18 juin 2020, 11:36
La lettre dévastatrice  privé 
Poudlard
Volière
28 Février 2045
09h44


@Clara Dorléans.

L’air était glacial.
Le vent s’engouffrait par bourrasques dans les embrasures de la volière, provoquant de puissants courants d’air.
Will resserra un peu plus son écharpe bleue et bronze autour de son cou. S’appuyant d’une main sur le mur de pierre, il monta les dernières marches de la volière.

Cette excursion matinale était vivifiante. Il avait pour habitude de se rendre à cet endroit deux à trois fois par semaine, guettant l’arrivée d’une potentielle lettre à son nom. La volière était comme à son habitude remplie de chouettes et d’hiboux, qui allaient et venaient à leur guise. Certains semblaient juste faire des allers retours tandis que d’autres apportaient le courrier qui leur avait été confié, visiblement harassés par la tâche.

Le jeune Serdaigle marcha parmi les oiseaux, jetant de rapides coups d’œil dans tous les sens. Impossible de reconnaître un quelconque hibou dans ce ballet incessant de plumes. Si un hibou lui était destiné, il se dit qu’il serait déjà venu le voir.
Sur le point de renoncer, il regarda une dernière fois autour de lui. Un détail attira néanmoins son attention, une chouette plus exactement. Elle le fixait avec insistance, parfaitement immobile. Dans ses serres se trouvait une lettre, qu’elle agrippait fermement.
Piqué dans sa curiosité, Will s’approcha avec prudence de la chouette pour pouvoir déchiffrer la petite écriture inscrite sur l’enveloppe.

« A l’attention de Will Robbs
École de Sorcellerie Poudlard
 »


L’excitation monta soudainement chez le jeune garçon. Enfin une lettre ! Il espérait au plus profond de lui qu’elle était de ses parents. Serein, il attrapa la lettre sans se méfier un instant de la chouette, qui lâcha sans sourciller le petit bout de papier.
Il ouvrit précipitamment le courrier, un large sourire se dessinant sur ses lèvres.
« Mon cher Will,

Les mots que je t’écris vont t’être extrêmement durs.
J’ai longtemps hésité à t’envoyer ce courrier, mais je te dois la vérité. Je te la dois parce que c’est mon rôle de père de te protéger mais aussi de te prévenir.

Les choses ont pas mal changé à la maison, depuis ton départ. Avec ta mère, nous ne pouvons plus suivre le même chemin et... nous avons dû prendre la décision de nous séparer. J’aimerais t’en épargner les détails, mais il y a des choses que tu dois savoir.

En janvier dernier, il y a eu quelques vengeances de sorciers contre des moldus, faisant beaucoup de victimes. Il y a une guerre Will, les moldus nous persécutent, ils ne veulent plus de nous.
Pour ta mère, cette réponse de notre monde est intolérable. Elle a pris la décision de renforcer les rangs des moldus, pour nous traquer. J’ai bien essayé de l’en dissuader, mais elle ne veut rien savoir, au point de vouloir me dénoncer si je ne la laisse pas partir.
Je ne la reconnais plus.

Will, tu es un jeune garçon, bientôt tu seras un jeune homme. Tu ne devrais pas te soucier de tout ça, mais le fait est que nous sommes en danger. Fais attention à toi et à ceux qui t’entourent. Ne fais confiance à personne, et choisis bien tes amis.

Je vais devoir me cacher jusqu’à notre prochain courrier.

Prends soin de toi.

Ton père qui t’aime. »

- ...

Il s’effondra violemment à genoux dans la volière. Dévasté, son cerveau semblait ne plus avoir aucune conscience de quoi que ce soit. Tout était noir. Plus de lettre, plus d’oiseaux. Plus un bruit, pas même celui de quelqu’un qui venait à l’instant d’entrer dans la volière.
En étant de choc, il n’avait plus aucune pensée. Aucune âme.
Il venait de mourir intérieurement.
Dernière modification par Will Robbs le 27 juin 2020, 22:52, modifié 1 fois.

Nothing lasts forever :hearth_on_fire:
Elle avait ce don de tout rendre magnifique
🎵Le problème de la vie c’est qu’y en a qu’une🎵

19 juin 2020, 10:52
La lettre dévastatrice  privé 
Comme tous les dimanches, Clara se rendait à la volière pour voir si elle n'avait pas reçu de lettre.
Elle trouvait que ses parents exagéraient de ne jamais lui envoyer de lettre. D'accord, il savaient beaucoup de travail, d'accord, ils n'étaient presque jamais à la maison, mais quand même ! Ils pouvaient bien se donner la peine d'écrire trois phrases sur un bout de parchemin et de l'envoyer par hibou ! Ça prenait juste 5 minutes dans leur précieux temps ! Même Elia, sa sœur ne lui avait rien envoyé du tout.

La colère de Clara se transforma peu à peu en tristesse. Elle aurait tout parié que sa sœur était bien contente d'avoir leurs parents rien que pour elle. Elle avait beau avoir l'air toute gentille, sa sœur était quand même une garce.

Plongée dans ses pensée, Clara avait oublié de prendre son manteau, son écharpe et ses gants. Elle était juste en chemise alors qu'il faisait un temps glaciale, dehors. Tant pis. Elle n'avait pas le temps de faire demi-tour. Elle escalada les escaliers en colimaçon qui menaient à la volière en sautant une marche sur deux. Elle était vraiment pressée de voir si ses parents, ou au moins sa sœur lui avait envoyé une lettre.

Elle allait s'attendre à voir des chouettes et des hiboux de partout dans la volière dans un déluge de plumes, mais, cette fois-ci, rien de tout cela lui apparu.

Un garçon, qui portait une écharpe aux couleurs de Serdaigle était à genou, sur le sol. Il semblait horriblement triste et ne sembla pas s'être remarqué de la présence de Clara. Elle s'avança alors, dans la pièce et s’accroupit à côté du jeune Serdaigle. Il tenait une lettre à la main. Dessus, il y avait écrit "Mon cher Will". Il s'appelait Will ? Sûrement. Elle hésita un moment avant de chuchoter :

- Ça... Ça va ?

Will sembla se rendre compte qu'une fille était accroupit à côté d'elle et qu'elle venait de lui parler.
Il leva son visage vers Clara, l'air étonné de la voir ici.

@Will Robbs
Dernière modification par Clara Dorléans le 17 sept. 2020, 15:34, modifié 1 fois.

Poufsouffle Vult !
~Troisième année RP~
"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !"
#PouffysFammily

28 juin 2020, 09:33
La lettre dévastatrice  privé 
@Clara Dorléans.

Comment était-ce possible ?
Tout semblait voler en éclat dans son esprit. Le couple que formait ses parents lui avait toujours parût solide, quasiment indestructible. Comme tout enfant envers ses parents, il s’imaginait naïvement qu’ils finiraient leur vie ensemble et, comme dans les histoires les plus heureuses que l’on pouvait lire, qu’ils mourraient ensemble, amoureux, dans un dernier geste d’union romantique.

En fin de compte, rien de tout cela n’était vrai. La réalité n’était qu’une grande gifle attendant patiemment le moment opportun pour frapper, s’accompagnant presque toujours d’une saveur amère. En vérité, ces histoires utopiques ne sont qu’un ramassis de bêtises. Rien n’est tout blanc ou tout noir dans la vie, et au milieu du bonheur s’élèvent généralement des hauts et des bas. Parfois, les bas atteignent inexorablement un point de non retour et finissent en désastre. En séparation.

- Ça... Ça va ?

Quoi ?!
Voilà maintenant que sa conscience lui parlait à voix haute... Là, il venait vraiment de perdre la raison. Au point de se demander s’il ne venait pas de sombrer définitivement vers le fond et d’avoir finalement succombé à la folie.

Cependant, quelque chose n’allait pas. La voix était féminine, inhabituelle même. Il ne l’avait jamais entendu auparavant.
Sortant de sa torpeur, il releva la tête et regarda à travers ses yeux larmoyants la silhouette accroupie à côté de lui.
Une jeune fille se tenait là, le fixant d’un air plus qu’inquiet. Elle avait de longs cheveux bouclés, assez clairs d’après ce qu’il arrivait à apercevoir. Elle avait l’apparence d’un ange, illuminée par les rayons du soleil qui se posaient sur ses cheveux à travers les embrasures de la volière.
À présent, il la dévisageait avec questionnement. Non, décidément, il ne se souvenait pas l’avoir déjà vu auparavant.

Détournant le regard, il se releva péniblement et s’empressa d’essuyer les quelques larmes qui coulaient de ses yeux, à l’aide du revers de sa manche.
Comme pour feindre que rien ne s’était passé. Comme pour espérer qu’elle n’ait rien remarqué.

- Oui, je vais bien. Je... C’est idiot, vraiment. C’est ce vent. Il me fait toujours pleurer quand il est aussi glacial.

L’air faussement détaché, il remit en place une de ses mèches qui lui tombait sur le front. Il essaya de reprendre tant bien que mal ses esprits et se retourna vers la jeune fille.

- Tu dois me trouver étrange, j’imagine ? Ne t’en fais pas... Tout va bien.

Il regardait l’inconnue, remarquant que ses yeux étaient posés sur le petit bout de papier qu’il tenait dans sa main.

- Oh, une simple lettre. Rien de très important... Mes parents me demande si tout va bien pour moi... Depuis que je suis arrivé à Poudlard, poursuit-il d’un air faussement rassurant.

Une nouvelle larme apparut au coin de son œil. Elle coula inévitablement le long de sa joue, rejoignant son menton.

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28 juin 2020, 10:38
La lettre dévastatrice  privé 
@Will Robbs

Le jeune Serdaigle détourna son regard et se releva tout en essuyant des larmes qui coulaient sur ses joues à l'aide de sa manche. Clara se trouva alors ridicule seule accroupie par terre. Alors, elle se leva aussi.
- Oui, je vais bien. Je... C’est idiot, vraiment. C’est ce vent. Il me fait toujours pleurer quand il est aussi glacial.

Ah... ?
Clara pensait qu'il pleurait pour de vrai mais apparemment non. Will remit en place une de ses mèches qui était tombée sur son front et se retourna vers la Poufsouffle.

- Tu dois me trouver étrange, j’imagine ? Ne t’en fais pas... Tout va bien.


Tout va bien ? Mais ! Il semblait si triste il y a à peine une minute !
Peut être que c'était à cause de la lettre qu'il portait à le main ? Elle posa alors son regard dessus comme pour questionner le jeune homme du regard. Celui-ci sembla s'en rendre compte et déclara :

- Oh, une simple lettre. Rien de très important... Mes parents me demande si tout va bien pour moi... Depuis que je suis arrivé à Poudlard.

La voie de Will était tout, sauf joyeuse. Apparemment, quelque chose n'allait vraiment pas. L’hypothèse de Clara se confirma quand elle aperçu une larme couler le long de sa joue et atteindre son menton.

Mais elle ne voulait surtout pas insister. Clara était une grosse tête en l'air et elle avait peur de dire ou de faire quelque chose qui puisse ajouter à son chagrin. Elle décida alors de changer de sujet, histoire de lui changer les idées. Mais Clara commençait à être contaminée de la tristesse de Will. S'il avait voulu lui cacher la raison pour laquelle il était triste, ça devait être vraiment grave ! Ou alors, ça ne la regardait tout simplement pas. Elle prit une profonde inspiration et se présenta :

- Je... D'accord.

Mais nooon ! Qu'est-ce qu'il t'a pris ?! Pourquoi tu as dit ça ? Ça sert strictement à rien ! On a dit : changer de sujet ! Clara commença à s'énerver toute seule. Elle ne se supportait, finalement, vraiment pas. Elle reprit :

- Je m'appelle Clara... Euh... Clara Dorléans ! Toi c'est Will je suppo... ?

Clara n'avait pas pu finir sa phrase. Un hibou venait de débarquer dans la volière, tel une furie et se posa brusquement sur l'épaule de Clara qui faillit perdre l'équilibre. C'était Arold, le hibou de sa famille. Sur l'enveloppe que le hibou lui tendait de sa patte, il y avait écrit "Clara Dorléans, Poudlard". Mais c'est quand Clara aperçu des tâches de sang sur l'enveloppe qu'elle pâlit.

Elle tourna sa tête et aperçu aussi des tâches de sang sur son épaule. Ouf ! Clara comprit que c'était juste Arold qui s'était écorché la patte en route.

Elle détacha la lettre et la déplia.

Poufsouffle Vult !
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