Infirmerie

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Elle n'aime pas le blanc.  PV 

Encore une fois, ce RP est la suite de celui ci -> Les bras striés de blanc qui est la suite de celui-là -> Juste du rouge
Il parle de choses qui pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes alors si vous êtes plus ou moins facilement choqué, ne lisez pas.

Du blanc. Tout est blanc. Elle se perd dans ce blanc qui la recouvre et qui l'étouffe presque. Tout est trop lumineux, elle veut de l'ombre, un endroit où elle pourrait se fonde facilement. La fenêtre lui rappelle chaque minutes la chose qu'elle est. La vitre lui renvoi son reflet comme une balle. Dans tout ce blanc, cette pureté se trouve quelqu'un qui fait tache dans ce décors parfait. De grosses scènes noires s’étalent sur sa peau devenue cireuse et son visage n'exprime rien. Le néant. Et ses yeux, elle les savait lumineux et parfois expressifs mais là... Ils étaient vides, comme si on avait aspiré la vie qui s'y trouvait quelques semaines auparavant. Elle ne s'aime pas, ne s'aime plus. Le tissu noir qui cachait ses bras mutilés n'est plus, elle est habillée d'une tenue de patient, les manches sont courtes. Impossible de cacher ses démons. Elle voudrait qu'ils la consument, qu'ils l’emmènent loin d'ici. Pourtant, elle sait très bien que cela n'arrivera jamais, qu'elle est destinée à souffrir de la présence d'une vie dont elle ne veut pas.

Ses ongles -taillés par les bons soins de l'infirmière- ne peuvent même plus la soulager de ce pincement incessant. Ils passent sur sa peau, vont à la rencontre des centaines de petites lignes blanches qui la parsème. Tout est blanc, même elle dans cette danse folle de son cœur meurtri. Tout l'étouffe. Le blanc trop lumineux, l'odeur si particulière de ce lieu, le silence pesant. Plus de rouge. Elle n'en voit plus, comme s'il était définitivement partit. Ce n'est pas le cas mais c'est ce qu'elle aimerait. Dépressive. C'est comme ça que la femme l'a décrite. Elle ne sait pas ce que cela signifie mais elle n'apprécie pas cette suite de lettres. Elle n'est pas malade. Elle ne l'a jamais été et ne le sera jamais. Tout va bien. Il faut seulement que les autres le sachent.  Son masque est brisé, elle ne peut plus faire semblant. Tout est fini, Cassiopée n'est plus. Il ne reste d'elle qu'une pâle copie. Un clone, une enveloppe sans vie. Elle est vide, comme si un gouffre s'était installé dans sa tête. Un gouffre, un virus qui la bouffe de l'intérieur. Il grignote son âme et ses pensées. Pourquoi personne ne veut la laisser partir ? Elle mérite tout ce qu'elle vit. C'est une pénitence pour toutes les horribles chose qu'elle a faite. Pour toutes les vies qu'elle a gâché en vivant. En vivant comme l'enfant qu'elle était.

Est-ce si difficile d'avouer que le monde est corrompu par l'agent, pourri jusqu'à la moelle par les préjugés et la violence ? Est-ce une punition qu'on lui afflige ? Pourquoi est-elle enfermée ici, si ce n'est pour une punition ? Elle n'aime pas cet endroit. Elle le déteste, même. Les hôpitaux, infirmeries, centres. Tout ça c'est pour les autres, ceux qui sont malades, pas pour elle. Que tout redevienne comme avant, elle ne le souhaitera jamais assez. Elle se plaisait à observer le monde, telle une figurante inutile. Seuls les héros sont connus, ils sont les seuls dont on se rappellera l’existence, plus tard. Elle, quand viendra le temps qu'elle s'éteigne, personne ne se souviendra de son nom, de son visage ou de ses actes. Elle s’effacera de l'histoire. Seule dans l'autre monde. Qui voudrait rester avec une abomination, même dans la mort ? Cassiopée n'aime pas les infirmeries mais la mort, ça, ça l'intéresse. Si vraiment elle ouvre un autre monde, elle veut y aller sans attendre. Ce serait trop long. Elle n'est pas patiente. Ce monde à besoin d'être découvert elle veut le faire, elle en a besoin. Elle le souhaite vraiment, de tout le reste de son cœur. C'est peu -un fragment, tout au plus- mais c'est tout ce qui lui reste. Un éclat d'amour dans ce vide qui la consume.

Son corps paraît bien frêle entre les draps du lit où elle est assise. Elle a perdu le peu d'éclat qu'elle avait. Son dos est collé contre le mur et ses yeux se perdent sur le parc qu'elle voit à travers les grandes ouvertures dans le mur de pierre de l’imposant château. Les autres élèves s'amusent tous ensemble, ils crient et rigolent. Pourquoi elle n'est pas capable de faire pareil ? Depuis deux jours qu'elle est ici, elle n'a reçut presque aucune visite. Il est fort probable que les autres l'ai oublié ou qu'ils ne soient simplement pas au courant. Dans les deux cas, c'est la même chose. Elle reste seule dans la pièce qui l'horripile. Elle donnerait tout pour sortir, pour avoir un livre et pour avoir le courage de dormir mais elle n'a rien de tout ça. Ses jambes refusent de la porter, impossible, donc, de sortir. Ses livres sont dans son dortoir et elle attend encore ceux que ses parents devaient lui envoyer. Elle ne prend même pas le risque d'essayer de dormir. Ce serait attendre sans rien faire que ses démons reviennent, qu'ils reprennent le contrôle de son corps et qu'ils détruisent, à nouveau, tout sur leurs passages. Accepter le sommeil serait accepter d'entrer dans un monde de cauchemars, de rouge et d'amies plus en colère que jamais. Elle ne veut, et ne peux pas, dormir. Il serait beaucoup trop dur pour elle de revoir toutes les erreurs qu'elle a fait. De revoir la vie qu'elle à gâché inutilement. De voir l''abomination qu'elle est devenue.

Elle va bien. Mais seulement lorsqu'on lui pose la question. Tout est comme ça l'a toujours été.

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Elle n'aime pas le blanc.  PV 

Lucy est venue à l'infirmerie pour demander un conseil à l'infirmière. Elle sent sa nuque un peu raide et donc veut demander si elle n'a pas une méningite, et si oui, est-ce que Sainte-Mangouste la prendra en charge ?

Elle cherche l'infirmière dans toute la pièce, croisant quelques personnes dans les lits. Son regard se pose sur une brune à la peau pâle, qui doit avoir à peu près son âge. Elle détaille quelques instants son visage, mais ne s'attarde pas.

Elle fait le tour de l'infirmerie, mais elle ne trouve pas l'infirmière. Et les yeux de la jeune fille la hantent. Ils sont vides. Vides de toute sensation. On dirait qu'elle vient de subir le Baiser du Détraqueur. On dirait qu'elle n'a jamais ri de sa vie.

Alors, elle revient près du lit où est allongée la brune. Elle la regarde avec insistance. Elle prend le temps de mémoriser ses traits fins, et de ses yeux verts. Elle la dessinera ce soir : elle n'a pas son cahier de dessins sur elle.

Elle ne porte pas de couleurs, ainsi, Lucy ne sait pas à quelle maison elle appartient, mais elle sait que ce n'est pas une Poufsouffle : elle ne l'a jamais croisée dans la salle commune. Mais après tout, elle s'en fiche. Elle ne pourra juste pas la dessiner avec un uniforme aux couleurs de sa maison.
Elle passe à présent à ce qu'elle voit de son corps. Elle la regarde une première fois, note sa morphologie. Mais lorsqu'elle regarde les détails de son corps... Elle voit d'étranges traces sur ses bras. Elle ne comprend pas ce qu'il s'est passé mais ces traces la révulsent.
Lucy recule. Sa peau déjà pâle devient aussi pâle qu'un cachet d'aspirine. Ce ne peut être que l'oeuvre d'une bête atroce.
*Et cette bête atroce est sans doute encore là*
Qu'est-il arrivé à la jeune fille ?
Lucy, poussée par la curiosité, s'avance un peu et pâlit encore plus. Elle a besoin d'être prise en charge par l'infirmière, elle va faire un malaise.
*Et personne ne viendra te sauver.*
Alors, Lucy prend son courage à deux mains et demande à la jeune fille :
- Tu n'as pas vu... L'in... L'infirmière ?
Puis elle recule à nouveau, terrorisée par les blessures de la jeune fille.
De loin, elle ferme les yeux. La brune ne peut pas recouvrir ses bras : elle a des manches courtes.
*En revanche elle peut les passer sous la couverture.*
Lucy hésite à le demander. Elle n'a pas envie de gêner la patiente, qui doit déjà beaucoup souffrir. Mais ces blessures... Ces cicatrices... Elles sont si profondes... Et si... Dégoûtantes !
- Tu peux... cacher... Ça ? lance-t-elle en désignant les blessures.

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Que fait cette...Chose, Ici ? Pourquoi cette humaine parle à un monstre comme elle ? Pire que de parler toute seule, elle échange avec une abomination. Elle n'a pas comprit ? Pourtant elle voit ses bras. Les lignes qui les parcourent. Qui les fendent d'une couleur affreuse. Plus affreuse encore que le rouge qui a tant coulé. Elle voit dans son regard. Elle le voit, ce dégoût sans limite. Un monstre. C'est comme ça que l'autre la voit. Elle a raison. Pourquoi existe-elle ? Après-tout, elle n'est qu'un objet sans valeur. Un être inutile. Cacher ses bras. Tout le monde lui demande mais elle ne veut plus le faire. Ce sont ses erreurs qui se perdent dessus. Elle veut se souvenir de la sensation merveilleuse que laissaient ses amies derrières elles. Elle ne ressemble pas à un être humain. C'est un démon, un monstre alors elle peut faire ce qu'elle veut, personne ne lui dira rien. N'est-ce pas ? Qu'on lui foute donc la paix. Elle veut rester seule. Seule avec elle-même sans qu'aucunes personnes ne viennent l'embêter avec leurs foutus états-d'âmes. Elle veut crever, c'est si difficile à comprendre ? Ils sont tous idiots, ils ne comprennent pas qu'elle se sent bien mieux quand elle souffre. Le bonheur qui lui gonfle le cœur quand le rouge coule, la joie qui lui brûle l'esprit, elle aime ses choses. Il ne suffit pour qu'elle trouve tout cela qu'un bout tranchant qui cour sur les bras.

Ses yeux hantés s'égarent longuement sur ses bars avant qu'elle ne secoue la tête. Un refus de les cacher ou une réponse négative à la question de l'autre ? Elle ne sait pas trop. Elle croise les yeux de l'autre. Elle est blanche, plus qu'elle et semble au bord de l'évanouissement. Est-ce son problème ? Non. Alors pourquoi elle s'y intéresse ? Doucement, son corps lève en écartant légèrement la couverture. Ses genoux marqués, eux aussi, de petites lignes blanches flanchent et elle agrippe le lit pour ne pas s'affaisser par terre. Le manque de sang se fait encore ressentir et il lui est presque impossible de faire un pas. Ses yeux, encore vides, roulent dans leur orbites. Elle force l'autre à s'asseoir sur le lit, elle en a besoin, au risque de vraiment faire un malaise. Une sorte de gazouillement sort de sa gorge quand elle essaye de dire un mot. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas utilisé sa voix, elle est enraillée. L'autre la regarde encore. Pourquoi ? Qu'elle devienne aveugle. Ça lui évitera la vision de la Serpentard. Son horrible vision.

Il est sûr, maintenant, qu'elle ne pourra ni cacher ses bras, ni ses genoux. Elle s'assoit difficilement sur le lit, le plus loin possible de l'autre. Elle est à deux doigts du bord, un seul mouvement brusque et elle pourrait perdre l'équilibre et tomber au sol. Ce n'est pas grave non plus. Peut-être qu'elle ne se relèvera pas, qui sait ? Elle n'y croit pas trop, mais elle peut toujours espérer. Un vertige la prend et ses bras pendent misérablement le long de son corps pendant que sa tête roule sur ses épaules. On dirait un cadavre. Pourtant une respiration se fraie encore difficilement un chemin entre ses lèvres. À son poignet, l'autre peut voir le nom de la Serpentard suivit de son année, écrit sur un petit bracelet d'identification. À côté est écrit son mal. 

Cassiopée Malory, première année, Serpentard. Supposée dépressive.

Dépressive. Elle n'aime pas ce mot. Elle va bien. Le bracelet ne veut pas s'arracher, alors elle doit le supporter. Supporter le fait que tout le monde la croit malade.

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*-Salut toi ! C'est rare de te croiser hors de ton terrier !
-Imbécile de plouc. Ventre mou. Asticot imberbe !
-Euh, tu me comprends quand je te parle?
-Espèce de vieux machin. Tu pues. J'ai faim. Sale c**.
-Tu veux un bout de viande?
-Chaussettes de morve ! Sal****** ! F***** biscornu ! Je rote des radis ! Barre-toi ! Pieds moisis ! Abruti ! Flûte, zut !
-Hé ! Sale pied de morve toi même ! Scrogneugneu ! Tiens avale ça ! Aïeuuhh !!! *

        Voilà ce que se remémorait Franz de sa conversation avec un Jarvey avant que celui-ci ne l'attaque... Quelques dizaines de griffures sur le torse -*Ne plus approcher d'animaux sauvages torse nu* songea Franz*- ainsi qu'une belle morsure sur le nez furent le résultat d'un dressage approximatif...
           Il ne souhaitait pas se rendre à l'infirmerie, mais de retour dans la salle commune, les élèves de sa maison le tannèrent pour qu'il y fasse un tour... "Ce n'est rien ! Un peu d'eau et un pansement et ça ira !" clama-t-il à ses camarades. Mais c'était peine perdue, un Poufsouffle ne lâche jamais l'affaire quand il s'agit d'aider quelqu'un...

         Tandis que l'infirmière pansait ses plaies, Franz se jura d'apprendre tout un chapelet de jurons pour pouvoir dialoguer avec ce furet magique et enfin parvenir à en dresser un! Quand il expliqua la raison de ses blessures, l'infirmière soupira. Et pour cause, ce n'était pas la première fois qu'il passait à l'infirmerie pour avoir trop approcher certaines bestioles ! Quelques minutes plus tard, il sortit de son bureau couvert d'onguents et autres lotions à base d'herbes dont il connaissait les effets mais pas leur nom. *L'herbe qui cicatrise, bah, ça doit être pareil en latin !* s'amusa-t-il.

            Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre... Interdiction de remettre son T-shirt jusqu'à séchage complet lui avait indiqué l'infirmière. Franz ne prit même pas le temps de s'asseoir, et, histoire de ne pas avoir trop froid, il entreprit d'arpenter la pièce. Entreprise stoppée au bout de deux pas... En face de lui : Lucy et Cassiopée ?!?

          Les deux fillettes arboraient un teint blafard et ne semblait pas dans leur assiette du tout. Mais ça, Franz ne le remarqua qu'après, car la première question qui lui traversa l'esprit fut : *Mais qu'est-ce qu'elles foutent ensemble???*. Franz connaissait la Serpentard depuis son premier jour à Poudlard, quant à la Poufsouffle, il avait passé ses vacances avec. Mais il ignorait qu'elles se connaissaient... "Après tout, Poudlard est grand." murmura-t-il.

Ni une, ni deux, il s'avança d'un pas décidé vers ses deux camarades et les apostropha : "Cassy ! Lucy ! Et beh, vous tirez une de ces têtes ! L'infirmerie vous va bien !" Il ria un peu, sans se rendre compte que cela pouvait sembler déplacé pour ses deux amies. Mais peu lui importait car Franz ne se rendait jamais compte de rien ! Il vit alors les blessures de Cassiopée, marqua un temps de réflexion, puis lui demanda, curieux : "Toi aussi c'est un Jarvey qui t'a fait ça? Ou une Manticore?" plaisanta-t-il.
          Les deux fillettes n'étant pas très réceptives à son humour, il décida d'employer son meilleur atout : il sortit une plaquette de chocolat de la poche arrière de son short, tenta de la casser en deux, la brisa finalement en une quinzaine de morceaux, et en tendit la moitié à chacune de ses camarades.
Dernière modification par Franz Suisei le 28 avril 2018, 19 h 07, modifié 1 fois.

Je ne t'aime pas trop.

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Reducio
Ce RPG se déroulant après les vacances d'avril, je considère que Franz et Lucy se connaissent. Si vous voulez décrire Lucy, ses cheveux ne sont plus longs, ils sont courts comme ceux d'un garçon.
EDIT : Problème de planification de RP, ses cheveux sont encore longs



La jeune fille refuse de cacher ses bras. Lucy le prend mal : elle n'a rien demandé à personne et elle est forcée de voir ces cicatrices atroces.


La jeune brune se lève. Lucy la regarde, comme hypnotisée par les lignes blanches qui dansent sur ses jambes. C'est atroce, mais la rouquine se sent fascinée par la beauté glauque qui s'échappe des blessures comme des poèmes sombres qu'elle écrit seule dans sa chambre le soir pour extérioriser tout les sentiments qui l'emplissent. Parce que parfois elle a envie de se supprimer, de ne plus exister.

Soudain, Lucy comprend ce qui s'est passé avec la jeune fille. Elle ne connaît pas le mot qui désigne ce qu'elle se fait, mais elle comprend ses raisons.

Elle peut lire sur le bracelet de la brune son nom, sa maison, son état, mais elle préfère ne retenir que son prénom, Cassiopée. Un prénom d'étoile. Une étoile qui semble éteinte.

À cet instant, Lucy voit apparaître un élève de sa maison, Franz, un garçon très sympathique, le torse nu, plein de pansements.

*Non, Franz ne peut pas faire ça... C'est un garçon joyeux...*

Elle hésite : est-ce qu'elle s'est trompée sur Franz, ou bien sur Cassiopée ? Si ça se trouve, elle s'est juste fait griffer par un animal, comme Franz. Lucy sait qu'elle est paranoïaque.
Le garçon lui pose la question, elle va savoir. Enfin, si Cassiopée veut bien se mettre à parler. En attendant, elle se contente de manger le chocolat que lui offre son camarade et reprend peu à peu des couleurs.

*Le chocolat résout tous les problèmes*

Mais il n'empêche qu'il reste Cassiopée, ou Cassy, comme l'appelle Franz. Cassiopée et ses lignes blanches sur ses bras et ses genoux. Ces lignes qui sont l'affirmation de la souffrance, comme un appel à l'aide. Comme un naufragé qui utilise ses dernières forces pour crier à l'aide quand il voit un bateau.
Car une étoile a beau être éteinte, pour qu'on le voit, sur Terre, il faut des milliers d'années.

Lucy sait qu'elle a un talent pour le dessin. Elle sait également que ses dessins reflètent sa pensée. Elle sait qu'elle va dessiner Cassiopée en noir et blanc, parce que son étoile est éteinte. Est-ce qu'elle lui expliquerait ? Est-ce que cela aiderait la brune à guérir ?

Sans se préoccuper de Franz, alors qu'il lui a donné du chocolat, elle s'approche de Cassiopée et lui souffle les mots qui lui viennent.

- Une étoile peut bien s'éteindre, il faut des milliers d'années pour qu'on se rende compte du trésor qu'on a perdu.

Elle se répète cette phrase pour l'écrire ce soir. Ce soir, elle dessinera Cassiopée, avec toutes ses blessures, et elle écrira cette suite de mots à côté. Et elle lui offrira.

- Et même si l'étoile s'éteint, tu sais, il y autre chose que les étoiles dans le ciel.
Dernière modification par Lucy Wood le 15 mai 2018, 19 h 17, modifié 1 fois.

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Pourquoi font-ils ça ? Qu'ils la laissent en paix. Dans cette bienfaisante obscurité qui l'enroule comme une couverture un soir d'hiver. Elle ne veut pas s'en défaire, c'est froid, c'est noir mais c'est plaisant. Brasser de l'air, c'est ce qu'elle fait en avançant son bras vers le garçon. À quoi bon ? Cela ne sert à rien. Son membre retombe. Elle n'arrive même plus à faire un petit sourire réconfortant à l'autre. Sa tête prend mollement sur ses épaules, elle la secoue légèrement pour signifier sa pensée à l'autre. Il lui est même impossible de faire un mouvement plus prononcé. Foutu liquide rouge qu'elle est obligée de garder. Foutues amies qui la torturent encore. Foutue magie qui lui à volé sa vie, son enfance et son passé. Elle ne sait pas très bien ce qu'il adviendra de son futur, elle n'est même pas sûre d'en avoir un, alors cela ne sert à rien de l'imaginer. Attaquée par une bête ? Qu'il croit ce qu'il veut. Après-tout, il a raison. Une bête affreuse, horrible et écœurante. C'est la chose qui l'a attaqué. C'est elle, le monstre, la bête. C'est seulement elle.

Franz. Si je te demandais de me tuer, abrégerais-tu mes souffrances ? S'il te plaît. Aucun mot ne sort de sa bouche, elle hurle, supplie mais rien ne sort. Ses amies se sont tues, mais l'enfant pleure encore. Un bambin, comme elle. Avant. Comme elle avant. On lui avait volé son enfance, l'enfant, lui, continuait à se comporter comme le gamin qu'il était. Elle aurait dû faire pareil. Alors pourquoi elle n'a pas réussi ? Est-elle si incompétente qu'elle ne peut même pas rire ? Sourire ? Comme l'enfant qu'elle devrait être. Devrait, oui, c'est ce qu'elle devrait être. Elle est ce que les autres veulent qu'elle soit. Elle l'a toujours été. Pourquoi ça marche plus ?

Une étoile. Mais, c'est bien connu, les étoiles meurent, perdues dans le noir du ciel, derrière les ténèbres et les nuages qui les caches, qui les tues. L'autre brillait, elle le faisait de milles feux et Cassiopée sombrait, elle le faisait dans cet affreux gouffre noir. Seulement, certaines étoiles parviennent à sortir de derrière les nuages et à éclairer encore plus fort. Peut-être qu'elle était une de celles là ? Une petite lueur se fraie un chemin dans sa tête. Elle la connaît, c'est l'espoir. Il fait vivre, parait-il. C'est pour ça qu'elle veut mourir. Elle en a marre d'espérer quelque chose, un bonheur, un brin d'amour qui n'arrivera jamais. Si elle était une étoile, elle s'était éteinte depuis bien longtemps. Trop longtemps, maintenant, pour qu'elle ne s'illumine à nouveau.

Sa voix s'élève dans la pièce. Elle n'est à peine plus élevée qu'un murmure, comme si ses cordes vocales s'étaient brisées c'est juste un croassement affreux qui sort de sa bouche. Elle parle fort, elle essaie, c'est son cri. Le cri de son cœur qui se déchire.

« Les étoiles meurent, aussi. Et comme toute chose qui meurt, elles reviennent pas. »

Une quinte de toux la prend. 

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        *Pas même un merci et Cassy qui ne mange pas le chocolat, y a un truc qui cloche !* songea Franz. Il avait en effet l'habitude de voir Cassiopée énergique, et surtout les mains pleines de friandises chocolatées, et le fait qu'elle en refuse un morceau signifiait clairement qu'elle allait mal... Et que dire de Lucy et de son teint blafard, à croire que Franz avait un effet négatif sur ses amies !

        Mais enfin, quand quelqu'un va mal, il faut essayer de l'aider ! Enfin, le faut-il vraiment? *Tu sais bien que c'est pas ton genre... Pourquoi t’aiderait les gens ?*. Depuis quelques temps déjà, cette question obsédait Franz. A plusieurs reprises, quand il voulut venir au secours de quelqu’un, il n’avait fait qu’empirer les choses. Le pire étant que, réflexion faite, il ne s’en voulait même pas…
         Il se demanda alors ce qu’étaient ces concepts que le monde nomme entraide, amitié, liens,   sentiments. Il y réfléchit tous les jours, et, sans avoir de démonstration logique et infaillible, il finit par changer d’idée quant à cela. C'est vrai, à force d’y méditer, il se rendait bien compte que chaque individu était  interchangeable –même si deux ou trois exceptions nuisaient encore à son raisonnement-. Toujours est-il qu’on peut changer rapidement d'amis, et qu’on peut oublier rapidement les anciens.

        En fait, on ne s'attache que pour faire semblant de ressentir, pour se rassurer. *Faire semblant? Pourquoi tout le monde fait semblant?*. C'est vrai ça, pourquoi est-on obligé de vivre en groupe et prétendre s'enticher de telle ou telle personne ? Une réponse fulgurante vint lui transcender l'esprit : *Aider, faire semblant, pour mieux s'en servir. Comme dans les films.* C'était donc ça qui aller l'animer à partir de maintenant. C'était cela qu'il ferait en nouant des liens factices avec les autres. Tout était clair même s'il n'avait pas encore les mots pour le définir : les autres peuvent nous servir, ils sont ma-ni-pu-la-bles. Une voix intérieure se fit alors entendre, voix qui se mêla à la sienne, voix qu'il reconnut comme étant de sa famille, s'exprimant dans son patois gaélique : *T'fé l'bon choix p'tio't !*.

         Décidé, Franz entreprit donc de venir en aide aux deux fillettes, sans savoir à quoi, il fut persuadé qu'elles lui seraient utiles à l’avenir ! Il entendit alors les deux gamines se murmurer des mots à propos de la mort des étoiles, et ce, sans daigner lui jeter un regard ! Il se rappela alors d’un documentaire sur l’univers, et d’un livre que son père lui avait lu un weekend de grand froid *Comment c’était ? L’univers à la main j’crois.* songea Franz. Alors que Cassy’ toussa, il lui dit : « Elles meurent pas vraiment ! Y en a même qui se transforment en trucs très brillants et qui créent des nébuleuses planétaires ! Avec du rouge, du vert, du jaune, même du bleu ! Un peu toutes les couleurs dans des nuages magiques ! L'univers est tout... pétillant !  »

        Si une telle description ne les ranimait pas, alors c’était peine perdue ! Cependant, dans son intérêt propre, Franz ne s’arrêta pas là et décida d’agir comme sa sœur le faisait lorsqu’elle cherchait à le consoler. Il s’approcha de Cassiopée, la prit dans ses bras en lui penchant la tête contre son épaule, et lui caressa les cheveux. « Les étoiles, c’est comme le chocolat, ça se savoure ! »

Décidément, qu’il était facile de jouer un rôle…

Je ne t'aime pas trop.

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Franz n'a pas compris. Lucy, elle, elle a compris, mais elle ne se voit pas expliquer ça à son camarade. Elle n'aime pas expliquer aux autres. Elle n'aime pas parler aux autres. Alors comment expliquer qu'elle a compris à Cassiopée ? Elle ne veut pas passer pour une folle, elle ne veut pas qu'on croit qu'elle l'a déjà fait, ça.

*C'est glauque, là. Pourquoi je suis autant fascinée par cette personne et ces foutues cicatrices ?* songe Lucy. *Et pourquoi je veux l'aider ? Je la connais pas !*

Cassiopée élève la voix, parle, puis tousse. On dirait une routine. Une parole, un toussotement. Lucy comprend que la brune en face d'elle sait filer la métaphore. Elle n'en dirait pas autant de Franz, qui n'est pas sur ce ton mélancolique et poétique qu'a Cassiopée.

*Il dénote totalement.*

Oui, Franz, il va bien. Il rayonne.


*On continue dans les métaphores...*

Lucy a alors une idée. Elle s'active dans toute la pièce, elle cherche du papier, il doit bien en avoir dans une infirmerie, ne serait-ce que pour créer ces étiquettes, comme celle que porte Cassiopée. Une fois qu'elle a trouvé son papier, elle cherche un stylo, une plume, un crayon de couleur, n'importe quoi qui lui permette de s'exprimer. Elle a une préférence pour les crayons de papier, mais la plume que finalement elle prend en main lui conviendra très bien. Elle n'a pas besoin de faire une oeuvre d'art. Juste un schéma, juste montrer à Cassiopée qu'elle a compris.
Elle prend sa feuille, griffonne un soleil, une lune, plusieurs étoiles, quelques nébuleuses. Elle espère que ses interlocuteurs et interlocutrices ont bien compris de quoi il s'agissait.

- Tu vois, on va dire que ça, c'est la constellation de Cassiopée.


Lucy, entraînée par son envie de dessiner et d'expliquer son dessin, poursuit, oubliant qu'elle est en présence de deux autres élèves de son âge. Et puis au pire ils croiront qu'elle est folle, et elle s'en fout.

- C'est bien Cassiopée, ton prénom ?

Lucy n'attend pas de réponse à cette question, juste là parce que c'est un des seuls codes de la société qu'elle a assimilé. Elle continue, toute seule, comme à son habitude :

- Il y a plusieurs étoiles dans une constellation. Toutes ces étoiles te constituent, toi. Celle-là - elle désigne une étoile schématisée - c'est celle qui s'éteint. Mais il y a bien assez d'étoiles allumées pour que la constellation continue à briller. Et là, c'est le soleil. Ce soleil, c'est Franz. Il va t'aider à refléter à nouveau de la lumière sur cette étoile éteinte, qui ne mourra pas.

Enfin, Lucy pose sa voix quelques instants. Sa voix fatiguée par ce monologue qu'elle-même juge trop long.
Elle sourit, d'un petit sourire gêné, comme pour s'excuser. Et elle finit sur ces trois mots, qu'elle adresse à la fois à Cassiopée, à Franz et à elle-même.


- Parole de Poufsouffle !


Reducio
Désolée pour le retard inexcusable...

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GIFeuse w/ C.M.²

Elle n'aime pas le blanc.  PV 

Il la touche. Il la prend dans ses bras. Elle a peur. DEGAGE ! Il va devenir comme elle, un monstre, inutile parmi les vivants. Putain. Merde, merde, MERDE ! Arrête de jouer, casses-toi ! Juste, la touche pas, stupide inconscient ! Brûlure affreuse de sa peau contre la sienne et pourtant elle aime bien ce contact. Mais elle n'a pas le droit, elle déteste mais elle aime. Comme avec ses amies. Franz n'est pas ça. Pas vrai  Il n'est pas ça, pas possible. Alors pourquoi il joue ? Arrête de faire ça ! De te faire passer pour le gentil dans l'histoire, t'es comme les autres ! Hypocrite ! Elle n'est pas un objet à utiliser, elle n'est pas comme les moutons que tu vois partout, alors arrête de croire que personne voit que tu fais semblant, que tu te fous d'elle. Que tout ce qui t'importe, c'est le profit. Tout dans ton intérêt. Menteur ! Tricheur ! Si ça se trouve, c'est de sa faute. Il est devenu comme ça parce qu'il l'a regardé, il l'a touché alors c'est devenu comme les gens qui font des munitions en temps de guerre. Laisser crever les gens pour leur profit. Mais pourquoi tu fais ça ? Montre toi comme tu es, égoïste. Dégage, tu la brûle. La peau crame et cette odeur de mort qui lui tourne la tête. Dégage, dégage, DEGAGE ! Mais pourquoi tu n'écoutes pas son esprit qui te hurle dessus ? Elle ne parlera pas, elle ne dégueulassera pas plus ces mots avec sa voix, juste dégage. C'est tout ce qu'elle demande. L'oblige pas à le dire à voix haute. Elle veut disparaître au fin fond d'un trou, pourquoi tu la tire à la surface en mentant ? Pourquoi t'es comme les autres ? Pourquoi tu pouvais pas juste être intéressant. Pas gentil, parce que personne n'est gentil avec un petit monstre, mais juste honnête. Pourquoi tout le monde lui ment ? Elle est pas assez bien pour la vérité ? Mais elle ne sera jamais assez bien ! Ferme-là, tricheur ! Ses mains agrippent le tee-shirt de l'autre tandis que sa tête repose toujours sur son épaule. Elle serre, elle essaie de faire mal. Mais elle y arrive pas. Pourquoi ? Tu veux pas la lâcher, tu mens. Elle va te traquer, te poursuivre et te détruire en petit morceaux. Il ressemble trop à Arthur. Gentil. CONNERIES ! Menteur, qui abandonne ! Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu lui ressemble ? Dégage !

-Comme il est facile de jouer. Tellement facile. Mais on ne trompe pas une actrice née. T'es comme les autres en fait. Sa voix n'est qu'un murmure. Brise-toi. Vas-y, elle attend que ça !

Y'a pas de soleil dans sa vie. Y'a pas de lune dans sa nuit. Y'a même pas d'étoiles alors qu'est-ce qu'elle raconte encore comme conneries ? C'est stupide. Elle n'est pas une étoile ! Elle brille pas, c'est tout l'inverse !

-J'suis pas une constellation. J'suis pas brillante. J'le serrai jamais, rentre toi ça dans l'crâne. Briller n'est qu'une illusion. Au final, ceux qui le font sont juste des illusions, des gens pourris jusqu'à la moelle qui sourient pour le monde. Moutons.

Elle veut juste se rouler en boule et gueuler aussi fort possible. Putain de voix qui ne peut pas le faire. Elle veut hurler au monde que ce ne sont que es incapables mais elle peut pas. Alors elle s'accroche à Franz comme à une bouée de sauvetage. Une bouée qui aurait l'effet inverse. Il joue, il est comme les autres. Il va la faire sombrer encore plus, elle le sait. Pourquoi elle se casse pas loin de tout ça ?


Reducio
Qui a parlé de retard ?

Globe Oculaire
Entre nous, les Gryffons méritent cent fois plus de gagner la coupe.
A moins que ce ne soit l'inverse ? :thinking: