2 juin 2020, 20:21
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
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Mi-Juin 2045

RPG+ - Suite de cet RP

t'en aller et revenir sans faire de bruit

certains diront que la vie est un vrai labyrinthe, où l'on se retrouve face à des impasses, nous obligeant de faire des choix pour retrouver le chemin. à tes yeux, elle est une sorte de montagne russe. il faut se battre, se relever pour accéder au sommet, savourant les petits bonheurs qu'elle nous inflige, les petites douleurs au thorax avant la descente ultime. celle qui nous fait perdre pied, nous giflant tans d'horreur en pleine figure. les cheveux dans le vent se transforme en million de picotements venus tout droit des enfers, prêt à nous punir pour nos être chers perdus. tu le sais, car durant ta vie, des chutes tu en as eu, beaucoup trop. tu te demandes encore comment tu as réussis à garder pied ferme sur terre. toujours, t’y penses constamment, les mois, les années sont passés, mais ce fut si brutal pour toi. ton âme vagabonde seule avec une mère décousue de sa beauté de l’époque, teint grisâtre et faux, une femme bien plus dure. autour de toi le néant, tu ne vois rien d’autre que cette solitude que tu ressens, alors que tu les sens ces mains s’accrochant à toi, admiratives de ta force de façade que tu te bornes à montrer. mais tu l’aime le néant, il est salvateur pour toi, peut-être un peu trop.

Un léger sourire au lèvres, les pas joyeux, dansants, tu chantonnes doucement, laissant ta tête s'ambiancer sur un air de Woodstock. L'esprit hippie. L'attitude rock'n'roll. Un Bonjour par-ci, un Salut par là, tu laisses la bonne humeur te pénétrer entièrement, les particules d'air et de bonnes ondes se fondant sous ton épiderme réchauffé par ce merveilleux mois de Juin. Libération. Elle est tellement proche cette fin d'année, et tu ne rêves la nuit que d'une seule chose, ton lit et tes draps où tu te glisseras. Ça n'a pas toujours été facile, t'as eu ces moments où, étouffé, t'arrivait plus à respirer, à croire que ton air s'est révélé différent des autres. À croire qu'il n'y avait que toi qui voyait le négatif ici, le positif loin, très loin. Tant de fois, tu t'es laissé emporté par les prémices des infimes douleurs, pour te retrouver seul, ta famille loin, très loin. Si loin, que le temps s'allongeait, que les secondes s'étiraient, que les minutes s'alignaient pour former des heures infinies. Et heureusement, la voilà finie. Cette année si dure, cette année que t'as passé à rechercher des gens qui comme toi pensaient, tombant sur ces gens que t'es pas prêt à oublier, que tu reverras après, et qui vont, tu l'espère, longtemps t'accompagner. Tes jambes te guident tout droit vers la volière, là où tu peux voir ces nuages merveilleux et éphemères. Tu sautes sur les marches plus que tu ne les escalades, tes pensées fuyant ton esprit pour de longues escapades. T'es ici pour observer, t'inspirer, te ressourcer du soleil qui crèvera ta peau de ses rayons.

Une silhouette te stoppe dans ta lancée. Ta voix se meurt, tes mots se perdent, son sourire s'affaisse. Raide, tes muscles se tendent et tu avances doucement, comme approchant d'un chat effrayé. Qui est elle ? Qu'a-t-elle ? Que peux-tu faire pour elle ? Qu'irais-tu faire pour elle ? Tu tends ta main. Crispé. Elle ne pleure pas, ou a déjà beaucoup trop pleuré. Les yeux rougis par ses larmes passées ou par ses larmes stoppées, tu n'en sais trop rien. Tu sais juste qu'elle là. Ornée sur ses joues. La douleur de son coeur. Tu t'accroupis à ses côtés. Ne parles pas, elle a besoin de silence. Ne fais rien, juste tends la main. Elle la prendra dans la sienne, si jamais elle en a besoin.

@Élina Clarke voilà voilà :grin:
Dernière modification par Anwar Elriani le 4 juin 2020, 21:21, modifié 1 fois.

L'allégorie de l'art me repousse.
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#BF0000

2 juin 2020, 21:38
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Elle n’avait toujours pas bougé. Elle se refusait à admettre la vérité, ce n’était surement qu’un rêve. Ça devait être un rêve. Elle allait se réveiller dans quelques instants et tout redeviendrait comme avant. Si ça se trouve, elle était même chez elle en ce moment et non à Poudlard. La jeune fille se pinça le poignet, attendit, mais rien ne se passa. Elle était bel et bien réveillée et ce qu’elle venait de lire était terriblement vrai. Paniquant, elle relu la lettre qu’elle venait de recevoir, mais le passage y était toujours, sa mère n’était plus de ce monde. Suffoquant, elle se laissa tomber contre le mur de brique de la volière. Tout lui semblait tellement froid, elle remonta ses genoux contre elle et laissa son masque tomber. Ses larmes envahirent ses joues et ses sanglots engloutirent le chant des oiseaux pour qui la vie continuait, alors que la sienne s’effondrait. Les souvenirs et les regrets affluaient en elle, comme l’eau affluait dans ses affluents. Toutes les disputes, les malentendus et les divergences d’opinion n’était plus que douleur et les bons moments s’effaçaient pour ne laisser place qu’au désespoir. Elle aurait donné chère pour avoir son grand frère à ses côtés, mais comme il lui avait dit, elle était à Poudlard et lui n’y était pas. Elle sécha ses larmes et tentant de reprendre contenance, mais à peine était-elle sur le point de se relever qu’elle éclatait de nouveau en sanglot. Incapable de bouger, elle s’avachit de nouveau sur le sol, attendant simplement que le temps passe. Sans s’en rendre compte, ses larmes se firent de moins en moins présentes, jusqu’à ne laisser place qu’au silence. Tellement pesant, mais apaisant à la fois, Élina se laissa emporter par celui-ci, jusqu’à ce qu’elle entende des pas dans l’escalier. La fillette se recroquevilla davantage sur elle-même, souhaitant à tout pris disparaitre entre les briques. Elle espérait que le sol s'ouvre sous elle et que la terre lui offre refuge dans son centre afin qu'elle puisse, pour toujours, éviter ce qui se passait sur le dessus. Elle détestait ce sentiment et elle ne voulait plus jamais le ressentir.

Bientôt, un jeune garçon de son âge apparut dans l’embrasure de la porte. Elle ne bougea pas, elle n’avait pas envie qu’il la remarque. Tout ce qu’elle désirait, c’était qu’il prenne sa lettre, surement porteuse de meilleure nouvelle que la sienne, et s’en aille pour la laisser seule. Mais la vie n’était pas une usine à exaucer les vœux, comme elle l’avait déjà lu. Le garçon s’approcha doucement d’elle, surement craintif à l’idée de l’effrayer. Il prit place à ses côtés, sans prononcer un seul mot, attendant simplement qu’elle daigne lui prêter attention et prendre la main invisible qu’il lui tendait. La serdaigle n’avait pas envie de sa présence, mais elle ne le repoussa pas explicitement pour autant, lui laissant la chance de, peut-être, l’aider.
Dernière modification par Élina Clarke le 24 sept. 2021, 22:24, modifié 1 fois.

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •

3 juin 2020, 22:59
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Elle n'a rien fait. Ses yeux ne se sont pas relevés. Non elle n'a pas tenu ta main. Mais non, elle ne l'a pas rejeté. Tes doigts rejoignent timidement son poignet, encore levé. Protégeant son visage de douleurs invisibles. Mais tellement plus présentes ici, que tout ce que l'on pouvait toucher. Tes doigts se resserrent sur son poignet. Un battement. Deux battement. Pouls rapide. Un battement. Le second n'arrive pas. Un troisième prenant sa place. Tes doigts ne se détachent aucunement de son poignet. Tu t'asseois à ses côtés, son coeur bat vite. Il bat tellement vite, que ses ondes traversent ton épiderme et atteignent le tien. Son coeur bat si vite. Il bat si vite qu'il te fait peur, il bat si vite que tu prends peur pour elle. Elle semble vide. Ou alors tellement emplie, qu'elle risque presque d'exploser. Tu hésites à parler. On dirait que tu hésites toujours à le faire, là où il faut bien que tu le fasses. Quand te décideras-tu enfin à bouger tes lèvres un jour, au moment où il faut que tu le fasses. Mais tu ne connais même pas son nom. Que peux-tu savoir de sa souffrance. Rien de ce que tu dira ne pourra la consoler, car tu ne sais toujours pas ce qu'elle a, ni ce que ça fait.

Tes yeux se lèvent au ciel, visible d'ici. Le soleil qui avant brillait au-dessus de la nature jalouse de sa lumière, semble flétrir, tant les nuages se mettaient à soudainement le cacher. Les nuages, d'une pudeur misogyne, dissimulaient sa clarté. Journée bipolaire, qui à peine quelques heures avant, semblait vouloir pâlir d'envie la nuit. "Je viens toujours là le soir, pour voir les étoiles. Elles sont presque aussi claires qu'au plus de la tour d'astronomie." Ta main la relâche enfin. Un sillage brûlant traçant une ligne de feu le long de son radius. Toi qui avait les doigts si chaud, et elle qui semblait avoir si froid. Ta tête se tournes vers elle. Tu l'observes doucement, et parles encore. D'une voix douce, traversant l'air tel une étreinte chaleureuse. Cette étreinte chaleureuse que t'aimerait lui octroyer en cet instant rare de faiblesse. Non, pas de faiblesse. D'Humanité. "Aujourd'hui, je suis venu le matin. Je ne sais pas pourquoi, sur un coup de tête. Mais le ciel est toujours aussi beau. Le ciel est toujours beau. Même quand il fait nuit, quand c’est pluvieux, orageux ou nuageux, c’est toujours un beau spectacle. C’est ce que je préfère dans la vie, le ciel, car je sais que si jamais je me sens perdu, seul ou effrayé, triste ou en colère, il suffit que je lève la tête et le ciel sera toujours là pour veiller sur moi… toujours aussi beau." Tu souris tristement, ramenant tes jambes vers toi. Comme elle.
Essaye de comprendre.

@Élina Clarke <3

L'allégorie de l'art me repousse.
Artiste ment, artiste triste.
#BF0000

5 juin 2020, 02:21
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Alors qu’Élina avait presque oublié sa présence à ses côtés, le garçon lui prit doucement le poignet, ayant surement peur qu’elle parte, en tout cas c’est ce qu’Élina compris ou comprendrais si sa tête n’était pas aussi pleine de toute ses émotions contradictoires. Elle ne savait plus où se mettre. D’une part elle avait envie qu’il parte, mais de l’autre, elle sentait qu’elle avait terriblement besoin de compagnie et bien qu’elle ne le connaissait pas, du moins pas encore, son instinct lui soufflait de le laisser faire, ce qu’elle fit. À son contact, la chair de poule naissa en elle et Élina remarqua à qu’elle point elle avait froid. Frissonnant légèrement, elle remonta ses bras contre elle et regarda droit devant, sans accorder un seul regard à son camarade. Elle ne voulait pas qu’on la voit aussi vulnérable et encore moins qu’on prenne pitié pour elle, mais cette fois-ci, elle était incapable de rejeter qui que ce soit, elle était bien trop épuisée pour ça. Lorsqu’il retira finalement ses doigts, elle se retint pour ne pas rattraper sa main qu’elle n’avait su prendre au bon moment, mais elle ne bougea pas, de peur... Elle ne savait pas de quoi elle avait peur.

Elle sursauta en entendant la voix apaisante du garçon, toujours à ses côtés, premier vrai mouvement qu’elle effectuait en sa présence. Il parlait du ciel et des étoiles. Élina était d’accord avec lui, peut-importe où nous nous trouvons, le ciel est toujours là, que ce soit pour nous apaiser ou nous rassuré, le ciel sera toujours là pour nous. Mais cette fois, le ciel avait beau être aussi splendide, il ne pouvait rien pour elle, personne ne le pouvait. Replongeant dans ses sombres pensées, elle ne lui répondit pas. L’aiglonne savait qu’elle lui devait des explications, mais elle n’avait pas envie d’affronter immédiatement la pitié du garçon. Elle leva les yeux au ciel et se tourna finalement vers lui. Elle fût immédiatement happée par les yeux d’un vert indéfinissable de son interlocuteur et par sa chevelure d’ébène contrastant grandement avec sa peau pâle. Il s’était positionné comme elle, tentant surement de comprendre ce qu’il lui arrivait, bien qu’Élina pensât que c’était impossible. Elle ouvrit la bouche, mais elle ne savait toujours pas quoi dire et la referma, pour la rouvrir seulement lorsqu’elle eut formulé une pensée cohérente. « Tu as raison, le ciel est constamment là, que nous soyons heureux ou dévastés, le ciel peut nous faire rêver et nous donner espoir de jour meilleur » Elle avait arrêté là, ne sachant pas trop quoi dire pour continuer et ayant peur de tomber dans la mélancolie. Se retournant vivement pour effacer une larme qui coulait sur sa joue elle se dit qu’elle ne connaissait toujours pas son prénom, de même pour lui. « Je m’appelle Élina… Élina Clarke. Et toi ? » Elle savait très bien qu’elle ne faisait que retarder le moment où elle devrait lui raconter, ainsi qu’à ses amis, mais pour l’instant, la brunette préférait s’évader grâce à la bulle hors du temps qu’il lui avait inconsciemment offert.

@Anwar Elriani à toi! ;)

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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5 juin 2020, 22:06
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Impétueuse Tentation. De les recueillir de tes doigts. Délirante Compassion. Venant de nul part, mais t'assaillant de partout à la fois. Le coeur qui se serre au vu de ses Larmes, arrachées si brusquement de sa joue. Comme si elle avait honte de leur présence. Tu ne les voyais pas au début, ces larmes. Elles avaient été repoussées, ces larmes. Le sillon de leur chemin tracé sur ses pommettes, elles n'étaient pas là. Au tout début. Mais elles avaient fini par triompher de ces prunelles brûlantes, triomphant de ta vacillante volonté de rester loin. De ne pas t'approcher. De son coeur meurtri.

D'une voix enrouée elle parle. Elle ne parle pas à la légère, non. Chaque mot est choisi. Avec tellement de soin. Chaque mot est dit, pour signifier ce que le silence n'a pu expliquer. Ou alors, juste pour essayer. Car chacun de ses mots, n'arrive à décrire vraiment, ce que ce silence n'a pu commenter. Heureux. Un terme si simple. Un terme surfait. Tout le monde le dit, mais personne ne sait vraiment ce que c'est, d'être totalement heureux. Dévastés. En voilà un autre. Un autre mot, si bien choisi. Ce n'est sûrement pas une coïcidence, si "dévastés" vient là, alors que triste y avait sa place. Si le bonheur est à ce mot si minime, tandis que son malheur est si grandement comparé. Puis elle dit son nom. Élina. N'oublie pas ce nom, gamin. N'oublie ni ce nom, ni ce regard quand elle te prête son attention. N'oublie pas ces yeux qui supplient, d'avoir un temps de répit. Avant le retour soudain du vrai, de l'amère réalité. Essaye, gamin, n'oublie jamais. Ta main se crispe encore quand ton bras se tend vers elle, que ton sourire rassurant refait surface. "Moi c'est Anwar, enchanté de connaître Élina."

Tu te déplaces doucement, venant devant elle. Tu t'asseois en tailleur et attends. Attendre quoi ? Qu'elle te parles et que la glace se brise enfin ? Ou alors aimerais-tu forcer les choses et la briser de tes mains ? Contre le mur de ce Thêatre, tu laisse reposer ta tête, espérant que votre Pièce se déroule comme il le faut. L'Humanité face à Prométhée, attendant son dû, attendant son feu. Encore fallait-il qu'elle avoue ce qu'il lui manque, ce qu'elle veut. Mais faudrait-il qu'elle se déroule bien, pour bien se dérouler, cette Pièce ? Le peu de rayons, de ce Soleil aurefois joyeux et maintenant si malade, dardent sur vous leur lumière, essayant de vous réchauffer face à la froideur qui allait suivre. Tu déglutis. Ne la regarde pas, elle en serait gênée. Elle se sentira obligée, de tout déballer, face à tes yeux interessés. Et puis, qui sait ? Peut-être qu'il y aurait, dans ces yeux-là, de la pitié. Il ne faut pas qu'elle la voie, cette pitié. Il faudrait qu'elle brûle cette pitié. Élina aura besoin de Compassion. C'est les yeux levés au ciel que tu parles. Tu ne lui octroies qu'une oeillade, pour montrer que tu écoutes, que t'es toujours là. Et puis tu les relèves encore. "Tu veux en parler ?" Parler de quoi, déjà ? Tu soupires.

Tout est en désordre.

@Élina Clarke <3

L'allégorie de l'art me repousse.
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8 juin 2020, 19:10
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Elle put enfin mettre un nom sur le visage de garçon à ses côtés, Anwar. C’était un joli prénom, original et difficile à oublier. Il sourit, essayant surement d’être rassurant, mais rien ne pouvait y faire, la brune était complètement perdu. Elle venait de perdre l’un de ses plus importants points de repère et elle se sentait seule. Seule dans ce gouffre profond qu’était ses émotions, elle était là, à attendre que la douleur passe. Elle sentait sa coquille qu’elle s’était efforcée de briser au fur et à mesure de l’année la recouvrir, effaçant d’un coup, tous les efforts qu’elle avait dû faire. En ce moment, Élina aurait tout donner pour être avec son frère, son meilleur ami et son confident lors de ses moments de faiblesse ou de difficulté. Avec lui, elle aurait une chance de surmonter cette épreuve, mais seule, elle ne pouvait même pas l’envisager. Doucement, sournoisement, elle sentit sans vraiment sentir, le gouffre qui s’était former en elle, l’engloutir tranquillement, sans qu’elle puisse y changer quoi que ce soit. Ce fut lui qui la ramena sur terre, sans même sans rendre compte.

Anwar avait bougé, il été maintenant devant elle, mais ne la regardait pas, surement mal à l’aise ou timide de la regarder alors qu’elle souffrait autant. Tout de même toujours à l’écoute, il lui demanda si elle voulait en parler. Non. Elle ne voulait pas du tout en parler, au contraire, elle aurait aimé éviter le sujet jusqu’à la fin de ses jours pour ne pas que ça soit si réelle. Mais elle ne pouvait pas, ça serait en lever tout honneur à sa mère et elle ne le méritait pas. L’émotion lui nouant la gorge, elle secoua la tête. Pas immédiatement. L’aiglonne voulait trouver un moyen de mettre Anwar au courant, sans prononcer un seul mot, car elle le savait, qu’elle s’effondrerait si elle devait l’énoncer à voix haute, ce qu’elle ne se permettait pas, du moins pas pour l’instant. Doucement, ayant peur de la réaction du garçon, de ses questions et même de ce qu’il pourrait penser en la lisant, elle lui tendit l’origine de son malheur, sa lettre.

Elle ne savait pas pourquoi elle faisait ça, mais elle savait qu’elle devait le faire. Si la serdaigle avait pu être plus objective, ce qui était impossible dans un moment pareil, elle aurait sans doute compris que sans ce geste prouvant qu’elle pouvait encore avoir confiance en quelqu’un, elle se serait sans doute enfermée dans sa coquille, effrayée à l’idée d’être blessé une autre fois. Elle relava sa tête vers le ciel, ne voulant pas affronter le regard de pitié qui naitra dans les yeux de son camarade lorsqu’il aura fini sa terrible lecture. Elle attendit simplement qu’il dise quelque chose.

@Anwar Elriani à toi :D

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •

10 juin 2020, 18:57
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Tes yeux parcourent ce bout de papier. Une vulgaire feuille gravée de mots, qui resteront dans ton esprit et le sien, indélébiles. Tes yeux font le tour des lettres. Ils absorbent leur sens, et se nourissent de la douleur qui en émane. Tes yeux y reviennent encore, à ces phrases qu'il n'a pas hésité à écrire. Son frère. Quel idiot, ce frère. Ne sait-il rien de sa propre douleur, à vouloir la même pour sa soeur ? Annoncer une telle nouvelle par lettre, lui qui avait reçu ô combien de soutien. Non, il n'y avait pas de quoi être fier, à lui envoyer un bout de parchemin, pour signifier la mort d'un être cher. Cet être si cher, qu'est sa mère. Tu aurais voulu la réconforter. Mais la Colère qui gravit toujours plus le chemin de ta gorge, te coupe brusquement le souffle, déjà si saccadé. Tes mains se serrent à leur tour, et tu crains l'explosion. Était-il si lâche ce frère, au point de ne pas attendre quelques jours, ne serait-ce que pour être présent pour elle. Espérer l'aider. Ne pas la laisser prostrée sur le sol, secouée par les larmes.

Tes bras viennent s'enrouler autour d'elle, et tu la serres, si fort, dans tes bras.

Tu ne la connais pas cette fille. Tu ne l'a jamais vu. Avant aujourd'hui. Mais sa souffrance t'atteint comme une lance en plein coeur. Elle le fait saigner, et attend, d'être retirée. Pour t'assommer encore plus. Tes bras l'entourent encore plus fort. Pas de pitié. Juste une infinie compassion. En silence, sans bruit. Que faut-il dire lorsqu'on ne sait pas quoi faire ? Comment consoler l'inconsolable ? "Je suis déso.." Ta voix se coupe. Relâchement soudain de tes cordes vocales. La plainte qui en sort est confuse. Non, il ne fallait pas dire ça. À quoi bon, d'être désolé ? Vas-tu la faire revenir, en t'excusant comme tout le monde. Pouvoir trouver les mots. Quelque chose dont tu ne t'ai jamais préoccupé. Tu essayes. Tu te débats, contre les idées puissantes des torrents de ta conscience, évanouie par son ignorance.

Vérité. La Vérité s'impose dans ton esprit comme une évidence. Juste sois honnête. Et tout va bien se passer. "Je ne sais pas quoi dire." Une inspiration douloureuse et te voilà qui continues. "Je n'ai pas envie de dire un truc inutile comme "je suis désolé" mais je n'ai pas envie de rester silencieux." La Vérité, gamin. Il faut qu'elle sache. Ce que tu pense. Que tu seras là pour elle. Et que si elle ne veut pas de toi, tu resteras là malgré tout. "Je ne pourrais, sûrement, pas comprendre ce que tu ressents. Je ne prétendrais pas savoir d'ailleurs. Je sais juste que tu as mal. Peut-être même que mal est trop faible, et qu'il n'y a pas de mot pour décrire ta douleur. Mais saches que.. si tu veux parler, peut-être pas de ça, juste parler et te changer les idées, je suis là." Tu te détaches doucement d'elle. Que faire de plus ? Il n'y a même plus de larmes à sécher. L'horreur t'atteint.

Son regard, est presque vide.

@Élina Clarke <3

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11 juin 2020, 22:47
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Elle ne bougea pas. Les bras du garçon l’avaient emprisonné dans une étreinte dont elle ne pouvait, ou ne voulait se défaire. Elle s’accrocha désespérément à se contact de peur de se retrouver à nouveau seul dans cette obscurité. Les larmes menaçaient de sortir, encore, mais elle en avait tellement versé dans les derniers instants que rien ne vint déchirer le silence qui s’était peu à peu installé. Il fût finalement le premier à rompre le silence. Ses mots trouvèrent écho en Élina. Elle sentait qu’il pensait réellement ce qu’il disait, que c’était la Vérité et c’est ce dont elle avait besoin en ce moment. Il la serra plus fort et la jeune fille en fit de même, elle en avait besoin. Se changer les idées... elle en avait envie, mais n’était pas certaine d’y arriver. Ce qui était certain, c’était qu’elle voulait qu’il reste. Lorsque les deux corps se séparèrent finalement, Élina était plus calme et était prête à parler. Le seul hic, c’était qu’elle n’avait aucune idée d'où commencer. Elle observa le jeune garçon toujours assis en face d’elle. Elle tentait de deviner l’émotion que renfermait la lueur dans ses prunelles, était-ce de la pitié ? Non. Contrairement à ce qu’elle avait pensé, ils brillaient de compassion et la jeune fille eut un sourire lorsqu’elle le comprit. « Merci » murmura-t-elle.

C’était tout ce qu’il avait à dire, du moins pour l’instant. Elle releva encore une fois son regard chocolat vers le ciel et observa les nuages passer. C’était une activité relaxante qu’elle avait commencé très jeune avec sa mère, mais qu’elle n’avait pas eu ou pris le temps de faire cette année. Uns sourire mélancolique s’afficha sur son visage lorsqu’elle repensa à tous les après-midis qu’elle avait passé allonger dans l’herbe avec sa mère. Elle regrettait ses instants, mais elle n’avait pas envie d’y penser, du moins pas pour l’instant. « Qu’est-ce que tu fais habituellement lorsque tu veux te changer les idées ? » Lui demanda-t-elle dans une tentative pour y arriver. Elle-même en avait aucune idée. Généralement, lorsqu’elle voulait penser à autre chose, elle allait courir, mais elle ne pensait pas en avoir la force nécessaire et se plonger dans un livre était inconcevable sachant que c’est sa mère qui l’avait initié à cette activité.

Elle ne savait pas si elle était prête à sortir de la volière pour affronter sa journée, mais si son camarade réussissait à lire entre les lignes, ce qu’elle pensait, il comprendrait certainement qu’elle avait besoin de son aide plus qu’il n’y paraissait. Elle lui sourit même si ça lui demandait un effort surhumain, elle avait besoin d’oublier sa tristesse pour un instant, aussi court soit-il.

@Anwar Elriani :wink3:

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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13 juin 2020, 23:09
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
Son murmure te touches, bien plus profondément que n'importe quelle autre paroles prononcée. Elle s'était accrochée à toi, bouée de sauvetage. Elle t'avait tenu fort, et ne t'avait pas lâché. Elle en avait besoin. De ta présence. Son murmure t'atteint, d'une étrange façon. Il est là, ce mot, accroché quelque part dans l'air. Il flotte autour de vous. Et tu t'émeus de sa présence. La reconnaissance dans son regard te laisserait presque pantois, surpris, ta précédente colère s'évanouissant pour s'éteindre. Comme de la cendre, au contact de la neige. La Vérité avait donc fait son effet. Ce simple constat te fait sourire. Un sourire plus doux que les précédents. Un sourire timide. Un sourire qui parle, et dit ne t'en fais pas. En même temps que ta voix résonne, murmurant elle aussi, pour ne rien troubler de l'émotion qui planait ici. "C'est normal." Le reste, tu le transmets par ton regard. Comme toujours. Il est le plus expressif.

Et comme toujours, tu te perds dans le sien.

Elle regardait le ciel, le sourire sincère. Mélancolique. Son regard pensif ou rêveur suivait les stratus. Ses pensées qui s'envolent. Tout comme son âme. Elle pense, elle pense. Quels Souvenirs l'assaillaient en ce moment ? Étaient-ils heureux? Étaient-ils triste ? Quels qu'ils soient, ces Souvenirs la boulversent. Au point d'espérer, ne serait-ce qu'un moment de répit. Au point de rêver, de vouloir sombrer dans l'Oubli. Tu le vois bien. Tu le sens. Et tu le comprends. Ses lippes qui s'étendent vers toi, et ce deuxième sourire, te paraissent si faux. Ne comprenait-elle toujours pas, qu'avec toi, il n'y avait pas besoin de faire semblant ? Mais tu ne fais aucun commentaire non. Tu te contentes de répondre. Lui donner ce qu'elle veut. En évitant d'être maladroit. En essayant de bien faire. Pour la mettrre à l'aise face à toi. "Je ne sais pas vraiment.. Ça dépend de mon humeur je suppose. Mais la plupart du temps je dessine. Ou alors je chante. Et des fois, j'observe juste." Un peu confus.

Une question étonnante, et la réponse pour toi reste floue.

Observer. Le mouvement des Oiseaux. Celui des Nuages. Le Soleil qui fait le tour et s'arrête au zénith. La Lune parfois, qui parle aux étoiles. L'Herbe gâté, au milieu de ses Fleurs. Qui bougent au rythme du Vent. Qui lui danse et s'étend. Parfois tu observes. Mais parfois tu peints. Comme ta mère. Mais ça il ne fallait pas le dire. Puis parfois tu ne fais rien, et te perds. Parfois tes idées ne changent pas. Elle ne veulent pas changer. Elles refusent de le faire. C'est ce qui arrive quand tu pleures. Quand tes larmes décrivent le tout, et refusent d'abandonner. Quand tes émotions décident de gagner. Décident de montrer qu'elles sont là, et que des fois, elles te malmènent. "Je ne sais pas parce que parfois je n'y arrive pas. Alors je fais avec. Et ces fois-là quand je n'y arrive pas, c'est parfois nécessaire. Alors je n'essaye pas de les fuir ces idées. J'essaye plutôt de les accepter." La Vérité encore. Elle vient toujours. Elle est tout le temps là.

La Vérité est la seule qui peut aider.

@Élina Clarke <3
Dernière modification par Anwar Elriani le 18 juin 2020, 00:42, modifié 1 fois.

L'allégorie de l'art me repousse.
Artiste ment, artiste triste.
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17 juin 2020, 03:42
Ornée sur ses joues, la douleur de son coeur.
C’est normal, qu’il dit. Non, ce ne l’était pas. Peu de personne aurais agi ainsi et Élina en était consciente. Elle avait de la chance d’être tombé sur lui et non sur quelqu’un qui aurait simplement dit désolé. Ses yeux transmettaient tous ce qu’il ne pouvait être dit à haute voix et l’aiglonne lui en était reconnaissante. Alors qu’il répondait à sa question, Élina remarque la confusion sur son visage, mais ne la comprend pas. Elle réfléchit à ses propositions, dessiner, elle en était incapable, chanter, encore moins, mais observer, ça elle le faisait constamment. Le va et viens incessant de corps partant dans toutes les directions, les petites manies que chacun développait, les émotions passant sur les visages de ses interlocuteurs, tout ça, Élina le remarquait. Plutôt observatrice qu’actrice, elle avait passé la plupart de son enfance à regarder plutôt qu’à vivre sa vie, et à présent, elle regrettait amèrement.

La suite de la phrase du garçon lui rabaissa encore plus le moral, si c’était possible. Elle s’attendait à cette réponse, que parfois c’était impossible, mais elle en avait espéré une autre. Elle détestait tout ce qui était impossible, elle l’avait l’impression qu’on lui bridait une possibilité, mais cette fois, l’impossibilité était là et elle la narguait. Elle savait que tenter d’oublier était impossible et elle détestait cela, mais oublier, ça aurait été abandonner sa mère, et ceci la révulsait plus que tout. Elle savait qu’il fallait qu’elle ressente sa douleur, afin de peut-être un jour, réussir à passer à autre chose, mais à l’instant, elle ne le voulait pas. C’était trop de chose en même temps et la jeune fille ne voulait pas faire face à ses émotions, pas maintenant et pas ici. En fait, la seule chose qu’elle voulait réellement, c’était se rouler en boule dans son lit du dortoir des serdaigles et attendre que la fin de l’année passe pour retourner chez elle.

Sachant également que c’était impossible, elle refoula cette idée et se reconcentra sur cette discussion, lui offrant un moment de répits pour ses émotions déjà assez malmenées. Elle lui rendit son sourire, sincère cette fois et elle le regarda sérieusement. « Merci pour ses réponses sincères, puis, voulant reprendre un ton plus léger pour la suite de leur conversation elle continua, Tu as de la chance d’avoir du talent en art, dans ce domaine, je suis totalement nul. Sauf pour la musique, c’est la seule chose que je suis capable de faire concernant les activités artistiques. Lorsque je joue, on dirait que tous s’évanouit autour de moi et qu’il ne reste plus que moi, la partition et l’instrument. Est-ce que... Est-ce que ça te fait pareil ? »

Ses joues se rosirent par la timidité qu’avant engendré sa question. Elle n’avait jamais, ou très rarement été aussi à l’aise avec quelqu’un et aussi rapidement et son audace la surprenait. Avant son arrivée à Poudlard, jamais elle n’aurait agi ainsi, mais l’école l’avait changé et en mieux. Cachant son trouble du mieux qu’elle pouvait, elle se concentra sur la réponse de son camarade.

@Anwar Elriani à toi ;)

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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