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Une visite guidée ?  PV 

Louis remarqua soudainement, ayant tourné la tête et voyant le visage de Meredith tourné vers lui, que la fille parlait non pas à Melpomène ET à lui en général, mais à lui plus particulièrement. Il se sentit rougir violemment et commença à bégayer de plates excuses, se trouvant gêné d'avoir ignoré royalement la pauvre fille. Heureusement, Melpomène vint à sa rescousse en voulant prendre la tête de la visite. Timide, le garçon baissa la tête, n'osant pas croiser le regard de Meredith, suivant docilement Melpomène quelques marches au dessus. Cela donnait une mauvaise image de lui ! Il se sentait si mal... Qu'allait penser Meredith de lui, maintenant ?

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à une marche avec une rampe cassée, Melpomène s'arrêtant dessus et sortant sa baguette magique. Curieux, Louis leva la tête et l'entendit prononcer un sortilège qu'il ne connaissait pas. Une poignée de porte apparut soudainement après la prononciation du sortilège, ce qui fit écarquiller les yeux de Louis, surprit, étonné et émerveillé. Elle prononça un deuxième sortilège qui lui était inconnu et la porte s'ouvrit tandis que Melpomène demandait à Meredith de... lui prendre la main.

A ce moment là, les rousseurs de son visage s'intensifièrent. Gêné et timide, le pauvre Louis regarda ailleurs en ne disant rien, ni ne faisant quoique ce soit, n'osant pas croiser le regard de Meredith. Il se sentait... Petit, en fait. Pourquoi ? Car on ne lui avait pas demandé son avis. En fait, Melpomène avait demandé à Meredith de prendre sa main, sans lui demander son avis, tel un petit garçon à qui on devait prendre sa main pour éviter qu'il ne se perde. Il se sentit un peu plus rougir en songeant à cela. Finalement, Meredith accepta et il prit doucement la main de Louis qui frémit doucement. Il sentait, au contraire de sa main, une douce chaleur diffusée par sa main. Cette chaleur diffusait une doucceur qui rassurait et apaisait le jeune garçon, calmant un peu sa timidité. Mais il regardait toujours obstinément ses pieds.

Il franchit ainsi de force la porte, tiré par Meredith qui avait resserré son emprise sur sa main. Durant la traversé, Louis avait gardé avec docilité sa main dans celle de Meredith, la suivant tel... un petit garçon, en fait. D'ailleurs, son insouciance au monde magique ne faisait que de renforcer son idée. Quoiqu'il en soit, il semblerait que Melpomène était perdu, et ce n'était pas vraiment pour rassurer le garçon au parfum pour fille.


* Génial... * songea-t-il.

Il se fit tout petit, joignant ses deux mains devant lui, jouant avec, nerveux. Il regardait ses pieds, sentant un peu de panique s'emparer de lui. Ils n'étaient pas perdu, tout de même, si ? Il ne répondit pas à la supposition de Meredith, et cette fois il était sûr qu'elle ne parlait pas à lui. Et quand bien même, il ne savait même pas où était la salle commune des Serpentard. D'ailleurs, il était un tantinet nerveux rien qu'en y pensant. On lui avait souvent dit d'éviter ce genre de personnes...

« Le rêve; le seul paradis qui puisse exister dans ce monde. »

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Meredith avait raison, au grand soulagement de Melpomèene. S'ils étaient devant l'entrée de la Salle Commune des Serpentards, ils n'étaient pas perdus, ils ne mourraient pas seuls et abandonnés de tous, et Peeves n'aurait pas besoin de retrouver leurs corps pour leur donner droit à des funérailles ! Et puis, les cachots, elle connaissait. Elle les avait déjà bien visités avec Amaëlle qui, d'ailleurs, était à Serpentard. Avec un grand sourire, la fillette se retourna vers ses deux protégés (car elle avait décidé qu'à partir de maintenant, ils seraient ses protégés), et leur annonça qu'elle avait une nouvelle chose à leur montrer : Les cuisines ! Enfin, elle leur montrerait l'emplacement plutôt, parce que depuis sa dernière visite, elle n'était plus très rassurée lorsqu'il lui arrivait de passer devant le tableau ouvrant son passage. Elle commença à avancer dans un couloir, puis s'arrêta et retourna en arrière pour en prendre un autre... Encore une fois, elle était perdue sans sa carte. Elle avait ajouté dessus par une petite croix l'emplacement de ce qu'elle avait cherché pendant tant de temps : mais elle ne l'avait pas sur elle. Il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait l'aider à ce stade, et par chance, sa salle commune se situait à quelques pas. Les deux élèves devaient en avoir marre que Melpomène leur fasse faire des allers-retours inutiles depuis plusieurs minutes désormais, mais tant pis. De retour devant l'entrée de la salle commune, Melpomène se demanda comment faire venir son amie. Elle ne pouvait pas passer par l'entrée, bien évidemment. Mais elle n'allait pas non plus attendre toute la journée ! Et puis, demander à des Serpentards qu'elle ne connaissait pas... Ce n'était sûrement pas une bonne idée. Peut-être qu'en criant très fort..?

Ou peut-être qu'elle devrait un peu plus se soucier des élèves à qui elle faisait sa visite ! Les pauvres ne devaient pas comprendre grand chose à ce que faisait la deuxième année, étant donné qu'elle ne leur expliquait rien. Elle stoppa ses recherches et leur expliqua :


" Bon, je ne retrouve plus l'entrée du truc, alors j'attends quelqu'un qui nous aidera à le trouver, mais je ne sais pas comment prévenir. Donc attendez, je dois réflchir à des choses, mais ça va bientôt arriver. "

On ne pouvait définitivement pas faire plus clair et rassurant. Soudain, Melpomène s'éclaira. La voilà ! Et en pleine forme, visiblement. Elle allait l'appeler quand elle vit qu'Amaëlle venait déjà vers eux. La Serdaigle lui faisait face mais ses deux protégés regardaient dans l'autre direction, sûrement en train de réfléchir aux paroles énigmatiques qu'elle leur avait lancées.

« How do you expect me to use a potty? I could fall into that monstrosity. » Paul Bricou, à propos de son irrationnelle peur du pot.
Nous, oublier ton anniversaire ? N'importe quoi. Joyeux anniv' Joy !

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Amaëlle était heureuse. Vraiment heureuse. Et pas de ces bonheurs ternis par l'ambiance morose du château tel qu'il en avait été le cas l'année passée pour beaucoup de bonheurs. Peut-être que peu le savaient mais Amaëlle avait été membre du Sale Hasard, puis était devenue Rec. Tout cela sous la tutelle du charmant Isaac Bannerman. En soit il n'était pas si terrible, ça n'était pas un monstre. Et c'était un directeur de maison investit, qu'elle avait apprécié au début du haut de ses douze ans. Mais il était froid, sombre, peu amène. Et puis les cris qui résonnaient certains soirs dans les cachots n'avaient jamais semblé le déranger. C'était cela le plus terrible. En soit elle aurait pu se satisfaire de son DDM, il n'était pas si méchant et il ne lui n'avait rien fait à la petite fille qu'elle était. Même, il l'aimait bien. C'était grâce à lui qu'elle était devenue préfète et ReC, parce qu'elle était sage justement et… sans doute facilement manipulable. Elle avait fini par le comprendre lorsque les cris étaient apparus. Elle avait commencé à comprendre les murmures furieux des plus âgés. Elle avait tout compris lorsqu'elle était arrivée en deuxième année avec un DDM aimant. En début de deuxième année elle avait perdu son poste de ReC. Mais elle le comprenait, c'était logique, elle n'avait pas spécialement les qualifications après tout.
Sauf que sa deuxième année était dure pour elle. Elle avait perdu Ysalyne à qui elle s'était raccrochée toute une année. Ses parents avaient réussis à la changer d'école, même le fait que l'école soit repartie du bon pied n'avait rien changé à leur décision. Donc elle s'était retrouvée perdue. Alors elle avait quitté l'équipe de journalisme. Malgré le fait qu'elle adorait ça, parce qu'elle n'avait plus le courage. Et puis finalement la mélancolie, qui même si elle la cachait très bien était là, avait fini par refluer et elle allait mieux. Et ce jour là elle était même heureuse. Pourquoi me direz vous ? Parce que Arthur lui avait proposé de faire comme si elle n'avait jamais quitté l'équipe. De pouvoir remettre les pieds dans cette salle de journalisme si belle qu'était celle du Sale Hasard, salle qui fourmillait de mille et une idées et qui sentait l'encre. Et indéniablement elle était d'accord.

Aussi était ce pour cette raison qu'elle se promenait si joyeusement dans les couloirs, pour cette raison qu'elle se dirigeait avec énergie vers sa salle commune. Et pour cette raison aussi sans doute que la suite de l'histoire se déroula de cette manière.

La petite verte et argent s'approchait à grands pas de l'entrée de salle commune lorsqu'elle aperçut des silhouettes au loin, justement dans cette zone. Au début elle ne s'en formalisa pas : c'était sans doute des Serpys. Sauf qu'en s'approchant davantage elle se rendit compte que leurs silhouettes ne lui disait rien et que ceux ci regardaient d'un air étrange l'entrée de la salle : ça n'était pas des Serpentards, et ils semblaient savoir où ils étaient. Ce qui signifiaient sans doute qu'ils cherchaient la salle commune des Serpentards.
A cette pensée Amaëlle s'agaça : n'en avaient-ils pas assez ? La petite fille se doutait bien que chacun était curieux de la salle commune des autres mais ça ne l'enchantait pas pour autant. Surtout qu'il y en avait bien trop souvent à son goût des petits curieux dans ce genre. Bien trop de gamins qui venaient s'inventer un brin de courage en défiant les Serpents jusque dans leur antre. Et c'était pénible. Pénible de devoir rassurer les nouveaux arrivés, pénible de répéter tout le temps que non : ils n'étaient pas forcément les plus méchants et les plus terribles, qu'ils ne mangeaient personne. Pénible de ne pas pouvoir dire un bon coup que la cause la plus grande de cette caractéristique des Serpentards (car oui évidemment il y en avait quand même des Serpentards peu aimables) c'était principalement ce préjugé là. Parce que si tout le monde pense que vous êtes d'une certaine manière vous devenez de cette manière juste parce que c'est ce qu'on attend de vous. Mais ça tout le monde ne le comprenait pas, et malgré ce qu'on disait sur la tolérance beaucoup avaient encore peur des Serpentards… bien qu'il était vrai que l'année passée n'avait pas non plus du arranger les choses.
Aussi au début Amaëlle ne voulait-elle pas faire grand-chose à ces enfants. Après tout ils ne pouvaient pas savoir avec exactitude qu'ils étaient au bon endroit n'est ce pas ? Et puis tremblants comme ils l'étaient ils n'avaient sans doute pas envie de rester ici. Elle devait simplement se débrouiller pour qu'ils ne découvrent pas que la salle commune des Serpentards étaient bien devant eux, pour les ramener hors des sous-sols.
Et puis comme elle était de bonne humeur elle avait bien envie de les taquiner un petit peu...

Sauf qu'en s'approchant elle aperçut une troisième silhouette qu'elle n'avait pas vu et qui elle la regardait… et qu'elle connaissait. Mieux que ça : qu'elle aimait. Cette fille là était son amie. Et manifestement c'était elle qui avait mené les deux autres ici, ce qui expliquait le fait qu'ils étaient au bon endroit donc. Elle se sentait trahie.
Et sous cette idée sa bonne humeur précédente disparu tout à fait, enfin disons que sa bonne humeur précédente empirait les choses, parce que l'événement venait lui gâcher. Elle ne comprenait pas pourquoi Melpomène, car c'était elle, avait fait ça. Certes ça n'était pas bien grave en soit mais Amaëlle n'appréciait que très moyennement. Et c'est donc avec une idée bien moins joueuse et taquine à l'esprit qu'elle s'approcha des trois intrus, un sourire un peu dangereux sur les lèvres.


« Tiens tiens… mais que vois-je ? Trois oisillons tombés du nid ? Trois innocents élèves ? Ou bien… ne serait-ce pas plutôt trois élèves bien trop petits pour être en troisième année qui se baladent dans les sous-sols sans préfets ? » lança t-elle sur un ton badin légèrement inquiétant.

« Je serais vous je ne resterais pas là vous voyez… qui sait ce que pourrait vous faire les méchants Serpent ? D'ailleurs… oh mais j'en suis une moi ! » continua t-elle en sortant sa baguette et en désignant son insigne de Serpentard, montrant par là même, au cas où ils ne l'auraient pas vu, son insigne de préfète. Cette fois ci elle était clairement réprobatrice et tranquillement menaçante.

Et pour finir sa tirade elle lâcha les deux enfants (première année sans doute) du regard, enfants qui se tenaient la mains avec une crainte manifeste, puis fronça les sourcils en direction de Melpomène. Elle n'était pas très heureuse mais voulait tout de même une explication de la part de son amie, et elle avait intérêt à la convaincre. En tout cas pour le moment, elle trouvait cela plutôt amusant de jouer les grands méchants. Elle ne l'était jamais mais pour le coup elle comprenait Caroline : c'était tellement bien de pouvoir défouler ses nerfs sur quelqu'un ! Et pourtant à la base elle était heureuse ! Ils avaient vraiment réussi à l'énerver ces trois là.

Reducio
Mon code couleur c'est #556627 ^^
Dernière modification par Amaëlle Nelly le 22 septembre 2015, 19 h 50, modifié 1 fois.

Même le plus petit serpent a du venin (si si)
Cinquième année RP

Une visite guidée ?  PV 

Melpomène, la vive Melpomène, kidnappeuse de première année, semblait savoir où ils étaient, mais son ton mystérieux et indécis n'alla pas jusqu'à rassurer Meredith. Celle-ci, encore toute confuse de cette virée du château (la main dans celle du Serdaigle le plus parfumé du château, ce qui ne lui déplaisait pas), regarda autour d'elle. Elle était sûre d'être devant la salle commune des Serpentard, et elle trouvait qu'il était loin d'être intelligent d'attendre qu'un Serpentard vienne les chercher et leur jeter un sort. Mais la Poufsouffle n'était pas folle au point de vouloir quitter le groupe. Seule dans les cachots, c'était bien pire qu'à trois !
Elle était entrain d'observer les chandelles du mur d'en face quand elle entendit une voix traînante lancer des réprimandes, et le sang mêlé de Meredith Dewon ne fit qu'un tour. Figée sur place, elle ne saisit que la deuxième phrase de la nouvelle venue :


"Je serais vous je ne resterais pas là vous voyez… qui sait ce que pourrait vous faire les méchants Serpent ? D'ailleurs… oh mais j'en suis une moi !"

La fille avait la peau pâle, des cheveux noirs et des yeux verts brillants, à l'image de son blason. Elle était petite et souriait d'un air maléfique. Lorsqu'elle sortit sa baguette, la rouquine eut un mouvement de recul et se plaça ainsi légèrement en retrait de Louis. Meredith n'avait pas encore le réflexe des élèves de Poudlard qui est de sortir sa propre baguette quand un autre la sort.Son réflexe à elle était plutôt de partir en courant ! Mais toujours pas question de lâcher les deux autres. Alors, elle se contenta de regarder la Serpentard tapoter son insigne de préfète. La Poufsouffle eut peur. Elle ne voulait pas qu'on enlève des points à sa chère maison dès le premier mois ! Qu'allait dire le gentil Moine Gras ?
Meredith croisa le regard de Louis et détourna les yeux, de nouveau rouge. Il semblait tout aussi mal à l'aise qu'elle et Meredith regretta de l'avoir laissé se couvrir de parfum.
La jeune élève observa alors Melpomène, puis Louis, puis la Serpentard, dans l'attente que l'un d'eux (si possible l'un de ses deux compagnons) fassent un geste ou disent une parole.

La Flamme de Loyauté jamais ne vacille ni ne s'efface

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Louis regarda sans trop bien comprendre Melpomène chercher quelque chose. Il ne comprenait pas très bien ce qu'elle cherchait, cependant, mais Meredith semblait avoir raison; ils n'étaient pas très loin de la salle commune des Serpentard. Rien qu'à y penser, il serra doucement la main de Meredith, sa nervosité parlant pour lui. Il écouta sans bien comprendre la jeune Serdaigle parler de l'entrée d'un truc, qu'ils avaient besoin de quelqu'un, ou un truc de ce genre. Louis la regarda avec des yeux ronds, se demandant décidément ce qu'elle était en train de leur raconter. Louis espérait qu'ils n'allaient pas rester coincés là bien longtemps, car il voulait à tout prix lire son manuel de sortilèges qu'il avait acheté pour les cours. Juste le lire ! Connaître les sorts, voir les utiliser... Tout ! Cet univers était si... magique... Oui, c'est le mot.

Soudain, Louis vit arriver une étrange fille, qui sortait de nulle part. Quand cette fille les vit, elle eut un espèce de sourire sadique qui ne plut guère à Louis, tandis qu'elle était en train de parler d'oisillons tombés du nid, eux donc, sous entendant, si Louis avait bien compris, que les premières années n'avaient pas le droit d'être ici sans préfet. Le jeune garçon fronça les sourcils. Ah, c'était interdit ? Il avait encore beaucoup de choses à apprendre sur Poudlard, on dirait bien... Mais il n'était guère inquiet. Il était assez naïf, il fallait l'avouer, et il n'hésiterait pas à mettre cela en avant devant un quelconque préfet ou autre. En fait, Louis avait un esprit très philosophique, pour son âge, ce qui fait qu'il pourrait presque être son propre avocat. A l'école primaire moldue, c'était difficile d'admettre que Louis avait tort, d'autant plus que son esprit surdoué est plein de connaissance en matière de philosophes. Son préféré était Voltaire ! Descartes aussi disait des propos intéressants, en plus d'être un éminent physicien.

Mais la jeune fille lui fit quitter ses pensées, entendant quelque chose d'assez bien inquiétant. Elle parla de méchant Serpentard, le tout en sortant sa baguette magique d'un pan de sa robe, et en montrant son insigne de Serpentard et de préfète. Louis ne savait pas que cet insigne représentait celui d'une préfète, mais il en doutait un peu, vu qu'il avait vu un élève de Serdaigle le guider vers la salle commune, le jour de la répartition, avec un insigne similaire. Le jeune garçon sentit Meredith se cacher derrière lui et il parut gêné l'espace d'un instant.


* Sauf que moi aussi je suis du genre à me cacher derrière les autres... * Songea-t-il, gêné.

Mais ce n'était vraiment pas le moment de montrer son côté trouillard à non seulement Meredith et Melpomène, mais aussi une préfète de Serpentard. Nerveux, il resta bêtement mais serra un peu plus la main de Meredith, demandant inconsciemment une protection, un soutient. Il se demandait ce que pouvait faire un élève avec sa baguette magique, dans cette école. Pouvait-elle les agresser avec leur baguette ? Il baissa la tête, comme s'il ne voulait pas faire face à la situation, rougissant un peu. Il était gêné d'avoir la main dans celle de Meredith mais... C'était un bon soutient, au moins. La chaleur de sa main le rassurait un peu.

« Le rêve; le seul paradis qui puisse exister dans ce monde. »

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Melpomène avait vu sa chère, et tendre, et douce amie se diriger vers eux. Puis leur parler. Enfin les menacer. Et les insulter, même. Des oisillons, eux ? Bon, pour Louis , c'était totalement vrai, comme le prouvait sa main tremblante dans celle de Meredith. Mais elle, justement, était tout sauf un animal à plume, en brave Poufsouffle ! Et pire encore, Melpomène n'était certainement pas un pauvre " petit oisillon tombé du nid ". Amaëlle avait beau être son amie, elle avait fait une grave erreur en lui disant cela, d'autant plus qu'elle n'avait pas l'air de vraiment rigoler, en sortant sa baguette... Et puis lui parler ainsi alors qu'elle tentait de faire une bonne impression à deux nouveaux élèves dont elles auraient pu se servie ensemble pour les envoyer chercher de la nourriture aux cuisines... Non, Melpomène ne l'acceptait pas : elle était un aigle. Un vrai aigle, et même un faucon, LE faucon, comme le prouvait son poste de capitaine ! Alors être traitée comme une vulgaire première année, ce n'était pas possible. N'écoutant que le lion qui sommeillant en elle, elle sortit sa baguette sous le coup de l'impulsivité et la pointa sur son ancienne meilleure amie (enfin ancienne, pour le moment. Vous savez comment sont les enfants...).

" Retire ce que tu viens de dire, Nelly... "

Pleine d'orgueil, elle se sentait prête à lancer tout les sorts appris depuis son arrivée à Poudlard, de "Gonflus" à "Lashlabask", en passant par "Alohomora" s'il le fallait ! Et ce, malgré l'interdiction pour elle d'être ici à la base, malgré l'insigne que portait sa cible, malgré le fait que ce soit son amie.
Puis Melpomène réalisa une nouvelle chose. Ces deux pleutres, ces deux couards de première années... Se tenaient la main. Enfin, ne faisant QUE se tenir la main. Aucun signe de résistance face à cette vilaine Serpy, pas de baguette levée, pas même de fuite lâchement assumée ! Visiblement, ils attendaient que tata Melpo les sortent de là sans prendre la moindre initiative, si ce n'était celle de se coller un peu plus l'un à l'autre. Alors oui, profiter d'une situation de danger pour faire du rentre-dedans à quelqu'un qui était encore un inconnu il y a une heure, pourquoi pas. Ce n'était pas le premier choix de Melpomène qui préférait de loin lancer des sorts, mais admettons. En revanche, en profiter pour oublier tout sens commun, ça, ce n'était pas digne des Serdaigles ! Quant aux Poufsouffles, ils n'étaient pas censés être de gentils bisounours prêts à aider leurs prochains ? Comme par exemple, au hasard, protéger une fillette qui se faisait menacer par sa meilleure amie ? Alors, sans bouger sa baguette ni son regard, Melpomène s'adressa à ces deux larves pleines de romantisme à la noix :


" Bon, les limaces amoureuses, quand vous aurez fini de jouer à qui se cachera derrière l'autre, vous viendrez me donner un coup de main ? "

Puis, en s'adressant cette fois à la malheureuse Amaëlle Nelly qui ne savait pas dans quoi elle s'était aventurée :

" A trois contre une, ça promet d'être épique, non ? "

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Pour qui connaissait un peu Amaëlle il était évident que même agacée comme elle l'était elle n'aurait jamais utilisé sa baguette. Alors pourquoi l'avait-elle sortie ? C'était une bonne question… disons qu'elle l'avait fait sur l'impulsion du moment, sans aucune envie de s'en servir. Un simple outils d'intimidation pour se donner contenance face aux premières années plus grands qu'elle sans doute, ou bien juste pour pousser la taquinerie. C'était idiot comme réaction, certes. Surtout venant d'une préfète, c'était d'ailleurs clairement répréhensible, mieux valait pour elle que son Directeur de Maison ne l'apprenne pas.
Mais de toute façon qu'aurait pu t-elle faire avec sa baguette ? Leur lancer un Recurvite dévastateur ? Elle n'aurait jamais eut le cran de leur lancer un sort un peu plus offensif sans aucune raison de toute façon. La seule fois où ça lui était arrivé c'était quand elle avait lancé un Petrificus Totalus vers Tessa qui courrait vers la forêt interdite… et ça n'était pas quelque chose qu'elle adorait spécialement faire. Donc oui : en connaissant la petite préfète on pouvait se douter qu'elle n'allait pas utiliser sa baguette, et que c'était déjà étrange qu'elle l'ait sortie.

Sauf qu'apparemment Melpomène ne s'était pas posé ces questions là. C'était logique après tout : on parlait de Melpomène Minos, Serdaigle de son état, petite fille vive et pétillante, mais butée et impulsive. Parfois la petite bleue faisait penser à Amaëlle à une Gryffondor… mais elle évitait de lui dire évidemment parce qu'il n'était pas sûr que cela lui plaise. Pour plusieurs motifs, l'un deux étant son orgueil et sa fierté pour sa maison. N'empêche que son côté frondeur n'était pas une légende. Il suffisait la regarder réagir au quart de tour à… à quoi d'ailleurs ?


« Retire ce que tu viens de dire, Nelly... »

C'était clairement une menace que Melpomène faisait à Amaëlle. Et ça n'était pas non plus une phrase très agréable. Mais après tout c'était compréhensible si on se rappelait du comportement de la préfète des verts quelques secondes auparavant. Mais la petite Serpentard fut surprise : parce si elle n'avait certes pas été très accueillante elle aurait pensé que son amie aurait vu son air interrogateur à son intention. Mais la bleue ne semblait pas dans une optique d'explication, elle avait été piquée dans son amour propre et ses yeux demandait revanche. Et cet état de fait énerva finalement davantage Amaëlle. Elle aurait pu se radoucir avec des explications, elle aurait éventuellement pu supporter qu'on la rappelle à l'ordre en lui demandant ce qui lui arrivait… sans doute… peut-être disons. Mais c'était des choses qu'on ne pourrait plus jamais vérifier désormais. Parce qu'au lieu de lui expliquer pourquoi elle avait amené des petits première année découvrir l'antre des terribles Serpentards comme s'il s'agissait d'une sortie scolaire, Melpomène avait préféré l'agresser à son tour. Et ça faisait mal. Parce que oui : Amaëlle s'était sentit un instant très idiote d'avoir réagi comme ça, elle aussi était trop impulsive… elle avait commencé à regretter... Mais voir sa précieuse amie lui parler avec ce dédain dans la voix la rendit chagrine. Mais de ce chagrin dont on ne se rend compte qu'après, de ce chagrin qu'on préfère se cacher à soi même avec de la colère. Si elle avait été un chat elle aurait sans doute craché devant l'insulte. Parce que venant de quelqu'un que l'on aime et qui nous trahit le mépris est la pire des injures. Et du haut de ses douzes ans, si Amaëlle ne sentait pas tout cela, elle savait du moins qu'elle n'appréciait pas du tout ce que venait de lui lancer la Serdaigle.

« Ah oui ? Et que veux tu que je retire au juste Mel… Minos ? »

Les yeux orageux, leurs baguettes faces à faces dans leurs petites mains, les deux jeunes sorcières n'étaient pas forcément le modèle le plus rassurant du monde. Les deux souris apeurées qui se pelotonnaient l'une contre l'autre en témoignant. Lançant un regard de travers à la rousse et au blondinet, sources de conflit, elle allait leur demander de lui expliquer ce qu'ils faisaient ici puisqu'apparemment la deuxième année qui les accompagnait n'était pas assez fine pour lui indiquer. Mais celle qui parla la première fut Melpomène, faisant sursauter ses deux spectateurs du jour.


« Bon, les limaces amoureuses, quand vous aurez fini de jouer à qui se cachera derrière l'autre, vous viendrez me donner un coup de main ? »

Et dans un dernier sursaut d'arrogance certainement, sans sembler douter un seul instant sur le fait que les deux ''limaces'' viendrait l'aider alors qu'elle venait des les insulter, elle lui lança, un ton de défi dans la voix :

« A trois contre une, ça promet d'être épique, non ? »

Alors elle voulait vraiment l'attaquer ? Parce que si elle voulait de l'aide ça n'était sûrement pas pour lui lancer des piques. C'était parce qu'elle voulait se battre avec sa baguette. Vraiment, sans hésitation, alors qu'elles étaient censées être amies… elle devait vraiment s'être moquée d'elle jusque lors. Qu'à cela ne tienne. Elle n'était pas un être sans défense. Haussant un sourcil moqueur en direction des petits tremblants elle fit un petit rictus à Melpomène. Si elle pensait vraiment qu'ils allaient l'aider elle se faisait de sacrées idées, à moins que jusque là les petits avaient été de très bons comédiens.

« Mais c'est que t'es une tacticienne impressionnante en fait ! Dit Melpomène t'as autant de force qu'une limace asthmatique et tu penses qu'avec tes limaces amoureuses en renfort tu vas dominer Poudlard ?» Puis avec un sourire niais au possible elle ajouta «Et maintenant que je t'ai insulté tu veux pas dégager d'ici bien gentiment avec le sourire s'il te plaît tu me rendrait bien service ! »

Ça n'était sans doute pas la chose la plus intelligente à faire ou encore la chose la plus mature… mais la verte aurait le temps de regretter et de se traiter d'andouille pour l'image qu'elle était en train de donner plus tard. Jetant un coup d’œil aux deux premières années, qu'elle avait identifié comme étant comme un Serdaigle et une Poufsouffle, elle leur dit :

« Vous deux. Je vous laisse une dernière chance. Soit vous restez ici et vous finirez très probablement avec une retenue, soit vous filez d'ici en vitesse et je pourrais éventuellement oublier que je vous ai vu dans les sous sols »

Tout en parlant elle leur avait désigné un couloir, celui qu'ils devaient prendre. Elle espéraient qu'ils déguerpisseraient rapidement, parce que s'ils décidaient d'aider Melpomène elle aurait l'air maline. En temps normal elle aurait du les ramener elle même à la sortie de ce petit dédale que pouvaient être les sous sols… mais elle n'était pas spécialement dans le meilleur état pour faire ça. Pour le moment ses préoccupations étaient tournées vers Melpomène qui était en train de lui annoncer qu'en fait elle la détestait. Amaëlle n'avait jamais eu d'ennemis. Elle n'avait pas du tout aimé Caroline à ses débuts mais elles avaient appris à s'apprécier finalement, n'aimait pas Kate, de quatrième année, qui lui avait lancé un imperium vicieux et elle se chamaillait avec Antony régulièrement mais c'était des taquineries réciproques qui montraient leur amitiés. La liste des disputes qu'elle avait pu avoir s'arrêtait là. Elle n'était pas de nature à avoir des ennemis, elle ne voyait pas vraiment l'intérêt d'ailleurs, mieux valait l'indifférence à la haine, c'était moins prise de tête lorsqu'on n'aimait pas spécialement quelqu'un. Mais finalement les choses pourraient bien changer si la dispute entre elle et Melpomène continuait : les amitiés brisées font toujours des dégâts. Est ce que c'était ce qui allait se passer ? Et si tout cela n'était qu'un malentendu ? Si cela était une dispute futile comme avaient pu en avoir Ysalyne et Antony ? Aussi sur un ton assez hargneux malheureusement elle posa à la Serdaigle qui lui faisait face une dernière question, question dont la réponse déterminerait sans doute la suite de l'histoire.

« On peut savoir à quoi tu joues ? »

Même le plus petit serpent a du venin (si si)
Cinquième année RP

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Meredith n'en revenait pas. Elle se demandait d'ailleurs si quelqu'un dans ce monde avait ressenti autant de sentiments différents en l'espace d'une minute. Quand Louis avait serré un peu plus sa main dans la sienne, elle s'était sentie bien. Très bien. Trop bien pour la situation, en fait. Il lui avait serré la paume à deux reprises, et la peur de Meredith l'avait instentanément quittée. Que se passait-il entre elle et ce Serdaigle qu'elle connessait depuis deux heures à peine ? Elle ne saurait le dire et ne voulait pas le savoir. Pas maintenant. En tout cas, elle rougit un plus mais fut brutalement ranenée à la réalité par les paroles venimeuses lancées par Melpomène. Elle se mit alors drôlement en colère. Plus en colère qu'elle ne l'avait été depuis longtemps, d'ailleurs. Elle, une limasse ?? Même si le mot d'amoureuse lui plaisait bien, cela n'empêchait pas qu'on ne traîtait pas les gens comme ca, simplement parce qu'ils se tiennent la main pour se donner du courage. Alors, elle écouta, de plus en plus furibonde, les paroles que l'autre lancait à son tour. La Poufsouffle remarqua d'ailleurs une petite hésitation dans la voix pour prononcer le nom de famille de Melpomène plutôt que son prénom. Le serpent n'avait peut être aucunes intentions venimeuses...
Il n'empêche que ce serpent lanca aussitôt un dilemme plutôt vite réglé pour la Poufsouffle. S'enfuire en courant ? Même si elle ne voulait pas décevoir sa maison, cela lui était impensable. Mais rester pour aider la Serdaigle ??


*Haha laisse moi rire* pensa-t-elle.Alors qu'elle venait de la traiter de limace ?

Alors, choisissant la derniere option, elle attendit que la Serpentard ait fini son petit discours. Avant de laisser le temps à Melpomène de répondre à ses questions, elle intervint. Elle croisa le regard de Louis. Lui paraissait appeuré et indécis. Elle serra un instant un peu plus sa main, pour le mettre en confiance, puis la relâcha complètement. Meredith regretta un peu, d'ailleurs. Elle avait oublié le réconfort que cela lui aportait. Mais il était trop tard maintenant.
Elle s'avanca d'un pas furibond à la hauteur des deux filles. Alors, se maudissant elle même et se disant qu'elle était folle à lier, elle parla à son tour.


" Non mais vous vous croyez où ? " lanca-t-elle. " Ca ne va pas de vous moquer des gens comme ca ? On est à Poudlard, je vous rapelle. La magie est interdite dans les couloirs, et je sais ca même si je ne suis pas préfete, capitaine ou en deuxième année !"

La fougue s'étant emparée d'elle, et il lui devint impossible d'arrêter son propre flot.

" Vous voulez faire quoi ? Vous battre en duel peut être ? " puis, se tournant vers Melpomene: " Et toi alors ? Tu nous prends comme sa, tu nous oblige à te suivre puis tu n'es jamais contente ? Tu nous dis de nous prendre par la main et ensuite, tu t'en pleins ? Mais vous vous croyez tellement plus fortes que nous, juste par ce que vous connaissez le château et que vous avez un an de plus ? Alors moi écoutez, je m'en moque de perdre des points. Je veux juste le respect. Et c'est ce qui fait de moi une Poufsouffle, d'ailleurs. Et j'en suis fière ! "

Elle avait dit ces derniers mots avec toute l'energie dont elle était capable, et même avec un mouvement de tête faisant danser ses beaux cheveux, comme elle avait vu faire dans les films. La peur n'avait plus de place en elle.

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Reducio
Navré du retard !



Louis regardait, pas vraiment en confiance, les deux filles qui semblaient pire que des tigresses. Louis commençait à paniquer, tandis que sa respiration commençait à être sifflante. Il avait souvent des crises d'asthme quand il angoissait, et parfois même quand il n'angoissait pas spécialement. Maintenant, le problème était le suivant: il n'avait pas son inhalateur dans sa robe de sorcier. Il ferma les yeux, serrant un peu plus fortement la main de Meredith, qui faisait de même d'ailleurs, ce qui le rassurait un peu. Garder son calme... Ne pas laisser sa panique le dominer... Il n'allait pas être puni, il n'allait pas faire perdre de points à la maison de Serdaigle, il n'allait pas-ci, il n'allait pas-ça...

Soudain, il entendit Melpomène proférait des insultes. Des insultes... "limaces amoureuses"... Quand elle avait dit ça, le pauvre garçon à lunettes ouvrit les yeux et rougit violemment, gêné, remontant ses lunettes sur son nez. Mais il cachait sa sensibilité: il se sentait cruellement vexé et trahit par Melpomène, qui oubliait à présent tout, quitte à oublier ses vrais amis, pour se confronter à sa rivale. De l'autre côté, d'ailleurs, Amaelle en rajoutait, puisqu'elle renfonça un peu plus le clou en citant "limaces amoureuses" (ainsi que "limace asthmatique", ce qui fit que Louis pensait au début qu'il était visé) et menaça ainsi de leur mettre une heure de retenu à Meredith et lui s'ils restaient ici. L'instinct de survit de Louis, dans sa tête, fit "ding ding" et il eut envie de courir à toute jambe... dans ce couloir. Il ne savait pas où ça menait, mais bon, tant qu'il n'avait pas retenue... Que dirait-il à ses parents, sinon ? Le gentil petit Louis, garçon sage et bien studieux, qui revient en disant à ses parents qu'il a eu une heure de colle ? Ils auraient une crise cardiaque !

Sauf qu'il ne pouvait pas non plus partir. Pour deux raisons. Avec son stresse, au pire, il se casserait la figure dans les couloirs. Au moins pire, il se paumerait dans les couloirs. Et puis surtout, il serait seul, ce dont il n'avait pas vraiment envie. Pourtant, en même temps, il risquait de se prendre une heure de retenue. Mais d'un certain côté...

Soudain, Meredith lâcha sa main et explosa, ce qui le surprit, mais augmenta un peu son stresse. Il se racla timidement la gorge et chuchota doucement en direction de Meredith:


« C... c'est... p.. peut-être pas une bonne idée... » fit-il avec nervosité.

Il marcha doucement vers un mur, auquel il s'assit , dos au mur, ses jambes rapprochées contre son torse en fermant les yeux, son angoisse ayant presque atteint le summum, et donc sa crise d'asthme aussi. Il essaya de contrôler sa respiration en inspirant doucement par le nez et en expirant par la bouche.

« Calmez-vous, s'il vous plaît... »

Il détestait les disputes, surtout quand il était impliqué dedans, par exemple quand on le menace avec des heures de colle, ou avec un ton autoritaire... Ça arrivait rarement avec ses parents - en fait, ils faisaient même en sorte qu'il était bercé dans un cocon maternelle assez douillet - mais quand ça arrivait en sa présence, c'était la panique ! C'est d'ailleurs en partit pour cela que les cours n'étaient pas si facile que cela, puisque, parfois, le professeur devait bien hausser la voix et se montrer sévère pour se faire respecter. Mais là, c'était insensé, Meredith l'avait bien souligné. En fait... Elle avait dit exactement ce qu'il aurait aimé dire, mais il sentait qu'elle était un poil provocatrice et énervée, ce qui pourrait bien énerver les deux tigresses en retour.

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Amaëlle avait osé. Après l’avoir traité de « petit oisillon tombé du nid », voilà qu’elle la traitait de « limace asthmatique ». Melpomène en était restée bouche bée, dans une parfaite imitation de ce dont on la traitait. Elle avait évidemment totalement oublié que, quelques instants plus tôt, elle avait elle-même insulté les deux pauvres première année qu’elle avait par ailleurs emmenés contre leur volonté. Puis quelque chose d’encore plus incroyable, que dis-je, improbable se produisit : Meredith Dewon avait prouvé qu’elle avait à elle seule plus de maturité que ses deux aînées réunies.

« Non mais vous vous croyez où ? Ça ne va pas de vous moquer des gens comme ca ? On est à Poudlard, je vous rappelle. La magie est interdite dans les couloirs, et je sais ca même si je ne suis pas préfète, capitaine ou en deuxième année ! Vous voulez faire quoi ? Vous battre en duel peut être ? Et toi alors ? Tu nous prends comme sa, tu nous oblige à te suivre puis tu n'es jamais contente ? Tu nous dis de nous prendre par la main et ensuite, tu t'en pleins ? Mais vous vous croyez tellement plus fortes que nous, juste par ce que vous connaissez le château et que vous avez un an de plus ? Alors moi écoutez, je m'en moque de perdre des points. Je veux juste le respect. Et c'est ce qui fait de moi une Poufsouffle, d'ailleurs. Et j'en suis fière ! »

A ces mots, la bouche de Melpomène tomba encore plus bas. Vous visualisez ces dessins animés moldus, où la machoire tombe littéralement par terre ? Et bien c’était à peu près ça. Elle réfléchissait à toute vitesse : est-ce que Meredith avait raison ? Avait-elle exagérée en les emmenant de force avec elle ? En les traitants de limaces amoureuses ? Peut-être, oui… Elle l’avait dit sous le coup de la colère, bien sûr, mais ça n’excusait pas tout… En même temps, cette colère, elle ne la devait qu’à Amaëlle, alors c’était sa faute ! Elle n’allait certainement pas s’en tirer à si bon compte, cette serpentarde de malheur !

Puis elle remarqua que Louis n’avait pas l’air au meilleur de sa forme. Il avait chuchoté quelque chose que Melpomène n’avait pas comprit avant de les prier, au prix d’un très grand effort, de se calmer. Bon, d’accord. Melpomène allait se calmer. Elle n’allait pas botter les fesses de son ex-meilleure amie, même si elle le méritait très largement. Elle n’allait même pas lui répondre, d’ailleurs. Il était temps de quitter ces cachots, lugubres par ailleurs, et de terminer aussi cette visite.


En ignorant royalement Amaëlle, Melpomène s’adressa à Meredith et à Louis, en essayant de se rendre la plus amicale et douce possible.


« Euh… Je pourrais vous montrer le rez-de-chaussée maintenant, et en profiter pour te raccompagner à ta salle commune Meredith ? Enfin, si tu veux bien… »

C’était étrange de voir Melpomène aussi mal à l’aise face à la petite poufsouffle, elle qui d’habitude ne se gênait de rien. Elle savait se montrer extrêmement polie face à plus âgé qu’elle, mais elle oubliait toutes les règles de savoir-vivre avec les enfants de son âge, ou plus petits. C’est pourquoi elle du faire un grand effort pour ajouter :

« Je suis désolée pour tout à l’heure Meredith ».

Bien entendu, elle savait qu’Amaëlle n’avait pas perdu une miette de ses excuses, et elle n’avait aucunement l’intention de les réitérer avec elle. Pas dans l’immédiat, en tout cas.

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Melpomène n'avait encore pas eut le temps de s'expliquer. C'était peut-être ça le problème dans l'histoire : elle n'avait pas pu s'expliquer. Et c'est sans doute ce qu'elles pourraient déplorer plus tard. Tout comme finalement elle n'avait pas expliqué ses accusations qu'elle avait faites à la hâte. Mais pour l'instant c'était loin d'être la question qui turlupinait Amaëlle. Pour le moment l'énigme était de comprendre qu'elle perturbation sismique, atmosphérique, interplanétaire, spatiale, ou simplement mentale, pouvait donc bien être arrivée pour que Meredith Dewon, Poufsouffle dont pour le moment Amaëlle ne connaissait pas le nom, connaisse une révolution interne qui la fasse passer du je-me-cache-derrière-Louis-qui-est-aussi-traumatisé-que-moi au je-me-plante-volontairement-entre-deux-baguettes-de-deux-espèces-d'illuminées-et-j'incendie-deux-deuxièmes-années-dont-une-préfète. Et puis en voyant cette gamine un peu tremblotante entre elles deux, Amaëlle, qui était pour le moment bouche bée, faillit se mettre à rire. Pas un rire méchant non… juste une sorte de rire nerveux, de rire amical. Elle se revoyait au début de sa première année, en train d'haranguer son fantôme de maison, de le traiter de lâche et de lui renvoyer au visage son humeur massacrante alors qu'il avait des millénaires de plus qu'elle. Ça n'était pas méchant ce qu'elle voulait faire, c'était simplement pour essayer de le faire réagir. Elle s'était excusée par la suite, avait été agréable au début… mais soit… c'était sensiblement des situations similaires. Sauf que la Poufsouffle avait sans doute des motivations différentes. Les calmer certes, mais pas seulement, elle voulait aussi protester parce qu'elle se trouvait un peu ignorée et moquée. Et Amaëlle, si elle n'était pas médicomage, et encore moins psychomage, lui aurait facilement diagnostiqué un petit syndrome d'infériorité… sincèrement… qu'elle était le besoin de préciser qu'elle était fière de sa maison au juste ?

Mais au moins, ou pouvait dire que l'intervention l'avait détourné de sa colère chagrine envers Melpomène. C'est vrai qu'elle était allée trop loin. Et puis si Melpomène ne voulait plu d'elle, elle n'allait pas lui montrer qu'elle prenait tout trop à cœur. Elle était préfète que diable ! Elle se devait de montrer l'exemple. Ce qui était arrivé aujourd'hui, à savoir dérailler tant et si bien que c'était une première année qui avait du la remettre à sa place, n'aurait jamais du se produire. Si elle avait des comptes à rendre, elle le ferait plus tard. Et Amaëlle étant Amaëlle, elle ne ferait rien du tout, elle arrêterait juste de parler à sa désormais ancienne amie. Elle allait donc se calmer, soupirer, et raccompagner tout ce petit monde à l'extérieur des sous sols, en espérant que Melpomène n'en fasse pas qu'à sa tête. Voilà. C'était un bon plan. Sauf que non. Il y avait un problème dans son équation : le Serdaigle blond faisait vraisemblablement une crise de panique (ou alors était très bon comédien).

Assis contre le mur, les jambes repliées contre son torse et la tête entre les jambes, les yeux fermés, il n'allait pas bien du tout. Enfin elle ne savait pas vraiment si c'était une crise de panique mais sans doute que les crises de panique devaient ressembler à ça. Et puis la Serdaigle qui baragouinait un truc à propos d'une visite de rez de chaussée et de salle commune (voyez elle l'avait bien dit qu'elle emmenait les enfants en sortie scolaire dans la salle commune de Serpentard!) ne servait strictement à rien. C'était elle qui avait emmené le blondinet ici ! C'était elle qui aurait du s'en occuper ! Mais elle n'allait sûrement pas laisser le petit première année faire sa crise tout seul. Elle alla donc s'agenouiller près de lui, lui posant un main sur son épaule, et soufflant des paroles sans queue ni tête sur un ton doux pour l'apaiser. Mais ça ne marchait pas.Et pour cause : le petit garçon dont elle ne connaissait pas le nom était en fait en train de faire une crise d'asthme.
Ça elle le savait, elle le voyait… on n'essayait pas frénétiquement d'inspirer à la recherche d'air, pour le simple plaisir du geste. Et elle avait vu assez de fois son frère aîné commencer à manquer d'oxygène pour se rendre compte de ce qu'il se passait. Et le Serdaigle qui cherchait désespérément son souffle semblait bien atteint du même mal. Et c'est en réalisant cela qu'elle se sentit encore plus perdue. Elle n'était effectivement pas médicomage. Elle ne savait pas ce qu'il fallait faire lors d'une crise d'angoisse. Mais elle ne savait surtout pas ce qu'il fallait faire lors d'une crise d'asthme. Son frère était moldu il avait un inhalateur sur lui, et il savait prévenir plus ou moins ses crises. De six ans sa cadette, elle n'avait jamais eu à s'occuper de ça… et elle n'avait que ses quelques neurones ignorantes pour l'aider.

« Euh… toi ? Petit Serdaigle ? Tu m'entends ? Est ce que tu as un inhalateur sur toi ? Enfin un truc je sais pas si t'es enfant de sorcier… un truc pour quand tu as des crises d'asthme ? Euh… sinon reste pas comme ça… faut que tu déplies tes jambes j'pense… pour pouvoir respirer… tu te bloques là… »

Le forçant doucement à se décrisper elle se tourna un peu désespérée vers ses camarades. Si le Serdaigle ne se calmait pas tout seul elle ne savait pas quoi faire… Enfin elle n'avait plus qu'à espérer que ça n'était qu'une petite crise… mais en attendant elle semblait avoir été déclenchée par la panique… et ça n'était pas elle qui allait arranger les chose. Aussi s'écarta t-elle un petit peu et avisa la rouquine qui les regardait, la rouquine que Melpomène avait appelé Mere-quelquechose. Sûrement Meredith.

« Euh… tu voudrais pas essayer de venir le calmer ? Meredith c'est ça ? »
Dernière modification par Amaëlle Nelly le 15 novembre 2015, 0 h 00, modifié 1 fois.

Même le plus petit serpent a du venin (si si)
Cinquième année RP

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Meredith, tremblante de rage, observait les deux deuxième année. La machoire serrée, elle attendait qu'on lui enlève des points, ultime preuve que les deux filles n'étaient pas bien plus matures qu'elle. Elle ne tint pas compte de l'avertissement de Louis qui se fit ensuite très silencieux. Mais la rouquine, qui avait libéré toute la colère dont elle était capable, tenta de retrouver son sang froid. Cela lui fût plutôt facile, car la Serdagle la regarda bouche bée. Puis elle balbutia qu'elle allait la ramener dans sa salle commune.
Aparemment, la colère de la Poufsouffle avait eu l'effet escomté sur les deux rivales. Melpomène, ignorant royalement la Serpentard, s'approcha de Meredith et lui dit :


" Je suis désolée pour tout à l'heure, Meredith."

C'étaient de piètres excuses, certe, et de plus très maladroites. Mais la première année, qui avait totalement retrouvé son calme, sourit timidement en disant :

"Moi aussi je suis désolée..."

C'était assez étrange, comme la tigresse qui sommeillait en elle pouvait se réveiller, frapper, et se rendormir. Alors que, un instant auparavant, elle tremblait tellement la rage s'était emparée d'elle, elle était maintenant retournée à l'état de sage petite Poufsouffle. Mais plus tout à fait la même. Plus aussi naive.
Toutes deux se souriaient, peut être mutuellement pardonnées, jusqu'à ce que les paroles de la Serpentard, Amaelle, qui était toujours là, les ramenne à la réalité. Meredith se retourna et déglutit maladroitement.
C'était Louis, le pauvre Louis jusqu'alors oublié, qui était recroquevillé à terre. Il haletait et ne semblait pas aller bien. On dirait même qu'l avait beaucoup de mal à respirer. Les paroles et les conseils d'Amaelle ne semblaient pas avoir d'effet sur lui. Elle se tourna vers elles et demanda à Meredith de l'aider. Celle ci s'approcha, inquiète. Louis Slyfield faisait une crise d'athme, c'était certain. Et le pire, c'est que c'était sa faute. Bien qu'elle ne savait pas qu'il était sujet aux crises d'asthme, elle aurait dû se douter que le garcon de tout à l'heure, recroquevillé sur le sol de pierre à attendre, tout tremblant, l'heure de son rendez-vous avec Melpomène Minos n'aimait pas les disputes...


"Louis, chuchota t'elle, le visage à une soixantaine de centimètres du sien,Louis tout va bien. Tu m'entends ? Tout va bien, je suis désolée de m'être emportée. Vraiment, Louis. Maintenant tout va bien aller, d'accord ? Tu peux me croire, je suis ton amie. On va terminer cette visite et rentrer dans nos salles communes.

Puis elle saisit les mains du garcon, pour le rassurer. Elle esperait de tout coeur qu'il ne finirait pas à l'infimerie, pas par sa faute...Elle qui avait commencé à, disons, s'attacher lui...

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Louis avait fermé les yeux, espérant reprendre contrôle de soi-même seul, sans qu'il n'ait besoin d'aide ni de son inhalateur, qu'il n'avait pas sur lui, ni de qui que ce soit. Mais c'était assez difficile de contrôler une crise d'angoisse. C'est comme si le mal venait d'à l'intérieur de vous-même, comme si vous vous étiez fait cela vous-même, de sorte que, comme l'action est faites, vous ne pouviez pas en faire autrement. C'était comme si les poumons avaient soudainement décidés de réduire la charge d'air à prendre, alors que l'esprit de Louis ne voulait nullement cela. Mais ce n'était pas à l'esprit lui-même de décider ce que devaient faire les poumons, c'était au cerveau. Louis s'était d'ailleurs souvent questionné au lien cerveau-esprit. Par exemple, il arrivait parfois que l'on savait qu'on était pas en danger, et que tout ce qui se passait autour de nous était normal, mais notre cerveau, n'étant pas de cet avis, serait capable de faire un peu n'importe quoi pour arranger les choses. C'est ainsi que les mal du transport existe. Le cerveau subit un paradoxe entre son oreille interne, qui lui dit que le corps est en déplacement, et les yeux, qui disent que, au contraire, il est immobile. Croyant que le corps a été empoisonné, le cerveau décide d'agir de la plus belle manière qui soit; en faisant vomir le corps.

C'était un peu pareil chez Louis, qui luttait contre le mauvais fonctionnement de ses poumons. Etait-ce le cerveau qui, pour une raison x ou y, avait décidé de réduire la quantité d'air ? Si oui, c'était stupide... Pourquoi avoir fait cela ? En fouillant dans ses pensées, il n'avait qu'à peine entendu les paroles d'Amaëlle, qui aurait pu pourtant être bénéfique. Quoique, il fallait avouer qu'il se sentait assez intimidé. En plus d'être une Serpentard, Amaëlle était une préfète, ce qui était à la fois rassurant, et à la fois intimidant...

Elle l'entendit plus distinctement parler et il se força à ouvrir les yeux pour voir Amaëlle, visiblement paniquée, lui demander s'il avait un inhalateur sur lui, le tout en essayant d'expliquer que c'était un objet contre l'asthme. Il secoua la tête, sachant parfaitement ce qu'était un inhalateur, étant donné qu'il était un enfant de moldu, mais il ne l'avait pas sur lui, ce qui était une erreur monumentale.


*J'ai vraiment été stupide de ne pas l'avoir pris avec moi...*

Le voilà ainsi dans cet état. Il se laissa guidé par la Serpentard, qui le força à déplier ses genoux. Il gémit quelque peu, cette position le rassurant, mais il est vrai qu'il respirait mieux, installé ainsi. Il resta donc assit, les jambes allongées, contre le mur. Il vit ensuite Meredith arriver, demandée par Amaëlle. Le garçon, voyant Meredith s'approcher, ne pu s'empêcher de rougir. C'était presque comme un film qu'il avait vu, dans sa triste vie de moldue, où le prince allait sauver la princesse paniquée ou au bord de la mort... Sauf que c'était lui la princesse... Et son fichu parfum de fille n'arrangeait vraiment pas les choses ! Il fallait avouer, néanmoins, que la situation était quelque peu amusante. Qui sait ? Peut-être que demain, il en rira ? Non, c'était trop tôt. Un mois serait plus juste.

Toujours est-il qu'il ne bougea pas et écouta attentivement Meredith qui le regardait droit dans les yeux, tentant de le calmer par la parole. Ces paroles touchèrent énormément Louis qui commença finalement à se calmer. Après tout, Meredith avait conscience de s'être emporté, Amaëlle s'était calmé et, apparemment, il en était de même pour Melpomène. Il n'y avait ainsi plus aucune raison d'angoisser. Et s'il n'y a plus aucune raison d'angoisser, alors il n'y a plus de raison d'avoir une crise d'angoisse. Peu à peu, il parvient à respirer plus facilement. Respirer devenait plus facile. C'était presque comme s'il venait de sortir sa tête hors de l'eau; il respirait à nouveau, et ça lui faisait du bien.

Quand il put respirer de nouveau tout à fait normalement, Louis regarda timidement chaque personne présente et, gêné, il baissa la tête.


« Je... je suis énormément désolé... J'ai complètement oublié de prendre mon inhalateur... »

Au moins, tout était rentré dans l'ordre. Il était encore assis sur le sol, les jambes allongées, mais il n'osait guère se lever, ne voulant pas percuter Meredith ou Amaëlle. Il avait le sentiment d'être ridicule ainsi, mais au moins, il ne dérangeait personne. Et il avait déjà assez dérangé avec sa fichue crise d'asthme !

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Voyant que personne ne réagissait à sa proposition de continuer la visite ; que pire encore, Amaëlle était en train d'essayer de lui piquer ses nouveaux amis, les mauvaises habitudes de Melpomène reprirent le dessus. Elle fit la tête. Et que ledit ami fasse une crise d'asthme n'y changerait rien. Pour sa défense, Melpomène n'avait jamais vu de près ou de loin quelqu'un de malade, ou en tout cas pas plus malade qu'avec un simple rhume. Ses parents l'avaient surprotégée, et puis ils avaient tout deux coupé contacts avec leurs parents respectifs, enlevant à Melpomène les seules personnes suffisamment âgées pour tomber gravement malade sans raison particulière. Elle n'avait donc pas du tout conscience que le pauvre Louis allait vraiment mal, considérant qu'il était surtout une poule mouillée et que c'était la dispute entre les trois fillettes qui le mettait dans cet état. Du coup, en voyant qu'Amaëlle entrait dans ce qu'elle croyait n'être qu'un jeu, elle était encore plus en colère contre son amie. Quand Louis réussit enfin à parler, Melpomène le prit comme preuve que l'on se fichait d'elle comme de son premier hyppogriffe et se renfrogna d'avantages. La mine boudeuse, les bras croisés sur la poitrine et la tête rentrée dans ses épaules, elle toisait tour à tour les trois petits sorciers, attendant qu'on lui accorde enfin l'attention qu'elle pensait mériter. Non mais oh, c'est qu'elle n'était pas n'importe qui non plus ! Elle était Melpomène Minos, en deuxième année à Serdaigle, capitaine des Unchained Hawks ! Si elle le voulait, elle pouvait même lancer des craches-limaces à tout ceux qu'elle croisait, parfaitement ! Elle en était tout à fait capable parce qu'elle était une excellente petite sorcière !
Une fois cette crise d'égocentrisme passée, l'excellente petite sorcière daigna enfin ouvrir la bouche (au prix d'un effort surhumain que vous ne pouvez même pas imaginer) et demanda :


« Bon, on y va maintenant ? »

Puis elle ajouta en regardant Louis, d'un air peu convaincu :

« Si tu te sens toujours mal, on peut passer par l'infirmerie, comme ça tu sauras où elle est pour les prochaines fois... »

Et cette fois-ci, elle n'attendit pas de réponse de ses camarades et partit en direction des escaliers remontant vers les étages. Qui l'aime la suive ! C'était incroyable comme cette petite fille pouvait être butée, oublier toutes ses bonnes résolutions au bout de seulement quelques instants, et redevenir une peste. Melpomène ne s'en rendait pas encore compte, heureusement pour elle, mais elle avait vraiment un sale caractère. D'après sa mère, elle le tenait de son père, et d'après son père, elle le tenait de sa mère. D'après elle, elle le tenait des gens qui l'entouraient et qui faisaient constamment tout pour la mettre hors d'elle. Bref, c'était donc dans cet état d'esprit que Melpomène marchait vivement sans prêter attention à d'éventuels bruits de pas - sans prêter attention à rien, en fait. Cette scène lui paraissait pour le moment totalement légitime, mais dans quelques années, elle y repenserait avec une honte mêlée à de la tristesse, car cela signait aussi sa première dispute avec Amaëlle.

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La petite Poufsouffle était venue s'occuper de Louis. Amaëlle elle en avait profité pour s'écarter. Elle était heureuse de pouvoir laisser la tâche de calmer Louis à quelqu'un d'autre. Meredith y arrivait très bien d'ailleurs. Elle lui avait pris les mains et lui parlait doucement, tandis que la respiration laborieuse du petit Serdaigle se calmait peu à peu. Rassurée sur cet état de fait la petite préfète tourna la tête vers son ''amie'', un peu amère. Finalement la crise de Louis avait fait retomber la tension ambiante, mais elle en voulait toujours à le bleue, qui avait ramené les deux premières années ici, alors qu'ils n'avaient de plus absolument pas le droit d'être là, qui l'avait menacée sciemment avec une lueur déterminée au fond de l’œil. C''était cela le pire sans doute : qu'elle ait été prête à se lancer dans un duel contre elle, à trois contre un, pour une simple parole malheureuse, sans avoir prit le temps de discuter simplement auparavant, alors qu'en plus de cet état de fait elle était en tord. Du moins était-ce là le point de vue d'Amaëlle.

Melpomène ne semblait pas calmée pour sa part. Enfin elle avait discuté avec Meredith plutôt doucement auparavant, elle avait laisser sa baguette menaçante retomber le long de son corps, elle n'avait plus cette lueur de défi au fond des yeux. Mais malgré tout elle était à première vue encore furieuse. Furieuse contre tout le monde d'ailleurs si l'on en jugeait les coups d’œil exaspéré qu'elle lançait aux deux premières années contre le mur. Par ailleurs Louis eut à peine le temps de dire qu'il avait en fait oublié son inhalateur (ah bah bravo!) que la deuxième année, la voie limite râleuse, déclara qu'ils pouvaient repartir observer le château puisque le garçon avait finit sa crise, et fila vers les escaliers.

Réalisant qu'effectivement Melpomène faisait faire le tour de l'établissement aux deux sorciers à ses côtés, Amaëlle ne savait plus trop si elle devait toujours en vouloir à Melpomène pour avoir fait visiter l'entrée de la salle commune des Serpentards aux petits premières années ou bien si elle devait s'en vouloir d'avoir été à l'initiale d'une dispute alors que la bleue effectuait un bon geste. Son esprit cependant trancha rapidement : elle n'avait rien à se reprocher et c'était l'autre la fautive. L'humeur sombre, sa rancune revenant désormais que l'épisode Louis était passé, elle observa la Serdaigle disparaître et se tourna vers les deux intrus des sous-sols, légèrement énervé contre eux vous vous en douterez.


« Bon vous deux je vous conseille de la suivre tout de suite… parce que vous n'avez réellement pas le droit d'être ici. »

Elle attendit qu'ils disparaissent avant de soupirer et de marmonner un truc envers cette fichue Melpomène et cette fichue dispute qui venaient lui gâcher la journée avant de rentrer, un brin triste, un brin rageuse, dans sa salle commune.

Reducio
Fini pour moi. Merci pour ce rp !

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