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Ancien sorcier

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Ashley venait de sortir de la grande salle, toujours affublée de son déguisement de lion. Avec ses cheveux blonds gonflés au maximum, flottant derrière elle telle une crinière, elle avait fière allure. Et, remontée à bloc par l'accueil chaleureux de ses camarades griffons, elle partait, conquérante, à la recherche de personnes à qui parler, à qui chanter sa merveilleuse chanson qui allait si bien avec sa tenue !

Bon, en effet, certaines personnes, la jugeant ridicule, avait ris d'elle, l'avait pointé du doigt en échangeant des messes basses qu'elle savait non amicales. Et après ? Rien ne pouvait entamer sa bonne humeur, même les tristes personnes qui n'aimaient pas voir quelqu'un s'assumer.

C'est avec cet état d'esprit, frôlant l'euphorie, qu'elle déambulait dans les couloirs, cherchant sa prochaine victime. (Ou sa prochaine proie, appelez là comme vous voulez) Soudain, elle aperçut Sophia. Mais oui, Sophia, la Sophia avec qui elle avait fait des expériences en cours de potion, la Sophia avec qui elle avait eu une bonne note. La Sophia qu'elle détestait sans raison et qui lui avait apprit qu'en vérité elle n'était pas si horrible que cela. La Sophia qui l'avait prise de haut au départ puis accueilli plus gentiment quand Ashley lui avait fait remarqué que sa théorie était fausse. La Sophia qui devait la prendre pour une folle et qui croirait sûrement halluciner en la voyant affubler de la sorte. Plein de raisons pour lesquelles Ashley se dirigea vers sa camarade, sautillant gaiement pour arriver jusqu'à elle. Puis, en guise de salut, elle commença à lui tourner autour, toujours en rebondissant à chacun de ses pas.
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J'aimais bien me perdre, ou plutôt marcher, dans les couloirs de ce magnifique château. Je pouvais y faire des rencontres, retrouver des objets et surtout me faire des amis ou des connaissances. Je ne connaissais pas grand monde mais mes connaissances étaient diversifiés. Car même si pour l'instant je n'avais pas de véritable amie ou ami. Je restais avant tout loyale et compatissante.

Soudain je vis Ashley arrivée vers elle. Mais pourquoi venait-elle vers moi ? J'espère que je n'avais pas de problèmes avec elle, ou plutôt qu'elle avait un problème avec moi. Car à mon souvenir je n'avais rien fait de mal ou qui puisse me porter préjudice. Cette fille était des plus complexes, j'avais fait avec elle un devoir de Potions qui s'était révélé excellent. Pendant ce cours, l'ambiance était changeante. Au début, il était clair que nous n'allions pas devenir de grandes amies. Nous avions toutes les deux des caractères très forts et contradictoires sur certains points. Mais au fil des expériences et des rires. Un certain lien s'était tissé entre nous. Peut-être de l'amitié ?

En tout cas, les cheveux d'Ashley formaient une crinière des plus retentissantes. Et elle portait un costume de lion ! De lion ! En plein milieu du château ! Sans aucune gêne en plus. Je ne le comprendrai décidément jamais. Mais pourquoi portait-elle un costume si étrange sur elle ? Est ce qu'elle lançait une nouvelle mode ? Peut-être qu'elle l'arborait car il avait gagné la Coupe des 4 Maisons. Nous nous étions finis bien dernier en tout cas. Je la voyais sautillé, gambadé autour de moi en cercle. Je souriais devant ce comportement infantile :


« Bonjour Ashley. Comment vas-tu ? » dis-je en souriant.

Je me retenais de l'attraper pour l'arrêter bien qu'elle commençait légèrement à me donner le tournis.
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Étonnée, Sophia la regardait tourner autour d'elle avec un sourire qui avait l'air... Hum... Plastique ? Néanmoins, peu impressionnable, elle lui demanda gentiment :

- "Bonjour Ashley. Comment vas-tu ?"

Oh non ! Cette pauvre cruche allait tout faire rater ! Comment brailler sa chanson à tue tête si on lui posait des questions ? Certes, le ridicule ne tuait pas, mais il fallait quand même que tout s'enchaine en gardant un minimum de bon sens ! Si elle se mettait à danser et à chanter (enfin à écorcher les oreilles des autres) maintenant, elle n'aurait plus aucune crédibilité. Si crédibilité lui restait d'ailleurs. Enfin bon, la situation allait changer, Ashley en était persuadée. Alors, s'arrêtant de tourner pour répondre, elle lança joyeusement :


- "Bien et toi ?"

Le vent allait tourner et ce, dès à présent. Elle l'avait décidé. Et quand elle avait décidé quelque chose, plus rien ne pouvait l'arrêter. Sûrement une autre caractéristique de sa maison... Toujours était-il que, impatiente de faire part de son talent à la terre entière, ou du moins à Sophia, Ashley lui proposa :


- "Tu veux entendre ma dernière composition ? Oui parce que j'écris des chansons pour tout un tas de truc et tout, ça permet de mieux retenir ce qui est important. Enfin on ne peut pas dire que ce soit important. Enfin si, parce qu'elle porte sur quelque chose d'important tu vois, mais ce n'est pas une question de vie ou de mort. Et puis franchement, si c'était le cas, je n'irais pas te la chanter, je la présenterais directement au directeur pour qu'il soit informé au plus vite. Parce que oui, on ne peut pas dire que si c'était une question de protection qu'il fallait mettre en place, tu serais très utile. Enfin je ne dis pas que tu es inutile hein ! Juste que tu ne l'es pas beaucoup. Ou du moins pas dans le cas présent. Mais bon, je divague un peu là, non ?"

Sentant qu'elle s'était encore emportée, Ashley s'empressa de rajouter impatiemment :

- "Bon, tu veux l'entendre, oui on non ?"

Inutile de préciser que toute une chorégraphie allait avec, Sophia le découvrirait assez vite si elle disait oui. Et puis même si elle disait non, elle y aurait le droit quand même, alors autant que se soit fait avec son consentement, non ? Oui.
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Je fus contente quand Ashley me répondit :

« - Bien et toi ?
- Bien merci. »


Je n'ai même pas eu le temps de respirer qu'Ashley repris sur un ton enthousiasteet rapide :

« Tu veux entendre ma dernière composition ? Oui parce que j'écris des chansons pour tout un tas de truc et tout, ça permet de mieux retenir ce qui est important. Enfin on ne peut pas dire que ce soit important. Enfin si, parce qu'elle porte sur quelque chose d'important tu vois, mais ce n'est pas une question de vie ou de mort. Et puis franchement, si c'était le cas, je n'irais pas te la chanter, je la présenterais directement au directeur pour qu'il soit informé au plus vite. Parce que oui, on ne peut pas dire que si c'était une question de protection qu'il fallait mettre en place, tu serais très utile. Enfin je ne dis pas que tu es inutile hein ! Juste que tu ne l'es pas beaucoup. Ou du moins pas dans le cas présent. Mais bon, je divague un peu là, non ? »

Je ne savais pas si je devais bien prendre le fait que j'étais inutile sauf maintenant car elle attendait de moi une réponse. Je me demandai ce qu'elle pensait réellement de moi. Car en ce moment, je ne savais pas quoi penser. Surtout avec cet incroyable discours sans queue ni tête où il était question je crois d'une chanson... Mais elle avait parlé tellement vite que je me demandais si elle n'avait pas plus prononcer le mot chaton... J'adorai les animaux mais je ne voyais pas en quoi écouter un chaton pourrait être si important. En même temps les chatons sont si mignons que j'ai limite envie de pleurer à chaque fois que j'en vois. Donc je me demandais si c'était réellement une bonne idée... Car pleurer devant quelqu'un c'est relativement gênant... Je ne savais plus quoi penser et quoi dire.

Ashley dit impatiemment :


« Bon, tu veux l'entendre, oui on non ? »

Je pris plusieurs minutes pour réfléchir à mon état après avoir entendu et vu le chaton. Pleurer sans pouvoir le contrôler était vraiment très gênant... Mais bon, j'étais vraiment curieuse de voir à quoi il ressemblait . Donc je finis par répondre :

« Je veux bien l'entendre, mais si je pleure ne t'inquiète pas d'accord ? »
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Sophia, qui l'observait maintenant sans caché sa surprise, mit plusieurs minutes pour lui répondre, la laissant poiroter sur place pas gênée de son manque de manière le moins du moins. C'est bon, Ashley recommençait à ne pas l'aimer. Dis donc, sa petite phase de non animosité n'avait pas duré longtemps ! Enfin tant pis hein, ce n'est pas parce qu'elle faisait parti des rouges qu'elle était obligée d'aimer tout le monde. Et puis la brunette avait bien une tête de sainte, toujours première en classe, du genre à rapporter quand quelqu'un faisait une bêtise. Bref, en l'espace de quelques minutes, la malheureuse était repassée en personne non-aimée dans la petite tête d'Ashley. Celle-ci, ne se doutant de rien, le visage d'Ashley toujours imprégné d'une joie de vivre certaine, répondit enfin :

- "Je veux bien l'entendre, mais si je pleure ne t'inquiète pas d'accord ?"

Pleureur ? Comment ça, pleurer ? Certes, son chant ne donnait pas envie de voler, mais jamais encore il n'avait fait pleurer quelqu'un ! Et puis de quel droit Sophia se permettait-elle de dire cela, alors qu'elle n'avait même pas encore commencée ?!! Au moins, elle avait trouvé une raison de plus pour alimenter son animosité à l'égard de la Poufsouffle. Mais bon, pour l'instant, tout ce qui importait à Ashley était le fait qu'elle avait trouvé une personne avec qui partager son absence de talent. Alors, prenant son souffle, elle entonna à vive voix :

- "Ils sont forts, ils sont vaillants, les Gryffons en rouges et or.
Ils sont beaux, ils sont charmants, ils regorgent de trésors."


Reprenant son souffle, elle effectua une roulade au sol avant de continuer dans son élan, se déchainant gaiement en ignorant sa voix de casserole avec désinvolture :

- "Ils ont gagnés la coupe, bataillant ardemment.
Un vrai travail de groupe, effectué en riant".

Puis, pour clore sa merveilleuse création, elle lança avec fierté le slogan de sa maison :

- "Griffes et crocs, Griffes et cœur, Gryff vainqueurs !"

Tandis que, appuyant sur le bouton d'un stylo acheté pour l'occasion, Ashley faisait se déplier une pancarte en papier où il était inscrits :

- Le rouge, la couleur des gagnants !

Puis, les yeux brillants, elle attendit la réaction de sa camarade, dont, en vérité, elle n'avait pas vraiment envie.

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Amber, pour changer, était d'une humeur de chien. Décembre s'était fini sur une note agréable, mais la nouvelle année ne semblait pas lui réserver que des bonnes surprises. L'ambiance de sa maison, pour commencer, laissait à désirer. Après une succession de deux superbes coupes, ils venaient de léguer leur suprématie à un autre clan, et pas n'importe lequel, les Gryffondor. Ces même individus qui leur avait foutu la pâté au Quidditch et s'étaient illustré en tête du classement tandis qu'eux-même, les gagnants de la première saison, n'étaient même pas sur le podium. Elle ressentait une animosité profonde pour la plupart des rouges, et savait parfaitement d'où cela lui venait.

Lors de son arrivée à Poudlard, elle se souvenait avoir presque prié le Choixpeau de l'envoyer dans la maison caractéristique des braves, des courageux, juste pour s'opposer à ses parents. Son objectif était clair en venant à Poudlard, elle voulait à tout prix se démarquer de ceux qui partageaient son sang devenir le contraire de ce que ses gènes la prédestinaient à être, une lâche, une égoïste. Certes, on ne naissait pas poltron, mais on le devenait avec le temps, et onze année d'éducation de ce genre suffisaient à formater un parfait modèle de petite peste auquel elle ne souhaitait absolument pas ressembler, de près ou de loin.

Elle se remémorait parfaitement le sentiment de tristesse qui l'avait éprise lorsqu'elle avait rejoint les Serpents, puis du moment où elle avait réalisé à quel point ses craintes n'étaient pas fondées. Elle n'avait pas besoin de fuir les situations dans lesquelles ses parents s'étaient retrouvés pour être sûre de ne pas reproduire leurs exemple, elle comptait sur sa force de caractère et son ambition naturelle pour la préserver du pire des destins possibles.

En trois ans de scolarité au château, sa vision des choses avait complétement changée. Elle voyait à présent les Gryffons comme une bande de m'a-tu-vu, plein de prétentions et d'un courage factice qu'ils puisaient dans l'histoire reluisante de leurs anciens. Or, cette génération lui semblait totalement dépourvue de sens, un ramassis de clowns tout justes bons à se faire remarquer, qui parlent trop fort pour dire des choses trop basses, des arrogants un peu hypocrites sur les bords avec lesquels elle ne voulait rien avoir à faire. Au fond d'elle, elle avait conscience du ridicule de ce jugement, mais n'était certainement pas prête à le reconnaître pour tout l'or du monde.

C'était donc la rage au ventre qu'elle déambulait dans les couloirs, énervée pour un rien et contre tous. Les cours allaient bientôt rependre et elle n'avait aucune envie de se cultiver. Bref, c'était sans raison précise qu'elle trépignait toute seule dans le complexe à la recherche de quelque chose à faire pour occuper son esprit hyperactif. Le divertissement tomba à pic.

Une demoiselle à la tignasse ébouriffée et engoncée dans un costume de lion se dandinait en plein milieu d'un couloir sous l’œil décontenancé et larmoyant d'une jeune Poufsouffle. Consternée, elle marqua une pause et regarda, éberluée, ce petit bout de femme se trémousser en chantant à tue tête une hymne à sa maison. Agacée, Amber s'approcha de plus près, les bras croisés sur sa poitrine pour mieux observer l'énergumène.
*Qu'est-ce que ça peut être déplacé !*, songea t-elle, carrément indignée par ce spectacle.

« Euh, tu te sens bien ? », lui demanda t-elle, narquoise.

« Non parce que, tu devrais vraiment aller voir à l'infirmerie, je suis sûre que Mme Pomfresh a un truc pour toi dans sa collection. Au pire, tu peux toujours aller voir le garde-chasse, il doit bien avoir une ou deux fléchettes tranquillisantes ...  »

La gamine se tourna cette fois vers la jaune qui semblait prête à fondre en larmes:

« C'est ce spectacle affligeant qui te fais de la peine ? Remarque, je peux comprendre, ce n'est pas tous les jours qu'un animal sauvage s'échappe du zoo. Avant c'était le Troll, maintenant c'est ... ça. Mais question laideur, je trouve que ça se vaut bien !  », lança t-elle par pure méchanceté.

La blondinette avait envie d'ennuis, de disputes, mais surtout de se défouler aujourd'hui, et avait trouvé deux nouvelles victimes sur lesquelles déverser son venin dès à présent. Stoïque et fière de son entrée, elle resta figée, le menton haut, ne craignant pas le moindre petit coup de griffe.


Reducio
Petite note qui me semble utile, ce RP n'est en aucun cas un abus de pouvoir ni rien, c'est une situation qui va permettre à nos personnages de se construire des liens bien précis. Bref, surtout à ne pas prendre au premier degré ! ^^
Dernière modification par Amber J. Hoover le 6 janvier 2014, 21 h 52, modifié 1 fois.

◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.
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Ancien sorcier

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Ashley prit une grande inspiration. Je m'attendais à ce qu'elle sorte un chaton mais quand je la vis ouvrir la bouche je pensais que c'était bien improbable. C'était donc d'un chanson dont il était question. Donc du coup elle pouvait très mal prendre ma phrase. Mais vraiment très, très mal. Mais bon en même temps avec les piques qu'elle m'avait lancé tout à l'heure... Je ne savais plus trop quoi faire comme tout à l'heure quoi.

J'écoutais sa chanson que je trouvais absolument géniale. Même si elle était beaucoup trop vantarde et qu'elle avait tendance à me miner le moral car nous avions encore fini dernier au tournoi des Quatre Maisons. Mais je ne me laisserai plus mal traité par les autres maisons. Je vais travailler encore plus dur ! Continuer à avoir de bonnes notes et faire gagner ma maison ! J'avais donc encore une fois la haine contre Ashley... Nous étions de maisons différentes, cela forçait donc à la rivalité. Et en plus avec le comportement qu'elle avait avec moi cela n'arrangeait pas le tout ! Je n'allais pas me laisser marcher sur les pieds. Lorsqu'elle finit sa chanson, je dis :


« J'aime beaucoup ta chanson. Tu chantes pas trop mal en plus. Mais bon ce n'est pas parce que vous avez gagné la coupe ce mois-ci, que nous les Poufsouffle ne pourront pas la reprendre. Moi aussi à l'occasion je te concocterai une petite chanson. » dis-je avec un sourire.

Je réfléchissais à quel sorte de pique je pourrais lui lancer car toute sa chanson bien qu'elle soit belle et enjouée, était une insulte pour les Poufsouffle. Elle sous entendait que nous ne travaillons pas. Et cela était intolérable ! Je ne pouvais laisser passer cela ! Donc j'ajoutais :


« Et puis, avoue le. Je suis plus grande et plus intelligente que toi. Je n'ai eu que des Optimal et un Effort Exceptionnel pour l'instant car je travaille dur. Et toi tu as quoi ? Des Acceptables et des Efforts Exceptionnels ? On va écraser les Gryffondor pour cette coupe-ci ! »

Je cherchais la bagarre je le sais mais elle m'avait énervé et "insulté" ma maison et je ne pouvais tout simplement pas réagir. Des larmes de rage perlaient à mes yeux. Une Serpentard arriva et dit à Ashley :

« Euh, tu te sens bien ? », lui demanda t-elle, narquoise.

« Non parce que, tu devrais vraiment aller voir à l'infirmerie, je suis sûre que Mme Pomfresh a un truc pour toi dans sa collection. Au pire, tu peux toujours aller voir le garde-chasse, il doit bien avoir une ou deux fléchettes tranquillisantes ... »

J'étais halluciné par la réaction de la fille de Serpentard qui avait été si vive, si directe, si amusante. Je commençai à doucement l'apprécier. Peut-être je m'étais fait des fausses idées sur les serpents. * Comme on dit tout le monde peut se tromper ! * pensais-je. Puis elle regarda mes larmes et dit :

« C'est ce spectacle affligeant qui te fais de la peine ? Remarque, je peux comprendre, ce n'est pas tous les jours qu'un animal sauvage s'échappe du zoo. Avant c'était le Troll, maintenant c'est ... ça. Mais question laideur, je trouve que ça se vaut bien ! », lança t-elle par pure méchanceté.

Pour qui elle se prenait de m'insulter de la sorte. Je ne suis pas une pleurnicharde ni quoique ce soit dans ce genre. Et elle était allée trop loin avec Ashley même si je devais l'avouer cela me fit bien rire. Mais ce n'est pas pour autant que je me lancerai marcher sur les pieds. Pour autant je ne m'énerverai pas, les blaireaux sont patients et tolérants :


« Je ne suis pas une pleurnicharde ni quoique ce soit dans ce genre. Je pleurai de la rage de gagner. Excuse moi si les serpents sont trop vifs dans leur jugement. Moi en tout cas, je prends toujours le temps de comprendre sauf quand cela est déplacé bien entendu. » dis je avec un grand sourire.

Reducio
Comme l'as dit mon amie de Serpentard plus haut. La querelle entre nos personnages qui a lieu sert de base à une amitié entre nos personnages.
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- "J'aime beaucoup ta chanson. Tu chantes pas trop mal en plus. Mais bon ce n'est pas parce que vous avez gagné la coupe ce mois-ci, que nous les Poufsouffle ne pourront pas la reprendre. Moi aussi à l'occasion je te concocterai une petite chanson."

Lui répondit Sophia en souriant hypocritement, avant de lui balancer soudain à la figure :


- "Et puis, avoue le. Je suis plus grande et plus intelligente que toi. Je n'ai eu que des Optimal et un Effort Exceptionnel pour l'instant car je travaille dur. Et toi tu as quoi ? Des Acceptables et des Efforts Exceptionnels ? On va écraser les Gryffondor pour cette coupe-ci !"

Ouvrant de grands yeux sous l'effet de cette colère bizarre et sans cause, Ashley finit par éclater de rire. Chose qui résumait assez bien sa façon de voir les choses au moment même. Puis, ne résistant pas à l'envie de lui lancer une petite pique en réponse, parce que voilà, c'est toujours bien de répondre autre chose, elle souffla, levant les yeux au ciel :

- "C'est beau de rêver."

C'est à ce moment là que la préfète des vert, qui avait sans doute vu tout son numéro, lui demanda en ricanant :

- "Euh, tu te sens bien ?"

Avant d'ajouter, narquoise :

- "Non parce que, tu devrais vraiment aller voir à l'infirmerie, je suis sûre que Mme Pomfresh a un truc pour toi dans sa collection. Au pire, tu peux toujours aller voir le garde-chasse, il doit bien avoir une ou deux fléchettes tranquillisantes ..."

Les sourcils froncés, Ashley encaissa sans rien dire, tandis que, regardant Sophia à la dérober, elle la vit se moquer d'elle. Voyant soudain rouge, Ashley, loin de s'en prendre à la préfète, qu'elle ne connaissait pas le moins du monde et pour qui elle n'avait aucun intérêt, sans prit à Sophia pour lui dire doucement :

- "C'est bien beau de se moquer de quelque chose que l'on rêve de faire en secret mais que l'on ose pas faire par peur du ridicule et son prétexte que l'image compte. Alors que les gens qui ne regardent que ton image sont hypocrites avec toi."

Sur ce, la préfète langue de vipère s'en prit à son tour à Sophia pour lui assener :

- "C'est ce spectacle affligeant qui te fais de la peine ? Remarque, je peux comprendre, ce n'est pas tous les jours qu'un animal sauvage s'échappe du zoo. Avant c'était le Troll, maintenant c'est ... ça. Mais question laideur, je trouve que ça se vaut bien !"

Loin d'en rire, Ashley trouvait l'attitude de la blondinette carrément déplacé, elle qui était censée montrer l'exemple justement. Tandis que Sophia essayait lamentablement d'expliquer pourquoi elle pleurait :

- "Je ne suis pas une pleurnicharde ni quoique ce soit dans ce genre. Je pleurai de la rage de gagner. Excuse moi si les serpents sont trop vifs dans leur jugement. Moi en tout cas, je prends toujours le temps de comprendre sauf quand cela est déplacé bien entendu. "


Croyant halluciner, Ashley vit alors pour la première fois de sa vie que certaines personnes pouvaient pleurer de rage de... gagner. Sans rien faire. Juste en écoutant quelqu'un parler indirectement de la "bataille".
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Ancien sorcier

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Ashley répondit à ma provocation par une phrase tellement cliché, tellement grotesque :

« C'est beau de rêver. » dit elle en levant les yeux au ciel.

Je ne pris même pas la peine de relever tellement sa phrase était puérile.

Lorsque la préfète insulta Ashley, elle s'en prit à moi. Alors que à part avoir un regard moqueur je n'avais rien fait. Il fallait qu'elle se contrôle la lionne car moi je ne faisais que me défendre, moi et ma maison. Car même si Poufsouffle ne brillait pas spécialement, elle avait gagné deux coupes d'affilés pendant l'été et qui n'avait pas gagné pendant cette période : LES GRYFFONDOR ! Il fallait qu'ils apprennent l'humilité car franchement cela commençait à me faire monter la moutarde au nez. Donc Ashley me dit énervée :


« - C'est bien beau de se moquer de quelque chose que l'on rêve de faire en secret mais que l'on ose pas faire par peur du ridicule et son prétexte que l'image compte. Alors que les gens qui ne regardent que ton image sont hypocrites avec toi.
- Je me moque peut être légèrement c'est vrai. Mais le ridicule ne me fait pas peur. Je ne suis pas une de ses miss populaires dont tu crois me faire partie, loin de là. Je suis peut être intelligent mais c'est seulement car mes parents attendent de moi à ce que je montre l'exemple ! Mon image compte donc peut-être un peu pour moi mais je peux faire une chanson aussi vantarde et ridicule que la tienne ! Car en me chantant cette chanson tu ridiculisais ma maison et ça tu le faisais sans aucune gêne. Donc excuse moi de me moquer d'une personne qui insulte ma maison ! »


Ashley leva les yeux au ciel, exaspérée surement quand je parlais de pleurer de la rage de vaincre. Car peut-être elle avait vécu avec tout qui lui était servie sur un plateau mais pas moi. Moi, je me battais tous les jours pour mes parents reconnaissent mes efforts, et ils ne les avaient reconnu que lorsque j'avais été reçu à Poudlard. Une chose que je ne contrôlai même pas... Si elle croyait que ma vie avait été simple et tranquille elle se trompait bien celle-là !

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Amber n'aimait pas beaucoup la tournure que prenait les choses. La jaune, dont elle ne connaissait même pas le prénom, commençait à s'en prendre également à la lionne. Non mais oh, c'était sa victime, qu'elle patiente un peu ! Elle ne s'était pas incrustée dans leur « conversation » (pour ne pas mentionner une sorte de rituel papou ou ce genre de danse singulière) pour prendre le thé, mais pour embêter une, voir deux innocentes. Alors, qu'on la laisse faire, non mais ! D'où cette fille se permettait-elle de la railler, de se montrer hypocrite ? C'était son rôle, son comportement abject, et celui de personne d'autre.

Même si cette démonstration l'avait quelque peu énervée, elle n'était pas contre deux ennemies au lieu d'une, de quoi pimenter la joute verbale qui venait de s'entamer.


« Je ne suis pas une pleurnicharde ni quoique ce soit dans ce genre. Je pleurai de la rage de gagner. Excuse moi si les serpents sont trop vifs dans leur jugement. Moi en tout cas, je prends toujours le temps de comprendre sauf quand cela est déplacé bien entendu »

Consternée, la jeune fille essaya de se repasser cette phrase en boucle jusqu'à en saisir la logique, mais finit par abandonner faute de trouvaille. Les yeux ronds comme des soucoupes, elle répondit en pouffant à moitié:

« On ne peut pas dire que tu aies beaucoup de tenue, mais au moins, t'as de l'humour ! Comme quoi, même les êtres les plus insignifiants peuvent avoir des qualités  »

Satisfaite de sa réponse, la troisième année reporta son attention sur sa cible de base. Cette dernière semblait perplexe, arborait une mine lointaine, les sourcils froncés, comme si tout cela ne la touchait pas. Pire, elle ne répondit même pas ! Au lieu d'apaiser ses envies de querelles et de la désintéresser, elle avait encore plus envie de lui chercher des poux. Cette fille devait quand même avoir un sacré tempérament pour oser sortir habillée de la sorte et brailler si fort. De toute évidence, elle se contenait, parce qu'il était impossible que ses attaques ne l'aient pas touché un minimum.

Attisée par cette proie difficile, elle examina son faciès dans les moindres détails lorsqu'elle s'adressa à la Poufsouffle:

« C'est bien beau de se moquer de quelque chose que l'on rêve de faire en secret mais que l'on ose pas faire par peur du ridicule et son prétexte que l'image compte. Alors que les gens qui ne regardent que ton image sont hypocrites avec toi  »

Amber affichait à présent un air moqueur, le coin de ses lèvres levé en un rictus provocateur. C'était bien une parole de Gryffon tout ça, ce genre de discours optimistes qui vantent l’honnête et la sincérité. Se croyait-elle convaincante en demandant un peu d'humilité à sa camarade alors qu'elle avait sur le dos un accoutrement ridicule pour clamer haut et fort la gloire de sa maison ? Oui, c'était bien du Gryffondor tout craché, de belles paroles pour cacher un esprit de compétition dégradant et une soif de pouvoir démesurée par rapport à leurs capacités. Tel un match de ping-pong particulièrement croustillant, elle suivit l'échange acide qu'elle avait en partie alimenté:

« Je me moque peut être légèrement c'est vrai. Mais le ridicule ne me fait pas peur. Je ne suis pas une de ces miss populaires dont tu crois me faire partie, loin de là. Je suis peut être intelligente mais c'est seulement car mes parents attendent de moi à ce que je montre l'exemple ! Mon image compte donc peut-être un peu pour moi mais je peux faire une chanson aussi vantarde et ridicule que la tienne ! Car en me chantant cette chanson tu ridiculisais ma maison et ça tu le faisais sans aucune gêne. Donc excuse moi de me moquer d'une personne qui insulte ma maison !  »

La Hoover se retint de taper dans ses mains de contentement tellement ce retournement de situation lui plaisait. Au lieu d'avoir deux adversaires pour le prix d'une, ces deux là se tiraient justement dans les pattes. Non seulement elle allait pouvoir se défouler et passer le temps, mais également pourrir une relation qui aurait put devenir relativement bonne en haine pure. Bref, un vrai bonheur. Jugeant nécessaire de rappeler sa présence, elle s'adressa à la Blaireaute:

« Le ridicule ne t'effraie pas ? Pourtant, tu devrais le craindre au moins un tout petit peu, ça t'éviterait de t'élever au même niveau de ridule que ta copine en chouinant. Je sais que sa voix n'est pas très agréable, mais tout de même, en pleurer ? Effectivement les Poufsouffles passent beaucoup de temps sur leurs devoirs, peut-être même trop. A la place, ils feraient mieux de bosser un peu sur leur dignité  »

Elle retourna ensuite à son objectif le plus appétissant, faire craquer la rouge en bonne et due forme:

« Ben alors, tu parles plus ? Non pas que je vais m'en plaindre hein, ce n'est pas ta douce voix qui va me manquer, de toute façon je crois que tu m'as percée un tympan. Fais attention tout de même, on pourrait croire que tu as perdu ta langue, elle est peut-être par terre, à côté de ton amour-propre »

Amber fixa tour à tour les deux autres protagonistes, avec un petit air gourmand.

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"Je ne suis pas une pleurnicharde ni quoique ce soit dans ce genre. Je pleurai de la rage de gagner. Excuse moi si les serpents sont trop vifs dans leur jugement. Moi en tout cas, je prends toujours le temps de comprendre sauf quand cela est déplacé bien entendu."

Apparemment étonnée par la phrase sans queue n'y tête que venait de lâcher Sophia, la préfète, les yeux brillants, pouffa en répondant :


- "On ne peut pas dire que tu aies beaucoup de tenue, mais au moins, t'as de l'humour ! Comme quoi, même les êtres les plus insignifiants peuvent avoir des qualités."


Ashley, médusée, compara alors la blondinette à un dindon et crut même que celle-ci allait s'étouffer quand elle poussa son gloussement tout en continuant à parler. Elle craint même un instant que la préfète allait être victime, sous leurs yeux, d'une crise d'épilepsie. Peut-être même allait-elle avaler sa langue ? Paniquée intérieurement, Ashley ne laissait tout de même rien passer de son trouble soudain, surtout que mêlée à son sentiment d'horreur, une petite voix en elle ne cessait de lui rappeler que si la jeune Serpentard s'étouffait avec sa langue, elle ne pourrait, au moins, plus parler. Enfin, la voix d'une Sophia pleurnicharde lui permit de se remettre "dans l'action" :


- "Je me moque peut être légèrement c'est vrai. Mais le ridicule ne me fait pas peur. Je ne suis pas une de ces miss populaires dont tu crois me faire partie, loin de là. Je suis peut être intelligente mais c'est seulement car mes parents attendent de moi à ce que je montre l'exemple ! Mon image compte donc peut-être un peu pour moi mais je peux faire une chanson aussi vantarde et ridicule que la tienne ! Car en me chantant cette chanson tu ridiculisais ma maison et ça tu le faisais sans aucune gêne. Donc excuse moi de me moquer d'une personne qui insulte ma maison !"

Se fut au tour d'Ashley d'ouvrir de grands yeux, face à cette énième tirade incompréhensible que la brunette aimait apparemment lancé en l'air. On aurait dit qu'elle mélangeait des mots dans sa tête avant de les prononcer à haute voix en espérant que ce mélange sonnerait bien. En attendant, la préfète des verts, non loin de laisser passer cette phrase au dessus de sa tête comme l'aurait fait tout personne un petit peu censé, rétorqua :


- "Le ridicule ne t'effraie pas ? Pourtant, tu devrais le craindre au moins un tout petit peu, ça t'éviterait de t'élever au même niveau de ridule que ta copine en chouinant. Je sais que sa voix n'est pas très agréable, mais tout de même, en pleurer ? Effectivement les Poufsouffles passent beaucoup de temps sur leurs devoirs, peut-être même trop. A la place, ils feraient mieux de bosser un peu sur leur dignité."


Puis, se tournant vers elle en passant sa langue sur ses lèvres, comme si elle était un petit agneau et la verte, le loup, lui asséna :

- "Ben alors, tu parles plus ? Non pas que je vais m'en plaindre hein, ce n'est pas ta douce voix qui va me manquer, de toute façon je crois que tu m'as percée un tympan. Fais attention tout de même, on pourrait croire que tu as perdu ta langue, elle est peut-être par terre, à côté de ton amour-propre."

La colère montait doucement en Ashley comme le magma d'un volcan mais, en extérieur, un léger air blasé flottait sur son visage, tandis que l'envie de sortir sa baguette se faisait de plus en plus forte. Mais la verte étant en troisième année, Ashley préféra s’abstenir, si ce n'est qu'elle lui ordonna en désignant Sophia :

- Laisses-la tranquille.


En effet, entre elles deux, ce n'était pas le grand amour, en effet, Sophia venait de pleurnicher à son oreille en couinant désagréablement, en effet Sophia venait de se moquer d'elle ouvertement. Mais Ashley savait très bien que la brunette ne voudrait jamais plus retourner dans les couloirs si elle se faisait ridiculiser encore un peu, déjà que celle-ci ne savait pas parler correctement. De plus, elle, au moins, avait du mordant ou, du moins, une répartie potable. Alors que la Poufsouffle venait de mettre ses parents dans l'histoire ! Et ce n'était pas bon. Mais pas bon du tout. Donc, il fallait la laisser tranquille, qu'elle puisse respirer, se détendre et surtout, partir d'ici ! De tout façon, l'autre imbécile qui se croyait supérieure ne pouvait rien faire contre elle, sachant qu'elle n'avait rien fait de mal et qu'elle n'avait encore rien dit de désobligeant.
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Ancien sorcier

Une tigresse en action.  Libre 

La préfète me lança en gloussant :

« - On ne peut pas dire que tu aies beaucoup de tenue, mais au moins, t'as de l'humour ! Comme quoi, même les êtres les plus insignifiants peuvent avoir des qualités
- Insignifiant ? Tu es sérieuse là ?! »

Je me calmai et je séchais mes larmes. Et je rétorquai :

« De plus, à mon souvenir, je crois que les blaireaux mangent les serpents n'est ce pas ? Donc ce serait plutôt toi la petite chose insignifiante. »dis je avec un sourire mauvais.

Mais la préfète mauvaise continua à s'acharner sur moi. Qu'est ce que dirait son directeur de maison s'il la voyait d'ailleurs. Enfin bref, elle me dit :


« - Le ridicule ne t'effraie pas ? Pourtant, tu devrais le craindre au moins un tout petit peu, ça t'éviterait de t'élever au même niveau de ridule que ta copine en chouinant. Je sais que sa voix n'est pas très agréable, mais tout de même, en pleurer ? Effectivement les Poufsouffle passent beaucoup de temps sur leurs devoirs, peut-être même trop. A la place, ils feraient mieux de bosser un peu sur leur dignité.

Puis elle continua à s'acharner sur Ashley. Elle ne méritait pas toutes ses insultes. Toute cette discussion reposait sur un énorme quiproquo et la Serpentard venait mettre son grain de sel alors que cette discussion ne la regardait en rien. J'avais été trop dure avec Ashley et je le regrettai mon comportement n'avait pas été digne d'un blaireau. Il fallait que je défende Ashley même si elle m'insultait et me malmenait depuis tout à l'heure. Elle était peut-être maladroite dans ses propos et ne pensait pas à mal avec sa chanson mais en tout cas elle m'inspirait beaucoup plus de sympathie que la verte. J'allais ouvrir la bouche pour défendre Ashley quand celle ci lança en me désignant :

« Laisses-la tranquille. »

Si je me serai pris une claque ça m'aurait fait le même effet. Quel revirement inattendu de la part de la lionne. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle prenne ma défense. Et j'étais tout autant capable qu'elle de tenir devant les insultes de cette langue de vipère. Je lui souris et je lui dis amicalement :

« Merci beaucoup de me défendre mais je peux me défendre toute seule. »

Je m'avançai vers la verte et je lui dis d'une voix acerbe :

« C'est bien beau de parler de dignité mais où a donc mener la dignité aux Serpentard ces derniers temps ? Est ce que ça les a fait gagner à la Coupe de Quidditch ? Non ils ont fini dernier. Est ce qu'ils ont gagné la Coupe des Quatre Maisons ? Non vous l'avez perdu. Je n'ai donc peut-être pas autant de dignité que les Serpentard mais moi je sais où est ma place et je sais y rester. Et apparemment ce n'est pas ton cas. »

Et voilà ! Comment va-t-elle réagir maintenant ? Je pense que je lui ai bien cloué le bec à celle-là. En tout cas, j'étais fière de ma répartie. Et j'étais prête à en assumer les conséquences.

Une tigresse en action.  Libre 

Amber tuait le temps à merveille. C'était bien simple, elle ne voyait pas les minutes passer, trop occupée qu'elle était à aligner réplique acide sur réplique acide à l'encontre de ses deux camarades. Son cerveau tournait à plein régime, mais pas une seule fois elle ne s'interrogea sur le bien fondé de ses provocations. Agissait t-elle à raison ou a tord ? La jeune fille préférait ne pas se poser la question, se doutant que la réponse risquerait de ne pas tout à fait la flatter.

Seulement voilà, à force de chercher à se comporter comme une élève modèle, la pression draconienne qu'elle exerçait sur son comportement venait de céder, emportant avec elle toute notion de politesse et de respect. Finalement, est-ce que tout ce protocole était vraiment utile ? A quoi bon s'embarrasser de tous ces gestes courtois, de toutes ces attitudes niaises si elle n'en pensait pas un mot ? Dans son esprit mal luné, elle agissait dans son bon droit.


« Insignifiant ? Tu es sérieuse là ?! De plus, à mon souvenir, je crois que les blaireaux mangent les serpents n'est ce pas ? Donc ce serait plutôt toi la petite chose insignifiante  »

« On ne peut plus sérieuse. Et bravo, tu viens de découvrir le principe d'une légende.  », retourna t-elle à l'autre demoiselle dont la voix commençait à grimper dangereusement dans les aigus.

Alors qu'elle se disputait avec cette même personne depuis déjà une petite éternité, elle ne s'attendait à aucune répartie de l'autre côté. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque la Gryffone sortit de son mutisme pour lui ordonner fermement:


« Laisses-la tranquille »

Mais pour qui se prenait-elle au juste ? Elle était dans un pays libre, elle pouvait insulter qui elle voulait quand elle le voulait, tant qu'elle était prête à en assumer les conséquences. Justement, elle n'avait strictement rien à craindre de ses interlocutrices. Elle avait à son compte deux printemps de plus qu'elles, et saurait facilement les maîtriser si elles tentaient quoique ce soit avec leur toute nouvelle baguette, dont elle savait elle-même à peine se servir à leur âge. Aucune riposte sérieuse n'était donc à redouter de leurs parts, Amber pouvait avoir l'esprit tranquille, ses méfaits resteraient inconnus de tous. Et puis, qui les croiraient de toute façon ? Elle démentirait, on la croirait, et leur crédibilité déjà bien basse fondrait comme neige au soleil.

« Ou sinon ? », rétorqua t-elle à la rouge, provocatrice.

« Merci beaucoup de me défendre mais je peux me défendre toute seule  », reprit la jaune.

Curieusement, elle recommençait à devenir douce envers la lionne. En moins de cinq minutes, elle venait de changer environ trois fois de comportement, passant des pleurs au rire, puis de la colère à la sympathie. *Comment une si petite personne peut-elle contenir autant d'émotions à la fois ?*, se demanda la verte en secouant la tête, faussement navrée par sa réaction incompréhensible.

« C'est bien beau de parler de dignité mais où a donc mener la dignité aux Serpentard ces derniers temps ? Est ce que ça les a fait gagner à la Coupe de Quidditch ? Non ils ont fini dernier. Est ce qu'ils ont gagné la Coupe des Quatre Maisons ? Non vous l'avez perdu. Je n'ai donc peut-être pas autant de dignité que les Serpentard mais moi je sais où est ma place et je sais y rester. Et apparemment ce n'est pas ton cas », poursuivit t-elle d'une traite.

Même si elle ne le reconnaîtrait jamais, elle devait avouer que c'était tout de même bien envoyé. Et pour une fois, chaque mot était à peu près à sa place, de sorte qu'assemblés, ils signifiaient quelque chose de cohérent, une première dans leur conversation. Quelque peu perturbée, Amber arqua un sourcil et répondit de son ton le plus venimeux:


« Oh mais ne t'inquiètes pas pour la réussite des Serpentard, après deux mois à monopoliser la coupe, elle peut bien aller voir ailleurs une fois, on s'en fiche bien, puisque que nous savons qu'elle reviendra toujours à sa juste place, à savoir sur le bureau de mon Directeur de Maison. Contrairement aux Poufsouffles, nous n'avons pas besoin de victoires pour nous construire une dignité. Tu vois, c'est ça la magie de notre clan, nous pouvons arriver dernier à tous les classements que tu veux, nous vous dominerons toujours, que cela vous plaise ou non  »

Piquée au vif, elle ajouta:

« Ah, et j'oubliais, va faire un petit tour dans la salle des Trophées et regarde la coupe verte, l'énorme, celle qui symbolise notre victoire à la première saison de Quidditch, et cherche ensuite celle de ta chère maison sur l'étagère, après on en reparlera  »

Un peu lassée par toutes ces démonstrations, elle envisageait de prendre les voiles. Bientôt les couloirs se rempliraient à nouveau et elle ne pourrait plus exercer son autorité en toute impunité sans risquer de témoins pour contredire sa mauvaise foie. Avant de tourner les talons brusquement, faisant voleter sa chevelure derrière ses épaules, elle s'approcha rapidement pour leur serrer vivement la main à chacune d'entre elle, à commencer par la jaune. Elle finit en broyant quasiment la main de la Gryffondor:

« Amber Hoover, ravie d'avoir fait votre connaissance. A une prochaine fois, je l'espère  »

Reducio
Fin du RP pour moi, je vous laisse conclure ! ^^

◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.