Infirmerie

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Désossement d'un pauvre enfant...  Libre 

L'infirmerie... Une fois de plus... Pourtant il n'avait rien demandé Antony... Pire encore il n'avait rien fait pour se retrouver là... Pourtant il y était, la plupart de ses os entièrement brisés... Et pour quoi ? Pour seulement avoir voulu s'amuser un peu, en toute innocence ? D'autant que cette fois-ci il n'avait voulu de mal à personne ! D'accord il avait accepté les risques, il avait accepté de se prendre des coups, mais pas de façon si brutale ! Pas de façon si rapide ! Pas de façon si... acharnée ! Quelle était cette boucherie ?? Cette barbarie ?? Ils avaient sentit les coups ça c'était le moins qu'on pouvait dire... Deux chocs... c'est ce qui avait suffi à le mettre dans cet état... et quels chocs... Le premier, en plein dans la poitrine, lui avait coupé le souffle... Il avait manqué de s'évanouir... Il s'était même sentit partir à certains moment... Mais le second ne fut pas aussi doux... Non, celui-là il l'avait achevé... Et la seule chose dont Antony se souvient avant de se réveiller ici, c'était une douleur atroce, le bruit de ses os tous brisés en miettes, et le visage triomphant d'Ambre Baxrendhel... Cette démone...
C'était elle qui lui avait fait ça ! Elle s'était acharné sur Antony ! Lui qui n'avait demandé qu'une chose... Pourvoir jouer au Quidditch...

C'était son premier match... Et il s'était à peine élever de quelques centimètres de son balai... En un rien de temps il était dessus... En un rien de temps il n'y était plus... Pourtant il avait toujours du mal à croire que c'était Ambre qui lui avait infligé ça... Il n'était que remplaçant ! Et c'était son premier match ! Il n'était pas du tout un joueur expérimenté pouvant représenter une menace ! Et il s'était toujours montré gentil avec cette jeune fille. Il l'avait même toujours apprécié. On l'avait pourtant prévenu... On lui avait parlé de cette broyeuse de chair... Sans pitié... Maintenant Antony, plus que de l'avoir vu de ses propres yeux, l'avait ressenti dans son propre corps...
Pourtant quelques minutes avant, d'accord elle avait déjà assommé quelques joueurs, mais elle ne s'était pas autant acharné sur un seul et même joueur, un nouveau qui plus est, et son ami - enfin c'est ce qu'Antony croyait - et en si peu de temps !
Antony aurait à peine eut le temps de dire 'Quidditch'...

C'était donc son premier match... Mais pas le dernier ça non... Il comptait lui faire des payer et ce dans les règles du Quidditch ! Enfin dans les règles de l'art du Quidditch, parce que parfois, transgresser les règles faisait partie dudit sport, surtout lorsque vous possédiez une batte, et surtout lorsque l'arbitre avait le dos tourné...

Antony se trouvait donc dans l'infirmerie, seul, tandis que Madame Pomfresh s'affairait à autre chose, s'étant déjà occupé du pauvre garçon... Elle lui avait fait boire un liquide des plus ragoutants... Une sainte horreur... Mais depuis Antony n'avait plus mal du tout... A vrai dire il ne ressentait plus du tout son corps... Il ne pouvait pas même bouger...
Il était donc, le regard au plafond, allonger dans un lit bordé à son maximum, la tête bloqué, ne pouvant se servir que de son ouï et de son odorat pour se repérer dans son environnement...


~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
~ Famille Schialom ~
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Ancien sorcier  

Désossement d'un pauvre enfant...  Libre 

Melissandre s'était encore perdue. Elle passait d'ailleurs son temps à le faire. Bientôt, elle ne pourrait plus se coucher s'en s'être perdue au moins trois fois dans la journée histoire d'entretenir les vielles habitudes. *Je devrais tenir un journal de bord pour faire le compte de toutes les fois où je n'ai pas réussi à retrouver mon chemin * Tout en marchant dans un couloir qui lui semblait interminable, la jeune Gryffone faisait un historique mental de ses défaillances d'orientation. Il y avait déjà la première semaine de son arrivée, où elle avait manqué le diner presque tous les jours car elle n'arrivait pas à dénicher la Grande Salle. Par la suite, elle avait opté pour la méthode du «chien » : suivre ses camarades à la trace, sans jamais les perdre de vue. Cette tactique était très efficace car tout le monde finissait par se rendre au dîner, à un moment où un autre. C'est ainsi qu'elle avait pu rester en vie et éviter la mort par dénutrition. Ensuite, quelques semaines plus tôt, elle n'était pas allée à son cours de Défense contre les Forces du Mal car elle ne trouvait pas la salle. Pendant des heures, Mel avait sillonné le château, de plus en plus désespérée, jusqu'à ce qu'elle atterrisse dans le bureau de Rusard, qu'elle avait prise pour sa salle de classe. Si le concierge ne se trouvait pas là-bas, à ce moment-là, il y avait tout de même eu la préfète de Serpentard, qui avait prétendue être « l'assistante de Rusard ». * Très crédible... * Plus tard, elle s'était perdue dans un couloir sinistre, où elle avait rencontré une élève de Poufsouffle qui était dans le même cas qu'elle. Les deux fillettes avaient joyeusement discutées de tout et de rien, tout en se prenant pour le Petit Poucet, laissant de minuscules taches d'encre sur le sol, dans l'espoir de retrouver leur chemin. Et voilà qu'elle était de nouveau perdue, sans amie pour pouvoir passer le temps et son encrier désespérément vide. * Ça y est, c'est fini. Il n'y a plus rien à faire. Je vais mourir ici, loin de tout, dans ce couloir sordide, terrassée par la fatigue et tiraillée par la faim ! *
Malgré cette pensée tragique, Mel ne se sentait pas particulièrement émue. Elle avait vécu cette situation tant de fois qu'elle ne ressentait plus rien à présent : ni tristesse, ni panique. Seulement une profonde lassitude. * C'est un plan de l'école qu'il me faudrait comme cadeau de Noël. * Son amie Jill avait bien proposé de lui offrir une balance magique mais seul un plan pourrait réellement lui faire plaisir, à ce stade. * Oh, pourquoi pas la carte du maraudeur ? Ça serait bien ! * Elle en parlerait à ses amis et s'ils hésitaient elle allait les corrompre avec des friandise : ça marchait toujours. Perdue dans ses pensées, Mel marchait comme une automate, sans même faire attention à ce qu'elle voyait. Jusqu'à ce qu'elle aperçoive...

«  Une porte ! S'exclama-t-elle à voix haute. Je suis sauvée ! »


Certes, elle ne savait pas où la mènerait cette porte, mais elle estimait qu'après être tombée sur le bureau de Rusard, elle ne pourrait rien vivre de pire. Melissandre l'ouvrit à la volée avant de détailler la pièce dans laquelle elle se trouvait à présent. Il y avait des lits, des lits et encore des lits. * Aurais-je atterri dans le dortoir d'une autre maison ? * La pièce était très lumineuse, comportant de nombreuses fenêtres. Curieuse, Mel s'avança. Elle aperçut un petit bureau dans le fond ainsi qu'une armoire à pharmacie.* Peut-être le dortoir des Poufsouffle ? Ils doivent constamment avoir besoin de remèdes contre les maux de ventre ! * Puis, elle aperçut la dame en costume d'infirmière qui s'occupait d'un patient. * Ah, l'infirmerie ! J'y étais presque. * Les lits semblaient être l'incarnation du mot 'confortable'. Mel les fixa avec envie. Qu'est-ce qu'elle aurait voulu pouvoir s'enfoncer dans les matelas à l'aspect si moelleux, et puis s'endormir... Mais malheureusement, elle n'était pas malade. Juste fatiguée. Elle soupira avec fatalité. La vie était vraiment injuste ! A quoi pouvait-il bien servir de se perdre si elle ne pouvait même pas bénéficier de ses découvertes ? Un mouvement vers le fond de la pièce la fit revenir à la réalité. L'infirmière fouillait dans un des placards. Mel l'observa avec panique. Que se passerait-il lorsque l'infirmière découvrirait sa présence ici ? Allait-elle la renvoyer hors de la pièce ? La punir ? * Non, je refuse ! Je veux rester ici et j'y resterai ! * Melissandre fouilla la pièce des yeux, dans l'espoir de trouver quelque chose – ou quelqu'un – qui pourrait justifier sa présence ici... * Bingo ! * Sur un lit, était allongé, un jeune homme blond. Une chaise vide se trouvait à côté du lit. Melissandre s'y assit le plus naturellement du monde en réprimant une grimace : la chaise était dure et inconfortable. Curieuse, elle observa le garçon. Celui-ci avait les yeux ouverts mais fixait le plafond. Il était totalement immobile. Mel ne le connaissait pas, ce qui était assez étrange étant donnée qu'ils semblaient avoir le même âge tous les deux. Il devait sûrement être dans une autre maison. Poufsouffle, Serdaigle ou bien... Serpentard. En pensant à cette maison, Mel eut l'impression de sentir un bloc de glace descendre dans son estomac. Elle avait toujours été terrorisée par cette maison, bien qu'il n'y a ait pas de raison particulière pour ça. * Non, il faut que j'arrête de me faire toujours les pires films. Il a l'air gentil, il doit être à Poufsouffle. Ah non, il est mince ! Serdaigle alors... *
Elle décida d'en avoir le cœur net. Prenant une profonde inspiration, elle s'exclama d'un ton excessivement chaleureux :

« Salut je m'appelle Melissandre et je suis en première année à Gryffondor et toi ? Et d'ailleurs qu'est-ce que tu fais là, tu es malade ? Tu as eu un accident ? »


A peine eut-elle prononcé les derniers mots qu'elle se traita d'idiote mentalement. Et si le garçon ne pouvait pas parler ?
* Je me prendrais sans doute le pire vent de ma vie, voilà tout. *

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Lorsque la troisième année était sortie des vestiaires de Quidditch, elle avait suivi son petit train-train habituel d’après match. Elle était tranquillement allée dans la salle de bain des préfets et des capitaines de Quidditch, où elle s’était prélassée en prenant un bon bain bien chaud. Elle en avait profité pour se regarder sous toutes les coutures, comptant minutieusement les bleus et égratignures qu’avait pu laisser le cognard pendant le match. Par chance, elle n’avait quasiment aucune trace. Certes, elle avait compté ici ou là deux ou trois bleus, mais ils dataient plutôt de ses derniers entrainements. Quoiqu’il en soit, elle était opérationnelle. Une fois la trempette terminée, elle était allée dans sa salle commune pour passer un peu de temps avec ses coéquipiers, pour revenir sur le match qu’ils avaient effectué. Une fois cela terminé, elle sortit se promener dans les couloirs du château, seule. Elle ne savait pas vraiment où aller et ses pas l’emmenèrent jusqu’à un couloir où quelques Serpentard se trouvaient.

Un léger murmure se fit entendre lorsque la rouquine passa près du groupe. Un nom se fait entendre clairement : Antony Vendrale. Lorsque la Poufsouffle se retourna pour regarder le groupe d’élèves, elle n’eut comme réponse qu’un magnifique regard noir collectif. Se détournant en levant les yeux au ciel, elle continua sa promenade.
Ce n’est qu’au bout du troisième regard noir collectif venant d’un troisième groupe de Serpentard, qu’Ambre décida de mener sa petite enquête pour savoir pourquoi donc les Serpentard s’obstinaient à la regarder comme cela, tout en prononçant clairement à son attention le nom d’Antony Vendrale. Après s’être avancé près d’un quatrième groupe de Serpentard, et après avoir bien évidemment essuyé un quatrième regard noir collectif, elle leur demanda ce qu’ils avaient tous à réagir comme ça. Une grande fille aux cheveux noirs laissa échapper un rire glacial avant de lui rétorquer que, je cite, « Le petit Antony est à l’infirmerie, à cause d’une certaine batteuse, qui lui a brisé les os. » Haussant les sourcils, la rouquine laissa le groupe de Serpentard là où ils étaient et s’en alla en direction de l’infirmerie.

Alors comme ça Antony était à l’infirmerie, et à cause d’elle qui plus est. Se remémorant le match, elle revit la tête du jeune garçon lorsqu’elle lui avait envoyé le cognard une deuxième fois. Cela lui avait d’ailleurs valu d’être sorti du terrain. Mais de là à lui briser les os, c’était un peu gros quand même. Si ses os étaient effectivement brisés à cause de ces deux coups de cognard, c’était un cas très extraordinaire, et alors là bonjour la gloire dans les rubriques catastrophe des journaux sorciers. Dans tous les cas, elle avait horreur d’être la cible de remarques et regards comme elle avait pu l’être quelques minutes auparavant, pour quelque chose qu’elle avait fait en suivant les règles du jeu. Mince c’était du Quidditch quand même, pas un jeu de l’oie dans le monde des Bisounours !
La troisième année arriva à hauteur de l’infirmerie. L’énervement l’avait atteint progressivement, au fur et à mesure qu’elle s’approchait de cette salle et que le souvenir du petit garçon et des regards noirs trottaient dans sa tête. *Il voulait jouer au Quidditch ? Et bah c’est fait, il n’avait qu’à mieux se renseigner sur ce qu’était réellement ce sport*. Cette dernière pensée lui donna le top départ. Elle poussa la porte de l’infirmerie, repéra le lit où se trouvait le jeune garçon, et tout en faisant abstraction de la jeune fille qui se trouvait près de lui, elle s’avança et se pencha au dessus du jeune garçon, le regarda droit dans les yeux et lui dit d’un ton sec :


« Vendrale, quand tu sortiras de cette infirmerie, t’as intérêt à calmer tes fans Serpentard. Je refuse que mon nom soit trainé dans la boue simplement parce que j’ai suivi les règles du Quidditch en te faisant sortir du terrain grâce au cognard. Tu voulais jouer au Quidditch ? Tu voulais faire un match de Quidditch dans les règles de l’art ? Dans ce cas acceptes de t’être fait sortir dès le début du match, acceptes d’avoir mal, acceptes d’avoir les os brisés, mais par-dessus tout : ne viens surtout pas te plaindre et ne rejette pas la faute sur moi. Tu n’avais qu’à être mieux entrainé, esquiver un cognard n’est pas impossible. Sur ce ! »

Sa tirade terminée, elle se releva, jeta un regard à la jeune fille se trouvant près de lui, et sans lui adresser la parole, elle se retourna et quitta l’infirmerie sans un mot en se promettant de ne pas y remettre les pieds de sitôt.

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

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Tout à coup, dans le grincement habituel de la pauvre porte rouillée de l'infirmerie, quelqu'un entra dans la pièce. Apparemment Miss Pomfresh ne l’aperçut pas car elle n'alla pas l’accueillir comme elle l'aurait fait d'habitude.
Qui cela pouvait-il bien être ? Un des amis de Serpentards qui venait prendre de ses nouvelles ? ambre Baxrendhel qui venait s'excuser ? Peut-être même l'une de ses nombreuses fans d'une autre maison qui venait s'enquérir de l'état du champion. Le survivant... Celui qui avait encaisser deux cognards d'Ambre sans sourciller.
*Bon d'accord je me suis fais sortir... et briser tous les os... mais j'avais le vent contre moi aussi !* se justifia Antony, se parlant seulement à lui-même, intérieurement. Et puis le cognard était rouillé, en mauvais état, surement ne respectant pas les règles du Quidditch. Il devait apprendre à entretenir leur matériel aussi. Ce n'était pas la faute d'Antony. Mais il savait très bien qu'il en faisait des tonnes. Après tout le Quidditch était dangereux, et il le savait. Mais la vie n'était-elle pas elle-même dangereuse ? Après tout elle n'aurait pas mériter la peine d'être vécue si elle n'avait pas été si... terriblement existante ! Et puis avec le travail, un peu d'adrénaline le libérait.
Mais il n'avait pas vu Ambre depuis le match... S'en voulait-elle d'avoir blesser Antony ? Il ne fallait pas... Il en lui en voulait pas du tout. Elle avait jouer le jeu et avait tout fais pour faire gagner son équipe. Antony s'était retrouvé à l'infirmerie. Et-a-lors ? Il avait participé à un match de Quidditch et il était courant de retrouver des joueurs blesser à la sortie du terrain. Certains y mourraient même ! Enfin Antony ne souhaitait tout de même pas se retrouver à cette extrémité, il ne fallait pas exagérer...

La personne qui était alors rentrée si dirigea vers le lit d'Antony apparemment. En tout cas elle en donna l'impression, puisque les bruits de pas se rapprochèrent. Antony ne put tourner la tête de part son immobilité... Qui cela pouvait-il bien être ? Un proche à lui ? Un professeur ? Ce n'était tout de même pas Mr. Rhodes qui venait lui dire qu'il n'avait plus le droit de participer au Quidditch car il se trouvait qu'il possédait un organisme trop fragile ?! Non. Il devait se faire des idées, toujours à dramatiser les choses.
La personne s'installa alors sur la chaise situer à côté du lit d'Antony. Antony ne l'y avait même pas invité. Mais il ne pouvait pas la gronder... Imaginez qu'il s'agissait de Miss Loewy. Il aurait eut l'air bien idiot à lui donner des règles de politesse. Ne pouvant pas tourner la tête, il préféra se taire et attendre que ladite personne se présente :


"Salut je m'appelle Melissandre et je suis en première année à Gryffondor et toi ? Et d'ailleurs qu'est-ce que tu fais là, tu es malade ? Tu as eu un accident ?"

Une première année ? Et à Gryffondor qui plus est ? Mais qu'est-ce qu'une de ces premières années de Gryffondor pouvait bien faire ici ?? Il ne connaissait personne à part Shanti, sa filleule, en première année à Gryffondor. Est-ce que cette dernière avait des problème ? Que lui était-il arrivé !
Antony commença à nouveau à s'imaginer les pires scénarios lorsque tout à coup, ce fut une autre personne qui entra en trombe dans l'infirmerie. En un rien de temps celle-ci se retrouva devant le lit d'Antony, exactement au même moment que le courant d'air que cette entrée venait de provoquer. C'est pour dire à quel point la personne était pressée ! Et le lit d'Antony n'était pas le premier de la pièce pourtant !
Mais dès les premiers mots, il reconnut cette fille qui venait d'entrer en trombe... Cette Poufsouffle... Ambre...


"Vendrale, quand tu sortiras de cette infirmerie, t’as intérêt à calmer tes fans Serpentard. Je refuse que mon nom soit trainé dans la boue simplement parce que j’ai suivi les règles du Quidditch en te faisant sortir du terrain grâce au cognard. Tu voulais jouer au Quidditch ? Tu voulais faire un match de Quidditch dans les règles de l’art ? Dans ce cas acceptes de t’être fait sortir dès le début du match, acceptes d’avoir mal, acceptes d’avoir les os brisés, mais par-dessus tout : ne viens surtout pas te plaindre et ne rejette pas la faute sur moi. Tu n’avais qu’à être mieux entrainé, esquiver un cognard n’est pas impossible. Sur ce !"


Ses derniers mots à peine prononcés, elle ne s'attarda pas plus longtemps et reprit la route de la sortie, faisant claquer la prote derrière elle et arrachant un petit hoquet à Miss Pomfresh.
Que venait-il de se passer exactement ? Antony n'en revenait pas lui-même. Qu'avait-il fait ? Qu'avait-il seulement dit ? Rien ! Il ne s'était pas une seule fois plains ! Comment aurait-il put il s'était réveiller ainsi dans l'infirmerie. Et qu'est-ce qu'elle racontait Ambre ? Et depuis quand l'appelait-elle par son nom de famille ? Il se connaissait pourtant. Ils avaient déjà courut ensemble ! Suer ensemble ! Ce n'était pas rien !
Il n'avait même pas eut le temps de se justifier !
Et cet autre fille qui lui rendait visite. Était-ce elle qui avait rependu de fausses rumeurs à son sujet ? C'était une Gryffondor et lui un Serpentard. Tout était possible...
Antony tenta alors de lancer un regard noir à la Gryffondor. Il lui fallait des réponses... Mais à peine tenta-t-il de tourner la tête que la dure réalité lui revint à la mémoire... Il ne pouvait pas bouger.
Tant pis ce serait ridicule mais il lui demandait des comptes en fixant le plafond. Antony tenta alors de prononcer quelques mots, mais rien... Il ne pouvait pas même ouvrir sa bouche ni émettre la moindre son !
Que se passe-il ?
La scène qui suivit fut alors d'un ridicule incommensurable, mais du point de vue d'Antony, la panique le terrassait... Mais voilà ce qui se produit... Ne pouvant prononcer un mot, ni bouger le moindre sourcil, Antony commença à suer à grosse goutes tandis que ses yeux regardait dans toutes les directions, cherchant un point d'appui visuel. Que quelqu'un lui vienne en aide !

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Ancien sorcier  

Désossement d'un pauvre enfant...  Libre 

Plongée dans un ennui profond, Melissandre observait le plafond avec fascination. Bon, le « fascination » était peut-être de trop. En fait, le plafond était si banal qu'elle posa ses yeux sur le sol. Ce dernier était malheureusement aussi commun que tous les sols du monde. * Merlin, que la vie est tragique... * Soupira-t-elle dans ses pensées. La jeune fille laissa donc dériver son regard sur un des lits inoccupés. Il paraissait si confortable, si moelleux... Toutes les fibres de son corps ne désiraient qu'une seule chose : plonger dans ce paradis de bien-être. Mais, hélas, la vie était cruelle et impitoyable. S'allonger sur le lit était interdit, pour elle, son seul crime étant qu'elle n'était pas malade. Mel reporta donc son regard sur le blondinet immobile. Il paraissait éveillé mais rien ne bougeait chez lui, comme s'il eut été pétrifié. * Ou peut-être qu'il est mort ? * songea-t-elle en le regardant avec curiosité. Mais à ce moment-là, une sorte de furie arriva, se campa devant le lit du jeune homme immobile et dit avec froideur :

« Vendrale, quand tu sortiras de cette infirmerie, t’as intérêt à calmer tes fans Serpentard. Je refuse que mon nom soit trainé dans la boue simplement parce que j’ai suivi les règles du Quidditch en te faisant sortir du terrain grâce au cognard. Tu voulais jouer au Quidditch ? Tu voulais faire un match de Quidditch dans les règles de l’art ? Dans ce cas acceptes de t’être fait sortir dès le début du match, acceptes d’avoir mal, acceptes d’avoir les os brisés, mais par-dessus tout : ne viens surtout pas te plaindre et ne rejette pas la faute sur moi. Tu n’avais qu’à être mieux entraîné, esquiver un cognard n’est pas impossible. Sur ce ! »


Puis, elle accorda un regard furtif à Mel avant de partir. Cette dernière était en train de réprimer un fou rire. Outre le prénom hautement ridicule du blondinet (Vendrale...), celui-ci se trouvait dans un état proche de la mort à cause d'un simple sport ? Le Quidditch n'avait jamais vraiment passionné Melissandre. Pour elle, ce sport était profondément débile et n'avait aucun intérêt. * À part celui de se retrouver à l'infirmerie, évidemment. * Puis, soudain, elle réalisa ce que la furie avait dit : '' Tes fans de Serpentard.'' * Serpentard... Oh mon dieu il faut je je fuie tout de suite le plus loin possible ! * Mais elle n'arrivait pas à s'y résoudre. Fuir aurait signifié retourner dans ce couloir sans fins, se perdre une nouvelle fois, abîmer ses petits pieds... Et puis de toute manière ce Serpentard était inoffensif puisqu'il était cloué au lit ! Donc, elle resta. Au bout d'un long moment, l'ennui la submergea une nouvelle fois, elle ne savait vraiment pas quoi faire. La chaise sur laquelle elle était assise était si dure qu'elle avait mal partout. D'ailleurs, elle avait l'impression de veiller sur une statue. Le dénommé Vendrale n'était pas très amusant. Il ne parlait pas, ne bougeait pas... * Et puis il ne m'a même pas répondu ! * remarqua intérieurement Mel, outrée. Elle avait horreur de parler dans le vide. Elle reporta son regard sur l'infirmière, laquelle était toujours affairée autour d'un patient, au fond la pièce. Elle ne semblait rien avoir remarquée de l'agitation provoquée par la Poufsouffle. * Peut-être que c'est une infirmière sourde. Et aveugle...* Mais ça aurait été trop beau pour être vrai. Du haut de ses onze ans, Mel connaissait suffisamment la vie pour savoir que celle-ci était dure et impitoyable. Or, si l’infirmière avait été aveugle et sourde, Melissandre aurait eu le champs libre pour s'allonger sur l'un des lits inoccupés, ce qui lui aurait procuré un bonheur intersidéral. Après un énième soupir, elle focalisa son regard sur le blondinet. Ce dernier se montrait moins ennuyeux qu'à l'ordinaire car ses globes oculaires semblaient effectuer une danse folle. Ils tournaient dans tous les sens, comme s'ils avaient voulu enregistrer les moindres détails du plafond. Fascinée, Mel observa les yeux de Vendrale longtemps. Ils dégageaient du désespoir, ce qui la toucha. Pour la première fois, elle se dit que le jeune garçon devait vraiment souffrir. Attristée, elle voulu lui dire qu'elle le comprenait et qu'elle compatissait mais elle se ravisa à temps. Après tout, ils ne se connaissaient pas, peut-être l'importunait-elle à rester là, à ses côtés. Peut-être voulait-il rester seul, à souffrir en silence...
Mais elle aussi souffrait. La jeune fille était épuisée, avait mal partout et n'aspirait qu'au repos. Elle regarda encore une fois l'objet de sa tentation, un lit inoccupé d'un blanc pur, si beau, si merveilleux, si sublime...
Dans le fond de la pièce, se trouvait une sorte d'armoire à pharmacie à porte vitrée. Dedans, trônaient des fioles de toutes les couleurs, à l'aspect plus ou moins ragoûtant. Il devait s'agir de remèdes en tout genre. Une idée folle traversa l'esprit de Melissandre : que se passerait-il si elle buvait le contenu d'une des fioles alors qu'elle se trouvait en parfaite santé ?
* Je tomberai sûrement malade... Et j'aurai donc le privilège de pouvoir m'allonger dans un lit ! * Enchantée par son idée si brillante, elle réfléchit à un plan d'action. Il faudrait agir avec vitesse et discrétion, histoire de ne pas se faire prendre par l'infirmière. Mais Melissandre était très douée pour ça. Depuis sa plus tendre enfance, elle subtilisait des masques pour la peau en argile dans les plus grandes boutiques de cosmétique. Son talent était d'ailleurs si grand qu'elle ne s'était jamais faite arrêter. Seulement, elle n'était tout de même pas très rassurée. Elle s'encouragea à voix haute, autant pour elle-même que pour distraire le pauvre Vendrale qui devait avoir atteint le summum de l'ennui :

«  Allez courage, je peux le faire. Après tout, j'ai toujours été une excellente voleuse je ne vois pas pourquoi ça changerai ici ! »


Ce ne fut que lorsqu'elle eut achevé sa dernière phrase qu'elle se rendit compte de la bêtise énorme dont elle avait fait preuve. Vendrale allait bien retrouver la parole un jour. Or, elle lui avait dit son prénom et avoué être une voleuse. Si ce garçon était quelqu'un de bavard... * Oh Non ! Toute l'école le saura ! * De plus, il était à Serpentard...
Il fallait se rendre à l'évidence, Melissandre était mal. Très mal.

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Mais c'est que personne n'allait lui venir en aide, à ce pauvre garçon ! Après ce que venait de lui dire Ambre, il y avait de quoi choqué Antony ! Ou n'importe qui ! Après tout il se pensait en bonne entente avec la Pousfouffle. Et maintenant il apprenait presque que son aînée le détestait ? Mais qu'est-ce qui lui prenait. Elle n'allait pas s'arrêter aux 'on dit' tout de même ?? Ce n'était pas son genre. Où peut-être. Antony ne la connaissait pas assez pour pouvoir juger de ça. Mais si c'était le cas, elle baisserait tout de même grandement dans l'estime qu'Antony lui portait. Elle ne lui avait même pas demandé ce que lui en pensait, lui, le premier concerné dans cette histoire. Et il n'avait même pas pu se défendre ! Même s'il avait eu l'occasion de parler, elle ne lui aurait pas laissez le temps de dire un seul mot, vu comment elle était entrée et sortie en trombe.
D'ailleurs Antony ne pouvait toujours pas parler... Enfin presque pas. Ses lèvres étaient engourdies. Tout comme le reste de son corps, y compris sa gorge et donc ses cordes vocales... Impossible d'émettre le moindre son.
Et cette fille à côté de lui, cette pauvre Gryffondor qui ne faisait rien pour l'aider... Elle devait tout de même avoir remarqué ! Qu'Antony était paniqué et bougeait ses yeux dans tous les sens ! Il pouvait à peine voir sa chevelure brune de sa voisine en tournant ses yeux à leur extrémité droite... Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien être en train de faire ? Se moquer de lui ? Après tout elle était à Gryffondor... Tout ce qu'Antony savait des Gryffondor c'est qu'ils étaient théoriquement courageux. Mais la légende ne racontait pas en quoi... Tout ce qu'Antony avait vu en pratique c'est qu'ils étaient stupides, bornés, se laissaient facilement gagner par les préjugés, n'hésitaient pas à mépriser les élèves des autres maisons, et cherchaient souvent les problèmes... Il faisait notamment allusion à Colorado Woods... Et après ça ils se revendiquent les élèves les plus sages des quatre maisons...
*Tu parles ! Heureusement Que Shanti est là pour relever le niveau...* songea Antony, se rappelant du caractère clame et agréable de sa petite filleule.
Tout à coup, brusquant le jeune garçon dans ses pensées, sa voisine, qui s'agitait assez sur sa chaise visiblement, prit la parole, comme se parlant à elle-même :


"Allez courage, je peux le faire. Après tout, j'ai toujours été une excellente voleuse je ne vois pas pourquoi ça changerai ici !"

Antony crut reconnaitre une voix... Celle d'une première année dont il avait déjà entendu les bêtises... Melissandre... Mais de quoi parlait-elle ?? Voleuse maintenant ? Allons bon encore un autre trait de caractère Gryffondor... Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne faisait pas honneur à leur maison...
Les lèvres d'Antony se faisait de moins en moins engourdies. Mais il pouvait à peine les bouger. Ne pouvant toujours pas lever la tête, seuls ces 'mots' purent s'échapper de sa bouche :


"Hmmm... ha aid'... haaa.... haaa... aiiiiid'..."

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Désossement d'un pauvre enfant...  Libre 

Au bout de quelques instants, elle se tranquillisa : après tout le garçon ne l'avait-il peut-être pas entendu. Peut-être se trouvait-il justement à l'infirmerie car il avait perdu l'ouïe ? Ou alors il s'en fichait, tout simplement. Elle jugea cependant plus prudent d'abandonner l'idée du vol de flacon.
Plus le temps passait, plus Melissandre reprenait des forces. Malgré la rigidité de la chaise en bois sur laquelle elle était assise, la jeune Gryffonne sentait la fatigue la quitter doucement. Seulement, le simple fait de penser à son errance dans les couloirs sans fin qui ne manquerait pas d'arriver si elle sortait de la pièce suffisait à lui ôter le peu d'énergie qu'elle reprenait. Passablement agacée, elle se promit de cesser ses lectures nocturnes : après tout elle n'avait pas envie de devenir aussi vive qu'un légume ou d'avoir des cernes qui pourraient rivaliser avec ceux d'un vampire ! À ses côtés, le petit blondinet émettait à présent des gargouillis assez étranges. On aurait dit un croisement entre des râles et des incantations obscures, généralement émises par des marabouts africains (Mel avait lu une histoire moldue relatant les aventures de tribus sauvages qui se prenaient pour des sorciers, enchaînant les cérémonies occultes durant lesquelles ils tournaient en rond en se tapant sur le torse et criaient des voyelles sans sens logique.) Lui, disait :


« Hmmm... ha aid'... haaa.... haaa... aiiiiid'... »


Mel leva un sourcil, indignée. Ainsi donc, il voulait lui lancer un sort, une malédiction ? Elle ne voyait pourtant pas sa baguette magique ! Mais peut-être la tenait-il sous la couverture... Bien décidée à ne pas se laisser faire, elle sortit sa propre baguette de sa poche, vive comme l'éclair. Pourtant, rien ne se passait. Peut-être la malédiction du Serpentard n'était-elle pas immédiate ? Peut-être allait-elle agir plus tard ? Peut-être y avait-il une sorte de compte à rebours ? Indécise, sa baguette à la main, elle resta immobile quelques secondes, le temps de réfléchir à ce qu'elle allait faire.
* Il est évident que je dois faire quelque chose, ne serait-ce que pour me faire respecter et ainsi éviter de recevoir quelques obscures malédictions, mais quoi ? Qu'est-ce que je connais comme sort suffisamment efficace pour intimider mon ennemi sans le blesser mortellement ? * Il y avait tout d'abord le gonflus, mais ce sort était malheureusement totalement dénué de classe. Venait ensuite le Multicorfors mais à quoi pourrait bien lui servir de changer l'aspect des vêtements du Serpentard ? * Je pourrais changer son blason en celui des Poufsouffles, avec un peu de chance il s'évanouirait... * Seulement, elle n'était pas particulièrement emballée par l'idée. Elle songea alors au Petrificus Totalus mais le blond était déjà tellement immobile que ça ne changerai sans doute pas grand chose. A court d'idées, elle se vit dans l'obligation de ranger sa baguette magique.
Au comble de l'ennui, Mel se remit à parler au garçon blond – tant pour passer le temps que pour se rendre compte s'il était véritablement conscient :


«  Tu t'y connais en magie africaine ? Le chamanisme, les malédictions, tout ça... Moi pas vraiment mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas dangereuse. Si tu savais comme je suis douée pour lancer des sorts...»


Des sorts qui changeaient le goût des aliments et qui modifiaient les écritures, mais elle n'estima pas utile de le préciser. Après tout, autant intimider le serpent avec des paroles convaincantes...

Désossement d'un pauvre enfant...  Libre 

Tout immobilisé, Antony ne savait pas très bien ce qu'il se passait... Est-ce sa compagne de chambrer avait compris son message. Antony tenta de se répéter, mais ses mots restèrent bloqués dans sa gorge, tandis que ses cordes vocales, contre sa propre volonté, refusaient de bouger, laissant l'enfant démuni d'expression... Comment faire comprendre à cette petite qu’Antony était complètement paralysé et n'arrivait pas même à voir complètement tout ce qu'il se passait dans la pièce ? Antony tenta de reprendre ses esprits, il ferma ses yeux. Il se sentait comme la fois où un hypnotiseur moldu, qui se faisait passer pour un sorcier selon ses dires, avait paralysé Antony, le tout sans baguette magique, sans formules et sans contact. Seulement en parlant calmement au garçon. C'était lors de ses dix ans, avant qu'Antony n'ait entendu parler du monde des sorciers. Il se souvient, que ce jour-là, il était parvenu à s'en sortir en bougeant son corps parti par partie, comme s'il tentait de se convaincre qu'il pouvait y arriver et que la seule barrière qui le bloquait n'était que son propre inconscient.
Aujourd'hui, il éprouvait la même sensation, l’engourdissement et une certaine insensibilité en plus.
Mais tout ce que le jeune garçon parvient à faire, enfin, il lui semblait, c'est bouger son gros orteil... C'est donc le visage si déformé par son état léthargique qu'on ne distinguait pas son expression déconfite que le jeune garçon rouvrit les yeux, avant d’apercevoir du coin de l’œil sa camarade le regarder étrangement et sortir sa baguette magique. Avait-elle compris dans quel état il se trouvait ?
Antony n'en était pas trop sûr...

Il semblait qu'une menace pesait sur la jeune fille. Elle paraissait se méfier de quelque chose... Se méfiait-elle de lui ? Il était pourtant inoffensif ! Surtout dans cet état ! Antony tente alors de se débattre dans son lit, mais la seule partie de son corps qui se mit à gesticuler dans tous les sens fut son gros orteil. Dans l'esprit d'Antony, son corps entier était en proie à une tempête et se débattait comme un fou. Mais la réalité des choses était qu'à travers les draps, on distinguait seulement un ridicule petit mouvement assez aléatoire au niveau de ses pieds... Le jeune garçon écarquilla les yeux et tenta de hurler de toutes ses forces ! Mais rien ne se produisit...

Au contraire Antony, apercevant la moue défensive de sa camarade, comprit rapidement qu'il était la cible de ses ardents désirs de sortilèges maléfiques... Il redoubla d'efforts, mais toujours rien. Il resta embourbé dans son ridicule... Tout à-coups, prenant une bouffée d'air, gonflant ses joues, la jeune fille soupira et rangea sa baguette magique, visiblement rassurée, et calmée du chaos intérieur qui semblait l'avoir rongé quelques secondes auparavant...


"Tu t'y connais en magie africaine ? Le chamanisme, les malédictions, tout ça... Moi pas vraiment, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas dangereuse. Si tu savais comme je suis douée pour lancer des sorts..."


Antony s'immobilisa, ou plutôt son orteil... Que venait-elle de dire ? Du chamanisme ??

La jeune pencha alors la tête de côté, inspectant le garçon, puis sauta du lit sur lequel elle était assise et sortit de la salle sans un bruit. Antony, dans ce si court laps de temps, se démena pour crier. Le seul mot qui sortit alors de sa bouche, avant qu'il ne s'évanouisse à nouveau, fut :


" ... CHOCOLAT ! ... "


Reducio
Fin de ce RP

~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
~ Famille Schialom ~
Do not go gentle into that good night.