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La Guerre des Jaloux  PV. 

CE RPG SE DEROULE AVANT LE BAL

Catastrophe. C'était bien le cas de le penser, ce mot-là, tien. Rien n'allait comme il le souhaitait, à se demander même si tout ce qui se déroulait était fait exprès, pour l'embêter, pour le faire échouer dans la tâche qu'il s'était imposée, dans ses objectifs, dans tout en fait. Peut-être était-ce là un signe du destin, quelque chose qui lui ferait comprendre que ce qu'il voulait faire était voué à l'échec, que ce n'était même pas la peine de tenter quoi que ce soit, ni même de prendre la peine d'y songer. De toute façon, à bien y réfléchir, il n'était plus sûr. Plus sûr de ce qu'il ressentait vraiment. Il ne connaissait rien à l'amour, c'était un sujet vraiment très vague pour lui alors de là à savoir si ce qu'il ressentait était justement de l'amour, de l'attirance ou que sais-je encore... Il ne pouvait pas différencier, cela lui était impossible. Et puis, comment pouvait-on tomber amoureux d'une personne que l'on ne connaît pas, à qui on n'a jamais parlé ? Le coup de foudre, il n'y croyait certainement pas. C'était des histoires de chochotte, tout ça. Tout du moins, pour lui. Alice Guerin, jeune demoiselle de Beauxbâtons, n'accompagnerait donc pas Noah Blodwell au bal masqué organisé. Triste vie, me direz-vous. Ce n'était pas grave, il allait s'en remettre, ce pauvre garçon.

Le jeune enfant se baladait donc dans les couloirs, ne sachant où aller, ne sachant que faire. Ses camarades de dortoirs n'étaient pas là, il se retrouvait seul, avec ses pensées. Il réfléchissait, en fait. Il avait vraiment envie d'y aller, à ce bal et il ne souhaitait pas vraiment passer par l'agence cupidon bonjour. Loin de là le fait qu'il n'aimait pas cette méthode plutôt originale, en fait, il ne voulait pas tomber avec quelqu'un qu'il n'aimait pas particulièrement. Noah n'avait pas beaucoup d'ennemis, et les gens qu'il n'aimait pas étaient plutôt inexistant -il aime tout le monde ce gosse-, mais... voilà. La première fille à qui il avait pensé, c'était Rose Adams, du coup. Une fille carrément géniale, qu'il avait rencontrée à la salle d'études. Les deux enfants avaient partagé un moment vraiment cool -du moins, du point de vue de Noah-, et ils s'entendaient vraiment bien. Le bal était pour lui l'occasion de nouer une plus forte complicité avec la jeune fille et il espérait qu'elle ne soit pas déjà prise.

La chose qu'il devait faire à présent, c'était de trouver Rose. Pas facile, lorsque l'on était dans un si grand château renfermant de nombreuses pièces et de nombreux étages. Le bal serait déjà terminé d'ici tout ce temps, il fallait qu'il la trouve avant ! Le bal serait déjà terminé d'ici tout ce temps, il fallait qu'il la trouve avant ! Il se mit donc à chercher de façon stratégique : d'abord, la salle commune. C'était le plus simple, d'après lui. Et puis, si jamais il rencontrait des élèves qu'il connaissait plus ou moins sur son chemin et qui connaissaient Rose Adams, il allait leur demander. Ne sait-on jamais. Alors qu'il marchait vers l'étage supérieur, une silhouette qui ne lui était pas totalement inconnue s'imposa devant lui -dans la situation actuelle, s'imposer est un grand mot-. Joy Wedenjack, une fille de Serdaigle. Plus précisément l'une des préfètes. Le blondinet ne savait pas quelle relation entretenaient Joy et Rose, mais il savait qu'elles s'étaient déjà parlé. Il ne savait pas si Joy l'avait vu, en tous les cas, cette dernière commençait déjà à filer. Il avait à peine eu le temps de réagir qu'elle tourna à un angle, disparaissant ainsi de son champ de vision. Zut. Faut courir maintenant !


« Joy ! Jooooooy ! Attends moi ! Hurla t-il, le souffle coupé. »

~ Miss Loewy est puissance ~ ; il me fallait une signature, souvenir du bon vieux temps... :3
Amy Holloway sur un balai c'est genre un minimoys sur un brin d'herbe
Mon code couleur : #662240

La Guerre des Jaloux  PV. 

« Allez, s'te plaît, j'en ai vraiment besoin.. insistait-il en la suppliant du regard, avec des yeux bruns pétillants. »

Si Joy savait garder son sang-froid et faire preuve de retenue dans des situations qui l'exigeaient, ce garçon commençait quand même doucement à lui faire perdre patience. Ça faisait plusieurs minutes qu'il requérait son indulgence en demandant à la jeune Écossaise de lui prêter le devoir qu'ils avaient du faire pour aujourd'hui, en Potions, alors même qu'ils ne s'étaient que rarement échangés des banalités d'usage, uniquement quand la situation les y obligeait. Sous prétexte qu'il « s'était gavé de Chocogrenouilles et qu'il avait eu mal au ventre », le Gryffondor n'avait rien écrit sur le parchemin vierge qui aurait du être griffonné par les réponses du devoir demandé par miss Manin.

En fait, cet élève paresseux et désinvolte lui rappelait beaucoup le genre d'énergumènes prétentieux que Joy avait eu maints fois l'occasion de croiser dans son école de primaire. Des cheveux bruns en bataille, un sourire qui aurait pu être charmant s'il n'avait pas été si forcé ; bref, il avait tout de la personne typique qui avait l'audace de vous demander vos devoirs pour les recopier, ayant sans doute l'habitude que rien ne leur soit refusé de par leur popularité auprès de la gent féminine. Mais la jeune Wedenjack n'était pas - ou plutôt elle n'était plus - comme ça ; ici, à Poudlard, être appréciée ou non par des élèves plébéiens, voilà une notion qui la dépassait complètement. C'est donc en lui jetant un regard agacé et en poussant un soupir explicite qu'elle s'exprima ;


« Non, désolée, fit-elle d'un ton qui était tout, sauf désolé. Ça va pas être possible. Demande à tes amis. Et s'ils ont trop mangé de Chocogrenouilles comme toi, t'as qu'à expliquer à miss Manin qu'le chocolat passe avant tes devoirs. J'suis sûre qu'elle va adorer de savoir qu'un gargouillis t'a empêché de répondre à trois questions. Salut ! »

Et avant qu'il n'ait pu la rattraper ou même tenter de lui faire un quelconque chantage, la jeune fille s'éloigna à pas pressés. Un des élastiques qui entouraient son poignet se cassa et tomba au sol ; par pure fierté, elle ne le ramassa pas et se contenta de lui lancer un regard un peu déçu. Exactement comme pour dire « désolée mon pote, mais si j'me penche pour te récupérer et te mettre à la poubelle, l'autre andouille va en profiter pour rappliquer. » Alors, elle n'en fit rien et fit son adieu silencieux à cet objet qui avait de si nombreuses fois retenu ses cheveux en un chignon insoumis.

C'était un fait ; Poudlard avait considérablement changé Joy. Arrivée timide et craintive, le fil des jours s'écoulant lentement lui avait permis d'apprivoiser et d'aimer ce nouvel environnement. Si elle était toujours intimidée par les plus grands et les professeurs, elle n'hésitait désormais plus à s'opposer à ceux qui voulaient profiter d'elle. Il y avait plusieurs années, elle n'aurait jamais cru pouvoir se creuser une place dans la vie chamboulée d'une école - qui plus est une école de magie dont elle ne connaissait, à cette époque, même pas l'existence -, mais elle y était parvenue. Notamment grâce à certaines personnes exceptionnelles ; Rose Adams, Amaëlle Nelly, Arthur Grimms, qui avaient involontairement aidé la jeune Serdaigle à s'affirmer. C'était simple : elle était indubitablement persuadée qu'à Poudlard, il y aurait toujours quelqu'un pour vous accepter, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Elle, sans prétention aucune, se sentait enfin intégrée quelque part.

À ses divagations, elle ne remarqua pas l'autre élève distrait qui croisait sa route, et les deux jeunes gens se frolèrent moins qu'ils ne se bousculèrent. Elle maugréa un « pardon » si bas qu'elle n'était même pas sûre d'avoir dit quelque chose, continua sa route, tourna à droite parce qu'elle était presque certaine que sa salle commune était par là, s'autorisa à elle-même l'autorisation de pouvoir maudire ses vingts générations futures si elle se perdait, entendit une voix qui criait son prénom.


« Joy ! Jooooooy ! Attends moi ! »

Sur ses gardes, la fillette se retourna vivement et prononça, d'un ton sans doute trop agressif :

« Quoi ? »

Lorsqu'elle aperçut une chevelure blonde et un visage qui ne ressemblait en rien à celui de l'arrogant Gryffondor qu'elle venait tout juste de semer, elle se radoucit.

« Ah, pardon. Salut. J't'ai pris pour quelqu'un d'autre. Tu veux quelque chose ? Elle réfléchit, en essayant de ne pas trop avoir l'air de réfléchir, fronça quand même les sourcils sans s'en rendre compte, et ponctua finalement sa phrase par une question si mal amenée que tous ses efforts pour cacher son hésitation se révélèrent vains. Noah, hein, c'est ça ? »

Elle lui offrit un sourire qui oscillait entre la gêne et l'amusement, puis elle pria pour que l'échange soit bref ; pas qu'elle n'aimait pas Noah, juste qu'elle n'aimait pas trop les garçons.. à part Arthur Grimms et son père. Elle ne s'était jamais vraiment sentie à l'aise avec eux, allez savoir pourquoi ; trop méchants, sans doute.

Reducio
Pour une question de cohérence, Joy est encore en première année durant ce RPG.

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

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« Quoi ? »

Une claque. Il avait vraiment eu l'impression d'avoir reçu une claque lorsque la préfète des Serdaigle s'était retournée et s'était adressée à lui. Bien sûr, il ne s'en était pas pris une, et encore heureux d'ailleurs. Le pauvre, il n'avait rien fait pour mériter ça. Lui qui était tellement gentil avec tout le monde, qui ne demandait rien et qui n'avait de problèmes avec personne... C'était presque l'enfant parfait, ce gosse. Presque, oui, parce que tout le monde sait que personne n'est parfait, hein ? Enfin bref. Il espérait quand même ne pas en avoir une dans la tronche. Joy avait l'air plutôt en colère et bien qu'il se doutait qu'elle n'était pas violente -quoi qu'une rumeur disait qu'elle mettait des coups de pied aux personnes qu'elle croisait-, Noah se méfiait quand même. Les filles étaient vraiment trop bizarres quelques fois, elles avaient des pulsions étranges et mettaient des claques -ou des coups de pied, ça dépend des gens hein-, dans le normal. Comme s'il s'agissait d'une banalité, que c'était quelque chose de courant. Enfin, pour le moment, ça ne lui était pas encore arrivé, et il espérait fortement que cela continue.

« Ah, pardon. Salut. J't'ai pris pour quelqu'un d'autre. Tu veux quelque chose ? »

Non mais attendez, elle est vachement flippante cette fille. Genre, vraiment. Noah hésitait entre deux choses : la première, c'était le fait de partir en courant, parce que franchement se retrouver face à une folle furieuse qui vous agresse d'entrée de jeu et qui vous sourit trois secondes plus tard telle une psychopathe qui cache une tronçonneuse derrière son dos, prête à vous attaquer au moindre clignement d’œil, c'était... Bref. La seconde chose, c'était de rester là et d'affronter cette folle furieuse, de lui demander ce qu'il avait à lui demander sans passer par quatre chemins -histoire de partir le plus loin possible et le plus vite possible, comprenez ?-, et de partir une fois la réponse obtenue. Bon, il préférait quand même la deuxième solution, au moins, il avancerait nettement plus vite dans sa recherche. Trouver des élèves dans ce vaste château, ce n'était vraiment pas aussi facile qu'il n'y paraissait. Enfin, heureusement, Noah connaissait quelques endroits stratégiques où il savait que Rose se rendait, la salle d'études par exemple. M'enfin, s'informer auprès des élèves, c'était bien aussi, ça réduisait le temps de recherche, et c'était cool.

« Noah, hein, c'est ça ? »

Noah hocha la tête et rendit son sourire à Joy. Finalement peut-être qu'elle n'était pas aussi flippante qu'il le pensait, et qu'elle avait eu une sorte de « petit accrochage » avec quelqu'un avant qu'il ne l'intercepte, d'où son ton agressif et ses excuses quelques secondes plus tard. Noah avait décidé de passer outre, de toute façon ce n'était pas grave et il avait besoin que leur interaction se passe le plus vite possible. Le temps pressait, le bal de Noël approchait à grands pas et il redoutait le fait qu'un autre garçon ait été plus vite que lui et ait invité la jeune demoiselle au bal. Bien sûr, il n'était plus à quelques secondes près, mais il se disait que plus il irait vite, mieux il se sentirait. Quoi qu'en fait, peut-être pas. Et si Rose avait déjà quelqu'un, et ce, depuis déjà quelques jours ? Il ne savait pas avec qui Rose se rendait au bal, cette dernière ne lui avait pour le moment rien dit.

« Ouaip, c'est ça ! Noah marqua une pause avant de reprendre, Je voulais te voir pour te demander un truc... Tu es plus ou moins proche de Rose, non ? »

Le jeune garçon ne savait pas trop comment aborder le sujet, d'ailleurs, il trouvait ça un peu stupide de ne pas savoir. Parler aux filles le stressait un peu -comprenez, il est timide ce gamin, les jolies filles l'intimident ! Ce qui est le cas avec Joy, même si ça ne se voit pas trop vu de l'extérieur-, et il s'étonnait lui-même de ne pas bégayer. Enfin, voilà. Pour le moment, il n'en avait pas trop dit à sa camarade préfète, il préférait qu'elle lui réponde avant de lui dévoiler ses intentions. Peut-être que si elle était vraiment proche de Rose, elle pourrait lui dire quelques trucs à propos de cette dernière, trucs qui concernent le bal, par exemple... Est-ce que Rose est déjà accompagnée ? D'un côté, il espérait que Joy le sache et le renseigne, s'il pouvait éviter de se prendre un vent, c'était plutôt pas mal. D'un autre côté, il ne savait pas comment il réagirait si la blondinette en face de lui, lui disait que sa probable future cavalière avait déjà un cavalier. Ou une cavalière, bien sûr !

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En fixant le garçon qui, elle le supposait, se prénommait Noah, Joy ne put que constater la ressemblance physique qui les liait. Des cheveux blonds comme les blés, des yeux de la couleur de l'océan, une peau presque diaphane, un nez discret... L'aiglonne ne put s'empêcher de penser qu'il était son alter ego masculin. Elle laissa un léger sourire étirer ses lèvres, tentant de se montrer sympathique pour ne pas que le Serdaigle garde une mauvaise image d'elle. C'était se bâtir une mauvaise réputation inutilement - et elle n'avait pas besoin de ça.

« Ouaip, c'est ça ! confirma-t-il sans avoir l'air de trop lui en vouloir pour son approche peu délicate. »

Les épaules de l'aiglonne s'affaissèrent sans qu'elle ne s'en aperçoive, signe de son évident soulagement du fait qu'elle ait au moins eu le mérite de se souvenir du prénom de Noah.

« Je voulais te voir pour te demander un truc... Tu es plus ou moins proche de Rose, non ? »

Elle le sonda sans le moindre embarras durant quelques secondes, l'air hésitant. En quoi donc l'amitié qu'elles partageaient pouvait bien l'intéresser ? Finalement, elle laissa son regard glisser sur un groupe de Serpentard, qui se tenaient pas loin d'eux, regroupés autour d'elle-ne-savait quoi. Ils étaient une demi-douzaine, formant un cercle refermé autour de leur centre d'attention, qui devait sûrement être un objet magique fascinant et, il y avait fort à parier, interdit. Joy fronça les sourcils, sceptique, puis soupira bruyamment en remettant une mèche blonde derrière son oreille.

« Mais qu'est-ce qu'ils me font, ceux-là ? murmura-t-elle pour elle-même en penchant sa tête en arrière pour espérer apercevoir ce que trafiquait le groupe de jeunes élèves. »

Finalement, elle décida de faire semblant de ne pas trouver ce rassemblement suspect et reporta son attention sur Noah Blodwell, le fixant de ses yeux céruléens.

« Tu parles bien de Rose Adams, hein ? demanda-t-elle, soudain en proie à un léger doute. Ouais. On s'entend bien. »

Aussi puéril que cela puisse paraître, l’Écossaise ne put réprimer la pointe de jalousie qui la piqua à l'idée que quelqu'un d'autre soit proche de son amie. Surtout un garçon. Elle ne les sentait décidément pas. Ils l'effrayaient ; toujours en train de vouloir impressionner les autres en jouant au mâle dominant. Ils lui avaient laissé un mauvais souvenir tel, lors de ses années de primaire, qu'elle n'arrivait tout simplement pas à se défaire de ces stéréotypes. L'idée que Rose fréquente cette espèce qui l'exécrait - si l'on omettait le jeune Arthur Grimms - la gênait. Sur ce, Joy toisa Noah d'un air confus et finit par dire :

« Pourquoi ? »

D'un ton peut-être un peu trop sec, encore une fois. Elle ne le regretterait que plus tard, dans sa salle commune, installée devant un feu crépitant, envahie de regrets et de doutes quant à son comportement un poil trop agressif.

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

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Visiblement, la préfète des bleus ne semblait pas être très contente. Les sourcils froncés et le soupir plutôt bruyant de cette dernière fit légèrement paniquer Noah. L'enfant savait qu'il n'était pas parfait et que parfois il saoulait les gens, mais là, il n'avait rien fait, hein ? Qu'avait-elle donc à être de si mauvais poil ? Quel était son souci, bon sang de bonsoir !

« Mais qu'est-ce qu'ils me font, ceux-là ? »

La fillette pencha la tête en arrière et Noah, afin de comprendre ce qu'il se passait, tentait tant bien que mal à suivre la direction de son regard. Celui-ci se dirigeait vers un petit groupe d'élèves de la maison Serpentard. Le jeune Blodwell ne savait pas vraiment pourquoi elle portait son attention sur eux, peut-être qu'ils trafiquaient quelque chose de pas très légal, une histoire de préfet, en somme, quelque chose qui ne le regardait pas.

« Tu parles bien de Rose Adams, hein ? Ouais. On s'entend bien. »


Finalement, Joy Wedenjack reporta son attention sur le jeune garçon, qui, lui, s'attendait tout de même à un peu d'action. C'est vrai quoi, il n'avait jamais vraiment assisté à ce genre de scènes, et puis, si ce que les Serpentard faisaient n'était pas très licite, Noah aurait adoré voir la tête qu'ils auraient fait en apprenant qu'ils allaient passer du temps avec le concierge parce qu'ils seraient collés. C'était quelque chose à ne pas manquer, ça, et pourtant...

« Pourquoi ? »

Une nouvelle fois, Noah se sentit agressé. Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez cette fille ? Pourquoi s'en prenait-elle à ceux qui ne lui avaient absolument rien fait ? Ne pouvait-elle pas s'en prendre aux énergumènes qui avaient causé son agacement, justement ? Non, bah bien sûr que non, sinon c'était moins drôle hein. Que tu es bête, Noah. L'enfant ne préféra rien dire et passer outre, il valait mieux pour lui qu'il ignore pour le moment. Car si les deux enfants se querellaient maintenant, il n'aurait probablement pas les informations très importantes qui l'intéressaient tant, et finalement, il ne pourrait pas inviter Rose Adams au bal de Noël. Tristesse et désolation. Bien sûr, si après avoir reçu ces informations, Joy Wedenjack l'enquiquinait encore, elle allait voir de quel bois il se chauffe, le petit gamin !


« Ben en fait, commença t-il, j'aimerais inviter Rose au bal. Du coup j'me demandais si tu savais où elle était ? »

Les joues légèrement teintées de rose, Noah s'imaginait déjà aller à cette fameuse soirée tant attendue avec à son bras, son amie. Il l'imaginait très bien dans une de ces robes bleues, qu'on trouve dans presque tous les magasins, qui ferait ressortir ses jolis yeux de la même couleur. Ses cheveux blonds tomberaient sur ses épaules et une fleur assortie à ses vêtements ornerait sa tête. L'enfant vendait peut-être la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais il ne pouvait s'en empêcher. Et puis de toute façon, même s'il ne se faisait que des illusions et que Rose Adams était déjà prise, il avait bien le droit de rêver, c'est tellement beau de rêver... !

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Être préfète, ça avait des avantages et des inconvénients ; même si elle était du genre à tirer tout le bénéfice que pouvait lui procurer son poste, Joy n'était pas dupe. Elle savait qu'elle ne pourrait pas user longtemps de ses privilèges si elle n'accomplissait pas ses devoirs correctement. Lorsque le poste de préfète lui avait été proposé, elle était restée sceptique avant d'accepter : pourquoi s'intéressait-on à elle plutôt qu'à un autre ? Puis, au fil de ses rondes, réprimandes et accomplissements, la jeune Écossaise avait commencé à percevoir ce que ses professeurs avaient peut-être déjà remarqué ; son sens des responsabilités. Ah ! cette qualité était étonnante, de la part d'une jeune fille dissipée qui était en très bons termes avec les périples – prohibés – nocturnes. Pourtant, lorsqu'une mission importante lui était confiée, Joy mettait tout en œuvre pour l'accomplir avec brio.

Il n'était donc pas rare que la jeune Wedenjack s'intéresse de près aux activités des autres élèves qu'elle jugeait louches. Parfois, elle devenait même paranoïaque et voyait le mal là où il n'y en avait pas. Ce jour-là, l'étrange rassemblement de sept Serpentard à l'air conspirateur avaient attiré son attention. Elle s'en était pourtant détournée et avait feint de trouver leurs comportements normaux. Cette exception n'était due qu'à Noah Blodwell, jeune Serdaigle de première année qui avait retint toute son attention dès lors qu'il eut prononcé le nom de Rose Adams. Joy le sondait de ses yeux bleus, essayant de deviner ses intentions, sentiments et pensées. Tentative désespérément vaine, évidemment ; elle ne pratiquait ni la voyance, ni la légilimancie – même si ça ne lui aurait pas déplu. – Finalement, la jeune fille n'eut pas besoin de scruter le regard de son interlocuteur bien longtemps pour connaître ses intentions, puisqu'il les révéla par lui-même.


« Ben en fait, j'aimerais inviter Rose au bal. Du coup j'me demandais si tu savais où elle était ? »

Joy haussa faiblement un sourcil, tentant difficilement de dissimuler l'élan de jalousie qui venait de s'abattre sur elle. Que Rose ait d'autres amis, elle s'en moquait. En revanche, que Rose ait un ami qui était un garçon et qui désirait l'inviter au Bal, c'était intolérable ! En plus, ce Blodwell avait l'audace d'apostropher Joy pour lui demander où se trouvait Rose Adams ! Elle se demanda s'il la prenait pour un GPS, avant de s'interroger sur les origines du Serdaigle ; savait-il seulement ce qu'était un GPS ? Sachant que sa jalousie pouvait faire des ravages, elle s'efforça de ne pas prendre la mouche et de ne pas s'emporter pour une raison qui n'était pas valable.

« Je..., commença-t-elle puis elle se stoppa. »

Soudain, elle estima que ce Blodwell n'était plus digne de passer dans ses priorités. Sa mauvaise foi prenait le dessus mais elle s'en fichait. Joy se tourna à nouveau vers les Serpentard en train de rire, toujours concentrés sur l'objet de leur intention, qui devait se trouver au centre de leur cercle. Au vu de leurs tailles, Joy estimait qu'ils étaient en deuxième ou en troisième année. Rien d'insurmontable. Elle s'approcha d'eux, goûtant au doux plaisir de laisser Noah Blodwell en plan. Une fois suffisamment proche du petit groupe, la jeune Wedenjack eut un profond soupir et ils se retournèrent tous vers elle, pour certains surpris, pour d'autres agacés.

« On peut savoir c'que vous faîtes ? »

Elle espérait sincèrement que Blodwell se sentait délaissé et elle en jubila presque. Pour ne pas perdre la face devant les élèves qu'elle se devait de sermonner, Joy tenta de garder un visage froid. Elle remarqua que l'un des fautifs portait les couleurs de Serdaigle sur sa cravate mais son visage ne lui disait rien. Comme aucun d'eux ne répondait, elle s'approcha de l'élément perturbateur, qui se figurait être un jeune garçon aux boucles noir et à l'air malicieux. Il fut contraint de montrer à Joy ce qu'il tenait dans ses mains ; deux bombabouses.

« Sérieux ? Tout ce cirque pour deux bombabouses ? Elle fit une pause et, s'adressant au propriétaire du produit interdit, elle dit : Tu m'donnes ça et j'te cafte pas. »

L'autre sembla réfléchir quelques secondes avant de lui tendre les bombabouses d'un air menaçant. Elle tenta de ne pas s'énerver et fit demi-tour, désormais en possession de deux bombes puantes. Elle entendit un sifflement moqueur s'échapper des lèvres de l'élève à qui elle venait de confisquer ses précieux biens.

« J'te cafte pas..., dit-il en imitant la voix de Joy. Ces préfets, j'te jure, ajouta-t-il à l'adresse de ses amis en ricanant. »

Une fois face à Noah, Joy attrapa son sac à dos et y mit les deux bombabouses, se murmurant à elle-même :

« 'Sais même pas c'qui m'retient de lui lancer dessus... »

Puis, elle releva les yeux vers le Serdaigle et prit conscience qu'elle ne pouvait pas éviter la conversation indéfiniment et qu'elle était obligée de lui répondre. Agacée, elle dit :

« Si t'veux vraiment t'adresser à Rose, t'as qu'à la chercher. »

Elle hésita quelques secondes avant d'ajouter :

« En fait, non, c'même pas la peine. Elle va d'jà au bal avec quelqu'un. »

Joy avait demandé à Rose de l'accompagner au bal et son amie avait accepté ; et croyez-moi, ce n'était certainement pas Noah Blodwell qui allait ruiner cette soirée.

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Ancien sorcier  

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