Infirmerie

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Une mauvaise farce  Libre 

Depuis quelques jours, des cernes noires et creusées venaient souligner les jolis yeux bleus de Madeleine. L'éternel rituel des cours et des devoirs étaient fatigants et laissaient des traces sur le visage de la jeune fille. Elle achevait maintenant sa dernière heure de cours : la cloche venait de sonner et les troisième année sortaient de la salle tranquillement. Pour ce soir, elle n'avait pas grand chose à faire, les vacances d'hiver approchant. Elle avait donc décider de passer une soirée plutôt tranquille, avec les Gryffondor. Peut-être irait-elle se promener dans le parc auparavant.

Tout en imaginant ce que sa soirée allait être, Madeleine gravissait les marches la ramenant vers sa salle commune. Elle arriva bientôt dans son dortoir et s'affala sur son lit, poussant un soupir de soulagement. Elle resta là, un moment, étendue, à détailler les motifs de son baldaquin rouge et or avant de se rasseoir. Plus de travail, ni de stress pour la journée ! Et si les Gryffondor avaient l'extrême obligeance de ne pas faire de bêtises ce soir, ça l'arrangerait.

C'est à ce moment qu'elle la vit : l’intrus dans le paysage familier de son dortoir. Une très jolie boîte, très bien décorée, trônait sur une table, au centre de la salle. Comment Madeleine avait-elle bien pu faire pour ne pas la remarquer plus tôt ? En plus, maintenant qu'elle se concentrait dessus, elle se rappelait l'avoir poussée ce matin, sans faire attention, alors qu'elle n'était qu'à moitié réveillée. Son subconscient avait dû conclure alors à une possession de ses camarades. Sa conscience, elle, n'avait dû rien conclure du tout : elle ne devait pas encore être opérationnelle.

Enfin bref, cette boîte n'était pas à sa place et si elle appartenait à une des filles de Gryffondor, elle n'aurait pas été posée là, en plein milieu du No man's land (c'est-à-dire la zone qui n'appartient à aucune Gryffone en particulier). La jeune fille s'approcha et lut le mot qui accompagnait la boîte :


Joyeuse Saint Valentin, aux plus belles filles de l'école.


Mais que c'était gentil ! Madeleine n'avait aucune idée de qui pouvait bien être l'expéditeur du mystérieux cadeau, mais ça faisait plaisir. Les Gryffones allaient passer une bonne soirée. La préfète l'ouvrit et une odeur de chocolat monta jusqu'à ses narines. Non seulement la personne qui l'avait apportée avait été suffisamment discrète pour ne pas se faire remarquer, mais en plus, elle avait échappé à miss Grayce ! Madeleine saisit un chocolat et le fourra dans sa bouche.

Mais bientôt, une sensation bizarre lui prit le ventre et la gorge : son estomac pesait lourdement, comme si elle avait trop mangé. Dans sa bouche, le goût du chocolat avait totalement disparu et la texture avec : Madeleine sentait maintenant quelque chose de bizarre et de gluant. Elle se précipita dans leur petite salle de bain et cracha le tout dans l'évier : ce fut une limace qui apparut, grasse et gluante, tendant ses petites antennes avec curiosité. Sentant venir un haut le cœur, Madeleine se recula et s'adossa au mur. Évitant de regarder la limace, elle tenta de calmer son cœur affolé et sa respiration saccadée. Mais bientôt, une subite envie de vomir la fit se précipiter au-dessus des toilettes où une autre limace atterrit.

Ecoeurée et au bord des larmes, Madeleine sortit en trombe de la salle de bain et se précipita à l'infirmerie, vomissant des limaces à intervalles réguliers.

Quand enfin, elle passa les portes de la salle, Mme Pomfresh vint vers elle et voulut s'enquérir de la raison de sa visite. Madeleine, rouge pivoine et essoufflée, vomit une énième limace au pied de l'infirmière pour toute réponse. Cette dernière comprit aussitôt, l'empoigna par le bras et l'entraîna au fond de l'infirmerie. Elle la fit asseoir et lui donna un seau avec l'ordre d'attendre.

La belle soirée de Madeleine tombait à l'eau, mais elle se jura que celui qui avait fait ça paierait. Cher.

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015
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Ancien sorcier  

Une mauvaise farce  Libre 

J'étais en retard, très en retard, trop en retard même ! Alors je courait aussi vite que je pouvait. Dévalant les escalier, je me fit la réflexion qu'aujourd'hui la chance devait être de mon côté puisque je n'était pas encore tombé ce qui était quelque chose de très habituel pour moi. Mais s'était sans compter l'ironie que faisait preuve l'univers. A la seconde ou ses pensées traversaient mon esprit, je trébuchait dévalent toujours les marches, mais cette fois-ci, en roulant.
Lorsque je fus enfin arrivé au bat de l'escalier, je me tordis de douleurs. Mon dos et mon nez me faisaient affreusement mal. Tout en portant ma main à mon visage, je me rendit compte avec horreur que je saignais. Je saignais même beaucoup vu les nombreuses goutes de sang que je voyais s'écraser sur le sol de pierre.
Tout en observant ma main pleine de se liquide épais et chaud, je me rendis compte que celle-ci devenait floue, indistincte. Quelque secondes après seulement, je m’écroulais sur le sol, inconsciente.
Je me réveillaislentement, toujours dans les vapes sans ouvrir les yeux. Je remarquais que j'étais allongée sur quelque chose de moelleux et de confortable. Le temps passa, le cerveau toujours à moitié éteins, je ne distinguais presque pas les bruits de pas environnant, je n'entendis qu'une personne qui vomissait à intervalle régulier mais n'en prêtait pas attention. Lorsque mon cerveau réussit enfin à aligner deux pensées cohérentes, j'ouvris les yeux. Vraisemblablement j'étais à l'infirmerie, je souriais. Mon père allait gagner son paris contre ma mère. En effet, ceux-ci avaient jouer sur le temps que je mettrais à me retrouver en ces lieu. Ma mère, pour m'encourager sans doutes, avait annoncer en souriant qu'elle pariait une semaine. Mon père avait alors explosé de rire en disant que d'après lui, il se passerait moins de deux jours avant que l'école ne les contactes pour leurs annonçant que je m'était blesser. Celui-ci allait être ravie en recevant l'appel.
J'entrepris ensuite de me relever. C'est alors que je vis, sur le lit en face du mien, une fille assise tenant dans ses mains un seau. Alors que je levait la main et que j'ouvrais la bouche pour la saluer et me présenter, celle-ci se courba violemment avant d’émettre un sons affreux. Apparemment, elle vomissait, ou recrachait quelque chose, je n'aurait su le dire et n'avait pas envie de le savoir.
Après quelques minutes où le silence, seulement rompu par les vomissement de la jeune fille, était extrêmement lourd, j'entrepris de m'adresser à la pauvre malade.

"ça va ?" demandais-je juste avant de me donner mentalement une gifle. * mais t'es bêtes ou quoi ?!* me dis-je intérieurement*ça se vois qu'elle ne va pas bien ! T'en à d'autres des questions débiles comme ça ?!*
Soupirant, je priait pour qu'elle n'ai pas entendu ma minable phrase d'accroche. C'est alors que, pendant que je réfléchissait pour trouver une idée de début d conversation, la jeune fille se tourna vers moi et ouvrit la bouche pour me répondre.

Une mauvaise farce  Libre 

Le hasard avait voulu qu'un miroir se trouva non loin de Madeleine, lui faisant ainsi constater à quel point elle était pâle. La jeune fille avait tout le temps de s'observer puisqu'elle ne tenait pas, mais alors pas du tout, à baisser la tête. C'était déjà assez difficile comme ça de vomir des limaces à intervalles réguliers, de sentir la bête monter le long de son œsophage puis traverser sa bouche lui laissant un abominable goût de... de... bave de limaces. Si elle ne serrait pas à ce point le seau que lui avait donné miss Pomfresh, elle était certaine que ses mains trembleraient comme des feuilles. Et puis d'ailleurs, ce seau, elle n'osait même pas le regarder. Sa plus grande frayeur maintenant était que les limaces commencent à en sortir. Quelle horreur. Madeleine ne donnait pas cher de son apparent sang-froid si elle sentait une limace s'approchait de sa main. A coup sûr elle se mettrait à hurler dans l'infirmerie, tant pis si elle redécorait le sol de limaces après ça.

La préfète baissa la tête en fermant les yeux et vomit un nouvel animal. Ses oreilles la brûlait, comme à chaque fois qu'elle vomissait, allez savoir pourquoi. Le souffle court, la demoiselle rouvrit les yeux, la tête bien droite. Dans le lit en face du sien, une jeune fille sembla s'éveiller et tenter de se relever. Elle avait plusieurs pansements sur la tête et quelques écorchures étaient encore visibles. Elle sembla esquisser un signe de la main mais à cet instant, Madeleine sentit venir un nouveau haut-le-cœur et se tourna vers son seau.

Quelques minutes s'écoulèrent sans que rien ne bouge puis la demoiselle aux longs cheveux noirs dans le lit d'en face renouvela sa tentative d'approche :


"ça va ?" demanda-t-elle simplement.

Respirant profondément et s'assurant qu'aucun haut-le-cœur ne pointait le bout de son nez, Madeleine répondit :


« Euh... disons que j'ai connu mieux... »

Sa voix était rauque, un peu tremblotante, bien loin de son ton posé et assuré habituel. Après l'arrivée d'une nouvelle limace dans le seau, Madeleine tenta de continuer la conversation.

« Un petit malin m'a fait une farce. Il m'a lancé un sort pour me faire vomir des limaces. »

Une pensée soudaine lui traversa l'esprit :

« Est-ce que tu peux demander à Mme Pomfresh d'aller enlever la boîte de chocolat qui se trouve en plein milieu du deuxième dortoir des filles de Gryffondor s'il te plait ? »

Cette phrase beaucoup plus longue que les précédentes eut pour conséquence une nouvelle limace. Prenant conscience de l'étrangeté que cette requête pouvait avoir aux yeux de la jeune fille, elle tenta de développer :

« Ce sont ces chocolats qui sont ensorcelés. Je ne sais pas qui les a amenés. »

Bon, elle aurait préféré ne pas avoir à la mentionner cette boîte. Elle allait passer pour une grosse gourmande punie pour sa goinfrerie maintenant, mais d'un autre côté, il lui semblait important de s'assurer que la boîte soit enlevée au plus vite avant que d'autres Gryffones ne tombent dans le piège.

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Ancien sorcier  

Une mauvaise farce  Libre 

Emilie s'était ce matin réveillée de très bonne humeur, en effet aujourd'hui c'était la st valentin un jour qu'elle appréciait beaucoup, elle s'attendait à trouver une carte apportée par un hibou, elle s'était rapidement habillée car en attendant elle avait très faim.

La jeune fille était affamée, elle était donc descendue à la grande salle pour rendre son petit déjeuné, au menu pour elle: jus de citrouille, et bol de céréales (trois en tout). Après un petit déjeuné très copieux elle s'était rendu compte que le courrier qui était passé ne lui avait rien apporté. Déçue elle était remonté dans sa salle commune, elle réfléchissait, pourquoi n'avait elle pas reçu de lettre pour la journée des amoureux ?

Elle était retournée dans son dortoir directement sans s'arrêter dans la salle commune. Énervée elle se laissa tomber sur son lit en regardant le plafond, elle réfléchissait, peut être que la lettre qu'elle attendait tant arriverait plus tard, mais si elle n'arrivait jamais ?

Elle se redressa et vit une enveloppe par terre, elle la ramassa et l’examina, pas le nom, ni de surnom et aucune trace de l’expéditeur.

*Je l'ouvre? non ! Mais si !* Elle se parlait à elle même, c'était comme dans ces dessins animés de moldus où un ange et un diable se tenaient sur les épaules du héros. Dans son cas le petit diable lui disait d’ouvrir la lettre et l'ange de ne pas l'ouvrir.

*Bon allait je l'ouvre !!*

La jeune fille ouvrit alors l'enveloppe, une odeur horrible se rependis alors dans le dortoir, et un liquide vert se déversa sur les main de la première année, des énormes furoncles apparurent sur les mains d'Emilie. Dégoutée elle se mit à hurlée, sur la carte était écrit:

"Joyeuse St valentin à la piégée du jour !!"

La jeune fille se leva en pleurs, elle sortit des dortoirs en courant et sorti de la salle commune sous les yeux des serpentards présents.

Toujours en courant elle se déplaçait dans les couloirs pour se rendre à l'infirmerie. Arrivée à bon port elle entra sans frapper. Mme Pomfresh vint à elle sans attendre, elle la fit s’asseoir sur un lit et lui dit de l'attendre là.

Emilie était assise en pleurs elle était anéantie, voilà où l'avait menée sa curiosité. Elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule, deux autres jeunes fille se trouvaient là, une avait un seau entre les mains et semblait mal en point, elle devait être de gryffondor à en voir l'écusson qu'elle portait, l'autre était assise sur son lit et semblait être de Poufsoufle toujours à en juger par l'écusson de sa robe. Elle ne savait pas pourquoi elles étaient là et était beaucoup trop occupée à pleurer.

Elle se demandait ce que faisait l'auteur de cette mauvaise farce en ce moment !

Une mauvaise farce  Libre 

Respirant profondément et calmement, Madeleine avait fermé les yeux. Elle sentait une énième boule se former dans son estomac. Cela commençait par une impression bizarre, comme si quelque chose appuyait dessus, ou comme quand on a très faim et que l'estomac semble creux. Puis, cette sensation disparaissait, remplacée par la sensation d'avoir avalé une bille, ou un ballongomme de Bullard sans l'avoir mâché. La boule grossissait de plus en plus, s'accompagnant de la sensation d'avoir l'estomac noué. Enfin, quand Madeleine commençait à se demander si un véritable nœud ne s'était pas créé sur son œsophage et si son estomac allait tenir le coup, elle sentait ce dernier se contractait d'un coup, envoyant vers le haut la grosse boule. La jeune fille la sentait monter, vite et trop doucement à la fois, la libérant au passage de son sentiment d’œsophage noué. Enfin, la boule arrivait dans sa gorge, la faisant suffoquer un instant avant d'arriver dans une zone où elle avait le sens du toucher... et du goût. La sensation était abominable. C'était gluant, comme... comme le natto, cette spécialité japonaise à base de haricots pourris. Et puis, cette énorme boule, bien trop grosse pour la bouche de Madeleine se déployait lentement, et sitôt la bouche de la préfète entrouverte, glissait, entraînée par son poids, dans le seau sur les genoux de la jeune fille.

Se gardant bien d'ouvrir les yeux, la demoiselle toussa, tenta de cracher la bave de limace qui lui restait dans la bouche avant de se résoudre à continuer à endurer ce goût ignoble en attendant d'avoir de nouveau cette sensation d'estomac creux et que le cycle recommence.

Tête baissée, se forçant à respirer calmement, Madeleine attendit quelques instants. Elle sentait des larmes commençaient à monter.


*Non. Courage, prend sur toi. Tu es une Gryffondor. Godric Gryffondor n'aurait pas pleuré. Résiste. Ne pleure pas. Respire. *

C'était rare qu'elle se serve ainsi du fondateur de sa maison comme modèle. Certes, elle appliquait les valeurs de Gryffondor, mais elle était elle point barre. Elle n'était pas Godric. Cette allusion à lui voulait clairement dire que les nerfs de la jeune fille était soumis à rude épreuve.

C'est alors qu'elle entendit des sanglots. Avant qu'elle eut le temps de se poser la moindre question, Madeleine ouvrit les yeux par réflexe. Elle eut juste le temps de voir les limaces qui se tortillaient dans le seau avant de relever la tête. Un espèce de gémissement qui tenait quelque peu du sanglot, il faut bien le reconnaître, s'échappa de ses lèvres. S’exhortant au calme, elle vit une élève de Serpentard (d'après son écusson) qui pleurait à chaude larmes assise sur une chaise non loin de Madeleine.

La petite avait les mains recouvertes d'un liquide vert et de boutons dont la couleur rouge perçait à certains endroits. Le préfète n'avait pas besoin d'en savoir plus pour se douter que cela devait faire bien mal.

Vomissant une nouvelle limace et incapable de rester là à regarder sans rien faire la Serpentard pleurer, Madeleine lui dit :

« Euh... bonjour. Qu'est-ce qui t'es arrivé à tes mains ? Ça a l'air de te faire très mal. »

Ce n'était pas terrible comme approche, mais courir faire un câlin à la fillette et lui laver les mains n'était pas envisageable pour le moment.

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