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Féminité, quand tu nous tiens  PV 

Aujourd'hui était un jour banal de Mars, un dimanche comme un autre, mais un soupçon plus ennuyeux que d'habitude. Alors que la météo s'amusait à tourmenter les pauvres élèves, alternant entre soleil radieux et pluies torrentielles, le château semblait désert. Les gamins n'avaient pas spécialement envie de se prendre de bourrasques en pleine tête sous un ciel nuageux, alors ils avaient pris la sage décision de rester cloîtrés dans leurs Salles Communes respectives pour passer le temps. Une occupation à laquelle Amber avait savamment refusé de s'adonner.

Elle sortait en effet d'une période d'examen houleuse et avait par conséquent passé la quasi-totalité de la semaine précédente enfermée dans son dortoir pour réviser, et commençait à faire une sérieux overdose de cet endroit. De plus, bien qu'elle appréciait la compagnie des Serpents en général, les troupes semblaient quelque peu déprimées en ce moment et elle n'avait aucune envie de se noyer dans un océan de morosité ou de faire la police auprès des plus jeunes qui trouvaient toujours quelques coups fourrés à faire quand ils s'embêtaient. C'était l’inconvénient d'être la préfète des plus vicieux de l'école, et en ce jour elle n'était pas d'humeur à sermonner les jeunes pousses les plus insolentes: « Non, Jordan, tu enlèves tout de suite la tête de Mike de la cheminée ! », « Arabella, cesse de donner des chaussettes sales à manger à ton crapaud s'il te plaît, c'est pas bon pour sa digestion » et autres « QUI a planqué cet élevage de punaises sous le canapé ?! ». Bref, un peu de calme et se sérénité étaient les bienvenues.

Lorsqu'elle avait demandé à ses amies un moyen de relaxation sûr et efficace, on lui avait proposé de prendre soin d'elle en prenant un bon bain chaud. Malheureusement, comme à toutes les heures de pointe la salle de bain était bondée et celle des Préfets lui semblait bien trop loin pour ses petites jambes. On lui avait donc proposé un atelier coiffure, seulement elle détestait qu'on tripote ses cheveux. L'idée de la manucure était venue d'elle-même, or elle n'avait absolument pas confiance en ce que ses copines feraient de ses pauvres ongles et avait préféré jouer la carte de la sécurité en leurs empêchant tout accès à ses cuticules.

Il n'empêche, cette nouvelle façon de se pomponner l'avait intrigué. Sur un coup de tête, elle avait fourré un verni couleur aigue-marine dans la poche de sa cape de sorcière et avait filé, parée pour une nouvelle séance d'introspection qui se promettait un peu plus girly que d'ordinaire. Les couloirs lui avaient parut un bon endroit pour se poser, aussi s'était-elle laissé choir contre les briques millénaires pour y prendre appui et profiter des bienfaits du silence. Pensant à tout et rien à la fois, elle finit par en revenir au minuscule flacon qu'elle fit danser au creux de sa paume, se demandant comment cette curieuse peinture pourrait recouvrir et sublimer ses menottes. Maladroitement, elle l'ouvrit. Comme le bouchon émettait une once de résistance, elle redoubla d'effort tant et si bien que l'objet céda, mais en envoyant au passage une bonne rasade de son contenu sur sa robe.

La demoiselle jura en utilisant des mots qu'on était pas censé connaître à son âge et encore moins employer, mais il fallait la comprendre, c'était sa préférée. Loin d'être découragée par cet échec, son envie de venir à bout de cette tâche insurmontable n'avait fait que croître dans son petit cerveau étriqué. C'est en grommelant dans sa barbe qu'elle s'attaqua à son pouce, qui eut tôt fait de disparaître sous une marée vaguement turquoise. Elle allait piquer une crise de nerf lorsque des pas se firent entendre à proximité. La blonde leva la tête et plissa les yeux tout en serrant les poings, espérant que l'ahuri qui passait par là aurait le minimum d'intelligence requise pour ne pas lui chercher des pouxn parce que ce n'était pas, mais alors vraiment pas le moment.



Reducio
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◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.