Infirmerie

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Infirmerie, ma belle amie...  PV Haley Pidloux 

Antony faisait ses devoirs tout près du lac. C'était la soirée, le soleil se couchait à l'horizon, offrant un spectacle magnifique des montagnes entourant Poudlard. Il était tard, mais Antony tenait absolument à terminer son devoir. Il se connaissait quand même. Il savait que s'il ne terminait pas ce devoir maintenant, il le reporterait pour plus tard et ne le finirait probablement que dans une semaine voir plus... Plume au coin des lèvres, le regard levé, il réfléchissait... Il était tard, mais Antony tenait absolument à terminer son devoir. Tout un coup, sa réflexion fut perturbée par un craquement de brindille derrière lui. Il se retourna vivement. Rien... Personne... Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Que pouvait-il bien répondre à cette question posée dans son devoir ?
Antony continuait à fixer la cime des arbres, personne... Le Sombral était parti d'ailleurs, il avait satisfait sa curiosité.
Soudain, et sans qu'Antony ne l'entente, un Strangulot, puis deux, puis trois sortirent de l'eau ! Antony était toujours retourné et ne les voyait pas, mais eux se rapprochaient discrètement de lui, dans son dos... Jusqu'à arriver à moins d'un mètre de lui... Là, ils se jetèrent tous les trois à l'unisson sur lui et, l'agrippant de partout, enroulèrent leurs tentacules autour de lui. Sans même qu'Antony n'ait le temps de réagir, il fut entraîné en arrière d'un coup sec... Il voulut crier, mais l'un des Strangulots lui avait entouré le cou, ne laissant échapper qu'un faible cri étouffé... Et alors que les Strangulots le traînaient vers le lac, le jeune garçon sentit avec horreur l'eau dans laquelle ils l'entrainaient... Antony était toujours retourné et ne les voyait pas, mais eux se rapprochaient discrètement de lui, dans son dos... Il était saucissonné... Ses fesses raclaient les cailloux... et l'eau continuait de grimper, il continuait de s'enfoncer dans le lac... Mais que lui voulait ces Strangulots ?? Il ne leur avait rien fait ! L'eau montait toujours... elle arrivait à son ventre à présent ! Les Stangulots, eux paraissaient prendre plaisir à emmener Antony avec eux dans les bas-fonds... Les cris qu'ils poussaient ressemblaient beaucoup à des ricanements, horrifiant Antony...
Enfin... l'eau atteignit ses épaules... Il gesticulait, tentait de saisir quelque chose, mais rien ! En plus de cela les Strangulots semblaient mieux se mouvoir sous l'eau ! Le garçon essayait de garder la tête hors de l'eau, mais rien n'y fit ! Il ne restait plus que sa boche et son nez hors de l'eau ! Il ne pouvait pas finir comme ça ! Était-il sur le point de finir ?
Il était maintenant entièrement englouti... Les Strangulots l'entraînaient sous l'eau... Alors qu'il s'enfonçait de plus en plus, les algues autour de lui commençaient à camoufler la surface... Il ne voyait qu'un faible rayon de lumière à présent... Non ! Il n'allait pas finir comme ça ! Dans un élan de désespoir, il se déchaina ! Il parvint enfin à dégager un bras, il pouvait peut-être s'en sortir... Mais la lumière disparaissait... Il lui lançait peut-être son dernier regard finalement... Il tendit le bras vers elle... Il aurait pu la saisir... L'attraper... S'élancer d'un coup vers elle et regagner la surface... Mais rien de cela n'arriverait...

Un des trois Strangulot vint au-dessus de lui, lui bouchant la vue, et tentant de maîtriser à nouveau son bras. Antony gesticula, il n'en avait plus envie, mais son corps se débattait malgré lui... Il ne le sentit pas, mais sa baguette sortit alors de sa poche. Et, tandis que lui se faisait entraîner sous l'eau, elle, se mit à flotter devant lui... Sa baguette ! Mais oui ! Il était un sorcier quand même ! L'espoir le regagna... Il mit alors toutes ses dernières forces dans son bras et fracassa le Strangulot contre son épaule, qui relâcha alors son étreinte. Vite, de sa main libre, il attrapa sa baguette encore à sa portée, et avec elle creva un œil au Strangulot. Et, tandis que lui se faisait entraîner sous l'eau, elle, se mit à flotter devant lui... Il se tourna vers les deux autres, agrippés à son dos et ses jambes. Quel sort utiliser ? Il n'en connaissait aucun !
*Mais si ! Lashlabask !* pensa-t-il. Il visa le Strangulot sur ses jambes et, avalant plein d'eau, articula comme il pouvait le sortilège.

"Lashlabask !"

Un jet d'eau brûlant sortie de la baguette et vint frapper le Strangulot de plein fouet à la tête, qui lâcha aussitôt prise. Il n'en restait à présent plus qu'un agrippé à Antony. Les jambes libres, il commença déjà à nager vers la surface. De sa main, il tenta de faire lâcher prise aux tentacules du Strangulot, tandis que le premier d'entre eux, qui se tenait l'œil en sang, tentait de retrouver ses sens. Le garçon fit de grands mouvements, tentant d'aveugler le Strangulot comme il l'avait fait avec l'autre. Mais l'air lui manquait ! Et celui-là n'était pas dupe ! Il esquivait les coups de baguettes ! Aussi Armand Antony lança plusieurs Lashlabask sur ses tentacules, jusqu'à ce qu'il abandonne. Enfin, il était libre de mouvement... Il se retourna presque immédiatement et lança un dernier sort sur le Strangulot pour le mettre hors d'état de nuire... Et sans réfléchir, il nagea vers la surface, il n'avait plus d'air... Sa vue se troublait, sa tête lui grondait de s'arrêter et de s'évanouir... Mais quelque chose en lui le poussa à nager... Encore... Et plus vite... Il ferma les yeux... Et enfin sa main sortir de l'eau, puis sa tête... Il y était... Enfin, il était parvenu à sortir de ce maudit lac... Jamais ses poumons ne s'étaient autant remplis d'air... Il flotta un instant, reprenant ses forces. Puis, inquiet que les Strangulots reviennent, il nagea, lentement, vers le rivage. Arrivé sur la plage, il se traina au sol, et se retourna sur le dos... Ça y est, il s'en était sorti... Comment avait il put perdre espoir ainsi ? Lui qui s'était cru si psychologiquement fort... Antony pouvait enfin respirer... Il ressentait à présent à quel point la respiration pouvait être une sensation si agréable...

"...Hu... Heureusement que je suis attentif en Défense Contre les Forces du Mal !... Hu... Merci... Madame Loewy ... Hu..."

À peine eut-il prononcé ses mots, qu'il perdit connaissance...

Reducio
Premier poste pour expliquer le pourquoi du comment Antony est arrivé à l'infirmerie


Lorsqu'il rouvrit péniblement les yeux, Antony était allongé au chaud sous de nombreuses couettes, dans lit... Il était... il l'infirmerie ! Comment avait-il bien put arriver là ?? Les draps blancs le serraient très fort, le lit ayant été bien bordé... Saucissonné et toujours un quelque peu faible, il remua dans le lit, avant de parvenir à s'appuyer sur ses coudes pour se relever un peu... Autour de lui, de nombreux autres lits blancs étaient vides, avec des paravents par-ci par-là. À côté de lui, une petite table de chevet avec un verre d'eau rempli... Il était en plein milieu de la rangée, avec à sa gauche la porte d'entrée, et à sa droite, une porte menant à ce qu'on pouvait assimiler de "bureau" de Madame Pomfresh, l'infirmière. À côté de lui, une petite table de chevet avec un verre d'eau rempli...

D'ailleurs, la voilà qui en sortait, poussant la porte de son dos, un plateau dans les mains. Elle se tourna alors vers Antony et fut surpris de le voir déjà réveillé :


"Hé bien Monsieur Vendrale ? Déjà de retour parmi nous ? Mais que fête-vous ! Rallongez-vous tout de suite ! Vous devez reprendre des forces !" Elle s'approcha alors du lit et déposa le plateau sur la table de chevet, avant de saisir Antony, et de le forcer, d'une bonne poigne, à se rallonger correctement sur dos, la tête bien appuyée contre l'oreiller.

Cela fait, elle reborda le lit afin qu'Antony ne se relève pas. Le jeune Serpentard, lui, ne comprenait pas très bien ce qui lui arrivait...


"Mais... Madame Pomfresh... c'est ça... ?" demanda-t-il, hésitant.

"Mmmh Mmmh" affirma-t-elle dans un petit murmure, concentrée à verser une sorte de liquide vert dans le verre d'eau, qui se mélangea alors à l'eau.

"Mais qu'est... qu'est-ce que je fais ici... ?"


"Hé bien..." elle leva les yeux vers lui. "On vous a trouvé sur la rive du lac noire, évanouit, les poumons remplis d'eau... Et heureusement qu'on vous a retrouvé, mais bon, vous auriez survécu encore un moment, je pense... Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais en tout cas, vous étiez assez mal en point..."

Elle sortit sa baguette magique et d'un sort, fit se mélanger l'eau et la mixture verte dans le verre.

"Vous portiez aussi des marques sur le cou, le torse et les jambes... D'ailleurs, on peut encore les voir"

Antony porta ses mains à son cou... En effet, il pouvait sentir de profondes rougeurs gravées dans sa peau, marque des tentacules des Strangulots...

"C'est bien des Strangulots qui vous ont fait ça ?"

"Heu... oui..."

"Peste sont ils ! Depuis le temps que je dis qu'on devrait faire quelque chose contre ça... ! Bon quoi qu'il en soit, ces cicatrices partiront toute seul avec le temps, vous n'avez aucune fracture ou déchirement de tissus, donc vous allez juste boire cette petite potion. C'est un tonus, et il agrandira un peu vos poumons pendant un instant, le temps que vous vous remettiez de cette expérience... Bon, buvez donc ça alors..."

Elle lui tendit le verre, enfin devenu homogène. Antony le prit, et en but le contenu... pas si affreux que ça finalement... C'est ce qu'il crut en premier lieu... Mais lorsqu'il eut avalé tout le verre, un horrible arrière goût fit son apparition dans sa bouche, si bien qu'il eût presque envie de vomir !

"Ho non, vous n'allez pas faire ça !" s'écria l'infirmière. "Je vous l'interdis formellement !"

Sur ce, elle se leva du tabouret sur lequel elle s'était assis, repris son plateau, et retourna dans sa salle, lâchant à Antony avant de sortir :

"C'est la seul dose que vous aurez, estimez vous heureux ! Vous sortirez dans un peu moins d'une journée, frais comme un gardon !"

Elle disparut alors derrière la porte, qui se referma sur elle, laissant Antony tout seul, la bouche toute verte...
Dernière modification par Antony Vendrale le 11 décembre 2014, 18 h 13, modifié 1 fois.

~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
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Ancien sorcier  

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Si elle avait su ce qui lui serait arrivé, la préfète des Gryffondor aurait certainement fait plus attention à elle et n'aurait certainement pas pris la peine de sortir de sa salle commune. Tout était arrivé très vite, tellement vite qu'elle n'avait pratiquement rien vu de ce qui c'était produit. En fait, pour résumer l'histoire de façon aussi brève que possible, Haley était sortie de sa salle commune les bras chargés de livres de cours. Elle en avait eu sur les bras au moins une dizaine, elle se rappelait même que celui qui se trouvait sous son nez, c'était le livre de défense contre les forces du mal qu'elle avait acheté une fortune (6 gallions pour ces faibles économies c'était beaucoup... il fallait dire que ses parents ne lui donnaient pas beaucoup d'argent de poche). Bref, ce livre s'intitulait « défense contre les forces du mal niveau 5 », pour les intéressés. Jusqu'alors, elle ne l'avait que feuilleté, et elle s'apprêtait justement à le lire à la bibliothèque. Enfin, si elle parvenait à y aller...

Sa vue était troublée par tous ces livres donc, et la jeune blondinette ne pouvait voir ses pieds. Si bien qu'elle commençait à le sentir mal cette histoire. Et elle avait raison, puisque le moment qu'elle n'attendait pas tellement arriva. Elle n'était plus loin de la bibliothèque à présent, et malheureusement, il fallut que Haley tombe des escaliers ! Elle ne savait pas bien ce qui avait provoqué sa chute, toujours était-il qu'elle s'était bien cognée la tête contre la rampe d'escaliers. Encore, cela n'était pas tout ! Elle s'était prise la rampe en pleine tête mais pas que ! Ses fesses et son bras gauche en avaient bien pris un coups, eux aussi ! Haley s'était rattrapée sur son bras. Il était clair qu'avec un tel choc, elle n'allait pas s'en tirer l'air de rien...

La douleur était forte, si bien qu'elle ne le supporta pas : sa tête n'en pouvait plus aussi dès lors qu'elle ferma les yeux, elle ne sentit plus rien. La pression était largement moins forte.

Lorsqu'elle eut rouvert les yeux, elle se retrouvait dans un lit blanc. Nul doute, il s'agissait de l'infirmerie. Cette pièce qu'elle détestait tant... Haley regarda aux alentours et vit que miss Pomfresh n'était pas là. C'était le bon moment pour se faire la malle vas-y Haley : court ! À peine eut-elle atteint le lit le plus proche d'elle, une femme nommée Mme Pomfresh la ramena dans son lit, pour son plus grand désespoir... Elle était donc condamnée à rester dans cette pièce jusqu'à ce qu'elle aille mieux... Mais... pourquoi était-elle tombée ?!

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Antony, tout petit, tout serré, était allongé dans son lit... Il était si écrasé que seul un œil avisé aurait pu le remarqué...

Il sommeillait un peu... La potion de Madame Pomfresh l'avait endormi quelque peu, mais après tout... ces cicatrices ne le grattaient presque plus grâce à ça...

Aussi Antony avait vue sur une partie de l'infirmerie, sur sa gauche. Et c'est là qu'il la vu... Cette grande blonde qu'on amena sur un brancard... Une grosse bosse sur le crâne, dépassant de ses cheveux blonds... Madame Pomfresh était aux aboies, elle remercia les jeunes gens et les pressa de partir pour qu'elle puisse soigner sa blessé tranquillement.... Ils sortirent donc et elle, alla chercher dans son petit bureau, de sa démarche pressente, un flacon et un chiffon.
Elle revint alors, d'un coup de pied dans la porte, appliquant abondamment la potion sur son morceau de tissu. Elle arriva niveau du lit de sa blessée et, se saisissant d'un tabouret, s'asseyant à ses côtés, et se mît à appliquer généreusement le chiffon sur les blessures et hématomes de la fille. Antony l'observait donc, et personne ne l'avait vu. Ça lui faisait au moins une occupation... Personne ne venait le voir ici... Et il n'avait rien à faire... Elle devait s'embêter Madame Pomfresh elle aussi, quand elle n'avait pas de patients... En plus toute cette atmosphère d'hôpital, cette atmosphère de stérilité et cette odeur de produits... c'était malsain ! Comment survivre ici ?! On devrait avoir l'autorisation de décorer cette salle un peu... ! Elle paraissait tellement... à usage professionnel... !

Bref... Revenons à nos moutons... Madame Pomfresh avait apparemment finit son travail. Elle venait de remettre la fille sur le dos, car elle l'avait retourner pour frotter le bas de son dos visiblement. Elle se redressa et rangea consciencieusement son tabouret, sa potion et son chiffon violacé dans l'autre main. Elle retourna ensuite dans sa salle faire on ne sait trop quoi, mais elle ne revint pas pendant un moment...

Antony observa alors plus attentivement la jeune fille, comme seul occupation... C'était une grande blonde, avec un teint rosé, les joues quelques peu rouge . Mais aussi... Une grosse marque violette ! Ha non... C'était les tâches que le chiffon avait laissé ! Apparemment il fallait attendre que ça agisse, ou que ça pénètre la peau un truc du genre... Encore une potion à application étrange ! Du coup, Antony remarqua plusieurs autres tâches sur la fille : au front, aux bras, aux jambes, au pied, on lui avait d'ailleurs retiré les chaussures et les chaussettes. Ce détail lui avait échappé, il n'avait pas remarqué à quel moment est-ce qu'on lui avait fait ça...

Antony l'observa encore... Pour une fois, c'était le seul petit "îlot de désordre" parmi tout cet ordre malsain qu'Antony ne pouvait plus supporter après seulement une journée dans cette salle... Lui, ne deviendrait jamais infirmier ou docteur c'est sûr !
La fille était beaucoup plus grande qu'Antony, sûrement en quatrième ou cinquième année, et elle portait une robe de sorcier froissé au colle rouge...
*Une Gryffondor...*
Antony n'en connaissait pas beaucoup, de Gryffondors... Seulement Kaeyann, avec qui il avait fait une bataille de boules de neiges, et qui l'avait littéralement explosé !
*Bah il n'est jamais trop tard pour de novelles rencon... Ho elle ouvre les yeux !*

En effet, devant lui la Gryffondor ouvrait doucement les yeux... Et sembla prendre connaissance de l'endroit où, elle se trouvait... Un coup d'œil à droite.... Un coup d'œil à gauche... Personne... Vite, elle sortit de son lit, apparemment sûr d'elle, mais en vérité probablement encore dans les vaps, car elle ne prit même pas ses chaussures en tentant de s'échapper... Mais à peine eut elle fait quelque pas, que Madame Pomfresh sortit de son bureau et l'interpella pas son nom de famille...
*Hummm... Pidloux... Mais c'est celui de Victoria aussi ! Je me demande si elles ont un lien de parenté... Elle ne sont tout de même pas sœur !*
En tout cas c'est plus que déçu, que la blessée fut ramenée dans son lit, que l'infirmière borda aussi serré que possible, comme à son habitude, puis sortit...
Antony ne pût s'empêcher de rire, rire qu'il réprima immédiatement, mais trop tard, la Gryffondor l'avait clairement entendu ! À présent elle le fixait bien, plongeant ses yeux dans les siens... C'était assez drôle en vérité, ce jeu de regard entre deux enfants, attachés dans leurs lits, avec seulement leurs têtes qui dépassaient...

"Ho pardon... ! Je ne voulais pas... paraître impoli..." s'excusa le garçon, rougissant bien malgré lui... "C'est que... Enfin... T'étais pied nus quand même ... Mais qu'est-ce... Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Et pourquoi tu tente de t'échapper ?"

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Ancien sorcier  

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Haley était destinée à rester dans son lit jusqu'à ce qu'elle aille mieux. Ça, c'était vraiment pas cool. Elle qui était pourtant déterminée à faire ses devoirs -qui soit dit en passant, n'arrive pas très souvent-, elle ne pouvait à présent rien faire d'autre que de regarder les mouches voler... Quoi qu'encore fallait-il qu'il y ai des mouches... Elle ne pouvait donc que regarder le plafond qui se trouvait au dessus de sa tête. À force de le regarder, elle trouvait que ce plafond était beau. Un plafond tout à fait banal, mais elle n'en avait jamais vu de semblable... ou peut-être parce qu'elle ne s'intéressait en rien aux plafonds ? Bon, il était peut-être temps de penser à autre chose que des plafonds... mais quoi donc ? Peut-être pouvait-elle penser à de merveilleux souvenirs en compagnie de ses amis ? Oui, elle allait faire ça ! Enfin, c'est ce qu'elle pensait pouvoir faire jusqu'à ce qu'un rire ne vint troubler le silence oppressant qu'offrait la belle et paisible infirmerie... rien qu'à penser à cette dernière pensée, la cinquième année fit la grimace. Elle détestait les infirmeries.

Lorsqu'elle tourna la tête pour voir qui se moquait d'elle, elle remarqua que c'était un garçon. De quelle année ? Là était la question. De quelle maison ? Là était aussi la question. Tourner la tête pour apercevoir quelque chose n'était pas aussi facile qu'on pouvait le croire, peut-être miss Pomfresh avait peur que « la grande blessée » ne tente à nouveau de se faire la malle et qu'elle avait prit ses précautions en la bordant tellement fort que bouger ne serait-ce que le petit doigt relèverait du miracle ? Probablement... l'infirmière était maligne, oh, ça oui. Lorsque le moqueur commença à se rendre compte que Haley l'avait très bien entendu et qu'à présent elle tentait tant bien que mal à le regarder, celui-ci commença à balbutier des paroles que la jeune fille ne compris pas immédiatement. Après une telle chute, il fallait que son cerveau réagisse...


« Ho pardon... ! Je ne voulais pas... paraître impoli..., dit-il en rougissant »

Puis, avant que la jeune fille n'ai pu ouvrir la bouche, ce jeune élève enchaîna :

« C'est que... Enfin... T'étais pied nus quand même ... Mais qu'est-ce... Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Et pourquoi tu tente de t'échapper ? »

Lui qui ne voulait pas paraître impoli, c'était complètement foutu. La dernière question du jeune homme déstabilisa complètement la jeune fille. Même si le drame qu'elle avait vécu s'était produit il y a une paire d'années, jamais elle ne s'en était remise. Elle avait eu beau en avoir parlé à quelques personnes (deux, en réalité), rien n'y faisait. Son cœur refusait de guérir. Haley tentait plus que jamais de retenir ses larmes, elle était forte pour ce qui était de la douleur « corporelle », mais la douleur « morale » ça elle n'arrivait jamais à la maîtriser. Avant de répondre quoi que se soit, elle souhaitait vraiment retenir toutes les larmes que contenaient ses yeux. Elle se connaissait, si elle parlait avec les larmes prêtes à jaillir, elle n'arriverait pas à les chasser. Il fallait d'abord qu'elle sache se contenir.

« Je... Non, je n'ai pas remarqué que je n'avais plus mes chaussures... ni même mes chaussettes... c'est étrange d'ailleurs, tu sais pourquoi on me les a retiré ? Je n'ai aucune blessure à mes pieds... Répondit-elle peu sûre d'elle. Haley marqua une pause avant de reprendre, J'essayais de m'échapper parce que moi et l'infirmerie ne sommes pas copains... raisons personnelles... tu comprends ? »

Haley regarda son camarade espérant que ce dernier n'allait pas revenir sur sa dernière question. Même si elle avait été plus que brève, elle espérait qu'il passerait et qu'ils discuteraient d'un sujet plus... mieux. Bref.

« Pourquoi tu es là, toi ? »

Infirmerie, ma belle amie...  PV Haley Pidloux 

Antony était tellement gêné... Vraiment des fois il fallait qu'il se retienne... Quoi que... Non il fallait juste qu'il trouve le juste milieu, car des fois il se retenait bien trop, de par sa timidité maladive...
Quoi qu'il en soit, Antony état rouge comme une tomate à présent... ! Tout comme Ysalyne l'était si souvent devant lui... Mais il n'était pas le seule à être ainsi troublé.
L'autre fille, elle aussi, avait l'air perturbé par les dernières paroles qu'avait balbutié Antony.
Elle gigota nerveusement dans son drap avant de répondre :

"Je... Non, je n'ai pas remarqué que je n'avais plus mes chaussures... ni même mes chaussettes... c'est étrange d'ailleurs, tu sais pourquoi on me les a retiré ? Je n'ai aucune blessure à mes pieds..."

Antony fut assez amusé, il réprima cependant un petit sourire, avant de ne pas froisser son interlocutrice... Elle n'avait pas l'air bien sûr d'elle, elle non plus, en tout cas... Elle reprit donc, son regard trahissant une certaine incertitude, tout comme ça voix :

"J'essayais de m'échapper parce que moi et l'infirmerie ne sommes pas copains... raisons personnelles... tu comprends ?"

*Pas copain ? Comment ça, qu'est-ce qu'elle veut dire... ?*
ils avaient l'air bête tous les deux, ainsi attachés dans leurs lits, dans la petite infirmerie de Poudlard, seulement reliés par leur voix et ce certain contact visuel de leur tête qui elle seul pouvait bouger, dressant un tableau apitoyant de cette scène...
*Peut-être qu'elle a perdu quelqu'un ici... Ou qu'elle s'est fait très mal... Cet endroit l'a choqué d'une certaine façon c'est sûr... Mieux vaut ne pas lui en reparler...* songea Antony, compatissant pour la pauvre Gryffondor attristée, qui n'était autre qu'Haley Pidloux... *Je devrais sûrement changer de sujet...* Mais avant même qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, l'autre fille le devança et lui demanda :

"Pourquoi tu es là, toi ?"

C'était si soudain ! Ce changement d'attitude presque ! Antony fut surpris et ne sut quoi répondre dans l'immédiat, restant bêtement muet, la mâchoire tombante...

"Heu... Je..." Antony ne savait pas répondre...

Pourquoi est-ce qu'il était là déjà lui... ? Les Strangulots... L'attaque... Voilà, sa mémoire lui revenait...

"He bien en fait... Je me suis fait attaquer, près du lac... Par des Strangulots... Il m'ont attiré dans l'eau... Et j'ai bien cru que ce serait la fin... Mais j'ai sorti ma baguette juste à temps, et j'ai réussis à me défaire d'eux..." Antony marqua une pause... Comme s'il avait fini son histoire... Mais il reprit d'une voix plus vive : "Et puis je suis sorti de l'eau, j'en ai craché des litres d'ailleurs ! Et je me suis allongé sur la rive pour reprendre mon souffle, et j'ai fini par m'évanouir... Et me voilà ! Apparemment quelqu'un m'a emmené à l'infirmerie, j'ai cru entendre des voix de professeurs avant de venir, sûrement Madame Loewy il me semble... et donc Madame Pomefresh m'a donné un truc pour les poumons et une pommade pour les marques qu'ils m'ont laissé dans le dos."

Comme pour illustrer ses dires, le jeune sorcier tira comme il pût sa tête de ses couvertures et la tourna quelque peu sur le côté, dévoilant quelques blessures rouges boursouflées, sur lesquels était étalée une sorte de de pâte violet granuleuse, qui était sensé faire disparaitre les marques, dieu seul sait comment, par une quelconque magie... Si seulement les moldus possédaient eux aussi ce genre de remède... Là, il put d'ailleurs apercevoir sa sacoche à côté de son lit, le rassurant... Au moins, la ou les personnes qui l'avaient sauvé avaient pensé à lui ramener ses affaires... Il pouvait même en apercevoir le contenu, les Patacitrouilles fondantes dans leur boîte en plastique, quelques Baguettes réglisses rescapées de la gourmandise du garçon dans un petit sachet plastique, les Dragées Surprise de Bertie Crochue encore dans leur boîte carton et quelques Chocogrenouilles éparpillées çà et là...

"Heureusement j'ai reçus des cadeaux de quelques amis apparemment, genre Amaëlle, une de mes bonnes amies de Serpentard... Je suis à Serpentard d'ailleurs au fait...

Antony se retourna finalement vers l'autre fille et lui dit alors timidement :

"Voilà. Tu sais tout... Et je m'appelle Antony sinon, le filleul de la préfète Caroline Purelune. Je sais pas si tu la connais... Et sinon, tu t'appelles comment toi ?" lui murmura-t-il. "Et au fait tu veux des Chocogrenouilles ?" ajouta-t-il soudainement. "Ou autre chose ? j'ai plein de bonbons dans mon sac, bon à part les fameux fondants du Chaudron, mais j'ai presque de tout. Qu'est que tu voudrais ?"

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En souligné, les mots « Magie, Baguette, Poudlard, Sorcier, Tableau, Chocogrenouille, Patacitrouille, Fondant du Chaudron, Dragées Surprise de Bertie Crochue » des actions du stand du chaudron, ainsi que 5 noms de membres du site qui ne soient pas à la suite.

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Haley attendait patiemment la réponse du Serpentard qui se trouvait dans le lit voisin. S'il se retrouvait à l'infirmerie, c'était qu'il avait probablement vécu quelque chose d'assez grave car miss Pomfresh ne tolérait pas les élèves qui n'étaient pas réellement malades. Bon, en même temps, c'était un peu logique. Lorsqu'elle entendit enfin le son de la voix du jeune garçon, ce n'était que pour entendre un léger "je... heu"... Il était fort expressif cet enfant, il n'y avait pas de doutes là dessus. À moins qu'il n'ait tout oublié du comment et du pourquoi il était arrivé là, ce qui était fort plausible. Enfin non, il n'avait pas oublié. Quelques secondes plus tard, le petit blondinet s'était lancé dans un monologue expliquant aisni ses péripéthies. Le pauvre, il s'était fait attaqué par des Strangulots. La rouge et or connaissait bien ces créatures, de vrais boulets ! Elle avait déjà eu à faire à des Strangulots, et devinez où ? Dans les cours du Professeur Loewy, lorsqu'elle était plus jeune. Bien que cette femme fut sa professeur préférée lorsqu'elle l'avait, c'était bien la plus psychopathe aussi. Elle aimait probablement torturer ses élèves, surtout lors des examens de fin d'année. Non parce qu'entre nous, ceux-ci étaient vraiment de la torture ! (D'ailleurs Haley se demandait encore comment elle avait fait pour y survivre pendant 5 ans !)

Haley écoutait le jeune garçon, celui-ci s'avérait être en réalité une véritable pipelette ! La jeune fille n'en avait jamais vu des pareils. Un garçon qui parle autant, elle ne pensait pas du tout que ça existait, et pourtant, il était là, devant elle, à parler de sa voix stressante. De toute façon, toutes les voix étaient stressante (même que quelques fois, elle arrivait à s'auto stresser avec sa propre voix !). Enfin bref, ce garçon lui racontait que ses amis lui avaient apporté toutes sortes de choses comme des Chocogrenouilles et d'autres trucs que les amis des malades aimaient rapporter à leurs amis lorsqu'ils étaient... bah malade. La jeune fille n'était pas sûre que ses amis savent qu'elle se trouvait à l'infirmerie. À vrai dire, elle n'avait prévenue personne, personne ne savait qu'elle se trouvait dans un lit de l'infirmerie aux côtés d'une pipelette. Bon, cette pipelette était quand même bien sympathique, ça il fallait le dire. Mais quand même ! En plus, elle n'avait pas le temps de se reposer, elle avait des devoirs à faire, et ce n'était pas en restant coincée dans une couverture qu'elle parviendrait à réviser ses cours. Si elle avait une mauvaise note, miss Pomfresh se débrouillerait avec les professeurs. Après tout, c'était elle qui avait ramené Haley dans son lit alors que celle-ci voulait se faire la malle. En plus, la cinquième année était presque sûre que la Pomfresh lui avait jeté un sort... Enfin, pas sur elle directement mais sur sa couverture : c'était pratiquement impossible de faire le moindre mouvement. La galère !

Bon, en attendant, le Serpentard avait terminé de parler. Il était temps pour Haley de lui répondre. Il lui avait posé un tas de question, et avant qu'elle ne sorte une seule parole, fallait qu'elle mette ses idées en place, sinon, ça allait être le désordre.


« T'as vraiment pas de chance, toi ! Les Strangulots, ça craint ! J'ai déjà eu à faire à eu, une fois. Ca va, j'avais pas été trop touchée et ils ne m'ont pas laissé de marques douloureuses. Et puis, qu'est-ce que tu faisais près du lac ? C'est vraiment dangereux. Enfin, heureusement que Mme Loewy est là pour nous apprendre les sortilèges adéquats pour nous aider à échapper aux créatures qui nous entourent. T'as eu de la chance. Enfin non, mais si. 'Fin, tu m'as comprise. »

Après avoir marqué une petite pause la jeune fille reprit.

« Moi, c'est Haley. Eh oui, je connais Caroline. En fait, avant d'être ta marraine, c'était ma filleule. Une charmante et très intelligente jeune fille, j'l'aime bien ! Bon en même temps normal. Enfin bref, c'est vraiment gentil de ta part de me proposer des sucreries mais, j'ai pas très faim, peut-être tout à l'heure, s'tu veux. En plus, on est coincé, j'vois pas comment tu aurais pu me donner quelque chose. »