11 juin 2019, 00:02
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Vacances de Pâques 2044
@Joanne Taylor



T'étais super content d'être en vacances, c'est vrai. Parce que tu t'ennuyais ferme au château. En plus, Stolas a demandé à rester à Poudlard pour Pâques, alors t'es le seul à rentrer, et t'étais encore plus content. Mais t'as vite déchanté. Tes parents passent leur temps à parler de ton frère, d'à quel point il doit être magnifiquement bien intégré pour rester ainsi au château pendant les vacances, et du fait qu'il préfère rester pour avoir l'accès à la grande bibliothèque du château pour faire ses devoirs et mieux réviser en prévision de ses BUSE, et blablabla et blablabla. T'en peux plus, t'as envie de leur hurler de se taire, et que toi, t'es bel et bien là, et qu'en plus t'as une moyenne d'Optimal alors que tu participes à la vie de famille, et que tu te coltines les grands parents et les arrières grands-parents pendant des repas absolument interminables sans pouvoir rien dire.

Mais au lieu de te féliciter, t'as juste eu le droit à quelques remarques concernant ton comportement et toutes les bagarres dans lesquelles t'es impliquées, comme si c'était de ta faute. T'y peux rien toi, si Blaze il s'énerve toujours pour rien. En plus, t'as frappé une fille qu'une fois, et maintenant c'est ton amie, et pourtant on te le ressert encore à toutes les sauces. C'est pas juste, t'arrives pas à comprendre ce que tu dois faire pour qu'on soit fier de toi. Tu fais des efforts pourtant, tout plein. Enfin t'en faisais. Là, t'as un peu arrêté. T'as bien vu que ça servait à rien. Alors tu te contentes de ramener des bonnes notes dans les matières que t'aimes bien. Dans les autres, c'est Herschel qui fait tes devoirs, et t'as des bonnes notes aussi, et t'es tranquille. De toute façon, personne ne le sait.

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, t'as décidé de t'en aller, comme ça. Sans prévenir personne. Parce que tu veux juste être un peu tout seul. Et peut être aussi les inquiéter. Parce qu'ils finiront bien par remarquer que t'es pas là, et avoir très peur pour toi, pas vrai ? Enfin, tu risques surtout de te faire passer un sacré savon lorsqu'ils te retrouveront. Mais tant pis, une après-midi tout seul, ça vaut bien le coup. De toute manière, au moins, ils auront une bonne raison de te gronder et de dire que t'es vraiment un sale gamin. C'est donc le plus naturellement du monde que tu as quitté la partie moldue de Londres dans laquelle vous vivez pour passer sur le Chemin de Traverse. T'as rempli tes poches de Bombabouses avant de partir. Juste au cas où tu t'ennuierais.

T'as commencé par regarder les derniers balais de Quidditch avec admiration, et puis t'es allé t'acheter une glace aussi. Tu t'es assis sur un banc le temps de l'engloutir. Les gens te regardent bizarrement, parce que t'es un petit garçon, et qu'il n'y a aucun adulte avec toi. De temps en temps, tu tires la langue aux passants en leur faisant des grimaces pour qu'ils regardent ailleurs. T'aimes pas les gens. Et puis, finalement, tu te dis qu'ils pourront te regarder bizarrement pour une raison. Tu vises une jeune femme qui passe devant toi. Là, juste comme ça. Et PAF, tu lui envoies une Bombabouse dessus. Parce que c'est drôle et ça pue. Tu éclates de rire avant de partir en courant. C'est que t'as pas envie de te prendre une leçon de morale.

14 juin 2019, 17:33
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Avec l'accord d'Azaël


Un passage rapide sur le Chemin de Traverse, pas de raison de s’y attarder davantage, juste aller chercher les foutus ingrédients dont avait besoin sa mère et revenir dans le manoir familial. Prison existentielle s’il en est une. Cela aurait pu être rapide, vraiment. Mais non. Parce que y’a un satané foutu gamin qui ne trouve rien de mieux à faire que de lui balancer une bombabouse dessus. Une odeur nauséabonde qui se répand beaucoup trop rapidement pour la sorcière et ses yeux azurs qui balancent la foudre aux gens alentours avant de trouver le responsable du délit.

Un gamin qui éclate de rire et qui détale à vitesse grand v. Pendant une demi-seconde, la sorcière se demande si elle lui court après ou si elle le laisse aller parce qu’au pire, elle s’en fout un peu ? Sauf que non. C’est trop facile. Elle veut qu’il paye. Non pas pour la bombabouse mais pour tout le reste en vérité. Pour sa mère qui l’envoie chercher des trucs dont elle se fout. Peu importe.

La baguette de la sorcière s’élève et vise, une légère incantation qui se prononce « Levicorpus » et le corps de l’adolescent qui se soulève dans les airs, maintenus par sa seule cheville. Un léger ricanement qui s’ensuit de la part de Joanne alors qu’elle rassure les gens autours. « Ne vous inquiétez pas il est avec moi. Il aime bien jouer à ce genre de jeu ». Mais oui voyons, qui n’aimerait pas se faire balancer en l’air, la tête en bas ?

Quand elle arrive enfin à sa hauteur, elle relâche son sortilège et l’adolescent percute le sol dans un bruit sourd. Heureusement qu’il n’était pas vraiment très haut, n’est-ce pas ? Elle le redresse en le prenant par l’épaule et d’une voix aussi froide que la banquise, lui demande « Alors ça t’amuse ? T’as rien de mieux à faire pendant tes vacances ? ». Oui car vu l’âge il ne faisait nul doute que l’enfant était en vacance. Sans doute un première année ? Il avait le visage juvénile perforé par deux émeraudes aussi belles que vindicatives. Non, il n’aimait clairement pas être là, ça ne faisait aucun doute. « T’es tout seul à faire des conneries ici ou y’a quelqu’un avec toi ? » Histoire de savoir où elle mettait les pieds.

Les gens autour d’eux ne cessaient de leur envoyer des regards quelque peu éberlués, ce qui avait le don de faire monter d’un cran l’énervement de la jeune femme. Après tout, le gamin l’avait bien cherché, il ne faisait nul doute qu’il fallait bien payer de ses erreurs, et il était probable que l’enfant s’en rappelle un moment …

14 juin 2019, 21:55
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Tandis que tu repères une ruelle adjacente du coin de l'oeil et que t'as bien l'intention de t'y engager pour disparaître de la vue de ta cible du jour, tu es soudainement coupé dans ton élan. En un cri mêlant surprise et indignation - "Hééééééééééééééééé !" -, tu te retrouves pendu par la cheville dans les airs, la tête en bas. La capuche de ta veste te tombe à moitié sur le crâne tandis que tu gigotes dans tous les sens en te tortillant, afin d'essayer de te défaire de l'emprise du sortilège. Tu n'entends pas ce qu'elle dit aux passants. Par contre, tu la sens bel et bien venir vers toi. C'est qu'elle empeste sévère avec ce que tu viens de lui balancer dessus. Tandis que tu continues de te débattre vainement, tu la vois apparaître devant toi, image étrangement retournée de la jeune femme que tu as visée.

Et tandis que tu t'apprêtes à lui dire ce que tu penses de sa façon de faire en un magnifique langage fleuri qui ferait clairement honte à tes parents, voire même à tout adulte responsable entendant de tels mots de la bouche d'un gamin de onze ans, tu n'en as pas le temps. Ton coeur rate un battement dans ta poitrine tandis que tu chutes vers le sol, ayant tout juste le temps de mettre tes mains en avant pour ne pas tomber directement sur le crâne. Tu te réceptionnes à plat ventre en un cri de douleur. Et tu te retrouves presque aussitôt remis sur pied sans la moindre douceur par une main qui ne quitte plus ton épaule. Tu lèves les yeux vers la femme, toujours recouverte de substance malodorante. Elle n'a pas l'air ravie. Elle a même l'air pas contente du tout.

Sauf que toi non plus, t'es pas content. Déjà, tu t'ennuies, et en plus, tu ne voulais pas te faire prendre. Encore moins de cette façon humiliante. Alors t'as clairement ta tête des mauvais jours. Ta bouille d'ange disparaît pour ne laisser passer que colère et défi dans ton regard. T'en veux au monde entier, surtout aux adultes. Ils sont tous nuls, ils comprennent jamais rien, et en plus ils ne savent pas s'amuser. Il suffit de la voir, elle, qui te demande si t'as rien de mieux à faire de tes vacances. T'aimerais l'y voir tiens ! L'air boudeur et arrogant, tu ne réponds rien. Tu te contentes de soutenir son regard malgré l'air glacial de ton interlocutrice. Tu ne vois en elle qu'un moyen d'évacuer toute la frustration accumulée depuis le début des vacances. Une possibilité d'être absolument insupportable sans le moindre risque. Parce qu'il y a trop de gens autour pour que tu craignes des conséquences.

Elle veut savoir si t'es tout seul, et tu n'as pas l'intention de répondre non plus. Tu veux prendre le contrôle de la situation, montrer que t'as pas peur d'elle, et surtout, montrer que tu es capable d'être fort, très fort. Et qu'elle ne peut rien contre toi. Alors tu lui tires la langue, toujours avec cette étincelle de défi dans tes yeux.

- Qu'est-ce que ça peut faire ? Et puis d'abord, lâchez-moi, sinon je crie que vous essayez de me kidnapper !

Tu sais que ça fait peur aux adultes, les enlèvements d'enfants. Ils se sentent tous concernés. Pas moyen que les passants laissent faire une telle chose si tu commences ton caprice correctement. Et t'as bien l'intention de le faire si elle ne te fiche pas la paix. Tu te sens intouchable. T'es persuadé de l'être.

- En plus vous puez, faut prendre des douches !

15 juin 2019, 17:41
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Le frétillant petit gamin se débat comme un petit poisson qui chercherait à s’enfuir du hamecon qui lui pique les chairs. Comment ne peut-il pas comprendre qu’il ne pourra pas se soustraire à la colère monstrueuse de la sorcière ? Comme elle ne pourra pas se défaire de cette odeur nauséabonde qui émane d’elle. C’est avec un courroux non dissimulé qu’elle écoute l’enfant. Elle ricane quand il la menace. Se croit-il vraiment à la hauteur ? Sans doute que oui, sinon il y a longtemps qu’il aurait arrêté de jacter pour ne rien dire. C’est aussi risible, que ridicule, que puéril. Trop d’adjectif pour définir cette situation qu’il avait lui-même crée.

Elle soupire avant de lui glisser un « Cries si tu veux, mais tu sais, personne ne croira un enfant face à une adulte qui dit que tu es son frère ». Elle sourit, d’un air un peu trop malsain. Ses yeux cobalt ne quittent par leurs homologues. Sur son visage, les traits de son visage tirés par la colère ne laissent passer aucune autre émotion. Elle ne décolère pas et il faut croire que le gamin ne soit pas dans une volonté d’aide à faire redescendre la pression de la cocotte-minute qui va finir par lui broyer l’épaule.

« Il serait plus agréable que tu t’excuses dès à présent », la voix est toujours froide, blanche. Elle ne trahit rien qu’un vent polaire qui siffle entre les deux de la sorcière. Elle n’a aucune idée de ce qu’elle pourrait bien lui faire. Espère-t-elle qu’il craque et s’excuse ? Qu’il s’effondre en pleurs et qu’elle puisse ricaner plus fort encore ? Elle l’ignore mais elle compte bien le découvrir. Après tout, comme le disait les enfants, c’est lui qui a commencé. Il faut bien qu’il comprenne qu’il ne peut pas agir impunément, au final, c’est pour son bien ce qu’elle fait. Et non pas représailles.

D’ailleurs, elle lui confirme à l’oral, se penche pour être à sa hauteur. Petit bonhomme aux prunelles vertes, il était temps qu’il comprenne. « Tu sais pas dans quel monde tu vis » elle non plus d’ailleurs mais qu’importe « Il faut faire très attention à ce genre de chose sinon c’est ta santé, voire ta vie, qui peut en pâtir ». Leçon de moral premier acte. A voir comment il le vivait. Le sourire narquois n’avait pas quitté les lèvres de Joanne, elle attendait qu’il réponde. Espérait-elle qu’il insiste ? Qu’elle s’en retrouve obligée de faire des actes répréhensibles ? Difficile à dire, là, elle avait surtout envie de prendre une douche.

16 juin 2019, 17:22
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Elle te répond que tu peux crier, que personne ne croira un enfant face à un adulte. Tu fronces les sourcils en continuant de soutenir son regard glacial. Le bout de ton nez remonte légèrement sous la colère qui monte en toi. Tu l'aimes pas. Pas du tout. Si elle croit à ce point que ton idée est mauvaise, tu vas devoir lui prouver le contraire. Il suffit pour ça d'être assez bon acteur, t'es sûr de pouvoir y arriver. En plus, si elle dit que t'es son frère, c'est un mensonge. Et mentir, c'est mal. Toi, tu mens jamais. Mais là, ce ne serait pas pareil. Ce serait jouer la comédie pour t'en sortir, alors c'est sans doute pas si terrible. D'autant plus qu'elle commence à sérieusement te faire mal à l'épaule à la serrer ainsi. Tu attrapes d'ailleurs son poignet d'une main tandis que tu essaies de desserrer ses doigts un par un de l'autre, dans l'espoir qu'elle te fiche la paix.

Elle veut que tu t'excuses, mais t'as pas envie. Tu t'excuseras pas. T'aimes pas quand on te donne des ordres, ça te donne juste envie de faire tout le contraire. La pression monte en toi. Tu respires un peu plus rapidement, comme si tu n'arrivais pas à avaler assez d'air. Mais c'est parce que tu t'énerves, petit à petit. T'as jamais su te contrôler. Et face à cette femme, si froide, si calme, si... Inhumaine, ça ne s'arrange pas. Tu ne réponds pas. Pas un son ne s'échappe de ta bouche. Tu te contentes de continuer à tirer sur son bras pour qu'elle cesse de serrer ton épaule si fort. Mais elle a plus de force que toi, malgré toute la bonne volonté que tu y mets. Elle se penche vers toi, continue sa petite leçon. Son visage est proche, si proche...

Tu t'énerves encore plus à la voir de si près. D'ailleurs, la lueur de défi dans ton regard ne fait que s'intensifier. Cette étincelle se nourrit de la haine qui gronde en toi. T'es comme un animal sauvage, il faut t'apprivoiser avant de pouvoir espérer te dresser. Elle s'y prend mal, tu te braques. T'as qu'une envie, la mettre en colère. La pousser à bout, la forcer à te lâcher. Une grande inspiration plus tard, tu fais la première chose qui te passe par la tête. Tu lui craches au visage. Un bon gros crachat dans la figure. Sauf que là, tu te dis que t'es sûrement allé trop loin. Tu ne sais pas de quoi elle est capable. Tu prends peur de la conséquence que peut avoir ce réflexe. Cet ultime défi. Et il est hors de question que tu y fasses face.

- M'en fiche d'abord !

La seule et unique réponse qu'elle obtiendra de ta part. Tu t'en fiches. De tout, des excuses qu'elle te demande, de sa leçon de morale, du fait d'être qu'un gamin totalement incontrôlable que personne ne peut supporter. Tu t'en fiches d'elle, et puis de Stolas et de tes parents. De toute ta famille, même. De tous les gens et du monde entier. T'es toujours en train de lutter contre tout le monde et ça t'épuise. Et comme t'as pas envie que tout ça aille plus loin, que tu veux simplement qu'elle te laisse tranquille pour que tu puisses t'enfuir loin, très loin, toujours plus loin, tu mets ton plan premier à exécution. Tu commences à te débattre réellement, et tu commences à hurler.

- LÂCHEZ-MOI ! J'VOUS CONNAIS PAS ! AU SECOUUUUUUURS !

17 juin 2019, 14:01
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Il tire sur son bras mais pour l’instant il reste muet. Comme s’il préparait un plan machiavélique qu’il ne tarde pas à mettre en place. Un crachat qui vient se coller sur la joue de la sorcière, et qui lui colle, au passage, une furieuse envie de gifler le gamin. Elle se contient, se retient pourtant. Mais elle n’a pas le temps de réagir, il se débat avec virulence et commence à crier alors qu’elle agite sa baguette devant son nez, et murmure un « Silencio » qui lui cloue le bec. Les cris cessent aussitôt. Sans doute pas assez vite puisque quelques passants alertés se rapprochent.

La jeune femme se redresse alors, sans lâcher sa prise sur l’enfant. Elle fusille du regard les quelques passants qui viennent s’enquérir de la situation. Elle lâche un « C’est mon jeune frère, il a fugué et il semble qu’il ne soit pas décidé à rentrer à la maison ». Elle ment comme une arracheuse de dent mais tant pis. Le gamin peut bien se débattre comme il veut, il n’a aucune chance de s’en sortir face à la véhémence de Joanne.

Elle poursuit « Vous voyez bien ? Les mêmes cheveux noirs, il n’y a que les yeux qu’on a pris chacun de notre côté. Vous n’allez tout de même pas remettre la parole d’une Taylor en doute ? ». Ses yeux vacillent à droite, à gauche, sur les passants qui finissent par s’en aller. Non sans jeter vers l’étrange duo des œillades bien singulières. La sorcière se retourne alors vers le garnement, et lui indique, d’un trait, sans prendre la mesure d’une simple pause « Ecoute-moi bien toi, je ne sais pas pourquoi tu fais ça, mais il me semble que tu es tombé sur la mauvaise personne. Alors t’as tout intérêt à me suivre et à me répondre si tu ne comptes pas perdre l’usage d’une de tes mains ».

C’était totalement impossible, jamais elle ne ferait du mal au gamin, elle voulait juste lui flanquer la trouille de sa vie, le faire réfléchir aux conséquences de son geste – ou plutôt de ses gestes, irrespectueux au possible. Si ses parents ne s’en chargeaient pas, il fallait bien que quelqu’un le fasse ? Et Joanne se sentait suffisamment dévouée pour le faire. Ou peut-être n’était-ce que la colère de la jeune femme qui parlait. Peu importe, le résultat était là, et il convenait à l’enfant presque adolescent de prendre en compte qu’il s’agissait de sa seule issue possible.

20 juin 2019, 19:39
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Tu vois bien que le crachat ne l'a pas mise dans de meilleures dispositions te concernant. D'ailleurs, t'aurais pu t'en douter avant de le faire. Peut-être même que c'était le but recherché. T'as du mal à savoir toi-même pourquoi t'en es arrivé là, si ce n'est par pure provocation. Mais quand tu commences ton petit numéro d'enfant kidnappé, tu te retrouves d'un coup muet. Plus aucun son qui ne sort de ta bouche, à cause du sortilège que la femme t'a lancé. Tu commences bizarrement à prendre conscience qu'elle n'a pas peur du regard des autres. Et que tu t'es simplement contenté de la mettre un peu plus en colère. Tu dois bien admettre que son calme et son sang-froid apparents commencent sérieusement à te faire flipper. Elle ment aux passants avec un naturel déconcertant, affermissant même sa prise sur ton épaule, bien décidée à ne pas te laisser filer si facilement.

Si tu gardes ton air bravache, t'es sérieusement en train de te dire que tu n'as pas du tout choisi la bonne cible pour balancer cette bombabouse. D'ailleurs, l'odeur de cette dernière ne semble pas vouloir disparaître, t'incommodant au plus haut point. T'étais pas sensé en profiter quand tu lui as balancé dessus, juste te moquer d'elle. Tu continues à tirer sur sa main, espérant toujours qu'elle finisse par lâcher, mais t'as arrêté ton cirque. Tu vois bien que ce n'est pas la peine. Les gens s'éloignent malgré les regards désespérés que tu leur lances. Comme si le simple fait d'avoir la même couleur de cheveux rendait votre lien de parenté incontestable. Tu vois ainsi ton seul et unique plan s'envoler en fumée. Les adultes sont tous des nuls, ils ne sont même pas fichus de voir quand quelque chose n'est pas normal.

Elle reporte alors son attention sur toi. Elle te dit que t'es pas tombé sur la bonne personne. A vrai dire, tu l'avais bien remarqué tout seul. Ce qui ne devait être qu'une simple mauvaise plaisanterie au début se transforme à présent en une situation de plus en plus délicate pour toi. Tu ne peux même plus crier pour attirer les gens, et la femme a bien plus de force que toi. En plus, elle dit qu'elle veut que tu lui répondes, mais tu ne peux plus parler à cause de son sortilège. En plus, t'as beau essayer de te soustraire à son emprise, te débattre autant que tu veux, rien n'y change. Si tu gardes ton air de petit effronté, tu commences réellement à paniquer. Une boule d'angoisse se forme dans ton ventre, aussi lourde qu'une chape de plomb. Elle vient jusqu'à te serrer la gorge. Même si tu pouvais parler, t'aurais probablement du mal.

Plus les secondes passent et plus tu comprends que tes chances de te sortir de ce mauvais pas sont bien maigres. Alors tu tentes le tout pour le tout. Ni une ni deux, tes dents viennent se planter dans l'avant bras qui te tient l'épaule. De toutes tes forces. Elle finit par te lâcher sous la surprise, et tu tournes les talons en courant sans demander ton reste, malgré tes jambes légèrement flageolantes. Courage, fuyons !

24 juin 2019, 12:37
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
« Le petit enf*iré ! » c’est sorti tout seul. Vraiment. La surprise est encore lisible dans les yeux de Joanne alors que les canines du garçon s’enfoncent dans sa chair. Non, décidément, ce gamin il fallait en faire quelque chose. Le voilà reparti à toutes enjambées, s’efforçant de courir entre les badauds qui s’accumulaient aux vitrines des magasins. « Levicorpus », encore. La première fois n’a définitivement pas servi. Elle se rapproche de lui, le juge du regard. Au fond et sans réellement le connaître, elle aime ce gamin. Il se défend mieux que la plupart des adultes de son âge. Il ne se résout pas à perdre, non.

Cela pourrait s’apparenter à de la bêtise – c’est peut-être le cas d’ailleurs – mais Joanne voyait en cette constante rébellion quelque chose de plus fort. Elle leva le sortilège – et fit s’échouer une nouvelle fois le gamin au sol – avant de lui dire « Tu aimerais pas faire quelque chose de plus … valeureux ? Tu m’as tout l’air d’être un gamin plein de ressources, faudrait t’en servir pour les bonnes choses ». Oui non parce que lancer des bombabouses ça faisait pas vraiment partis des choses que la jeune femme voyait comme intelligente.

Elle en avait plus qu’assez du gamin et elle ne voulait pas faire la moralisatrice une fois de plus. Enfin il lui semblait qu’elle en avait déjà beaucoup fait jusqu’à présent. Peut-être même devrait-elle le laisser filer ? Simplement ? Non, c’était trop facile ça, il y avait quelque chose de pas assez … tordu à le filer de la sorte. Il fallait bien qu’il se souvienne qu’il y avait des choses à faire et d’autres à éviter. Embêter la jeune femme faisait résolument partie des secondes choses : celles qu’il fallait fuir à tout prix. N’était-ce pas, d’ailleurs, ce qu’avait compris le garçon au vue de ses nombreuses tentatives pour prendre la poudre d’escampette ?

Elle soupira alors que son sortilège de mutisme touché à sa fin, peut-être qu’ainsi il serait plus aisé pour eux de communiquer. Même si ça semblait être quelque chose de vouer à l’échec, il fallait bien qu’elle s’y essaye. « Bon allez, j’en ai marre, t’en as marre. Suffit de me dire pourquoi tu occupes tes journées comme ça et j’te laisserai partir ». Ou peut-être pas, elle ne savait pas trop. Cela dépendrait sans doute de sa manière de répondre.

5 juil. 2019, 20:12
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Tandis que t'es persuadé que cette fois, c'est la bonne, et que l'autre va enfin te foutre la paix et te laisser fuir tranquillement, ta cheville est à nouveau attirée en l'air, te suspendant pour la seconde fois en quelques minutes dans les airs, tête en bas. Pas de cri de surprise cette fois, mais tu gigotes encore dans tous les sens, persuadé de pouvoir briser le sortilège si tu te balances suffisamment. Le sang te monte à la tête tandis qu'elle te détaille du regard. Toi, tu te contentes de la regarder, toujours avec cet air de défi dans les yeux. T'es borné comme gamin, pas moyen de tirer quoi que ce soit de toi si t'en as décidé autrement. Pourtant, elle te fait vraiment peur cette femme. Elle te laisse pas tranquille, et elle a des méthodes un peu trop... Inconventionnelles à ton goût. Si ça se trouve, elle est complètement cinglée. Et ça ne t'étonnerait même pas.

Et voilà que le fil invisible qui te tenait en l'air lâche, te faisant rejoindre le sol un peu trop rapidement. Cette fois-ci, tu n'as pas eu le temps de mettre tes mains en avant, et après une petite rotation sur toi-même totalement involontaire en pleine chute, ton dos claque violemment le sol tandis que ton seul réflexe est de protéger ta tête en l'entourant de tes bras. Autant dire que cette chut est nettement plus douloureuse que la première, et que sans le sortilège de mutisme, tu aurais probablement laisser échapper un cri bien trop humiliant à tes yeux. Tu te redresses en position assise en te massant la nuque tandis qu'elle te parle de faire des choses plus valeureuses. Tu fronces légèrement les sourcils en l'entendant. T'as l'impression qu'elle est devenue plus gentille qu'avant alors que tu l'as mordue, t'y comprends pas grand chose.

Ou alors c'est un piège et elle fait ça pour mieux te torturer par la suite. Mais t'as du mal à y croire venant de quelqu'un qui admet que tu es plein de ressource. Tu ne risques pas de la contredire là-dessus. Tu te relèves alors avec une grimace de douleur lorsque ton dos se déplie dans le processus. Tu risques de sentir le choc pendant encore quelques jours. Tandis que tu sens que tu peux enfin parler à nouveau, elle t'annonce qu'il te suffit de lui dire pourquoi tu fais ça pour qu'elle te laisse partir. T'as bien envie de lui répondre que ça la regarde pas, mais t'as bien compris qu'elle ne te laisserait pas filer aussi facilement. Et au pire, tu ne risques pas grand chose à lui dire, si ce n'est pouvoir enfin te défaire d'elle. Alors tu hausses les épaules en plongeant ton regard étincelant dans le sien.

- Parce que c'est mieux que d'être invisible.

Tu préfères être vu comme un sale gosse que de n'être pas vu du tout. Au moins, quand tu fais des bêtises, on parle de toi. On te voit, on reconnaît ton existence. Quand t'es sage et que t'essaies de faire les choses correctement t'as juste l'impression de disparaître petit à petit. Et tu ne le supportes pas.

15 juil. 2019, 22:32
Attaque à la Bombabouse  PV Joanne Taylor 
Le gamin – qui avait chuté lourdement au sol dans les secondes précédant la question de la jeune femme – se relevait bien difficilement. Sans doute que ses muscles et ses os ne supportaient pas vraiment les chutes qu’il faisait sur le sol. Joanne n’en avait que faire. Tout à fait. Dans la vie, comme dans toutes choses, il y avait de la douleur, autant qu’il l’apprenne tôt ou tard non ? C’était même sans doute mieux tôt, que tard. Parce qu’ainsi il saurait comment se rattraper, se relever, comment il ferait pour continuer à marcher avec les douleurs parcourant son corps. C’est avec ce genre d’idées et de pensées en tête qu’elle revit le gamin, face à elle.

Une grimace sur son visage alors qu’elle attend sa réponse. Elle espère qu’il ne va pas trop tarder à lui donner, et qu’il se laissera pas convaincre par une énième fuite qui lui vaudrait un nouvel hématome. Quelques secondes s’écoulent avant qu’il lâche le morceau. Mieux que d’être invisible. La réponse résonne dans les tympans de la jeune femme. « Parce que c’est mieux que d’être invisible ». Pouvait-elle comprendre ce que voulait dire le jeune garçon ? Oui. Totalement.

Parce qu’il avait besoin d’être vu, d’être reconnu, peut-être ? Derrière quelle Ombre se cachait-il ? « Oh, ok. Je vois ». Oui, elle voyait très bien. C’était difficile même, pour elle, de trouver si jeune enfant en qui elle pouvait se retrouver. Il fallait qu’elle garde la tête froide. Elle dévisage le gamin, lui montre un banc, pas trop loin de l’endroit où ils étaient actuellement. « Là, tout de suite, t’es pas invisible. T’en profites pour me raconter pourquoi tu penses ça ? ». La psychologie infantile, c’était clairement pas son truc et elle ne savait pas trop comment s’y prendre pour ne pas faire fuir le gamin.

Au fond, elle ne savait pas trop. Elle se demandait si elle pouvait l’aider, s’il était réellement comme elle. Ou si ce n’était qu’un subterfuge destiné à la berner. Mais en même temps, comment aurait-il pu savoir ? Comment aurait-il pu tomber aussi juste, en une seule phrase ? Non. Il fallait qu’elle comprenne. Coûte que coûte. Qu’il soit d’accord ou non. Même s’il était évident qu’il serait beaucoup plus aisé si c’était lui qui lui indiquait ce qu’elle voulait savoir. « Comment tu t’appelles ? » Autant commencer les choses simplement – si simplicité il pouvait y avoir après deux chutes et une course poursuite comme ils venaient de le faire.