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Ancien sorcier  

Elève de Beauxbatons perdue et une préfète justicière  PV 

La journée avait été plutôt tranquille pour Caroline. Les cours s'étaient enchainés normalement. Miss Tourmaline, leur professeure de Sortilèges leur avait rendu leur contrôle sur le sort : "Orchideus" et elle avait eu Effort Exceptionnel ! A part cette bonne note, la journée avait été cool. Maintenant, la jeune fille se promenait dans les couloirs, vérifiant les alibis des élèves trainant eux aussi pour voir si ils ne séchaient pas.

Malheureusement, un groupe de Serdaigle de quatrième année formatait un plan contre Rusard alors qu'ils auraient du se trouver en cours. Tout naturellement, ils furent envoyés chez leur Directeur de Maison.
*Pff ! Qui avait dit que les Serdaigle étaient travailleurs ? Il y a des cancres de partout !* Plus tard, environ une demi-heure après, la cloche retentit et le dernier cours de la journée prit fin. Une horde d'élèves sur-excités envahit le couloir et pour ne pas se faire marcher dessus – elle était loin d'être une des plus grandes – elle monta sur un banc. C'est alors que la très distinguée délégation de BeauxBatons arriva. Le ton baissa et des murmures retentirent de toute part. Poudlard n'était vraiment pas habitué aux étrangers, en même temps, il n'en recevait jamais alors bien sûr, leur réaction était normale.

La délégation était vêtue de leur uniforme bleus parfaitement repassés, sans aucun plis. Leur petit chapeau pointu ressemblant à des fleurs renversées dont Caroline n'arrivait pas à se rappeler le nom était parfaitement posé sur leur tête. Ils respiraient l'élégance et paraissaient inaccessibles. Et ils devaient surement l'être : la jeune fille n'avait pas encore vu un élève parlé à un élève étranger. C'était assez rare, les frontières étaient bien marquées entre les pays.

Puis, l'effet de grandeur de BeauxBatons se dissipa et tous les élèves recommencèrent à partir de tous les cotés. D'un pas léger, la délégation se remit à marcher. Ils repartaient déjà. Personne ne savait ce qu'ils faisaient en dehors des cours et même si tout le monde était curieux, personne ne demandait.
*Bande de lache.* les injuria intérieurement Caroline. A présent, il n'y avait plus grand monde au carrefour à part une jeune fille en troisième ou quatrième année et un groupe de garçons de Gryffondor. Caroline ne s'attarda pas, elle devait elle aussi aller en cours ! Mais quand elle entendit des rires moqueurs derrière elle, elle se retourna. Que se passait-il ?

Il se passait que la jeune fille n'était pas de Poudlard mais de Beauxbatons ! La préfète des Serpentard ne l'avait pas remarqué car elle était pressée mais, la petite portait bien le chapeau si spécial. Et elle se trouvait devant le groupe de garçon. A voir son air contrarié et, sous une belle façade, un peu perdu, elle ne savait pas quoi faire. Elle répéta sa question dans un anglais hésitant et une fois de plus, les garçons se moquèrent d'elle. Face à cette injustice, Caroline s'élança, c'était son devoir !


" Hey ho ! Vous, là, vous n'avez pas cours ? " Les garçons la regardèrent, désarçonnés de la voir arrivée avec sa petite taille. Un de leurs fit non de la tête et il fut fusillé du regard par les autres. La verte n'aimerait pas être à sa place juste après ! " Non ? Et bien parfait ! J'envoie un message à Rusard pour savoir s'il n'a pas besoin d'aide. " leur annonça d'un sourire éclatant Caroline.

Le plus grand et le plus baraqué des garçons s'avança, prêt à lui faire regretter avant qu'un de ses camarades ne le regarde et pose sa main sur son épaule. Ils se vengeraient plus tard. Grace à un sortilège spécial, la jeune fille fit une petite note de service en forme d'oiseaux où elle inscrivit sa demande pour Rusard. Le papier s'anima et s'envola tandis que la préfète les sommaient de la suivre et les prévint qu'elle saurait s'ils partaient.

Une fois ça fait, Caroline se tourna vers la jeune fille qui faisait sa taille. Celle-ci la regardait d'un air gentil. Une fois n'était pas coutume, la verte prit la parole, en français, langue maternelle de son père qui lui avait valu son nom si particulier et si différent des autres noms de famille anglais :


" Salut ! Ca va ? Tu as un problème ? Je m'appelle Caroline Purelune, je suis en deuxième année et je suis la préfète des Serpentard. T'es perdue ? "

La Serpentard avait hâte de savoir ce qui était passé ! Sa curiosité insatiable ne demandait qu'à savoir les mystères de cette énigme.

Elève de Beauxbatons perdue et une préfète justicière  PV 

Après un cours de Métamorphose qui avait été affreusement long, Alice avait retrouvé ses camarades français. Les élèves de Beauxbâtons pouvaient suivre les cours de Poudlard s'ils en avaient envie et c'est ce qu'elle avait essayé de faire jusqu'à maintenant. Pour plusieurs raisons, la jeune fille savait que celui-ci avait été son dernier. Déjà, elle n'avait vraiment pas l'habitude que les cours se passent comme cela, la manière dont les choses étaient enseignées étaient très différentes de chez elle et elle avait beaucoup de mal à s'y. Deuxièmement, suivre des cours en anglais pour la jeune sorcière qu'elle était posait vraiment beaucoup de problèmes de compréhension. Elle était douée pour tout ce qui touchait à la magie mais n'avait jamais vraiment appris à parler anglais, excepté les bases avec ses parents. Troisièmement, elle préférait continuer de suivre le programme de ses directrices, sachant qu'il faudrait qu'elle reprenne le rythme l'année suivante et qu'il valait donc mieux qu'elle ait fait les choses dans le même ordre que ses camarades. Il était hors de question qu'elle ne soit plus première quand elle reviendrait, s'il le fallait, elle prendrait des cours en plus avec sa soeur pendant l'été.

Sur le passage des français, les autres élèves s'écartaient, comme s'il fallait absolument éviter de rentrer en contact avec eux. Alice trouvait cette attitude bizarre, mais elle avait l'impression d'être la seule à se poser ce genre de questions. Après tout, ils n'étaient pas vraiment différents des anglais, tous étaient des êtres humains. Ils ne parlaient pas la même langue, n'avaient pas exactement la même culture, et pas les mêmes coutumes non plus, mais tous les français ne vivaient pas non plus exactement de la même manière. Toute à ses pensées, la jeune fille ne remarqua pas que ses camarades continuaient leur chemin. Avec ses petites jambes, elle avait plus de mal à les suivre, surtout quand elle ne faisait pas attention. Elle essaya de les apercevoir en se mettant sur la pointe des pieds, mais sans succès. Devant elle se dressaient des élèves beaucoup plus grands qu'elle qui n'avaient pas l'air de vouloir la laisser passer.

Alice s'obligea à ne pas céder à la panique, mais les garçons devant elle n'avaient vraiment pas l'air des plus gentils. Que lui voulaient-ils? N'y avait-il pas quelqu'un pour la sortir de ce mauvais pas? Sa soeur allait bien se rendre compte de son absence non? Elle n'était pas du genre à s'échapper toute seule, surtout en terrain inconnu, alors si elle n'était plus à ses côtés, c'est bien parce qu'il y avait un problème. En attendant, il fallait qu'elle se débrouille toute seule. Elle tenta donc dans un anglais approximatif :


« Vous savez où sont partis les autres français? »

Tout ce qu'elle obtient de leur part fut un rire moqueur de la part du garçon tout à gauche. Elle, ne comprenait pas ce qu'il y avait de drôle à ce qu'elle avait dit. Comprenant alors qu'il se moquait d'elle, elle rougit sans pouvoir contrôler la couleur de ses joues. La jeune fille détestait quand ses joues faisaient cela sans la prévenir. Dans les moments les plus gênants, ses joues décidaient toujours de lui mettre encore plus la honte en prenant cette couleur si spéciale. La française se reprit alors, il fallait qu'elle fasse comme si ces garçons ne la dérangeait que parce qu'ils étaient sur son chemin, qu'elle fasse comme n'importe quelle personne de sa délégation aurait fait, qu'elle joue la carte de l'indifférence et de l'agacement en même temps. Affichant donc un air agacé - le même que sa soeur prenait lorsqu'elle ne voulait pas sortir de sa chambre - et ce, malgré la couleur de ses joues, elle rajouta toujours avec son merveilleux accent anglais :

« Si vous ne savez pas, pardon je passe. »

Mais ils ne bougèrent pas. C'est alors qu'une élève s'approcha d'eux. Elle devait plus ou moins avoir le même âge qu'Alice mais semblait bénéficier d'une autorité sur les garçons. La française ne comprit pas tout ce qui fut dit, mais ils s'en allèrent en suivant une note écrite par sa sauveuse. Elle détestait avoir bénéficié d'aide, mais elle lui en était quand même reconnaissante.

" Salut ! Ca va ? Tu as un problème ? Je m'appelle Caroline Purelune, je suis en deuxième année et je suis la préfète des Serpentard. T'es perdue ? "

Heureusement pour Alice, tout cela fut prononcé dans sa langue maternelle et elle était en mesure de comprendre. Toutefois, cela l'étonna. Elle ne savait pas que certains élèves de Poudlard parlaient français couramment. Elle trouvait également cela bizarre qu'une élève de cet âge soit préfète, décidément cette école était vraiment étrange.

« Moi c'est Alice. Je pouvais me débrouiller toute seule tu sais... Mais merci. Tu ne saurais pas où sont allés les autres élèves de Beauxbâtons? J'étais dans mes pensées et je les ai perdus... »

Rien n'avait été dit méchamment là dedans, mais Alice avait sa fierté et elle ne voulait pas que Caroline pense qu'elle ne pouvait pas se débrouiller sans elle. D'ailleurs, elle avait plutôt un nom français. Etait-elle française? Mais si oui, que faisait-elle dans cette école? Sa curiosité prit le dessus.

« Tu es française? »

Reducio
Navrée pour le retard... :/
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Ancien sorcier  

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