Volière

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Reveillez-vous les piafs !

Guenièvre marchait rapidement, elle allait a la voilière. Malgré le printemps, il faisait assez froid ce matin la. Emmitouflé dans sa cape et son écharpe Jaune et Noir, elle grelotait légèrement. Arrivée enfin dans la voilière, qui n'était guère plus chaude, elle chercha un hiboux, ou une chouette, qui porterait son message :
Bonjour a vous !

Comment vous allez ! A Poudlard, tout va pour le mieux ! Les Poufsouffle sont géniaux, mais les autres le sont aussi. Les cours sont un peu compliqué, mais ça va. J'ai rencontré beaucoup de gens sympathiques ! Poudlard est vraiment génial, mais vous me manquais quand même.

Aux prochaines vacances !

Guenièvre 

En effet, sa famille lui manquait, mais Poudlard savait la réconforter. Elle regarda les hiboux et les chouettes. Ils avaient l'air endormis. Elle s'avança vers une chouette hulotte. Guenièvre dit :

-Hey, tu pourrais me prendre cette lettre et l'amener a ma famille, a Stonehenge ?

C'était ridicule, comme si la chouette allait réagir ! Bon, après tout les rapaces de Poudlard sont censé comprendre. Et pour toute réponse, l'Hulotte ouvrit un œil vitreux dans sa direction, puis le ferma ! Bon, cette chouette était peut être fatiguée... Elle se tourna vers une effraie... qui mis une aile sur sa tète en forme de cœur !  Ouais, aucun rapace n'était prêt a amener sa lettre ! Alors, elle se racla la gorge, et hurla :

-Ho, les piafs, j'vous cause ! Y'en a pas un qui est fichue de prendre ma lettre ?!

Bizarrement, cela sembla les réveiller... Imaginez, que vous êtes dans une tornade de plume, et bien c'est exactement ce que ressentait Guenièvre... Quand soudain, un bruit autre qu'un hululement se fit derrière elle, elle se retourna et vit un élève !

-Euh...

C'est tout ce qu'elle put dire dans cette situation gênante...

Votre chère et dévouée Guenièvre

Reveillez-vous les piafs !

Marine venait de se réveiller, et le soleil commençait à traverser les lourds rideaux du dortoir de Poufsouffle. Elle s'étira puis se leva pour faire sa toilette et s'habiller. Il fallait se dépêcher car aujourd'hui était un jour particulier. C'était l'anniversaire de ses deux petites soeurs, Léanna et Olivia.

La fraîcheur du matin était agréable, mais il serait plus judicieux de se couvrir un petit peu. La petite brune prit ainsi la direction de la tour ouest pour se rendre à la volière. Ce lieu la rebutait un petit peu mais il fallait faire un effort.

-Ho, les piafs, j'vous cause ! Y'en a pas un qui est fichu de prendre ma lettre ?!


En arrivant près de la volière elle entendit hurler et ce précipita afin de voir ce qu'il pouvait bien se passer. Tous les hiboux et toutes les chouettes volaient dans tous les sens. Il y avait des plumes de partout, et aucun d'eux ne maîtrisait sa trajectoire. Marine fut prise de panique, et se blottit dans un coin en se protégeant. Cette scène lui était familière.

Elle se revoyait âgée de 5 ans sur la place des Doges à Venise. Il y avait des pigeons à foison, gras comme des cochons, entrain de manger les restes des touristes. Puis elle se rappela qu'à ce moment là un groupe d'enfants se mit à courir pour effrayer les oiseaux. Les pigeons sont connus pour être d'une très pauvre intelligence, un peu comme les moutons de panurge. Ils s'envolèrent tous, certains d'entre eux se trouvaient à basse altitude. L'un d'eux avait même failli la blesser à la tête, et un autre avait eu tellement peur qu'il avait lâché une fiente, qui se retrouva sur son joli chemisier. Depuis, Marine a une peur bleue des pigeons.


Après s'être remémorée cette scène quelque peu gênante, notre élève réfléchit un instant...

*Reprend tes esprits, ce ne sont pas des pigeons mais des chouettes et des hiboux. Ils sont nocturnes donc ils dorment le jour, ce n'est pas en hurlant que ça va arranger les choses*.

Marine pris une grande inspiration, puis se mit à siffloter une douce mélodie pour apaiser les oiseaux. Cela avait l'air de les calmer. Ensuite elle hulula comme lorsqu'elle était petite et cachée la nuit dans le jardin de ses grand-parents. Les oiseaux retournèrent petit à petit sur les perchoirs.

Lorsque tout fut calme, Marine reconnut Guenièvre tenant une lettre, une de ses collègues de Poufsouffle. La pauvre était couverte de plume et avait les cheveux en bataille. C'était donc sa douce voix qu'elle avait entendu, et qui avait semé la zizanie dans la volière. Notre étudiante ne put s'empêcher de sourire...


"Alors c'est toi que j'ai entendu hurler Guenièvre? Je crois que ce n'est pas tout à fait comme ça qu'il faut s'y prendre pour envoyer du courrier. Tu veux un peu d'aide peut-être?"

Les rêves sont la littérature du sommeil
1ère année devoirs - 2ème année RP

Reveillez-vous les piafs !

Guenièvre était recouverte de plumes, mais elle allait bien, si on ne contait pas le fait que les rapaces lui avait fouetté le visage avec leurs ailes. Elle observa alors l'élève et reconnu Marine, qui était dans sa maison, a Poudlard. Mais elles ne c'étaient jamais parlées, et Guenièvre n'était jamais allé vers elle. Elle prit la parole :

"Alors c'est toi que j'ai entendu hurler Guenièvre ?"

Guenièvre haussa d'un sourcil. Il n'y avait qu'elle, qui d'autre aurait hurlé ? Elle trouvait la question un peu stupide, mais elle l'a laissa continuer :

"Je crois que ce n'est pas tout à fait comme ça qu'il faut s'y prendre pour envoyer du courrier. Tu veux un peu d'aide peut-être?" 

Cette remarque énerva cependant Guenièvre. Elle savait très bien que crier sur quelqu'un, humain, ou animal, n'était pas la meilleur façon d'y s'y prendre ! Elle était juste de mauvaise humeur, et elle avait besoin de sortir sa colère. Guenièvre toisa Marine, et répondit un peu sèchement :

-Non ça ira, merci ! Je vais bien en trouver un qui prendra ma lettre !

Elle s'avança vers un hibou petit duc, qui s'envola rien qu'a la vu de la jeune fille qui l'avait effrayer il y a quelque secondes. Dépitée, Guenièvre se retourna et se dit pour elle :

-Au pire, je repasse demain...

Guenièvre regarda Marine et se dit qu'elle avait quand même était sec, ce qui n'était pas vraiment dans son habitude et dit :

-Bon, pardon d'avoir été sec, mais je suis de mauvaise humeur, donc ça se comprend !

Guenièvre avait de nouveau parlé d'un ton cassant, mais elle s'enfichait.

Votre chère et dévouée Guenièvre

Reveillez-vous les piafs !

Marine ne voulait pas à faire de tort à sa collègue, elle était plutôt du genre calme et discrète et ne cherchait pas le conflit. Au contraire elle préférait l'éviter. Cependant le ton qu'avait pris Guenièvre n'était pas vraiment agréable.

*Comment réagir? Lui demander pourquoi elle était énervée? Ou faire comme si de rien n'était et s'excuser?*

Marine préféra la seconde solution, s'énerver alors que les deux jeunes filles ne se sont jamais parlées ne servirait qu'à envenimer les choses


"OK pas de soucis, je ne voulais pas te mettre en rogne, je voulais juste t'aider un peu... Désolée"

Guenièvre regarda Marine et puis s'approcha d'un autre oiseau dans l'espoir que celui-ci accepterait de livrer la lettre mais en vain. C'est que ces petites bêtes là n'aiment pas trop être contrariées dans leur sommeil. Notre élève se demandait du coup si l'un d'entre eux irait livrer les cartes d'anniversaire pour ses petites sœurs. Elles fêtaient leurs 7 ans, l'âge de raison, c'est important. Pendant ce temps l'interlocutrice de Marine se retourna puis s'excusa:

Marine sourit mais préféra rester silencieuse. Elle sortit ses deux lettres puis s'approcha d'un hibou albinos qui la regardait de travers. Non celui-ci n'était peut être pas le coursier idéal. Il avait les yeux rouges, il aurait fait peur aux jumelles puisque leur grande sœur le trouvait un peu effrayant. De toute manière il s'était retourné d'un air dédaigneux et maintenant lui tournait le dos.

"Bien... je vois que tu manques cruellement de motivation M. Hibou, je vais donc faire comme si je ne t'avais pas vu".

En guise de réponse l'oiseau hulula et claqua du bec. Le message était clair...

Le hibou rebuté, Marine vit au loin deux jolies chevêches d'Athéna qui se ressemblaient énormément. C'était les coursières idéales, deux jolies petites bouilles pour deux petites sœurs craquantes. Marine sortit quelques graines pour les petites chouettes, les leur donna, et le tour était joué.

"Ocean village, Channel way, pour Léanna et Olivia Gunberd, merci beaucoup!"

Marine regarda les deux chevêches s'envoler, elles allaient faire un très joli petit voyage de groupe. Elle avait pendant un temps oublié que Guenièvre était encore dans la volière, ainsi que le hibou albinos. Elle se retourna, et l'oiseau au pelage blanc et aux yeux rouges s’agrippa à elle. Ses serres étaient acérées et il n'arrêtait pas de secouer ses ailes. La petite pouffy réussit tant bien que mal à s'en défaire, et se dirigea vers la sortie avant de se retourner vers Guenièvre. "En fait tu as peut-être raison, il vaudrait mieux réessayer demain, ces volatiles sont de très mauvaise humeur aujourd'hui. A plus." Puis elle s'éclipsa rapidement en dévalant les escaliers.

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1ère année devoirs - 2ème année RP