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Ancien sorcier  

 Mission  Un coeur d'elfe

Isobel rigolait à gorge déployée en sortant de son cours commun de Sortilèges en compagnie de Caroline et Kaeyann. Les trois jeunes filles se tordaient encore les cottes d’avoir vu la table d’un de leur camarade s’enflammer sous un sortilège quelque peu raté d’Incendio. L’avantage que Poudlard offrait c’était cette originalité que chaque jour vous apportait. Quoi de mieux que d’aller en cours en sachant que vous allez apprendre quelque chose qui vous sera utile et qui plus est en s’amusant. Le pauvre élève qui avait subit les rires de la classe était sortit rouge comme une tomate. Isobel le plaignait sincèrement, mais bon Dieu qu’est ce que c’était drôle. Ce cours de Sortilège avait rendu la petite bleue de bonne humeur pour la journée. Les trois jeunes élèves marchaient de bon cœur dans les couloirs, se rendant vers la bibliothèque pour étudier le fameux sortilège qui les avait occupés pendant le cours. Isobel aimait beaucoup cette convivialité qui régnait au sein de l’école. Chacun aimait pouvoir aider les autres en leur apprenant tel ou tel sortilège. Tous des sorciers, tous dans la même galère. Alors qu’elles se remémoraient une nouvelle fois la scène avant de pouffer de rire, elles entendirent un couinement qui provenait d’en bas. Enfin en bas, plus qu’Isobel tout du moins. La plus petite du groupe baissa les yeux et découvrit un drôle de personnage. Tous les élèves s’écartaient lorsqu’ils passaient devant lui, jetant soit un regard méprisant ou alors l’ignorant totalement. Ce petit personnage, vêtu d’une sorte de tablier, se tenait les yeux, de gros yeux globuleux et proéminent. Un son indescriptible sortait de sa gorge, mais à la vu des larmes qui sortait de ses orbites, Isobel jugea qu’il pleurait. Le petit bonhomme n’était autre qu’un elfe de maison. La brunette savait qu’ils peuplaient les cuisines de Poudlard, mais elle n’en avait jamais vu aucun sortir de son lieu de travail. Examinant l’elfe, elle tapa du coude ses deux camarades et leur chuchota :

« Heps ! Regardez ça. Un p’tit bout de chou d’elfe qui pleure. Il lui arrive quoi ? »

Trop intriguée par cette nouvelle originalité, Isobel s’agenouilla auprès de la petite créature et lui tapota l’épaule. Celui-ci regarda les jeunes filles d’abord d’un œil ébahi puis il redoubla de sanglots avant de s’assoir mollement sur le sol, les yeux toujours autant baignés de larmes. Isobel le regarda avec pitié. Il lui faisait mal là tout seul, au milieu de ce couloir, pleurant à chaude larme sans personne pour l’aider. Elle s’assit à son tour et commença à lui parler doucement, tout en demandant à ses amies de l’aider.

« Hé petit bonhomme, que t’arrive-t-il ? » puis aux deux filles : « Aidez moi à le consoler, on bossera plus tard…. »
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Ancien sorcier  

 Mission  Un coeur d'elfe

Quelle bonne partie de rigolade ça avait été ce cours de Sortilèges ! Caroline et ses deux amies Kaeyann Hirondella et Isobel Stark avaient bien ris. Pour une fois qu'elles avaient un cours en commun et qu'il était drôle. enfin, drôle pr les trois filles mais surement pas pour l'élève concerné. Et oui, les plaisanteries les plus drôles sont souvent des moqueries. C'est triste mais surtout très marrant. Caroline s'en souviendrait toute sa vie de la "table enflammée". La verte avait mal au côtes à forces de rire. Vraiment quand on est dans une école comme Poudlard, il y a toujours un fait inhabituel. Les journées ne sont jamais les mêmes. On peut le lundi, faire une bêtise et le lendemain, être sage comme une image. Tous pouvait changer à tous moment. Cette convivialité était spécifique à Poudlard. Ce n'est surement pas à Durmstrang que ces choses là allait arriver. L'élève aurait été puni et tout ceux qui avaient ris avec. Mais revenons aux trois filles qui riaient encore. La cause de ce fou rire ? La voici : Les premières années étudiaient le sortilège incendio. Ils en étaient passés à la pratiques et un élève maladroit avait été un petit peu trop... enthousiaste à l'idée de faire brûler quelque chose. Au lieu d'allumer une bougie, il avait brûlé la table où celle-ci se trouvait. Bien sûr la professeure était venue éteindre le mini-incendie mais tous les élèves s'était moqué de ce pauvre jeune homme. Ce n'est peut-être pas sympa mais des bêtises pareilles, on en voit pas souvent. Les trois jeunes filles se rendaient à la bibliothèque pour faire leurs devoirs quand Caroline entendit un couinement. Puis un autre, en le réécoutant, la verte se dit que ça ressemblait plutôt à un pleur. Les trois amies s'avancèrent et regardèrent qui est-ce qui pleurait. C'était un petit elfe, avec un mouchoir à la main. Les élèves passaient devant lui sans s'en soucié ou n'y faisaient même pas attention. La décision de Caroline quand à elle était déjà prise : elle allait aider cette pauvre petite créature. Isobel avait du penser à la même idée qu'elle car elle dit à ses amies :

« Heps ! Regardez ça. Un p’tit bout de chou d’elfe qui pleure. Il lui arrive quoi ? »

*Bonne question mais de toute façon, il faut l'aider.* Le petit elfe pleurait dans son coin, tout seul. Il faisait mal au cœur, tout seul, sans personne pour le consoler. Isobel s'agenouilla et décida de lui demander ce qu'il lui arrivait :

« Hé petit bonhomme, que t’arrive-t-il ? » puis elle s'adressa à ses camarades « Aidez moi à le consoler, on bossera plus tard…. »

Caroline s'agenouilla à côté de lui et dit à Isobel et Kaeyann :


" Bien sûr qu'on va l'aider, le travail ça peut attendre. " Puis Caroline sortit de son sac un mouchoir et le donna à l'elfe car le sien était trempé. Ensuite, elle le prit dans ses bras et le berça comme un enfant en bas âge. Ça le calmerait surement.

 Mission  Un coeur d'elfe

Décidément, elle n'avait pas choisi la bonne journée pour tenter d'appliquer sur ses yeux un maquillage approximatif. Kaeyann tira sur le bout de sa manche et essuya ses larmes avec le coin de tissu. Oh, la jeune fille n'était pas triste, au contraire! Elle venait de passer l'heure la plus hilarante de sa vie! Aussi hilarante que la fois où sa sœur Vaeleriann avait voulu grimper dans un arbre pour venir y cueillir une Kaeyann désobéissante et qu'elle s'était retrouvée suspendue à une branche, la tête en bas et la petite culotte au vent sous sa jupe retroussée, alors que les chiens de la famille tournaient autour de l'arbre en jappant comme des dingues parce qu'ils croyaient que c'était un jeu? Définitivement! Kaeyann venait d'assister à un début d'incendie, provoqué par un première année débordant d'enthousiasme mal placé. Pour une fois que ce n'était pas elle qui provoquait une catastrophe en mettant trop d'énergie dans un sortilège, elle n'allait pas se priver pour en rire comme tout le monde, d'autant plus qu'elle avait assisté à cette mésaventure en compagnie de Caroline Purelune, sa bonne amie, et d'Isobel Stark, sa cousine avec qui elle reprenait finalement contact après des années de séparation. Autrement dit, le courant passait entre les trois jeunes filles, et si l'une d'elle attrapait un fou rire, on pouvait être certains qu'elle le passerait aux deux autres à la vitesse de l'éclair!

La Rouge parvint finalement à retrouver un rythme cardiaque normal (il le fallait, car elles se dirigeaient vers la bibliothèque et Mme. Pince n'était pas réputée pour se montrer particulièrement tolérante envers les ricaneuses qui gloussaient dans un coin et dérangeaient le silence sacré de son domaine), et elle chassa les dernières traces de maquillage de son visage. Tant pis, elle serait coquette une autre fois. L'exercice cardio-vasculaire qu'elle venait de faire en valait la peine, même s'il lui avait filé un mal de joues incroyable et l'impression de s'être fait poignardé les côtes tant elle y avait enfoncé ses ongles durant son fou rire. Clignant des yeux et éloignant sa manche de son visage, elle remarqua enfin que ses amies s'étaient arrêtées, et que le bruit qu'elle avait d'abord pris pour un grognement lointain dans la plomberie mêlé au sifflement agaçant du vent qui se faufile par une fenêtre mal fermée avait plutôt pour origine la petite forme prostrée au milieu du couloir, et au-dessus de laquelle Isobel et Caroline s'étaient penchées sans qu'elle s'en aperçoive.


«Hé petit bonhomme, que t’arrive-t-il? Aidez moi à le consoler, on bossera plus tard….»

«Bien sûr qu'on va l'aider, le travail ça peut attendre.»

*Aider quoi? Consoler qui? À qui elles parlent en regardant le plancher comme ça?* Kaeyann s'approcha et se pencha elle aussi, essayant de distinguer quelque chose au travers du parapluie de cheveux que déployaient les deux jeunes filles. Elle était la plus grande des trois, et avait bien du mal à voir ce qui se trouvait à leur pieds, jusqu'à ce que Caroline se mette à bercer la chose dans ses bras. *Un elfe de maison! Voilà qui explique tout! Enfin... Pas tout, mais au moins maintenant je sais qu'elles parlaient bien à quelqu'un, et pas à un tas de chiffons!*

«Alors, qu'est-ce qui t'arrive, mon grand? Il faut pas pleurer comme ça, tout va s'arranger. Comment tu t'appelles?»

L'elfe braqua sur elle ses immenses yeux ambrés inondés de larmes et sanglota de plus belle. Entre deux hoquets, il articula:

«S...Sa...Savant. Je... m'a... M'appelle Savant.

Puis il porta à son nez en forme de groin le mouchoir que Caroline semblait lui avoir prêté et se moucha avec force.


Reducio
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.oOo.Kaeyann Hirondella.oOo.C'est dans le brouillard qu'une rencontre est belle.oOo.
Capitaine des Red Lights ~ Préfète ~ Tutrice ~ Gryffon d'Argent
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 Mission  Un coeur d'elfe

Comme de vraies bonnes amies, la Gryffondor et la Serpentard se penchèrent toutes deux pour voir de quoi il retournait. Le monde était vraiment petit vu de la taille d’un elfe de maison. Isobel voyait elle-même le monde de plus bas que la normal, mais là c’était carrément la descente au sous sol. Trêve de plaisanterie, la petite Serdaigle fouilla dans sa poche à la recherche d’un mouchoir, mais Caroline la devança en lui en tendant un. Elle lui adressa un clin d’œil, tandis que la petite créature se présentait à elles trois, une fois que Kaeyann lui eut posé la question. Ce petit bout de chou tout tremblotant se nommait Savant. Un nom qui ne lui venait certainement pas du fruit du hasard, certainement dû à une intelligence un peu plus haute que la moyenne. Les yeux grands ouverts, il dévorait les trois filles de son regard de chien battu. Le cœur de la brunette se serra un peu plus. Que pouvait-il donc lui être arrivé pour qu’il soit aussi malheureux. Elle espérait au plus profond d’elle qu’il n’y avait rien de grave dans cette histoire. Un elfe qui se promène en pleurant dans les couloirs, ce n’est certainement pas monnaie courante ici. Les devoirs attendraient, il y avait plus important sur le feu : elle avait une mission à accomplir en compagnie de l’angelot Caroline et de Kaeyann sa cousine ! L’elfe se moucha bruyamment, et Isobel dut se détourner quelques instants pour ne pas rire quant au bruit que produisait un elfe se mouchant. Retrouvant son sérieux, elle regarda le petit elfe et lui sourit, en demandant d’une voix calme et compatissante :

« Alors explique-nous un peu mon cher Savant, ce qui t’amène dans les couloirs de notre école ? Et pourquoi tant de larmes versées ? Raconte-nous un peu, on va t’aider à arranger ça. »

Une multitude d’idées lui vinrent à l’esprit alors qu’elle venait à peine de poser sa question. Elle se souvint de l’histoire d’un elfe de maison devenu connu dans le monde des sorciers après avoir sauvé la vie d’Harry Potter. Un certain petit Dobby. Une bouille d’ange comme celui qui se trouvait devant elle à cet instant. Une histoire bien malheureuse pourtant, du temps où les elfes étaient traités comme des moins que rien par leur maître. Pourtant ce n’était pas le cas à Poudlard. Alors peut-être cet elfe se cachait-il de son véritable maître en jouant le rôle de cuisinier à Poudlard… ? Et peut-être que son maître l’avait retrouvé et cherchait à le ramener de force aujourd’hui… ? Toutes ces horreurs lui traversant l’esprit, elle fut ramenée à la réalité par la voix tremblotante de Savant.


« Prunelle… Elle… Elle… Ze… Ze n’oze pas le lui dire… C’est la fête, la fête des z’amoureux bientôt mais z’elle ne voudra pas de moi, pauvre petit Savant que ze suis… »

Il avait un cheveu sur la langue qu'elle n'avait pas remarqué au départ, tant sa voix était fluette. Un adorable petit cheveu sur la langue, une histoire d’amour. Oh l’après-midi promettait d’être riche. Isobel s’en frottait les mains de plaisir, métaphoriquement bien sûr. Elle adorait les petites histoires de couloirs. Un petit cœur d’elfe battant pour autre, quoi de plus adorable, à quelques jours de la St Valentin.

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 Mission  Un coeur d'elfe

Caroline venait de recevoir une mission, une mission très importante, celle de consoler l'elfe de maisons. Elle lui donna un mouchoir et le prit. Kaeyann, quant à elle, regardait autours d'elle en se demandant si ses amies étaient devenues folles. Puis quand Caroline prit la petite créature dans ses bras, elle comprit. La verte le berça et lui chantait doucement une petite chansonnette comme quand elle était petite. Comme quand sa mère lui chantait des chansons avant de dormir. Pas de berceuses sorcières, la Serpentarde n'en connaissait d'ailleurs aucune. Les siennes c'était frère Jacques ou Au clair de la Lune, ces chansons à écouter pour les petits ou les grands. Le pauvre petit elfe était en larme et il n'allait pas tarder à devoir reprendre un nouveau mouchoir car il s'acharnait dessus. Le mouchoir violet brodé avec des fleurs était déjà tout mouillé mais cela ne gênait pas Caroline. Un mouchoir ne reste jamais propre, il sert à être sale, plein d'eau, de morves et de saleté. Caroline continuait à bercer la petite créature aux grands yeux verts. Elle était tellement choupinou ! Enfin, il fallait mieux qu'elle ne pleure pas. Le petit elfe était bercé doucement mais ne pleurait pas au rythme des bercements. Et oui on est dans la réalité pas dans un film. Kaeyann demanda au petit elfe son nom, ce qui était très pratique car on ne pouvait pas l'appeler l'elfe de maison ou la créature, ça ne faisait pas. L'elfe était un être vivant et conscient, il était l'égal des Hommes, tout aussi utile et tout aussi puissant. Il répondit qu'il s'appelait Savant. Son nom devait être en rapport avec son intelligence surement hors norme. On en savait déjà un peu plus sur lui, c'était un plus pour l'aider. Mais il restait toujours à savoir pourquoi Savant pleurait-il et était triste. Meila lui posa la fameuse question, celle qui donnera la réponse à la tristesse du petit elfe. Il lui répondit, en zozotant qu'il était amoureux d'une petite elfe mais qui n'osait pas le lui dire. *Comme, c'est mignon.* Il fallait l'aider et Caroline était sûre que ses amies accepteraient alors elle lui répondit avec entrain :

" Mais bien sûr qu'on va t'aider. Aller viens on se rend aux cuisines pour t'aider, n'est-ce pas les filles ?"

La jeune fille posa par terre Savant et le prit par la main. Celui-ci la regarda et lui répondit avec des yeux plein de reconnaissance :

" Oh merzi, merzi beaucoup ! Vous z'allez vraiment m'aider ? Bon venez avec moi ze vais vous conduire aux cuizines. Vous allez pouvoir rencontrer ma chère Prunelle. "

 Mission  Un coeur d'elfe

Quand Savant se fut légèrement calmé, Isobel lui demanda gentiment la raison de son gros chagrin. Kaeyann s'attendait au pire, car elle avait souvent côtoyé des elfes de maison, mais jamais elle n'en avait vu un pleurer, alors elle se disait que le problème de Savant devait être du type incroyablement grave et difficilement réparable pour le mettre dans un état pareil. Elle ne s'était pas du tout attendu à ce qu'il leur explique de sa petite voix larmoyante qu'il avait en fait le béguin pour une dénommée Prunelle, et qu'il avait peur de déclarer ses sentiments... Il fallait dire que les deux elfes que la famille de Kaeyann employait, Damzelle et Coquine (les deux cadettes d'une longue lignée d'elfes qui avaient toujours travaillé pour la famille Hirondella), étaient plutôt du genre espiègles, têtes en l'air et indépendantes. Elles n'avaient jamais vraiment manifesté le désir de rencontrer des elfes du sexe opposé, et semblaient de toute façon beaucoup trop heureuses de leur situation pour penser à trouver un éventuel partenaire...Kaeyann ne savait d'ailleurs pas trop comment cet aspect de la vie des elfes de maison fonctionnait, et elle était très surprise d'apprendre que les peines d'amour étaient bien présentes dans leurs vies aussi.

Savant se remit finalement sur ses pieds, rendit son mouchoir à Caroline et lui prit la main avant de déclarer:


«Oh merzi, merzi beaucoup ! Vous z'allez vraiment m'aider ? Bon venez avec moi ze vais vous conduire aux cuizines. Vous allez pouvoir rencontrer ma chère Prunelle.»

Les trois jeunes filles lui emboitèrent donc le pas, et ils descendirent tous ensemble jusqu'au rez-de-chaussée. En suivant ainsi le petit elfe le long des couloirs, Kaeyan se rendait compte qu'elle ne savait pas du tout où se trouvaient les cuisines. Le petit groupe se dirigeait vers la Grande Salle, mais au lieu de prendre la dernière volée de marches qui menait aux grandes portes de chêne, Savant les entraina dans la direction opposée, vers un escalier que la jeune fille n'avait jamais remarqué. Ils descendirent au sous-sol, et s'approchèrent d'un large tableau représentant une coupe de fruits. Savant se hissa sur la pointe des pieds et tendit le bras pour chatouiller une poire du bout des doigts. Avec un gloussement, le fruit se métamorphosa en une grosse poignée de porte verte, que l'elfe actionna sans hésiter. Isobel, Caroline et Kaeyann entrèrent à sa suite dans une salle immense, où s’alignaient quatre longues tables pareilles à celles qui meublaient la Grande Salle, juste au-dessus d'elles, ainsi qu'une table qui était la réplique exacte de celle des professeurs. Kaeyann poussa un long sifflement admiratif en remarquant également les immenses fourneaux autours desquels s'affairait une centaine d'elfes de maison drapés d'étoffes aux armoiries de Poudlard.

«Wow... C'est vraiment impressionnant...»

Kaeyann le pensait réellement. Les elfes allaient et venaient dans tous les sens, portant des paniers de pains, des sacs de pommes, des cruches de jus de citrouille, sans jamais se gêner les uns les autres. C'était comme une chorégraphie culinaire, et chaque danseur affichait un sourire plus radieux que le précédent. Tous, sauf Savant, qui gardait les yeux rivés sur ses pieds et ne relevait la tête que pour jeter de brefs regards en direction d'une elfe aux oreilles très longues et au petit nez en forme de trompette, qui était en train de rouler une pâte à tarte un peu plus loin.

«C'est elle, Prunelle?» demanda Kaeyann à voix basse, accroupie à côté de Savant. «Elle est vraiment très jolie dis-donc. Tu travailles souvent avec elle?»

Savant hocha frénétiquement la tête, implorant Kaeyann de ses grands yeux tristes de l'aider.

«Oui... Elle est la plus zolie de toutes les zelfes du monde! Ze veux lui dire que ze l'aime, mais ze sais pas comment. Qu'est-ce vous z'en pensez?»

Kaeyann se tourna vers ses deux amies, elle n'était définitivement pas la plus douée pour les histoires de cœur et espérait que l'une d'entre elles aurait une idée géniale pour attirer l'attention de Prunelle et gagner son cœur.

.oOo.Kaeyann Hirondella.oOo.C'est dans le brouillard qu'une rencontre est belle.oOo.
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Ancien sorcier  

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Le petit Savant venait d’avouer aux trois jeunes filles sa peine de cœur, ou plutôt la difficulté qu’il avait à faire sa déclaration. Dans un semble parfait les trois filles se levèrent et décidèrent d’aider ce pauvre petit bonhomme au cœur éperdument amoureux, car en amour, rien n’est facile, et un coup de main n’était pas de refus. Attrapant le pantalon d’Isobel, le petit Savant leur intima de le suivre, puis il déguerpi et elles le suivirent tant bien que mal. Longeant couloirs sur couloirs, elles descendirent à une vitesse monstrueuse les escaliers mouvants, atterrissant au rez de chaussée, dans le grand hall, passant en vitesse devant la Grande Salle pour de nouveau gravirent des escaliers. Isobel n’était jamais venue par ici, c’était un endroit interdit, les sous sols. Et surtout un endroit assez glauque. La salle commune des Serpentard n’était pas loin d’après la rumeur, mais là n’était pas la question, les trois fillettes devaient se dépêcher d’atteindre les cuisines, car l’heure tournait mine de rien. Elles arrivèrent devant un tableau représentant une corbeille de fruit. Isobel n’y vit que du feu, et en moins d’une minute elles arrivèrent dans les fameuses cuisines de Poudlard, lieu qu’il n’était pas donné à tout le monde de voir… La brunette se remplit les yeux de cet endroit qui ressemblait en tout point à la Grande Salle, mais au sous sol mais surtout, elle se remplit les narines de cette odeur indescriptible qui y régnait. Un mélange de pommes confites, de poulet grillé, de légumes farcis… C’était un parfum enivrant et elle aurait pu rester là éternellement si Kaeyann ne l’avait pas sortie de sa rêverie.

«Wow... C'est vraiment impressionnant...»

Puis elle enchaîna plus doucement, afin que personne n’entende hormis ses deux camarades et l’elfe, on ne sait jamais, il y avait peut-être des oreilles baladeuses dans le coin.

«C'est elle, Prunelle ? Elle est vraiment très jolie dis-donc. Tu travailles souvent avec elle?»

Elle était tout aussi adorable que lui. Ils feraient bien la paire tous les deux, si les filles réussissaient leur mission en tout cas… Et ça Isobel était bien décidée à y arriver et elle ne doutait pas que Caroline et Kaeyann l’étaient tout autant. Savant hocha la tête à la question de sa cousine la rouquine, puis il leur demanda si elles avaient une idée afin de l’approcher. L’instant fatidique était arrivé. Il fallait qu’elles trouvent une idée et rapidement. Cherchant autour d’elle, Isobel se gratta la tête à la recherche d’une idée miraculeuse. La cuisine… Que faire dans une cuisine. Soudain, une ampoule s’alluma dans sa tête.

« J’ai peut-être une idée moi. L’une de nous trois va aller aider Savant à préparer un gâteau, il faut le regard d’une fille sinon ça ne marchera pas, c’est pour cela que l’on doit se séparer. Les deux autres iront voir Prunelle en lui racontant un bobard comme quoi elles veulent apprendre à cuisiner. Pendant ce temps là, l’autre groupe prépare un beau gâteau pour Prunelle la Valentine. Et ensuite Savant n’aura plus qu’à lui offrir. Je suis sûre que ça lui fera plaisir ! Enfin si la demoiselle aime les gâteaux… ? »

Elle regarda Savant attendant une réponse. Il hocha à nouveau vigoureusement la tête.

« C’est une cuizinière accomplie, elle adore les pâtisseries ! »

Isobel leva un pouce en signe de victoire. Puis se tournant vers les deux autres pour avoir leur avis :

« Alors on fait ça ? »
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 Mission  Un coeur d'elfe

Les trois jeunes filles allaient aider Savant. Bien sûr, elles n'allaient pas l'abandonner, ça ne se faisait pas et en plus, les premières années lui avaient insufflé de l'espoir, elles allaient l'aider. Ça sera une belle aventure humaine-elfe de maison. Mais pas la première. Il fallait maintenant descendre aux cuisines pour aller rencontrer Prunelle et mettre en place un plan. Les filles et Savant descendirent dans les cuisines pour conquérir le cœur de Prunelle.

En cuisines, les odeurs affluaient. Une odeur de chocolat, de citrouille, de menthe, de rôti, de pleins de choses régnaient dans la pièce. Les fours étaient en marche, les elfes s'activaient à cuisiner des plats fantastiquement bon, gustativement extra. Les papilles des élèves affamés, quand les plats arrivent sur les tables, salivent et ne peuvent pas se retenir, l'envie prend le dessus sur la retenue. Ils ne se contrôlent plus, l'envie prend le contrôle du corps et tout fait que les bras s'activent, la bouche s'ouvre et miam, les aliments sont dégustés. Le pouvoir du goût, quelque choses de magnifique, d’extrêmement délicieux, il pouvait faire transporter les personnes dans un autre monde, dans un monde tout autre. Les elfes avaient du boulot et s'activaient pour préparer les plats du soir. Il fallait que les élèves soient nourris convenablement, c'était la réputation culinaire des elfes qui étaient en jeu. Caroline entendit Kaeyann s’ébahir sur le lieu.
*C'est vrai que toutes ses couleurs mêlés au gris des fours et des autres meubles c'est très beau et impressionnant. Tu as l'impression de ne pas avoir ta place ici.* Caroline chercha Prunelle des yeux, elle cibla une petite elfe qui bougeait dans tout les sens pour aller chercher des ingrédients ou d'autres éléments nécessaires à la confection d'un plat. Elle était très belle pour une elfe avec ses grands yeux verts, son tabliers blancs et sa toque de chef blanche elle aussi. Il fallait établir un plan pour que Savant séduise Prunelle.Isobel avait déjà pensé à tout :

« J’ai peut-être une idée moi. L’une de nous trois va aller aider Savant à préparer un gâteau, il faut le regard d’une fille sinon ça ne marchera pas, c’est pour cela que l’on doit se séparer. Les deux autres iront voir Prunelle en lui racontant un bobard comme quoi elles veulent apprendre à cuisiner. Pendant ce temps là, l’autre groupe prépare un beau gâteau pour Prunelle la Valentine. Et ensuite Savant n’aura plus qu’à lui offrir. Je suis sûre que ça lui fera plaisir ! Enfin si la demoiselle aime les gâteaux… ? »


*Quel plan, parfait, en plus on est gagnant gagnant, on aide Savant et soit on reçoit des conseils de Prunelle ou cuisiner. C'est génial.* Puis Savant répondit que c'était une super idée car Prunelle adorait cuisiner. *Et bien parfait.* Puis Isobel demanda aux filles si tout était bon et Caroline lui répondit en souriant :

"Ok, tout vas bien. Je vais avec Savant faire un gâteau et vous vous allez occuper Prunelle. allez les filles on y va."

Caroline espérait que ses deux amies ne lui reprocherait pas son impulsivité. Elle voulait juste bien faire et ne voulait pas perdre de temps. Plus les filles iraient vite, plus Savant serait vite heureux. Et c'est tout ce qui comptait. Caroline, Savant à côté d'elle, se dirigea vers un four pour commencer à travailler et laissa aux deux autres premières années l'autre partie du plan. Elle demanda au petit elfe ce qu'il voulait faire comme style de gâteaux : pièces montées, gâteaux au yaourt, fondants aux chocolats... Il y avait le choix.


"Bon, alors, qu'est-ce que tu veux faire ? Je pensais faire une pièce montée en trois. Mais après il faut savoir les goûts de Prunelle... Tu les connais ?"

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Isobel s'approcha à son tour de Savant et regarda la petite elfe qu'il désignait. La jeune fille se tourna ensuite vers ses amies et proposa une idée que Kaeyann trouva tout de suite fantastique:

«J’ai peut-être une idée moi. L’une de nous trois va aller aider Savant à préparer un gâteau, il faut le regard d’une fille sinon ça ne marchera pas, c’est pour cela que l’on doit se séparer. Les deux autres iront voir Prunelle en lui racontant un bobard comme quoi elles veulent apprendre à cuisiner. Pendant ce temps là, l’autre groupe prépare un beau gâteau pour Prunelle la Valentine. Et ensuite Savant n’aura plus qu’à lui offrir. Je suis sûre que ça lui fera plaisir ! Enfin si la demoiselle aime les gâteaux…?»

Savant approuva immédiatement lui-aussi, car il savait que sa dulcinée avait un penchant pour les pâtisseries. Caroline prit alors les devants, et décida d'accompagner Savant pour la préparation du gâteau. Kaeyann se tourna donc vers Isobel, espérant qu'elle était meilleure menteuse qu'elle parce que la Rouge n'avait jamais démontré de talent particulier pour l'improvisation. Elle décida tout de même de se retrousser les manches et de se lancer, car c'était pour une bonne cause après tout. S'approchant de Prunelle, elle s'accroupit et toussota légèrement.

«Bonjour, heu...Prunelle? C'est bien ça? Salut, je m'appelle Kaeyann.»

L'elfe tourna vers elle ses grands yeux couleur jade et sourit.

«Oui, je suis Prunelle» dit-elle d'une petite voix aigüe en déposant le rouleau à pâtisserie qu'elle avait à la main. «Est-ce que vous voulez que je vous prépare quelque chose à manger?»

«En fait, nous heu... Nous aimerions que vous nous appreniez une de vos recettes. Il parait que vous êtes une fameuse cuisinière, alors nous voudrions connaitre votre recette de...»

«De potage à la courge?» compléta spontanément Prunelle, qui était apparemment réputée pour ce plat.

Kaeyann s'empressa de répondre que oui, elle avait toujours eu envie de connaitre la cuisinière incroyable qui mettait chaque jour sur leur table de grands bols de potage fumant, ce qui fit instantanément rougir les oreilles pointues de Prunelle. Cette dernière sembla d'abord gênée d'avoir soudainement près d'elle deux élèves aussi avides d'apprendre à cuisiner comme elle, mais elle y prit rapidement goût et les fit approcher de son poste de travail, où sa pâte à tarte reposait toujours. Elle fit apparaitre deux tabourets d'un claquement de doigts et les invita a prendre place, tandis qu'elle sortait - de nulle part, semblait-il - une panoplie d'ingrédients pour les disposer devant elle.

«L'important» expliqua-t-elle «c'est l'équilibre des saveurs. Par exemple, il faut...Vous ne prenez pas de notes?»

Kaeyann sursauta, et se tourna vers sa cousine, le sourcil haussé. Elle ne s'était pas attendue à recevoir un véritable cours de cuisine, mais elle décida de jouer le jeu. Mettre Prunelle en confiance l'amènerait certainement à être plus réceptive lorsqu'elles aborderaient le sujet de... l'amour. Elle sortit donc de son sac son cahier de notes et une plume, puis invita Prunelle à continuer.

«Donc, comme je le disais, tout est dans l'équilibre. Par exemple, pour balancer le goût musqué de la courge, j'ajoute un peu de gingembre, ainsi qu'un peu de jus de citron. Et pour créer une texture onctueuse, il faut à la fois de la crème et des pommes de terre. L'une d'entre vous voudrait-elle prendre ce couteau, et découper la courge en petits cubes de taille égale, pendant que l'autre hache ces gousses d'ail?»

Kaeyann hocha lentement la tête, incertaine. Jusqu'à présent, elle s'en tirait plutôt bien au niveau de la partie improvisation, ce qui était impressionnant en soit la connaissant, mais elle était maintenant confrontée à un nouveau défi. La cuisine. Oui, bon, il était évident que cette étape arriverait éventuellement, mais Kaeyann n'avait pas prévu qu'on lui mette aussi rapidement un couteau entre les mains. La semaine précédente, elle s'était plutôt bien débrouillée durant une activité de préparation de crêpes, mais cet atelier n'avait impliqué aucun ustensile susceptible de lui faire perdre un doigt. Devant l'air catégorique de Prunelle, elle obéit et tendit la main vers le couteau qu'elle lui pointait. S'approchant de l'énorme courge posée sur la table, elle hésita longuement. Comment était-on sensé préparer une courge? Prunelle parut s'apercevoir de son trouble, car elle claqua à nouveau des doigts et l'épaisse pelure de la courge disparut. Il ne restait maintenant plus qu'à la découper. *Ça ne devrait pas être si difficile que ça... J'ai déjà...vu quelqu'un se servir d'un gros couteau.* songea Kaeyann. La jeune fille se tourna vers Isobel, désireuse de voir comment elle se débrouillait avec ses gousses d'ail.


.oOo.Kaeyann Hirondella.oOo.C'est dans le brouillard qu'une rencontre est belle.oOo.
Capitaine des Red Lights ~ Préfète ~ Tutrice ~ Gryffon d'Argent
♦ Élève du mois de Février 2014♦