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Fourbe escalier.  Libre 

Après être passé sous le choixpeau, Darwin fut lié aux poufsouffles, il avait entendu de ses parents de très bonnes choses à propos des poufsouffles. Ses parents le lui avaient dit d'avance qu'il serait chez les Poufsouffles. Pendant qu'il était sous le choixpeau qui lui avait fait un peu peur, il ne cessait de se remémorer ce que ses parents lui avaient dit:

*Pas d'arrogance donc pas de Serdaigle, pas de fourberies donc pas de Serpentard, chiffe molle donc pas Griffondor.*

Mais Darwin a quand même espéré être à Griffondor pour se rassurer, car il le savait qu'il était peureux et lâche et cela l'aurait à coup sûr, rassuré. Il ne se préoccupait pas des dires de ses parents et était un peu déçu, surtout sachant que c'était là que le grand Harry Potter avait posé ses petites fesses rebondies.

Il alla s'asseoir un petit instant auprès de ses confrères qui l'ont accueilli chaleureusement. Il n'avait plus faim du tout de par les chocogrenouilles dont il s'est gavé dans le train, mais aussi par sa naïveté qui ne cessait d'assaillir sa fierté qui s'est faite abbatre autant que ses espérances, car il n'était pas à Griffondor.

Après tout ça, malgré le brouhaha qu'avait dû subir les petites oreilles de Darwin, il n'était toujours pas fatigué et toujours avide de découvrir les lieux qui ont porté en leurs seins tant d'histoire. De Harry Potter à Drago Malfoy passant par Tom Jedusor.
Pendant que les préfets ramenaient les élèves à leurs dortoir Darwin ne cessait de regarder à droite et à gauche pendant qu'ils descendaient dans les sous-sols. Tant distrait et lent que les escaliers dont la volonté qui était sans équivaut, la plus drôlement méchante amena le petit retardataire dans un autre couloir lugubre. Un couloir dans lequel il allait s'enfoncer, car l'escalier n'avait pas l'air d'humeur à changer sa trajectoire. Une petite aventure qui, à lui, semblait rocambolesque et à ses petits yeux brun foncés qui repousse tout reflet en approche que l'on peut encore considérer comme vierges. Il creusa sa petite randonnée jusqu'à un certain point où la lumière manquait progressivement, jusqu'à une obscurité totale.


Darwin s'arrêta vraiment quand un son vint titiller ses oreilles qui donnent envies d'être croquées comme des chocogrenouilles qui tentent de se sauver et donc sans aucune pitié. Le petit lâche ne voyait plus rien, il se mit suffoquer en ayant l'impression que les murs se refermaient contre lui. Il prit ses jambes toutes contre lui, fesses contre terre et commença à trembler fort, tels un homme en manque, à la seule différence que Darwin n'avait pas encore le moindre poil. Mais il n'avait eu nul autre idée plus intelligente que celle de regarder sous son accoutrement et de remarquer qu'il n'avait vraiment aucune virilité. Darwin dans ses moments de stress a plus l'habitude de manger ou même de se goinfrer, mais quand il ne peut pas, il fait n'importe quoi. Ses jambes étaient assez proches de lui, car il les avait serrées fort contre lui et sachant qu'elles n'étaient pas bien grandes, cela offrait donc une visibilité presque normal, pour voir qu'il n'avait pas la moindre virilité, c'était bien assez. Puis il pensa à voix haute:

«Ha que de virilité en moi. Je me demande bien quand est-ce qu'ils vont panser ma fierté d'homme.»

Après sa remarque à voix haute et à connotation totalement sexiste, il entendit de nouveau un bruit, encore un et ils ne cessaient plus à présent, tous plus proche l'un de l'autre. Darwin renforça encore un peu plus l'étreinte avec ses jambes et seulement quand le bruit de pas lui vint bien distinctement qu'il lâcha sous le coup d'une pulsion ses jambes et se mit à courir à toute allure vers ce qu'il pensait être son bourreau. Acte totalement irréfléchi et pas commode pour un lâche.
Son visage heurta quelque chose, un gémissement d'effroi de la part de Darwin retentissant dans le couloir s'en suivi. Il était tétanisé à l'idée de savoir ce que c'était, un cerbère ou qui sait même un détraqueur qui lui volerait son âme qu'il chérit tant depuis 11 petites années. Quelques spasmes incontrôlés par-ci et là, qui lui donnèrent un air plutôt bête comme s'il se faisait déjà croquer en criant:

«Non lâche-moi! Je ne veux pas mourir comme ça ! Je ne suis même pas encore un homme !»

Encore une remarque sexiste qui faisait allusion au quidditch et il était disposé à analyser son ennemi, qui il n'avait pas remarqué au bout de sa baguette magique tombée avait une lumière. Après avoir vérifié que ce n'était pas un monstre sanguinaire qui allait lui briser les os et boire son sang, il vit un visage d'adolescente rassurant, mais il restait tout de même sur ses gardes, ne sachant pas de quelle maison elle venait. Il ne prit pas la peine de se lever et demanda avec sa manche devant les yeux à cause de la lumière aveuglante après tant d'obscurité:

«Hé toi ! de quelle maison fais-tu partie ?» Dit-il avec les sourcils froncés.

*Que je suis stupide, ça pourrait être qui d'autre.*

Mon mot préféré est "parbellum".

Fourbe escalier.  Libre 



Le banquet n'avait pas été un moment particulièrement agréable pour lui. Oh il avait été parfaitement accueilli, pas de problème là-dessus. Le Choixpeau l'avait envoyé à Poufsouffle, après une longue hésitation avec Serdaigle. C'était la maison de sa mère, Poufsouffle, quand elle était à Poudlard elle-aussi. Il s'était fait applaudir, avait répondu par un petit sourire timide, les joues rougies à cause de l'attention trop grande qu'on lui témoignait, et s'était glissé en bout de table, la tête rentrée dans les épaules pour se faire oublier. Il n'avait pas décroché un mot, à personne. Il n'était pas bien. Il songea que c'était probablement le mal du pays, la nostalgie de son chez-lui qu'il avait eu si peu l'habitude de quitter, et celle de sa famille aussi. Il n'avait pas beaucoup touché aux plats, ne se servant qu'une seule fois au cours du repas, goûtant sans retrouver la moindre saveur en bouche. Ce fut même machinalement qu'il s'était levé et avait suivi le préfet, se fondant dans le troupeau de premières années dont il faisait partie.

Les mains dans les poches et le regard sur ses chaussures, le petit nouveau avait grimpé les marches sans faire attention tant et si bien que ses camardes finirent par prendre un virage qu'il loupa. Il suivit d'autres élèves, des premières années qui n'avaient pas encore leur couleur et dont il ignorait donc la véritable maison. Il fronça simplement les sourcils lorsque, arrivé en haut des marches, il remarqua que le grand dadais que ces autres suivaient tous avait une écharpe rouge et or. Il se statufia et lança des regards autour de lui. Peut-être qu'un Poufsouffle traînait dans le coin, n'importe qui, quelqu'un pour l'aider. Il ne connaissait pas du tout la route pour rejoindre sa salle commune.


Tâtonnant de-ci, de-là, le garçon finit par se lancer et emprunter ce couloir, sur sa droite. De toute façon il fallait bien qu'il retourne dans le sens inverse d'où il était venu, il avait dû louper un autre couloir dans lequel ses camardes avaient bifurqués. Il avait allumé sa baguette grâce au seul sort de sa connaissance, l'oreille aux aguets, peu rassuré par cette ambiance un peu glauque. Tout était sombre, les torches n'étaient pas allumées contre les murs et il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où il se trouvait. C'était peut-être interdit de se trouver là. Il aurait l'air bien de se faire prendre le premier jour, après le couvre-feu qui n'allait pas tarder à tomber, dans un couloir où il n'était pas censé mettre les pieds. Il se figea tout à coup, le cœur tambourinant dans sa poitrine. Quelque chose bougeait, là-bas, loin devant lui, dans le noir. Il déglutit et avança à pas de loup. Et puis le martèlement des pas se fit plus rapide, plus proche. Il commençait à paniquer, tout seul, sans rien y voir de ce qui lui arrivait dessus. Il leva sa baguette dans une ultime tentative d'y voir plus clair mais la lueur n'était pas très forte, pas assez pour voir à plus d'un mètre devant lui. Et puis ce qui devait arriver arriva : quelque chose le heurta. Quelqu'un plutôt, un autre gamin.

- Non lâche-moi! Je ne veux pas mourir comme ça ! Je ne suis même pas encore un homme !

Il en aurait rit si la situation ne l'avait pas mis dans un tel état de tension, de peur. Il souffla tout l'air qu'il avait contenu dans ses poumons qui étaient même devenus un peu douloureux. Il était un peu plus grand que le nouvel arrivant, un peu plus costaud aussi de ce qu'il voyait, si bien que sa tête avait heurté son torse sans lui faire trop mal. Ses cheveux bruns, bouclés, retombaient en quelques mèches trop longues sur ses yeux et dans son cou, et ses yeux d'un bleu très clair étaient emprunts de leur habituelle froideur. Ses traits, eux, étaient ceux d'un jeune garçon, un peu androgyne, pas encore très masculins, mais de là à le confondre avec une fille. Heureusement qu'il n'avait rien su des pensées de l'élève ! Il s'écarta d'un pas, le contact n'étant pas son point fort, et resta silencieux un instant.

- Hé toi ! de quelle maison fais-tu partie ?

Entendit-il ensuite. La formulation ne lui plaisait pas, mais il allait lui poser la même question alors ça tombait bien. Il descendit sa baguette pour ne plus l'aveugler, mais la laissa "allumée" pour qu'ils puissent continuer de se voir.

- Je pourrais te poser la même question. Je suis de Poufsouffle, et toi ? Qu'est-ce que tu fiches ici ?



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Après sa réplique d'avant mort, une petite reprise de conscience rapidos et un peu moins de lumière dans les yeux, s'imposa devant Darwin, un homme. Oui un homme, étant plus costaud et plus grand que Darwin. Aux yeux bleuâtres livides, on pourrait s'y baigner, ils étaient tous l'inverse de ceux de Darwin, qui étaient très foncés et ne laissait aucun reflet les pénétrer. Aux cheveux en or ondulés qui allaient jusqu'au coup. Mais Darwin s'en contrecarrait tant qu'il avait la réponse qu'il souhaitait pour pouvoir nouer le contact. Tout, sauf un serpentard:

- Je pourrais te poser la même question. Je suis de Poufsouffle, et toi ? Qu'est-ce que tu fiches ici ?

*Lui? Un poufsouffle?*

-Toi... Un poufsouffle... Bégéya-t-il. Tu n'as vraiment pas la dégaine d'un pouffi. Mais bon, je me présente, je m'appelle Darwin et je suis un poufsouffle Belge.

-Mouai, moi je l'aurais placé chez les Serpentard. Une petite pensée qui lui échappa.

Il l'avait peut-être un peu fait exprès pour éviter de répondre pour quelle raison il se trouvait ici, il aurait eu l'air bête. En espérant qu'il perde ses esprits, sinon ce serait ennuyeux.

Mon mot préféré est "parbellum".

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-Toi... Un poufsouffle... Tu n'as vraiment pas la dégaine d'un pouffi. Mais bon, je me présente, je m'appelle Darwin et je suis un poufsouffle Belge.

Certes, le bonhomme était plutôt grand pour ses onze ans mais il était tout en muscles fin, pas bien costaud, mais pas frêle non plus. Il était plutôt ordinaire si on omettait sa taille et ses yeux. Quoique, après un autre regard pour son vis-à-vis, il se dit que face à lui il avait l'air d'être de l'année au-dessus. Finalement, il fronça un peu les sourcils. Quelque chose avait attiré son attention dans ce qu'il avait dit. "Une dégaine de pouffi" ? Qu'est-ce que ça voulait dire ça ? Déjà qu'il était persuadé de ne pas être à sa place, là c'était la cerise sur le gâteau. Et encore ! Le gamin en rajouta une couche, pour faire bonne mesure.

- Mouai, moi je l'aurais placé chez les Serpentard.

Un commentaire qui le froissa un petit peu. Il n'avait pas entendu que de bonnes choses sur les Serpentard, et il savait plus ou moins ce que ça signifiait qu' "avoir l'air d'un Serpentard". Il avait un air méchant ? Fourbe ? Les clichés ont la dent dure et, sans les partager, il ne pouvait pas ne pas se sentir attaqué d'une certaine façon. Alors il se redressa un peu plus, pour paraître plus impressionnant et croisa les bras sur sa poitrine. Il releva le menton, tentant un air hautain qui ne lui allait pas le moins du monde.

- Hé ! Pour qui tu te prends ? Sûr que j'ai l'air d'un Poufsouffle, j'ai ça dans le sang moi !

Ah l'orgueil masculin ! Il n'était pas du genre vantard, ni pour ce qui était de ses origines, ni pour une quelconque autre raison, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Et comme prévu, il avait complètement oublier qu'une de ses questions était restée sans réponse. Ce n'était pas dérangeant non plus, il avait autant envie que l'autre d'avouer s'être perdu.


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La connaissance en face de Darwin le pris de haut, ils avaient du mépris l'un pour l'autre et une moue généreusement garnie d'un regard froid. Une moue à la Grumpy cat. L'ayant offusqué, Darwin a eu une réponse hautaine:

- Hé ! Pour qui tu te prends ? Sûr que j'ai l'air d'un Poufsouffle, j'ai ça dans le sang moi !

-Moi je me prends pour Darwin et toi? Machin. Présente-toi.

Dans la rapidité de ses enchaînements de paroles, car il avait un peu peur, il lâcha une confidence... Sa plus grande confidence qu'il n'aurait jamais révélée à personne, qui qu'il soit.

-Personnellement mes parents sont tous les deux de Serpentard.

Darwin ouvrit grand les yeux et la bouche en comprenant l'imbécilité irréparable qu'il venait de commettre. Ses dents luisantes se voyaient comme chez le dentiste. Il se renfrogna et cala sa tête entre ses genoux.

*Qu'est-ce que je viens de dire ! Bordel que vais-je faire maintenant ?! Il ne faut pas que les autres le sache !*

Le stress l'envahit, la sève sortit de ses yeux, chaude et déterminée. Darwin se redressa tels un éclair et sortit sa baguette lentement et la pointa droit vers le front de... Machin. Sans le moindre mot, il le fixa avec un regard austère de toute chaleur.

Un jeu amusant pour mon plus grand plaisir.

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- Moi je me prends pour Darwin et toi? Machin. Présente-toi.

"Machin ?! Mais il allait en tâter du machin, ce mioche !" Pensa-t-il, les yeux agrandis par la surprise d'être affublé d'un tel sobriqué, avant de se plisser en réalisant l'affront. Il allait lui sortir une réplique bien sentie quand, enchaînant d'une voix un peu trop rapide pour être ordinaire, son camarade balança une information assez intéressante :


- Personnellement mes parents sont tous les deux de Serpentard.

Il digéra l'information dans un moment de flottement, partagé entre sa colère précédente et son amusement nouveau. Alors il le traitait de Serpentard tout en sachant que c'était lui qui en avait les gênes. Ça ne le dérangeait pas personnellement de savoir qu'il avait de la parenté avec des Serpentard, il n'avait rien contre cette maison en particulier. D'ailleurs, il avait déjà croisé certains élèves de première année qui lui avaient semblé tout à fait fréquentables et sympathiques. En revanche, c'était une information qu'il n'avait clairement pas eu envie de lui communiquer, qui lui avait échappé. C'était donc une bonne chose à savoir si ça pouvait lui enlever son petit air arrogant (qu'il avait lui-même choisi d'adopter d'ailleurs, mais passons). Il finit par laisser un petit sourire en coin s'étaler sur ses lèvres, qui mourut toutefois assez vite.

"Qu'est-ce qu'il fait, lui ?" Paniqua-t-il, en louchant sur le bout de bois pointé en direction de son front.

- Hé... Mais... Mais t'es malade, toi ! Je m'appelle Aslan. Là, ça va ?! T'es content ?! Baisse ça maintenant !

Il avait beau avoir l'avantage physique, étant plus grand, il ne savait rien des capacités en sortilèges de l'autre p'tit gars. Si ça se trouvait, il paraissait plus faible qu'il ne l'était vraiment pour tromper l'ennemi. Mais il n'était pas l'ennemi ! Il resserra ses doigts sur sa propre baguette, prêt à répliquer quelque chose s'il le devait, mais en réalité il n'avait aucun sort de sa connaissance pour se sortir d'une situation comme celle-là. Il savait bien que c'était pas une bonne idée d'entrer dans ce couloir sombre en se prenant pour un aventurier. La prochaine fois, si il y en avait une, il se gardera bien de flâner quand le préfet les conduira jusqu'à leur salle commune.



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Darwin dans sa fureur avait omit qu'il était un nul, un vrai zéro dans les sortilèges, il n'en maîtrisait aucun. Malgré qu'il en connaissait quand même assez, il n'en maîtrisait pas, sans oublier que ses parents lui avaient donné des sorts très compliqué à apprendre.

Lui le garçon eu peur et prit la peine de lui dire son nom. Certainement au cas où il mourrait, vaut toujours mieux connaître le nom de sa victime, on se sent, à coup sûr, moins mal ou aussi au cas où ce serait des limaces qui broderaient par-ci et là notre gosier:

- Hé... Mais... Mais t'es malade, toi ! Je m'appelle Aslan. Là, ça va ?! T'es content ?! Baisse ça maintenant !

Darwin n'était plus apte à répondre de rien et incanta tout en faisant parfaitement le gestuel dans une concentration totalement induite par sa colère et son stress:

-Oubliettes. Formula-t-il lentement et langoureusement accompagné de toute la grâce de son poignet qu'il a entrainé depuis tant d'années.

Mais celui-ci ne fonctionna pas et il en tenta encore avec les sourcils froncés, signe qu'il avait plus de concentration, mais quand bien même il l'était, son état d'âme était le pire pour tenter quelconque sortilège:

-Oubliettes!

Il retenta sans cesse en perdant espoir et s'énervant de plus belle. Mais un élève de première n'aurait jamais pu réussir ce sort dans tous les cas.

Darwin était frustré à l'idée de rien ne pouvoir faire contre son adversaire plus fort même physiquement, qui allait certainement faire la propagande de cette nouvelle. Mais il ne savait pas qu'il avait de la chance que le sort ne se retourne pas contre lui. Il avait l'impression que son cerveau allait explosé pour la bonne raison qu'ils le considéreraient comme un hypochrite. Mais qui oserait ne pas aimer ses parents parce qu'ils sont à serpentard. C'est d'ailleurs eux qui l'ont mit en garde contre leur maison.
Lachant sa baguette, il se mit à pleurer adossé au mur, comme un bébé, joues joufflues, visage de chien battu avec la moue la plus puissante qui puisse. Même Voldemort aurait eu la décence de l'embrasser et le laisser en vie. Il faut préciser que Darwin n'a jamais été comme ses parents, hors de portée de leurs mauvais sentiments. Il ne savait pas du tout les contrôler et sa naïveté ne fait qu'attiser les choses. Mais il tentait pour le moins de rester calme et humble dans les situations qui ne sont pas désèspérées. Par ailleurs, la barbarie ne s'est pas encore fait remarquer dans ses gênes qui pourtant auraient dû l'en doter.

Et c'est alors qu'il pensa à ce que Stankiev pourrait lui faire maintenant qu'il avait laissé sa seule source de défense et de bluff surtout. Il releva la tête à toute vitesse.

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- Oubliettes.

Ses deux yeux déjà bien grands s'arrondirent un peu plus avant de se fermer aussi fort qu'il lui était possible. Si le sort fonctionnait, sachant qu'on ne l'étudiait pas avant d'être beaucoup plus âgé, et compte tenu du peu de chance que son camarade le maîtrise parfaitement, il avait de grandes chances d'oublier plus que le malheureux petit incident. Il en vint à implorer mentalement Merlin, n'importe qui, tremblant, avant de se rendre compte qu'il pensait toujours très fort à sa mère, à sa petite soeur, à tout ce qu'il risquait d'oublier, mais qu'il n'avait de toute évidence pas encore oublié. Il rouvrit alors prudemment un oeil.

- Oubliettes, répéta celui qui le tenait en joug.

Il se crispa de nouveau, s'attendant à ce que ça fonctionne cette fois-ci, ou une autre des quelques fois où le répéta encore. Finalement il laissa échapper tout l'air qu'il avait contenu dans ses pouvoirs et s'était remis à respirer normalement. Le soulagement se peignait sur ses traits, il vint même essuyer son front avec la manche de sa cape. C'est qu'il avait eu sacrément chaud. Une vague de colère vint alors remplacer celle de panique qui l'avait prise auparavant. L'autre gamin était complètement siphonné ! Il pourrait même en parler à un professeur, ou pire : la directrice ! Fier de ses résolutions, qui sonnait comme une vengeance parfaite, Aslan ouvrit la bouche, bien décidé à lui faire comprendre le fond de sa pensée.

Ce fut à ce moment que le dénommé Darwin laissa tomber sa baguette, qui atterrit à leur pied, juste entre eux deux, et se replia contre un mur. Coupé dans son élan, il ne fit même pas un pas, il resta juste là à l'observer. Il ne savait pas quoi faire. Il commença par ramasser la baguette, ce qui lui semblait le plus sûr à faire, puis s'avança, jusqu'à comprendre, ou plutôt entendre que l'autre sanglotait. "Il débloque carrément, celui-là" Songea-t-il, surpris, les sourcils levés. Il vit sa tête se relever brusquement et croisa son regard du sien, constatant que le blond semblait avoir très peur de lui et de sa réaction. Il inspira un grand coup, chassant les dernières traces de colère, avant de prendre la parole.


- Je devrais te balancer pour avoir tenté de me lancer un sort. Grommela-t-il, la voix tout de même moins assurée et moins arrogante qu'au début. Mais comme t'as pas réussi, je vais être sympas. Ne refais jamais ça, t'as compris ? Je suis de ta maison en plus ! Je m'en fou de qui sont tes parents, ou de quelle maison ils viennent, c'est pas une raison pour agresser les gens ça.

Bon, il n'allait pas non plus être adorable après la frayeur qu'il lui avait faite. Il gardait même sa baguette pour l'instant, c'était moins dangereux comme ça.

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Après la grosse frayeur qui transcenda le corps de Darwin par la réaction bien plus dangereuse qu'aurait pu avoir celui qui avait ramassé sa baguette et qui la tenait fermement entre ses doigts. Mais seulement un petit galop de sentiment se fit sentir en Darwin quand Aslan le menaça en toute légitimité:

- Je devrais te balancer pour avoir tenté de me lancer un sort.

Qui explosa les artères de Darwin qui se faisaient malmenées par son coeur qui pompait promptement.
Et suivi avec:


-Mais comme t'as pas réussi, je vais être sympas. Ne refais jamais ça, t'as compris ? Je suis de ta maison en plus ! Je m'en fou de qui sont tes parents, ou de quelle maison ils viennent, c'est pas une raison pour agresser les gens ça.

Ça embourba son coeur dans un soulagement trop grand, ce qui le fit légèrement basculer, mais rien de flagrant.

Darwin se sécha les larmes avec sa manche droite et se redressa. Et songea à répondre à son... *confrère*, il en avait même oublié qu'il était un poufsouffle:

Tu... Ne m'en veux pas?! Dit-il étonné. Merci. Un merci vachement solennel pour le coup. Mais je t'en supplie ne va pas dire que mes parents sont des serpents, sinon j'aurais des ennemis que je ne souhaite surtout pas avoir contre moi. Chuchota-t-il.

Darwin était mort de fatigue après avoir tant joué avec ses émotions très vite affaissables, ses paupières étaient lourdes. Mais il ne savait toujours pas comment rentrer:

-Est-ce que tu connais le chemin pour retourner? Je me suis perdu en fait. Je suppose que tu connais le chemin, non? Je suis très fatigué. Il avait de lourdes paupières et des poches obscures sous les yeux. Et bien, je suis enchanté Aslan et excuse-moi.

Il en avait même oublié sa baguette.

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Ancien sorcier  

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