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Une visite guidée ?  PV 

Apparemment, la farandole de sentiments dans l'esprit de Meredith n'était pas terminée. Après avoir été plus que soulagée du fait que Louis allait mieux, elle fut de nouveau assaillie par cette drôle d'impression qu'elle tenait vraiment à lui. Enfin, c'était incensé ! Comment Meredith, si sage ( bon, d'accord, la colère s'emparait d'elle face à l'Injustice avec un grand I ), si obéissante, avait elle put se laisser aller dans un piège et devenir amie...oui, amie, avec quelqu'un qu'elle connaissait à peine ? Mais ce n'était pas le moment de penser à cela, surtout que la danse de sentiments était loin d'être terminée. En effet, Melpomène, au lieu de se réjouir de l'état de Louis, préféra lancer des regards courroucés aux trois autres, et déclara que les deux première année devraient la suivre, et l'incompréhension ainsi que l'hésitation s'empara de la Poufsouffle. En quoi se sentait elle trahie ? Alors que c'était elle qui avait tout précipité. Tout. Et pas que dans le mauvais sens, d'ailleurs...

Sur ce, la Serdaigle s'enfuit dans les escaliers, laissant ainsi les trois autres dans les cachots, en lancant au passage une remarque des plus singlantes à ce pauvre Louis. La colère de Meredith se trouva sur le point de refaire surface. Pourquoi les laissait-elle en plant comme cela ?! Alors qu'ils ne savaient même pas trouver le chemin d'une biblihothèque !! De plus, la deuxième année venait de s'excuser auprès de la fillette. Celle-ci ne savait vraiment plus comment réagir.

Mais cette nouvele colère naissante se vit immédiatement balayée par le souvenir d'un Louis Slyfield à terre (il y était toujours d'ailleurs), haletant en détresse. Si elle se remettait à crier, cela équivaudrait à un aller gratuit pour l'infirmerie au garcon !


" Bon vous deux, dit soudain la Serpentard, toujours là, interrompant ainsi le fil des pensées brumeuses de la blairette, je vous conseille de la suivre tout de suite… parce que vous n'avez réellement pas le droit d'être ici"

Sur ces paroles elle frenchit la porte de sa salle commune en ruminant, laissant ainsi les deux enfants seuls. Après un court instant de silence à regarder son nouvel ami, Meredith le rompit:

"Effectivement, on ferait mieux de s'en aller...Je ne sais pas pour toi, mais moi je ne tiens pas à rencontrer d'autres Serpentard qui pourraient être...disons...un peu moins gentils qu'elle...Et puis en se dépêchant, on pourra peut être rattraper Melpomène, et tenter de la calmer...Tu peux marcher ?

Elle tendit une main pour l'aider à se relever et la garda dans la sienne, tendis qu'ils se dirigèrent tous deux sur les pas de la jeune Serdaigle.

La Flamme de Loyauté jamais ne vacille ni ne s'efface

Une visite guidée ?  PV 

Voilà Louis à présent apaisé. Sa crise d'angoisse et d'asthme était à présent du passée, et il respirait à présent normalement. Il leva la tête, regardant Meredith et Amaëlle qui le surplombaient de sa si petite taille, déjà qu'il était assit. Louis, afin de montrer qu'il remerciait les deux filles, fit un timide sourire à la Poufsouffle et à la Serpentard avant de regarder autour de lui, à la recherche de Melpomène. Elle était, en effet, un peu plus loin, là bas, devant lui, ou plutôt derrière Meredith. Elle ne semblait guère contente, ce qui faisait que le jeune garçon se sentait assez intimidé. Il baissa les yeux, ne voulant pas se faire remarquer - bien qu'il était trop tard, à présent - et voulant se faire tout petit, plus qu'il ne l'était déjà.

Il entendit au même moment, d'ailleurs, Melpomène proposa de continuer la visite, avec un ton ironique, le tout en faisant allusion à un voyage du côté de l'infirmerie, au cas où il aurait besoin d'y aller un jour. Le jeune garçon baissa les yeux, ne voulant pas croiser son regard, troublé et vexé par ce qu'elle venait de dire. Etait-ce de sa faute s'il avait eu une crise d'asthme ? Oui, d'accord, il avait oublié son inhalateur, ce qui était déjà, il le savait, une erreur impardonnable. En revanche, qui n'a pas oublié une seule chose dans sa vie ? Ils étaient tous humains, après tout, donc ils avaient bien le droit d'oublier des choses.

Le petit surdoué hocha la tête à Amaëlle en faisant un petit sourire timide, le tout en balbutiant et bégayant des excuses sans queue ni tête, et en la remerciant de son aide. Dès que la préfète fut partit, Meredith parla doucement à Louis, approuvant les dires de la vipère, voulant rattraper Melpomène, qui était déjà un peu loin. Elle lui demanda ensuite s'il pouvait marcher.


« Oui, je peux... Je... »

Il n'eut le temps de terminer sa phrase que Meredith l'aida à se relever en prenant sa main, commençant déjà à marcher pour rattraper Melpomène. Louis, gentiment, suivit la fille en gardant sa main bien au chaude et protégée dans la sienne. C'était un contact qui lui faisait du bien, à vrai dire. L'espace d'un instant, il retrouva son sourire, avant de retrouver un air un peu plus timide et sérieux. Il continuait de marcher, mais se dépêcha de dire d'une petite voix, ne voulant pas que Melpomène ne l'entende, à Meredith;

« Meredith... Merci... Je... je suis désolé... pour ce qui est arrivé... »

Il baissa les yeux, n'osant pas croiser le regard de la jeune fille qui venait de réussir miraculeusement à calmer sa crise d'asthme.

« Le rêve; le seul paradis qui puisse exister dans ce monde. »

Une visite guidée ?  PV 

Au bout de quelques instants, Melpomène entendit des petits pas derrière elle, signe que ses deux poulains l'avaient suivie. Bien. Elle ralentit un peu pour les laisser la rattraper. Une fois qu'ils furent arrivés à sa hauteur, elle leur sourit avant de leur dire :

« Au fait, la serpentard s'appelait Amaëlle, et au cas où vous ne l'auriez pas compris, elle est préfète... Alors ne faites pas comme moi quand vous la croisez, souriez et ayez l'air les plus sages possibles, conseil d'amie. »

Elle avait dit tout cela d'un air qui se voulait rassurant, mais rien ne garantissait que cela ait l'effet voulu. Enfin, après toutes ces déambulations dans les couloirs, et surtout tous ces cris, Melpomène était épuisée de fatigue : encore pire qu'après un match de Quidditch. Et puis, elle était un peu triste aussi. Elle avait envie d'être seule, pour réfléchir à sa dispute avec Amaëlle. Enfin, seule avec des fondants au chaudron.
Elle n’avait pas envie pour autant laisser deux premières années seuls au milieu de Poudlard : les pauvres pourraient ne pas s’y retrouver. Et puis, en tant que doyenne de leur petit groupe, il était de son devoir de les guider jusqu’à la fin. Cependant, du haut de ses douze ans, la petite Melpomène n’en était pas moins une enfant. Et cette enfant risquait de laisser échapper quelques larmes d’ici peu, au fur et à mesure qu’elle prenait conscience de ce qu’il s’était passé. On peut dire tout ce qu’on veut, mais il n’y a pas pire qu’une dispute avec une amie à cet âge. Et puis, à force de se contrôler, elle allait finir par être encore plus triste, alors que si elle se laissait aller à pleurer, peut-être que ça irait mieux ?
Il ne fallait pas non plus oublier un point important : ses fameux fondants au chaudron (offerts par Amaëlle, d’ailleurs), se trouvait dans une de ses nombreuses cachettes : dans un renfoncement, qui ne s’ouvrait que lorsqu’on abaissait la visière d’une armure, au cinquième étage. Elle n’avait absolument pas envie de partager cette cachette, que même Amaëlle ne connaissait pas ! Elle devait donc se débarrasser de Meredith et de Louis, monter et récupérer discrètement son bien, puis foncer dans son dortoir où elle pourrait se goinfrer tout en cherchant une manière de se réconcilier avec Amaëmme – mais sans perdre la face !
Après ces tergiversations, elle finit – enfin ! – par se tourner vers les deux autres petits sorciers, et elle leur dit :


« Je suis désolée, mais j’avais complètement oublié que j’avais euh… Quelque chose euh… A faire ! Je dois vous laisser ici… Meredith, ta salle commune est au bout de ce couloir, à droite ! Et Louis, les escaliers pour aller à la notre sont deux couloirs plus loin, pas très difficiles à trouver… Ça ira ? »

Bon, oui, ça irait. Elle partit dans sa propre direction d’un pas pressé, sans se dire que les deux timides premières années se sentiraient peut-être encore plus intimidés par son départ… Non, tout ce qui l’importait, c’était ses fondants au chaudron. Et Amaëlle.

Reducio
Fin du RP pour moi. Merci à vous trois !

« How do you expect me to use a potty? I could fall into that monstrosity. » Paul Bricou, à propos de son irrationnelle peur du pot.
Nous, oublier ton anniversaire ? N'importe quoi. Joyeux anniv' Joy !

Une visite guidée ?  PV 

Louis se laissa entraîner par Meredith et ils rejoignirent Melpomène. Mais avant cela, Louis se mit à s'excuser auprès de la Poufsouffle qui leva brièvement les yeux au ciel en souriant. Mais elle put remarquer quelque chose de totalement insolite. Louis lui avait sourie. Elle ne sut pas tout de suite pourquoi cela la titillait. Puis, en réfléchissant un peu, elle se rendit compte que c'était le premier vrai sourire que Louis lui adressait. Pas un sourire d'excuses ou de gratitude. Du moins, c'est comme cela qu'elle avait percu les autres. Non. Louis lui souriait maintenant comme on sourit à une amie, simplement content d'être ensemble. Mais ce bref signe le fut beaucoup trop. Une demi-seconde plus tard, il avait retrouvé son masque de Serdaigle serieux et timide.
Ils avaient donc rejoint Melpomène qui leur parla rapidement d'Amaelle. La Serpentard. Melpomène ne semblait plus en colère, mais avait tout de même l'air étrange. Meredith ne la connaissait pas assez pour déchiffrer son expression. En tout cas, Melpomène leur servit une explication quant à la position de leur salle commune, puis s'eclipsa, laissant les deux première année seuls. Ils étaient sortis des cachots, et se trouvaient déshormais dans le Hall d'Entrée, presque vide à cette heure ci. Tout le monde devait se trouver dans sa salle commune pour faire ses devoirs ou bien traînaient dans la Grande Salle, pour pouvoir retarder le moment de les faire. Meredith repéra le chemin de sa salle commune à elle puis se tourna vers Louis. Un peu gênée, elle chercha les mots.


"Ravie de t'avoir rencontré, Louis Slyfield. J'espère qu'on se reverra..."

Alors, la jolie petite Poufsouffle se dressa sur la pointe des pieds pour déposer un petit baiser sur la joue du Serdaigle. Puis elle se déourna et, avant de partir, lanca doucement mais de manière très perseptible :

"Tu devrais sourire plus souvent, tu sais ?"

Et sans plus se retourner, elle s'engouffra dans le couloir menant à la salle commune des Poufsouffle. Plus tard, quand elle repensera aux evennements de cette journée, elle se rendra compte que la vie à Poudlard n'avait en fait jamais eu rien de si extraordinaire. Alors qu'à partir de ce jour là, le soleil s'illuminait sur sa vie de collégienne. Grâce à ses amis.

Reducio
Voilà, merci pour ce fantastique RPG ! Je laisse le soin de clore à Louis. A la prochaine !

La Flamme de Loyauté jamais ne vacille ni ne s'efface

Une visite guidée ?  PV 

Louis suivit ainsi gentiment et docilement la Poufsouffle, se sentait presque aux anges d'avoir sa main, bien au chaude dans la sienne. C'était un sentiment bien étrange qu'il n'avait guère ressentit auparavant. C'était normal, après tout, puisqu'il avait à peine 11 ans. Avant, à part un certain amour envers sa mère, on ne connait guère ce sentiment étrange, auquel Louis ne pouvait placer de mot, et d'ailleurs il n'osait pas le placer, car, au fond, il pensait savoir ce qu'il ressentait envers Meredith. Il avait déjà vu assez de séries télévisées romantiques pour comprendre qu'il y avait un lien fort entre Meredith et lui... Alors qu'ils ne s'étaient croisés qu'il y a à peine quelques heures ! Louis pensait que ce genre de cliché de série romantique était totalement faux. C'était trop rapide. Mais, visiblement... Il doutait, à présent.

Il quitta ses rêveries pour entendre Melpomène parler. Gêné, il ne dit rien, hochant timidement la tête tandis qu'elle présentait Amaëlle comme étant une préfète, comme l'avaient comprit les deux enfants. Elle avait l'air assez méchante et cruelle aux premiers abords, mais Louis avait le sentiment qu'elle était plus gentille qu'il ne le pensait, et ça c'était vu avec sa réaction d'asthmatique. Mais en même temps, elle était obligée de s'inquiéter de son cas. Si elle était préfète, c'était la première des choses à faire. Un peu plus loin, la fille sembla bredouiller une excuse comme quoi elle devait aller faire quelque chose. Elle leur indiqua la direction à prendre vers leur salle commune, et Louis hocha timidement la tête, voyant plus ou moins par où il fallait aller pour retourner à la Tour de Serdaigle.

Melpomène partit, les voilà enfin seuls. Louis se sentait cruellement gêné, d'être seul avec une fille auquel, il en avait conscience, il partageait un lien fort. La fille, elle, semblait moins timide que lui, et moins gênée, étant donné qu'elle lui parla sans problèmes, contrairement à lui, lui disant qu'elle était ravie de l'avoir rencontré, et espérant qu'ils se reverront bientôt. Louis fit un timide sourire, enchanté, ce qui le fit un tantinet rougir. Mais avant qu'il n'ait pu ajouter quelque chose auprès de la fille, il se fit administrer un tendre baiser sur sa joue. Un petit baiser, mais il y en avait assez. Le garçon écarquilla les yeux et eut l'air bêta l'espace d'un instant, sentant une chaleur s'emparer de son corps. Se sentant si bien, il leva la main et la posa sur la joue, là avait été déposé le baiser, les yeux un peu dans le vide, tandis que Meredith lui dit qu'il devrait sourire plus souvent.

Elle partit ensuite, tandis que Louis, qui n'en revenait toujours pas, la regarder. Quelques dizaines de secondes plus tard, Meredith était hors de vu, et Louis était toujours sur place, pensant encore à ce bizou, sur cette joue. Il se sentait si bien... Tout ses malheurs d'aujourd'hui venaient, semble-t-il, d'être totalement oubliés. Et il se surprit à sourire. A sourire d'un air heureux, tellement heureux ! D'ailleurs, peut-être avait-il sourit à Meredith tandis qu'elle lui demandait de sourire. En fait, il ne savait guère depuis combien de temps il souriait.

Mais il secoua la tête, quittant ses rêveries. Il devait retourner dans sa salle commune. Ce fut le coeur léger, et heureux, qu'il s'en alla dans sa salle commune, avec, chose étonnante, un grand sourire aux lèvres tandis qu'il sautillait tel un enfant en direction de la tour de Serdaigle. Cette journée était aussi bien la pire journée de sa vie que la plus belle journée de sa vie, à Poudlard...


Reducio
Fin du RPG.
Je vous remercie de m'avoir fait vivre ce RPG qui était émouvant :D

« Le rêve; le seul paradis qui puisse exister dans ce monde. »
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