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La gourmandise... c'est pas que pour les Poufsouffles.

Pourquoi avait-elle mangé autant déjà ? Ah oui… c'était le repas du nouvel an… Mais c'était de la faute des elfes aussi : il fallait qu'ils arrêtent de faire autant de choses délicieuses ! *A tous les coups le directeur prépare une conspiration et nous engraisse pour pouvoir nous manger après...* La verte avait eu beau essayer de ne prendre que des petites quantités quand on veut absolument goûter à tout ça commence quand même à faire beaucoup. Et la jeune fille n'avait pas su s'arrêter d'elle même... alors son estomac s'était chargé de lui faire comprendre que non, il n'y avait décidément plus de place et que ça n'était pas la peine de faire semblant de ne pas entendre les signaux d'avertissement que lui lançait sa conscience.

*C'est décidé, je ne mange plus pendant trois semaines… au moins !* En attendant la pauvre sorcière avait l'air bien maligne : elle était sortie de la Grande Salle pour échapper à l'ambiance festive qui commençait à lui faire mal à la tête (en plus de son mal de ventre abominable) mais c'était retrouvée, au bout d'une centaine de pas et un escalier, prise d'une envie subite de… libérer son estomac.

Elle était donc en train de parlementer avec cette viscère têtue et déterminée à salir le sol pavé du couloir lorsqu'elle entendit des pas résonner... et ces pas se rapprochaient. *Mais pourquoi Merlin faut-il toujours que je me ridiculise en public* pensa t-elle en soupirant
Amaëlle, qui s'était appuyée contre le mur pour reprendre sa respiration et calmer les gesticulation du festin du nouvel an dans son estomac, se retourna vers la source de bruit, ne pouvant dans l'opération retenir un petit gémissement.
Apparemment son ventre refusait de faire quoi que ce soit tant qu'elle ne l'aurait pas laissé se décharger du surplus de nourriture qui l'encombrait. Mais puisqu'elle refusait de se faire dicter sa conduite par son propre système digestif elle se redressa courageusement.

Une fois cela fait elle observa la jeune fille qui venait dans sa direction, car c'était bien une jeune fille. Par ailleurs cette jeune fille ne lui était pas tout à fait inconnue, et plus elle se rapprochait plus elle en était persuadée : elle avait déjà vu ces yeux verts à moitié dissimulés derrière une frange et cette chevelure châtain. Un peu dans les vapes elle n'arrivait pourtant pas à remettre un nom sur ce visage, néanmoins lorsqu'elle aperçu son écusson rouge elle comprit.


« Abby !» prononça t-elle un peu difficilement « Comment ça va en cette nouvelle année » ajouta t-elle en demandant à ses lèvres de s'étirer en un sourire.

Les deux jeunes filles se connaissaient un petit peu. En fait elle avaient déjà travaillé ensemble en cours et depuis ce jour là se parlaient de manière presque régulière. C'est pour ça que si elle n'était toujours pas très heureuse que quelqu'un la voit en ce moment pas très glorieux de son existence elle n'était tout de même pas fâchée que ce soit elle : ça aurait pu être bien pire !
Et puis si ça se trouve la rouge ne se rendrait même pas compte de son mal être !

Ce que ne savait pas Amaëlle c'était que son visage avait prit une teinte assez intéressante, qui ne permettait pas vraiment de passer à côté de ce fait.

Même le plus petit serpent a du venin (si si)
Cinquième année RP

La gourmandise... c'est pas que pour les Poufsouffles.

Abby avait très bien mangé. Le repas avait été délicieux, comme d'habitude à Poudlard. Elle allait avoir du mal à se réhabituer à la cuisine de sa mère, aussi bonne fut-elle. Personne ne pouvait égaler les elfes. Surtout pour le repas du nouvel an.

Mais aussi bonne fut cette cuisine, la fillette ne pouvait chasser la tristesse qui voilait ses yeux verts : ces vacances, elle les avait attendu longtemps, très longtemps, impatiente qu'elle était de revoir sa famille pour leur raconter de vive voix tout ce qui lui était arrivé : ses rencontres, les cours, sa visite impromptue des sous-sols, les matchs de Quidditch auxquels elle avait pu assister... Quatre mois, ses quatre premiers mois dans la meilleure école de sorcellerie au monde selon les dires de son père. Quatre mois durant lesquels elle avait déjà vécu pas mal de chose, et seulement trois ou quatre lettres échangées avec sa famille. Bref, elle avait hâte de retrouver le monde de son enfance.

Et tout avait été annulé. Okin et Ella travaillent, Charles n'a pas le temps, Papa doit voyager pour le Ministère et Maman l'accompagne. On ne peut pas vous emmener, on est vraiment désolés ma puce. Tu restes à Poudlard avec Céleste, d'accord ? On a eu un peu de mal à trouver comment faire pour tes frères, mais finalement ils vont aller chez des amis qui ont des jumeaux de l'âge de Conan. On se verra à Pâques. On t'aime, Abby-Jolie. Joyeux Noël (tu auras ton cadeau le 24, comme prévu !) et bonne année. Papa et Maman.

C'était en gros ce que disait la lettre. Abby avait eu son cadeau comme promis, un pendentif qu'elle avait mis dans la minute, et une figurine d'Hippogriffe. Animée, bien entendu. Des lettres de sa famille. Elle avait passé un très bon réveillon avec les autres Gryffondors en salle commune, mais Conan et Jason lui manquaient. Et Jason devait avoir vécu le pire réveillon de sa courte vie, avec son hyperactif de frangin et des jumeaux du même âge et de caractère semblable, lui qui ne jurait que par le calme et la placidité. Bref, Abby pensait à ce réveillon fichu en l'air, à sa famille et à toutes les problématiques qui faisaient de la vie d'une petite sorcière de douze ans la vie d'un petite sorcière de douze ans. En ce moment, par exemple, elle n'avait jamais autant haï le Ministère.

Abby tourna à l'angle d'un couloir avec un soupir terrible. Elle errait dans les couloirs sans but précis : elle avait besoin de se dégourdir les jambes, pas de rester assise dans un fauteuil de sa Salle Commune au milieu des rires de Gryffondors passablement excités. Elle contemplait depuis quelques minutes maintenant le tableau d'un petit chat roux (qui lui rappelait des souvenirs surprenants), quand un bruit de pas hésitants résonna à sa droite. Elle tourna la tête vers la source du bruit et haussa les sourcils : une silhouette pliée s'était appuyée contre le mur, à l'autre bout du couloir. De là où elle était, Abby ne pouvait voir que ses longs cheveux bruns, mais la demoiselle (?) avait l'air mal en point. Au bout de cinq minutes à peser le pour et le contre, elle décida de s'approcher. A sa taille, elle aurait dit première ou deuxième année, puis la fille se retourna et elle la reconnut : Amaëlle Nelly était en première année à Serpentard. Elles avaient fait équipe en cours, une fois, et avait donc eu l'occasion de discuter. Abby appréciait beaucoup la petite sorcière et aurait été ravie de la voir en d'autre circonstances, mais elle avait plutôt tendance à être inquiète, là : le visage d'Amaëlle était vert, vraiment vert, en accord avec l'écusson brodé sur sa robe.


« Abby ! » lança la demoiselle avec une grimace lorsqu'elle l'eut reconnue. « Comment ça va en cette nouvelle année ? »

Ses lèvres esquissèrent le fantôme de l'ombre d'un sourire douloureux qui ne fit qu'accentuer l'inquiétude de son vis-à-vis. Morgane, Amaëlle digérait mal le repas ou quoi ? Elle avait peut-être l'estomac fragile...

« Moi, très bien », répondit-elle, un peu hésitante sur la conduite à tenir avant d'ajouter : « Toi, par contre, ça n'a pas l'air d'aller très fort... Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Tu veux aller à l'infirmerie ? »

Elle s'était approchée de la jeune Serpentarde, dans une attitude amicale. Elle avait peut-être horreur des serpents, mais elle aimait beaucoup Amaëlle. Et puis, ça lui permettait de ne pas penser à ce fichu réveillon et à sa famille...


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Désolée pour le retard, j'ai eu quelques problèmes techniques... :/
Dernière modification par Abigail Lewis le 11 août 2015, 22 h 44, modifié 2 fois.

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
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La gourmandise... c'est pas que pour les Poufsouffles.

Apparemment sa tentative pour donner le change était loupée… La jeune rouge en face d'elle fronçait les sourcils, l'air inquiète.

« Moi, très bien » répondit-elle à sa question.

Puis, dansant presque d'un pied sur l'autre, l'air hésitante, elle finit par ajouter d'une voix prudente :

« Toi, par contre, ça n'a pas l'air d'aller très fort... Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Tu veux aller à l'infirmerie ? »

Allons bon… elle avait l'air si mal que ça ? Certes il était vrai qu'elle ne se sentait pas très bien mais de là à aller à l'infirmerie elle avait des doutes. En réalité elle ne voulait pas y aller : cela lui faisait peur. Le fait qu'elle n'est jamais mis les pieds dans un cabinet de médecin, et encore moins dans celui d'un médicomage, avait sans doutes une influence...
Cela faisait partie des avantages lorsque l'on a une mère médecin.

« Non ne t'inquiètes pas je vais très bien ! » puis sous le regard plutôt dubitatif de sa camarade elle ajouta « C'est juste que j'ai la légère impression qu'un lutin de Cornouaille danse la salsa dans mon estomac… En fait j'ai peut être un peu trop mangé.» finit-elle par avouer.

Finalement parler à Abigail lui faisait du bien : cela lui permettait de se concentrer sur autre chose que son ventre criant au scandale et l'accusant de maltraitance. La douleur et le malaise qui l'avaient envahi devenaient plus diffus, ils étaient toujours là mais comme en retrait.
C'est sans doute ce qui lui permit de se rendre compte du vide irréel et le silence troublant qui régnait dans les couloirs. Tout autours d'elles était vide, de ce vide immense qui suggère que la vie est ailleurs. C'est qu'en cette soirée du nouvel an tous les habitants de Poudlard s'étaient réunis pour festoyer ensembles dans la Grande Salle ou dans leurs salles communes.
Quelques bruits de fêtes leur parvenait aux oreilles, tels de lointains échos étouffés. Cela rendait l'ambiance étrange d'autant plus irréelle, la remplissant d'un sentiment à la fois de puissance et d'exclusion : d'exclusion car elle ne participait pas à la vie du château, de puissance car elle avait l'impression de n'être que l'une des seules rares témoins de cette scène, détenant une chose que tout le monde ignorerait.
Toutefois quelque chose la perturbait : si elle savait ce qu'elle même faisait ici qu'elle pouvait donc être la raison pour laquelle Abigail déambulait seule dans les couloirs ce soir ? À ce moment de ses réflexions une sorte de spasme lui enjoignant de libérer de la place la prit. Elle décida néanmoins d'en faire abstraction et, se tenant le ventre d'une main, elle maugréa avec un léger sourire :


« Ne me regarde pas avec ces yeux là… je vais pas tomber dans les pommes tu sais…
Mais au fait : qu'est ce que tu viens faire par ici toi ? Tu t'es perdue ? En tout cas si tu cherches les cuisines je ne peux que te conseiller de te modérer… A moins que tu ne prépare un mauvais coup à quelqu'un ? »
finit-elle en élargissant son sourire.

Elle se doutait bien que sa camarade n'étais pas là pour ça… D'ailleurs aucune lueur d'excitation n'illuminait ses pupilles : il était clair qu'elle ne s’apprêtait pas à s'amuser, ni en faisant une farce ni même en fêtant tout simplement la nouvelle année. Bien sûr en ce moment précis la lueur la plus vivace était celle d'inquiétude qui demeurait, mais la jeune rouge semblait… triste.
C'était d'ailleurs assez étonnant de voir une telle nuance dans ses yeux verts, habituellement pétillants, plein de vivacité et de bonne humeur. Alors Amaëlle, comme Abigail l'avait fait pour elle, se mit à s'inquiéter.


« Tu es sûr que ça va Abby ? »

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Abigail était persuadée qu'Amaëlle n'avait pas vu son reflet dans une glace depuis un petit bout de temps. Depuis qu'elle devait se trouver dans cet état, en fait. Ce n'était certes pas à cause d'un quelconque défaut vestimentaire, d'une bouche barbouillée de chocolats ou de cheveux emmêlés : si la petite fille avait pu voir la couleur de son visage à cet instant, elle aurait eu une drôle de surprise. Très mauvaise, la surprise. Mais il n'y avait pas miroirs dans le couloir et elle répondit :

« Non, ne t'inquiètes pas, je vais très bien ! »

Abby n'était pas médicomage ou guérisseuse, mais elle savait tout même faire la différence entre une personne en bonne santé et une autre mal en point. Or son amie ne faisait visiblement pas partie de la première catégorie. Aussi haussa-t-elle un sourcil, et s'apprêtait à sortir une remarque sarcastique à la Allan Lewis quand la Verte lança, comme un aveu :

« C'est juste que j'ai la légère impression qu'un lutin de Cornouaille danse la salsa dans mon estomac… En fait j'ai peut être un peu trop mangé. »

C'était donc ça. En même temps, vu ce que leur avaient préparé les elfes, elle-même avait eu du mal à résister à la tentation. Elle s'en félicitait, à présent. Sa camarade, quoiqu'elle en dise, avait l'air de pas mal souffrir.

Abby se demanda un instant ce qu'elle pouvait faire... Rejoindre l'infirmerie ? Amaëlle avait vigoureusement refusé l'idée. Les toilettes ? Dans le cas présent, elle devait simplement s'assurer que la fillette ne régurgiterait pas son dîner sur les dalles de pierres du couloir. Ses maux d'estomac se calmeraient peut-être au fur et à mesure qu'elle digérerait son repas.

Toutes deux s'étaient tues, et le silence des couloirs laissait filtrer de temps à autre la rumeur d'une fête, avec ses éclats de rires et ses joyeuses conversations. Elle pensa à la lettre, pliée en quatre dans sa poche, puis rejeta toutes pensées nostalgiques : se morfondre ne ramènerait pas ses parents et ses frères au château (quoiqu'ils en eussent sûrement été ravis) et puis, elle n'était pas la seule dans ce cas : combien étaient-ils, ceux qui fêtaient la nouvelle année dans la Grande Salle ou leur Salle Commune ? Pas trois, pas quatre, mais plus d'une vingtaine au moins, et tous étaient dans le même cas qu'elle, quelle qu'en soit la raison. Certains étaient peut-être ravis de passer les vacances à Poudlard, mais d'autres devaient sûrement penser à leur famille. Se lamenter sur son sort était terriblement égoïste.

Amaëlle eut tout à coup une grimace, et agrippa son ventre d'une main. Abby laissa aussitôt l'inquiétude poindre dans son regard, et elle s'avança d'un pas encore, prête à soutenir son amie si ses genoux flanchaient. Mais celle-ci la rassura avec un léger sourire :


« Ne me regarde pas avec ces yeux là… je vais pas tomber dans les pommes tu sais… Mais au fait : qu'est-ce que tu viens faire par ici toi ? Tu t'es perdue ? En tout cas si tu cherches les cuisines je ne peux que te conseiller de te modérer… A moins que tu ne prépare un mauvais coup à quelqu'un ? »

Un mauvais coup ? Ce n'était pas franchement son genre. Elle était trop timide, et sûrement trop respectueuse du règlement. Elle pensa à son père, Serpentard jusqu'au bout des ongles, qui ne ratait jamais une occasion, puis à sa mère, qui de son côté ne s'était même jamais approché de la limite. Elle se demanda de qui elle tenait le plus. Et ne put s'empêcher de ressentir une vague de regrets en pensant à ce réveillon annulé.

« Tu es sûr que ça va Abby ? » la questionna tout à coup Amaëlle.

La fillette eut un sursaut, et chassa rapidement toutes ses idées noires dans un coin de sa tête : elle était dans un couloir, elle avait enfin une vraie discussion avec quelqu'un qu'elle appréciait, ce n'était pas le moment pour penser à ce genre de choses. Comme si elle revenait à la réalité après un long voyage aux confins de son imagination, ses yeux s'éclairèrent brièvement, et ses lèvres composèrent un sourire franc, quoique bancal. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas répondu à son amie, peut-être était-ce ce qui l'avait interpellée ?

« Ne t'inquiète pas, je vais très bien, vraiment. J'ai juste un peu le mal du pays. » lança-t-elle avec un petit rire avant de reprendre : « J'étais un peu fatiguée, et la Table de Gryffondor n'est pas des plus calmes. Je ne sais pas ce qu'ils font pour avoir autant d'énergie... Et puis, comme ça doit être plus ou moins la même chose en Salle Commune, j'ai décidé de me promener un peu... C'est pareil, à Serpentard ? »

Elle darda sur son amie un regard inquisiteur : son père lui avait beaucoup parlé de la Noble Maison, mais elle-même n'y mettrait jamais les pieds. Elle en était assez déçue, d'ailleurs, même si elle n'échangerait sa Maison pour rien au monde... Et puis, son regard repartit brièvement dans le vague, sa voix se fit de nouveau rêveuse et elle demanda, comme une enfant demande à son professeur :

« Dis Amaëlle, on est d'accord que 2+2=5 ? »


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Navrée pour cet impardonnable retard :/

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La gourmandise... c'est pas que pour les Poufsouffles.

Après quelques secondes de réflexion la jeune rouge fini par lui répondre doucement :

« Ne t'inquiète pas, je vais très bien, vraiment. J'ai juste un peu le mal du pays. »

Elle émit un petit rire, qui lui fit penser à ses propres sourires quelques minutes auparavant : un rire qui se voulait rassurant mais pas tout à fait sincère.

« J'étais un peu fatiguée, et la Table de Gryffondor n'est pas des plus calmes. Je ne sais pas ce qu'ils font pour avoir autant d'énergie... Et puis, comme ça doit être plus ou moins la même chose en Salle Commune, j'ai décidé de me promener un peu... C'est pareil, à Serpentard ? »

Est ce que c'était vraiment comme cela ? A première vue non. Les Serpentards étaient indéniablement plus calmes... quoique...
Un sourire sur les lèvres aux souvenirs qui lui venaient elle allait ouvrir la bouche pour lui répondre lorsque la jeune rouge la regarda d'un air rêveur et lui demanda doucement, avec une voix qui lui fit penser à celle d'une toute petite fille perdue :


« Dis Amaëlle, on est d'accord que 2+2=5 ? »

*2+2 =... 5 ?!? Qu'est ce qu'elle raconte ??*


Son amie, se tenait droite, l'air ailleurs. Sa longue tresse lui retombait sur l'épaule et quelques mèches rebelles lui tombaient devant les yeux, ses deux orbes vertes qui avaient l'air soudainement moins peinées. Avait-elle le droit de lui gâcher cette relative tranquillité ? Elle décida cependant de la faire, car au fond des yeux de la jeune sorcière on pouvait distinguer une lueur d'anxiété : la fillette était sérieuse et avait l'air d'avoir besoin qu'on la rassure sur ce point.
Un instant, devant l'air de détresse de la jeune sorcière, elle fut tentée de répondre par l'affirmative. Néanmoins elle ne le fit pas, certaine que ça ne devait pas être la bonne solution.


« Hum... Abby... 2+2=4... Je sais bien qu'avec la magie tout est possible mais il y a des vérités qui ne peuvent pas être changées je pense...» dis t-elle le plus doucement possible « Pourquoi tu me dis ça ? »

Elle espérait que cela allait suffire. Sinon elle pouvait lui démontrer de manière simple mais elle préfèrerait voir l'impact de cette simple phrase d'abord. Après tout il arrive à tout le monde d'avoir des phases de doute et de se rappeler soudainement de ce qu'on avait oublié lorsque quelqu'un nous le disait.

Soudain elle se rappela de quelque chose. Plongeant la main dans la poche de sa robe de sorcière elle en sortit un paquet de plume en sucre, tout droit venu de chez Honeydukes. Elle en avait acheté plusieurs paquets pour ses amis… et après tout c'est ce qu'était Abigail non ? Aussi la jeune rouge aurait-elle le droit à son paquet.


« Tiens ! Une petite voix m'a dit que ces petites choses te plaisaient… Est ce vrai ou bien vais je devoir les garder ? » Ajouta t-elle en souriant « J'avais peur de ne pas te trouver avant la fin des vacances mais finalement te voilà… le hasard fait bien les choses tu ne trouves pas ?»

Un sourire sur les lèvres elle lui tendit le petit paquet où des décors ensorcelés dansaient joyeusement. Ça n'était pas grand-chose mais elle espérait tout de même que ça lui ferait penser à autre chose.

« Prends le... il est pour toi… et puis de toute manière ça n'est pas moi qui vais les manger maintenant» dit-elle avec une grimace exagérée, un sourire au fond des yeux.

Devant elle Abigail n'avait pas encore répondu. Aussi Amaëlle gardait-elle le sourire pour ne rien dramatiser et lui permettre d'être en confiance mais au fond d'elle, s'en pouvoir s'en empêcher, elle s'inquiétait.


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Le mien est pas mal non plus non ? :P

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Ça s'était passé quelques jours auparavant. Une semaine, peut-être. Une formidable chute dans les escaliers qui lui avait valu une petite visite à l'Infirmerie (vraiment très courte, la visite). Bon, n'empêche que depuis, elle avait le cerveau un peu retourné : parfois, elle oubliait un mot dans une phrase, ou en remplaçait un par un autre (ce qui donnait des phrases très, très bizarre). Le temps aidant, au bout de quelques jours elle avait réussi à se remettre les idées en ordre, ou presque. Subsistait cette équation, ce 2+2=5. Elle savait que quelque chose clochait. De là à savoir quoi exactement... Histoire de recouvrer définitivement toutes ses capacités mentales, elle s'était finalement décidée à poser la question à Amaëlle. La petite saurait peut-être l'aider sur ce point...

« Hum... Abby... 2+2=4... Je sais bien qu'avec la magie tout est possible mais il y a des vérités qui ne peuvent pas être changées je pense...»

2+2=4 ? Pas 5 ? Il lui fallait cependant s'en assurer, et la gamine compta sur ses doigts, s'appuyant de toutes ses forces sur cette idée qui balayait ses doutes. Et en effet...

« Pourquoi tu me dis ça ? » continua Amaëlle d'une voix douce.

Maintenant qu'elle y voyait plus clair, elle se trouvait vraiment ridicule. Elle avait douze ans, Morgane ! Si Jason avait surpris sa grande sœur dans cet état, elle n'aurait plus osé lui adresser la parole avant de longues années.


*2+2=4... Je me disais bien que c'était bizarre...*

Les joues roses, Abby remit une mèche en place, dégageant son regard vert, et s'apprêtait à remercier son amie, un peu honteuse, mais Amaëlle farfouillait dans ses poches, sans lui prêter attention. Elle en sortit un paquet de plumes en sucre, et la petite haussa les sourcils devant ses sucreries favorites : Amaëlle avait toujours l'air malade, était-ce bien prudent de manger, encore ?

« Tiens ! » s'exclama alors la jeune Verte. « Une petite voix m'a dit que ces petites choses te plaisaient… Est ce vrai ou bien vais je devoir les garder ? J'avais peur de ne pas te trouver avant la fin des vacances mais finalement te voilà… le hasard fait bien les choses tu ne trouves pas ? »

Abby regarda, les yeux écarquillés, le paquet que lui tendait la fillette. Pour elle ? Vraiment ?

« Prends le... il est pour toi… et puis de toute manière ça n'est pas moi qui vais les manger maintenant. »

Elle ponctua sa phrase d'une grimace, un peu trop forcée pour être vraie, et Abby s'empara doucement du trésor. Elle qui n'était pourtant pas très sucré, elle avait toujours eu un faible pour les plumes en sucre. Elle adressa à son amie un grand sourire avant de lancer joyeusement :

« C'est super gentil, Amaëlle. Ne t'inquiète pas, tu n'auras pas besoin de t'en encombrer plus longtemps » ajouta-t-elle avec un sourire facétieux. « Je ne sais pas qui est ta petite voix, mais elle est drôlement bien informée ! Et puis, pour tout à l'heure... J'avais un gros doute, ça faisait plusieurs jours que je me posais des questions... C'est un peu idiot en fait, je n'pensais pas oublier quelque chose d'aussi... élémentaire... »

Elle tira sur l'une de ses mèches caramelle, gênée, puis balayant tous ses doutes à propos d'équations et inéquations :

« Au fait... Ce paquet... Si je ne me trompe pas, tu n'es pas allée à Londres, récemment. Il y avait beaucoup de monde à Pré-au-Lard ? »

A ces mots, elle avait jeté un coup d’œil à la ronde, histoire de s'assurer qu'elles seules pouvaient entendre leur conversation. Elle ne tenait pas à crier sur tous les toits que son amie se rendait en toute illégalité à Pré-au-Lard, surtout qu'elle n'était sûrement pas la seule. Mais il n'y avait personne d'autre dans les couloirs. Les rumeurs des fêtes parvenaient jusqu'à elles, bruits ténus dans le silence des couloirs.

Abby adressa un grand sourire à Amaëlle, couplé à un clin d’œil complice. Son amie avait l'air d'aller mieux, elle espérait que ses maux de ventre étaient en train de passer.


Reducio
Merci pour ton aide, Melly ! ;)

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Depuis que la jeune rouge avait compté sur ses doigts ce qui lui posait problème à la suite de sa réponse elle semblait aller mieux, comme si un poids c'était ôté de ses épaules. Amaëlle était plutôt rassurée de ne pas avoir à lui expliquer d'avantage, son amie aurait sûrement mal vécu le fait de ne pas comprendre une chose d'aussi basique.
Néanmoins elle semblait gênée, presque honteuse. Aussi la verte fut-elle très heureuse de voir que son présent dissipa le malaise en un rien de temps. Elle avait désormais un grand sourire sur les lèvres et Amaëlle préférait cela à la petite fille mélancolique qu'elle avait vu quelques minutes auparavant : Abigail était de retour. Certes ça ne résoudrait pas entièrement le problème mais ça pouvait aider.


« C'est super gentil, Amaëlle. Ne t'inquiète pas, tu n'auras pas besoin de t'en encombrer plus longtemps » s'exclama t-elle un sourire malicieux aux lèvres en s'emparant du petit paquet qu'Amaëlle lui tendait « Je ne sais pas qui est ta petite voix, mais elle est drôlement bien informée ! Et puis, pour tout à l'heure... J'avais un gros doute, ça faisait plusieurs jours que je me posais des questions... C'est un peu idiot en fait, je n'pensais pas oublier quelque chose d'aussi... élémentaire... »

La petite Serpentard lui adressa un sourire, tentant de l'encourager à laisser cela de côté. C'était peut-être cela ou bien autre chose mais Abigail changea d'un coup d'expression pour en prendre une de conspiratrice et lui murmura :

« Au fait... Ce paquet... Si je ne me trompe pas, tu n'es pas allée à Londres, récemment. Il y avait beaucoup de monde à Pré-au-Lard ? »


La jeune Abby avait peut être des doutes sur les choses simples mais une chose était sûre : elle était perspicace, peut-être trop. Amaëlle regarda, nerveuse, autour d'elle puis, ne voyant rien et son amie lui adressant un sourire complice, elle prit à son tour un sourire mutin et s'exclama :

« Pré-au-Lard ? Je ne sais pas voyons ! Je n'y ai jamais mis les pieds ! N'empêche je suis pressée de pouvoir y aller… Elizabeth m'a dit que le village était magnifique à cette période de l'année…»

Mais son ton laissait clairement entrevoir qu'elle mentait. À vrai dire le petite avait rapidement appris, en observant ses aînées, comment se rendre au village sans passer par les voies officielles. Elle ne le faisait pas souvent mais c'était quelque chose qu'elle aimait bien faire avec Ysalyne… néanmoins maintenant que cette dernière était préfète (avec Caroline), le nombres de leurs sorties avait extrêmement diminué. Elle était presque sûre que les professeurs savaient que beaucoup d'élèves le faisaient mais ils n'avaient jamais pris de mesures importantes. Elle avait bien demandé à son Directeur De Maison, Monsieur Nigthincall, pourquoi il était interdit d'aller se promener à Pré-au-Lard avant sa troisième année mais il n'avait pas répondu, sans doute qu'il ne savait pas lui même… Ou alors c'était tout simplement qu'ils aimaient faire la chasse aux premières et aux deuxièmes années lors des sorties à Pré-au-Lard… qui sait avec les professeurs qu'ils avaient ?
Se rendant compte qu'elle était perdue dans ses pensées elle se redressa brusquement et s'exclama :


« Enfin j'ai entendu dire qu'il faisait trop froid pour que les gens se baladent mais que le Chaudron Baveur et tout autre endroit où étaient servies des boissons chaudes étaient assaillis. Au fait ça te dirais d'aller te promener un peu ? »


Après tout pourquoi pas n'est ce pas ? Les deux fillettes étaient amies, c'était le jour de l'an, et elle allait beaucoup mieux ! Rien ne l'empêchait plus de gambader gaiement dans les couloirs ! Pourtant elle aurait du se méfier : alors qu'elle avait dit ceci elle c'était avancée avec élan, presque brusquement, et son estomac, qui jusque là s'était calmé, se fit rappeler à son bon souvenir. Il n'avait apparemment pas apprécié le déplacement… et si il l'avait laissée tranquille un instant il semblait déterminé à lui faire regretter fortement d'avoir trop mangé.
Amaëlle pâli brusquement, avant de retrouver ses jolies teintes vertes, en si belle accord avec sa maison. Elle avait la nausée et ne pourrait pas se retenir bien longtemps. Elle pesta contre elle même en son fort intérieur… car non seulement elle était vraiment mal mais en plus elle n'avait pas la moindre idée de la direction qu'il fallait prendre pour arriver aux toilettes. À vrai dire elle ne se rappelait même plus quel chemin elle avait pris pour arriver jusqu'ici, étant à ce moment là fort occupée par son système digestif qui criait à l'assassin.


« Hum… Abby… Je sais bien que je t'avais dit que ça allait mais… tu ne saurais pas où son les toilettes ? » Dit-elle dans un souffle, respirant doucement, ne voulant pas faire de catastrophes en plein milieu du couloir et devant son amie.

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La gourmandise... c'est pas que pour les Poufsouffles.

« Pré-au-Lard ? » lança la petite d'un ton innocent, le visage fendu d'un grand sourire. « Je ne sais pas voyons ! Je n'y ai jamais mis les pieds ! N'empêche je suis pressée de pouvoir y aller… Elizabeth m'a dit que le village était magnifique à cette période de l'année…»

Abby haussa les sourcils, moqueuse. Ben voyons ! Si Amaëlle n'avait jamais les pieds à Pré-au-Lard, Abby était la descendante de Salazard Serpentard et la réincarnation de Morgane ! De son côté, le petite Rouge n'avait jamais eu l'occasion d'explorer le village. Un jour prochain, il faudrait vraiment qu'elle fasse l'expédition avec Céleste. Elle ne voyait que trop peu sa cousine, et découvrir un village de légende en toute illégalité était bien le genre d'aventure qui leur convenait.

« Enfin » reprit son amie « j'ai entendu dire qu'il faisait trop froid pour que les gens se baladent mais que le Chaudron Baveur et tout autre endroit où étaient servies des boissons chaudes étaient assaillis. Au fait ça te dirais d'aller te promener un peu ? »

Se promener... Dans le château ? Maintenant ? Alors que les échos des fêtes leur parvenaient encore au détour d'un couloir ? Abby se fendit d'un large sourire et acquiesça vivement. Elle n'avait jamais vraiment osé s'aventurer hors de sa salle commune à une heure pareille, et se promener dans un Poudlard vidés de ses habitants lui semblait un programme on ne peut plus convenable. Toute tristesse envolée, la fillette rangea le paquet de plumes en sucre dans sa poche et se tourna vers son amie, une plaisanterie sur le bout de la langue. Mais la phrase mourut dans sa gorge lorsqu'elle s'aperçut qu'Amaëlle avait décidé d'accorder son teint à son écusson. Visiblement, l'estomac de la jeune Serpentard avait franchement mal digéré le repas, et le surplus qu'elle avait tenté d'ingérer.

Le visage de son amie alternait une pâleur à effrayer un mort et un vert seyant qui devait très sûrement faire la fierté de Salazard, mais qui n'avait en revanche pas sa place sur les joues d'une jeune sorcière.


« Hum… Abby… Je sais bien que je t'avais dit que ça allait mais… tu ne saurais pas où son les toilettes ? » lança-t-elle d'une voix faiblarde.

« Euh... Ben, il y a les toilettes de Mimi Geignarde, juste au fond du couloir... »

Elle s'interrompit aussitôt pour lancer un regard vers lesdits toilettes, dont la porte baillait, à moitié ouverte, quelques mètres plus loin, avant de secouer vivement la tête. Elle n'avait jamais mis les pieds dans les toilettes de Mimi Geignarde, mais on lui avait plusieurs fois déconseillé de s'en approcher, les femmes de sa famille comme les filles de sa maison. Donc, les toilettes de Mimi...

« ...mais on va éviter » finit-elle en faisant la grimace. « Après, il faut... Bon, je t'accompagne. Pour la balade, ce sera une autre fois, je crois... »

Abby rejeta sa tresse derrière ses épaules et attrapa gentiment Amaëlle par le bras pour l'entraîner vers les escaliers. Par Morgane, c'était vraiment un drôle de réveillon !


***


You're Harry Freakin' Potter !
You don't understand
you're a legend, man,
to us all !


Abby chantonnait dans le couloir. Elle n'était pas spécialement joyeuse, mais ces paroles entendues au Chaudron Baveur lui revenaient en mémoire et sa voix fluette rebondissait sous les voutes.

You're Harry Freakin' Potter !
We don't prefer Gandalf,
Merlin, or Oz,
you're a whole lot hotter !


Derrière elle, l'infirmerie où était restée Amaëlle. Elle avait hésité à lui laisser des plumes en sucre mais bon, comme elle devait y passer la nuit pour indigestion, elle avait rejeté cette idée. Lorsqu'elle visiterait enfin Pré-au-Lard, elle ramènerait à sa partenaire de paillasse des patacitrouilles, des dragées surprise de Bertie Crochue, des bulles baveuses et même des chocogrenouilles.

With that lighting scar,
you're a superstar to us all !
If we're in trouble we know who to call !


Des toilettes, elles avaient rejoint l'infirmerie, et si Mrs Pomfresh avait un peu ronchonné, elle les avait laissées entrer sans problème, malgré l'heure. Abby aurait bien voulu rester avec son amie, mais l'infirmière avait décrété qu'Amaëlle passerait la nuit là-bas, le temps que son estomac se calme (après tout, ce n'était qu'une petite indigestion !), et la petite Galloise avait été mise dehors sans plus de cérémonie. Si la rumeur des fêtes s'était tue peu à peu, Abby devinait que lorsqu'elle s'approcherait du tableau de la Grosse Dame, les échos des rires, la musique et les bavardages des Gryffondors restés au château lui sauteraient aux oreilles, et que la soirée serait encore longue. Aussi profitait-elle de ces instants de solitudes, au beau milieu des couloirs vides.

I'm Harry Freakin' Potter !
I'll do what I can
if what you say I am is true !


Reducio
Voilà, et désolée pour le retard ! C'est donc la fin du RP pour ma part, je te laisse conclure ?

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
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La gourmandise... c'est pas que pour les Poufsouffles.

Conclure, conclure... voilà que l'infirmière lui demandait de finir son histoire... n'allait-elle pas assez mal pour qu'on la laisse en paix ? Apparemment non. Aussi Amaëlle continua t-elle son histoire puisqu'Abigail était partie sans finir entièrement et que Miss Pomfresh était curieuse. Pourtant il ne s'était rien passé d'intéressant, elle n'avait même pas avoué où elle avait acheté les plumes en sucres. Non la fin de l'histoire était d'une banalité affligeante, pour ne pas dire inintéressante et décevante.

Décevante parce lorsqu'Amaëlle avait relevé la tête juste après avoir annoncé qu'elle ne se sentait vraiment pas bien elle avait eu le temps de voir la tête de sa camarade avant qu'elle n'intègre ses dernières paroles. Et le visage de son amie rayonnait de joie. La perspective d'aller se promener ensembles, seules, en ce soir de la nouvelle année, la tentait apparemment énormément. Alors à ce moment là Amaëlle aurait voulu tout avoir pour retourner dans le passé de quelques secondes pour ne pas prononcer les dernières paroles fatidiques qui annulèrent cette excursion. Elle aurait pu se retenir qui sait ? Et elle aurait fait plaisir à la rouge. Sauf que revenir dans le passé nécessitait un niveau de magie qu'elle n'avait pas. Était-ce au moins possible ? Elle n'avait donc plus qu'à assumer le fait d'avoir trop mangé et d'avoir ainsi détruit une sortie entre amies... Peut-être était-ce pour cela que l'infirmière lui demandait de lui raconter ? Pour qu'elle soit si dégoutée par ce qu'elle avait fait qu'elle ne recommence plus jamais ? Il n'était pas certain qu'elle ait besoin de cela pour intégrer la leçon.

Mais ensuite Abigail avait été adorable. Parce qu'elle ne lui en avait pas voulu et l'avais prise par le bras avec douceur pour l'accompagner à l'infirmerie. Sur le chemin elles avaient discuté, de ces discussions calmes, sans fracas, sans spécialement de rires, mais quelques sourires et de l'intérêt pour l'autre. Des discussions sur leurs familles, leurs goûts... et puis elles étaient arrivées devant l'infirmerie. Amaëlle avait été surprise de se rendre compte que Miss Pomfresh était bien là, que malgré la nouvelle année elle restait à leur disposition, encore et toujours. Oh bien sûr elle avait ronchonné un peu mais elle les avait fait entrer et avait finit par déclarer que la Serpentarde devait rester. Alors Abby était partie avec un sourrie, sûrement allait-elle retourner fêter le réveillon dans sa salle commune, du moins elle espérait.
Finalement c'était peut-être ça que voulait lui montrer l'infirmière : lui faire voir le beau dans le triste, à ne pas rester sur cette mauvaise impression de son réveillon et à retenir l'amitié d'Abby.

C'était un beau réveillon, un peu mélancolique, pas le plus joyeux du monde, mais beau tout de même. Et c'est un sourire aux lèvres qu'Amaëlle finit par s'endormir, soufflant un ''bonne année'' dans le vide, se rendant compte qu'elle avait oublié de le dire à Miss Pomfresh.



Reducio
C'est la fin pour moi aussi ^^
Niveau retard... je suis pas mal non plus :roll:
Et merci pour ce RPG !

Même le plus petit serpent a du venin (si si)
Cinquième année RP