Salle des trophées

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Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Fin Février 2044
@Ulysse Mage



Vraiment, t'en as marre de cette école. Tu ne veux plus vivre ici. Et tu ne veux pas non plus rentrer chez toi, avec tes parents. Ce que tu voudrais, c'est partir loin, loin de tout et de tout le monde, pour qu'on te fiche enfin la paix. Tu ne veux plus essayer de supporter les autres alors même que tout ce que tu dis ou fait est mal interprété ou mal pris. T'y peux quand même rien si t'es meilleur que tous les autres ici. C'est tous des jaloux, tu le sais bien. Mais s'ils pouvaient être jaloux en silence et sans te faire sans cesse passer pour le méchant de l'histoire, ça t'arrangerait. Tu ne sais pas qui a tout dit à tes parents pour les bagarres à répétition. Peut-être Stolas, peut-être Miss Holloway, peut-être même que c'est Blaze, il est capable de tout, tu le sais. Ou peut-être que tu vires un peu à la parano et que t'as décidé que tout le monde était coupable pour ton comportement d'imbécile.

N'empêche, avec la Beuglante que tu viens de recevoir, t'as pas trop envie de faire ton malin. T'as eu de la chance, tu l'as récupérée dans ton dortoir et il n'y avait personne. Mais vu le bruit que ça fait, tu serais pas franchement étonné que tous ceux présents dans ta salle commune aient pu en profiter. Tes parents ne criaient même pas, c'est simplement que le son amplifié magiquement atteint un niveau sonore très désagréable. Ils n'ont même pas dit qu'ils étaient déçus. Ils ont simplement appuyé sur le fait que Stolas n'avait jamais eu ce genre de problème, que c'était inadmissible, et qu'il n'y avait vraiment que toi pour leur faire si honte. Comme s'ils n'avaient jamais rien attendu de toi. Comme s'ils savaient que tu n'étais bon qu'à déclencher des bagarres.

Pourtant, depuis ta rentrée, tu fais tout pour avoir des bonnes notes. T'as ramené que des Optimal, dans toutes les matières, même celles que tu n'aimes pas. Tu t'es appliqué pour qu'ils puissent être fiers de toi, qu'ils voient que, toi aussi, tu peux réussir tout ce que tu entreprends. Mais à ce propos, rien du tout. Non, ils ne retiennent que le mauvais. Comme tous les autres, ils ne voient en toi qu'un gamin qui est incapable de se gérer et qui n'est bon qu'à user de ses poings. Tous tes efforts ont été faits en vain. Tu ne sais même pas pourquoi tu continues à travailler correctement, tu vois bien que tout le monde s'en fiche.

T'es venu dans la salle des Trophées pour être tranquille. Il y a rarement du monde, t'as fini par le comprendre. Alors tu t'es assis contre un mur, devant les vitrines emplies de récompenses données aux élèves méritants. T'es arrivé ici en te disant que tu y aurais ton nom. A présent, t'as simplement envie de tout casser. De tout détruire. Parce que t'as bien compris que tu ne mériterais jamais une telle récompense. T'es bon qu'à être méchant. C'est peut-être ce que tu es vraiment. Un méchant et un incapable.

- Deuxième année RP -

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

J'avais toujours sut que je n'étais pas bon à l'école, quelle que soit la matière. Que je sois dans un cours de maths dans une école Moldue, ou dans un cours de Métamorphose à Poudlard, ça rendait toujours le même résultat : ou rien, ou des mauvaises notes. J'avais commencé à m'habituer à cette idée, et j'en était presque fier. Parce que j'en avais rien à foutre de leur école de merde et de leurs devoirs stupides, et que je préférais m'amuser, me disant que j'avais ma vie devant moi et qu'il ne fallait pas la gâcher en travaillant trop. Mais après la lettre que j'avais reçu ce matin, j'avais soudainement envie de travailler des heures et des heures. Elle avait servie de fouet pour me motiver, me faire comprendre que dans la vie, il n'y avait pas que l'amusement. A présent, j'avais compris que j'étais nul. Complètement nullissime, et que je faisais honte à la fois à mes parents mais aussi à mon frère. Maintenant je comprenais que la phrase prononcées très souvent par les profs n'était pas un compliment : "Vous êtes bien différents de votre frère, Monsieur Mage, et vos notes aussi."

A présent, je voulais m'améliorer, montrer à ma famille et à mes professeurs que j'étais capable d'être intelligent l'espace d'un devoir ou d'un cours. Ça me faisait trop mal au coeur de savoir que j'étais la honte de mes parents et qu'ils désespéraient pour ma scolarité et mon avenir. J'avais mal en pensant que eux, eux qui voulaient me voir réussir, me voyaient autant mal tourné niveau école... Je voulais leur prouver, à tous ces crétins désespérés et honteux, que j'étais capable d'être aussi fort que mon frère et d'avoir d'aussi bonnes notes que lui, ou du moins qui étaient au dessus du Piètre. Mais comment devenir soudain cultivé et intelligent, après avoir passer presque douze ans en étant bête et désobéissant ? Lorsque je lisais mes devoirs, je ne les comprenais pas car je n'avais pas écouté en cours. En écoutant les cours, je ne les comprenais pas car je n'avais pas écouté les précédents. C'était découragent. cela faisait une semaine que je tenais de faire des efforts, mais je m'étais rendu compte  de mon retard et de mes difficultés. Et pourtant, ce n'était pas dans ma nature d'abandonner.

Et c'était pour cela que je marchais dans les couloirs, mon sac à dos sur le dos et non pas trainant sur le sol poussiéreux comme il en avait l'habitude, un bout de parchemin dans les mains. Mon regard translucide était rivé sur ce dernier, que je relisais pour la millième fois. C'était la lettre coup-de-fouet reçue il y avait bientôt une semaine et qui provenait de mes parents. Les mots inscrits sur le parchemin me faisaient mal, mais je m'y étais habitué à force de les lire tous les soirs pour me redonner du courage et de la persévérance pour les cours du lendemain.

Bonjour Ulysse,
Je te contacte pour une raison sérieuse et importante. C'est pour te parler de ta scolarité et de ton avenir. Avec ton père, nous nous rendons bien compte que tu ne fais rien en cours et que tu ne rends pas tes devoirs. Ton frère nous l'a dit dans l'une de ses lettres, car il commençait à s'inquiéter pour ce que tu devenais. Il nous a aussi dit que tu étais en train de très mal tourné, aussi bien pour l'école que pour ton comportement. Il paraît que tu enchaines les bêtises en plongeant dans le Lac ou en grimpant sur le Saule Cogneur. Cela, je ne le tolère pas.
Je ne tolère pas non plus la brochette de mauvaise notes que tu as récoltée. Je veux bien de l'excuse "je suis nul" à petite dose, mais tu nous ressort ça depuis que tu as sut parler. Donc non, maintenant je ne veux plus entendre ça. Tu le sais aussi bien que moi : tu as les capacités pour travailler, mais aussi beaucoup de flemme. Tu ne travaille pas, tu rends des feuilles blanches, tu enchaines les Désolant et les Piètres. Tout ceci n'a que trop durer. Donc, à présent, soit tu décides de te bouger et de réussir ta vie, soit on te désinscrit de Poudlard. Tu as entendu ?
Je te souhaites une bonne fin de journée,
Maman.
Je déglutis avant de replier la lettre et de la ranger dans la poche de mon jeans. Comme chaque fois après ma lecture du parchemin, je ne me sentais pas bien. Je voulais absolument prouver à ma mère qui avait perdue toute confiance en moi que j'étais capable de "réussir ma vie" comme elle le voudrait. Mais tout ceci n'était que des rêves, car la réalité s'était imposée à moi : j'étais complètement nul et ne comprenais rien. Cette pensée fut suivit d'un soupir. Je ne savais même plus où j'allais et ce que je faisais là, je marchais tout simplement en suivant mon instinct. Et mon instinct me mena devant la porte d'une salle qui m'était encore inconnue. Sans me poser de questions, je poussais le battement dans un geste empli de rage et de tristesse, et pénétrais dans la pièce. La première chose que j'y vis fut des rangées de coupes et de médailles bien astiquées et très brillantes. Puis mon regard tomba sur le profil d'un garçon.

Surpris de trouver quelqu'un à cette heure-ci dans une salle habituellement vide, je demandais bêtement :

"Qu'est-ce que tu fais ?"

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
"He was an angel craving chaos. He was a demon seeking peace."

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Tu rumines pas mal cette Beuglante. Faut dire qu'il y a de quoi. T'en as marre d'être perçu de cette façon par tes parents. Tout ce que tu veux, c'est qu'ils soient enfin fiers de toi, et qu'ils te le disent. Qu'ils arrêtent de te comparer encore et toujours à Stolas. Quand tu fais les choses correctement, t'as l'impression d'être invisible. Que si tu n'existais pas, ce serait exactement pareil. Alors évidemment, tu fais tout pour te faire remarquer. Parce que t'es là, et que t'as envie qu'on le voit. T'as envie de le hurler de toutes tes forces, mais tu ne sais pas comment faire. T'accumules, encore et encore, jusqu'à ce que tout pète complètement. C'est comme ça que tu te retrouves à te bagarrer avec tes camarades pour le moindre regard de travers, ou pour le moindre mot déplaisant. T'es constamment sous pression, prêt à exploser.

Ces trophées devant toi, ces médailles réservées aux bons élèves, ou à ceux qui ont rendu service à l'école, ceux qui ont eu des postes à responsabilité... Tu ne les vois pas comme une reconnaissance de leurs aptitudes, mais bien comme un rappel, un glas qui résonne dans ta tête : tu n'as pas ce qu'il faut pour obtenir ta place parmi eux. Tu n'es rien d'autre qu'un gamin incontrôlable et violent. Et toutes les bonnes notes du monde n'y changeront rien. Tu passes et repasses nerveusement ta main dans tes cheveux, les ébouriffant toujours plus à chaque passage. Tu serais presque capable de les arracher, juste pour extérioriser toute cette souffrance qui te ronge de l'intérieur. Pourquoi les choses sont-elles toujours compliquées avec toi ?

T'as déjà pensé à parler à tes parents. A leur expliquer ce que tu ressens, au plus profond de toi. Parce que t'as envie qu'ils comprennent. Mais à chaque fois que tu te retrouves devant eux, ou que tu essaies de mettre les mots sur un parchemin, t'es incapable d'exprimer quoi que ce soit. Tu n'y arrives pas. T'as peur de paraître faible à leurs yeux, en plus de tout le reste. T'as peur de les décevoir plus encore. Parce que Stolas n'a jamais eu besoin de ça pour qu'ils l'aiment, lui. C'est bien que le problème doit venir de toi. Ton regard se perd à nouveau sur ces trophées magnifiques. Tes poings se serrent sur tes genoux. T'as envie de tout casser. De tout réduire en miettes. De les balancer aux quatre coins de la pièce, de ne plus rien voir de ces vitrines affreuses. Et tandis que tu t'apprêtes à laisser libres cours à toutes tes pulsions, une voix te tire de tes sombres envies.

Un garçon de ton âge, ou peut-être un peu plus âgé. Il a les cheveux longs, comme une fille. Mais contrairement au rouquin de ton dortoir, on voit bien que c'est un garçon. Tu lèves les yeux vers lui tout en te remettant debout. Et tu hausses les épaules, l'air fermé.

- J'regarde les noms de tous les lèche-bottes qui ont une médaille ici pour leur faire la peau.

T'as pas envie de lui parler à lui. T'as envie de parler à personne, t'as juste envie de pouvoir enfin laisser exploser la haine qui gronde en toi. Et il vient de t'empêcher de tout saccager en arrivant ici. Alors tu décides de lui en vouloir.

- Deuxième année RP -

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

J'étais à la fois surpris et agacé qu'il y est déjà un garçon dans cette salle habituellement vide. Pour une fois que je voulais m'isoler, moi qui détestais la solitude et le calme, il y avait un inconnu qui venait tout gâché. Tout à coup, j'aurais voulu le baffer, lui hurler au visage que je voulais être seul et tranquille, sans personne pour me dire que j'étais nul et que je tournais mal. Sans personne pour me regarder, pour me parler, pour s'énerver sur moi. Plus personne pour voir les larmes de détresse autant que de tristesse commencer à perler au bout de mes cils. Pourquoi est-ce que je n'avais pas de chances ? Chaque fois que je passais devant cette pièce, elle était vide de tout être humains, sauf lorsque Rusard venait jeter un coup d'oeil aux trophées ou qu'un élève y était puni. Mais la seule fois que je venais ici, avec l'intention d'y rentrer, il y avait quelqu'un.

Surtout que ce quelqu'un semblait aussi sympathique que Lord Voldemort et aussi énervé que ce dernier lors d'une bataille. Autant dire que je commençais à regretter d'avoir posé ma question et de resté planté sur le seuil de la porte. Le garçon en face de moi est brun, et a des yeux verts. Il ressemble à tous les garçons de notre âge, sans aspect physique particulier. J'ai surement dût le voir quelque part, mais je ne m'en rappelle pas. Au vu de sa cravate bleue et bronze, il doit être à Serdaigle. Ce doit être un intello ayant reçu une mauvaise note, ce qui l'a énervé. Un peu rassuré par cette pensée, je m'avançais de quelques pas pour mieux entendre ce que l'inconnu me répondait. Et sa réponse n'était pas très sympathique. Haussant les épaules, je demandais :

"Toi aussi t'aimerais bien que ton nom soit marquer sur une coupe ?"

Je poussais un soupir profond en embrassant du regard la pièce. Toutes ces rangées de trophées et de médailles étincelantes me donnaient le tournis et une soudaine envie de les détruire. Tous ça, c'était dédié aux bons élèves, à ceux ayant un comportement et des notes excellents. Tous ceux qui n'étaient pas moi, quoi. J'enviais les élèves ayant accès à ces honneurs, j'avais envie d'être aussi reconnu et envié qu'eux. Pourtant, moi, je n'y aurais jamais accès puisque mes notes étaient catastrophiques et que j'étais bête et stupide. Ma rage me donnait envie de tout exploser, et je vis que l'inconnu aussi devait ressentir la même chose.

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
"He was an angel craving chaos. He was a demon seeking peace."

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Malgré ta réponse des plus claires quant à ton intention de ne faire aucun effort avec lui, le garçon ne s'en va pas. Il s'approche même de toi, entrant dans la salle à son tour. Ta mâchoire se crispe légèrement. Qu'est-ce qu'il cherche à t'approcher alors que t'es d'aussi mauvaise humeur, ton poing dans sa figure ? Il est un peu plus grand que toi, mais bien plus petit que Stolas, alors tu ne risques pas d'hésiter si l'envie te prend de lui casser le nez. Et pourtant, malgré ton poing serré, tu n'armes pas le bras. Tu ne fais aucun geste vers lui. Parce qu'elle est bizarre sa question. Qui ne voudrait pas avoir son nom sur une coupe ? Qui ne voudrait pas faire partie des plus grands élèves que Poudlard ait jamais formé ? Il faut sans doute passer par là pour devenir le plus grand sorcier du monde comme tu en as l'intention. Et pourtant... T'as bien compris que jamais cet honneur ne te reviendrait.

Mais tu leur prouveras, à tous. Tu leur prouveras autrement ce que tu vaux. Un jour, ils seront tous forcés de reconnaître ton talent et ta puissance. Leur jalousie se transformera en admiration. Et ils regretteront tous de t'avoir renié de la sorte, te refusant les honneurs alors même que tu les méritais. Cependant, tu hausses les épaules, d'un air que tu veux indifférent.

- Non, ça sert à rien les trophées. J'ai plus envie de tout casser.

Tu le penses réellement. Un objet ce n'est rien. C'est la reconnaissance qu'il y a derrière que tu cherches. T'en as marre d'être toujours considéré comme un méchant, tu sais que tu ne l'es pas au fond. Mais tu colles toujours à l'image que la personne en face de toi se fait de toi. Tu ne parviens pas à faire autrement. Il suffirait que quelqu'un croie en toi pour que tu donnes le meilleur de toi-même. Mais les adultes n'ont que faire de toi. Tu n'existes pas à leurs yeux, si ce n'est lorsque tu te montres sous ton plus mauvais jour. Sauf que t'es là, t'existes, et t'as besoin de le montrer. Parce que tu sais que tu vaux plus que ce qu'ils pensent tous. Ils ne te laissent juste pas la chance de le prouver. Ils ne comprennent pas, ils ne comprennent rien.

- Tu veux toi ?

Après tout, il a dit "aussi". Tu ne sais pas s'il parlait pour lui ou pour ceux qui ont déjà leur nom sur une coupe. Et il peut très bien prendre ta question dans le sens de tout casser aussi. Après tout, t'es peut-être pas le seul à avoir cette envie. Quoi que t'en doutes quand même. Mais quitte à ce qu'il vienne t'embêter jusqu'ici, il peut peut être se montrer utile.

- Deuxième année RP -

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Je vis une lueur inquiétante passer dans le regard du garçon, et je reculais d'un pas, méfiant. Le Serdaigle serrait le poing, et fronçait les sourcils, signe qu'il semblait hésiter à me frapper. Ce fut à mon tour de froncer les yeux, car son comportement ne me plaisait pas du tout. Pourquoi semblait-il sur le point de me frapper, alors que je ne faisais que lui poser des question ? Alors que je compatissais ? Alors que, moi aussi, je rêvais de ces satanées coupes, je rêvais de bonnes notes ! Moi aussi, j'aurais voulu être seul et tranquille pour une fois, j'aurais voulu admirer ces horribles récompenses en fantasmant dessus et en imaginant la célébrité que j'aurais si je faisais partie des gens qui avaient des coupes !

M'efforçant de faire disparaître toute ma rage et tous mes regrets du visage, je m'avançais vers le garçon sans le regarder. Je passais à côté de lui pour aller voir une étagère remplie de récompenses de tous genre. Des coupes, des médailles, où étaient gravés des noms inconnus. Andrew Clark. Benny Wistily. Brandon Anglosphy. Que des élèves qui avaient mérité que leurs noms et leurs prénoms paraissent dans cette salle prestigieuse. On se souviendrait à jamais d'eux, sans savoir qui ils étaient vraiment ni ce qu'ils avaient fait mériter cette récompense. Alors que moi, lorsque je sortirais de Poudlard, les quelques professeurs que j'aurais eu se souviendront de moi en disant "Tu sais, c'était le nul de Gryffondor". Puis ils finiraient par m'oublier, eux aussi, et toutes traces de mon passage à l'école seront effacées. Mon coeur se serra douloureusement dans ma poitrine.

Je n'entendis presque pas la réponse de mon camarade, étant perdu dans mes songes. Qu'avait-il dit ? Qu'il avait envie de tout casser ? Et il me demandait si moi aussi, je voulais avoir une coupe à mon nom ? La réponse était évidente, pourtant je me retins de la dire. Après tout, est-ce que je voulais réellement une médaille ? Ce que je souhaitais, c'était des félicitations de mes parents, des êtres auxquels je tenais énormément et que j'avais déçus. Au fond, je voulais juste prouver au monde que je n'étais pas le garçon nul qu'il croyait. Mon regard quitta les noms gravés dans l'or des récompenses pour se poser sur le garçon de Sedaigle.

"Non, pas vraiment. Les coupes, c'est pour les fayots et les intellos. Et je suis ni l'un ni l'autre. Ce que je veux c'est..."

Je me coupais en plein élan, me rappelant à qui j'avais à faire : un garçon qui semblait sur le point de me frapper. Je n'allais tout de même pas me confier à lui à propos de la lettre de mes parents, de leur déception et de mes mauvaises notes !

"C'est rien."

Désolé du retard... :'(

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
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Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Il s'avance dans la pièce. Visiblement, ton air peu avenant ne l'empêche pas de faire ce qu'il a envie. T'as pourtant bien vu, sur son visage, l'agacement que provoquait ton comportement chez lui. Mais tu t'en fiches, t'as l'habitude de voir l'aversion des gens lorsqu'ils posent leur regard sur toi. C'est tout ce que tu évoques chez eux, comme un parasite, un nuisible dont il faudrait absolument se débarrasser parce qu'il n'apporte rien d'autre que du mal. Tu restes donc immobile, debout, sans vraiment desserrer le poing. Parce que tu restes prêt à attaquer, c'est la meilleure défense qui soit. Il regarde les trophées, les médailles, les récompenses que tous les autres imbéciles ont eues. Et toi, tu restes planté là, comme si tu pouvais à tout instant lui sauter au visage si jamais sa réponse ne te convient pas.

C'est d'ailleurs sûrement ce que tu as envie de faire. Pas parce qu'il t'énerve plus que ça, mais simplement parce que t'as besoin de te défouler, besoin de frapper quelque chose ou quelqu'un. Si tu ne mets pas cette salle sans dessus dessous, ce sera probablement la tête du type que tu voudras faire voler. Tu ne peux pas t'en empêcher. T'es continuellement en colère, et la seule façon dont tu parviens à évacuer, c'est par la violence. Pourtant, lorsqu'il pose à nouveau son regard sur toi en admettant que tout ça c'est pour les fayots, tu te calmes légèrement. Tes muscles se détendent un peu. Comme si, finalement, tu ne voyais pas en lui l'homme à abattre présentement. Il te dit qu'il ne recherche pas les trophées, mais tu ne sais pas ce qu'il veut vraiment.

Nouveau froncement de sourcils. S'il veut rien, qu'est ce qu'il fiche ici ? Il pourrait tout aussi bien s'en aller et te foutre la paix, t'étais bien mieux ici avant qu'il ne débarque. T'étais prêt à faire ce que tu voulais, à tout casser, et lui, il reste là et il t'en empêche alors qu'il ne veut rien ! Là, t'as quand même du mal à avaler la pilule, c'est comme s'il se foutait de toi.

- Si tu veux rien pourquoi t'es là ?

T'aimes pas les menteurs. Et lui, il vient de te mentir en pleine figure. S'il ne voulait pas te répondre, il suffisait de le dire plutôt que d'inventer un truc pareil. Personne n'y croirait, et tu détestes qu'on te prenne pour un idiot. Parce que tu n'en es pas un, au contraire. T'es trop intelligent pour les autres, et ils sont incapables de le comprendre. C'est pas facile d'être à ce point supérieur. Et ça attire beaucoup d'ennuis, notamment avec les imbéciles. Est-ce que ce type est un imbécile ?

- Deuxième année RP -

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Je serrais encore plus fort la lettre de mes parents dans mon poings fermé, en espérant de tout mon coeur que le garçon ne l'aperçoive pas. Je n'avais pas envie qu'il me pose des questions gênantes auxquelles je ne voudrais pas répondre, étant donné son agressivité. Je n'allais pas confier mes secrets, ma tristesse et mes regrets à un inconnu qui semblait toujours sur le qui-vive et me regardait comme si j'avais tué quelqu'un ! Je savais que cacher la lettre dans ma poche serait suspect comme geste, alors je gardais la boulette de parchemin entre mes doigts serrés, que je tentais de cacher derrière mon dosdans un geste décontracté.

Une fois cette mission périlleuse accomplie, je levais à nouveau les yeux vers le garçon pour voir s'il avait remarqué que je tentais de lui cacher quelque chose. Je vis alors ses sourcils se froncer tandis qu'il m'observait avec méfiance. Son comportement commençait à m'agacer sérieusement, étant donné que mes nerfs étaient déjà à vif avant de rentrer dans la pièce. Je savais que m'énerver contre lui serait par contre tout à fait inutile, car je risquais surtout de me prendre un ou deux coups de poings accompagnés de quelques sorts. Me battre en duel serait la pire chose à faire étant donné mes mauvaises notes et mon comportement exécrable.

"Si tu veux rien pourquoi t'es là ?" demanda alors le garçon.

Je ne pus m'empêcher d'écarquiller les yeux. Là, il dépassait la limite à ne pas franchir avec moi. Je voulais bien être gentil, comprendre qu'il pouvait être en colère à cause d'une chose ou d'une autre dont je me fichais royalement, mais qu'il me reproche d'être là était inadmissible. Cette salle était commune, non ? J'avais le droit d'y être sans me disputer avec un mec dont je ne savais même pas le prénom ? Moi aussi, j'étais énervé, moi aussi j'avais le droit de venir me défouler ici en rêvant de la gloire que pourrait m'apporter l'une des coupes présentes dans la pièce. Je sentis mes poings se contracter, comme prêts à les enfoncer dans le visage de l'autre à tout moments. Pourtant je ne voulais pas laisser libre cours à ma colère, je ne voulais pas me disputer. Malgré l'envie folle de lancer un sortilège au garçon, je m'efforçais de parler d'une voix calme mais glaciale :

"Cette pièce est à tout l'monde, non ? J'ai le droit d'y être quand j'veux sans avoir à t'expliquer pourquoi j'y suis ! Et si tu veux tout savoir, je voulais être seul et tranquille..."

"Mais tu es là, et t'as tout gâcher" songeais-je sans oser prononcer ces mots. Je lui lançais un regard noir de mes yeux bleus, dont j'étais un spécialiste.

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
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Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Il n'a pas l'air d'aimer comment tu lui parles. Mais t'y peux rien, c'est de sa faute à lui. Il t'a dérangé à venir ici, et en plus il ose te mentir. Il devrait s'estimer heureux de ne pas encore s'être pris ton poing dans la figure, car c'est tout ce qu'il mériterait. Il ne te répond pas très gentiment, et pourtant, il reste calme. Il voulait être seul et tranquille, exactement comme toi. Sauf que, du coup, aucun de vous deux n'est parvenu à obtenir ce qu'il voulait. Et comme t'étais là avant, c'est normalement à lui de s'en aller. Mais c'est vrai que cette pièce est à tout le monde. C'est un lieu public, malgré le fait qu'il soit souvent désert. Tu pousses un soupir. A moins de te battre avec lui et de lui coller une raclée, il n'y a pas moyen que tu le fasses déguerpir apparemment. Et tu ne peux pas franchement frapper un type parce qu'il veut simplement être seul, comme toi. Ce serait hypocrite, et t'es pas hypocrite.

- Dis pas que tu veux rien si tu veux être seul et tranquille. C'est pas rien.

T'aimes quand les choses sont claires et logiques. Il ne semble pas avoir la même vision des choses que toi, il faut qu'il soit énervé pour dire quelque chose qui a du sens. T'es doué pour énerver les gens, à croire même que tu ne sais faire que ça. Mais au moins, à présent, tu comprends un peu mieux pourquoi il vient te gêner jusqu'ici. Il n'empêche que ce n'est pas aujourd'hui que tu pourras saccager la salle, et c'est à cause de lui. En plus, il est bizarre à tenir sa main derrière son dos comme ça. Si ça se trouve, il est prêt à t'attaquer lui aussi. Or, maintenant que les choses sont un peu plus claires pour toi, t'as vachement moins envie de lui taper dessus. Tu le désignes d'un simple geste du menton.

- Tu caches quoi ?

Juste pour savoir à quoi t'en tenir. Si c'est sa baguette magique, il faudrait que tu sortes la tienne aussi, pour ne pas être dans l'incapacité totale de te défendre. Si c'est une bombabouse ou un autre truc du genre, t'as plutôt intérêt à aller lui casser le nez directement, histoire de bien lui faire comprendre qu'il n'a pas choisi la bonne cible. Mais si ça se trouve, il aime juste se tenir bizarrement, ou c'est totalement autre chose. Alors t'attends la réponse avant de décider comment tu vas réagir.

- Deuxième année RP -

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

"Dis pas que tu veux rien si tu veux être seul et tranquille. C'est pas rien."

Je commençais à en avoir par-dessus la tête, de celui-là. Ile ne pouvait pas se contenter de mes réponses, certes un peu fuyantes et étranges, et partir pour je-ne-sais quelle autre salle éloignée de celle-ci ? Non, bien sûr ! Il semblait avoir pris racine ici, comme si cette pièce lui appartenait de plein droit et qu'il pouvait poser des questions à tort et à travers. J'avais déjà supporter sa présence plus de dix minutes, ses questionnements incessants, j'avais été gentil et j'avais caché ma colère au plus profond de mon être, mais je commençais à en avoir vraiment marre. Je sentais ma colère bouillir en moi, réchauffants chacune de mes organes, comme un feu de forêt prêt à tout embraser. Je sentis l'envie de m'emparer de ma baguette rangée dans la poche de mon blouson d'un geste rapide, imprévisible, et de lancer un sortilège de Désarmement qui me permettrait de me débarrasser de ce petit fouineur.

Pourtant, je savais qu'il ne le fallait pas. Mes parents venaient de m'envoyer une lettre disant qu'ils étaient déçus de mes résultats, je n'allais pas me battre en duel avec un élèves pénible et sûrement plus doué que moi, pour en recevoir une nouvelle me prévenant qu'il fallait que j'arrête immédiatement de chercher des ennuis. Je répondis donc d'une voix calme, mesurée :

"Il y a peut-être quelque chose que je n'ai pas envie de te dire, tu ne penses pas ? Je ne te connais pas, je ne vais pas te raconter toute ma vie !"

Je lançais un nouveau regard assassin au Serdaigle, comme pour le défier de me poser de nouvelles questions. Je m'apprêtais à tourner les talons pour éviter que la situation ne dégénère trop, quand l'autre me demanda ce que je cachais. Je sentis mon visage s'empourprer sous le coup de la colère et de la surprise. Là, c'en était trop. Il posait beaucoup de questions, beaucoup plus de questions qu'il ne devait en poser. Je m'approchais de lui d'un air menaçant, le dépassant de quelques centimètres. Je lui mis la lettre chiffonnée de mes parents sous le nez et murmurais :

"C'est une lettre qui ne te concerne pas, OK ? Donc maintenant, tu vas arrêter de poser des questions ou je te l'a fait avaler !"

Je rangeais le bout de parchemin chiffonné dans ma poche que contenait ma baguette, et mes doigts effleurèrent quelques instants le bois froid de celle-ci avant de ressortir. Je savais que la sortir serait une mauvaise idée. Pendant ce temps, mon regard était vissé sur les yeux de l'inconnu, que j'espérais effrayé par mes menaces en l'air (j'étais bien incapable de faire avaler une lettre à quelqu'un sans la découper en petits morceaux !)

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
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Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Tu fais en sorte de ne pas l'agresser directement, t'essaies d'être à peu près sympa, ou du moins pas violent immédiatement, et l'autre t'envoie balader comme un malpropre. Tu lèves les yeux au ciel lorsqu'il te dit qu'il ne va pas te raconter sa vie parce qu'il ne te connaît pas. Tu ne lui as pas demandé de raconter sa vie, tu t'en fous de toute façon. Non, tu voulais juste qu'il arrête de te mentir au visage parce que t'aimes pas qu'on te prenne pour un idiot. Mais même ça, il n'est pas foutu de le comprendre. De toute manière, ce n'est pas nouveau que les Gryffondor ne comprennent rien. Ils sont totalement idiots dans cette maison, il en est sûrement un des meilleurs représentants.

Quand tu lui demandes ce qu'il cache, il s'énerve encore plus. Il s'approche de toi, comme s'il pouvait te faire peur juste parce qu'il est plus grand. Toi, t'as l'habitude de te battre avec Stolas, alors c'est clairement pas un gamin pareil qui va te faire peur. Tu le toises sans la moindre peur lorsqu'il t'affiche sa lettre sous le nez. C'est si proche que t'arrives même pas à lire quelques mots, c'est tout flou. Et en plus, il a vite fait de la ranger alors même qu'il vient de te menacer de te la faire avaler. Décidément, en plus d'être un imbécile, ce type est un sacré menteur. A croire qu'il ne peut pas s'en empêcher. En attendant, il empiète vachement sur ton espace personnel, et t'aimes pas ça. Alors tu le pousses de toutes tes forces, deux mains plaquées sur le torse, pour le faire reculer.

- Tu crois que tu me fais peur ? J'te pose des questions si je veux d'abord, j'essayais d'être sympa, mais t'inquiète que j'm'en fous de ta vie. T'es qu'un sale menteur, et j'étais là avant toi. Alors si t'es pas content, tu dégages et c'est tout.

Tu ne voulais pas le taper, question de solidarité entre gens qui cherchent la tranquillité. Mais il te cherche toi aussi. Alors il risque fort de te trouver s'il ne déguerpis pas immédiatement. Parce que toi, quand tu dis un truc, tu le fais. Et si il a décidé de t'embêter encore, tu vas lui montrer comment tu te sers de tes poings. T'as même pas besoin de ta baguette pour lui faire sa fête à ce crétin, t'es à peu près certain qu'il n'a jamais eu à se battre de sa vie. Alors que toi, c'est limite ton mode de communication préféré. T'étais énervé, t'as bien besoin de te défouler. A défaut de t'en prendre aux trophées, lui éclater sa tronche à lui suffira.

- Deuxième année RP -

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Je me rendis compte trop tard que je n'aurais pas dût m'énerver. Le Serdaigle n'était pas un agneau gentil comme je le croyais au début, il semble même plutôt agressif et prêt à me taper à tout moment. Je compris que j'avais fait une grosse erreur en l'envoyant balader car, même si je faisais quelques centimètres de plus que lui, il était assez fort pour me mettre rapidement à terre (avec mes muscles en marshmallow, je ne faisais vraiment pas le poids). Ma colère était retombée, comme chaque fois que je m'énervais, et je me sentais plutôt apeurée plus qu'autre chose. Mais j'avais réagis normalement : on venait de me disputer par l'intermédiaire d'une lettre, j'avais le droit d'être sur les nerfs sans qu'un petit con ne me pose des questions et me pousse. Toute la rage accumulée depuis tout-à-l'heure était ressortie plus violemment que je ne l'avais prévu, et le garçon s'était retrouvé face à moi. S'il était parti, j'aurais très bien pu m'énerver tout seul sur une coupe ou une médaille, mais il avait préférer rester. Qu'il ne se plaigne pas, après !

Tout-à-coup, il me repoussa violemment, à deux mains, et je faillis tomber en arrière. Heureusement, je me rattrapais malencontreusement à une étagère qui était à portée de main. Surpris, le cœur battant la chamade, j'écarquillais les yeux en écoutant le garçon.

"Tu crois que tu me fais peur ? J'te pose des questions si je veux d'abord, j'essayais d'être sympa, mais t'inquiète que j'm'en fous de ta vie. T'es qu'un sale menteur, et j'étais là avant toi. Alors si t'es pas content, tu dégages et c'est tout."

Je serrais les poings mais m'empêchais de m'énerver. Cela ne servirait qu'à me faire pousser encore plus fort par ce garçon qui était sûrement un peu dérangé. J'étais certes un peu crétin, mais je savais tout de même reconnaître quand je ne devais plus crier. Il fallait que je m'excuse, la seule façon de sortir vivant de cette salle, même si ça m'arrachait la bouche rien qu'en y pensant. Je repris mon souffle et calmais les battements précipités de mon cœur, avant de déclarer en évitant soigneusement de croiser le regard de mon interlocuteur pour ne pas le taper :

"Je suis désolé de m'être emporté, j'suis un peu sur les nerfs. La lettre m'a énervé, mais c'est pas ta faute. Tu me pardonnes ?"

J'eus un petit sourire nerveux quand je tendis ma main au garçon. Allait-il la serrer, allait-il se foutre de moi ou même me frapper ?

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
"He was an angel craving chaos. He was a demon seeking peace."

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Tu observes l'autre, toujours sur la défensive, prêt à lui sauter dessus au moindre geste suspect, à la moindre remarque qui te déplaît. Il t'a un peu trop cherché pour que tu puisses redescendre après l'avoir simplement poussé. Tes yeux, plantés dans les siens, reflètent pleinement cette animosité qui t'anime. Tu n'aimes pas les autres, tu dois toujours prendre sur toi pour ne pas t'en prendre à eux. Mais lorsqu'ils insistent, lorsqu'ils restent malgré toutes tes mises en garde, qu'est-ce que tu dois faire ? T'as les mêmes réactions qu'un animal qui ne veut pas être approché. Tu commences par grogner pour prévenir que t'es pas content, que t'as peur et que tu ne te laisseras pas faire. Et puis tu passes à l'action dès lors que tu te sens acculé. Exactement comme ce qu'il vient de se dérouler ici.

Et encore, t'as attaqué doucement. Tu l'as juste poussé, alors que t'aurais pu lui sauter à la figure pour en faire une bouillie immonde et méconnaissable sous la violence de tes poings. Comme tu l'as déjà fait avec le Perché, quand tu lui as cassé le nez. Il y avait du sang partout, ça puait le fer. Et toi, t'as même pas tiré la moindre satisfaction à te défouler sur lui. C'est simplement qu'il le fallait. Tu n'avais pas le choix. Aujourd'hui, tu l'avais. Alors t'as fait en sorte que ça ne finisse pas si mal. Mais si jamais l'autre ne comprend pas ? Si jamais il continue ? Tu es à court d'arguments pour lui faire comprendre qu'il doit partir et te foutre la paix. Il est grand temps qu'il comprenne, sinon tu n'auras pas d'autre choix que de le frapper, encore et encore, jusqu'à ce qu'il saisisse que t'es pas là pour rigoler.

Il a manqué de tomber, mais s'est rattrapé à une étagère. T'es un peu déçu. S'il était tombé sur ses fesses, il aurait sûrement déguerpi directement. Au lieu de ça, il reste là, comme un imbécile. Il ne te regarde pas, mais te tend la main en te présentant des excuses. Tu as un léger mouvement de recul. T'as pas envie de le toucher. En plus, tu t'en fiches de pourquoi c'est un imbécile. Il n'avait pas l'air énervé à tes yeux, juste bête. Tu l'observes, mâchoires crispées, te demandant ce que tu es sensé faire. Les gens à qui tu parles mal te demandent jamais pardon, c'est une première. Du coup, tu ne sais pas comment réagir. Plusieurs secondes s'écoulent, et tu finis par pousser un soupir en serrant la main qu'il te tend.

- J'étais énervé avant que tu arrives aussi. J'ai reçu une Beuglante.

Tu as ajouté la seconde phrase avec un haussement d'épaules, comme si tu t'en fichais, mais que tu te contentais de lui expliquer pourquoi t'es en colère et pourquoi tu l'as poussé. Toi, tu ne t'excuses pas. Ou du moins, jamais immédiatement. Tu verras s'il en vaut la peine plus tard.

- Deuxième année RP -

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Je crois bien que le garçon ne me serrera pas la main. Il semble pris entre deux pensées contraires qui débattaient avec force dans sa tête. Je n'étais pas télépathe, mais j'étais presque sûr de ce qu'il pensait en cet instant : je le tape ou je lui serre la main ? Cela se voit à la manière dont sa mâchoire d'imbécile est crispée, à son regard furieux qui ne cesse de bouger. Je ne le connais pas, mais je commence déjà cerner sa personnalité. Il est violent, et sûrement détesté de la plupart de ses camarades s'il se comporte comme ça avec tout le monde. Cela ne me donne pas très envie de rester plus longtemps dans cette pièce, d'autant plus que je crains qu'il ne suive son côté violent et ne me frappe une fois encore. J'avais beau être plus grand que lui, je n'ai aucun muscle tandis qu'il semble en être recouvert (s'il tape tout le monde, cela ne m'étonne pas qu'il soit plus musclé que des supers-héros Moldus).

Pourtant, je ne retire pas ma main tremblante. Je veux lui prouver que je ne suis pas ce genre de garçon faible et peureux, qui tremblent pour rien. Je suis un Gryffondor, merde, et je n'ai pas la frousse devant l'un de mes camarades qui ne peut rien faire de plus sauf me faire tomber sur mes fesses. De plus, si je veux gagner sa confiance - ce qui semble être presque impossible au vu de son caractère de loup sauvage - il me faut montrer aimable, gentil, calme et patient. Que je refoule cette colère qui monte en moi dès que mon regard se repose sur cette fichue lettre que je tiens serrée dans le creux de ma main, comme un trésor maudit que je dois à tout prix protéger. Comme lorsque l'on doit adopter un chaton particulièrement farouche et violent : il faut qu'il nous fasse confiance pour qu'on puisse l'approcher à plus de deux mètres. Même si, dans les année à venir, je n'espère pas recroiser la route de ce détestable garçon.

Tout-à-coup, comme s'il est pris d'une subite inspiration, il me serre la main et m'annonce que lui aussi était énervé et qu'il avait reçu une Beuglante. Sa dernière phrase me fige, alors qu'il l'a prononcée sur un ton si calme et nonchalant. Je n'ai jamais reçu ce genre de lettre (même si c'est souvent passer à cheveux de cela), mais je sais que c'est l'une des pires choses que les parents peuvent faire à leurs enfants. Il paraît que la lettre hurle des infamies, collant la honte à l'élève qui est concernant, puis disparaît dans un nuage de cendre. Je me mordis la lèvre avant de répondre d'un ton hésitant :

"Ah, je te plains... On est énervé un peu pour la même chose, en fait."

Je lui adressais un sourire confiant, avant d'ajouter une phrase plus délicate :

"Heu... si ce n'est pas indiscret, pourquoi l'as-tu reçu ? Moi c'était pour... pour mes notes."

Je baisse le regard, honteux. Ça fait mal de se dire qu'on est nulle, mais avouer à un étranger que mes notes sont catastrophiques relève d'un grande sang-froid et de beaucoup de courage. Va-t-il se confier ? Va-t-il se moquer ? J'aurais bien voulu qu'il opte pour la première option...

Un génie sommeille en moi. Malheureusement, il dort tout le temps !
"He was an angel craving chaos. He was a demon seeking peace."

Jamais tranquille  PV Ulysse Mage 

Il dit qu'il te plaint. Tu hausses une nouvelle fois les épaules. Tu lui as pas dit ça pour qu'il te prenne en pitié, juste pour mettre les choses dans leur contexte. T'aimes pas trop qu'on te plaigne, t'as l'impression d'être faible. Et tu ne l'es pas, bien au contraire. Tu fais tout pour être le plus fort, pour que jamais rien ne puisse t'atteindre. C'est le seul moyen d'être le meilleur. Apparemment, il serait énervé pour la même chose. Sûrement que la lettre qu'il a reçu n'était pas très plaisante non plus. Celle qu'il essayait tellement de te cacher. Au moins, elle ne lui hurlait pas dessus, elle. Toi, une simple lettre de tes parents, tu l'aurais simplement balancée au feu et prétendu ne jamais l'avoir reçue. C'est d'ailleurs sans doute pour ça qu'ils étaient passés à l'étape supérieure avec la Beuglante.

L'autre se met à sourire. Il faut croire que se faire engueuler par ses parents est un point commun suffisant pour ne plus vous en prendre l'un à l'autre. Enfin, toi, tu dois bien admettre que c'est plutôt le fait qu'il se soit excusé devant toi. C'est un peu comme s'il avait reconnu que tu avais raison, et qu'il était en tort. Un peu comme s'il avait enfin admis que tu lui étais supérieur, et donc que c'était à toi de décider. T'as vraiment un problème dans tes relations aux autres. Mais au moins, tu n'as plus prévu de lui éclater le nez devant les trophées, il a finalement tout gagné. Et tandis que tu penses que vous allez en rester là, il te pose une question. Il a l'air intéressé. Tu ne sais pas trop s'il veut vraiment que tu lui répondes, ou s'il veut lui développer ce qu'il ressent vis-à-vis de la lettre. Mais tu décides de lui répondre.

- Pour mon comportement. Je tape trop les autres.

Une nouvelle fois, tu ne laisses paraître aucune émotion dans ta réponse. La même nonchalance que précédemment. Toi, tes notes sont exemplaires, alors ils ne risquent pas de t'en vouloir pour ça. Mais ils ne te félicitent pas non plus. Il n'y a que le mauvais qui ressort. Toujours.

- Tu veux avoir de meilleures notes toi ?

Parce que si ce n'est que ça, il lui suffit de travailler beaucoup, et il ne recevra plus jamais de lettre de ce genre. C'est facile. Du moins pour quelqu'un avec tes facilités, c'est l'évidence même. Tu es incapable de concevoir que d'autres puissent avoir des difficultés scolairement parlant. Toi, tu veux bien améliorer ton comportement. C'est les autres qui ne savent pas se comporter avec toi, alors ils finissent toujours par t'énerver. T'es bien obligé de les taper quand c'est comme ça, pas vrai ?

- Deuxième année RP -