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Balade nocturne pour insomniaque  Libre 

Il était 3h du matin. Evie ne trouvait pas le sommeil. Elle se retournait, se retournait dans son lit jusqu’à en venir à cette conclusion : ses yeux tenaient de moins en moins fermés. Véritablement excédée, elle se décida à quitter son lit, enfilant sa cape, et descendit l’escalier jusqu’à la salle commune. Le feu crépitait faiblement dans l’âtre.

Evie s’assit dans un fauteuil, contrariée... Elle réfléchissait. Que se passait-il, pour qu’elle ne trouve pas le sommeil ? Elle passa en revue les différentes possibilités.
Pleine Lune ? Non. Lune Noire ? Non plus, elle est passée de 5 jours. Ingestion d'aliments vitaminées, de café ou de thé en soirée ? Non plus. Soucis, pensées parasites ? Non.

Quoique… Elle buta sur ce dernier point. A quoi pensait-elle, dans son lit ? A la nécessité de dormir, mais pas seulement... A y regarder de plus près… Oui, il est possible que quelque-chose la travaille un peu. Voilà 1 mois qu’elle était arrivée à Poudlard. Elle s'y plaisait beaucoup, mais se sentait cependant un peu perdue. L’excitation, la joie des premiers temps avait fait place depuis quelques jours à un autre sentiment : l’ennui des siens. De sa maison. L’ennui de sa forêt. Ici, la forêt lui était interdite. Son univers lui manquait. Plus grave encore, ses parents ne lui avaient toujours pas écrit. Son père, moldu, avait toujours eu un peu de mal avec les chouettes, le feeling ne passait pas entre eux. Quant à sa mère, sorcière, sa mère…

"Encore trop occupée par l’écriture de ses bouquins pour se rappeler qu’elle a une fille à qui justement, il serait peut-être temps d'écrire ! "
murmura Evie, surprise d’avoir pensé à voix haute.

Elle sentait maintenant une forme de colère mêlée de chagrin lui taquiner le ventre. Comme d’habitude dans ces moments-là, il fallait qu’elle bouge, qu’elle danse, qu’elle… Ne reste pas assise à ruminer.

Sans réfléchir vraiment à la suite du programme, elle sortit dans le couloir. L’obscurité était partout, un froid lunaire rodait le long des murs. Atmosphère peu accueillante. C’était la première fois qu’elle sortait dans le château de nuit. C’était évidemment tout à fait interdit. Mais peu lui importait en ce moment précis. Ses émotions débordaient, l’entrainaient, et il n’était pas question de règlement ou quoi que ce fut d’autre : elle savait seulement ce dont elle avait besoin.

Un brin intimidée par la silencieuse obscurité, Evie marcha, de couloirs en couloirs, d’escaliers en escaliers, grisée par l’inconnu car de nuit elle ne reconnaissait plus le château. La petite lumière vacillante au bout de sa baguette magique éclairait peu, à cause d'un sortilège de Lumos qu'elle avait très mal réussi faute de l'avoir vraiment étudié, ainsi ne voyait-elle pas au delà de ses pas. Elle éclairait tantôt un mur, une porte, une statue qui l'amusait ou l'effrayait un peu... Dans les tableaux, les personnages dormaient, certains reniflant et gémissant vaguement au passage de la lumière que projetait Evie sur eux...

Cette petite aventure lui faisant petit à petit oublier sa mère et la petite boule qui coinçait dans son ventre, Evie se décida soudain à retourner en salle commune, sentant la fatigue la gagner. C’est alors que surgit une question indésirable : où suis-je ? Evie avait tant tourné, qu’elle ne savait absolument plus comment retrouver son chemin. Elle se trouvait à présent dans un couloir assez étroit, couvert de tentures représentant de gros personnages qui s’agitaient étrangement, gloussant sur son passage…

Soudain, un bruit de pas retentit au bout du couloir. Une chandelle allumée faisait grossir une ombre le long du mur, dans sa direction. Pétrifiée, Evie resta d’abord figée, cherchant des yeux une porte, une salle dans laquelle disparaitre. Elle crut en distinguer une, à 5m devant elle, sur sa droite. Pourrait-elle arriver jusque-là avant que l'inconnu la remarque ? Et si elle faisait plutôt demi-tour en courant sans bruit ? Dans tous les cas, elle perdait du temps à réfléchir...

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“Le génie est composé d'amour, d'enfance et encore d'amour.” - Christian Bobin -

Balade nocturne pour insomniaque  Libre 

*Zut !* pensa Rubis très énervée après avoir cogné contre un des façades du château sa baguette magique. Il ne manquait plus que cela. Qu’aurait-elle fait si sa baguette s’était cassée au beau milieu de la nuit ? Un quart d’heure auparavant, elle avait failli trébucher dans les escaliers à cause de sa longue redingote qu’elle avait mis par-dessus son pyjama. Elle faisait les cents pas car elle était stressée. La jeune gryffonne avait fait un terrible cauchemar et s’était réveillée en sursaut. Dans son mauvais rêve, on pouvait y voir un chaudron dans un grand hall éclairé seulement par la blancheur de la lune. Elle se trouvait au pas de la porte et du donc s’avancer jusqu’au centre de la salle afin d’apercevoir ce qui se passer dans le fond du récipient, noirci par le feu. Elle entendit une musique effroyablement angoissante. En regardant le chaudron, un monstre à la fourrure grisâtre en rebondit sur Rubis… Puis, plus rien. Elle devina immédiatement qu’elle était en réalité dans son lit, et non dans un manoir hanté. Sa dernière lecture lui était rentrée abusivement dans le crâne. Elle s’était massé les tempes, avait posé son livre sur le sol et avait décidé d’aller se détendre, en allant marcher par ci, par là.

La musique inquiétante qu’elle avait discernée dans son cauchemar lui trotta dans la tête. Pourtant, les films d’horreur, les histoires qui font peur, les livres troublants, elle adorait ça. Mais ce soir-là, elle n’avait aucune envie de rire. Ce n’était pas son genre de se réveiller en pleine nuit car d’habitude elle dort paisiblement, comme une marmotte. Elle s’assit sur le sol glacé pour respirer profondément, et s’appuya la tête contre le mur où se trouvaient des centaines de tableaux et de toiles. En croisant les bras, Rubis sentit un papier dans la poche intérieur de sa cape. Elle fronça les sourcils, ouvrit la poche lentement et découvrit un parchemin sur lequel était dessiné une somptueuse girafe. C’était de la part de sa mère. Elle lui avait dessiné pendant une journée ensoleillée. Sur la terrasse d’un café londonien. Où le propriétaire lui avait offert un délicieux thé à la menthe. Et pendant ce temps, Rubis était dans la bibliothèque d’en face pour choisir ses prochaines lectures.

Il était temps de reprendre le chemin. Elle se leva, rangea le dessin là où il était quelques minutes auparavant et regarda autour d’elle. Etait-ce son imagination ? La jeune fille était persuadée d’avoir entendu un bruit. Curieuse. Elle voulut s’approcher de cette chose qui avait fait un léger bruit. Elle leva son visage et vu Evie, une jeune rouge aux longs cheveux bruns. Rubis sourit, à ce moment-là, elle se disait qu’elle n’était pas la seule à se balader.

« Toi aussi tu n’arrives pas à dormir ? » demanda Rubis

Elle resserra sa cape et son foulard et ajouta :

« J’espère que je ne t’ai pas fait trop peur. »

La réussite c'est ma cible.
Si tu vois les crocs du lion ne t'imagines pas qu'il te sourit.
je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises♥

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Trop tard pour tenter quoique ce soit, la personne qui arrivait l'avait déjà repérée, c'était certain.

Evie songea en peu de temps à une myriade de choses sans queue ni tête, balayant même la crainte de voir surgir un membre de l'autorité de Poudlard : des peurs irrationnelles montaient en elle, des images de vampires laissant des trainées de sang derrière leur victime, des zombies et monstres en tous genre... Jusque-là, le château de nuit ne l'avait pas effrayé. Il avait suffi d'une présence pour que se réveille en elle une avalanches de craintes plus imaginatives les unes que les autres. Au fond, Poudlard était connu pour être peuplé de mystères !!!

Se sentant glacée jusqu'au bout de sa baguette (dont la lumière faiblit même encore un peu), Evie aurait donné n'importe quoi pour se trouver ailleurs. Elle s'imaginait dans son lit chez ses parents, puis sur la banquette arrière de la voiture de sport de son oncle, une DeLorean DMC-12 de collection, fonçant à toute allure sur l'autoroute moldue... Elle finit tout simplement par s'imaginer posséder un don de téléportation (idée fantasmagorique que les moldus se font du transplanage).

Alors que toute cette cacophonie d'images et de pensées folles finissaient d'exploser dans la tête d'Evie, la "chose" qui approchait devint enfin reconnaissable : une fille de son âge, les cheveux blonds en bataille comme si elle sortait d'un mauvais rêve...


« Toi aussi tu n’arrives pas à dormir ? J’espère que je ne t’ai pas fait trop peur ! » dit la nouvelle arrivante.

" OUF, c'est toi !! " lâcha Evie sans attendre.

Son coeur qui avait battu si vite commençait déjà à ralentir sa cadence. La fillette qui venait d'apparaître n'avait rien d'un professeur ni d'un préfet, ni d'un monstre. Elle la connaissait même comme étant une première année de sa maison !

" Salut Rubis ! Moi c'est Evie. Tu m'as fait peur en effet, je me voyais déjà pincée par un professeur et envoyée en retenue !" confia-t-elle.
Elle omit évidemment de mentionner le vampire.


Les deux fillettes se regardèrent un instant dans les yeux, puis éclatèrent toutes deux de rire. C'était un rire un peu nerveux, il faut dire que le château la nuit, ça rend un brin crispé...

"Rhalala, j'arrivais pas du tout à dormir ! Alors me voilà à errer. Tu tombes bien, car je me disais justement que j'étais complétement perdue... Je cherchais à rentrer à la salle commune, quand tu es arrivée... " dit Evie. Elle reprit presque aussitôt : "Au fait, qu'est-ce que tu fais dans les couloirs en pleine nuit, toi ? "


Reducio
les mots soulignés dans le texte sont le résultat d'un défi lancé en salle commune dans le "Stand des défis" ! :D

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A ce moment-là, la fille qui se trouvait face à Rubis, parut surprise et d’un simple souffle elle dit :

« OUF, c’est toi !! »

Rubis comprit dans ses mots comme un certain soulagement. Ce qui était tout à fait logique. Personne, et surtout pas Evie, ni Rubis, n’avait envie d’avoir des terribles ennuis avec Rusard ou un professeur. Ce n’était pas le moment de faire perdre des points à leur maison. Et les heures de retenues n’en parlons pas. Rubis était déjà bien trop occupée.

« Salut Rubis ! Moi c'est Evie. Tu m'as fait peur en effet, je me voyais déjà pincée par un professeur et envoyée en retenue ! »

La petite polonaise trouvait en Evie quelque chose de remarquable. Elle était à la fois belle mais paraissait triste, bouleversée.

« Non ne t’inquiètes pas, ce n’est que moi. » s’exclama Rubis en souriant.

Les deux filles, un peu stupéfaites de s’être retrouvées nez à nez dans la nuit noire, se mirent à rire. Pleine de gaieté et de joie, Rubis se rappela consciencieusement que tous les résidents du château dormaient paisiblement. Il n’y avait même pas le moindre bruit d’une mouche en train de voler. Elle fit donc signe de chuchoter, en posant son index sur sa bouche violacée par le froid, à sa camarade. Il était hors de question qu’elles se fassent attraper. Cela aurait mis la jeune blonde dans une colère insupportable. Et elle ne voulait pas qu'il arrive des problèmes à Evie également.

« Rhalala, j'arrivais pas du tout à dormir ! Alors me voilà à errer. Tu tombes bien, car je me disais justement que j'étais complétement perdue... Je cherchais à rentrer à la salle commune, quand tu es arrivée... Au fait, qu'est-ce que tu fais dans les couloirs en pleine nuit, toi ? » annonça Evie d’une voix plus faible.

Rubis sentit un vent glacial contre sa peau, elle fronça les sourcils et ferma ses bras autour d’elle pour se réchauffer.

« Une chance que je connaisse le chemin alors ! Un fichu cauchemar m’a fait sortir de mon lit, et toi ? »

Elle regarda sa camarade et attendit qu’elle se confie à elle pour lui montrer le chemin. Rubis pensa que si Evie le souhaitait, elles pourraient discuter toute la nuit, jusqu’au petit matin.

La réussite c'est ma cible.
Si tu vois les crocs du lion ne t'imagines pas qu'il te sourit.
je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises♥

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« Une chance que je connaisse le chemin alors ! Un fichu cauchemar m’a fait sortir de mon lit, et toi ? » demanda Rubis.

Evie observait la nouvelle arrivée. Elle était belle, avec ses yeux d'un vert si particulier !

"eh ben t'as du courage, moi personnellement en me réveillant d'un cauchemar je n'arrive pas à sortir un orteil de ma couette tant j'ai la chair de poule. Sur le coup, je ne suis pas très Gryffonne dans l'âme, Ah ah. Alors venir errer dans un château immense plongé dans l'obscurité... Ça ne me serait jamais venu à l'esprit après un cauchemar ! Tu m'épates. Le mal par le mal, c'est ta technique, pourquoi pas..."

Evie ne le montra peut-être pas, mais elle était soulagée que la nouvelle arrivée connaisse le chemin du retour. Elle tombait de sommeil à présent et se réjouissait de regagner son lit.

"moi, et bien... C'est un peu personnel. Disons qu'une histoire familiale me tracassait et que cela m'empêchait de dormir... En fait, c'est ma mère, elle ne m'a toujours pas écrit et je le vis plutôt mal. Enfin c'est une longue histoire... " Evie marqua un temps d'arrêt. Quelque-chose recommençait à remuer dans son ventre.

"En fait, ne le prends pas mal, si je suis sortie en escapade, c'était pour penser à autre chose, alors... On change de sujet, tu veux bien ?"
...
"Mais si tu as envie de me raconter ton cauchemar, vas-y, je t'écoute !"
s'empressa-t-elle d'ajouter, soucieuse de ne pas paraître trop distante.

En effet Evie n'avait pas envie de parler de sa mère et de la peine qu'elle ressentait 1h auparavant. La balade lui avait fait du bien, lui avait changé les idées, ce n'était pas le moment de tout faire remonter à la surface ! Une autre fois elle aurait envie de se confier sans doute, mais là, ce n'était plus l'heure.

"Pfiouuu je tombe de sommeil moi. Tu serais d'accord que l'on regagne la salle commune ? On discute sur le chemin ? "
demanda Evie à Rubis.
En même temps, elle avait envie d'apprendre à mieux connaître Rubis...


*Après tout, c'est pas tous les jours qu'on tombe sur quelqu'un au milieu de la nuit dans un château désert - si on ne compte pas les araignées et les personnages ronflant des tableaux bien sûr*, se dit-elle.

Elle reprit : "tu viens d'où, toi ?"

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Depuis qu'elle était sortie de son lit après son mauvais rêve, Rubis se répéta sans cesse qu'elle avait fait une promesse à sa mère, celle de ne pas se faire remarquer.

"eh ben t'as du courage, moi personnellement en me réveillant d'un cauchemar je n'arrive pas à sortir un orteil de ma couette tant j'ai la chair de poule. Sur le coup, je ne suis pas très Gryffonne dans l'âme, Ah ah. Alors venir errer dans un château immense plongé dans l'obscurité... Ça ne me serait jamais venu à l'esprit après un cauchemar ! Tu m'épates. Le mal par le mal, c'est ta technique, pourquoi pas..."

Après qu’Evie eu prononcé ces mots, Rubis piqua un fard. Elle tressaillit puis dévoila un sourire amusé. On aurait pu croire que les deux jeunes filles se connaissaient depuis des siècles. Elles se parlaient et se posaient des questions avec beaucoup de facilité, sans aucune ambiguïté. Derechef, Rubis cru sentir un vent encore plus glacial lui caressé le visage. Elle prit donc sa tignasse d’un blond argenté et fit un rapide chignon au-dessus de sa tête.

« Le mal par le mal, c’est exactement ça. » reconnu Rubis.

La jeune brune expliqua à Rubis d’une voix mal assuré et presque tremblante les problèmes qu’elle supportait avec sa mère. A cet instant, Rubis déglutit. Elle se mit à la place de sa camarade. Ne pas avoir de nouvelle de sa mère ? Cela lui aurait été insupportable. Et ça l’été pour Evie, c’est ce qu’elle vivait en ce moment, et même depuis bien trop longtemps. Bien au contraire, la mère de Rubis, ne pouvait pas s’empêcher de lui envoyer un hibou, pour un oui ou pour un non. Simplement pour lui dire que la voisine l’énervait ou pour lui demander où se trouvait son foulard. Des choses dans ce genre. Utile ou pas. Par contre, elle n’avait pas énormément de nouvelle de son père. Mais ça, Rubis ne savait pas trop qu’est-ce qu’il fallait en penser.

« Tu en parleras quand tu auras jaugé que le temps est bon pour en parler. » lança-t-elle d’une voix rassurante.

Il était temps de changer de sujet, Rubis ne voulait parler que bonheur, santé, amour. Elle dit à Evie que son cauchemar racontait l’histoire d’une maison hantée où vivait…un loup ? Du moins, c’est ce qu’elle avait cru apercevoir. Il s’était enfuit si vite.

"Pfiouuu je tombe de sommeil moi. Tu serais d'accord que l'on regagne la salle commune ? On discute sur le chemin ? " suggéra Evie.

Rubis qui tenait à ses huit heures de sommeil, minimum, accepta avec beaucoup de joie. Elle regarda droit devant elle et fit signe à sa camarade pour lui montrer le chemin. Les couloirs étaient déserts. Il n’y avait que les tableaux accrochés aux murs où les personnes étaient peintes avec des couleurs assez ternes. (Étaient-ils célèbrent ? Rubis se le demandait)

"tu viens d'où, toi ?" ajouta Evie tandis qu’elles étaient sur le trajet.

Les filles se regardèrent, se souriaient, elles avaient l’air très fatiguées mais on pouvait constater dans leurs yeux qu’elles avaient envie de continuer leur discussion.

« De Pologne mais j’ai dû suivre ma mère ici et toi ? Leumier ? Il ne me semble pas que ce soit anglais, je me trompe ? »

Rubis ricana, il est vrai que son accent lui faisait toujours un peu rire. Alors quand elle prononçait certains mots, notamment Leumier pour cette fois-là, elle se trouvait bête. A quelques pas de la salle commune Rubis dit :

« Ça te tente qu’on se retrouve demain après les cours entre filles toutes les deux dans le parc ? »

Elle espéra, très fort, que son amie approuve cette idée.

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J'ai changé la couleur de mes paroles, c'est grey, parce qu'on ne voyait pas trop la différence.

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Evie écouta la réponse de Rubis, alors qu'elle avait suivit cette dernière à travers le château et commençait à reconnaître où elles se trouvaient : « Je viens de Pologne mais j’ai dû suivre ma mère ici et toi ? Leumier ? Il ne me semble pas que ce soit anglais, je me trompe ? »

Non elle ne se trompait pas ! Leumier, Evie tenait ce nom de sa mère, française, qui ne s'était pas mariée à son père - bien que tous deux forment un heureux ménage - et avait tenu à donner son nom à sa fille. C'était des intellectuels, pour qui le mariage avait quelque-chose de trop formel.

"Exact, c'est un nom français, comme ma mère ! A l'origine, ça viendrait de lumière..."

Evie marchait, de plus en plus fatiguée, comme dans un rêve. Cette petite escapade dans les couloirs en pleine nuit avait quelque-chose de vraiment surnaturel. Et elle se dit qu'en pleine journée, Rubis et elle n'auraient jamais partagé ces discussions. Alors que le portrait de la grosse dame approchait enfin, Rubis proposa soudain :

« Ça te tente qu’on se retrouve demain après les cours entre filles toutes les deux dans le parc ? »

"Heu oui, pourquoi pas ! On peut dire au bord du lac ?"
dit Evie, dont l'idée de son lit à présent rendait pressée d'avancer. Mais l'idée de rediscuter avec Rubis le lendemain dehors la réjouissait

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