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Quand une farce devient une priorité.  PV 

Ned déambulait dans les couloirs de Poudlard, avec une tarte à la crème dans les mains et sans chaussures, portant juste sur lui un pantalon noir, sa chemise et sa cravate jaune et noire. Cette scène aurait pu paraître plus ou moins normale pour n'importe qui, les gens étaient habitués à voir des Poufsouffles avec de la nourriture sur eux, mais voir ce dernier sans chaussures, tout essoufflé à courir à toute allure dans le château pouvais attirer l'attention. Pour comprendre ce moment il fallait remonter quelques instants plus tôt, dans la salle commune des Poufsouffles. En ce samedi après midi, Ned avait faim et somnolait dans un des confortables canapés de la chaleureuse pièce. Son regard s'était posé sur une magnifique tarte à la crème posée à côté d'un élève de deuxième année qui rédigeait une lettre, ou un devoir. De peur de mourir de faim, Ned s'était aussitôt jeté sur la tarte, son camarade s'était élancé derrière lui pour tenter de la récupérer, et Ned cherchait maintenant un endroit tranquille et discret dans le château pour la déguster. Il aurait évidemment été trop imprudent d'aller s'asseoir dans la Grande Salle. A présent, il avait depuis un certain moment semé son camarade de Poufsouffle. Bien entendu, Ned n'était pas un voleur, il trouverait bien un moyen pour rembourser la tarte en lui offrant des sucreries par exemple, ou autre. Mais vous l'aurez comprit : rien ne pouvait arrêter un Poufsouffle affamé.
Le jeune garçon se trouvait à présent au deuxième étage et continuait de bousculer chaque élève devant lui, se prenant pour un véritable batteur de l'équipe de Poufsouffle, lorsqu'une voix l'arrêta net dans son dos. C'était un tableau.

" Vas tu cesser tes maraudes, avant que je ne t'occis, manant ?"
Ned se retourna, s'approcha du tableau en haussant un sourcil, et contempla le jeune chevalier à l'armure miteuse et rouillée qui figurait dans le cadre. Décidémment, il ne s'était pas encore fait à toute la magie de Poudlard. Le jeune garçon répondit simplement:

"Vous êtes un tableau."

Aussitôt, le chevalier se mit à pleurer devant cette évidence, un peu comme un petit garçon à qui on venait de révéler que le Père Noël n'existait pas. Ned s'en retrouva désolé, mais d'un autre côté la stupidité et la naïveté de certains tableaux le faisait rire. Le jeune Poufsouffle reprit donc sa course folle, laissant derrière lui un brave chevalier éploré, abattu par une simple réplique. Cette partie du couloir du deuxième étage était nettement moins fréquentée que le reste du château, et Ned envisagea de déguster sa tarte ici même, au pied d'une grande tapisserie aux couleurs de Poudlard, avec dessus le blason des quatre maisons. Au loin, on pouvait entendre le beuglement rageur du chevalier dont la tristesse s'était transformée en colère. Heureusement qu'il ne pouvait pas sortir de son tableau songea Ned ! Soudain, il cru entendre des pas se rapprocher. Le Poufsouffle soupira, il ne serait donc jamais tranquille. A l'angle du couloir, une jeune fille de Gryffondor, pas plus grande que lui apparu. Elle semblait perdue, du moins c'est ce que Ned pensait voir dans son regard qui se baladait sur tout les murs. La jeune fille se rapprochait de lui, elle était maintenant toute proche du petit Ned, à pas plus d'un mètre.

Qui sait ce qu'il se passe dans la tête d'un Poufsouffle un poil espiègle quand ce dernier devait faire un choix entre son ventre, ou une bonne crise de rigolade. Personne ne pourra jamais comprendre comment le cerveau de Ned fonctionnait. Sa bêtise dépassait tout le monde, du moins c'est ce que ses parents lui répétaient quand il avait fait une mauvaise blague. Le jeune garçon regarda la tarte dans ses mains, puis le visage de la Gryffondor, avant de reposer son regard sur la tarte, et de relever une seconde fois le regard vers la jeune fille. Des mots sortirent mécaniquement de sa bouche:

" Je suis sincèrement désolé pour ce qu'il va se passer."

Et aussitôt, le visage de la jeune fille se retrouva recouvert de tarte et de crème à la vanille. Au moins, la tarte avait bon goût non ? Et puis la tête de la Gryffondor l'avait inspiré. Ned se mit comme prévu à rire comme le vrai petit gamin qu'il était. C'était si drôle !

Le souffle des Poufsouffles jamais ne s'étouffe !

Quand une farce devient une priorité.  PV 

Ariane était un peu, un tout petit peu perdue. Bon, en fait, elle était carrément perdue. En sortant de son cours de Potion, elle était sortie comme tout le monde de la salle de classe et avait suivi le mouvement, essayant de fixer du regard les robes des Rouges et Dorés. Mais voilà. En arrivant vers le Hall d'entrée, elle les avait perdus. Par la barbe de Merlin, qu'est-ce qu'il y avait du monde ! Ariane savait que Poudlard était remplit d'élèves, mais pas à ce point ! Sa mère ne lui en avait jamais bien parlé et maintenant, elle essayait de se raccrocher aux murs des couloirs. En fait, elle essayait surtout de rejoindre sa Salle Commune, dans la Tour de Gryffondor. Dans sa tête, tout n'avait aucun sens. Le paysage tourbillonnait autour d'elle, et la jeune Gryffondor ne pouvait rien faire pour que cela s'arrête.

Et là, un espoir. Elle aperçut un escalier, celui qui montait au premier étage. Un niveau de plus l'approchait toujours un peu de sa Salle Commune, ce qui était une bonne chose ! Encouragée par cette idée, Ariane l'emprunta, toujours en regardant autour d'elle. Il ne fallait pas qu'elle se trompe. Elle gravit les marches une par une et atterrit sur le sol du premier étage. Un peu plus inquiète, elle tourna sa tête à droite et à gauche. Nom d'un srcoutt à pétard, par où fallait-il aller ? Ses mains étaient devenues toutes moites et serraient ses livres de cours avec force. C'est cela, elle était perdue. La jeune fille observa timidement les autres élèves qui semblaient plutôt pressés. Ils devaient tous être dans des années supérieures. Non, non, non, elle ne voulait pas passer pour une petite première année, perdue dans les couloirs. Ariane abandonna l'idée de demander de l'aide à quelqu'un et décida de continuer à se débrouiller toute seule. D'un pas décidé, elle prit la direction d’un couloir et vit un autre escalier. Direction, le deuxième étage ! La jeune Gryffondor attendit que les marches se posent près de ses pieds avant de les poser dessus. Elle soupira. Le château était tellement immense, elle ne comprenait pas comment on pouvait s’y orienter. Entre les escaliers qui bougeaient sans cesse, la foule d’élèves qui courait dans tous les sens, on était facilement désorienté, comme Ariane.

Ah, elle était arrivée ! Il ne lui restait plus qu’à trouver les autres escaliers qui la mèneraient à la Tour de Gryffondor, et le tour était joué. Seulement, il fallait qu’elle les trouve… Ce qui n’était pas encore fait. Ses yeux verts écarquillés par l’angoisse, elle emprunta un autre couloir et son cœur battit un peu plus fort. Il n’y avait personne. Enfin, si, juste un groupe de deux-trois élèves qui discutaient tranquillement, mais sinon, personne. Elle se demanda pourquoi ce couloir était beaucoup moins fréquenté. D’un pas décidé, elle s’y engagea en veillant bien à ne pas regarder ses aînés. Se faire remarquer n’était pas son but. À l’angle d’un couloir, elle n’aperçut pas le Poufsouffle, une tarte à la main. Elle ne vit pas non plus le sourire espiègle et le regard qu’il lui lança. Ces faits résumés, elle ne vit donc pas le trajet que la tarte fit pour atterrir… Dans son visage.
Dans un sursaut, reprenant le fil de ses pensées, elle se découvrit, ou plutôt, sentit, cette substance froide à la couleur blanche qui tartinait son visage. Entre quelques morceaux, elle posa vite ses livres au sol et jeta un regard noir au Poufsouffle qui rigolait à s’en tenir le ventre.


«  Non mais, tu te crois drôle ? Tu crois que c’est marrant de balancer une tarte à la crème sur quelqu’un ? En plus, je suis perdue, tu ne pourrais pas m’aider au lieu de rigoler comme un débile ?  »

Rien n’y fit, le jeune garçon continuait de se marrer. Il est vrai que son rire était… assez contagieux et Ariane ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire en se mordant la lèvre.

« Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs ! »

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Ned n'en pouvait plus. C'était comme si tout les événements de la journée s'étaient enchaînés pour qu'il tombe sur la tarte et que sa victime se précipite seule vers lui. Le jeune farceur se tenait le ventre, plié de rire. Il se serait presque roulé par terre si la pauvre Gryffondor ne lui avait pas lancé un regard noir avant de lui rétorquer une cinglante réplique. Après tout c'était légitime de sa part, à moins d'aimer énormément la tarte à la crème, qui l'aurait remercié pour son acte ?

« Non mais, tu te crois drôle ? Tu crois que c’est marrant de balancer une tarte à la crème sur quelqu’un ? En plus, je suis perdue, tu ne pourrais pas m’aider au lieu de rigoler comme un débile ?  »

La jeune fille était perdue ! Cette révélation ne fit qu'alimenter le rire du garçon. Finalement, c'était loin d'être sa journée. Ned n'allait cependant pas la laisser seule dans ce couloir couverte de tarte. Il n'était quand même pas à Poufsouffle pour rien ! Non, il tâcherai de l'aider du mieux qu'il pourrait, c'était la moindre des choses. Se remettant peu à peu de sa crise de rire, le jeune garçon s'essuya les larmes de joie qui avaient coulées sur ses joues, avant de sortir un paquet de mouchoirs de sa poche et de le tendre à la jeune Gryffondor.

"Tiens, décidemment c'est pas ton jour on dirait ! Je sais pas si te fier à un débile soit une idée judicieuse, mais t'as pas vraiment le choix hein ? T'allais où ?"

Ned continuait de ricaner légèrement. A vrai dire, le jeune garçon était loin d'être sûr de connaître le château comme sa poche, mais il voulait quand même tâcher de se rattraper pour la tarte. Au pire il découvrirait de nouveaux endroits amusants, au mieux il saura trouver le chemin de sa camarade. Peut être même qu'elle le comprendrai et ne lui en voudrait plus ! Après tout, même si Ned était un sacré garnement, il s'efforçait toujours de garder de bons thermes avec les gens qui croisaient sa route, parfois à leurs dépend. Le Poufsouffle voulait juste s'amuser, pas blesser les autres. C'est sur ces pensées qu'il fit un honnête sourire à la jeune Gryffondor devant lui.

"Au fait, Ned Litwick. Encore désolé, j'espère que t'aime bien la vanille."

Le souffle des Poufsouffles jamais ne s'étouffe !

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Après avoir dit au garçon devant elle qu'elle était perdue, ce dernier sembla trouver la situation encore plus drôle et rit encore plus fort. Malgré son sourire aux lèvres, Ariane soupira. Nom d'un scrout-à-pétard, il ne pouvait pas l'aider au lieu de ricaner comme ça ? Avec toute cette crème à la vanille, elle devait être ridicule, la jeune Gryffondor en était sûre... Le Poufsouffle essuya soudain ses larmes et ses yeux pétillaient encore de malice. Ce n'était, sans aucun doute, sûrement pas sa première farce. Il avait bien une tête à cela... Le jeune garçon lui tendit alors un paquet de mouchoir qu'Ariane s'empressa de prendre. Ouf, il l'aidait ! Elle aurait été vraiment mal s'il était parti sans un mot, la laissant toute seule se débrouiller... Ariane sortit un mouchoir du paquet et essaya d'enlever tout cet amas de crème à la vanille. Non pas qu'elle n'aimait pas, bien au contraire, mais la Rouge et Or n'avait pas envie qu'on la surprenne dans cette situation assez embarrassante.

« Tiens, décidemment c'est pas ton jour on dirait ! Je sais pas si te fier à un débile soit une idée judicieuse, mais t'as pas vraiment le choix hein ? T'allais où ? »

Et il continua à ricaner. Ariane, qui avait fini d'enlever toute la crème, leva les yeux aux ciel. Vraiment, il avouait lui-même être un débile ? Au moins, il s'en rendait compte... Mais bon, il fallait toujours des personnes comme ça, sinon le monde serait bien triste...

« Je me suis perdue, c'est tout ! Et en plus, je tombe sur un nigaud comme toi... En effet, il faut bien le dire ! J'allais à ma Salle Commune, mais je trouve pas l'escalier pour monter à la tour de Gryffondor... Si tu ne sais pas où c'est, je suis fichue ! »

La jeune Gryffondor après avoir lancé des éclairs à son interlocuteur, se radoucit et se pencha pour ramasser ses livres qui étaient tombés. Par la barbe de Merlin, on aurait dit qu'ils pesaient trois tonnes ! Et dire qu'elle n'avait pas voulu prendre un sac... Au moins, elle était prévenue ! Ariane tourna à nouveau la tête vers le Poufsouffle. Il voulait encore rire. Cela se voyait comme noir sur blanc. Mais il se retenait - assez difficilement, d'ailleurs - et elle soupira à nouveau. Ce garçon ne s'arrêtait donc jamais ? Bon, il est vrai qu'Ariane aimait rigoler, mais ce n'était apparemment rien, comparé au jeune garçon... Qui lui faisait à présent un grand sourire.

« Au fait, Ned Litwick. Encore désolé, j'espère que t'aime bien la vanille. »

Et maintenant, il s'excusait ! Bon, ce Ned n'était donc pas un Poufsouffle pour rien, c'était le cas de le dire ! Ariane se demanda si toutes les personnes de sa Maison étaient comme lui...

« Ariane Hortensia. J'aime bien la vanille, mais en recevoir sur la figure quand on est perdu, ce n'est pas la même chose, hein ? »

Une fois présentée, la Rouge et Or émit un petit rire cristallin, signe qu'elle lui pardonnait.

« Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs ! »

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" Certes, à moins d'aimer vraiment beaucoup la vanille. "

La salle commune de Gryffondor donc. A vrai dire, Ned n'avait aucune idée du chemin à prendre pour y arriver. Il savait juste, à force de laisser trainer ses oreilles un peu partout, qu'elle se trouvait au sommet d'une tour. Oui mais des tours à Poudlard, il n'y avait presque que ça... Ça ne facilitait pas vraiment la tâche ! Et lui, il vivait prêt des sous sols, à côté des cuisines, l'exact opposé en somme. Des sous sols biens confortables néanmoins, ou il faisait bon vivre, loin d'être humides et crasseux comme on pourrait se l'imaginer. Mais peu importe, Ned ne voulait pas passer pour un ignare auprès de quiconque. Il trouverait la salle commune de Gryffondor, peu importe du chemin à emprunter !

Entre temps, le Poufsouffle avait plus ou moins réussi à calmer son fou rire, alors qu'Ariane s'était présentée. La jeune fille ne paraissait pas susceptible du tout, ce qui plu à Ned. Elle n'était pas du genre à se plaindre pour si peu, après tout c'était juste une tarte envoyée en pleine figure. Ned se mit à réfléchir à la manière dont il allait tenter de paraître crédible à Ariane. Ce n'était pas chose facile, à partir de maintenant, il fallait improviser.

" Donc, euh... La salle commune des Gryffondors,..." Il regarda tout autour de lui, comme s'il cherchait une indication sur un des murs. "Ah, c'est là bas. Euh non, par là bas plutôt."

Le garçon se mit à marcher dans la direction d'ou il était arrivé. Son ventre gargouillait tellement fort que le bruit couvrait presque les pas des deux élèves. Ned pensait que s'ils regagnaient le Grand Escalier ce serait facile, c'était un peu la connexion entre tout les lieux du château. Par chance, il se rappelait du chemin, après il suivrait son instinct. Ned avançait dans le couloir, tout en se donnant l'air de quelqu'un qui sait parfaitement ou aller, lorsque les deux enfants dépassèrent le portrait du tableau précédemment offusqué par le Poufsouffle, qui se remit à hurler en voyant Ned passer dans son cadre. Les deux élèves sursautèrent puis Ned lança à Ariane:

" Qu'est ce qu'ils sont susceptibles ! Si tout le monde réagissait ainsi pour une simple remarque... Ah, voilà le Grand Escaliers, ça devrait être simple maintenant."

La sortie du couloir donnant sur les escaliers se trouvait juste derrière l'angle du couloir qu'ils venaient de dépasser. Ned savait qu'il fallait monter le plus haut possible, mais après.. Peut être qu'Ariane finirait par reconnaître les lieux ? Enfin, si les escaliers ne leurs compliquaient pas la tâche. Ned décida de briser le silence qui s'installait peu à peu en lançant une conversation, certes basique pour deux premières années comme eux:

"D'ailleurs, tu te fais à toute cette magie toi ? Moi je m'adapte peu à peu même si certains trucs me file encore des frissons. Ici on dirait que tout cherche à te rendre fou, à commencer par les escaliers, même certains bonbons sont fourbes, sans oublier les gens comme moi qui surgissent au détour d'un couloir et prennent les tartes pour des cognards."

Ned ricana légèrement. Peut être qu'au final, une rencontre pas très bien débutée pouvait se transformer en une occasion de créer une certaine complicité entre une Gryffondor et un Poufsouffle ? Après tout, ces deux maisons s'entendaient plutôt bien, donc pourquoi pas.

Le souffle des Poufsouffles jamais ne s'étouffe !

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Ned lui sourit avant de répondre.

« Certes, à moins d'aimer vraiment beaucoup la vanille.»

Ariane rigola. Ce petit homme avait vraiment réponse à tout. Il avait l'air d'être un vrai petit comique, et Ariane aimait bien les amis drôles. Il en fallait toujours dans cette vie où tout le monde stressait pour rien.

Elle lui dit alors qu'elle cherchait sa Salle Commune. Le jeune Poufsouffle sembla, un bref instant, décontenancé, mais un instant tellement bref qu'Ariane n'y prêta pas attention. La tour de Gryffondor était sûrement très connue, et Ned était bien le type de gars à écouter à toutes les portes du château. La jeune Gryffondor espérait bien qu'il allait l'aider. Sinon, elle était complètement perdue et devrait retrouver son chemin seule. Après tout, pourquoi Ned le saurait ? Lui, un Poufsouffle habitant près des cuisines de Poudlard ? La tour de Gryffondor devait se trouver à pas moins de quatre ou cinq étages - si ce n'est plus - au-dessus de son dortoir, et pas beaucoup de monde - à part les aventureux et les Gryffondor - ne se baladaient là-haut. Mais son instinct lui disait de faire confiance à son nouvel... ami ? Car peut-être que la tarte était le symbole d'une nouvelle amitié ? Ariane n'en savait trop rien et préféra attendre la suite des événements.


« Donc, euh... La salle commune des Gryffondors,... »

Nouvelle hésitation. Ned savait-il vraiment où il devait aller ? Il tourna alors dans tous les sens comme s'il cherchait une quelconque indication qui pouvait l'aider. Ariane fronça les sourcils. D'accord, son interlocuteur voulait se montrer aimable après son coup de la tarte, mais s'il ne savait pas où aller, il n'avait qu'à le dire, ce n'était pas grave...

« Ah, c'est là bas. Euh non, par là bas plutôt. »

Soupir de soulagement. Ned savait ce qu'il faisait et semblait sûr de lui. Tant mieux. Ariane n'aimait pas être perdue. Ses livres en main, elle suivit son ami qui faisait demi-tour pour, à priori, prendre le chemin qu'il avait pris pour venir jusqu'ici. Il marchait, menton levé, et était sûr de la direction. En son for intérieur, Ariane rigola. Voir un Poufsouffle sérieux, en particulier Ned était assez comique. Soudain, un bruit la fit sursauter. Un bruit qui ressemblait vaguement à... un gargouillis de ventre. Et elle sut tout de suite sa provenance avant de lancer un regard amusé au Poufsouffle. C'est qu'il avait faim, lui !

Ils passèrent devant un tableau qu'Ariane n'avait jamais vu, mais qui sembla bien connaître Ned...


« Comment oses-tu revenir devant moi, petit malpoli ! Pars, avant que tu ne tâtes du tranchant de mon épée ! »

Ariane sursauta et lança un regard intrigué à Ned. Elle ne s'était pas attendue à ce que le tableau ne leur parle, surtout de cette manière...

« Qu'est ce qu'ils sont susceptibles ! Si tout le monde réagissait ainsi pour une simple remarque... Ah, voilà le Grand Escaliers, ça devrait être simple maintenant. »

Ariane regarda dans sa direction. Ah oui, en effet, le Grand Escalier se trouvait devant eux. C'était celui qui reliait un peu toutes les parties du château, mais rien n'était sûr : ici, mieux valait se méfier de tout. Même les lanceurs de tartes le devaient.

Ils commencèrent donc à monter progressivement les marches. Jusqu'ici, seul Ned avait prit la parole et semblait un peu gêné par le silence qui remplissait les trous.


« D'ailleurs, tu te fais à toute cette magie toi ? Moi je m'adapte peu à peu même si certains trucs me file encore des frissons. Ici on dirait que tout cherche à te rendre fou, à commencer par les escaliers, même certains bonbons sont fourbes, sans oublier les gens comme moi qui surgissent au détour d'un couloir et prennent les tartes pour des cognards. »

Il ricana légèrement, ce qui amusa Ariane. Ned semblait rigoler pour tout et n'importe quoi, et il faut dire que son rire était contagieux.

« Moi, ça va. Ma mère est une sorcière donc elle me racontait beaucoup de choses sur Poudlard avant ma rentrée. D'ailleurs, c'est une ancienne Poufsouffle, comme toi ! Vous pourriez bien vous entendre ! Haha, les escaliers... Je mentirais si je disais que c'est à cause d'eux que je me suis perdue. Je suis sûre que même un joueur de tartes comme toi l'a déjà été au moins une fois depuis sa rentrée. Sinon, c'est que tu as vraiment une bonne orientation ! »

Ariane se sentit à l'aise avec le jeune Poufsouffle. Il était plutôt sympa, en fin de compte, même si son coup à la tarte l'avait énervée au début. Mais la Rouge et Or l'avait déjà oublié.

« Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs ! »

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Ainsi la mère d'Ariane était aussi, comme celle de Ned, une ancienne Poufsouffle. Les deux élèves avaient en plus de ça le point commun d'être tout deux sang mêlé. Ned sourit en trouvant ce fait amusant. De plus, il était vrai que très rares étaient les élèves de première année à connaître le château comme leur poche, surtout au bout de quelques mois de cours. Hélas, Ned n' échappait pas à la règle.

" Oh, moi aussi ma mère était à Poufsouffle, et quand mon père à apprit qu'on était des sorciers ça lui a fait un drôle d'effet. Oui, on s'est tous perdu au moins une fois à Poudlard, même moi, étonnant hein ? Mais un jour je réussirai à trouver tout les passages secrets du château. Il paraît qu'il y'a des pièces entièrement remplies de chocogrenouilles ! Pendant que certains passent leurs temps libre à la bibliothèque, moi je les passe à vadrouiller un peu partout. "

Les deux camarades montaient les marches avec prudence. Ned commençait à s'attacher à sa camarade Rouge et Or dont il appréciait le fait qu'elle n'était pas susceptible. Le Poufsouffle trouvait ces escaliers bien dangereux, personne n'était jamais tombé à cause de l'un d'eux ? Mieux valait ne pas se précipiter dans tout les cas. Peut être qu'un sortilège empêchait les gens de tomber, ou les rattrapait au tout dernier moment ? Bien que curieux de tout, Ned décida de ne pas tenter l'expérience. Soudain, l'escalier sur lequel étaient les deux élèves se mit à bouger pour les transporter un étage plus haut. Ils étaient à présent face à l'entrée d'un large couloir, un peu sombre à cause du manque de fenêtres, que le petit Poufsouffle trouva moyennement engageant.

" Tu reconnais quelque chose ? J'espère qu'on va pas tomber sur Peeves, sinon les tartes à la crème seront les derniers de nos ennuis. "

Ici s'arrêtait la limite du monde connu par Ned, il n'était jamais monté si haut dans Poudlard. En jetant un regard derrière lui, il se confirma qu'on ne pouvait difficilement aller plus haut. Mais le tableau de la Grosse Dame faisait t'il partit de ceux qui étaient accrochés sur les murs autour des escaliers, ou dans un couloir comme celui auquel Ariane et Ned faisait face ? Le garçon se tourna vers sa camarade, en se grattant la nuque, se demandant s'il fallait continuer d'avancer, ou bien aller déguster une tarte aux pommes dans la Grande Salle en compagnie de sa nouvelle amie.

Reducio

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