je m’appelle Daire et je suis sûr que je suis de trop dans tout cela. Donc si ça ne vous dérange pas … »

« Earl. Aenor Earl. Et Daire, c'est ça ? Pourquoi penser être de trop ? Une sorcière de chaque maison, c'est un bon cocktail, tu ne penses pas ? » dit ensuite la Serpentard à la même question.

Madeleine qui, juste avant était le centre d'attention, cela étant dû, en grande partie, à sa tenue, se retrouvait maintenant inactive, puisque tous les regards étaient braqués sur Daire. Pour elle qui voulait partir discrètement, c'était raté...

Néanmoins, la première année n'eut pas le temps de répondre car Ambre prenait la parole pour devenir à son tour le centre d'attention. C'est pas bien de piquer l'heure de gloire des autres ! Daire a pas pu en profiter !


« C’est bon ? Vous avez fini de faire la comédie ? Vous pouvez montrer votre vrai visage maintenant, nan ? Daire, toi par exemple, je sais que tu veux rester. Tu te dis que t’es de trop mais en réalité, t’as envie de rester parce que t’as un rôle à jouer. »

Whao ! Elle y allait pas molo Ambre ! Mais c'est vrai que cela devait être un drôle de spectacle... le genre de spectacle dans lequel on a envie de rester même si on se dit que ce n'est peut-être pas raisonnable. Ce n'est pas pour autant que Madeleine approuvait les paroles d'Ambre. Daire n'avait rien fait, si elle ne voulait pas se mêler à cette histoire c'était son droit, on ne devait pas l'empêcher de partir, ni lui parler comme ça.

« Bon, toi, sans commentaires, je crois que ce sera mieux, j’préfère même pas savoir pourquoi t’es habillée en… pingouin. »

En temps normal, Madeleine aurait pas vraiment apprécié ses paroles. Mais elles étaient dites sur le ton de la rigolade, alors ça passait. Et puis, elle se voyait mal faire le moindre reproche à Ambre dans cette tenue. D'autant plus que deux préfètes qui se disputent devant témoin, c'est pas terrible, elles étaient censées montrer l'exemple. Pour toute réponse, la préfète Rouge sourit.

Ambre s'était tournée vers Aenor à présent.

« Quand à toi. Tu peux penser c’que tu veux de ce que j’vais te dire, j’m’en fiche, mais alors littéralement. Toi t’es pas une méchante. Ça se voit. Tu veux juste jouer au p’tit chef. Et j’dois dire que c’est agréable de voir enfin des gens comme ça. Parce que oui, le monde des bisounours c’est bien beau mais c’est mieux en peinture. »

Et bam ! Mais elle avait raison. Aenor ressemblait fort au profil de personnes que Madeleine n'aimait pas. C'était une fillette qui se croyait plus intelligente que tout le monde et qui, à ce titre, se croyait en droit de jouer à la mini-chef. Ce genre de personnes avait peut-être l'impression d'être à l'aise, de diriger leur entourage à leur guise, mais ils ne se rendaient pas compte à quel point ils étaient ridicule. Franchement. Mais ils étaient tellement dans leur univers qu'ils ne se rendaient même pas compte des situations risibles dans lesquels ils se mettaient, et que les gens qu'ils croyaient diriger riaient d'eux quand ils avaient le dos tourné. Ce genre de personnes méritaient qu'on les ramène sur terre une bonne fois pour toutes, qu'on leur fasse prendre conscience de leur attitude ridicule. Parce qu'ils ont beau faire rire les autres, ils avaient aussi un don pour leur taper sur le système. Certes, le choc était dur à encaisser mais nécessaire, de l'avis de Madeleine.

La jeune Gryffondor était donc très contente que Ambre se soit chargé de dire ses quatre vérités à la Serpentard.

Bon maintenant que faire ? La préfète ne voulait rien ajouter aux commentaires d' Ambre à Aenor. Par contre, elle ne savait pas trop quoi faire pour ce qui concernait Daire. Elle ne voulait pas contredire la Poufsouffle, mais elle n'était pas franchement d'accord avec sa remarque. Donc, parler ou ne pas parler ? Telle est la question. Entre les deux mon cœur balance... et on pourrait continuer longtemps comme ça, à implanter des citations connues dans ce contexte, mais on va s'arrêter là.

Madeleine resta finalement silencieuse, ne sachant pas trop comment adoucir les paroles d'Ambre sans aller au conflit avec elle. Tant pis si elle devrait regretter cette décision plus tard.

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
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Le ridicule ne tue pas...  Libre 

La jeune verte s’avança pour me faire comprendre qu’il était préférable que je reste.

« Et... est-ce que le poulet manchot aura droit au privilège de connaître ton nom ? »

J’esquissai un sourire, l’autodérision rien de t-elle pour essayer de détendre l’atmosphère.

« Earl. Aenor Earl. Et Daire, c'est ça ? Pourquoi penser être de trop ? Une sorcière de chaque maison, c'est un bon cocktail, tu ne penses pas ? »

En plein dans le mille ! Cette fille ne reculer devant rien pour intimider les autres. Si elle pense que je vais rester pour son « cocktail », elle se met le doigt dans l'oeil ! Il est vrai qu’elle me déçoit sur ce coup, elle aurait pu trouver quelques choses de plus frai, de plus poignant ! Bon pour l'ambiance de la conversation, sa réplique n’avait pas franchement amélioré les choses. Elle semblait impatiente, elle voulait de l’action, elle faisait quelques pas, tout en nous regardant. Pendant ce temps la préfète jaune s’était placé de façon que personne ne puisse partir et commença à parler.

« C’est bon ? Vous avez fini de faire la comédie ? Vous pouvez montrer votre vrai visage maintenant, nan ? Daire, toi par exemple, je sais que tu veux rester. Tu te dis que t’es de trop mais en réalité, t’as envie de rester parce que t’as un rôle à jouer. »

Ensuite elle se retourna vers Madeleine, la préfète rouge.

« Bon, toi, sans commentaires, je crois que ce sera mieux, j’préfère même pas savoir pourquoi t’es habillée en… pingouin. »

Pour toute réponse, la rouge lui sourit, la jaune se tourna une derrière fois vers la serpentard.

« Quand à toi. Tu peux penser c’que tu veux de ce que j’vais te dire, j’m’en fiche, mais alors littéralement. Toi t’es pas une méchante. Ça se voit. Tu veux juste jouer au p’tit chef. Et j’dois dire que c’est agréable de voir enfin des gens comme ça. Parce que oui, le monde des bisounours c’est bien beau mais c’est mieux en peinture. »

Pitié ! Pourquoi tout le monde se plaît à me dicter ce que je ressens ! D’accord, je n’ai que onze ans mais ce n’est pas une raison ! Ces petits aires, je connais tout le monde, je sais ce que vous ressentez et vous vous en tenez à ça. NON, je dis non. Bon il est vrai qu’elle n’a peut-être pas tort à propos de la verte mais quand même ! Comment peut-elle se permettre de juger les autres. Rien ne lui était plus désagréable que les préjugés. Elles veulent de l’action ? Ils en auront !
Daire n’attendait pas qu’une d’elle rétorque à sa place, elle allait s’affirmer, ou tout du moins essayer.


«  Vous vous faites un concours pour savoir ce que je ressens ? Parce qu’entre vous deux, elle pointa la jaune et la verte, aucune de vous ne peux le savoir. Oui, j’ai onze ans, mais ce n’est pas pour autant que je me prive de mes sentiments. Alors non, je n’ai pas envie de rester car j’ai peur que ça dégénère. Je n’ai pas envie d’entendre hurler et de voir l’une d’entre vous déconfite et triste. J’ai aucun lien particulier avec vous, alors c’est vrai je pourrais me moquer de ce que vous ressentez mais c’est plus fort que moi. Je suis peut-être timide et discrète mais je vois et comprend ce que les autres ressentent. »

Voilà c’était fait, Daire avait plus ou moins tout déballé. Elle respira un grand coup, car elle avait été très rapide pour déballer son sac. Elle était satisfaite et se moquer bien des préjuger qu’elle pourrait lui faire. Mais quelque chose lui disait qu’elles ne le feraient pas. Maintenant c’était à elle de répondre, et pour une fois, Daire attendais une réponse, elle ne la subirait pas. Elle ne se reconnaissait pas sur ces mots, mais pourtant c'était elle.