Salle des trophées

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La haine familiale.  Privé - RPG + 

Wilson Kingson


J’observe, je regarde, je contemple. Le monde autour de moi m’intrigue, je ne le comprends pas, je comprends pas la nature des relations humaines. Cela est sans doute du à l’absence de mes parents. Ils sont historien, sans cesse dans leur études ou dans leur écrit, ils n’ont jamais daigné m’adressé la parole mis à part pour venir à table, des choses banales de la vie.

Du plus loin que je me rappelle, ils étaient souvent en déplacement, à divers endroits du monde ou encore juste à l’hôtel de ville. Ils ne voulaient me voir, je ne voulais les voir. Un compromis qui faisait du bien à tout le monde.

Je me suis toujours sentis à l’écart de ma propre famille, avoir l’impression d’être un paria, quelqu’un qu’on laisse pour cause, sur le côté. Cette fameuse lettre écrite de la main de mon paternel en était la raison.

« Cher Daniel.
Je t’écris pour te dire à quel point tu me déçois profondément. Tu es à Serpentard à présent, tu fais partis de ces personnes. Tu resteras seul toute ta vie, tu le mérites. Tu n’es pas aussi fort que tu le prétends. Lorsque tu rentreras, on fais comme d’habitude, chacun ses activités.
Daniel Kane .Ier du nom. »

Assis sur mon lit, je tenais la lettre, je ne savais quel sentiment faire exploser, je ne sais même pas si je suis triste ou non.

Depuis mon arrivé à Poudlard, je suis comme les fantômes de ce château, et encore, eux-mêmes ont plus de succès que moi. Je connais les gens mais personne ne me connaît, telle est la vie que je mène. J’ai traîné à droite puis à gauche, cherchant de nouvelles activités, de nouveaux lieux à explorer.

Aujourd’hui, j’ai l’esprit embrouillé. J’ai soudainement envi de partir du château, juste avec ma baguette et partir loin, personne ne remarquerais mon absence, personne ne serait ou j’irais. J’ai beau essayer de prendre du recul sur ma situation, d’aller vers des groupes de personnes mais quand je les regarde, ils me semblent tellement loin.

Je ne sais quoi faire de ma journée, habillé dignement de ma robe de sorcier, j’arpente les couloirs. Je traîne des pieds sans but vraiment précis. La lettre de mon père à la main, je cherchais un coin tranquille pour y mettre le feu.

Sans trop m’en rendre compte, j’atterris dans une drôle de pièce, ou je n’avais encore jamais mis les pieds. La salle des Trophées de Poudlard, ici de nombreuses coupes y étaient entreposées, de l’or, de l’argent et du bronze.

Je me tenais nez à nez avec une coupe. Les poings serrés, de petites larmes coulaient sur mon visage. J’avais la haine, c’est clair.

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Janvier 2044


Par cet belle journée de Janvier, Wilson parcourra les couloirs pour se promener. Pas très exactement, il se rendait en salle des trophées pour vérifier une information. En effet, il se demandait à quand remontait la dernière où Serpentard avait gagné la coupe de Quidditch de l’école. Cette question lui était venue suite à une discussion banal dans la salle commune avec deux trois élèves de sa maison. Quelque chose d’assez classique pour un élève en somme. En général, il ne recherche pas l’information aussi pointilleuse, il se contente des « on dit ». Autre chose à faire que de chercher la connaissance et puis il ne va mourir s’il ne connaît pas la date en question mais là, il avait vraiment envie de savoir, car c’est du domaine du sport, et parce qu’il a toujours su mieux que personne les informations sportives. C’est son côté un peu Serdaigle qui prend le dessus, même s’il a toujours détesté cette maison pour son côté intellectuel.

Il entra dans la salle des trophées pensant y trouver personne. Qui s’intéresserait aux coupes gagnés les années précédentes ? C’est tellement inutile. Et pourtant, il vit un petit garçon en train de pleurer, une lettre à la main, devant une coupe. Wilson s’approcha de lui et vit qu’il était de sa maison, il portait l’écusson de Serpentard. Bon ça aurait été un Gryffondor, il l’aurait pleuré, et même si c’était un Poufsouffle ou un Serdaigle d’ailleurs, sauf si c’est quelqu’un qui connaissait. Mais là, il ne pouvait pas le laisser, surtout que le jeune avait sans doute vu que Wilson l’avait vu. Il est peut-être perdu dans ce immense château, Wilson avait été très impressionné à son arrivé, c’est peut-être ça. Ou alors, cela n’a rien à voir avec tous ça, mais sans dialogue, aucunes réponses.

« Salut, j’m’appelle Wilson. Qu’est-ce qu’il va pas ? »

Wilson mit ses mains dans ses poches, un peu mal à l’aise. Il ne s’attendait pas à devoir parler et réconforter quelqu’un. Il regarda autour de lui l’air de rien pour voir la section Quidditch n’était pas loin mais apparemment, ça ne devait pas être de ce côté car il ne vit que de vieilles médailles ou coupes pour des personnes individuelles, des personnes qui avaient fait des choses exceptionnelles pour l’école. Wilson repensa alors à l’ordre de Morgane que le ministre de la magie lui avait donné en deuxième année. Ce sont des titres de noblesses que l’on gagne une fois dans sa vie. La salle regorge pleins d’informations mais pour le moment, Wilson devait se concentrer sur une affaire diplomatique, car un élève de sa maison qui va mal, c’est un sorcier qui n’aimera pas Serpentard ou Poudlard… ou les deux, alors qu’appartenir à Serpentard doit être une fierté pour chaque sorcier de cette maison.

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"En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins."

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Je ne me suis jamais demandé. Ou plutôt, je ne leur ais jamais demandé. Une simple question méritant une seule réponse. Une question simple, sans qu’il n’y es besoin d’en dire plus. Pourquoi m’ont-ils traité de cette manière ? Je ne suis pas un enfant qui à vécu de misère, qui a grandi sans ses parents. J’ai simplement vécu sans amour. Sans que l’on me prête attention.

Comme une âme errante dans cette grande maison en Ecosse. Je me rappelle encore de la maison familiale. Sans doute grâce à la magie, mon paternel avait fait en sorte que chacun est son espace de vie, elle était divisée en 3 grandes parties. Chaque membre avait la sienne. Mais pourquoi l’idée ne m’a jamais traversée l’esprit ? De leur poser cette simple question, ou encore de leur exprimer ce que je ressentais, peut-être que à l’époque, je n’en ressentais pas le besoin.

Mais alors pourquoi ? Pourquoi ais-je tellement mal depuis avoir lu cette lettre ? Tellement de mal à admettre que tout ce que je pensais était vrai ? Pourtant , je l’ai toujours su, je l’ai toujours su…

Peut-être, que j’imaginais encore, j’imaginais que tout irait bien, que tout finira par s’arranger. Ce n’étaient que des mensonges, des mensonges faits à moi-même pour me faire croire que je ne suis pas faible. La triste vérité est là, sous mes yeux, des larmes coulent le long de mon visage. Je suis faible. Une autre réalité à digérer.

Moi qui croyait que rien ne pouvait m’atteindre, moi qui croyais vivre dans un beau monde. Je me trompais amèrement et le retour à la réalité est brutal. Je me fourvoyais sans cesse dans des idées débiles.

Et me voila ici, dans la fameuse salle des trophées du collège Poudlard. Ici sont entreposées toutes sortes de coupes, toute sorte de récompenses gagnées par les élèves ou les maison au fil des années. Je pense que toute mon émotion est tombée en miette devant la coupe des Quatre maisons au nom de la maison Serpentard.

Entre mes débuts au château qui sont rocambolesques, pervertis par la solitude. De cette lettre écrite. C’était comme le début de la fin. Il fallait devenir fort. Je n’avais pas le choix. Lorsque je me rends compte que quelqu’un est rentré dans la salle, il était trop tard pour cacher mes larmes, il m’avait vu. C’était un élève, du nom de Wilson, il est en cinquième année au château. Il prend de mes nouvelles. Je ne sais pas comment le prendre, au fond j’espère qu’il soit sincère. D’un revers de manche, j’essuie les quelques larmes qui ont coulaient de mon visage et lui adresse ses mots


- Je t’ai déjà vu, tu es en cinquième année n’est-ce-pas ? Moi c’est Daniel, quitte à être ici, tu ne voudrais pas brûler cette lettre s’il te plait ? Je ne connais pas la formule pour ce faire.


Je luis tendis ma lettre, J’étais assez intimidé à vrai dire. Il est plus vieux que moi, je ne connais pas ses intentions, je ne sais ce qu’il me veut réellement . Instinct, je n’ai pas pi répondre à sa question directement, j’ai préféré lui en poser une autre. Puis ces mots m’ont soudainement échappés

- C’est ce château, cette école, tous ces gens. Je n’y arrive pas. Puis cette fichue lettre, rien ne va

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Être préfet, c’est une responsabilité plaisante car on a accès à la salle des préfets et leur fauteuil confortable, mais aussi à la salle de bains des préfets et la grande baignoire très jolie qui ressemble plus à une piscine tellement elle est grande. Parfois, Wilson regrette de ne plus l’être, depuis qu’il a enfreint le règlement de l’école en allant à Pré-au-Lard sans autorisation, mais quand il voit ce genre de situation, où il faut aider ses camarades, comme maintenant… non il ne regrette pas du tout. Aujourd’hui, il le fait de son plein gré, mais lorsqu’il était préfet, il devait le faire à cause de sa responsabilité… c’était pénible, même s’il pense à un mot plus grossier pour définir ce qu’il pense de tout ça.

Maintenant qu’il est libéré/délivré, comme dans la chanson de la Reine des Neiges de chez Disney, il peut prendre le loisir de laisser tomber quelqu’un s’il en a envie, sans prendre le risque que l’image de Poudlard soient entaché. Mais cette fois, il se dit qu’il peut faire une bonne action pour une fois, cela changera de ses habituels conneries. C’est ainsi qu’il avait accoster le jeune Serpentard encore inconnu pour l’heure dans cette salle, propice plus à la victoire et à la célébration qu’aux recueillement.

Le jeune se présente comme étant Daniel et lui demande de brûler une lettre. D’après ce que Wilson comprend, ça ne va pas depuis qu’il l’a lu. Que contenait-elle ? Il ne connaît pas non plus de formules magiques pour brûler juste la lettre – il a peur qu’Incendio soit inadapté à la situation et ne brûle toute la pièce – alors, il prit la décision de d’abord répondre à sa première question, au sujet de l’année scolaire de Wilson.

« J’suis pas encore en 5ème. J’suis qu’en 4ème pour le moment. »

Oui, rien à voir avec la lettre, et ça n’aide toujours pas le petit garçon. Alors Wilson jeta un coup d’œil à la pièce et trouva un feu de cheminée. La chance du mois de Janvier, c’est qu’il fait toujours froid, donc toutes les cheminées ou presque sont allumée. Il laissa la lettre fermé et demanda :

« Je peux la lire ? » Il montra la lettre à Daniel, « Y a une cheminée là-bas, on pourra la brûler. »

Il voulait la lire pour comprendre pourquoi le garçon était dans cette état mais peut-être que le contenu était trop personnel pour qu’un camarade, qui connaît mal Daniel, tel que Wilson, puisse la lire. C’est pourquoi il préférait demander avant d’ouvrir la lettre. Il aurait voulut être offensant il ne se serait pas gêner mais là, il essaie de faire les choses dans les règles de l’art.

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Nous sommes tous les deux ici. La salle des Trophées du collège Poudlard. Salle délaissée par nombre d’élèves et pourtant, cette salle peut-être considérée comme la fierté de cette école. De nombreuses coupes, de nombreuses médailles, d’autant plus d’années sont retranscrites ici, en ce lieu.

Pourtant, personne ne s’y attarde réellement, moi-même, c’est la première fois que je m’aventure dans cette salle, je ne sais même pas de quelle manière je suis arrivé ici. C’est d’autant plus bizarre parce que j’y pleure dans cette foutue salle, je ne peux contenir la haine qui m’abrite.

La Haine Familiale, j’ai les nerfs contre ces gens. Certes, je ne suis pas mal tombé, je l’accorde. Je n’ai jamais manqué de rien. Il me manque cette chose essentielle pour continuer, cette chose qui fera que je pourrais aller de l’avant.

Il s’avère qu’également, j’ai fais la rencontre d’un jeune homme, Wilson Kingson qu’il s’appelle. Je l’avais déjà aperçu dans la salle commune des Serpents. Il est plus vieux que moi, donc plus intelligent, pourquoi daigne-t-il à m’adresser la parole ? Je ne connais ces attentions mais je me sens en sécurité à ces côtés, une sensation que je ne connaissais pas.

Et c’est bien pour cela que ces mots m’ont échappés. Je me suis confier à une personne. Sans lui en dire beaucoup, quelques mots auront suffit à capter son attention. Il me dit soudainement qu’il est en 4ème année et non en 5ème, mais qu’il s’intéresse à ma lettre.

Dois-je le lui donner ? Doit-il comprendre mon état ? Quelle sera la réaction après lecture ? Nombre sont les questions qui ce bousculent dans ma tête. D’un revers de manche, je décide d’essuyer les quelques larmes tombantes sur mon visage. Je décide de lui tendre ma lettre, avec l’espoir qu’il me comprenne.

Pourquoi ? Je ne saurais répondre. Je lui tends ma lettre. Je ne sais quoi ajouter de plus. J’ai l’impression que le temps m’étouffe, que les murs ce serrent contre moi. Mon cœur bat à la chamade, je ne comprends pas.


- Tiens. Ne te gêne pas de la brûler après lecture. Je n’ai plus besoin d’eux.

Des mots forts. J’ai enfin réaliser qu’il fallait que je devienne fort. Qu’il était temps d’être sérieux, sérieux dans l’apprentissage de la sorcellerie et de tous ces recoins. Je ne pense pas me faire bon nombre d’amis. Je ne sais pas y faire, mais je ferais en sorte d’être entouré, à ma manière certes. Histoire de ne plus ressentir cette solitude étouffante, celle qui vous prend aux tripes.

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Plus besoin d’eux ? Que veut-il dire par là ? Bon il a accepté que Wilson lise la lettre, c’est un point positif pour la curiosité du blondinet et l’avancement dans le problème du néo-Serpentard. Wilson n’aime pas trop ce genre de situation mais parfois, il y a pas le choix que d’aider pour permettre à tout le monde d’avancer. Il ouvrit la lettre et se mit à la lire. Ce genre de moment, il vaut mieux être du côté du lecteur comme Wilson, car ce doit être tellement douloureux d’attendre sans réaction pour le jeune Daniel. Wilson ne préfère pas y penser et se concentre sur la lecture de la lettre.

Wilson ne comprend pas très bien le contenu. Bon la signature de la lettre signifie que la lettre vient du père, il n’y aucun doute là dessus. Est-ce que cela veut dire que la famille de Daniel le renie simplement parce qu’il est à Serpentard ? Juste pour une histoire de maison de Poudlard ? Ça paraît quand même étrange pour Wilson, lui qui a toujours connu la maison des serpents pour sa solidarité, sa ruse et sa malice. Certes, il a vu en histoire de la magie que sa maison avait connu des heures sombres, mais c’est un temps passé qu’il faut oublié et il faut avancer. Le quatrième année se demanda si les parents de Daniel faisait parti de ces familles archaïque, qui vivent dans le passé sans se soucier de l’avancer des mentalités sociétales et culturelles. Oui il doit en exister dans le monde magique, comme chez les moldus.

C’est un peu embêté que le blondinet relut encore une fois la lettre avant de la refermer. Mais il resta à regarder Daniel sans aller jeter la lettre comme on lui avait demander.

« C’est ton père qui a écrit ça ? Je suis sur qu’il a écrit ça sur le coup de la surprise et de la colère. Ce n’est pas une maison de Poudlard qui peut remettre en cause l’affection paternel. »

A ce moment, Wilson repensa à John, son frère, qui ne pouvait plus supporter. Les deux frères ne s’entendaient plus depuis que Wilson était un sorcier. La relation familiale des deux Kingson avait beaucoup changé. Même sa petite sœur était différente, elle admirait beaucoup Wilson depuis qu’il a conscience de ses pouvoirs. Mais ce ne sont qu’un frère et une sœur. Là, dans le cas de Daniel, c’est son père. Et l’amour d’un père à un fils doit traverser les difficultés.

« Et ta mère, elle en pense quoi ? »

Si la cause était perdu côté père, ce que doute Wilson, il y a toujours moyen d’avoir la mère. Wilson, lui qui a toujours connu une famille où tout va bien, avec ses deux parents, son frère et sa sœur sans coup de la vie, se rend compte qu’il a bien de la chance, lui, avec tous les problèmes familiaux que l’on peut rencontrer dans une vie.

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Je m’en rappelle à présent. Je me rappelle du temps ou tout allait bien. Encore une fois je me trompe. Mieux vaut ne dire que c’était le temps ou l’illusion était encore belle. Aussi loin que j’ose m’en rappeler, mes parents ont toujours parlé à ma sœur, lui ont toujours porté la plus grande des attentions, l’ont aidé dans toutes sortes de choses. A cette époque, lorsque j’habitais encore en Ecosse, je m’en rappelle.

J’étais petit mais très souvent dehors, je n’étais limité qu’aux bordures du quartier mais je m’aventurais sans cesse plus loin, à la recherche de l’inexploré.

J’étais petit, mais très perspicace, je comprenais bien que quelque chose n’allait pas. Je crois que je l’ai compris assez tôt, je devais être en seconde classe à l’école primaire lorsque pas même ma propre mère ne venait plus me chercher à l’école. Je voyais tous les autres élèves sautaient de joie et puis il y avait moi, le petit aux cheveux argentés.

Je me rappelle également de tous mes anniversaires, surtout que ces derniers ont cessé d’exister brutalement, du jour au lendemain, cela s’est passé sans aucune entracte. Alors peu à peu, je me suis éloigné de mes parents. Peu à peu, il n’y avait plus aucun dialogue de famille ou alors, je n’y participais tout simplement pas.

Depuis mon arrivé au château, aucun membre de ma famille ne m’a manqué. Je ne leur es envoyé aucune lettre, eux non plus, pas même ma sœur, moi qui croyait que… Encore une fois, bercé dans l’illusion. D’aussi loin que je me rappelle, je suis resté seul.

C’est peut-être pour cette raison que je n’arrive pas à avancer, que je me sens frustré à chaque fois que je quitte mon lit, ou bien à chaque fois que je m’assois à côté d’une personne sans pouvoir ne lui adresser aucun mot ?

D’un côté, on a la famille, famille dans laquelle nous ne décidons de naître et d’un autre, celle que l’on peut ce faire au château. Mais dois-je vraiment y croire ? Dois-je seulement croire que je suis capable de noué une telle amitié ? Que je saurais m’adapter à un groupe ? Ou simplement, dois-je croire que cela existe vraiment ? Qu’un tel pouvoir pourrait lier certains individus pour plusieurs années ?

Cela faisait près d’une heure que nous étions là, dans la salle des trophées avec Wilson Kingson. Un garçon de Serpentard, dans la salle des trophées. Je crois qu’il essaye de me comprendre, de comprendre le pourquoi de cette fameuse lettre. Autant tout lui expliquer, je n’ai plus rien à perdre. Nous étions à présent devant la cheminée, j’avais une main dans la poche, l’autre dans les cheveux, je regardais au-dessus, l’air assez paisible, je l’étais finalement. Cela faisait du bien.


- Ma mère ? C’est son écriture, avec les mots du paternel. D’aussi loin que je me rappelle, il n’y a jamais eu aucune relation entre moi et mes parents. C’est bizarre à dire je sais, mais cela fais bien des années que je ne leur adresse plus la parole… Je me pose toujours la question d’ailleurs, moi qui pensais avoir résolu le problème. Mais cette lettre , elle m’a fait perdre mes moyens, désolé que tu m’es vu dans cet état. C’est pitoyable.

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La situation semblait difficile mais pas désespéré. Wilson n’avait jamais connu ce genre de problèmes et il ne savait pas comment cela devait se gérer mais il espérait qu’au moins, le faite de poser des questions, de s’intéresser aux problèmes du petit Daniel, lui donnerait l’impression qu’on se préoccupe de lui, même si cela ne fait pas avancer le problème, même si cela n’arrange pas son cas. Et si la situation côté père était si désespéré que Daniel le prétendait, alors peut-être qu’il pourrait trouver du réconfort côté mère.

C’est alors que Daniel lui répondit que l’écriture était celle de sa mère. AH ! Voilà qui complique les choses. Il lui explique aussi qu’il n’a jamais vraiment eut de relations avec ses parents. Wilson est presque abasourdi, comment est-ce possible de vivre sans communiquer, sans affections, sans repère ? Lui qui a toujours eut une mère et un père aimant, lui inculquant les bonnes valeurs de la vie et qui le protège (parfois même un peu trop). Difficile d’aider quand on ne comprend pas le problème. Et il ne voyait toujours pas le rapport avec Serpentard. Pourquoi sa famille lui reproche d’être dans cette maison ? Serpentard n’est simplement qu’une maison de Poudlard, quel différence avec Gryffondor, Poufsouffle ou Serdaigle ? Wilson a toujours vu les maisons de Poudlard comme des « équipes » choisit dès le départ pour l’esprit de compétition de la coupe, mais qui n’influent pas le destin des élèves. Un peu maladroit, Wilson tendit la lettre à son propriétaire :

« Je crois qu’il est préférable que ce soit toi qui la brûle. »

La cheminée était à quelques pas des deux garçons et le blondinet regarda le feu danser sans parler, laissant planer une incertitude. Brûler cette lettre, ne serait pas uniquement signe de renonciation à ce qu’elle contient, mais aussi une façon de prouver que ses parents ont tort. Malgré cela, cela reste ses parents, et on ne peut grandir normalement sans avoir de famille. Il préféra tourner sa réponse d’un angle encourageant :

« T’sais, on sera toujours là pour toi, à Serpentard ! Et même si tu dois supporter ta famille deux mois par an, c’est pas énorme. Tu seras plus souvent ici à Poudlard que chez toi. »

Il est vrai que les élèves de Poudlard ne voient pas souvent leur famille si on regarde bien. Ils ne passent que deux mois entier à la maison, parfois des vacances scolaires, mais en dehors de ça, ils sont toujours à l’école avec seulement leurs professeurs pour éducation. La vie de famille ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile chez les jeunes sorciers.

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Pourquoi ? Pourquoi la haine existe-elle ? Pourquoi les enfants sont exposés à cette haine si jeune ? Je parle de cette haine familiale. Comment peut-on en arriver la ? Une famille, deux parents, une sœur et son frère. Le frère d’on personne ne ce soucie de son existance, a qui on ne parle pas, on ne divulgue pas de vulgaire conseils de père ou de mère.

C’est vrai, j’ai grandi sans repères. Mes parents sont vivants, mais pas pour moi en tout cas. Je me sens tellement seul. Parfois, il m’arrive de m’enfermer de de pleurer quelques larmes et puis de me reprendre . Ce n’est pas de ma faute si les choses en son ainsi, je n’ai que 11 ans. Pourquoi ont-ils tant d’achernement à me faire du mal ? Parce que oui, j’ai mal, tellement mal, mon cœur cri mais personne ne l’entend.

Je ne suis pas naif, je ne m’attends pas ç un jour meilleur du jour au lendemain. C’est à moi de provoquer et de bouger pour le choses changent enfin. Changer de vie, ne plus être cette âme solitaire, essayer de m’ouvrir, prouver à ma famille que rien n’est un éternel recommencement. Que l’anti-Vénus n’est pas une réalité. Je peux m’en sortir seul. Je peux et je le ferais .

Vrai que cette lettre m’aura chamboulée l’esprit. Vrai que j’ai versé des larmes devant un total inconnu de ma même maison. Cette maison Serpentard dans laquelle le choixpeaux m’a envoyé il y a de cela quelques mois. Je suis au bon endroit, loin de mes parents et de ma sœur.

Pour expliquer brièvement, ils sont tous de la maison Poufsouffe. Je suis le seul de la famille Kane à être chez les Serpents mais rien n’explique pourquoi ils me traitent ainsi depuis tout petit. J’ai beau réfléchir mais je ne comprends pas.

Nous étions devant la chéminée. Moi et Wilson. Je venais tout juste de jeter ma lettre dans la cheminée et nous la regardions brûler. Il me dit des choses pour me réconforter et ça marche. Il a raison quand on regarde bien. Nous rentrons tous à nos domiciles respectifs pendant deux mois. Ils sont longs, mais comparé au temps passé à Poudlard, il est des moindres.

C’est vrai, je vais passer beaucoup de temps au château, dans ma salle commune avec les autres Serpents. «  Tu sais, on sera toujours la pour toi, à Serpentard ». Ces mots m’ont vraiment fait chaud au cœur. Encore quelques larmes tombent de les yeux sans le vouloir. Il est tellement rare que quelqu’un me parle, me réconforte sans émettre aucun jugement sur moi, ma grande taille, mes grands pieds, mes cheveux blancs… Sans réfléchir, je pris Wilson dans mes bras pour le remercier. J’étais content. Cela faisait une éternité et pour une fois j’en ressortait mon vieux sourire. Je me sentais soulagé. Soulagé d’avoir vidé mon sac pour de bon, d’être enfin moi-même.



- Merci …

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Cela faisait un moment que les deux élèves de Poudlard discutaient des problèmes familiaux de Daniel et du fait qu’il soit tombé bon gré, malgré, à Serpentard. Wilson est passé de l’incompréhension à l’envie d’aider un camarade de sa maison, puis le soutenant, même s’il ne comprenait pas trop où était le problème. Wilson détourna son regard vers le feu lorsque le jeune Daniel versa une larme, il voulait faire mine de ne pas avoir vu. Puis peu de temps après, il vit la lettre dans le feu, Daniel l’avait fait, il l’avait jeté. Wilson regarda la lettre se consumer devant lui dans les flammes. Daniel venait de franchir une étape, il en était sur. Personne d’autres à part lui ne saura, ne saura le contenu de cette lettre qui rend si malheureux son camarade de maison.

Et là, Daniel eut une réaction que Wilson n’attendait pas. Il le prit dans ses bras. Ouh làà ! Wilson n’était déjà pas à l’aise, imaginez son ressentiment à cet instant. Il fit mine d’accepter les bras du petit garçon, pour ne pas l’attrister d’avantages mais il n’avait pas envie qu’on le voit entrain de faire un câlin à un môme. *Qu’est-ce que j’ai fais pour mériter ça ?* se demanda-t-il en regardant Daniel d’un air inquiet. Si jamais quelqu’un entre dans la salle et les vois tout les deux comme ça… oh mon dieu… il ne fallait pas que ça arrive.

« De rien » répondit Wilson de manière instinctive au remerciement de Daniel.

Puis sentant que les choses étaient apaisé, comme terminé, Wilson se dit qu’il faudra penser à se pencher sur la véritable raison de sa venue ici, et laisser le garçon, ou sinon l’inviter à venir avec lui, mais il ne sait pas trop si Daniel aura envie de chercher une coupe de Quidditch avec lui. Un peu hésitant, il dit à son camarade :

« Je vais chercher une info dans la salle… si tu as encore besoin de moi, je suis par là-bas ! »

Il pointe le fond de la salle des trophées du doigt, vers la section où repose les coupes de Quidditch et les médailles des grands joueurs qui se sont succédé depuis la fondation de l’école. C’est avec des paroles quelque peu maladroite que le jeune blondinet quitta son jeune camarade de maison pour explorer cette salle. Même pas un gentil « si tu as besoin de moi, je suis là » non non, dans la tête de Wilson c’était plutôt « vite faut s’en débarrasser et essayer de faire en sorte qu’il ne revienne plus ». Mais il ne pouvait faire de mal à Daniel, Poudlard était sa seule véritable maison, Serpentard sa seule véritable famille, alors il doit sentir qu’il peut faire confiance aux élèves à l’écusson vert. Wilson opta pour l’éloignement en douceur, en faisant mine d’être toujours là, avec un peu de chances, Daniel partira de lui-même.

Dernier post pour moi, merci pour ce RP :)

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