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Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

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Ce matin-là Dylan avait décidé d'aller pratiquer les quelques sortilèges qu'il avait appris dans le but de parfaire son éducation magique et d'être prêt pour la fin de l'année et de parer à toute éventualité pour les examens. Un sortilège en priorité lui posait problème, le sortilège de flamme qu'il avait vu en cours il y a quelques jours déjà. Ce fichu sortilège lui posait problème pour on ne sait quelles raisons, pourtant d'habitude il s'en sortait plutôt bien en sortilège, et tout ce qu'il voulait c'était parfaire son exécution de ce sortilège. Il s'était donc levé de bonne heure pour pouvoir aller s'exercer comme il se doit là où il ne dérangerait personne à savoir le parc. C'est étrange mais après cela, ses souvenirs étaient flous. Il se rappelait simplement avoir voulu s'exercer, être allé jusqu'au parc, avoir commencé à s'exercer, mais par la suite, il ne se souvenait de rien. Dylan n'était pas de nature à s'inquiéter, bien au contraire, c'était quelqu'un de très calme généralement. Mais lorsqu'il ouvrit les yeux et qu'il comprit qu'il était encore au lit, il sût que quelque chose ne tournait pas rond. * Mais qu'est-ce-que ... * s'alarma-t-il dès son réveil. Les yeux maintenant ouverts, tout ce qu'il pouvait voir allongé dans son lit c'était la voûte du château. Il ne reconnaissait pas vraiment l'endroit, peut-être n'y était-il pas encore allé ? En tous les cas, il n'était pas dans les dortoirs, sans quoi il aurait de suite reconnu son environnement. Ceci étant, il se sentait un peu faible et fatigué, incapable de bouger le moindre membre. Ou plutôt si, il le pouvait, mais alors il ressentait une vive douleur dans les membres en question. * Qu'est ce qu'il m'est encore arrivé ? * se demanda Dylan qui n'était pas à son premier coup d'essai - il était plutôt casse-cou dans sa vie de moldu avec ses parents -

Essayant d'analyser l'environnement du mieux possible, il comprit finalement qu'il se trouvait à l'infirmerie. Mais la question lui taraudait encore l'esprit : pourquoi ? Il avait du mal à se souvenir de quoi que ce soit, simplement qu'il était parti s'entraîner avec toutes ses affaires en cas de besoin. D'ailleurs, il n'avait pas pensé à vérifier si ses affaires étaient encore près de lui, mais c'était le cadet de ses soucis. Bougeant avec difficulté sa main droite, il remarqua qu'elle était bandée avec soin. * Je me suis blessé ? * s'inquiéta-t-il, puisque c'était une première pour lui à Poudlard de se blesser de la sorte. Peut-être n'aurait-il pas dû aller s'entraîner au sortilège Lacarnum Inflamare seul et sans surveillance ... Il ressentait une petite brûlure qui le gênait au niveau de sa main, aussi il en déduisit qu'il avait dû faire une bêtise ou que son petit entraînement matinal avait du mal tourné. Mais comment s'était-il alors retrouvé là, à l'infirmerie alors qu'il s'exerçait seul et à l'extérieur qui plus est ? Avec difficulté, il se releva tant bien que mal et remarqua que l'infirmerie était relativement calme. Ils n'étaient pas beaucoup dans le local médical, pas plus de six ou sept, et beaucoup semblaient déjà se porter mieux. Personne ne fît attention à Dylan mais lui essayait de comprendre la situation et de se remettre d'aplomb du mieux qu'il pouvait, comme un malade qui essaie de lutter contre son mal. Une fois qu'il était assis, adossé sur son coussin, le jeune homme reprit peu à peu conscience de son environnement. L'infirmerie, certes, mais il ne faisait pas très chaud par ici, aussi sa couette lui tenait bien chaud. Il semblait pleuvoir dehors, ou bien n'était-ce là que son imagination ? Tournant la tête de droite à gauche, il finit par remarquer la présence d'une jeune fille, assise sur une chaise, à son chevet. * C'est qui ça ? * se demanda Dylan qui ne la reconnaissait pas du tout. Elle semblait inquiète, mais ne disait pas grand mot pour autant. Surpris et étonné, Dylan commençait à se poser des questions sur la présence de cette jeune fille. Etait-ce son charme naturel qui l'avait poussée à venir le surveiller ? Non il devait y avoir une autre explication plus logique. Dans un élan de force, Dylan voulu en savoir plus, et articula quelques mots pour connaître l'identité de cette jeune fille - qui semblait appartenir à la maison Poufsouffle - avant de retomber en arrière dans un long soupir :

« Excuse-moi mais ... on se connaît ? Enfin ... Je ... Je veux dire, qu'est-ce que je fais là, moi ? »

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

Isaya avait un don certain pour se retrouver dans des situations…particulières. Lorsqu’elle ne se retrouvait pas simplement au mauvais endroit, au mauvais moment, ses pas l’entraînaient vers une nouvelle situation cocasse, embarrassante voire franchement ridicule. Sa maladresse naturelle, contre laquelle elle menait un combat acharné (et probablement perdu d’avance mais ne perdons pas déjà espoir) et sa chance…tournante lui avait déjà valu le surnom de boussole à pépins de la part de ses parents.
Aujourd’hui, toutefois, elle rencontrait une situation qui ne lui était pas familière. Alors qu’elle se promenait dans le parc, dans l’espoir de voir apparaître une des tentacules du Calamar géant qui peuplait les eaux du lac, elle avait pu assister à un spectacle bien plus particulier. Un spectacle dont, pour une fois, elle ne faisait pas les frais. Un garçon qu’elle ne connaissait pas autrement que pour l’avoir croisé au détours d’un couloir était installé à l’ombre d’un chêne. En le voyant s’agiter, la jeune fille comprit bien vite qu’il devait être en train de s’entraîner pour un sort quelconque. Elle s’apprêtait ainsi à passer son chemin lorsque les événements s’enchaînèrent à toute vitesse. Comme au ralenti, elle vit un jet de flamme jaillir de la baguette du jeune homme et atteindre la première branche qui s’enflamma aussitôt avant de s’écraser sur lui.
Isaya était pétrifiée. Elle savait qu’elle aurait dû se précipiter à la rescousse de son condisciple mais à vrai dire elle ne savait absolument pas ce qu’elle pouvait faire. Rien de ce qu’elle avait appris depuis son arrivée au château n’était d’un quelconque secours pour la situation à laquelle elle était confrontée. En effet, il y avait tout à parier qu’un Gonflus ne serait pas d’une grande aide et elle doutait fortement de parvenir à soulever les lourds branchages d’un simple Wingardium Leviosa. Après tout, elle ne l’avait jusqu’alors utilisé que pour soulever de petits et légers objets.


*Mais à quoi une école de sorcellerie peut-elle bien servir si elle ne nous apprends pas à répondre à ce genre de circonstances !*

La fillette fit donc ce que la plupart des enfants de son âge aurait fait dans un contexte similaire : elle se mit à hurler aussi fort que ses cordes vocales le lui permettaient.
Et c’est ainsi qu’elle se retrouvait assise sur l’une des chaises de l’infirmerie à attendre que le malheureux (ou maladroit) jeune sorcier se réveille. Pour l’heure, il était recouvert de bandages et paraissait plutôt mal en point bien que l’infirmière lui ait assuré qu’il reviendrait rapidement à lui et sans aucunes séquelles. Elle l’avait d’ailleurs fortement encouragée à retourner dans sa salle commune mais Isaya avait préféré s’assurer elle-même que tout irait bien pour le jeune homme et avait promis d’être aussi sage qu’une photographie moldue, c’est-à-dire immobile ET silencieuse. A vrai dire, elle se sentait coupable de ne pas avoir agi plus rapidement, de ne pas avoir su se débrouiller toute seule et elle tenait à vérifier par elle-même que ses hésitations n’avaient pas causé de trop gros dommages.
Néanmoins, observer les moindres (inexistants) mouvements du blessé n’était pas l’activité la plus trépidante qui soit et la Poufsouffle commençait à s’ennuyer ferme. Les autres malades n’offrant pas plus de distractions, elle commençait à penser qu’elle ferait mieux de suivre les conseils de Mme Pomfresh et de déguerpir rapidement. Elle envisageait fermement la possibilité de s’éclipser discrètement lorsque le garçon commença à remuer. Lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, il ne lui fallut pas longtemps avant de remarquer la présence de la jeune fille et il demanda :


« Excuse-moi mais… on se connaît ? Enfin… Je… Je veux dire, qu’est-ce que je fais là, moi ? »

L’heure des explications avait sonné. Elle commença donc, en soupirant, par se présenter avant d’enchaîner avec le récit des événements qui les avaient conduit à cet endroit. Pour être honnête elle n’était pas certaines de grand-chose. Elle ne connaissait pas plus le sort qu’avait utilisé le blessé qu’elle ne comprenait comment une épaisse branche avait pu s’enflammer si rapidement.

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
Gardienne des Frelons
"It does not do dwell on dreams and forget to live" - Albus Dumbledore

Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

La jeune fille qui semblait veiller au chevet du jeune Gryffon semblait vraiment concernée par les événements, du moins c'est ce que Dylan pensait en l'écoutant lui raconter sa mésaventure. Et pendant qu'il l'écoutait, cette jeune Isaya, le blessé se rappelait de quelques événements par bribes. Il avait compris que la jeune élève de Poufsouffle était arrivée après la catastrophe, mais il se rendit également compte qu'il avait eu une chance folle qu'elle passe par là au moment de l'accident, sans quoi il serait encore sous cette branche. Tout ce dont Dylan pouvait se rappeler, c'était qu'il allait s'entraîner au sortilège de flamme mais que quelque chose s'était mal passé et qu'il avait malencontreusement mis feu à l'arbre qui se trouvait non loin de lui. Mais par la suite, il ne se rappelait pas grand-chose, c'était cette petite Isaya qui lui avait expliqué qu'il s'était pris une branche de plein fouet, l'immobilisant et le faisant tomber dans les pommes. * Ceci explique donc mon mal de tête ... * comprit Dylan. Cette jeune Poufsouffle avait été vraiment gentille avec lui : il semblerait qu'elle avait été là, à son chevet depuis son arrivée, ce qui devait bien faire quelques heures maintenant puisque le soleil n'éclairait plus autant le château que lorsque Dylan était encore conscient. Il se demandait même pourquoi Isaya était resté autant de temps à son chevet, après tout, elle n'y était pour rien, mais Dylan lui devait tout de même une fière chandelle, sans elle, il serait peut-être encore dans les vapes, sous la branche, en plein milieu d'un feu. Elle avait un visage si doux et tranquille que Dylan se sentait bien en sa présence, et puis, il préférait tout de même avoir quelqu'un qui lui parle plutôt que de se réveiller seul à l'infirmerie sans savoir pourquoi il était là. Non vraiment, le jeune Gryffon en devait une à la jeune Poufsouffle. D'ailleurs, plus Dylan y pensait, plus il se disait qu'il allait lui rendre la pareille lorsqu'il irait mieux, d'une quelconque façon que ce soit. Isaya avait maintenant terminé les explications qu'elle avait à fournir à Dylan et elle s'était arrêtée de parler, faisant tomber un silence assez étrange. Le jeune garçon ressentait toujours quelques courbatures dans le bas du dos, dans les jambes et ses mains lui faisaient un peu mal, mais il essaya tout de même tant bien que mal de se relever un peu, et de s'asseoir dans son lit de patient. Ceci fait, non sans quelques petits cris de plainte, le jeune garçon prit la parole :

« Et tu ... tu es restée là depuis tout à l'heure ? », demanda-t-i le plus naturellement possible, esquissant une grimace de douleur. « Pourquoi ? Rien ne t'y ... obligeait tu sais .... Mais ... Merci. Merci beaucoup, Isaya »

Il marqua une courte pause pour essayer de bouger ses mains, ce qu'il réussit à faire non sans mal, dans le simple but d'observer le bandage sur sa main. Il remarqua aussi qu'il était pansé un peu partout sur les jambes et que quelques contusions avaient fait leur apparition sur son corps. Il ne souffrait pas vraiment le martyre non plus, mais tout ceci le mettait dans un état fébrile qu'il n'appréciait guère, lui qui aimait courir et bouger tout le temps. * C'est pas vraiment la joie, mais au moins, j'suis un guerrier maintenant ! * se dit-il pour s'efforcer de voir le côté positif des choses. Il n'appréciait guère le fait qu'il soit encore consigné au lit, mais n'ayant pas le choix, il n'émit aucune objection. Voyant qu'Isaya ne savait plus trop quoi dire et faire, Dylan cru bon de reprendre la parole :

« Au fait moi c'est ... Dylan. Gryffondor, deuxième année. Je ne m'étais même .... Même pas encore présenté » , désolé, dit-il alors que parler semblait un effort pour lui.

Il ne voulait pas non plus retenir la jeune Poufsouffle trop longtemps, elle avait déjà beaucoup fait pour Dylan, et même s'il appréciait beaucoup sa compagnie en de telles circonstances, il jugea bon de ne pas jouer le bourreau et de la prévenir qu'elle pouvait repartir si elle le souhaitait. Bien entendu, au fond de lui, il aurait espéré qu'Isaya reste encore un peu avec lui, de toutes les façons, il ne serait plus à l'infirmerie pour longtemps, du moins c'est ce qu'il espérait. En tous les cas, après avoir fait part des possibilités à la jeune Poufsouffle, Dylan ferma les yeux en poussant un long soupir, tout en pensant que la prochaine fois, il irait s'entraîner avec quelqu'un, pour éviter de se retrouver à nouveau à l'infirmerie.


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Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

Isaya s’embourbait dans ses explications. Elle ne savait pas vraiment comment décrire les événements qui l’avait conduite à veiller le Gryffondor. Toute cette situation lui paraissait tellement irréelle qu’elle se demandait si elle n’allait pas bientôt se réveiller. Elle allait ouvrir les yeux, l’étoffe soyeuse de sa couverture lui chatouillerait le bout du nez avant que les rires et les chuchotements de ses camarades de dortoir achèveraient de la sortir complétement de ses songes. Mais le mur de l’infirmerie ne se dissipait pas et elle se devait de continuer son récit. Elle tentait, tant bien que mal, de dissimuler son mal être par une attitude faussement calme et un ton tranquille.
Lorsque son histoire toucha à son terme, le silence s’installa entre le Gryffon et la Poufsouffle. La filette attendait, plongée dans son mutisme que son camarade prenne la parole. Peut-être pourrait-il lui expliquer comment ce fichu arbre s’était embrasé. Mais il ne semblait pas disposer à le faire. Il tentait de se relever, gémissant entre ses dents lorsque la douleur devenait trop peu supportable. Il finit tout de même par rompre le silence :


« Et tu… tu es restée là depuis tout à l’heure ? Pourquoi ? Rien ne t’y… obligeait tu sais… Mais… Merci. Merci beaucoup, Isaya. »

Que devait-elle répondre ? Etre honnête et lui dire qu’elle se sentait coupable, qu’elle craignait d’avoir diminué les chances de guérison du garçon par son hésitation. Ou répondre par quelques mots bidons et dénués de sens ? Elle trancha pour une réponse sincère mais qui laissait de côté ses doutes.

« Je…je voulais être sûre que tu allais bien… Tu ne semblais pas en grande forme et puis…, elle hésita avant de continuer, je ne voulais pas que tu sois seul au moment où tu reviendrais à toi. »

Elle se réfugia à nouveau dans le silence. Le blessé s’agitait mais elle ne savait pas quoi faire pour lui venir en aide. Ses parents avaient beau être tous les deux des spécialistes de la santé (bien que pratiquant leur domaine de manière quelque peu… différente), Isaya ne s’était jamais sentie très à l’aise face aux malades. Elle craignait d’aggraver leur état, de les fatiguer et préférait s’éclipser discrètement dès qu'elle en avait l'occasion.
Le jeune homme reprit :


« Au fait moi c’est… Dylan. Gryffondor, deuxième année. Je ne m’étais même…Même pas présenté. »

Chaque mot prononcé semblait le faire souffrir. Néanmoins, il continua, lui faisant savoir qu’elle pouvait retourner à son dortoir.
Isaya hésitait, d’un côté, elle serait bien retourné vaquer à ses occupations. Elle avait plusieurs devoirs qui l’attendaient. Mais le garçon semblait lui hurler du regard de rester encore un moment avec lui. Elle pensait que si elle avait été celle qui s’était retrouvée sous tous ses bandages, elle n’aurait pas voulu attendre de voir défiler les minutes, puis les heures, couchée sur le lit. Elle aurait apprécié qu’un ami, ou du moins une connaissance, se charge de la distraire. Elle sourit donc à son camarade, tenta de trouver une position plus confortable sur la chaise de bois en remontant ses jambes contre sa poitrine et fouilla dans les poches de sa robe tout en déclarant :


« Je n’ai pas grand-chose à faire aujourd’hui de toute façon. Que dirais-tu d’une partie de carte ? Par contre je crois que je n’ai qu’un jeu moldu et il n’est pas dans le meilleur des états. Mais ce n’est peut-être pas plus mal… Je ne crois pas que Mrs Pomfresh apprécierait que l’on joue à la bataille explosive. Enfin… c’est comme tu veux…si tu préfère te reposer… »

Elle conclut sa phrase en sortant le fameux paquet. Les cartes étaient écornées et il devait probablement en manquer une ou deux. Elle n’avait pourtant pas pu se résoudre à le jeter. Il lui rappelait trop de bons souvenirs. Des parties interminables, ponctuées d’éclats de rire, autour de la table de la cuisine, les solitaires sur la plage, lorsqu’il fallait courir pour rattraper l’as qui s’envolait, poussé par le vent ou encore les tours de « magie » que lui apprenait son père tandis que sa mère se moquait gentiment d’eux. Isaya secoua doucement la tête pour s’éclaircir les idées et reprit joyeusement :

« Et puis, tu pourrais peut-être m’expliquer ce que tu as fabriqué pour faire brûler ce pauvre arbre ! »

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
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Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

Le jeune Gryffon venait décidément de faire face à une épreuve bien étrange, mais pour le moins intéressante. Cela lui avait permis de rencontre Isaya, de faire une nouvelle rencontre, et ça, c'était le côté positif à son léger incident. Il espérait d'ailleurs ne pas avoir trop brûlé le parc un peu plus tôt, ce n'était pas vraiment la son intention. Il voulait tout simplement pouvoir s'entraîner tranquillement et pratiquer ses sortilèges dans le but de parfaire son éducation de sorcier. Mais les accidents arrivent parfois et c'est indépendant de la volonté de chacun. Quoiqu'il en soit, Dylan commençait à se sentir un peu mieux, quand bien même ses membres le faisaient encore un petit peu souffrir, il pouvait tout de même être conscient de son environnement et également bouger ses mains, mêmes si l'un d'entre elles était toujours bandées par mesure de soin infirmiers. La jeune Isaya expliqua donc pourquoi elle avait veillée au chevet du jeune blessé :

« Je…je voulais être sûre que tu allais bien… Tu ne semblais pas en grande forme et puis…, elle hésita avant de continuer, je ne voulais pas que tu sois seul au moment où tu reviendrais à toi. »

* Quelle délicate attention * pensa Dylan, flatté. Il rougit un peu lorsque Isaya lui expliqua cela. Elle n'avait nul devoir de rester au chevet du jeune garçon, mais elle l'avait fait, par inquiétude et compassion. Aussi Dylan trouvait cela vraiment adorable et gentil de sa part, et il se promit intérieurement de la remercier lorsqu'il serait de nouveau sur pied. Après tout, il lui devait bien cela. Les deux jeunes gens se connaissaient maintenant mutuellement et le courant semblait bien passer entre eux même si c'est la première fois pour Dylan qu'il rencontre quelqu'un de la sorte. En tous les cas, Isaya semblait un petit peu gênée de la situation, bien que Dylan ne comprenne pas vraiment pourquoi. Sentant qu'il allait un peu mieux, il se redressa sur son lit de blessé et était maintenant assis et pouvait ainsi mieux discuter avec sa jeune amie qu'il venait de rencontrer. D'ailleurs, cette dernière en profita pour lui dire qu'elle n'avait de toutes façons pas grand chose à faire aujourd'hui et que ce serait avec plaisir qu'elle resterait avec Dylan jusqu'à ce qu'il aille mieux. * Même si je ne lui dit pas par politesse, c'est bien qu'elle reste * se réjouit intérieurement Dylan. Il était très content d'avoir quelqu'un à qui parler. Isaya proposa un jeu de carte à Dylan, histoire de se changer les idées et de passer le temps, et il faut dire que ce n'était pas de refus, au moins cela permettrait aux deux jeunes gens de faire plus ample connaissance et de peut être construire une amitié ? Quoiqu'il en soit, Dylan acquiesça vivement de la tête, même s'il n'avait pas vraiment joué aux cartes de sa vie. Et qu'il ne savait même pas ce qu'était la bataille explosive, alors ... Mais il se réjouit à l'idée de pouvoir apprendre quelque chose de nouveau. Il sourit donc à Isaya et accepta avec plaisir de jouer aux jeux de cartes. En plus, cela lui permettrait de se remettre d'aplomb un peu plus vite, il aurait ainsi l'occasion de bouger ses membres endoloris. Soudainement, Isaya prit la parole :

« Et puis, tu pourrais peut-être m’expliquer ce que tu as fabriqué pour faire brûler ce pauvre arbre ! »

* Ce pauvre arbre ? * sourit Dylan, amusé. Il était vrai qu'il n'avait peut-être pas été très clément avec la nature et qu'il se devait probablement de réparer les dégâts quand il le pourrait. Et s’il le pouvait. Ceci étant, la façon dont avait demandé cela Isaya avait fait sourire Dylan et il avait même pu rigoler un petit peu. Cela le faisait rire de voir l'air un peu fâché que prenait cette jeune Poufsouffle alors qu'elle avait l'allure d'une petite fille qui ne ferait pas de mal à une mouche. Et cela cassait tellement le côté gentil et attendrissant qu'elle avait montré jusque là. Ceci dit, il ne faut pas se fier aux apparences et c'est probablement pour cela que Isaya n'avait pas dit cela méchamment, loin de là. Elle aussi semblait amusée en plus. Mais Dylan n'attendit pas non plus trop longtemps pour s'expliquer :


« Ahaha, ne crie pas comme ça, voyons ! J’étais simplement allé m’entraîner au sortilège de flamme, mais je crois bien que je manque encore d’entraînement … J’ai dû mal prononcer ma formule je pense, du reste, je ne m’en souviens pas vraiment … » avais répondu le jeune Gryffon, un peu coupable tout de même d’avoir éradiqué un arbre du parc de Poudlard. Il espérait ne pas avoir à faire à la directrice pour son manque de sérieux. Se ressaisissant pour ne pas trop y penser, il enchaîna :

« Bon et alors, ce jeu de carte, en quoi il consiste ? Je n’ai jamais joué aux cartes … » avoua timidement le jeune homme, alors qu’il se mordait la lèvre en signe de gène. Il trouvait cela un peu honteux de ne pas savoir jouer aux cartes et espérait que Isaya ne se moquerait pas de lui.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

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Dylan avait l’air d'être dans ses petits souliers. Isaya n’avait pas pu conserver son air faussement fâché devant son air coupable même si elle se doutait bien qu’il sur-jouait quelque peu. De toute façon, elle n'avait jamais été très douée dans l'art de la comédie. La moindre de ses pensées se retrouvait peinte dans son regard et son attitude générale. Ainsi, personne ne pouvait hésiter sur ses émotions. Il suffisait d’un coup d’œil pour différencier son amusement, sa colère ou sa tristesse. Un vrai livre ouvert ! Avec le dictionnaire fourni en prime ! De plus, si elle s’était réellement emportée contre le garçon, il était certain qu’elle aurait fait disparaître rapidement son petit sourire en coin. Malgré ses airs d’enfant sage, sa colère était plus fréquente qu’elle ne l'aurait voulu et souvent franchement effrayante. Mais bref, ce n'était pas à l'ordre du jour.
Son visage se fendit d’un sourire tandis que celui du Gryffondor en faisait de même tandis qu’il répondait :


« Ahaha, ne crie pas comme ça, voyons ! J’étais simplement allé m’entraîner au sortilège de flamme, mais je crois bien que je manque encore d’entraînement … J’ai dû mal prononcer ma formule je pense, du reste, je ne m’en souviens pas vraiment … »

Il sembla se décomposer, devenant plus pâle qu’il ne l'était déjà grâce aux événements de la journée avant de sembler se ressaisir. La jeune Poufsouffle compatissait avec lui, il avait dû avoir sacrément peur en se réveillant ici, couvert de bandages tel une momie. Voulant le rassurer, elle s’apprêtait à lui répondre lorsqu’il reprit d'une voix pleine d’entrain :

«Bon et alors, ce jeu de carte, en quoi il consiste ? Je n’ai jamais joué aux cartes … »

Sa dernière phrase s'était terminée dans un murmure, pourtant, Isaya le remarqua à peine tant elle était stupéfaite. Jamais joué aux cartes ? Cela lui paraissait complètement invraisemblable. Après tout, ce jeu avait eu son heure de gloire autant dans le monde moldu que dans celui des sorciers. Elle ne parvenait même plus à se rappeler à quel âge elle y avait été initiée ni quelle version elle avait découverte en premier. Toutefois, les souvenirs de parties endiablées étaient toujours en sa mémoire. Sa mère et elle, en pleine bataille explosive sous les regards admiratifs et rêveurs de son père, fasciné par cette magie qu’il ne comprenait pas. Les tournois de Jass, de crapette et de bataille « ordinaire » cette fois, dans lesquels elle défiait son père tandis que, sceptique, parfois moqueuse mais surtout intriguée, sa mère les encourageait et leur fournissait un stock quasi inépuisable de biscuits en tout genre, de tranches de cake et de tasses de thé fumantes. Et enfin les parties solitaires qui l'occupaient lorsque l'envie de lire se faisait distante mais qu’il fallait bien faire défiler les heures.
Remarquant soudain l’air gêné de son camarade, elle se ressaisit et lui servit un chaleureux sourire avant se reprendre :

« Jamais ! Vraiment ? Il va falloir remédier à ça très rapidement. Il faut bien que tu puisses t’occuper la prochaine fois que tu te disputeras avec un chêne, conclut-elle avec un clin d’œil. »

Elle entreprit alors de lui enseigner les règles de la bataille, un jeu simple mais qui avait l’avantage d'être connu dans les deux mondes même si les différences pouvaient être…explosives. Elle lui indiqua quelles cartes avaient le plus de valeur, que faire en cas d’égalité et comment se jouait la version sorcière pour, qu’au cas où on lui propose un jour une partie, il ne soit pas complètement perdu. L’ambiance était détendue et ils avaient dû à plusieurs reprises baisser le volume sous le regard emplit de réprobation de l’infirmière lorsque la fillette décida d'entamer plus sérieusement la conversation.

« Tu es complètement sorcier, né-moldu ou un peu des deux ? Moi je suis de sang-mêlé, sorcière par ma mère. Je vis en France et toi ? »

Elle ne savait pas trop si ses questions étaient indiscrètes, étant peu habituée à discuter avec des enfants de son âge. Elle espérait qu’elles ne l'étaient pas et qu'elle allait encore pouvoir discuter un moment avec Dylan. Il était gentil et elle se sentait à l'aise avec lui. De plus, elle avait encore de nombreux autres jeux à lui apprendre.

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
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« Jamais ! Vraiment ? Il va falloir remédier à ça très rapidement. Il faut bien que tu puisses t’occuper la prochaine fois que tu te disputeras avec un chêne »

Eh non, jamais. Le jeune homme se sentait un peu nul de ne jamais avoir touché un jeu de cartes de sa vie mais il faut dire que dans sa famille, jouer, on avait pas vraiment le temps. Son père est plus occupé à faire des farces à tout bout de champ, sa mère travaillait dur quant à son frère, il n'était pas souvent présent. Aussi Dylan trouvait des petits jeux seul, mais ne pouvait pas vraiment jouer aux cartes seul, comprenez bien. Il avait souri à la petite remarque d'Isaya, qui se voulait probablement un peu moqueuse, mais il trouvait cela plutôt bien placé, à dire vrai. Il était bien content de voir qu'il avait une bonne amie sur qui compter et qu'il faisait de nouvelles rencontres. D'autres maisons, qui plus est, ce qui est d'autant mieux, il faut l'avouer.

Le jeune homme écouta donc sa jeune amie Poufsouffle lui raconter comment l'on jouait aux cartes. Dylan s'emmêla un peu les pinceaux lorsque la jeune fille aborda les variantes des jeux de cartes, mais les explications d'Isaya lui permirent de vite comprendre de quoi il en retournait. Les deux jeunes gens passaient un bon moment et ils échangeaient même quelques éclats de rires lorsque Dylan ne comprenait pas ou que le sujet se prêtait à la rigolade. * Finalement, ça à du bon de se blesser * songea-t-il, content d'avoir fait la connaissance de cette jeune Poufsouffle pleine de vie et d'entrain. Il fallait dire qu'Isaya semblait déborder d'énergie, du moins c'est l'impression que Dylan avait de cette jeune fille. Ce qui ne lui déplaisait en aucun cas, Dylan aimait beaucoup les gens comme ça. Les explications se terminèrent sur une petite pointe d'ironie de la part d'Isaya, mais Dylan ne fit pas la remarque, il trouvait cela vraiment bien joué de sa part : il aimait les personnes qui savent plaisanter comme il se doit. Terminant ainsi ses explications, Isaya demanda alors, rompant totalement le sujet de conversation précédent :

« Tu es complètement sorcier, né-moldu ou un peu des deux ? Moi je suis de sang-mêlé, sorcière par ma mère. Je vis en France et toi ? »

La question avait pris de cours le jeune homme qui ne s'y attendait pas du tout. Il était rare qu'on lui pose ce genre de question, en fait. Mais il pouvait facilement y répondre, donc il ne se fit pas prier. Il se sentait de mieux en mieux au fur et à mesure que les heures passaient, puisque oui, mine de rien, le temps filait à vitesse grand V, même si Dylan ne prêtait pas vraiment attention à l'heure qu'il était. Il jetait furtivement un coup d'œil de temps en temps en direction de l'horloge de l'infirmerie pour ne pas qu'Isaya pense qu'il s'ennuyait en sa compagnie, ce qui n'était pas le cas. Il se demandait simplement s'il pourrait rentrer chez les Gryffons ce soir. Après un court instant de réflexion, Dylan répondit donc à sa jeune et nouvelle amie :

« Moi ? Complètement sorcier ! En fait, mes deux parents sont sorciers, mais mon frère, l'aîné de la famille, n'a pas hérité de pouvoirs magiques, apparemment ... »

Le jeune homme eût un cours instant d'hésitation, il avait toujours pensé que son frère lui en voulait à ce sujet, aussi il était triste de voir que son frère prenait de moins en moins de nouvelles. Il chassa néanmoins cette sombre pensée et continua :

« J'habite à Londres, dans un petit quartier fort sympathique, où j'ai grandit. J'ai toujours aimé les pays étrangers, c'est comment la France dit moi ? »

Dylan portait une attention toute particulière à certains pays du monde et la France figurait dans son top 10 des lieux à visiter. Quand bien même il n'avait pas encore l'âge de voyager seul, il avait cependant l'idée d'aller partir là-bas, lorsqu'il aurait grandi. Et pourquoi ne pas visiter Beauxbâtons ? On voyait des étincelles des les yeux du jeune homme, il attendait avec impatience qu'Isaya décoche un mot pour lui raconter mille et une choses sur la France. Laissant de côté le jeu de cartes, Dylan n'attendait qu'une chose : qu'ils entament une longue conversation sur les voyages et cultures du monde.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

Sa question avait visiblement surpris le Gryffondor. Il la fixait avec un regard interrogateur. Afin de dissimuler sa gêne, Isaya commença à jouer avec l'une de ses mèches, elle était en pleine étude de l’une d'entre elle dont la couleur miel la laissait dubitative. Elle préférait quand ses cheveux redevenaient plus foncé, d’un brun roux, à l’approche de l’hiver. Elle fut interrompue dans sa contemplation par la réponse de Dylan :

«Moi ? Complètement sorcier ! En fait, mes deux parents sont sorciers, mais mon frère, l'aîné de la famille, n'a pas hérité de pouvoirs magiques, apparemment ... »

Il parlait de son frère sans honte, comme s’il décrivait un trait de caractère. Trop souvent, les sorciers, s’ils ne les méprisaient pas, traitaient ceux qu’ils nommaient « Cracmols » tels des pestiférés, craignant sans doute que leur « maladie » ne soit contagieuse. Pourtant, son nouvel ami ne semblait absolument pas partager de telles pensées et cela le fit encore grimper dans l'estime qu'elle lui portait. La situation familiale du jeune homme ne devait pas être tous les jours facile. Elle-même surprenait par fois le regard envieux de son père lorsque sa mère manifestait de la magie, elle ne pouvait alors qu’imaginer ce que pouvait ressentir un sorcier sans pouvoir dans une famille qui en était entièrement dotée. Elle se demandait comment son camarade avait réagit à la réception de sa lettre d’admission à Poudlard. S’était-il réjouit ? Avait-il été soulagé ? Ou peut-être avait-il appréhendé la réaction de son frère ? Elle avait de la peine à s’imaginer la situation, elle qui était fille unique.

« J'habite à Londres, dans un petit quartier fort sympathique, où j'ai grandit. J'ai toujours aimé les pays étrangers, c'est comment la France dit moi ?  »

Des étoiles brillaient dans ses yeux. Il semblait prêt à boire ses paroles. Elle se racla discrètement la gorge et entreprit donc de lui décrire sa région, les bains glacés qu’elle prenait dans la mer, quelque soit la saison et sa résistance aux rhumes qui en avait découlé mais également le caramel au beurre salé, accompagnant à merveille n’importe quelle crêpe sucrée,qui rendait ses doigts collants, la lande couverte de bruyère et les sites celtiques . Elle enchaîna ensuite sur la Provence, ses champs de lavande et les abeilles y butinant, les fleurs de toutes les couleurs et au parfum si fort qu’elle ne pouvait s’empêcher d'éternuer et le nougat au goût puissant qui se déclinait dans toutes les formes et dans toutes les saveurs. Isaya lui parla enfin des villes, de Paris, Nîmes, Brest, Bordeaux… Des zones urbaines avec leur salon de tatouages, de la pollution dont les effluves irritent les passants et les forcent à tousser qui ne peuvent pourtant enlaidir les beautés des plus belles cités du monde et de leurs monuments.
Isaya s’emballait, elle adorait discuter de sa contrée d’origine, de son amour du français et de ceux qui le parlent. Ses pensées vadrouillaient librement dans ses souvenirs, ne se souciant plus de la logique. Elle devait se faire violence pour ne pas perdre le fil de son discours et passer sans cesse du coq à l’âne.
Elle se tut enfin, laissant le silence voleter dans l’infirmerie. Elle sourit, légèrement embarrassée de s'être laissé emportée dans son exposée et reprit plus calmement :


« Désolée, je crois que je me suis un peu emballée mais je remarque que mon pays me manque. Je n'étais jamais partie aussi longtemps de chez moi ou du moins, je ne m’en souviens pas. Je suis née à St-Mangouste mais mes parents m'ont très vite ramenés chez nous et je ne connais pas très bien l’Angleterre. Je suis venue à Londres en vacances et pour mes achats scolaires mais je n'y ai jamais vécu. Qu’est ce que cela fait de vivre dans cette ville ? »

Elle appréciait beaucoup leur conversation mais elle se disait que le jeune homme devait être impatient de rejoindre sa salle commune et ses amis et elle ne voulait pas le retenir s'il ne le désirait pas.

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Les mots en gras sont ceux demandés par la mission 14 du mois de Novembre de la Cabane de Cristal

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
Gardienne des Frelons
"It does not do dwell on dreams and forget to live" - Albus Dumbledore

Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

Dylan commençait à se sentir un peu mieux. Bien entendu, il ressentait toujours des courbatures et autres dans certaines parties de son corps, principalement celles qui ont été meurtries, mais globalement, le jeune Gryffon se sentait beaucoup mieux. Il espérait d'ailleurs que l'infirmière allait le laisser sortir avant la tombée de la nuit, il ne tenait pas vraiment à passer la nuit à l’infirmerie. Son lit était plus personnel et il s'y sentirait mieux, psychologiquement du moins. Aussi, le jeune homme espérait pouvoir quitter cet endroit avec Isaya, d'ici quelques heures. Pour le moment, Dylan écoutait Isaya parler de la France, le pays d'où elle venait. Dylan se surpris à penser que la discussion avait tout de même bien avancée par rapport au moment où il s'était réveillé. Ils avaient commencé par des banalités pour ensuite entamer une conversation un peu plus profonde, qui avait pour sujet le monde et ses divers pays. Du moins, celui d'Isaya pour le moment. Mais le jeune garçon buvait les paroles de la jeune Poufsouffle : il n'en loupait une miette. Dylan a toujours eu une nature curieuse, ce qui l'a bien entendu souvent poussé à toujours en savoir plus sur tout ce qui l'entourait. Aussi, il était très content de pouvoir entendre quelques anecdotes et approfondir sa culture du monde. Au fur et à mesure qu'Isaya déballait au blessé tout ce qu'elle pouvait, Dylan se promit qu'un jour, il irait visiter ce pays qui semblait magique. On pouvait lire l'attention dans les yeux de Dylan : des étoiles brillaient encore plus dans ses yeux maintenant. Et tout le beau discours de sa jeune amie lui avait donné encore plus envie à Dylan d'alimenter sa soif de connaissance, il se promit donc d'aller se documenter dès qu'il le pourrait à la bibliothèque de son école. Bientôt, le discours d'Isaya toucha à sa fin, et cette dernière semblait un peu gênée de s'être autant emballée, mais Dylan ne voyait pas pourquoi elle devait l'être. Elle conclut toute la biographie de la France de cette façon :

« Désolée, je crois que je me suis un peu emballée mais je remarque que mon pays me manque. Je n'étais jamais partie aussi longtemps de chez moi ou du moins, je ne m’en souviens pas. Je suis née à St-Mangouste mais mes parents m'ont très vite ramenés chez nous et je ne connais pas très bien l’Angleterre. Je suis venue à Londres en vacances et pour mes achats scolaires mais je n'y ai jamais vécu. Qu’est ce que cela fait de vivre dans cette ville ? »

* C'est légitime que son pays lui manque ... * songea Dylan. Cela apportait un côté encore plus humain et attentionnée au personnage que Dylan commençait à apprécier de plus en plus. Il s'était fait là une très bonne amie qu'il se promit ( encore une fois ) de connaître un peu plus et d'entretenir cette nouvelle amitié. Ainsi donc, Isaya ne connaissait pas vraiment la Grande-Bretagne. Dylan non plus d'ailleurs, il n'avait pas beaucoup voyagé, ses parents le disait encore un peu jeune pour partir à l'exploration. En ce sens, Dylan n'était pas d'accord et enviait son frère, qui avait déjà vu plus d'une merveille dans ce monde. Cependant, Dylan connaissait assez bien Londres, du fait qu'il habite un petit quartier et que ses parents l'emmenaient souvent en promenade dans Londres. Il connaissait les quartiers les plus connus et était déjà allé dans des centres commerciaux absolument magnifiques mais il ne savait pas trop comment répondre de façon complète à la jeune Poufsouffle. Il réfléchit un instant avant de formuler une réponse, puis entreprit son petit speech :

« Vivre à Londres ? Eh bien, c'est comme ... comme une composition de musique ! Parfois c'est fort et impressionnant, et parfois on se contente de vivre simplement. En fait, mes parents y vivent depuis ma naissance seulement, ils voulaient vivre dans une ville et construire leur vie de famille ailleurs que dans les plus petites villes de Grande-Bretagne où ils vivaient. Mais finalement, Londres n'est vraiment pas si mal que cela, hormis le temps désastreux ... » Il poussa un soupir avant de reprendre. « Mais je rêve de parcourir le monde, tout comme mon grand frère ! »

C'est ainsi que le jeune homme se perdit en explications assez longues concernant la ville de Londres et ce qu'il en connaissait, ainsi que son frère et ses voyages perpétuels autour du monde. Il raconta un peu sa vie de famille à Isaya et lui expliqua un peu mieux comment étaient les Londonniens et comment la vie à Londres était. Elle semblait apprécier tous les petits détails que Dylan pouvait lui apporter, aussi les deux jeunes gens échangèrent pendant de longues minutes à propos de leurs avis respectifs et de leurs envies de voyages, ainsi que leur pays, ville ou climat préféré. En un peu plus d'une trentaine de minutes, Dylan avait appris à connaître Isaya et qui elle était au fond d'elle-même. Il appréciait beaucoup cette jeune fille douce et gentille, qui ne semblait pas faire de mal à une mouche. Son côté avenant était aussi une très belle qualité que Dylan appréciait chez elle. Après tout, elle avait veillé à son chevet sans même y être obligé, c'est une preuve de compassion et de gentillesse qui n'a pas de valeur. Lorsque la conversation des deux jeunes gens toucha à sa fin, Dylan sourit : il était tout simplement content d'avoir rencontré une nouvelle personne, qui plus est une personne si aimable et gentille. * Je devrais me blesser plus souvent * pensa-t-il en rigolant, ce qui dérouta un peu la jeune Poufsouffle.

La lumière naturelle du soleil qui disparaissait petit à petit rappela à Dylan l'heure qu'il était : la soirée allait commencer, il devait bien être 17h passée. Un coup d'œil à l'horloge non loin conforta Dylan dans son idée. Il ne voulait pas retenir Isaya plus que ça, ils avaient déjà passé une bonne partie de la journée ensemble, à discuter, lui dans son lit d'infirmerie, elle sur sa chaise de visiteur. Il tenait à savoir si il pourrait quitter l'infirmerie pour aller prendre le dîner en compagnie de sa nouvelle amie, mais il ignorait complètement les instructions de l'infirmière. Aussi, il jugea bon de demander à Isaya si elle avait plus d'informations à ce sujet :

« Dit moi, tu sais si je peux sortir ce soir de ce lit ? J'aimerais bien dormir chez les Gryffons ce soir, et non ici. Je me sens beaucoup mieux, qui plus est. Pourrais-tu demander à l'infirmière, s'il te plaît ? »

Il se rallongea dans son lit en attendant qu'Isaya lui rapporte des informations supplémentaires, tout en croisant les doigts pour pouvoir sortir d'ici. Il repensait à son frère et à sa famille alors qu'il avait les yeux rivés sur le plafond - assez laid - de l'infirmerie. Il entendit du mouvement près de lui et se demanda de qui il pouvait bien s'agir. Il se releva, dans l'attente d'informations à son sujet. L'estomac dans les talons, il espérait qu'il puisse profiter du fabuleux banquet du soir, avec ses camarades et amis.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

Il semblait à Isaya qu’elle aurait pu voir les méninges de Dylan s’activer tant sa réflexion semblait intense. Pourtant, la question était plutôt simple. Elle se demanda un instant si ses blessures amoindrissaient sa concentration ou si elle avait finit par le noyer sous son babillage. Il était vrai que, même si la plupart des gens ne s’en rendait pas compte, la jeune Poufsouffle pouvait être très bavarde avec ceux qu’elle appréciait. Timide d’un premier abord, elle devenait un véritable moulin à parole lorsque son interlocuteur était parvenu à abattre ses défenses. Elle pouvait parler de tout et de rien, s’échauffer sur une question épineuse et sauter sur un nouveau sujet, tout cela sans reprendre sa respiration. Elle pensait toutefois, s’être relativement retenue et ne pas avoir balancé ses mots et phrases à toute vitesse sans pitié pour son interlocuteur. L’interlocuteur en question avait d'ailleurs mis au point sa réponse et il entreprit de lui décrire sa vie de citadin :

« Vivre à Londres ? Eh ben c’est comme… comme une composition de musique ! Parfois c’est fort et impressionnant et parfois on se contente de vivre simplement. En fait, mes parents y vivent depuis ma naissance seulement. Ils voulaient vivre dans une ville et construire leur vie de famille ailleurs que dans les plus petites villes de Grande-Bretagne où ils vivaient. Mais finalement, Londres n’est vraiment pas si mal, hormis le temps désastreux… Mais je rêve de parcourir le monde comme mon grand frère. »


Isaya ne pu retenir un rire. Un temps désastreux ? Apparemment Monsieur n’avait jamais mis les pieds en Bretagne où toute sorte d’expressions plus ou moins fleuries décrivaient la météo locale, la plus parlante étant peut-être : « en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour ». Elle résumait parfaitement les multiples averses qui pouvaient s’abattre sur la population, séparées par des éclaircies de durée variable. La fillette se reprit rapidement et écouta les explications de son camarade. Il lui décrivait toutes les facettes de sa ville natale avant d’enchaîner sur les voyages de son frère. Encore une fois, elle pu mesurer l’attachement profond qui semblait lier la fratrie. Ils en vinrent à comparer leurs destinations rêvées. Elle exposa son envie d’aller visiter l’Amérique latine et les temples précolombiens, son attrait pour l’Egypte et les pyramides et finit par des descriptions de ce qu’elle imaginait pouvoir admirer en Inde. Ils parlèrent également de pays moins lointains, de leurs désirs d’explorations. Elle expliqua d’ailleurs à cette occasion qu’elle aimerait bien pouvoir partir camper et dormir à la belle étoile, chose quasiment impossible avec le temps changeant de sa terre d’origine. Leur débat durait depuis une petite demi-heure, ponctué de rires. La jeune Poufsouffle se sentait bien, elle appréciait beaucoup le Gryffondor, son ouverture d’esprit et son sens de l’aventure. Elle comprenait facilement ce qui avait poussé le Choixpeau à le répartir dans la Maison des braves.
La pénombre s’était aventurée dans l’infirmerie. Les rayons rasant du soleil ne laissaient pénétrer que peu de lumière dans la vaste pièce. La petite fille n’aurait pas su dire l’heure qu’il était si l’on la lui avait demandée et elle ne voulait pas se retourner pour jeter un œil à l’horloge. Elle craignait que son ami ne pense qu’elle s’ennuyait en sa compagnie. Elle s’était beaucoup amusée durant cette journée mais elle ne serait pas mécontente de rejoindre sa salle commune, ses confortables fauteuils et les truffes aux trois chocolats que ses camarades étaient allés dérober aux cuisines. De plus, elle peinait de plus en plus à trouver une position confortable sur sa chaise au dossier droit. Dylan semblait avoir des préoccupations similaires puisqu’il déclara lors d’une pause dans la conversation :


« Dis-moi, tu sais si je peux sortir ce soir de ce lit ? J’aimerais bien dormir chez les Gryffons ce soir, et non ici. Je me sens beaucoup mieux qui plus est. Pourrais-tu demander à l’infirmière, s’il te plaît ? »

Il semblait effectivement avoir récupéré de ses flamboyantes mésaventures arboricoles. Il était moins pâle, grimaçait de moins en moins quand il changeait de position, et avait l’air prêt à retourner dans ses quartiers, à condition, bien sûr que la reine de ses lieux donne son accord. Isaya se leva rapidement et se dirigea d’un pas pressé vers le bureau de l’infirmière avant de rejoindre son camarade.

« Apparemment, tu aurais pu partir depuis au moins une heure. Je ne sais pas trop pourquoi elle ne t’a pas prévenu mais passons. Tu as besoin d’aide pour rejoindre ta salle commune ou la Grande Salle ? Tu veux que j’aille chercher quelqu’un ? »

Pour être honnête, bien qu’elle soit heureuse de pouvoir quitter l’infirmerie, elle craignait que son amitié avec le Gryffon n’en reste là, faute d’occasion pour l’entretenir. Après tout, il n’allait pas constamment enflammer des arbres pour ses beaux yeux ! Elle se força à sourire et lança d’un ton qu’elle espérait guilleret :


« Rassure-moi, si je te laisse partir, tu ne vas pas prendre feu en mettant une bûche dans une cheminée ? »


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Les mots en gras sont pour le calendrier de l'Avent des Poufsouffle

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
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Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

La journée n'avait pas été un total échec, finalement. Dylan, malgré son accident, avait pu faire la connaissance de la jeune Isaya, dont il appréciait beaucoup la compagnie. Une jeune Poufsouffle vraiment gentille et adorable, qui n'avait pas hésité à lui tenir compagnie alors qu'elle n'en était nullement obligée. * D'ailleurs, il faudra que je la remercie en bon et du forme ! * pensa Dylan, toujours aussi avenant. La journée avait donc passée à une vitesse grand V, et le jeune garçon était maintenant remis sur pied, même s’il aurait quand même plusieurs petites cicatrices dues aux quelques brûlures causées par son entraînement. La journée touchait à sa fin, alors même que Dylan n'avait qu'une hâte : remplir son estomac qui criait famine avec le magnifique buffet qu'offrait chaque soir Poudlard. C'est vrai que s'entraîner et passer la journée à discuter, ça creuse ! Aussi on entendait de temps à autre le bruit du ventre du petit Dylan, qui souriait un peu gêné, surtout lorsqu'Isaya pouvait entendre ce bruit assez disgracieux. Il était presque temps pour Dylan de se lever et de dire au revoir à Isaya, qui lui annonça d'ailleurs une bonne nouvelle :

« Apparemment, tu aurais pu partir depuis au moins une heure. Je ne sais pas trop pourquoi elle ne t’a pas prévenu mais passons. Tu as besoin d’aide pour rejoindre ta salle commune ou la Grande Salle ? Tu veux que j’aille chercher quelqu’un ? »

Dylan avait souri à la petite remarque d'Isaya, mais était plus que content de pouvoir enfin sortir de son lit. Il lui fit signe que non de la tête, et lui expliqua que ça irait très bien, qu'il pourrait s'en sortir tout seul, maintenant, mais il remercia tout de même la jeune Poufsouffle pour l'attention dont elle faisait preuve. Dylan était plus que content d'avoir enfin une nouvelle amie, et d'une maison autre que la sienne qui plus est. Il se leva doucement et finit par sortir de son lit pour se mettre sur ses deux pieds. Bien content de tenir debout, on voyait tout de même que le jeune homme avait fait un petit séjour à l'infirmerie, sans pour autant que ce ne soit flagrant. Malgré tout, il pouvait enfin s'étendre et se tenir sur ses deux jambes, et il en profita pour faire deux trois petits tours pour se dégourdir un peu les jambes, après toute une journée allongé dans un lit d'infirmerie. Pendant qu'il était en train de se détendre un peu avant de rejoindre la grande salle, la jeune amie du petit Gryffon prit la parole :



« Rassure-moi, si je te laisse partir, tu ne vas pas prendre feu en mettant une bûche dans une cheminée ? »

Amusé, Dylan se retourna vers son amie et rigola, amusé de la réflexion d'Isaya. Il comprenait bien son inquiétude, mais il voyait surtout en cette jeune fille une personne amicale et tendre, qui essayait de détendre un peu l'atmosphère avec une petite pointe d'ironie. Cela ne gênait nullement le jeune Gryffon qui lui répondit aussitôt :

« Ahaha, bien sûr que non, crois-moi, une expérience me suffit amplement ! Vu l'heure, je pense aller directement vers la grande salle, mon estomac crie famine ! Tu viens aussi ? »

Comme invitation, Dylan se dirigea vers l'entrée de l'infirmerie. C'est vrai qu'il se faisait un peu tard et que les jeunes gens feraient mieux de directement parti vers la grande salle pour se rassasier. Mais peut-être que la Poufsouffle avait besoin de passer en salle commune avant pour se changer, ou autre ? Elle avait passé la journée aux côtés de Dylan, après tout. Une fois devant l'entrée de l'infirmerie, où il était arrivé avec un peu de mal quand même, Dylan se retourna et invita Isaya à le suivre. Il ne voulait pas vraiment la laisser tomber après tout ce qu'elle avait fait pour lui, et Dylan était très à cheval là-dessus. Aussi il pensait bien à lui renvoyer la pareille tôt ou tard, en lui payant une boisson au Chaudron Baveur, pourquoi pas ? Ou un paquet de friandise en remerciement ? Quoiqu'il en soit, Dylan attendait sa jeune amie, et l'invita une seconde fois à le suivre :

« Aller viens, Isaya ! Allons manger ! On discutera un peu plus là-bas, ce sera plus convivial, tu ne crois pas ? »

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

*Oups… Je vais avoir l’air malin s’il le prend comme une attaque… Il y a de meilleures manières de se dire au revoir…*

Après l’après-midi qu’Isaya avait passé avec Dylan, elle pensait s’être fait une assez bonne idée de son type d’humour, qu’il semblait d’ailleurs avoir à revendre. Elle espérait donc qu’il ne se vexerait pas de sa boutade, la voulant amicale. Plutôt confiante, elle sentait tout de même une pointe d’appréhension prendre naissance au fond de son ventre, ayant déjà fait face à un bon nombre de situations où son interlocuteur était parti, furieux, après qu’elle ait laissé échapper quelques mots malheureux. Elle s’étonnait toujours de constater le peu de second degré que pouvait posséder son entourage et se retrouvait complètement déstabilisée lorsque ses connaissances prenaient la mouche pour une plaisanterie qu’ils avaient mal interprétée. Elle ne savait jamais comment réagir, comment rattraper la situation. Elle craignait, par conséquent, que l'incident qui avait amené Dylan à l'infirmerie ne soit trop récent pour qu'il puisse le tourner en dérision. De plus, elle ne le connaissait que depuis quelques heures, peut-être pas suffisamment pour se permettre ce genre de familiarité. Elle se rassura toutefois devant le rire de son ami.

« Ahaha, bien sûr que non, crois-moi, une expérience me suffit amplement ! Vu l'heure, je pense aller directement vers la grande salle, mon estomac crie famine ! Tu viens aussi ? »

La remarque du Gryffondor rappela l’estomac d’Isaya à son bon souvenir. En effet, ce dernier se mit à manifester bruyamment son accord. Le repas de midi commençait à se faire lointain et les événements riches en émotion de ces dernières heures avaient ouvert l’appétit de la jeune fille. Elle rêvait de s’attabler devant un bon repas bien chaud et un jus de citrouille, sentant déjà les effluves d'une tourte à la viande ou d''un agneau rôti accompagné de sa sauce à la menthe, se régalant d'avance d'attaquer une portion de pudding. Elle avait fini par s'habituer aux plats traditionnels anglais, à des années lumière de ses chères crêpes, du far breton et des kouign amann, et découvrait avec plaisir les nouvelles spécialités qu'on lui proposait. Elle aurait suivi son camarade avec grand plaisir si elle n’avait pas craint d’être de trop. Après tout, ils avaient passé une bonne partie de la journée ensemble et le jeune homme devait probablement avoir de nombreux amis inquiets de sa disparition. Elle ne voulait pas s’imposer parmi une bande d’élèves qu’elle ne connaissait pas. Elle réfléchissait à la meilleure manière de lui exposer ses scrupules quand il reprit, ayant manifestement compris sa retenue :

« Aller viens, Isaya ! Allons manger ! On discutera un peu plus là-bas, ce sera plus convivial, tu ne crois pas ? »


Elle sourit devant son enthousiasme et lui emboîta le pas. S’il n’avait pas envie de la côtoyer davantage, il n’aurait pas renouvelé son invitation, n’est-ce pas ? Et puis, elle aussi avait envie de continuer leur conversation. Ils discutèrent de tout et de rien en cheminant à travers les couloirs, Isaya veillant à suivre son ami. Elle ne désirait pas se perdre une nouvelle fois dans le dédale de corridors et d’escaliers. Le vieux château écossait lui ayant déjà démontré les lacunes de son sens de l’orientation. Alors que les portes de la grande salle entraient dans leur champ de vision, la jeune Poufsouffle demanda d’une voix timide :

« Tu… Tu veux que l’on mange ensemble ? Si tu veux rejoindre tes amis, je peux rejoindre les miens. Mais dans le cas contraire, je serai ravie d’en apprendre davantage sur tes projets de voyages. Sinon, ne t’en fait pas ! Ce sera pour une autre fois. »


Elle attendait sa réponse, légèrement tendue.

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Entraînement, ça rime avec accident !   PV : Isaya  

Dylan, dans l'attente d'une réponse de la part de sa jeune et nouvelle amie, refaisait le bilan de sa journée : un accident avec quelques répercussions physiques, mais surtout une nouvelle connaissance fort sympathique que Dylan appréciait beaucoup. Bien qu'il soit partagé entre sa nouvelle amitié qui lui faisait chaud au cœur et les quelques ennuis qu'il allait probablement avoir pour être responsable de l'incinération d'un arbre entier. Mais l'un dans l'autre, c'était un mal pour un bien. Rencontrer de nouvelles personnes était quelque chose que Dylan appréciait beaucoup, et il était très reconnaissant qu'Isaya soit restée à son chevet, comme cela, sans aucune obligation. Personne ne lui avait mis le couteau sous la gorge et elle était restée de son plein gré, ce qui touchait beaucoup Dylan. La gentillesse et le côté avenant de cette Poufsouffle lui plaisir beaucoup et lui faisait vraiment chaud au cœur. * Tout de même * pensa Dylan, perplexe. Il se sentait un peu mal à l'aise parce qu'il ne savait pas trop comment il pourrait rendre la pareille à Isaya, dans les prochains jours. Il pensait à lui payer un repas quelque part, ou une boisson, mais ce n'était rien en comparaison à son immense générosité. Il voulait tout de même faire bonne impression et surtout la remercier, alors il l'avait invité à la suivre dans la grande salle, puisqu'il commençait à se faire un peu tard, mine de rien. Ce à quoi elle répondit, quelque peu timide selon Dylan :

« Tu… Tu veux que l’on mange ensemble ? Si tu veux rejoindre tes amis, je peux rejoindre les miens. Mais dans le cas contraire, je serai ravie d’en apprendre davantage sur tes projets de voyages. Sinon, ne t’en fait pas ! Ce sera pour une autre fois. »

Dylan sourit de toute ses dents. * Gentille jusqu'au bout ! * pensa-t-il, un peu en admiration devant une telle gentillesse à l'égard des autres. Mais si Dylan lui avait proposé d'aller discuter, c'était également pour aller manger avec Isaya et ne pas la laisser en plan. De toute façon, avec toute la bonne volonté du monde, Dylan ne pouvait pas laisser Isaya sur le seuil de l'infirmerie, sans passer pour un rustre et un gros mal élevé. De toute façon, ce n'était pas son intention du tout, alors il s'approcha d'Isaya et lui fit signe de le suivre, toujours le sourire aux lèvres. Lorsque les deux jeunes gens prirent la direction de la grande salle, Dylan renchérit à ce que sa jeune amie Poufsouffle venait de lui dire :

« Bien sûr que l'on mange ensemble ! Je ne vais pas laisser ma sauveuse toute seule, alors tu viens avec moi un point c'est tout ! »
Il rigola de bon cœur.

Les deux jeunes gens étaient maintenant en chemin pour la grande salle et Isaya semblait un peu plus détendue, probablement grâce à la remarque que le Gryffondor avait faite quelque instants plus tôt. Les deux nouveaux amis parlaient de tout et de rien en chemin et atteignirent bientôt les portes de la grande salle ou beaucoup de monde s'était déjà attroupé. Dylan souffrait encore par moment à certains endroits meurtris, mais il serrait simplement les dents pour ne pas inquiéter sa jeune amie plus que nécessaire. Les deux nouveaux copains mangèrent donc ensemble dans une convivialité chaleureuse et continuèrent de faire connaissance, en rigolant parfois de l'ignorance de l'un ou l'autre sur tel ou tel sujet. Une nouvelle amitié venait de naître et le Gryffondor en était plus que content, mais il n'oubliait pas pour autant qu'il devait une fière chandelle à Isaya, et il se creuserait la tête pour trouver quelque chose qui soit à la hauteur de sa sauveuse.

FIN DU RPG

Gryffondor du mois d'octobre 2015