Salle des trophées

Inscription
Connexion

 pv  En chemin vers l’inconnu(e)

04/05/2043


Erwan pensait maintenant à l’inconnue tous les jours. Pas une journée ne s’écoulait sans que quelque chose lui fasse penser à elle. Le rythme de leurs échanges s’était accéléré et ils étaient même devenus réguliers. La planque avait donc été changée pour plus d’intimité et de facilité. Erwan s’apprêtait à y déposer le tout premier mot. Il le gardait précieusement dans sa poche intérieure depuis le matin même et scrutait la moindre opportunité de s’éclipser cinq minutes pour l’y déposer.

Le lundi était devenu la pire des journées de la semaine. Elle était si chargée qu’Erwan se demandait même si elle n’avait pas été pensée exprès pour rappeler aux Poufsouffle que le week-end était terminé ! Sachant qu’il ne disposerait que de très peu de temps pour déposer son mot, il avait anticipé son écriture et posé ses mots la veille au soir avant de s’endormir. C’était souvent le moment qu’il privilégiait pour écrire à l’inconnue. Il pouvait être seul sans être observer, personne ne risquait de jeter un regard par dessus son épaule et si on lui posait la question, il n’avait qu’à mentir et prétexter travailler sur un devoir... De plus il savait que l’inconnue était forcément à quelques mètres de lui, dans le dortoir des filles, si proche de lui. Quand il réfléchissait un instant à la forme de la phrase qu’il voulait écrire, il laissait son regard se perdre dans la nuit qu’il voyait de la fenêtre proche de son lit. Il se disait à chaque fois, un peu naïvement, que par un possible hasard l’inconnue et lui regardait la même étoile...

L’année avançait à une allure magique et les examens semblaient arriver demain, l’atmosphère entière du château avait changé. Quasiment tous les élèves étaient pris dans une course au rythme effréné ! Il n’était pas rare de voir un ou une cinquième année emmenée à l’infirmerie tant la charge de travail pour passer les buses était grande... Mais dans cette marée de travail, Erwan rayonnait ! Il s’en sortait finalement pas si mal en cours, le dernier match de quidditch de l’année était imminent et il avait ce secret. Un secret qui parvenait à le faire sourire malgré tout, à lui faire oublier ses idées noires quand il en avait, un secret qui lui donnait parfois l’air un peu benêt quand il y pensait... Un peu comme en cette fin de lundi. Il avait finalement fallu attendre la fin des cours de la journée pour pouvoir se glisser rapidement dans la salle des trophées. Sans penser aux gens qui aurait pu l’attendre, un sourire jusqu’aux oreilles, Erwan gagna la salle au troisième étage. Personne. C’était décidément une très bonne idée qu’avait eut l’inconnue en pensant à la salle des trophées ! Comme ils en avaient convenu, Erwan souleva la planche défectueuse et y glissa son mot après l’avoir relu une dernière fois. Pas comme si il allait le raturer pour changer ou ajouter quelque chose mais pour se rassurer.

Image


Même après une dizaine de relectures entre la veille au soir et cette dernière lecture, Erwan ne perçut pas qu’il en avait dévoilé un peu sur son identité. Il n’était pas Jeffrey. Le jeune garçon s’octroya quelques secondes de pause pour observer par la fenêtre. Les jours semblaient s’étendre à chaque nouveau coucher de soleil. Les nuits devenaient douces et étoilées. Mais lorsqu’on était un élève de Poudlard, ce renouveau saisonnier arrivait avec un lourd fardeau. Les examens arrivaient aussi vite que grandissaient les attentes des professeurs. Erwan, gagné par la réalité, quitta le panorama et prit le chemin de sa salle commune. La salle d’études l’attendait.

Gardien des Frelons
2ème année RP / cagnotte des nouveaux : 16choco
Membre intéressé de l’ACDC

 pv  En chemin vers l’inconnu(e)

Le 08/05/2043


    Tous les deux jours. Tous les deux jours, elle détournait son chemin de retour à la salle commune pour passer dans la salle des trophées, pour voir si l’inconnu lui avait répondu. Il n’y avait pas un jour, une heure, une minute, une seconde sans qu’elle pense à lui. Lui qui occupe désormais toutes ses pensées, qui la fait sourire alors qu’ils ne se sont jamais rencontrés, jamais parlés face à face. Il avait éveillé en elle quelque chose d’inconnu, elle n’arrivait pas à le définir, mais c’était une sensation agréable. Une sensation qu’elle ne voulait plus ne jamais connaître. 


    Lorsqu’elle était à l’embrasure de la voûte, elle se retourna vers le reste du château pour s’assurer que personne ne l’avait suivi et risquait alors de mettre la main sur les parchemins, puis s’engouffra dans la salle des trophées. Là, elle se retrouvait le calme et à la fois l’excitation qu’elle ressentait à la bibliothèque, ou plus récemment, dans cette même salle, lorsqu’elle venait vérifier leur cachette.

    Arrivée devant la fenêtre, elle saisit délicatement la planche en bois, la souleva et à son plus grand bonheur, ramassa le morceau de parchemin qu’il lui avait laissé avant de reposer tout aussi délicatement la planche à sa place initiale. Sous le calme qu’elle émanait, elle était en réalité impatiente de découvrir les mots que l’inconnu lui avait écrit. Mais elle devra attendre car elle ne pourra les lire que ce soir, lorsqu’elle retournera dans son dortoir, après avoir mangé.
    Prenant son mal en patience, elle navigua à travers la fin de sa journée ; rédigeant ses devoirs, mangeant avec ses amis dans la Grande Salle, rentrant dans son dortoir pour se doucher et rapidement se mettre au lit pour pouvoir le lire et lui répondre à l’abri des regards indiscrets de ses camarades.
    
    Mais maintenant, il était temps, comme à son habitude, habitude maintenant devenu rituel, elle déplia le parchemin et le lut. Et plus elle lisait, plus l’envie de rencontre l’inconnue l’envahissait. Elle voulait le rencontrer, c’était une évidence pour elle maintenant. Cependant, elle avait aussi peur, peur que le fait de le rencontrer chamboule beaucoup de chose, que la relation qu’ils ont soit changée. Elle ne voulait pas que ça change, elle était heureuse comme ça, malgré le reste ; les examens, son passé, tout. Mais malgré ça, l’envie de le rencontrer prenait le dessous, elle ne savait juste pas comme cela pourrait se produire.

    En continuant sa lecture, elle en découvrit un peu plus sur l’inconnu, et ça lui faisait plaisir. Non pas de comprendre que sa situation avec son père l’attristait, mais qu’il ait assez confiance en elle pour lui confier cette part de lui, une part que personne d’autre qu’elle, ne connaissait. Eileen s’en sentait honorée.

    Après avoir relu une nouvelle fois la lettre de l’inconnu pour s’assurer de ne rien avoir raté, mais surtout pour remplir à nouveau son cœur du bonheur que la lecture de ces mots lui procurait, elle se saisit d’un parchemin vierge qu’elle avait sorti exprès et se saisit de sa plume pour à nouveau coucher sur le papier ce qu’elle voulait lui dire.


Image


    Eileen plia le parchemin après l’avoir relu pour s’assurer que tout était parfait, le déposa sous son oreiller avant de s’endormir. Le lendemain, elle se leva de bonne heure, profitant qu’on soit un samedi matin pour pouvoir se déplacer dans les couloirs sans qu’il n’y ait trop de monde.

    Une fois arrivée devant leur cachette, elle resta devant pendant quelques instants, immobile, avant de reprendre ses esprits et de déposer le parchemin sous la planche de bois.

2e année RP, remplaçante pour les Frelons
PrésidentE de l'A.C.D.C - Membre de l'OTP et PATA-P

 pv  En chemin vers l’inconnu(e)

Dimanche 10 mai 2043


Quelle mauvaise journée que ce beau dimanche de mai pour Erwan. Il s’était levé tôt, enfin... plus tôt que certains dimanches, et avait prît un petit-déjeuner en solitaire dans la grande salle. Seules quelques têtes encore un peu endormies peuplaient la grande salle. Les lève-tôt et les plus sérieux dans leurs révisions profitaient donc du silence de la pièce avant qu’elle se remplisse de l’habituel brouhaha du week-end et du chahut des hiboux déversant mille lettres et paquets. Erwan n’avait pas spécialement de programme pour la journée. Il réfléchissait à ce qu’il pourrait faire aujourd’hui tout en avalant ses œufs brouillés et son bacon. Sûrement que quelques garçons du dortoir seraient motivés pour aller jouer dehors ; peut-être un quidditch, ou un foot si assez de ses amis moldus étaient motivés, ou même un cricket si Erwan réussissait enfin à convaincre ses camarades que ce sport méritait toute leur attention ! En tout cas, il avait assez révisé pour le week-end et ne comptait pas resté enfermé dans le château avec une journée comme celle-ci, digne d’un été agréable. Il remonta vers son dortoir et retrouva l’étrange spectacle qu’il offrait tous les dimanches matin... Certains étaient assis dans leur lit et bouquinaient, d’autres dormaient à poings fermés, certains essayaient de dormir et pestaient contre ceux qui faisait du bruit. On voyait parfois un oreiller voler, une paire de chaussettes en boule, un livre... Heureusement la précision de Cal ne semblait pas à son maximum avant au moins dix heures ! Erwan passa une bonne heure à motiver tout le monde mais étant le seul à avoir prit son petit-déjeuner il ne récolta que des « ouais mais tout à l’heure » ou des « je verrais après le petit-déjeuner »... Un peu frustré, un peu déçu de n’avoir pas plus dormi, Erwan gagna la salle commune. Il aurait aimé que sa journée de détente commence dès à présent mais personne ne semblait prêt à lui tenir compagnie... Il se dirigea machinalement vers la serre pour arroser les deux plantes dont il s’occupait en ce moment. Une fleur avait poussée dans la nuit et devait tout juste avoir éclos avec le jour ! C’était très beau...

Devant cette beauté matinale, Erwan pensa à l’inconnue. Ce fut comme un déclic dans sa tête ! Elle devait probablement avoir répondu à son dernier mot ! Il abandonna tous ses plans et fonça vers la salle des trophées ! Il était comme un enfant qui avait oublié qu’on était le jour de noël. Ne se souciant pas des personnes à qui il avait promis diverses parties, il fonçait deux étages plus haut pour probablement lire les mots de l’inconnue. Il entra dans la pièce et, la voyant vide, ne regarda pas derrière lui pour vérifier qu’il n’était pas suivi ou si quelqu’un prenait ce chemin... Il se rua vers la fenêtre et avait déjà ses mains sur la planche quand un bruit le fit se retourner brusquement. Mince ! Il n’était pas seul... C’était Jeffrey... Peut-être l’avait il suivi ou bien c’était le hasard mais Erwan senti son cœur s’accélérer au moment de lui adresser la parole. "Salut Jeff... Euh on t’a fait passer le mot ? On va sûrement se faire un petit quidditch comme il fait beau. Je suis monté voir si le terrain d’entraînement était libre..." L’excuse était pas terrible mais elle avait le mérite d’être crédible. Malheureusement, Erwan n’avait pas eu le temps de voir si un mot se trouvait sous la planche et il préféra quitter la salle plutôt que d’éveiller les soupçons de Jeff ou, pire, trahir leur cachette. En descendant les escaliers, sans le montrer, Erwan était furieux contre lui même. Ce coup d’adrénaline l’avait mis de mauvaise humeur, il avait risqué de dévoiler un secret auquel il tenait plus que tout. Enfin... Il se disait de plus en plus qu’il tenait plus à l’inconnue qu’au secret, qu’à la forme si particulière qu’avait pris cette relation. Au fond de lui, Erwan brûlait de la rencontrer. Probablement que sa rage intérieure, sa mauvaise humeur du jour ne tenait qu’au fait qu’il avait du mal à s’avouer ce simple fait. Ce n’était pas son manque de précautions ou même la présence de Jeffrey qui le tiraillait de l’intérieur mais bien son désir que cette relation qu’il chérissait évolue vers quelque chose qu’il ne contrôlerait plus.

Il fut bougon jusqu’au soir. Se terrant dans un mutisme qu’il trouvait agréable. Marmonnant contre lui même, se montrant impatient et un peu brut avec celles et ceux qui lui parlaient. Puis il eut enfin le temps de retourner à la salle des trophées. Après de multiples vérifications, il souleva la planche et toute sa mauvaise humeur s’envola. Après une première lecture sur place, il retourna à son dortoir et gagna immédiatement la discrétion de son lit. Quand il eut la sensation de l’avoir assez lu, il prit son propre parchemin et rédigea sa réponse.
Image

Erwan était mitigé sur sa réponse. Elle était bien moins longue que ces précédentes réponses et il pensait que la longueur ne reflétait pas l’envie qu’il avait de converser avec l’inconnue... Il pensait tout le temps à elle, il voulait la connaître plus encore. Ce sentiment l’agaça à nouveau, le prenant au ventre dans un sentiment inconfortable. Pensant ne pas en avoir fait assez, sans vraiment réfléchir son trait, il traça un petit cœur en bas à droite du parchemin. Il plia le parchemin, enfila à nouveau son pantalon et, sans se soucier de l’heure, fila le déposer sous la planche de la fenêtre de la salle des trophées. Les couloirs étaient déserts, il était fort probable qu’il soit sorti après le couvre-feu mais peu lui importait. Ce même sentiment le prenait toujours au ventre et il se sentait capable d’affronter la colère et la punition de n’importe qui !

Gardien des Frelons
2ème année RP / cagnotte des nouveaux : 16choco
Membre intéressé de l’ACDC

 pv  En chemin vers l’inconnu(e)

17.05.2043

   Cela faisait maintenant plus d’une semaine qu’elle ne s’était pas rendue dans la Salle des Trophées, plus d’une semaine qu’elle n’avait pas pu aller déposer le mot qu'elle lui avait écrit, et un certain manque s’était installé en elle. Mais c’était un manque bien différent que celui qu’elle ressentait pour sa famille. Celui-ci était tout aussi fort, mais bien plus prenant, plus... Indescriptible. Eileen n’arrivait pas à mettre de mots sur ce sentiment, mais elle savait au moins une chose, qu’elle ne voulait plus le ressentir. Mais entre les révisions pour les examens qui se rapprochaient de plus en plus vite ; Herminie qui, ayant du mal en potion, avait demandé à la brune de l’aider ce qu’Eileen accepta avec plaisir ; Maddie qui lui avait si gentiment demandé de l’aider à convaincre les elfes en cuisine de confectionner un gâteau d’anniversaire pour Jeffrey qu’elle n’avait pu lui dire non ; mais surtout, surtout, les préparatifs pour le dernier match des Frelons qui lui prenait énormément de son temps libre, elle n’avait toujours pas trouvés le temps d’aller déposer la réponse qu’elle avait rédiger pour l’inconnu. Alors ce sentiment persista.


   Heureusement, le troisième dimanche de mai, en fin d’après-midi, elle put se libérer de ses obligations prétextant qu’elle était fatiguée et qu’elle allait se reposer dans son dortoir. Se rendant alors dans son dortoir, elle pénétra dans son alcôve et s’assit sur son lit, le parchemin où était couchés ses mots dépliés entre ses mains et en les relisant. En les relisant, la jeune Irlandaise se rendit compte que ce qu’elle avait écrit, ne correspondait plus à ce qu’elle pensait en ce jour, à ce qu’elle voulait dire à l’inconnu. Elle resta alors quelques instants immobile, assise sur son lit et les yeux dans le vide à débattre intérieurement. Allait-elle déposer ce parchemin, ou allait-elle en écrire un autre ? Mais après tout, pourquoi lui envoyer le premier si cela ne lui correspondait plus, si elle ne se retrouvait plus dans ce qu’elle avait écrit il y a une semaine.         

   Sa décision maintenant claire dans son esprit, elle prit un morceau de parchemin immaculé, sa plume avec un petit flacon d’encre et tenta de se faufiler le plus discrètement possible hors de la salle commune pour se diriger vers la Salle des Trophées, sans vraiment faire attention de savoir si elle était suivie ou non. Une fois qu’elle y était, elle s’assit sous la fenêtre qui contenait leur cachette, installa son petit flacon d’encre à côté d’elle et s’entreprit à rédiger son nouveau mot pour l’inconnu.   
Image

  Une fois contente de ce qu’elle avait écrit, elle se leva, s’appuya sur le rebord de la fenêtre pour attendre que l’encre finisse de sécher sur le parchemin qu’elle avait posé sur la planche devant elle, se perdant dans ses pensées, ses yeux fixés sur le cœur qu’elle avait tracé pour refléter celui qu’il lui avait adressé et qui l’avait complètement retournée, à réfléchir à l’inconnu ; qui il pouvait être, si allait se rencontrer un jour et si oui, si cette connexion qu’ils semblaient avoir allait rester. Même si Eileen savait que le cœur qu'il avait ajouté à la fin de son message pour elle, ne pouvait que la rassurer.

2e année RP, remplaçante pour les Frelons
PrésidentE de l'A.C.D.C - Membre de l'OTP et PATA-P