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Rendez vous nocturne  PV 

Le spectacle qu'elles offraient devait, sans aucun doute, paraître curieux, si ce n'est dénué de sens ; deux filles qui se jettent sur un malheureux chat fantôme, réputé pour être la créature la plus teigneuse – d'où son nom – de toute l'école, en proférant des menaces sans queue ni tête... oui, décidément, le monde ne tournait pas rond. Il faut dire que la situation, dès le départ, était quelque peu particulière : quatre filles conviées à un rendez-vous, sur invitation d'une lettre énigmatique, un soir d'Halloween... Comment avaient-elles pu tomber dans le panneau, franchement ? Maintenant que la situation avait bien dégénéré comme il faut, et que Rose avait réussi à reprendre ses esprits, il lui prit l'envie soudaine de se donner des claques. Qu'est ce qu'elle avait pu être naïve ! Le concierge, lui, Argus Rusard, les remercier pour tout le travail qu'elles avaient accompli en retrouvant l'agresseur de miss Teigne ? Ha ! Elle rêvait. Avec tout ce qu'on lui avait raconté sur lui, elle avait réussi l'exploit de gober ça. Elle en avait la migraine rien que d'y penser. Bah, cette soirée était réellement affreuse. Rose n'avait qu'une envie : filer sous les draps et ne plus en sortir pendant au moins une semaine, le temps qu'elle se remette à la fois de ses émotions et de l'humiliation la plus terrible de son existence. Le pire dans tout ça, c'est qu'à cet instant, elle était encore à moitié perdue, autour d'elle gravitant une dizaine de versions abracadabrantes de la réalité, sans rien ni personne pour lui expliquer le pourquoi du comment. Mais, plus encore que des réponses, elle voulait partir d'ici ; or, un pressentiment la taraudait, qui lui soufflait que ce n'était peut-être pas tout à fait terminé.

D'un commun accord, les deux filles se décidèrent à rentrer dans leurs dortoirs respectifs. Etant aussi pressées l'une que l'autre d'en finir avec tout ce cirque, elles choisirent d'empruntèrent un raccourci par la salle d'étude des moldus ; après ça, elles se sépareraient sûrement, et Amaëlle descendrait plus bas dans le château, tandis que Rose, n'aurait qu'à grimper un ou deux étages pour retrouver sa salle commune chérie. Elle souriait déjà à la pensée du feu ronronnant dans la cheminée, dont les ombres dansaient sur les murs tapissés d'un bleu apaisant. Ce qu'elle l'aimait, cette salle commune ! C'était son antre, sa deuxième (enfin, troisième...) maison. Là-bas, elle ne doutait pas d'y trouver tout le réconfort dont elle avait besoin en cet instant, celui-là même qui lui faisait cruellement défaut dans ces couloirs froids et tristes.


Prendre un raccourci par la salle de cours d'étude des moldus.

« L'art de l'écrivain consiste surtout à nous faire oublier qu'il emploie des mots. »

Rendez vous nocturne  PV 

Miss Teigne avait filé sans demander son reste. Et Amaëlle se sentait un peu bête désormais. Après tout la chatte du concierge n'était pas si méchante, elle ne leur aurait peut-être réellement rien fait, qui sait elle les aurait peut-être remerciées. L'écho de sa voix résonnant encore dans le couloirs la petite verte et argent observait l'animal fantôme courir à l'autre bout du couloir... oui vraiment de quoi avaient eut-elles peur ? Qu'aurait pu donc leur faire le fantôme ? C'était stupide, mais à vrai dire c'était Peeves qui avait commencé en leur fichant la frousse et en déréglant toutes leurs réactions. Tient Peeves, où était-il celui là ? C'était une question dont elle n'avait pas la réponse mais à vrai dire elle aurait grandement apprécié ne pas l'avoir de la soirée, parce que s'il leur retombait dessus elle n'était pas sûre de pouvoir faire la maline bien longtemps.

Poussant un long soupir las elle se remémora la soirée, passant en revue ce qu'il s'était passé. Une soirée étrange de plus a ajouter au compteur de toutes ces soirées étranges que Poudlard avait porté, une soirée dont elle se serait ceci dit bien passée. Elle avait simplement voulu ne pas laisser seules ses camarades et était venue en trainant des pieds, il fallait voir où ça l'avait mené. Au moins Rose n'était pas seule, c'était sans doute mieux, elle n'aurait pas aimé être seule elle.

Désormais les couloirs étaient silencieux, d'un silence inquiétant, un peu comme si le temps avait été suspendu juste au dessus de leur tête. La demoiselle eut une petite pensée pour Isobel et Melissandre qui étaient parties dans leur coin sans que l'on sache où ni ce qui leur était arrivé puis se détourna vers la Serdaigle à qui elle adressa un petit sourire hésitant. C'est comme ça que d'un commun accord elles décidèrent de rentrer, et puisqu'elle elle était préfète et qu'elle avait techniquement plus le droit de se promener à cette heure là que sa camarade elle décida de l'accompagner trois étages plus haut, même si ça ne l'arrangeait pas beaucoup : apparemment Rose connaissait un raccourci qui passait par la salle d'étude des moldus. Elle ne lui fit pas remarquer que son dortoir à elle était dans les sous-sols et que prendre les escaliers descendants serait sans doute plus rapide, après tout Rose n'avait pas eut l'air très bien tout à l'heure, elle n'avait pas besoin de la faire culpabiliser et pouvait simplement l'accompagner sans rien dire. Dans le pire des cas elle pourrait passer dans la salle des préfets pour s'y reposer si elle ne se sentait pas le courage de redescendre avec Peeves dans les parages.

Parce que oui, elle était un peu peureuse Amaëlle, mais bon personne ne lui en voudra ce soir là je suppose.


Prendre un raccourci par la salle de cours d'étude des moldus.

Même le plus petit serpent a du venin (si si)
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Ancien sorcier  

Rendez vous nocturne  PV 

Cachée sous le bureau, le cœur de Mel battait à tout rompre. Soudain, elle entendit du bruit... qui venait de l'intérieur même de la pièce ! Affolée, elle se sentit défaillir jusqu'à ce qu'elle entende la voix d'Isobel s'excuser puis un bruit de pas qui se dirigeait vers l'extérieur de la pièce. Aussitôt, elle comprit : son amie était partit le plus vite possible, espérant échapper à Rusard. Naturellement, elle ne lui en voulut pas le moins du monde : après tout, elle essaya de s'en sortir vivante, elle avait bien le droit, n'est-ce pas ? Et puis ce n'était pas comme si elle avait un quelconque courage à prouver puisqu'elle n'était pas à Gryff... * Et moi j'y suis mais après ma petite scène de tout à l'heure je me demande bien pourquoi... *
Cependant, le mal était fait et y songer ne servait pas à grand chose. À présent, Mel n'entendait plus rien : aucun bruit de pas, d'objets ou de respirations... rien. Ce silence avait quelque chose d'angoissant. Elle imaginait le concierge tapi dans l'obscurité, guettant l'instant où, se croyant en sécurité, Melissandre sortirait de sa cachette. Là, il sortirait de l'ombre et un sourire sadique apparaîtrait sur son visage démoniaque.
Aussitôt, elle frissonna. Puis, elle prit la résolution de rester cachée jusqu'au lever du jour. Mais au bout de quelques temps, elle commença à trouver le temps long. Il n' y avait toujours aucun bruit à l'horizon et elle éprouvait de plus en plus de mal à imaginer le concierge caché. Quand elle y pensait, elle trouvait cela absurde : s'il avait été véritablement présent il aurait pris un malin plaisir à fouiller la pièce de fond en comble. Ce qu'il ne faisait pas en l’occurrence, donc il ne pouvait pas être là. Fière de son raisonnement, Mel s'extirpa de sous le bureau, sa peur envolée pour le moment. Sortant dans le couloir à pas de loup, elle prit le soin de respirer le plus bas possible et de marcher sur la pointe des pieds. A présent, elle pourrait partir en quête d'un gentil professeur afin de lui faire part de sa mésaventure et de se faire gentiment escorter jusqu'à sa salle commune mais ça ne serait pas drôle. Et puis, elle n'avait aucune garantie qu'il la croirait ! Alors, elle prit une toute autre décision : chercher Rose et Amaelle.
* Après tout, l'union fait la force, comme on dit. * Songea-t-elle, à juste titre. Alors, se glissant tel un spectre parmi les couloirs sombre, elle se mit en quête de ses camarades.


Retrouver Rose et Amaëlle

Rendez vous nocturne  PV 

Cela faisait des siècles que le Baron Sanglant errait dans les murs de Poudlard, subissant chaque triste jour sa pénitence. Suivre son amour dans la mort, voilà une idée romantique. Mais contrairement à Roméo et Juliette, Tristant et Iseut ou Orphée et Eurydice, le Baron n’avait jamais été aimé en retour par Helena Serdaigle. Sa pénitence était de continuer à la voir se dérober à lui inlassablement, de la voir le fuir, l’éviter et d’observer cet air de dégoût quand, par hasard, elle le croisait au détour d’un couloir sombre. Oui, le Baron n’avait pas eu de chance en amour durant son vivant, et il n’en aurait pas plus pendant sa mort. Cela se faisait ressentir dans son humeur générale et, au fil des siècles, il avait acquis une réputation effroyablement tragique. Il était le seul à pouvoir calmer Peeves d’un seul bruit de chaînes, l’unique fantôme qu’aucun élève n’avait jamais osé ne serait-ce que regarder de travers. Il était solitaire, ressassant sans arrêt ses échecs.
Ce soir-là, pourtant, il eut un peu plus de chance qu’habituellement. Alors qu’il comptait rejoindre les cachots, il prit un raccourci par la salle d’Etude des moldus qui n’était pas inoccupée… La belle Dame Grise y était, mélancolique et plus belle que jamais. Le château était endormi et la Baron y vit un moyen de réparer ses erreurs d’antan.

« Helena… »

A ce simple mot, le fantôme de Serdaigle eut un sursaut très humain qui rappela tant de souvenirs douloureux au Baron qu’il faillit perdre son sang-froid et se jeter à ses pieds, en larmes, pour implorer son pardon.


« Qu’il m’est agréable de vous trouver ici ce soir. »

Elle le regardait d’un air suspicieux où se mêlaient rejet et colère, mais elle ne fuyait pas. Après toutes ces années, le Baron allait-il enfin pouvoir trouver le pardon pour son âme ?

Le destin en décida autrement quand deux fillettes déboulèrent à leur tour dans la salle, bientôt suivies d’une troisième. Elles avaient l’air plutôt effrayées, comme si elles avaient traversé des épreuves dignes du tournoi des trois sorciers. Le Baron, fâché d’être interrompu dans ce qui aurait pu être sa première conversation depuis plus d’un millénaire avec celle qu’il avait tué, se tourna lentement vers les importunes en prenant soin de faire sonner ses chaînes. Il reconnut dans le lot une serpentarde qu’il connaissait bien et qui était même préfète de sa maison. Restait à savoir ce qu’elle faisait en compagnie de deux autres élèves en dehors de son dortoir et aussi tard. Enfin, à part le déranger.


« Vous n’avez rien à faire là. »

Il lança ces paroles glaciales en les accompagnants d’un regard de la même idée. Il entendit Helena, restée en retrait, pousser un soupir. Sa colère redoubla. Il s’avança vers les pauvres petites filles qui, décidemment, n’avaient pas de chance.


« Savez-vous ce que nous faisions aux enfants gênants de mon temps ? »


Tout dans ces simples mots trahissaient la menace qui pesait sur Amaëlle, Melissandre et Rose : la voix grave et basse du baron, le regard désabusé de la dame grise, le bruit léger mais incessant des chaînes portées par pénitence depuis des siècles et le sang qui recouvrait mystérieusement le fantôme, preuve de ses péchés sanglants.


Reducio
Vous voilà de nouveau dans une mauvaise passe…
Amaëlle, vous pouvez, au choix, tenter d’argumenter avec le Baron Sanglant, ou décider de sauver la peau de vos amies en faisant diversion pour qu’elles puissent s’enfuir.
Rose, vous pouvez implorer la clémence de la Dame Grise en arguant que vous êtes de sa maison, ou crier de toutes vos forces pour espérer réveiller/attirer quelqu’un avant que le Baron ne réponde lui-même à sa question.
Melissandre, vous pouvez sortir votre baguette afin de montrer à ce fichu fantôme que vous n’êtes pas à Gryffondor pour rien et que vous serez prête à vous battre s’il le faut, ou profiter de votre placement stratégique (juste à côté de la porte) pour vous enfuir en courant.

Rendez vous nocturne  PV 

Marchant d'un pas un peu pressé, quoique relativement calme d'apparence, Amaëlle avait entreprit de discuter avec Rose pour se dégager de l'ambiance trop pesante qui régnait (en chuchotant il va sans dire, elle n'oubliait pas que le couvre feu était passé et qu'un certain fantôme turbulent et un fantôme de concierge à l'air méchant circulaient toujours en liberté dans ce château). Elle baragouinait donc silencieusement à propos du Calmar qui avait collé son œil immense sur les vitres de sa salle commune la veille au soir lorsqu'elles arrivèrent devant la porte de la salle d'étude des moldus. Loin de se douter de ce qui les attendait à l'intérieur de la pièce c'est sans hésitation aucune que la petite Amaëlle ouvrit la porte de cette salle de classe à priori vide... pour tomber sur une salle tout sauf vide. S'arrêtant dans son bavardage et se figeant, elle tendit le bras par réflexe vers Rose pour la stopper dans sa marche, au cas où elle aurait vraiment eut envie de continuer jusqu'au milieu de la pièce, sait-on jamais.

Stupéfiée de le trouver là, et pas franchement rassurée, la petite verte observait fixement le Baron Sanglant, planté au beau milieu d'une salle d'étude des moldus, son regard passant de lui à la Dame Grise, elle aussi présente, à quelques mètres à peine de son fantôme de maison. Le Baron, il avait fallu qu'elle tombe sur le Baron. Elle était certaine qu'il lui gardait des grief vis à vis d'une bêtise qu'elle avait faite en première année, et tant bien même il n'aurait à la base rien contre elle, le Baron n'aimait pas qu'on le dérange, et était de nature grognon, très grognon. Sauf que l'ennui était qu'il n'était pas un petit grognon comme Arthur Grimms le Rédacteur en Chef du Sale Hasard par exemple, non lui il était un grognon méchant, et très très facilement irritable.
Elle allait faire demi-tour en courant, tirant Rose avec elle, de manière très très noble, lorsque quelqu'un arriva dans leur dos, choisissant parfaitement bien son moment pour les retrouver : Melissandre. Et le temps que la rouge réalise dans quoi elles étaient fourrées et qu'il serait judicieux de s'en aller très vite, si tant est qu'elle avait réalisé ce fait puisqu'elle connaissait moins bien le Baron qu'elle, ce dernier s'était retourné dans un grincement de chaîne lugubre et les observait : nul doute qu'il ne les laisserait pas filer comme ça.


« Vous n’avez rien à faire là. »

C'était une bonne observation. Oui vraiment c'était vrai ça, mais où allait le monde ! Des gamines qui sauvent un chat et qui se font remercier en étant trimbalée d'une armure folle à un concierge hystérique, d'un chat inquiétant mais trouillard à un Peeves ricanant... c'était vraiment n'importe quoi. Tient vraiment la plaisanterie était très fine, mais ça n'était pas la peine de leur organiser un si bon Halloween, oui vraiment, c'était trop pour leur petites personnes, étaient-elles vraiment obligée de tomber sur le Baron à la fin du spectacle ?
L'autre fantôme poussa un soupir et le regard froid de son fantôme de maison redoubla d'intensité. Apparemment elles dérangeaient vraiment, et pas qu'un peu, et ça Amaëlle pouvait bien le comprendre. La fantôme des verts étaient toujours en train de ronchonner et de se lamenter dans son coin quand il était en salle commune, et tous les grands lui avaient dit la même chose : il était triste d'être rejeté par son aimée même dans la mort, et son aimée était le fantôme des Serdaigle ici présente, fantôme qui, lorsqu'elles étaient arrivées, ne semblait rejeter personne.


« Savez-vous ce que nous faisions aux enfants gênants de mon temps ? »


Frissonnant imperceptiblement Amaëlle observa ses camarades. Rose avait presque craqué tout à l'heure et elle n'avait pas envie que cela recommence à cause d'un fantôme mal léché. Sauf qu'elle avait peur elle aussi, elle avait beau avoir presque 13 ans elle était loin d'être énormément plus confiante que les deux petites de 11 ans à ses côtés. Des pensées tournant à tout allure dans son cerveau la petite préfète réfléchissait à comment ce sortir de là d'une manière plus efficace que de répondre au Baron :
« Non je ne sais pas, nous permettriez vous d'aller demander à notre professeur d'Histoire de la Magie ? Merci ! ». De toute façon la question ne demandait pas de réponses, d'ailleurs ils ne faisaient sans doute rien aux enfants gênants en son temps, la question servait juste à décharger sur elles un ton lourd de menaces et leur permettre d'imaginer à loisir ce qu'elles voulaient - trop aimable.

Amaëlle aurait été seule les choses se seraient déroulées autrement. Elle se serait excusée rapidement et platement avant de déguerpir rapidement et de raser les murs quelques temps, mais là Melissandre semblait prête à sortir sa baguette et pour ce qui était de Rose elle ne savait pas trop ce qui se passait dans sa tête. Ce qui se montrait sur celle de Melissandre en revanche était une très mauvaise idée et elle s'empressa de prendre la parole, partant sans réfléchir dans un délire loufoque, excuse bidon, dont elle commençait malheureusement à avoir l'habitude :


« Pardon, vraiment, noble Baron, on a pas fait exprès et puis, enfin... que... que faites vous là ? Enfin moi je faisais ma ronde de préfète et j'ai trouvé ces deux demoiselles dans les couloirs qui étaient perdues à cause de Rusard qui les avait abandonné dans un couloir juste pour qu'elles se fassent gronder. Enfin bref je leur ai dit que j'allais voir avec les professeur vis à vis des points que je leur retirerais ou pas après enquête puis j'allais les ramener à leur salle commune, on voulait justement aller plus vite en passant par ce raccourci et grimper à leurs étages ! Enfin je pensais pas du tout que quelqu'un serait ici ! Encore moins vous ! Pour tout vous dire on est arrivée un peu apeurées parce qu'on avait été poursuivies par un fantôme, il était trop loin pour qu'on le reconnaisse mais il avait une voix grave et se disait être le Baron Sanglant, l'incompétent de Serpentard gros et gras, triste d'être mal aimé et tout, c'était bizarre, comme s'il était saoul, mais en fait ça ne devait pas être vous, quelqu'un s'amuse à raconter des trucs à propos de vos histoires d'amour dans le château, avec la Grosse Dame apparemment... ridicule hein.. Enfin nous euh... on pourrait... juste passer ? On fait rien de mal, et on ira voir les professeurs demain pour voir si les demoiselles écoperont ou non d'une punition  »

Là dessus la petite Amaëlle se tut, ignorant totalement se qui allait arriver maintenant, mais au moins elle avait essayé. La seule chose c'est qu'il fallait que ses camarades ne nient pas trop. Et ensuite elle ne sortirait plus de sa salle commune avant des mois.

Action : Argumenter pour pouvoir passer

Même le plus petit serpent a du venin (si si)

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La situation semblait enfin s'être réellement apaisée. Les deux filles, quoique pas tout à fait remises, reprenaient quelque peu confiance, la perspective de rejoindre leur bien-aimée salle commune leur redonnant probablement le courage de prendre (enfin) les choses en main. Une conversation chuchotée naquit bientôt entre Rose et Amaëlle, cette dernière racontant que les Serpentard avaient bel et bien vu, à la vitre de leur propre salle commune, l’œil du légendaire calamar géant. La Bleue, ébahie, gobait avec une attention indiscutable les détails que fournissait son amie, s'imaginant la scène dans un coin de sa tête. Ce devait être sacrément effrayant, quand même... lire tranquillement un bon bouquin, confortablement installé dans un fauteuil (de préférence, assez moelleux pour que vous puissiez vous y enfoncer à votre aise), suivant les aventures du héros page après page, de chapitre en chapitre – les fictions, c'est ce qu'il y avait de mieux. Sa mère lisait parfois des biographies, ou encore, des ouvrages sur les cultures étrangères ; elle adorait ça. Son père, lui, préférait les bandes-dessinées, moldues le plus souvent. Rose en avait feuilleté quelques unes, par curiosité, mais n'avait pas accroché non plus. Ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était les romans avec de l'aventure, des frissons, de la passion, tout cela concentré en un savant mélange par l'auteur lui-même.

Eh, mais.. oups, pardonnez-moi ; je me légèrement suis emballée. Je disais donc, être tranquillement plongé dans une lecture, au chaud dans sa salle commune, et voir surgir un œil gigantesque et probablement extrêmement étrange, devait être une expérience, disons, particulière. Qui n'emballait pas Rose plus que ça, il faut se le dire, même si les Verts semblaient se faire un plaisir d'entretenir une légende presque mystique autour dudit calamar. Qui, à Poudlard, n'en avait pas entendu parler ? à moins de passer ses journées terré sous son lit, impossible de ne pas être au courant.

Toujours est-il qu'elles finirent par arriver à la salle d'étude, un peu plus revigorées et fermement décidées à aller se coucher. C'était sans compter sur leur poisse devenue légendaire : la salle, loin d'être vide, était déjà occupée par deux personnalités de taille : le Baron Sanglant, ou le fantôme le plus effrayant du château (et sans doute au-delà) ainsi que la Dame Grise, loin d'être cruelle, mais qui avait (extérieurement, du moins) la capacité émotionnelle d'une petite cuillère. Autant dire qu'elles avaient tiré le gros lot. Après Peeves et miss Teigne, voici le clou du spectacle !


« Vous n’avez rien à faire là. »

Sur ce point, on pouvait difficilement le contredire. Et, des deux, Rose, au vu de son maigre statut de première année, était probablement la plus fautive. Sentant une présence derrière elle, elle se retourna : Mélissandre ! Elle était réellement heureuse de la revoir saine et sauve. Il ne lui serait probablement rien arrivé de grave, il n'empêche que tomber dans les griffes de Rusard ne devait sûrement pas être des plus agréables. Les circonstances n'étant pas idéales à de chaleureuses retrouvailles, la Bleue se contenta d'un léger sourire à l'encontre de son amie, puis, se retournant, vit Amaëlle entamer une tirade ahurissante envers le Baron, dont le visage fantomatique, incroyablement fermé, ne présageait résolument rien de bon. Songeant qu'en tant que Serdaigle, elle devait, pour des raisons évidentes, aussi faire quelque chose, elle se dirigea vers la la Dame Grise, la gorge serrée d'appréhension, mais avec dans son ventre une nouvelle dose de courage. Elle pouvait réussir à renverser la vapeur, pas vrai ?

« Madame la Dame Grise, s'il vous plaît, aidez-nous... je sais qu'on vous a dérangé, mais enfin, on voulait pas, et j'en suis désolée. Tout ce que nous voulons, c'est rentrer dans nos salles communes... la soirée a été très longue et compliquée, et... s'il vous plaît, nous sommes de la même Maison, j'espérais que vous puissiez me comprendre... »

Elle avait mis toute la fatigue et l'émotion accumulée dans sa voix, espérant faire fléchir l'agacement de son interlocutrice en une sorte de compassion. Pitié, que cette stratégie fonctionne...

« L'art de l'écrivain consiste surtout à nous faire oublier qu'il emploie des mots. »
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Ancien sorcier  

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