Volière

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Discussion entre plumes et lettres  PV Solal 

Mars, 2043.

Les températures de ces derniers jours c'étaient considérablement adoucies depuis la fin de la tombée des neiges. Se rendre à la volière chaque fin de matinée n'était donc plus si désagréable pour le jeune Caelum. Natif de la froide Irlande du Nord, le garçon était habitué aux fraîches températures mais ces derniers temps il commençait vraiment à grelotter avant même d'avoir quitté le château. C'est donc avec un certain soulagement qu'il se rendit comme tous les matins à la volière pour envoyer son courrier.

Habillé avec seulement un pull noir portant le blason des Serdaigle sur la poitrine et son écharpe entourant son cou, il montait progressivement les marches avec deux lettres dans sa main droite. Elles étaient bien évidemment pour ses parents et pour sa sœur cadette, comme d'ordinaire. Depuis son arrivée à Poudlard, Caelum prenait l'habitude de correspondre avec sa famille presque tous les jours, c'était devenu une routine. Mais une routine apaisante car le jeune garçon avait le mal du pays, n'étant pas un très grand habitué aux séjours lointains et à long terme avec les siens. Un lien très fort et unique en son genre unissait la petite famille des O'Murphy. En plus d'être un réconfort pour lui de communiquer quotidiennement avec eux, c'était aussi une piqûre de rappel quant aux faits qu'il n'était pas à leurs côtés, c'était donc une tâche assez pénible pour lui chaque matin.

Après avoir enfin gravi les hautes marches de la tour ouest, Caelum se retrouva enfin au sommet où il pouvait déjà entendre les hululements des hiboux et des chouettes de la volière mais également l'odeur nauséabonde de leur fiente. « Vous sentez toujours aussi mauvais. » laissa-t-il échapper tant ses narines criaient au secours. Le garçon s'approcha d'une chouette effraie qui le fixait depuis son entrée dans la volière. « Salut toi. » lui dit-il en lui donnant une petite caresse sur le haut de son crâne. Cette chouette était celle à qui il confiait le plus souvent son courrier, il la reconnaissait à chaque fois car cette dernière avait sur son plumage une forme ressemblant fortement à un petit cœur mal dessiné. À force de la côtoyer, ils avaient fini par se lier d'amitié avec l'oiseau qu'il avait surnommé "Croí-beag" qui signifiait "petit cœur" en Irlandais.

Caelum était sur le point de confier ses précieuses lettres à Croí-beag quand des bruits de pas se firent entendre sur les dernières marches de la tour. Le garçon en fut fortement étonné car à cette heure-ci la volière était toujours vide et les élèves venaient habituellement dans l'après-midi. Dans ce cas s'agissait-il d'un professeur ? La curiosité du jeune garçon ne lui fit pas quitter des yeux l'encadrement de la porte, attendant patiemment l'arrivée de mystérieux inconnu.
Dernière modification par Caelum O'Murphy le 14 mars 2018, 19 h 17, modifié 2 fois.

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Discussion entre plumes et lettres  PV Solal 

L'encre habillait littéralement les parchemins qu'il venait de glisser dans son enveloppe. Comme il parlait beaucoup, Solal écrivait aussi énormément. Il partait d'une petite remarque, divaguait si bien qu'on oubliait de quoi il parlait quelques lignes avant —et ça n'avait souvent aucun rapport avec la suite. Aussi, les enveloppes que Solal envoyait à sa famille étaient toujours bien dodues, prêtes à vomir leur contenu tant il devenait difficile de les fermer. C'est qu'il se passait toujours beaucoup de choses, à Poudlard. Il devait leur parler de ses rencontres, des cours qui se passaient pour la plupart bien mais où il avait parfois du mal à rester concentré et sérieux. Ses devoirs écrits lui valaient tous de bonnes notes, paradoxalement il arrivait parfaitement à rester appliqué sur les travaux écrits, quand il n'y avait plus aucun stimulus extérieur. Il devait aussi leur parler du pique-nique des Serdaigle qui avait eu lieu en début du mois : il y avait tant à raconter ! Il fallait aussi qu'il leur parle du dernier match de Quidditch entre Poufsouffle et Serpentard, c'était après tout l'ancienne maison de sa mère et la maison actuelle de son grand frère. Malgré le lien familial, Solal savait que tout le monde dans la famille avait un esprit de compétition sans égal.
Dans sa lettre, il fit part à son père de sa motivation pour entrer dans l'équipe de Quidditch de sa maison. Il ferait de son maximum, et les cours de vol se passaient très bien. La remarque lui donna un arrière-goût d'anxiété. Il fallait qu'il réussisse pour son père, l'idée d'être la déception de la famille le hantait. Il voyait les mois passer et sentait qu'il fallait qu'il se lance à l'eau à un moment ou à un autre. Mais le moment n'était pas encore arrivé. Il avait encore quelques temps de préparation mentale, Dieu soit loué. Solal n'avait jamais connu l'anxiété ; il n'avait jamais eu l'occasion de la ressentir. Mais c'était la première fois qu'il se retrouvait devant cette émotion désagréable, elle lui donnait des difficultés à se concentrer sur autre chose, il gigotait davantage comme si son corps voulait absolument faire quelque chose pour balayer l'étouffante anxiété. Ce matin, elle l'avait réveillé tôt et il n'avait pas réussi à fermer les yeux. Il avait donc pensé qu'écrire une lettre l'aiderait. Qui plus est, il savait que la présence des oiseaux lui ferait du bien. Une de ses autres passions était la nature et plus particulièrement les oiseaux qu'il trouvait incroyablement beaux et majestueux. Les sorciers avaient l'air de zéros, eux qui devaient enchanter balais et tapis pour oser prétendre à voguer dans les cieux. Et même là, certains le faisaient de manière totalement maladroite.

Solal avait donc monté les escaliers jusqu'à la volière, les pas rapides comme s'il fuyait le poids qui s'installait sur ses épaules à chaque fois qu'il pensait au Quidditch ses derniers temps. Il n'y aurait personne à cette heure-ci et c'était tant mieux, pour une fois Solal n'avait pas le courage de jouer au garçon enjoué qui n'a jamais peur de rien.
Mais il s'était trompé, sa tête dépassait tout juste des escaliers qu'il remarqua une silhouette. Les cheveux blonds, des yeux aussi verts que bleus, des traits ronds et enfantins. Il n'en fallait pas plus pour Solal ; il savait exactement de qui il s'agissait : Caelum, un garçon de sa maison. Il connaissait son prénom pour avoir passé du temps avec lui : l'un à chaque bout de la salle commune, sans qu'un mot ne soit échangé. Ils s'étaient aussi retrouvés lors du pique-nique des Serdaigle, discutant ainsi pour la première fois. Solal avait été secrètement heureux, c'était plutôt difficile de s'approcher de Caelum, on ne savait jamais s'il était simplement timide ou s'il préférait tout bonnement rester seul. L'occasion était à présent bien devant lui et Solal n'était pas garçon à cracher dessus.
« Oh, Caelum. Bonjour, avait-il salué sans grande énergie. Son sourire caractéristique peinait à faire surface ce matin là. Je viens pour envoyer une lettre à mes parents et à mes frères. » Il ne savait pas pourquoi il se justifiait, mais il avait levé la main qui tenait la lettre pour la mettre bien en évidence. Il traîna des pieds jusqu'à son camarade. Son oiseau préféré était perché un peu plus loin ; c'était un hibou des marais. Ses ailes blanches en dessous et parsemées de marron sur le dessus avaient une dualité tout à fait charmante.
« Hey, Carson. » Il sorti de sa poche une friandise qu'il lança dans les airs et celui qu'il avait nommé Carson, visiblement habitué, s'envola aussitôt pour l'attraper. Solal lui enviait sa rapidité.

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Une frimousse brune apparut sous le cadran de la porte. Caelum n'eut aucun mal à le reconnaître, il s'agissait de Solal, un de ses camarades de classe qui était également à Serdaigle. Le garçon passait difficilement inaperçu, toujours souriant et enjoué, très sociable et à l'aise avec les autres élèves avec qui il avait de bons rapports pour la plupart, il avait même été l'un des investigateurs du récent pique-nique entre Serdaigle qui avait eu lieu il y a à peine quelques jours. Pour résumé, Solal était tout ce que Caelum aurait aimé être, ce qui lui faisait ressentir une certaine jalousie à son égard mais aussi beaucoup de sympathie. Surpris lui aussi de trouver quelqu'un à cette heure dans la volière, il salua cependant Caelum qui fut étonné d'ailleurs que ce dernier connaisse son nom. Lui qui était pourtant si discret dans l'enceinte des couloirs comme dans la salle commune de leur maison, il ne pensait pas que quelqu'un est retenu son nom. Il sourit timidement pour cette considération qui le toucha. « B-Bonjour, Solal. » lui répondit-il, toujours avec ce satané bégaiement qui lui fit se mordiller la lèvre inférieure. Le brun sembla vouloir se justifier de sa présence en informant qu'il venait envoyer du courrier à sa famille, comme quoi les heures matinales étaient propices aux pensées nostalgiques de la maison. 

Cependant, quelque chose d'inhabituel marqua Caelum au moment où Solal passa près de lui pour rejoindre l'un des oiseaux de la volière pour lui confier ses lettres. Le garçon n'avait pourtant pas l'habitude de remarquer ce genre de détail, mais chez son camarade la présence, ou plutôt l'absence de ce détail fut frappant : pas de sourire sur son visage d'habitude si enjoué. Que se passait-il ? Était-ce le manque de sa famille qui pesait tellement sur son moral ? Autre chose ? Sa timidité et sa curiosité maladive rentrèrent soudainement en conflit. Il avait une folle envie de savoir ce qui travailler son camarade pour peut-être même lui venir en aide, mais de l'autre, il était bien trop peureux pour avoir un échange de plus de deux phrases avec une personne. Il regarda indécis Solal donnait une friandise à l'oiseau portant le nom ou surnom de Carson, ce qui le fit sourire : apparemment, il n'était pas le seul à s'être fait un ami à plumes ici.

Caelum se tourna justement vers Croí-beag et lui donna une nouvelle caresse ce qui fit fermer les yeux de l'oiseau qui visiblement aimait les petites douceurs. Le silence régna quelques instants dans la pièce pendant que le garçon faisait travailler ses méninges pour prendre une décision. Finalement, il donna ses deux lettres à la chouette effraie, lui souhaitant bon courage pour le long voyage jusqu'aux terres irlandaises à Ballintoy qui l'attendait et se retourna en direction de Solal. Il prit une profonde inspiration, comme s'il espérait que cela allait faire disparaître son trac. « Tu... vas bien ? » souffla-t-il. Ces quelques mots glissèrent entre ses lèvres à une allure folle et incontrôlable de manière presque inaudible. Il se trouva soudainement ridicule et espéra de tout cœur que sa petite voix parvient jusqu'aux oreilles du garçon. Il venait de lancer une discussion, sûrement la première fois depuis qu'il est à Poudlard : Caelum faisait de lents mais courageux progrès sur lui-même ces derniers mois, il pouvait être fier.

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Solal n'avait pas été surpris que Caelum connaisse son prénom bien qu'ils n'aient jamais réellement parlé. Non pas parce qu'il pensait être la star des première année ou quelque autre raison idiote qu'il aurait pu imaginer, mais parce qu'ils avaient tout de même participé à assez de cours ensemble pour qu'il le remarque. Si on posait la question à Solal, il cacherait en tout cas bien profondément qu'il avait toujours rêvé de parler au petit O'Murphy, avec son air de nuage. Solal voyait le garçon comme un nuage. C'était une vision qui pouvait être tout à fait abstraite aux yeux des autres, mais pour Solal, la comparaison était tout à fait parlante. Caelum, c'était le garçon au visage doux, qui paraissait toujours ailleurs. Même l'apparent extraverti qu'était Solal n'avait jamais osé tendre les doigts pour l'attraper et il avait fini par l'observer de loin, comme il observait les nuages chaque jour. Ce matin-là, le ciel était un océan bleu, sans aucun nuage. Le garçon décida dans son esprit d'enfant que c'était un signe : à partir d'aujourd'hui, Caelum ne serait plus un nuage, il deviendrait bel et bien partie intégrante de sa réalité. L'optique d'une nouvelle amitié redonna du baume au cœur au brun, qui adressa un sourire à son camarade. Il était content que le blond continue la conversation, le cœur encore lourd d'angoisses, il avait l'impression que son cerveau était un enchevêtrement de pensées et il ne parvenait plus à les trier de façon organisée comme il en avait l'habitude.
« Oui, ça va et toi ? » Il répondit sans regarder Caelum, pas le moins du monde dérangé par le faible volume de sa voix. Solal n'était pas le genre de garçon qui aimait se confier, ni même qui aimait étaler ce qu'il ressentait. Même quand il en avait lourd sur le cœur à Chipping Campden, il s'isolait. Dans une famille nombreuse, avec un petit frère turbulent, il y avait peu de place pour les états d'âme. 

Carson venait de s'envoler avec la lettre. Solal le suivit du regard, lui adressant un signe de main que le hibou ne verrait jamais.
« Ils ont de la chance de voler. Sans balai, j'veux dire. » marmonna-t-il sans articuler, une moue sur le visage alors qu'il se tourna finalement vers, il espérait, son nouvel ami. Les pensées encore en vrac, il détailla Caelum du regard sans un mot de plus avant de se rappeler que ce n'était pas vraiment le genre de chose qu'on faisait, encore moins avec un autre garçon. Il releva les yeux vers une chouette qui venait de passer en volant à côté d'eux, rentrant visiblement d'un de ses voyages. Les volatiles avaient aussi la chance de beaucoup voyager, et somme-toute, Solal trouvait leur vie parfaitement enviable. Pas de pression, pas de famille à rendre fier, pas de filles à ne pas faire pleurer, pas d'adultes à écouter. C'était mieux comme ça.

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Son camarade lui sourit et le rassura en lui disant que tout allait bien. Cela aurait dû suffire à Caelum : Solal retrouvait son sourire, Solal disait qu'il allait bien, point, fin de l'histoire. Mais si le petit Irlandais n'était pas doué pour les relations humaines en général, il était bien une chose pour laquelle il avait du nez : le mensonge. Petit comme gros, il semblerait qu'il soit né avec un détecteur de mensonges en lui. Solal disait allait bien, mais ses mimiques étaient en contradiction avec ses paroles. Caelum ne décrocha pas une seconde son regard du garçon. Lui pourtant qui avait l'habitude de fixer le sol, le voilà qui fixer son camarade du regard pour l'analyser et le comprendre. Le brun semblait ailleurs, lui qui était pourtant si enthousiaste et sociable, le voilà qui semblait terrer dans son silence, le regard vide fixé sur l'horizon. Caelum se demanda pendant un instant si le garçon qu'il avait devant lui n'était-il pas le vrai Solal, pas celui qui se mettait en scène devant les autres peut-être pour être bien vu d'eux, pour leur plaire ou bien encore pour fausser les pistes sur sa véritable nature. Très vite, il devint un mystère pour le Serdaigle, un mystère très tentant à découvrir.

« Ça peut aller... » répondit-il en repensant subitement à sa famille. Caelum s'approcha de son camarade et regarda avec lui Carson s'envolait. L'oiseau battait des ailes dans vers une destination inconnue pour le garçon. Très vite il ne fut plus qu'un point dans le ciel dégagé de Poudlard, puis il disparut avec les mots que Solal avait griffonnés. Ces lettres étaient-elles la cause du changement d'attitude de son camarade ? Il se prit à espérer que non, Caelum commençait à éprouver de la sympathie pour ce garçon avec qui il n'avait certes jamais vraiment parlé mais qui pourtant avait pris la peine de retenir son prénom à lui.

« Ils ont de la chance de voler. Sans balai, j'veux dire. » marmonna Solal. Cette phrase marqua Caelum qui acquiesça de la tête pour lui signifier qu'ils partageaient le même point de vue. Il ne savait pas pourquoi mais cette phrase le rendit envieux des oiseaux, mais aussi triste, très triste. Était-ce parce que lui, misérable humain, n'aurait jamais la chance de vivre une telle expérience qui lui permettrait de retrouver ses parents dans un claquement d'ailes ? Ou bien peut-être était-ce l'intonation de son camarade... Il ne savait pas trop. Le brun se tourna vers lui, Caelum, lui continuait à regarder le ciel par la fenêtre de la volière, comme s'il attendait quelque chose. Mais rien ne se produisit. Le jeune garçon se tourna à son tour vers son camarade et fit une petite moue. « Tu crois que... que notre famille est triste de ne plus nous voir rentrer chaque soir ? » Il marqua une pause pour réaliser qu'il venait vraiment de poser la question qu'il pensait tout bas. Il fut gêné sur le coup, mais d'un autre côté il se rendit compte que cette question était très importante pour lui, pour son bien-être et qu'il avait besoin d'une réponse. « J-Je veux dire comme lorsque nous étions à l'école primaire et qu'ils venaient nous chercher après la classe. » Caelum regarda Solal avec une certaine tristesse, qui malgré ses effort, il n'arriva pas à dissimuler.

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Ça peut aller n'avait jamais été une réponse satisfaisante aux yeux du brun. Bien au contraire, pour lui ça ne valait pas mieux qu'un "bof". Ils n'étaient pas assez proches pour que Solal puisse lui demander des détails. Il était facile d'aider quelqu'un en difficulté dans le parc, d'aborder une personne qui semblait avoir les mêmes intérêts que lui. Si Solal n'avait jamais éprouvé de difficulté à s'approcher des gens, il n'en était pas de même pour tisser de réels liens. À ses yeux, les trois quart des personnes de son âge qu'il rencontrait n'était que des camarades, des connaissances. Des amis, des vrais, il n'en avait eu qu'un. Il avait passé son enfance avec ses frères et cet ami, ça lui avait suffit. Mais il se rendait compte à présent, séparé depuis quelques mois de sa famille, que s'il avait eu envie de se confier il n'aurait eu personne pour le faire. Pire, il ne savait même pas comment faire. Comment se livre-t-on ? Son père lui avait toujours dit qu'il était important de dire ce qu'on pense, il avait hérité de lui cet honnêteté et cette spontanéité qui lui causaient parfois du tort. Mais parler de ce qu'il ressentait et encourager quelqu'un à parler de ce qu'il ressent était, pour le moment, quelque chose de bien compliqué pour le petit Solal qui se contenta d'observer son camarade en espérant déceler dans son regard les réponses à sa question : Qu'est-ce qui ne va pas ? Peut-être était-ce sa famille qui lui manquait ? Peut-être que lui aussi ressentait une certaine pression à l'idée de ne pas décevoir ses parents ? Ou peut-être l'avait-il déjà fait ?

Perdu dans ses pensées, et le regard ancré dans celui de son camarade, Solal mit quelques secondes avant de comprendre ce que Caelum venait de lui demander. Il parut réfléchir un instant, posant ses mains sur le rebord d'une des fenêtres en tapotant les doigts contre la pierre, fredonnant un "mmh" mélodieux qui n'avait que pour but de confirmer qu'il était bien en train de réfléchir à la question. C'était un de ses particularités : Solal parlait beaucoup, vite et parfois sans réfléchir, mais quand on lui posait une question il y réfléchissait toujours correctement. Il pesait le pour et le contre, listait les arguments dans sa tête avant de finalement donner une réponse. Il avait toujours été comme ça, ce qui était un atout dans les études.
« Moi j'ai pas été à l'école des Moldus, je faisais l'école à la maison avec ma mère. Mais j'ai deux frères ici, ils sont plus grands. Je sais qu'ils pensent à nous par moment, et ils parlent de nous, mais il y a encore deux autres de mes frères à la maison alors ça va. Blaze —c'est un de mes petits frères— leur en fait voir de toutes les couleurs, il fait que des bêtises. » Dans les lettres qu'il avait reçu de sa mère, Solal avait pu lire que Blaze faisait encore des bêtises. Solal en avait fait, lui aussi, il s'était même bagarré de nombreuses fois avec les voisins. Mais la différence était que pour Solal, ça avait toujours été un jeu, et ses adversaires le savaient. Blaze était différent, il prenait tout au sérieux et quand il se battait, c'est parce qu'il voyait rouge et qu'il ne pensait plus à rien d'autre qu'à son poing qui lui démangeait. À l'école primaire des Moldus il y en a plein, des comme ça, lui avait dit son seul ami du voisinage, Iwan, avec son accent Suédois si caractéristique. La remarque avait rassuré Violet Rosenberg mais rien ne suffisait à calmer les ardeurs du petit. Solal lui se fichait bien que Blaze cogne le nez des autres et vole des pommes sur l'étalage de l'épicerie, ce qui l'embêtait c'était le regard des adultes qui insultaient le petit Rosenberg de tous les noms sans même chercher à le connaître. Solal entendit un battement d'ailes derrière, une chouette s'étira. Il sorti de ses rêveries.
« Et toi, au fait, t'as des frères et sœurs ? Tu penses que tu leur manques, à tes parents ? Ils te manquent, toi ? » Il le bombarda de questions avant de lui afficher un nouveau petit sourire en coin, amusé de sa propre curiosité qui avait tendance à agacer son entourage et surtout Amory, l'aîné de la fratrie. 

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La question que Caelum venait de poser à Solal sembla lui faire travailler ses méninges : il prit quelques secondes pour réfléchir à cette dernière. Le petit Irlandais lui de son côté, attendait patiemment sa réponse tout en continuant de le dévisager. Sous la chevelure brune foncée en bataille de Solal, Caelum remarqua que son visage avait quelque chose de sérieux et de grave en total désaccord avec le célèbre sourire qu'il affichait la plupart du temps. Comme quoi, le garçon n'était peut-être pas que le simple petit clown de service de la maison Serdaigle. Il s'était trompé sur lui. Le regard que Caelum portait à Solal sembla changé soudainement. Il se mit à voir son camarade sous un tout nouveau jour, et se prit même à envisager une potentielle amitié avec ce dernier. Un changement radical depuis son arrivée à Poudlard où il n'imaginait même pas être un jour capable de sympathiser avec les enfants de son âge. Le mois de mars était vraiment surprenant cette année.

Quand enfin Solal prit la parole, Caelum l'écouta attentivement. Alors il n'avait pas été à l'école des Moldus... Cela semblait être quelque chose d'assez inconcevable pour lui qui avait suivi le parcours scolaire Moldu de la maternelle à la primaire et où il y avait appris énormément de chose tant sur l'Anglais, que sur les Mathématiques mais aussi sur l'Histoire moldue qui l'avait énormément passionnée. Mais d'un autre côté, il se prit à jalouser l'enfance de son camarade : si lui aussi était resté à la maison pour étudier, les élèves moldus de la primaire ne s'en seraient sûrement jamais pris à lui et peut-être serait-il encore aujourd'hui l'enfant plein de vie et sociable qu'il avait été lorsqu'il était en maternelle... Avec des "peut-être", on pourrait refaire le monde comme dirait papa, pensa-t-il pour se rassurer. « Oh, tu n'as pas été à l'école des Moldus ? ... Quelle chance, ça devait être chouette de rester avec ta famille. » Caelum, ne put s'empêcher de dire ces mots. Il voulait au fond de lui savoir comment l'école à la maison, mais surtout comment les cours dispensés par une mère sorcière cela pouvaient être. Est-ce qu'il avait déjà pratiqué la Magie avant Poudlard ? Ou juste apprit les bases ? Mais du coup, est-ce qu'il était en avance sur le programme ? Tant de questions qu'il brûlait d'envie de lui poser mais qu'il n'osa cependant pas faire, de peur que son camarade le trouve trop discourtois.

Mais le brun le bombarda soudainement de questions sur sa famille. Caelum qui avait peur d'être trop indiscret envers le garçon qu'il venait de rencontrer, la balance sembla pencher d'un côté auquel il ne s'y attendait pas. Caelum adorait parler de sa famille en général, mais là son cœur se serra dans sa poitrine et sa gorge se noua. Il sentit des larmes montaient sous ses paupières inférieures. Allait-il vraiment pleurer devant son potentiel nouvel ami ? Il tenta de ravaler ses larmes du mieux qu'il le pouvait, mais le manque de sa famille était beaucoup plus profond qu'il ne le pensait. Certes ils les avaient vu pendant les dernières vacances et parlaient même quotidiennement avec eux par hiboux, mais l'omniprésence de ceux-ci à ses côtés, de n'avoir qu'à pousser une porte le soir pour aller leur faire part de ses joies et de ses déboires était une chose à laquelle il n'était vraiment pas habitué à ne plus avoir, même après six mois de séparation. « J'ai... j'ai une petite sœur oui, dit-il en tentant de sourire pour cacher son mal-être. Elle s'appelle Cassiopea, elle va bientôt avoir 10 ans... j'espère être là pour son anniversaire. » Il marmonna la fin de sa phrase pour lui-même, en espérant que rien qu'en formulant son vœu, ce dernier se réaliserait. « Et je ne sais pas si je leur manque. Moi... à moi il me manque beaucoup, j'espère qu'à eux aussi je leur manque. Ils le disent dans leur lettre, mais... ce ne sont que des mots sur un bout de parchemin. » dit-il en affichant une petite moue. Son regard fixé dans le vide, il était beaucoup plus émotif qu'il ne le pensait lui pourtant qui parvenait tant bien que mal à garder ses états d'âme pour lui et à ne pas les faire partager au premier venu.

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L'enfance de Solal avait été chouette. C'était vrai, il n'avait pas de quoi se plaindre. Il avait été particulièrement libre, éduqué par de bons conseils et de la douceur, bercé par la passion de son père. Il avait fait des bêtises, pour autant tout le monde s'était toujours montré tout à fait compréhensif avec lui, mais c'était sûrement ce qui faisait sa réticence face aux ordres et aux règles qu'il ne comprenait pas. Il n'en était cependant pas conscient, pour lui tout avait été toujours beau et amusant. Tout n'avait été que champs, escalade dans les arbres, soirées en famille. Il n'avait jamais envié les voisins moldus qui partaient à l'école, les matières semblaient peu intéressantes aux yeux du garçon qui ne voyait que par la magie et les balais de son père. Aussi, le garçon aux cheveux de charbon reconnu dans la voix de son camarade une certaine envie. Solal n'était pas sûr de savoir pourquoi, mais son esprit d'enfant l'encouragea à classer cette information comme étant la conséquence de l'ennuie des cours moldus.

« C'était cool, oui ! J'avais pas vraiment de devoirs, ou quand j'en avais c'était toujours amusant. J'sais pas si j'ai tout appris comme à l'école des Moldus, j'crois pas. C'était plutôt des trucs sur les sortilèges, un peu d'Histoire, des livres à lire, tout ça. »  il souriait mais dire que parler de ça ne le rendait pas nostalgique serait mentir. Il adorait son quotidien à Poudlard, certains jours étaient plus compliqués que d'autres, les devoirs étaient parfois barbants mais tout le reste valait le coup de vivre cette grande aventure qu'était la scolarité à Poudlard. Il ne souhaitait pas rentrer à la maison, mais le confort de la bulle familiale lui manquait parfois, lui qui n'avait jamais quitté sa maison hormis pour des voyages familiaux.
Caelum semblait bien plus touché que lui suite à cette conversation. Solal était désemparé face à la situation, il n'était pas difficile de voir que le garçon en face de lui n'était pas très bien et le retrouver aussi tôt dans la matinée à envoyer des lettres à sa famille ne prouvait qu'un peu plus que l'irlandais était en proie à une petite déprime passagère. Mais voilà, le brun ne savait pas comment réagir face à ça. C'était facile de consoler une fille ou ses petits frères, il suffisait de les faire rire ou de faire le garçon fort. C'était plus difficile devant Caelum, surtout quand lui-même n'était pas d'humeur très joyeuse. Aussi, il écouta ce que lui disait son cœur et se rapprocha du garçon timidement pour passer un bras autour de ses épaules. Il gardait la tête tournée vers la fenêtre, ç'aurait été trop gênant de regarder son camarade à cette distance.

« J'suis sûr que tu leur manques beaucoup, si ils te le disent dans leurs lettres. Ils pourraient ne rien t'envoyer, tu sais ? Y a des gens qui reçoivent rien, pas de lettres, pas de gentils mots. Puis on est bien ici, non ? On apprend plein d'trucs, l'école est grande alors on peut courir partout, y a plein de gens à découvrir et on fait des tas d'trucs trop cool. En plus Serdaigle c'est comme une famille, pas vrai ? Si t'es pas bien nous on est là. » déclara-t-il, le regard perdu dans le paysage alors qu'il laissa tomber son bras, gêné d'avoir entamé de lui-même le contact. Il n'était pas certain que ça aide, mais il ne voyait pas comment faire oublier sa famille à un garçon qu'il ne connaissait que de nom. Il espérait en tout cas que ça l'aiderait, Solal avait toujours détesté savoir les gens tristes et bien qu'il soit parfois un peu égoïste et indépendant, s'il avait pu il aurait avalé toute la tristesse des gens autour de lui et tout garder pour lui. Il se croyait tellement plus fort que les autres, il pensait que rien ne pouvait l'abattre et qu'il était assez fort pour surmonter tous les obstacles.
  

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Caelum écouta silencieusement son camarade parlait de son éducation scolaire. Pas de devoirs... amusant... sortilèges... Les yeux du jeune garçon brillaient à ces mots. Non pas qu'il n'aimait pas l'école primaire des moldus : il y avait beaucoup appris et selon lui si son esprit était aussi affûté et rapide aujourd'hui c'était grâce à l'enseignement prodigué par ses différents professeurs. Cependant, savoir que Solal avait eu une scolarité des plus atypique bercée de magie le rendait tout de même envieux. Parler de son enfance sembla remettre un peu de baume au cœur au brun qui souriait beaucoup plus qu'à son arrivée dans la volière, Caelum fut ravi de voir qu'il y avait un peu contribué à sa manière et cela en vainquant sa timidité.

Cependant, le sujet de sa famille était encore délicat pour lui, en parler fut une rude épreuve qui avait bien failli lui tirer des larmes. Tandis qu'il essayait tant bien que mal de les camoufler, Solal passa timidement son bras derrière les épaules de l'Irlandais, encore tout fragile de ses dernières paroles. Caelum fut surpris et il ne savait pas vraiment comment réagir à cela. Il fallait dire que les contacts physiques avec les enfants de son âge furent rares dans sa petite vie, il ne s'était jusque-là pris que des bousculades, des coups de poing dans les épaules et des croche-pieds sur son passage. Les enfants peuvent être cruels parfois. Mais pas ici. Le jeune garçon ressenti la douceur du geste ce qui lui réchauffa son cœur en miettes par le manque de sa famille. Il buvait les mots d'encouragement de son camarade. C'est vrai après tout, de quoi se plaignait-il, lui avait des lettres de ses proches plein de mots d'amour et de fierté tandis que d'autres non. Il se sentit soudainement stupide se s'émouvoir et de se lamenter ainsi. Les larmes qui s'étaient installées sous ses yeux commençaient à disparaître sous les mots du brun.

Puis, Solal se mit à parler de Serdaigle comme d'une seconde famille et lui précisant que s'il ne se sentait pas bien, eux ils étaient là pour lui. Caelum releva les yeux vers son camarade qui le tenait toujours par les épaules. Cette fois-ci ses yeux n'étaient plus humides à cause de sa tristesse mais bien en raison de sa joie. Il était touché par les propos de son camarade mais aussi par sa gentillesse. Solal finit finalement sa tirade et lâcha alors Caelum. Ne sachant pas trop quoi dire, l'irlandais fit un sourire timide qui vint illuminait son visage enfantin auparavant triste. « Je... » Les mots restèrent coincés dans sa gorge. Il n'était vraiment pas habitué à tant de compassion et de bienveillance de la part d'un garçon de son âge qu'il ne savait pas comment exprimer ses sentiments. « M-Merci Solal... C'est gentil de dire ça... Il fit un sourire, cette fois plus assuré. Mais... tu penses vraiment que les Serdaigle peuvent être notre deuxième famille ? » Si c'était vraiment le cas alors peut-être que Caelum avait fait une bêtise en restant dans son coin, à attendre que l'année passe pour qu'il puisse rentrer chez lui pendant les grandes vacances. Son mal-être n'était probablement pas uniquement dû au manque de sa famille mais aussi de son exclusion volontaire. Après tout, les Serdaigle qu'il avait vus au pique-nique avaient tous l'air genti. Solal venait de le prouver en tout cas. Peut-être accepterait-il de devenir le premier ami de Caelum à Poudlard ? Cette pensée fit disparaître les derniers brins de tristesse qui restait en lui.

ABSENT DU 25/03 AU 08/03 (retour plus tôt probable).

Discussion entre plumes et lettres  PV Solal 

L'embarras avait envahi le garçon, il sentait ses joues chauffer. C'était quelque chose de consoler ses petits frères, il pouvait les enlacer et même leur faire des bisous s'il le fallait. Mais se rapprocher d'un garçon de son âge qu'il ne connaissait que de nom et qui ne partageait aucun lien de parenté avec lui était une sensation bien plus étrange. Son corps avait agit avant son cerveau, habitué à agir spontanément avec ses frères, et il regrettait à présent son geste. Solal avait l'impression d'avoir franchit une limite qu'il n'aurait pas du franchir. Comme pour balayer sa gêne, il balaya d'un revers de la main une plume qui logeait sur le rebord de la fenêtre, se décalant de quelques pas. Il la regarda s'envoler dans les airs, à l'extérieur du château, à moitié attentif à ce que Caelum disait. Les quelques mots qui sortaient de la bouche du châtain contrastaient avec l'enchaînement de phrases auquel Solal avait habitué son entourage. Puis, comme s'il se rappelait qu'il est d'usage de répondre quand on pose une question, il tourna la tête vers son camarade.

« Moi j'y crois, oui. On va passer sept ans ensemble, à se voir dans la salle commune ou dans les dortoirs. Soit on s'arrange les cheveux avant la fin, soit on apprend à s'aimer, tu crois pas ? C'est comme les chouettes et les hiboux ici, j'les vois tout le temps alors je les aime. le volume de sa voix s'abaissa, en pleine réflexion. J'pense même que s'ils parlaient, j'les aimerais plus que vous et ce serait eux ma deuxième famille ! » s'exclama-t-il comme s'il venait d'être pris d'une illumination. Il fonctionnait de cette façon, parlait tout en réfléchissant et l'intonation de sa voix fluctuait au même rythme que ses pensées. C'est comme ça qu'il finissait par dire des choses qu'il ne fallait pas, son honnêteté brutale cognait alors et vexait son entourage sans qu'il ne se rende compte de sa maladresse. Il lui arrivait parfois de ne pas comprendre que l'honnêteté n'était pas toujours bonne.
L'hyperactivité du garçon se faisait à nouveau ressentir ; il tournait en rond dans la volière comme un lion en cage. Parler ne suffisait pas, il lui fallait bouger et tout en parlant il avait commencé à faire le tour, longeant les murs de la pièce circulaire tout en jetant des regards à son camarade. Les seules fois où il réussissait à rester immobile était quand il était concentré et absorbé ; en examens, ou alors quand il s'aventurait dans la nature sauvage, qu'il levait les yeux pour observer les oiseaux dans les branches. Il s'arrêta d'un coup, sa robe retombant de son épaule.
« Puis au fond, que t'aies une deuxième famille ou pas, bah c'est pas le plus important parce que tu m'as moi maintenant. J'vais être ton ami et quelqu'un te saoule, BAM, j'le mets par terre. Sauf si c'est un prof, j'ai des priorités. Et si t'es pas bien, BAM, j'te redonne le sourire. » À chaque onomatopée, il levait les bras pour accentuer ses dires, un grand sourire sur les lèvres. Il s'assurait autant qu'il le fallait que Caelum irait mieux et que jamais il ne se sentirait seul parmi les Aiglons. Solal croyait beaucoup au destin, il aimait imaginer que sa vie était écrite quelque part comme le script d'un film. Aussi, il était certain que sa rencontre avec Caelum, un matin où tous les deux semblaient d'humeur maussade, n'avait rien d'une coïncidence.

La conversation avait duré un moment avant qu'ils décident tous les deux de descendre pour continuer leur conversation à la grande salle. Caelum avait récupéré un sourire plus enjoué, ce qui rassura le brun —qui, lui aussi, retrouva sa bonne humeur caractéristique. Il avait déjà hâte de voir se développer une nouvelle amitié.

— FIN —

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 1ère année RP.