Grande salle

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La rentrée des élèves de première année

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Le 1er septembre à Poudlard était un jour particulier. C'était celui de la rentrée, celui où plusieurs centaines de jeunes sorciers revenaient en ces lieux afin d'étudier la magie ; également celui où de jeunes enfants ayant enfin atteint l'âge de onze ans posaient pour la première fois le regard et les pieds dans cette immense école.
C'était justement ce groupe de premières années qu'Isabel Almeida, Sous-Directrice de Poudlard, attendait. Enveloppée dans une robe de sorcière aux teintes rouge sombre et aux bordures argentées, la jeune trentenaire se tenait droite, les mains jointes dans son dos, descendant les marches du grand escalier du Hall d'entrée, un doux sourire sur les lèvres. Il étaient de coutume que chaque nouvel arrivant rejoigne le château par le lac à l'aide des nombreuses barques que l'école possédait. Le garde-chasse de Poudlard, Hagrid, avait pour mission de les guider de la gare jusqu'à l'imposante porte d'entrée du château.

A peine avait-t-elle gravi les dernières marches qu'un cognement sourd se répercuta dans le Hall, en provenance de la porte en bois massif. Isabel traversa la pièce, ses petits talons claquant contre le sol de pierre. Puis d'une main ferme, elle ouvrit l'un des battants, dévoilant sous ses yeux le groupe de nouveaux arrivants. La large stature d'Hagrid apparut la première dans le champ de vision d'Isabel, puis vinrent celles, bien plus menues, des enfants. Si une chose sautait aux yeux avant tout le reste, c'était bien la mine déconfite de bons nombres d'élèves dont les cheveux et les vêtements dégoulinaient et collaient à leur peau. Dehors en effet, le temps était loin d'être aussi joyeux et chaleureux que l'ambiance qui régnait dans la Grande Salle dont le brouhaha arrivait, feutré, jusqu'ici. La pluie tombait à verse, et la traversée du lac en barque n'avait pas dû être une partie de plaisir pour tout le monde.
Isabel laissa rapidement entrer toute la petite troupe et sortit sa baguette : d'un geste en direction du groupe d'élèves elle les sécha instantanément, faisant s'évaporer la moindre gouttelette d'eau.


« Voilà qui devrait être plus agréable, dit-elle avec le sourire. Soyez les bienvenus à Poudlard ! Merci Hagrid, ajouta-t-elle en direction du demi-géant qui déjà repartait sous la pluie. »

La jeune femme laissa quelques secondes aux enfants, le temps pour eux de reprendre leur souffle après la marche jusqu'au château et éventuellement de découvrir ce qui les entourait. Un sourire en coin affiché sur son visage, Isabel, attendrie, regardait tour à tour ces petites têtes blondes, avant de reprendre la parole d'une voix forte afin que chacun l'entende.

« Je suis le professeur Almeida, Sous-Directrice de l'école, et professeur de Soins aux Créatures Magiques. Avant de pouvoir rejoindre le reste des élèves et de partager enfin votre premier festin à Poudlard, je dois vous faire part de quelques détails concernant vos années à venir en ces lieux. Suivez-moi ! »

Isabel conduisit les enfants jusque dans une petite pièce bien éclairée non loin de là, plutôt exiguë, où chacun se sera l'un contre l'autre afin de pouvoir entrer. Lorsque la porte se referma, le silence se fit. Même les bruits de la Grande Salle ne parvenaient plus jusqu'à eux.

« Bien. Comme certains le savent sûrement, votre première soirée à Poudlard sera décisive pour le reste de votre scolarité. Avant de prendre place dans la Grande Salle, chacun de vous sera réparti dans l'une des quatre maisons de l'école : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chacune d'elle possède ses propres caractéristiques, ses propres valeurs, et a su montrer au fil des siècles la noblesse dont elle faisait preuve. Votre future maison sera pour vous une seconde famille qui comptera sur vous pour la porter au plus haut ! Pendant votre année, il vous sera possible de faire gagner des points à votre maison, en rendant par exemple de bons devoirs, ou avec une attitude exemplaire. Mais ces points peuvent aussi être perdus si vous enfreignez le règlement, ajouta Isabel avec un ton plus dur. A la fin de l'année, la maison qui aura cumulé le plus de points remportera la Coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur ! Quelle que soit la maison dans laquelle vous serez, j'espère que chacun d'entre-vous se donnera corps et âme pour elle. »

Laissant le temps aux futurs élèves d'assimiler ces informations, Isabel rouvrit la porte avant d'ajouter :

« La Cérémonie de la Répartition va débuter dans quelques minutes dans la Grande Salle. Faites-vous beaux, mettez-vous en rang et suivez-moi ! »

Le groupe quitta la petite pièce et se dirigea à grands pas vers une magnifique et imposante porte derrière laquelle le brouhaha ne faisait qu'augmenter au fur et à mesure que l'on s'en approchait. Isabel Almeida l'ouvrit en grand et lança un sourire encourageant aux jeunes première années avant de passer devant.
Les discussions dans la Grande Salle allaient bon train, même si certains s'étaient tus afin de regarder passer les nouveaux élèves. Comme à son habitude, la pièce était décorée des différents drapeaux des maisons, ornés de lions, blaireaux, aigles et serpents. Mille et une bougies flottaient sous un plafond qui reproduisait à l'identique le ciel orageux extérieur. Les tables des quatre maisons, disposées parallèlement, étaient occupées par tous les élèves de l'école.
Avançant dans l'allée centrale, Isabel s'assurait d'un coup d’œil que tous les petits nouveaux la suivaient, et les mena jusqu'à un tabouret sur lequel un étrange chapeau de sorcier à l'allure miteuse ainsi qu'un long parchemin les attendaient. Derrière, disposée perpendiculairement aux autres tables, celle des professeur se dressait sur une estrade, occupée par les adultes de l'école.
La Sous-Directrice s'avança jusqu'au tabouret avant de faire volte-face, intimant aux élèves de s'arrêter devant elle. La jeune femme racla sa gorge et reprit d'une voix forte.


« La Cérémonie de la Répartition va commencer. »

Autour, le silence se fit petit à petit. Lorsqu'enfin plus personne ne parlait, le large chapeau se mit à bouger. L'une de ses pliures, telle une bouche, s'ouvrit avant de prendre la parole, d'un air chantant.

Si vous m’trouvez un peu vieilli, 
Si vous m’trouvez détérioré, 
Sachez que mon ancienneté 
Est redevable à la magie. 

Ma naissance eut lieu ici-même, 
Il y a de cela fort bien longtemps, 
Par quatre sorciers très puissants 
Dont l’histoire suit dans ce poème. 

Il fut un temps où la magie 
Ne pouvait pas se pratiquer 
Sans se faire mener au bûcher 
Et condamner pour hérésie. 

Mais c’est alors que quatre héros 
Souhaitant mettre à l’abri leurs pairs 
Ont choisi de prendre pour repère 
Les murs de cet antique château. 

Avec nombre de sortilèges, 
Ils ont pu faire de ce haut lieu 
Une école où le plus dangereux 
Serait de glisser sur la neige. 

Bien sûr vous connaissez leur noms : 
Godric, Salazar et Helga, 
Et n’oublions pas Rowena. 
Ce soir vous s’rez dans leurs maisons ! 

Gryffondor accueille les vaillants 
Dont le courage est sans mesure. 
Tous ceux qui ont soif d’aventures 
Rejoindront le Lion flamboyant. 

Ceux pour qui le savoir importe 
A Serdaigle seront bien lotis, 
Car si vous êtes quelqu’un d’esprit, 
L’Aigle vous ouvrira sa porte. 

Les dévoués et les tolérants 
Chez Poufsouffle se rendront sans doute 
Car ce que le Blaireau redoute 
C’est de perdre amis et parents. 

Chez Serpentard pourront rentrer 
Les malins et les ambitieux. 
Si vous n’avez pas froid aux yeux, 
Le Serpent vert sera parfait. 

N’ayez pas peur mes chers enfants 
Je ne vous ferai aucun mal. 
Je vais juste devant toute la salle 
Lire votre tempérament.


Lorsque le chapeau se tut, des applaudissements retentirent dans la salle avant que le silence ne revienne.

« Le Choixpeau Magique, déclara Isabel Almeida en désignant la relique, se chargera de vous répartir dans votre future maison. Lorsque j'appellerai votre nom, vous viendrez vous asseoir sur le tabouret et je mettrai le Choixpeau sur votre tête. Ne vous inquiétez pas, il ne vous fera aucun mal, ajouta-t-elle face aux regards inquiets de quelques enfants. »

La jeune femme se saisit du parchemin et le déroula. La répartition commençait.


Reducio
Ce RPG est libre et réservé aux élèves de première année
La chanson du Choixpeau Magique est de Olliver Stridge.
Dernière modification par Isabel Almeida le 1 septembre 2016, 18 h 06, modifié 1 fois.

Professeur de Soins aux Créatures Magiques.
Peu présente, voire absente, les mercredis et jeudis.

La rentrée des élèves de première année

Sophie était très excitée. Le Poudlard Express était arrivé en gare et les élèves de première année qu'il y avait avec elle étaient partis dans d'autres compartiments, voir d'autres amis. Sophie se retrouvais donc toute seule pour descendre du train. La pluie était si forte que les élèves de toutes les années rechignaient à descendre. Les préfets réussirent quand même cet exploit et bientôt, le train fut vide. Arrivée sur le quai, ce qu'elle aperçue en premier fut la stature grande et imposante du garde chasse de Poudlard, Rubeus Hagrid. Il appela les premières années de sa voix forte et nous demanda de le suivre. Sophie était une des premières à le suivre. D'une part c'est qu'elle avait envie de rentrer à Poudlard mais surtout pour se protéger de la pluie battante. Hagrid partit devant et toutes les premières années le suivirent.
Nous étions trempés jusqu'au os quand nous somme arrivés devant l'imposante porte en bois qui menait au château. Une jeune femme nous a ouvrit la porte et nous sommes rentrés au château grelottant de froid.
"Voilà qui devrait être plus agréable." dit-elle avec le sourire.
D'un coup de baguette elle avait séché nos vêtement. C'était incroyable ! *Je veux savoir faire ça* pensais-je
"Soyez les bienvenus à Poudlard ! Merci Hagrid" reprit-elle
Elle nous regarda un par un et, quand elle me regarda, je pris conscience du fait que j’étais belle et bien entré à Poudlard ! Elle attendit un peu avant de reprendre :
" Avant de pouvoir rejoindre le reste des élèves et de partager enfin votre premier festin à Poudlard, je dois vous faire part de quelques détails concernant vos années à venir en ces lieux. Suivez-moi ! »
Nous la suivirent. Nous étions tellement impressionnés par les décors du château et sa grandeur que nous avons passés tout le chemin à le regarder si bien que j'ai failli rentrer plusieurs fois dans les élèves qui étaient devant moi. Elle nous conduisit jusqu’à une petite pièce plutôt petite si bien que nous étions tous serrés. Une fois la porte fermée, le silence se fit.
« Bien. Comme certains le savent sûrement, votre première soirée à Poudlard sera décisive pour le reste de votre scolarité. Avant de prendre place dans la Grande Salle, chacun de vous sera réparti dans l'une des quatre maisons de l'école : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chacune d'elle possède ses propres caractéristiques, ses propres valeurs, et a su montrer au fil des siècles la noblesse dont elle faisait preuve. Votre future maison sera pour vous une seconde famille qui comptera sur vous pour la porter au plus haut ! Pendant votre année, il vous sera possible de faire gagner des points à votre maison, en rendant par exemple de bons devoirs, ou avec une attitude exemplaire. Mais ces points peuvent aussi être perdus si vous enfreignez le règlement, ajouta-t-elle avec un ton plus dur. A la fin de l'année, la maison qui aura cumulé le plus de points remportera la Coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur ! Quelle que soit la maison dans laquelle vous serez, j'espère que chacun d'entre-vous se donnera corps et âme pour elle. »
Elle fit une pause dans son récit, surement pour nous laisser le temps d'assimiler ce qu'elle venait de dire. *Je veux rapporter le plus de points à ma maison pour qu'elle soit fière de moi peu importe laquelle c'est  !*pensais-je

« La Cérémonie de la Répartition va débuter dans quelques minutes dans la Grande Salle. Faites-vous beaux, mettez-vous en rang et suivez-moi ! » a-t-elle dit.
Sitôt dis, sitôt fait. Nous nous somme mis en rang et nous l'avons suivie, non sans contempler à nouveau les couloirs. Plus nous avancions, plus des bruits de voix se faisaient entendre. Ils arrivèrent devant une grande porte tout aussi imposante que la porte d'entrée. C'est de derrière que se faisait entendre le bruit. La dame ouvrit la porte et nous encouragea à entrer. Nous avons marché entre deux tables jusqu'à une petite estrade ou se trouvaient les professeurs et la directrice. En chemin certains élèves nous ont regardés, certains même nous on pointés du doigts. La dame se plaça devant nous, se racla la gorge et dit d'une vois forte :
« La Cérémonie de la Répartition va commencer. »
Le silence se fit et le chapeau se mit à bouger puis il se mit à chanter:

Si vous m’trouvez un peu vieilli,
Si vous m’trouvez détérioré,
Sachez que mon ancienneté
Est redevable à la magie.

Ma naissance eut lieu ici-même,
Il y a de cela fort bien longtemps,
Par quatre sorciers très puissants
Dont l’histoire suit dans ce poème.

Il fut un temps où la magie
Ne pouvait pas se pratiquer
Sans se faire mener au bûcher
Et condamner pour hérésie.

Mais c’est alors que quatre héros
Souhaitant mettre à l’abri leurs pairs
Ont choisi de prendre pour repère
Les murs de cet antique château.

Avec nombre de sortilèges,
Ils ont pu faire de ce haut lieu
Une école où le plus dangereux
Serait de glisser sur la neige.

Bien sûr vous connaissez leur noms :
Godric, Salazar et Helga,
Et n’oublions pas Rowena.
Ce soir vous s’rez dans leurs maisons !

Gryffondor accueille les vaillants
Dont le courage est sans mesure.
Tous ceux qui ont soif d’aventures
Rejoindront le Lion flamboyant.

Ceux pour qui le savoir importe
A Serdaigle seront bien lotis,
Car si vous êtes quelqu’un d’esprit,
L’Aigle vous ouvrira sa porte.

Les dévoués et les tolérants
Chez Poufsouffle se rendront sans doute
Car ce que le Blaireau redoute
C’est de perdre amis et parents.

Chez Serpentard pourront rentrer
Les malins et les ambitieux.
Si vous n’avez pas froid aux yeux,
Le Serpent vert sera parfait.

N’ayez pas peur mes chers enfants
Je ne vous ferai aucun mal.
Je vais juste devant toute la salle
Lire votre tempérament.


Tout le monde applaudit puis la dame proclama :
« Le Choixpeau Magique, déclara-t-elle en désignant la relique, se chargera de vous répartir dans votre future maison. Lorsque j'appellerai votre nom, vous viendrez vous asseoir sur le tabouret et je mettrai le Choixpeau sur votre tête. Ne vous inquiétez pas, il ne vous fera aucun mal, ajouta-t-elle face aux regards inquiets de quelques premières années. »

Elle saisit le parchemin puis appela les noms. A chaque décision du choixpeau magique, les élèves de la même maison applaudissaient très fort. Soudain son nom fut appelé. Elle s'avança jusqu'au choixpeau non sans appréhensions et s'installa sur le tabouret. La dame mit le choixpeau sur sa tête et il s'exclama :
"Griffondor"
Les élèves de la table en question applaudirent et Sophie se dirigea vers eux d'un air serein ! Elle enverrai vite un hibou à ses parents pour leur dire qu'elle était à Griffodor. *Il n'en reviendront pas !* pensa-t-elle


Reducio
C'est mon premier RPG donc ne soyez pas trop dur avec moi !! ;) ^^

~ Mon code couleur : #A52A2A
~ Gryffondor du mois d'avril et juillet 2017
--> Personne ne m'souhaite bonne chance mais je passerai pas ma vie à me demander quand elle commence <--

La rentrée des élèves de première année

Quand le Poudlard Express fut à quai, une cohue prit forme, semblable à celle qui s'était formée quelques heures auparavant sur la voie 9 3/4. On reconnaissait rapidement les élèves de première année à l'expression de leurs visages et à leur attitude réservée. Ils cherchaient avant tout des repères et suivaient le mouvement de foule sans trop savoir où aller, jusqu'à l'appel d'un grand homme qui se présentait sous le nom de Hagrid.

Ekho n'échappait pas à la règle. Elle sortit de son wagon, l'air interrogateur et anxieux, perdant de vue Aschley McAlistair, la jeune fille avec qui elle avait eu l'occasion de discuter un peu. Lorsqu'elle entendit l'appel de Hagrid, un sentiment de soulagement l'envahit pour la première fois depuis son départ pour Londres. Ekho avançait d'un pas pressé en direction du groupe qui se formait déjà. Les roulettes de sa valise raclaient le pavé sur son passage.

A partir de ce moment, le voyage devint fascinant, et cela même si la pluie tombait en d'éternelles rafales. Ekho était habituée à la pluie, elle vivait auparavant près de Stirling avec sa grand-mère Elie, dans une bourgade où le soleil perçait rarement les nuages. Cela ne l'embêtait pas vraiment ; et le manteau de sorciers qu'on lui avait fait acheter gardait bien la chaleur.

Après que les élèves aient été déchargés de leurs bagages, Hagrid les fit monter par petits groupes dans des barques, afin qu'ils puissent rejoindre l'école par le lac - comme le voulait la tradition. Les élèves furent accueillis par la Sous-Directrice de façon très chaleureuse : la première de ses réactions fut de sécher les pauvres jeunes gens, non épargnés par le temps.

Mais le plus fascinant fut le moment où Mrs Almeida ouvrit les portes de la somptueuse Grande Salle. Ekho fut surprise de voir autant d'élèves autour des quatre tables qui représentaient à elles seules toute l'histoire de Poudlard. Le brouhaha résonnait jusque dans ses oreilles ; c'était la première fois qu'elle s'apprêtait à vivre une cérémonie ayant appelé autant de monde. Elle sentait battre son coeur plus intensément, désormais. Dans quelques instants, elle saurait à quelle maison elle appartient, elle rejoindrait de jeunes gens dont la personnalité lui ressemble, elle trouverait une nouvelle famille. Le discours passé de Mrs Almeida prenait alors tout son sens.

Lorsque les élèves firent face à l'objet dont on vantait tant de mérites, le "Choixpeau magique", la salle écouta religieusement les paroles de la Sous-Directrice et le chant du Choixpeau.

- Le Choixpeau Magique se chargera de vous répartir dans votre future maison. Lorsque j'appellerai votre nom, vous viendrez vous asseoir sur le tabouret et je mettrai le Choixpeau sur votre tête. Ne vous inquiétez pas, il ne vous fera aucun mal.

Le temps paru être une éternité à Ekho lorsque Mrs Almeida donnait un par un les noms de la liste qui figurait sur son parchemin. La jeune fille ne savait où donner de la tête. Elle était fascinée par les étendards et luminaires suspendus, fascinée par les professeurs assis en rois à leur table, fascinée par l'apparence mâture des anciens élèves, fascinée par les yeux verrons de la Sous-Directrice, et enfin, fascinée de voir un chapeau analyser les tempéraments et parler qui plus est ! Des sifflements aigus, des cris de joie et des applaudissements perçaient le silence au fil des annonces. Même les né-moldus et les sans famille avaient a priori le droit à des acclamations. C'était une ambiance qu'Ekho n'oublierait jamais !

Et enfin, le verdict tombait :

- Ah ! s'exclama le Choixpeau quand Mrs Almeida l'approcha de la petite chevelure brune d'Ekho. Il n'y a pas là le courage... réfléchissait-il. Je serais même étonné que vous vous retrouviez un jour dans un match, n'est-ce pas Miss McField ? En revanche... Il y a de la matière grise, de l'objectivité, de la sagesse... Pas suffisamment de patience... Hm, oui, je vois...

Et après un temps, d'ajouter :

- Serdaigle !

La jeune fille n'en revenait pas. Quel qu'aurait été le choix du chapeau, elle aurait de toute façon été émue, heureuse et toujours aussi surprise. Alors ainsi, elle ferait partie de la maison des érudits, désormais ! Cette même maison qui l'applaudissait à coeur joie. C'était un choix qu'elle trouvait très flatteur et elle pensait déjà à la réaction d'Elie quand elle lui annoncerait ! Elle se leva faiblement du tabouret qui semblait ancestral, et elle rejoignit les bancs de sa nouvelle famille : celle de Rowena Serdaigle.

“Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un été invincible.” (Albert Camus)
~ Merci à Elina de m'avoir "marrainé" comme elle l'a si bien fait. ~

La rentrée des élèves de première année

Le sifflet retentit... et tous les élèves sursautèrent en même temps. Partout dans le train, on entendait des : " Quoi mais j'ai pas mis ma robe" ou alors des " Déjà, on vient tout juste de partir". Mais de toute façon, quoique pouvaient dire les élèves, tout le monde était surexcité et impatient, surtout les premières années !!!

Mais Aschley, elle, avait déjà revétit sa robe et elle attendait devant la porte pour être la première à sortir depuis au moins dix minutes. Pour passer le temps, elle caressait son rat au travers de sa cage dans le calme le plus complet. Enfin , le calme, heur plus pour très longtemps... Le train était à peine arrêté que la jeune fille fut sauvagement poussée dehors pas la foule d'élèves.

Si la jeune fille se rassurait intérieurement depuis deux jours en se disant que tout allait bien se passer, là, elle ne savait pas du tout où aller jusqu'à ce qu'une voix retentit et appela les premières années. Se retournant à une vitesse fulgurante, elle s'empressa de rejoindre une dame au beau sourire qui se présenta et leur ordonna de la rejoindre aux fameuses barques. Suivant le professeur Almeida ( puisque c'est comme ça qu'elle s'appelait ), tout le monde se bousculait pour monter dans les barques qui étaient bien plus nombreuses que le nombre de jeunes sorciers.

Une fois tout le monde assit, les embarcations démarrèrent ensemble et les jeunes élèves purent enfin admirer le magnifique château avec ses quatres grandes tours et la forêt qui l'entourait... A l'intérieur du château, tous ce petit monde aux yeux ébahis fut conduit dans la grande salle. Aschley repéra Echoe et se rapprocha d'elle. Puis ils entrèrent, au son des applaudissements des autres écoliers. La jeune fille contempla tout en marchant le plafond magique, et le groupe arriva devant la table des professeurs. Un petit discours et une chanson du Choixpeau Magique, le professeur Almeida dit: - Que la Répartition commence!!
« Le Choixpeau Magique, déclara-t-elle en désignant la relique, se chargera de vous répartir dans votre future maison. Lorsque j'appellerai votre nom, vous viendrez vous asseoir sur le tabouret et je mettrai le Choixpeau sur votre tête. Ne vous inquiétez pas, il ne vous fera aucun mal, ajouta-t-elle face aux regards inquiets de quelques premières années
Un par un, les élèves furent appelés quand vint enfin le nom d'Aschley.
Elle monta sur l'estrade, s'assit sur le tabouret et...
- Hum je vois, tu veux faire tes preuves et tu es une petite maligne qui a son caractère. Ah au passage, je vois que tu as un talent pour le Quidditch... Bon alors sans aucun doute, ce sera: Serpentard !!!

On entendit des applaudissements depuis la table des Serpentard et Aschley s'y rendit toute heureuse pour s'y asseoir.
Wouah, mon rêve s'était de m'habiller en vert!! dit elle à personne en particulier...

RiatsilcM yelhcsA
Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté.
Responsable du dortoir des filles
"Il semble à l'envieux que ce qu'on accorde de mérite aux autres est retranché du sien."
Jules Petit-Senn.

La rentrée des élèves de première année

Féréol Volparne sentit le train ralentir. Elle avait eu le nez collé à la vitre pendant tout le trajet, mais il faisait maintenant trop sombre pour distinguer quoi que ce soit. Elle ouvrit un grand sourire puis ferma les yeux pour fixer l'instant présent dans sa mémoire. Le moelleux de la banquette sur laquelle elle était assise, l'odeur de cuir, le léger courant d'air frais qui circula sur sa peau à l'ouverture des portes, provoquant une douce sensation de chair de poule. Frémissante de bonheur, Féréol reprit ses esprits, et se leva pour sortir.

Elle huma à plein nez la douce senteur de terre mouillée qui s'élevait à ses narines. Elle adorait la pluie. Cela rajoutait du charme, du mystère à l'instant présent. Elle était dorénavant sûre de ne pas oublier cet instant.


« Les premières années, par ici ! » cria une grosse voix, non loin. Sans l'avoir jamais rencontré auparavant, elle avait tout de suite deviné à qui elle appartenait. C'était celle de Rubeus Hagrid, le célèbre garde-chasse de l'école. Son père, Lucar Volparne lui avait raconté beaucoup d'anecdotes à propos de Poudlard et elle connaissait ainsi de réputation l'aimable géant.

Tout en regardant autour d'elle pour fixer le plus de détails possibles dans sa mémoire, Féréol emboîta le pas aux autres élèves de première année. Certains, comme elle, ne parlaient à personne et regardaient émerveillés le château qui se dévoilaient devant eux, tandis que d'autres avaient pour certains déjà constitués des groupes – peut-être provisoires – d'amis.

Distraite, réellement fascinée par les tours qui s'offraient à elle, elle faillit oublier de confier sa valise aux elfes de maison pour qu'ils la montent dans sa chambre, et l'un d'entre eux dût lui tirer la robe pour qu'elle lâche enfin la poignée de son sac, en marmonnant une excuse gênée.
Hagrid les fit monter sur les barques pour traverser le lac, comme le voulait la tradition. Beaucoup d'élèves maugréaient à cause de la pluie, d'autres grelottaient. Pas Féréol. Oh bien sûr, l'humidité la refroidissait tout autant que les autres mais elle n'y pensait simplement pas. Elle se promit de retourner dans le parc dès que possible pour admirer le lac de jour.

Enfin, ils arrivèrent à la Grande Porte, et tous entrèrent dans le Hall. Ils furent accueillis par une jeune femme. Trop occupée à – encore – regarder autour d'elle toutes les merveilles dont regorgeaient le Château, Féréol remarqua à peine que ses habits avaient séchés après un mouvement de baguette magique de la jeune femme.

Féréol secoua la tête pour se sortir de ses rêveries : elle aurait tout le temps de découvrir le château plus tard. Il était temps d'écouter. La femme qui les avait accueillis se présenta : il s'agissait d'Isabelle Almeida, la sous-directrice de l'école. Elle entraîna les élèves dans une petite pièce exiguë (Féréol se retrouva collée à un garçon qui transpirait affreusement, elle essaierait de ne pas garder en mémoire cette image là) et leur expliqua le bon fonctionnement de l'école. Attentive, Féréol n'apprit cependant rien de nouveau. Elle avait posé suffisamment de questions à son père pendant l'été pour ne rien ignorer de comment se passait la vie à Poudlard.

Enfin, ils furent menés jusqu'à la Grande Salle pour la cérémonie de la Répartition. Elle écouta attentivement la chanson du Choixpeau et fût impressionnée. Pouvait-il être vrai qu'il en inventât une nouvelle chaque année ?

Elle essaya de se concentrer encore un temps et applaudit avec les autres lorsque les premiers élèves furent envoyés à telle ou telle maison. Mais après quatre envois, elle se désintéressa de la cérémonie et observa attentivement le plafond magique, les décorations, les plats sur les tables... Son nom faisait partie des derniers de la liste, elle avait temps de voir venir... Croyait-elle. Distraite, elle n'entendit pas qu'elle était appelée la première fois et ne réagit qu'à la seconde. Elle se dirigea en rougissant vers le tabouret.


« Mmh, je vois... Légère, distraite n'est-ce pas ? Je sens en toi de grandes qualités : tu es attachée à ta famille, tu es travailleuse... Serais-tu satisfaite par Poufsouffle ? » Féréol ne dit rien. « Non, bien sûr. Tu as soif de connaissances, c'est pour ça que tu es distraite. Tu es attentive à ce qui t'entoure... Une seule solution : SERDAIGLE ! »

Féréol esquissa à nouveau un sourire rougissant et toujours sans dire un mot vint s'asseoir à la table de ce qui était désormais sa nouvelle maison. Elle se servit à manger et reprit son observation minutieuse des lieux.

Puis, elle réalisa soudain qu'elle était désormais à Poudlard. Qu'elle était dans la maison Serdaigle, d'où sortait son père. Qu'elle allait passer les sept prochaines années ici. Son sourire s'élargit.

La rentrée des élèves de première année

Lorsque le sifflet retentit, Amélia rassembla ses affaires le plus vite possible et se dirigea vers la sortie du Poudlard Express. Une flopée d'élèves courant dans tous les sens l'entraîna et sans savoir comment, elle se retrouva près du célèbre garde chasse Rubeus Hagrid, qui appelait de sa grosse voix les élèves de première année. Il cria une dernière fois "Premières année par ici!!", puis, après nous avoir rapidement passés en revue, il se dirigea vers les barques. "Pas plus de 6 par barques!" demanda-t-il. À cause de la pluie le sol était tout glissant et un jeune garçon blond a l'air exité qui courait partout, tomba dans l'eau. Hagrid le repêcha après avoir murmuré un vague "Trop excités ces jeunes!"

Le voyage fut magique malgré le manque de soleil. Les barques filaient sur l'eau lentement mais surement. Amelia tourna la tête pour regarder le lac. L'eau sombre était d'un bleu profond et reflétait sa silhouette.

Quand les barques stopèrent enfin leur course lente et gracieuse. Les élèves se préssèrent avec hâte autour du garde chasse. "Suivez-moi les enfants" dit-il. Quelques minutes plus tard les élèves étaient tous arrivés devant la grande porte où une femme les attendait. Les premières année la regardaient d'un air égaré tous trempés comme des soupes. Soudain une vague de chaleur envahit Amelia. "Je ne suis plus mouillée!" Pensa-t-elle. "Voilà qui devrait-être plus agréable", dit l'inconnue après avoir agité sa baguette.
« Je suis le professeur Almeida, Sous-Directrice de l'école, et professeur de Soins aux Créatures Magiques. Avant de pouvoir rejoindre le reste des élèves et de partager enfin votre premier festin à Poudlard, je dois vous faire part de quelques détails concernant vos années à venir en ces lieux. Suivez-moi ! » dit-elle d'un air serein.
Elle nous entraîna dans une pièce exigue pour nous informer de sujets importants sur notre année a Poudlard et sur nos futures maisons. Mrs Almeida nous dit rapidement avant se diriger vers la porte : « La Cérémonie de la Répartition va débuter dans quelques minutes dans la Grande Salle. Faites-vous beaux, mettez-vous en rang et suivez-moi ! »
Puis après avoir traversé un dédale de couloirs aussi beaux et mystérieux les uns que les autres, on arriva devant la célèbre Grande Porte.

La Grande Salle était remplie d'élèves plus vieux que nous qui nous regardaient d'un air curieux. Une fois tous les élèves devant le fameux choixpeau magique, la répartition commença. Les élèves furent appelés un par un, acclamés par leur maison choisie par le choixpeau. La foule autour de moi se réduisait a vue d'œil quand enfin la professeur regarda son parchemin et cria "Mlle Larmos"!
J'avançait lentement, tétanisée par la peur.

Mmh.. Intelligente, maligne, je dirais que tu irais bien chez Serdaigle... Ah! Du Courage, beaucoup de courage, un soupçon de bravoure...
GRIFFONDOR!!


Je n'en croyais pas mes yeux! Génial! Ma maison m'applaudit et je me dirigeait vers une place libre. Je sentais que cette année ne pouvais que bien se passer!

La rentrée des élèves de première année

James était en train de manger une Chocogrenouille quand le Poudlard Express s’arrêta. Il avait enfilé sa robe de sorcier à la nuit tombée et avait voyagé avec son frère Niels et sœur Mary dans un compartiment. La vendeuse de confiseries était passée à l’heure du déjeuner et le garçon avait acheté des Chocogrenouilles et des dragées surprises de Bertie Crochue. Ses aînés l’avaient quitté dès que le train se fut stoppé. Il était maintenant seul dans le compartiment sans décorations.
Il se leva et passa sa main dans ses cheveux blonds pour les remettre en place. Il vérifia ensuite qu’il avait bien sa baguette magique dans sa manche et sortit du Poudlard Express. La pluie battante le trempa jusqu’aux os avant d’avoir aperçu Hagrid qui leur faisait signe.


« Les premières années, par ici ! » cria le garde-chasse.

Le demi-géant leur fit signe de le suivre. James rattrapa le groupe et courut sur le sol mouillé par la pluie. Il manqua de glisser, mais vit un autre garçon aux cheveux blonds tomber sur le sol. Hagrid le ramassa et marmonna une parole. Les premières années grimpèrent dans les barques par six et celles-ci s’animèrent. James était émerveillé par ce qui l’entourait. Il ne réalisait pas tout à fait qu’il était à Poudlard. Les nuages couvraient le ciel noir et sombre. L’eau du lac ondulait à sa surface. Le jeune blondinet aperçut bientôt le château dans lequel il vivrait cette année, et celles à venir. Il trouvait déjà cet endroit très attrayant, même s’il savait qu’il n’avait encore rien vu de sa splendeur.
Ils atteignirent la Maison des Bateaux et le garde-chasse les conduisit jusqu’aux grandes portes en chêne dont il avait entendu parlé par un somptueux escalier en pierre. Il ouvrit la fameuse porte et les élèves pénétrèrent dans le magnifique Hall d’entrée. Une femme les attendait, pensive. Elle agita soudainement sa baguette et les vêtements trempés et collants de James se séchèrent instantanément.
*Magique !*

« Voilà qui devrait être plus agréable, dit-elle avec un sourire.« Soyez les bienvenus à Poudlard ! »

La femme se présenta ensuite. Isabel Almeida était sous-directrice de l’école – quel prestige ! – et professeur de Soins aux Créatures Magiques. James entendait les brouhahas de la Grande Salle et avait hâte. Elle les dirigea ensuite dans une petite salle où ils furent tous serrés les uns contre les autres. Le professeur leur présenta rapidement les quatre fondateurs des maisons de Poudlard : Godric Gryffondor, Rowena Serdaigle, Helga Poufsouffle et Salazar Serpentard. Quand elle eut fini, elle déclara :

« La Cérémonie de la Répartition va débuter dans quelques minutes dans la Grande Salle. Faites-vous beaux, mettez-vous en rang et suivez-moi ! »

Elle les guida ensuite vers les portes de la Grande Salle, et les premières années entrèrent. Des tables se trouvaient sur leur gauche et leur droite. Des milliers de bougies étaient suspendues par magie sous le plafond magique qui reflétait le ciel tel qu’il était dehors. Presque tous les élèves les regardaient, silencieux, cheminer vers un tabouret installé devant la table des professeurs. Un vieux chapeau rabougri était posé dessus, ainsi qu’un rouleau de parchemin. Les élèves arrivèrent en rang par deux et le vieux chapeau bougea une de ses pliures. Une voix masculine s’éleva de l’ouverture et entama des paroles chantonnées.

Quand il eut fini, le professeur Almeida déclara :


« Le Choixpeau Magique se chargera de vous répartir dans votre future maison. Lorsque j'appellerai votre nom, vous viendrez vous asseoir sur le tabouret et je mettrai le Choixpeau sur votre tête. Ne vous inquiétez pas, il ne vous fera aucun mal. »

James fut appelé quand il ne restât plus que quelques élèves. Il s’avança vers le tabouret et s’y assit, tout de même un peu inquiet.

« Encore un Silvershade ! Mmh…je vois…le respect d’autrui…une grande intelligence…je n’ai aucun doute… POUFSOUFFLE ! »

Des applaudissements retentirent de la table aux couleurs jaunes et noires. Le jeune garçon se sentait déjà plus rassuré. Il se leva et se dirigea lentement vers la table des Poufsouffle, en regardant un à un les professeurs qu’il aurait cette année. Il s’assit ensuite à côté d’un grand garçon châtain avec des lunettes qui lui souhaita la bienvenue. D’autres aussi le félicitèrent et il regarda la suite de la cérémonie…

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

La rentrée des élèves de première année

Après avoir survécu à l'arrivée du Poudlard Express à Poudlard et du chemin à parcourir pour arriver jusqu'aux portes du château, Edward se trouvait désormais debout dans la grande salle au milieu d'autres élèves de première année comme lui. Tous attendaient que le Choixpeau leur tombe sur la tête et leur indique l'affectation de leur maison respective.
A coté de lui, une fille rousse et élancée semblait répéter à voix basse quelques mots. Au bout de quelques efforts de concentration pour arriver à ignorer le brouhaha incessant, Edward distingua les paroles prononcées par la jeune fille " pas à Serpentard, j'ai peur des serpents ". Il se mit à rire tout seul et passa surement pour un cinglé aux yeux des élèves qui se tenaient autour de lui.

Les noms d'une dizaine d'élèves passèrent lorsque le sien finit par sortir de la bouche du professeur en charge de les appeler. Edward s'avança d'un pas qui se voulait sûr de lui, ne baissant ni le regard ni la tête face aux visages des élèves attablés devant qui il passait pour rejoindre le Choixpeau.
Ce dernier se posa légèrement sur le sommet de son crâne, ricana quelques secondes et cracha " Je vois beaucoup d'ambition pour très peu de compassion .. Du courage oui tu en as mais sauras tu l'utiliser à bon escient ? L'avenir nous le dira et pour ma part la seule chose que j'ai à dire est ... SERPENTARD ! ".

Tellement content de suivre les traces ancestrales de sa famille, Edward se dirigea vers la table des Serpentard affublé d'un grand sourire. Les serpentards l'applaudirent à son arrivée et reprirent leurs discussions tout en mangeant et en gardant un oeil sur les candidats au Choixpeau magique.
" Edward ? McGuner ? Tu ne me reconnais pas ? On avait participé à un match de football moldu il y a 6 mois ensemble ! "
Edward se tourna vers son camarade de table et reconnu ce jeune blond aux yeux si foncés qu'ils paraissaient être des billes noires. Une de ses craintes s'estompa puisqu'il ne se retrouvera pas tout seul durant les premiers jours de cours.

Fier d'être Serpentard

La rentrée des élèves de première année

Adossé contre son siège molletonné, seul dans sa cabine, un petit blond glissait son regard sur l'ouvrage nouvellement acquis du professeur Malimort. Ce n'était pas tant les vibrations du cabotage qui empêchaient son regard de se focaliser sur ce qu'il lisait, non. C'était plutôt ce mot étrange laissé par son père la veille, et bien sûr le fait qu'il ne soit pas revenu entretemps.

Reducio
« Mon fils, je suis parti te chercher un familier des plus intéressants, alors n'en achète pas. Je reviendrai avant ton départ. Papa »


Bien que sa mère lui avait assuré qu'il y avait juste eu un contretemps, il avait bien senti que quelque chose n'allait pas. Il était malin Ravière, peut-être même un peu trop pour passer une rentrée avec candeur. Question sans réponse, il lui faudrait creuser davantage là dessus. Pour le moment il valait mieux se concentrer sur la rentrée. Il ferma les yeux un instant et expira profondément, refermant du plat de ses deux mains son ouvrage de Métamorphose.

*On devrait bientôt arriver*

Le train avait ralenti, et ça n'avait pas échappé au jeune homme malgré toute la lourdeur de ses pensées. Il avait aussi entendu la pluie qui commençait à danser sur les vitres alors que les premiers élèves commençaient à sortir. Il n'allait certainement arriver comme un chien mouillé à la cérémonie et avait lu quelque part la solution idéale. Il posa sa cape sur la table devant lui et y pointa sa baguette : « Impervius ! »

Puis, espérant que son charme allait fonctionner, s’emmitoufla dans sa cape avant de sortir. Le paysage était magnifique, Ravière avait pourtant vu des images de Poudlard mais aucune n'avait suscité autant d'émerveillement que celle qui s'imposait à présent devant ses yeux. Des arbres touffus dissimulant des bruits étranges, et ce lac majestueux et en même temps inquiétant qu'il allait devoir franchir.

« Les premières années, par ici ! »  s'exclama une voix grave, puissante, et teintée de bienveillance.

C'était celle de Rubeus Hagrid, le garde-chasse de l'école ; un homme barbu d'une carrure véritablement impressionnante. Il avait pourtant lu quelques mentions sur lui mais ne l'avait jamais pensé aussi grand... De toute évidence, toutes ses recherches sur Poudlard ne lui seraient que d'un intérêt relatif ! Quelque part, il trouvait ça tout aussi bien, il avait déjà fait tant de rêves magnifiques sur cette école. Alors découvrir qu'il y a plus à découvrir encore que ce qu'il avait déjà pu entrevoir lui faisait scintiller les yeux d'émotion.

Mais quelque chose ou plutôt quelqu'un le rappela à la réalité, d'une main timide, tirant sur le pan de sa cape ; c'était un des elfes de Poudlard. Et apparemment il n'était pas le seul à avoir oublié de donner ses valises avant l’embarcation : une petite brune avait elle aussi une tête bien embarrassée par cet oubli.

« Oui, bien sûr, mes valises sont... » Mais il s'interrompu. Il venait de réaliser que, contrairement à sa compère, lui avait oublié ses valises.

« Elles sont ici », murmura un élève plus agé. « Je me suis permis de te les avancer, tu étais tellement concentré sur ton sort tout à l'heure que tu en as oublié le plus important ».

« Merci, je me sens un peu bête »

« Il n'y a pas de quoi, c'est bien d'apprendre. Tout homme s'enrichit ou abonde l'esprit comme on dit à Serdaigle. » Le grand brun se retourna vers l'elfe avec prestence : « laissez, je vous en prie, je m'en occupe. Locomotor Wibly ! »

D'un seul coup, la lourde malle s'élança avec vigueur et grâce sur le chariot, à quelques pas d'où ils se trouvaient. Et si le jeune apprenti sorcier était assez impressionné par la prestance de son aîné, ce n'était pas tant le cas du garde chasse qui leva les yeux au ciel avant de faire signe vers les barques. Remerciant encore le mystérieux élève, il amorca le pas puis embarca.

Ils étaient seulement trois dans sa barque. Devant lui un brun assez antipathique tenant la lampe, et juste à côté une petite rousse tapotant impatiemment des doigts la bordure humide de la barque. La sensation était étrange. Que les embarcations avancent toutes seules étaient une chose, mais c'était comme si l'eau du lac était devenue volatile et n'opposait plus aucune résistance. Il y avait décidément bien des surprises à Poudlard !

Ils arrivèrent sur la terre ferme, et sans embûche en dépit de la pluie qui n'avait pas cessée de tomber. Le sort, néanmoins, avait l'air d'avoir fonctionné ; il ne pouvait qu'être heureux comparé à ses camarades. Oui, il y était enfin, à gravir les marches de Poudlard, pour son propre honneur mais aussi celui de sa famille. « Une grande première chez les Afar » qu'il se faisait un devoir de réussir.

Quelques instants plus tard, accompagné par les grelottements de certains, tous s'agglutinèrent autour d'une grande porte en bois massif. Celle-ci ne tarda pas à s'ouvrir, accompagnée par un bruit chaud, jovial et lointain ; une belle silhouette féminine venait d’apparaître devant eux. Il y eut un bref moment de silence, puis un bref coup de baguette. C'était comme si un courant d'air chaud était passé soudainement, emportant toute sensation d'humidité.

« Voilà qui devrait être plus agréable, dit-elle avec le sourire. Soyez les bienvenus à Poudlard ! Merci Hagrid, »

*Je me demande quel sort elle a bien pu utiliser... mais en tout cas c'est vrai que c'est mieux comme ça. J'aurais du penser à imperméabiliser mes chaussures aussi....* 

Le couloir était fait de grosses pierres brut qui s’élevaient et portaient pour quelques unes des tableaux mouvants, leurs protagonistes regardant avec intérêt la nouvelle fournée qui venait d'arriver.

« Je suis le professeur Almeida, Sous-Directrice de l'école, et professeur de Soins aux Créatures Magiques. Avant de pouvoir rejoindre le reste des élèves et de partager enfin votre premier festin à Poudlard, je dois vous faire part de quelques détails concernant vos années à venir en ces lieux. Suivez-moi ! » 

Chacun pressait le pas, suivant le professeur dans un silence timide jusqu'à une petite salle. Elle avait ce charisme naturel, celui qu'ont les grands sorciers, et surtout – n'en déplaise au jeune Ravière – elle allait être son professeur de soins aux créatures magiques !

« Bien. Comme certains le savent sûrement, votre première soirée à Poudlard sera décisive pour le reste de votre scolarité. Avant de prendre place dans la Grande Salle, chacun de vous sera réparti dans l'une des quatre maisons de l'école : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chacune d'elle possède ses propres caractéristiques, ses propres valeurs, et a su montrer au fil des siècles la noblesse dont elle faisait preuve. Votre future maison sera pour vous une seconde famille qui comptera sur vous pour la porter au plus haut ! Pendant votre année, il vous sera possible de faire gagner des points à votre maison, en rendant par exemple de bons devoirs, ou avec une attitude exemplaire. Mais ces points peuvent aussi être perdus si vous enfreignez le règlement, ajouta Isabel avec un ton plus dur. A la fin de l'année, la maison qui aura cumulé le plus de points remportera la Coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur ! Quelle que soit la maison dans laquelle vous serez, j'espère que chacun d'entre-vous se donnera corps et âme pour elle. » 

Le discours avait induit un stress presqu' ambiant alors que le groupe assimilait peu à peu... *une famille, c'est quelque chose que l'on garde à vie...*

« La Cérémonie de la Répartition va débuter dans quelques minutes dans la Grande Salle. Faites-vous beaux, mettez-vous en rang et suivez-moi ! » 

Ravalant un petit trémolo de stress, il se mit à côté d'une blonde à l'allure avenante et chaleureuse avant d’emboîter le pas. Concentré sur la bonne impression qu'il voulait véhiculer, il n'avait pas réalisé qu'il était déjà en train de pénétrer le tumulte de la Grande Salle et ses regards curieux. Plus loin, droit devant, présidait le fameux choixpeau qui déciderait bientôt de l'avenir de chacun.

* Je me demande si c'est vraiment toujours le même choixpeau depuis tout ce temps *

« La Cérémonie de la Répartition va commencer. » 


La directrice jeta un bref coup d'oeil sur le long parchemin qu'elle tenait, imposant quelques minutes de temps solennel avant que ne se mette en œuvre la magie chantonnante du choixpeau ...


Reducio
Si vous m’trouvez un peu vieilli,  
Si vous m’trouvez détérioré,  
Sachez que mon ancienneté  
Est redevable à la magie.  

Ma naissance eut lieu ici-même,  
Il y a de cela fort bien longtemps,  
Par quatre sorciers très puissants  
Dont l’histoire suit dans ce poème.  

Il fut un temps où la magie  
Ne pouvait pas se pratiquer  
Sans se faire mener au bûcher  
Et condamner pour hérésie.  

Mais c’est alors que quatre héros  
Souhaitant mettre à l’abri leurs pairs  
Ont choisi de prendre pour repère  
Les murs de cet antique château.  

Avec nombre de sortilèges,  
Ils ont pu faire de ce haut lieu  
Une école où le plus dangereux  
Serait de glisser sur la neige.  

Bien sûr vous connaissez leur noms :  
Godric, Salazar et Helga,  
Et n’oublions pas Rowena.  
Ce soir vous s’rez dans leurs maisons !  

Gryffondor accueille les vaillants  
Dont le courage est sans mesure.  
Tous ceux qui ont soif d’aventures  
Rejoindront le Lion flamboyant.  

Ceux pour qui le savoir importe  
A Serdaigle seront bien lotis,  
Car si vous êtes quelqu’un d’esprit,  
L’Aigle vous ouvrira sa porte.  

Les dévoués et les tolérants  
Chez Poufsouffle se rendront sans doute  
Car ce que le Blaireau redoute  
C’est de perdre amis et parents.  

Chez Serpentard pourront rentrer  
Les malins et les ambitieux.  
Si vous n’avez pas froid aux yeux,  
Le Serpent vert sera parfait.  

N’ayez pas peur mes chers enfants  
Je ne vous ferai aucun mal.  
Je vais juste devant toute la salle  
Lire votre tempérament.


La chanson et la danse de ce mystérieux choixpeau avait insufflé une atmosphère beaucoup plus guillerettes. Et malgré le caractère solennel de la répartition, il y avait quelque chose dans l'éclairage des bougies et les mots du chapeau mythique qui avait rasséréné le premier des Afar.

« Le Choixpeau Magique se chargera de vous répartir dans votre future maison. Lorsque j'appellerai votre nom, vous viendrez vous asseoir sur le tabouret et je mettrai le Choixpeau sur votre tête. Ne vous inquiétez pas, il ne vous fera aucun mal... »

Il y eu quelques personnes à passer, avant lui. La fille qui avait oublié ses bagages s'appelait donc Fereol, et elle serait à Serdaigle ; la petite rousse quand à elle, Amélia, serait à Griffondor ; concernant la tête de barque, lui serait à Serpentard.

« Ravière AFAR ? »

* Bon c'est le moment *


« Hum, voilà quelqu'un qui veut bien faire. De la curiosité, du courage, mais tu es aussi malin.... Que vais-je donc faire de toi ? Je plaisante, avec ton intellect ce sera SERDAIGLE ! Et oui, je suis toujours le même »


Dans un tonnerre d'applaudissement, Ravière parti rejoindre sa tablée. Il l'avait fait, il était rentré à Poudlard dans la maison des érudits et il comptait bien tout faire pour ramener la Coupe à sa maison !

'science sans conscience n'est que ruine de l'âme' Rabelais

La rentrée des élèves de première année

Quand le quai de la gare de King Cross et ses parents eurent disparus de son champ de vision, Leo partit à la recherche d’une place libre dans un wagon. Quelques heures plus tard, il arriva enfin à destination : Poudlard. On l’avait prévenu qu’il devait mettre sa cape avant d’arriver et il suivit avec empressement le flot d’élèves sortant du train. C’est alors qu’il aperçut une large masse, un géant avec une grosse barbe noire qui appelait les premières années à le suivre. Il vit plusieurs petits enfants déjà derrière lui tandis que les autres élèves, plus âgés, prenaient une autre direction avec assurance. Dans la cohue, il avait perdu de vue les enfants rencontrés dans le train, mais ce n’était pas très grave : sa sœur l’avait prévenu qu’il risquait de rencontrer tout un tas de monde, mais tant qu’il ne serait pas réparti dans une maison, il ne serait jamais sûr de vraiment continuer à les fréquenter régulièrement. Il suivit donc la foule de petits enfants (dont la plupart étaient tout de même plus grands que lui) qui l’amena près d’un lac. Un grand nombre de barques s’y tenaient, attendant d’être utilisées par les futurs magiciens en herbe. Leo posa un pied dans la première barque qu’il vit et, aidé d’une petite fille, il y amena le second. Il attendit ensuite en silence que le géant donne d’autres instructions mais ce dernier se contenta de monter à son tour dans une barque sous le regard ahuri des enfants. Leo crut qu’il allait la faire chavirer, mais même pas ! Puis la procession vers le château commença. Il faisait un temps horrible, il pleuvait et Leo grelottait de froid avec tout ce vent, malgré sa cape. La traversée qu’on lui avait décrite comme magique était beaucoup moins cool que ce qu’il imaginait. Il était même pressé qu’elle finisse. C’est donc trempés jusqu’aux os que les élèves de première année arrivèrent au château. Une dame brune et qui avait l’air très gentille les accueillit, après les avoir gentiment séchés (grâce à la magie !). Elle leur expliqua comment se passerait cette première soirée. Finalement, ils purent enfin pénétrer dans la grande salle.

Toute sa famille lui avait parlé du fameux plafond magique de la grande salle. Ils avaient insisté sur son apparence trompeuse qui laissait croire aux nouveaux venus qu’ils étaient de nouveau à l’extérieur. Leo n’aurait pourtant jamais imaginé ça. La tempête qui faisait rage dehors semblait avoir migré à l’intérieur, et pourtant personne n’y faisait attention. Des bougies flottaient en dessous, puis encore plus bas se tenaient les quatre tables pour les quatre maisons de Poudlard. Enfin, au bout, une cinquième table semblait accueillir les maîtres et les maîtresses de l’école. Enfin, les professeurs. Il n’était plus à l’école des bébés, après tout. Le calme se fit puis Leo entendit une voix retentir dans une mélodie. Il n’eut pas à chercher longtemps, encore une fois, on l’avait prévenu : c’était un chapeau qui poussait la chansonnette. Il se laissa emporter par la musique et laissa ses yeux découvrir toutes ces merveilles magiques, sans faire attention aux paroles. Ce n’était pas forcément une bonne idée de commencer tout de suite à être inattentif. S’il avait écouté, Leo se serait sûrement demandé dans quelle maison il allait atterrir. Génétiquement, sa mère était une ancienne gryffondor (et fière de l’être !), et son père venait de Poufsouffle. Son frère avait suivi l’exemple en allant également dans la maison jaune tandis que sa sœur avait atterrit à serdaigle. Et lui, alors ? Se voyait-il chez les érudits ? Certainement pas. Il n’aimait pas tellement la théorie, préférant de loin apprendre avec ses mains. Chez les malins serpentards, cela ne lui correspondait pas tellement non plus. Il préférait se laisser porter par la vie, comme disait sa maîtresse de CM1, et pas manigancer des choses pour son ambition. Restait Gryffondor et Poufsouffle, comme ses parents. Les vaillants ou les tolérants ? Est-ce qu’il était vraiment l’un ou l’autre ? Il lui arrivait parfois d’en vouloir énormément à quelqu’un pour de toutes petites bêtises sans importance, et s’il ne rechignait pas quand il s’agissait de construire des choses, il lui arrivait souvent de manquer de courage. Oui, si Leo y avait réfléchi, il se serait sûrement dit qu’aucune maison ne lui correspondait et que le choixpeau allait lui dire de rentrer chez lui.

Pourtant, quand son tour arriva et qu’il avança vers le tabouret, Leo pensait simplement à la grande dame à la table des professeurs, qui avait l’air très gentille elle aussi, et qui était jolie. Un peu comme sa maîtresse de CM1, mais en plus jeune. Il ne revint à la réalité que lorsque le choixpeau fut déposé sur sa tête et qu’un grand silence se fit. On lui avait dit que parfois, il donnait son verdict tout de suite, sans même avoir besoin d’y réfléchir. Pour d’autres, il avait besoin de plus de temps et sa voix résonnait dans la tête de l’élève. Mais là, rien ne se passa. Leo attendit sans rien entendre d’autre que les respirations attentives et sur le qui-vive des autres élèves. Enfin, le choixpeau s’exclama :
« Gryffondor ! »

Gryffondor ! Si Leo avait pu l’imaginer ! Il était évident que sa mère serait ravie à cette nouvelle. Enfin un de ses enfants serait digne de son héritage ! Leo, encore une fois, n’y réfléchit pas d’avantage et trottina rejoindre ses nouveaux camarades. Il avait rejoint les courageux et les hardis, mais à vrai dire, il n’y accordait pas d’importance. Tout ce qu’il voyait, c’était qu’il y était enfin : Poudlard, l’école des sorciers, sa nouvelle maison pour les sept années à venir. Il savait déjà qu’il adorerait sa nouvelle vie.

La rentrée des élèves de première année

Anna avait des étoiles plein les yeux lorsqu'elle arriva dans la grande salle. Enfin elle découvrait ce lieu dont ses parents lui avaient tant parlé ! Il était exactement comme ils l'avaient décrit, mais c'était beaucoup mieux de le voir de ses propres yeux. Elle ne savait d'ailleurs plus où regarder et admira en premier lieu le plafond. Il représentait le ciel, qui pouvait être gris comme ensoleillé. L'illusion était parfaite : Anna avait l'impression qu'ils étaient à l'extérieur. Des millions de chandelles y étaient suspendues éclairant toute la salle. Le spectacle était magnifique. Son regard s'attarda ensuite sur les tables des différentes maisons. Les élèves semblaient heureux et discutaient entre eux, peut être de la cérémonie de la répartition qui allait commencer sous peu ? Bientôt, elle allait s'asseoir à l'une d'elles. La question était : Laquelle ? La jeune fille brune était tellement occupée à détailler la salle qu'elle en oubliait son chagrin lors du trajet.

En effet, Anna avait eu du mal à quitter ses Parents à la gare de King Cross. Elle avait pourtant eu tellement hâte d'aller à Poudlard, passant l'été à dévorer des livres expliquant tout sur les quatre maisons, les cours, le Quidditch et tellement d'autres choses qu'elle avait eu hâte de découvrir. Mais une fois devant le train qui allait l'emmener dans la fameuse école de Sorcellerie, la réalité la frappa de plein fouet : Elle allait être entourée d'inconnu(e)s et dormirait loin de sa famille. Et si elle ne se faisait pas d'ami(e)s ? Et si elle se retrouvait seule ? Et si elle ne réussissait pas en cours ? Toutes ces questions l'inquiétaient et finalement, elle aurait bien aimé rester une année de plus chez elle.
Après de longues étreintes elle avait du quitter ses parents et son petit frère Théo, puisqu'il était hors de question qu'elle rate le Poudlard Express. Sa mère lui avait promis de lui envoyer une lettre toutes les semaines par l'intermédiaire de leur Hibou : Jay. Quand à son père, il avait rigolé en lui disant que bientôt, elle ne voudrait même plus rentrer à la maison ! Son petit frère, lui, s'était proposé pour la remplacer parce qu'il avait vraiment hâte d'entrer à Poudlard même si il n'avait pas tout à fait l'âge requis. Théo, du haut de ses 4 ans n'avait peur de rien et semblait plus courageux que sa grande sœur. La brune pensait d'ailleurs qu'il irait forcément à Gryffondor.

Le voyage dans le Poudlard Express lui avait paru interminable. La jeune fille étant timide, elle n'avait pas osé se rapprocher des autres pour entamer un conversation. Elle avait préféré s'isoler dans un compartiment où il n'y avait personne et avait entamé un livre offert par sa grand-mère. Une boule s'était formée au creux de son ventre et elle n'arrivait pas à partir. Le paysage défilait à toute vitesse, l'éloignant de sa famille. Même le temps semblait en accord avec ses sentiments : le ciel était gris et bien triste, et la pluie n'en finissait pas de tomber. Au fil du trajet, d'autres enfants s'étaient installés dans le compartiments mais Anna s'était murée dans son livre, n'adressant qu'un léger sourire à la jeune fille et au jeune garçon qui avaient pris place sur les sièges d'en face.

Lors de la traversée du lac pour atteindre Poudlard, il pleuvait toujours et tous les élèves étaient trempés. Une fois encore, Anna n'osait pas adresser la parole aux autres enfants, qui discutaient joyeusement entre eux. Sa mère lui avait dit que Poudlard était un fabuleux lieu de rencontre où toutes les plus grandes amitiés naissaient. Mais Alice McDavis avait été une enfant assurée et spontanée, contrairement à sa fille.

Au château, c'était une femme brune, le professeur Almeida qui les avait accueilli. Elle s'était présentée à eux en tant que Sous-directrice et Professeur de Soin aux Animaux Magiques. Anna avait espéré que tous les professeur soient aussi gentils. C'était la même femme qui leur avait montré les lieux et emmené dans la grande salle pour la Cérémonie de la Répartition. Elle semblait vraiment bienveillante envers les nouveaux élèves.

Et enfin elle y était. La magie de cette salle avait fait quasiment oublié toutes ses craintes à Anna. Quasiment, car il restait la Répartition. Elle ne savait pas si elle avait hâte ou peur d'aller s'asseoir sur le tabouret. Ses parents venaient de Gryffondor mais la jeune fille ne pensait pas qu'elle pourrait appartenir à cette maison. Elle n'était pas très courageuse.
Pendant l'été, elle avait étudié les quatre maisons pour savoir dans laquelle elle se plairait le mieux. Elle en avait déduit que Serdaigle lui correspondait le plus, mais ce n'était que sa propre déduction et peut être le Choixpeau ne serait pas de cet avis là.

« La Cérémonie de la Répartition va commencer. »

A cette annonce, Anna s'était un peu tendue, mais le Choixpeau avait entonné un petit chant, ce qui amusa la fille brune, la rassurant un peu. Elle jetait des coups d’œil aux autres élèves qui semblaient eux aussi un peu stressés, comme elle ! Au moins, elle n'était pas la seule à avoir un peu peur.
La professeure avait déplié un parchemin et commencé la répartition. Les grands yeux vert d'Anna scrutaient le tabouret. Son seul soulagement était qu'elle ne serait pas appelée en première. Elle voulait voir comment la répartition se passait pour les autres, afin de lui montrer que ce n'était pas la mer à boire.
Plusieurs noms venaient déjà d'être appelés. Pour certains élèves, le Choixpeau avait réfléchi plus que pour d'autres. Le chemin de quelques personnes semblait déjà tout tracé puisque le nom de leur maison était annoncé à peine le Choixpeau sur leur tête ! En serait-il de même avec elle ? Ou est-ce qu'il mettrait du temps à réfléchir ? Et il ne savait pas où la mettre ? Encore une fois, des tas de questions se bousculaient dans sa tête et c'est l'appel de son prénom qui l'arracha de ses pensées.

" Anna McDavis "

Les élèves restant se retournèrent vers elle tandis que son coeur battait de plus en plus vite. Elle replaça ses longs cheveux bruns derrière son oreille et s'avança d'un pas peu assuré vers le tabouret, avant de s'asseoir tant bien que mal. Ses jambes tremblaient et elle manqua sursauter lorsque le Choixpeau fut posé sur sa tête.

" Humm... La jeune fille McDavis... Tes parents étaient à Gryffondor... Mais je vois d'autres qualités en toi...Tu es curieuse, très curieuse et aussi travailleuse. Je n'ai pas besoin de plus réfléchir car je sais où te mettre : SERDAIGLE"

Un sourire fendit le visage de la jeune fille à présent soulagée. Elle se leva et alla rejoindre sa table , les jambes encore tremblantes. Les élèves de Serdaigle l'applaudissaient tandis qu'elle pris place sur le banc. Elle avait hâte d'informer ses parents et cette fois-ci, toutes ses craintes étaient envolées.

La rentrée des élèves de première année

- Mesdames, Messieurs, le train va démarrer, veuillez vous éloigner de la zone d'embarquement !
- N'oublie pas ce que je t'ai dit ! s'exclama la voix d'une belle dame blonde tirée à quatre épingles.

Lily hocha la tête, monta dans le wagon et s'installa sur une banquette côté fenêtre. Les autres enfants faisaient des signes à leurs parents. Lily jeta un coup d'oeil désabusé vers la vitre, mais comme elle s'y attendait, sa tante, Martha Derflinger, était déjà partie. Elle lui avait déjà fait l'honneur de l'accompagner jusque King's Cross, pourquoi la jeune fille avait-elle espéré qu'elle lui accorde davantage d'attention ? Lily n'aurait même pas été surprise que les elfes de maison de la famille l'accompagnent, d'ailleurs elle l'aurait cent fois préférés - eux au moins l'aimaient réellement - mais qu'auraient dit les bonnes familles de sorciers sur les Derflinger ? Cela aurait fait scandale. Le père de Lily, John Derflinger, était encore à l'étranger et les seuls propos échangés depuis l'acceptation de la jeune fille à Poudlard s'étaient déroulés entre deux poudres de cheminette. Son père lui avait juste dit de faire honneur à la famille.

Lily redoutait qu'on lui adresse la parole, aussi fit-elle semblant de dormir durant tout le voyage. Une fois arrivée, elle était toujours pleine d'appréhension et cela l'empêcha de profiter de l'émerveillement partagé par les autres enfants. Hagrid, la traversée du lac, elle avait vécu tout cela comme engourdie par le froid. Elle écouta attentivement le discours de la Sous-Directrice. Isabel Almeida avait l'air très gentille et Lily espéra de tout son coeur que son discours serait prémonitoire, que la future maison qui l'accueillerait serait comme une deuxième famille et qu'elle comblerait le vide que les Derflinger avaient laissé en elle. Les paroles de sa tante résonnaient en boucle dans son esprit : "N'oublie pas, fais honneur à la famille. Nous comptons sur toi pour être auréolée de la gloire de Gryffondor, comme tes parents. Serpentard serait également un bon choix mais je n'y compte pas trop car tu es loin d'être futée. Mais quoi que tu fasses, n’atterris pas à Poufsouffle, ce ne sont que des faibles et des idiots. Si cela devait arriver, autant ne pas rentrer pour les fêtes, ton père recevra des gens importants et il est hors de question que tu nous fasses honte. Mais ce ne sera pas le cas, n'est ce pas ?"

Lorsque le tour de Lily vint de mettre le Choixpeau, elle fit le vide dans son esprit et retint sa respiration. Celui-ci resta silencieux, si longtemps silencieux que Lily crut qu'on allait bientôt lui dire de se relever et de rentrer chez elle. Enfin il ouvrit la bouche, ou plutôt les coutures qui lui servaient de bouche :
- Difficile... très difficile. Personnalité effacée sous un masque de doutes et de manque de confiance en soi. Je vois une grande douceur et un grand besoin de se faire des amis. Non non tu ne recherches pas l'aventure, mais tu es courageuse même si tu ne le sais pas encore. Oui... oui, je crois que ce sera un bon choix ! Cela t'obligera à trouver le courage qui est en toi. POUFSOUFFLE !

Lily crut qu'elle allait s'évanouir.

La rentrée des élèves de première année

Le voyage dans le train avait été éprouvant et Erynne se réveilla par la pluie qui doucement taper contre la vitre. Elle cligna des yeux avant de reprendre conscience. Elle était finalement arrivée à Poudlard. Violette se réveilla aussi, se tourna vers Erynne et dit : « Allons-y ! »

Les premières année se précipitèrent vers la sortie où un géant les attendaient avec un parapluie rose à la main. Il avait une grosse barbe noir que l'on ne distinguait que grâce au lanterne qui flottaient le long du wagon. Le colosse mena tout le monde près d'un quai où des barques attendaient les élèves. Erynne perdit de vue Violette et décida d'être seule pour le voyage. La pluie se fit de plus en plus violente, bien que les embarcations suivaient leurs destinations sans qu'elle n'eut besoin de ramer, les élèves eux furent vite tremper. Erynne regretta peu à peu d'avoir mis sa robe, elle lui collait maintenant sur tout le corps. La lumière faible des lanternes suivaient toujours les sorciers, elle pût voir enfin le bout de terre qui menait au château. Le géant au parapluie rose fit signe de nouveau au élève de le suivre.

En marchant vers l'entrée, Erynne vit qu'une dame les attendait. Elle avait une robe de sorcier roge bordeau, se tenait droite et avait les main dans le dos. Elle semblait stricte.
Lorsque tout les élèves furent près de l'entrée, elle fit un geste de sa baguette et sécha tout le monde. Un doux sourire était maintenant visible. Elle était sûrement très gentille.

Derrière la femme se trouvait une grande porte de bois. Elle fit un bref discours sur elle et guida tout le monde vers une grande salle. Quatre grande table étaient remplies d'élèves dorait au couleur de leur maison. Erynne bien sûr entendu parlait des prestigieuses maisons de formé Poudlard.
Dans les rangs, certain disait qu'il fallait passer de dur épreuve avec des dragons. L’œil brillant, notre sorcière cherchait le célèbre...

- Choixpeau Magique, pensa-t-elle tout haut lorsqu'elle le vit bouger de ses pliures comme si il s'était un visage humain.

Le chapeau chanta les louages de chaque maison comme il avait été dit le livre sur l'Histoire de Poudlard, des applaudissements retentirent lorsque ce fut fini et les élèves purent défiler pour connaître leurs maisons.
La petite sorcière savait déjà à quel maison elle voulait faire partie : Serdaigle. Son père lui avait été à Serpentard en lui disant que le Choixpeau magique était toujours juste dans ses choix.

« Je suis sûr que tu serais une Serpentarde », lui avait-il dit la veille. Au final, toute les maisons lui convenait mais Serpentard était la pire. Elle avait lu que beaucoup de mage noir s'était retrouver dans cette maison dans leurs jeunesses.

*« La maison des méchants »* se répéta-elle.

- Foxy Erynne.
C'était son tour. Elle avança rapidement vers le tabouret où était posé de choixpeau, s'assit et ferma les yeux.

- Alors... où vais-je te mettre ? Fit une voix.
- Je veux aller à Serdaigle s'il vous plaît.
- Hm, tu es du genre à t'intéresse à tout, c'est vrai. Mais tu as du gène de Serpent n'est-ce pas.
Ce n'était pas une question, le chapeau savait. D'un coup, Erynne eut des sueurs froides. Elle ne voulait surtout pas perdre le pari de son père. Elle continua à jouer les filles studieuses.
- J'aime lire.

-Pas la peine de jouer celle que tu n'es pas petite. Je sais déjà où je vais te mettre..."Serpentard !"
- Non  ! Cria – t elle en ouvrant les yeux.

Elle aurait voulu que ça soit un cauchemar, mais les applaudissements de la table des Serpentard lui confirma que c'était bien la réalité.

La rentrée des élèves de première année

La jeune Diafora n'avait jamais été aussi heureuse, excitée et admirative à la fois dans sa vie. Elle regarda les personnes se trouvant là avec intérêt mais heureusement celle-ci s'assura que personne ne la remarqua. C'est pour cela qu'à peine fut elle arrivé à portée de vue des autres personnes présentes qu'on ne put voir qu'un soudain regard d'admiration qui en moins d'une seconde avait disparu de son petit visage, ne laissant qu'une tête sur d'elle et déterminée. Mais c'était vrais, Gwenaëlle n'avait jamais été aussi déterminée.
Elle avait décidée d'attacher ses cheveux en chignon afin qu'il ne la gène pas pendant la répartition, ne tombant pas devant ses yeux, en risquant de lui faire perdre sa dignité.
La Grande Salle était encore plus magnifique que ce qu'elle avait imaginé, et elle regarda longuement le plafond qui ressemblait plus à un ciel étoilé, avant d'inspecter les élèves présents mais plus discrètement qu'à son arrivée bien sur !


La petite demoiselle était resté au fond jusqu'à son appel, mais pas vraiment par timidité seulement par une ancienne habitude de solitude.

"Gwenaëlle Diafora !"

Se tirant de ses pensées, elle marcha le plus rapidement possible vers le choixpeau. Non, qu'elle fut pressée qu'on en finisse, bien au contraire ! Elle n'avait jamais été aussi pressée qu'excitée. Elle saisit avec sans doute trop hâte le choixpeau et s'excusa avec une simple grimace d'excuse.

" Hum... Où vais-je te mettre... Tu es intelligente, rusée et déterminée aussi...."

Gwenaëlle retint un sursaut, en entendant la voix du choixpeau résonner dans sa tête, elle répondit pourtant mentalement sur ce qui pouvait paraitre un ton assuré si il avait été dit à voix haute.

" J'ai entendu parler des qualités des maisons. Serpentard c'est mieux pour moi non ?"

Puis, la tête sous le choixpeau, la rouquine ferma les yeux de toute ses forces, attendant ce qu'elle devinait serait une réponse à sa question mais à voix haute cette fois-ci puis, croisa les doigts espérant tomber dans une bonne maison, une vieille habitude, chez elle.

- Serpentard  !

Après la peur, et le stress vint le bonheur. Le choixpeau ôté de sa tête, elle eut soudain un brin de mal à s'habituer à la lumière qui lui faisait face, et resta sur le tabouret cinq secondes avant de se rendre compte qu'elle devait sortir. Ayant entendu parler de cette maison, il ne faisait aucun doute qu'elle était dans une des meilleures.
Tout de suite après s'être levé, elle se dirigea vers la table des serpents, qu'elle avait repéré déjà avant de se faire répartir et alla s'y asseoir.

Keep Calm And Go To Hogwarts
***
Code couleur : #2F4F4F

La rentrée des élèves de première année

Le voyage enfin terminée, vêtue de sa robe de sorcière et de sa cape, Absynthe n'attendit personne pour sortir du train. Elle suivit la foule des premières années quand Hagrid les appela, restant toutefois en retrait. La jeune Swanson n'aimait pas les foules et même la petite troupe la dérangeait, aussi préférait-elle rester à l'écart.

Durant toute la durée du voyage jusqu'aux barques, la demoiselle resta en retrait, le visage tourné vers le ciel. Il pleuvait des cordes et la Swanson appréciait cela. La pluie, triste et morne, la rendait toujours relativement joyeuse, contrairement à la majorité qui n'aimait pas ce temps, qu'elle trouvait pourtant si doux. Malgré tout, son visage restait de marbre, alors qu'elle avançait.

Les premières années arrivèrent finalement bien trop vite, au goût d'Absynthe, jusqu'aux barques. Sous les ordres d'Hagrid, ils durent monter à plusieurs dans celle-ci. La blondinette s'installa dans l'une d'elle, sans prêter attention aux personnes qui s'y trouvaient. Elle n'écouta pas leur conversation, comme elle n'y participa jamais, malgré que l'un des occupants eût essayé de lui parler.

Malgré la présence des autres, la sorcière ne put s'empêcher d'esquisser un demi-sourire. Demi-sourire qu'elle effaça bien vite, reprenant son masque d'indifférence, qui ne la quittait généralement jamais. L'immense château se dessinait à l'horizon, aux milles et unes lumières, créant ainsi une ambiance tout simplement magique. Absynthe se promit intérieurement de dessiner le paysage comme elle le voyait, le trouvant tout simplement sublime.

D'une certaine manière paradoxale, elle trouva que le voyage fut trop long et à la fois trop court. Si la présence des autres l'avaient gênée, le paysage, qu'elle avait pu admirer, lui avait fait oublier ce désagrément. Ce fut donc maussade que la demoiselle se dirigea, toujours en retrait, vers la grande porte d'entrée du château, guidé par la lanterne du semi-géant. Arrivée vers l'entrée, suite aux tambourinements du garde-chasse contre la porte, une femme aux robes bordeaux vint l'ouvrir. Si elle eut l'air strict au début, le doux sourire qui vint barrer son visage démentit ce fait. La femme agita sa baguette vers la foule d'élèves trempés et parvint à tous les sécher en une fraction de seconde. Absynthe, restée à l'écart, fut surprise que le sortilège la touchât également, mais elle n'en montra rien.

Finalement, les élèves se firent conduire dans une salle, où celle qui s'était présentée comme étant la sous-directrice de l'école commença un discourt. La blonde l'écouta, essayant ainsi d'oublier sa trop grande proximité avec les autres. Ce qu'elle pouvait détester se retrouver coller aux autres...

Enfin, relativement vite, la sous-directrice termina de discourir, intiment les élèves de la suivre à nouveau. Elle les mena jusqu'à la porte de ce que la jeune fille devina être la grande salle, où elle entendait déjà un brouhaha qui y régnait. Par Morgane, elle se sentit mal à l'aise avant même d'y pénétrer. Les foules et le bruit que ça causaient avait toujours été un calvaire pour la Swanson. Elle suivit tout de même, restant encore et toujours à l'écart des autres, la foule de premières années qui traversait l'immense pièce sur les pas du professeur. Finalement, celle-ci s'arrêta, intiment le silence. Un silence qui vint progressivement et que la sorcière accueillie avec une certaine joie dissimulée. Un silence qui fut rompu par la relique millénaire, décrépite, qui trônait sur un pauvre tabouret qui devait certainement avoir également fait son temps.

Étrangement, le son mélodieux ne dérangea pas la première année, bien au contraire. Si son visage resta de marbre, alors qu'elle se trouvait, au fond du troupeau, à quelques mètres des élèves, le dos bien droit... son regard, lui, parla pour elle : il s'illumina en entendant la chanson, qu'Absynthe écouta avec un grand soin, comme pour en mémoriser toutes les paroles. Malheureusement, la chanson prit bientôt fin, au grand damne de la petite, remplacée par une nué d'applaudissements, avant que le silence revînt. Comme entrée en matière, pensa la gamine, elle avait été servie et, finalement, cette répartition ne pourrait être pire que ce qu'elle s'était imaginée quand elle avait su qu'elle se retrouverait devant toute l'école et leurs regards.
Le professeur Almeida reprit finalement la parole, expliquant rapidement que la relique, qui n'était rien d'autre que le célèbre Choixpeau, allait les répartir dans l'une des quatre maisons, ainsi que le processus pour ce faire. Absynthe, encore et toujours restait à l'écart, observa sans dire mot les premiers élèves se faire appeler. Puis, finalement, trop rapidement à son goût, ce fut son tour...


- Swanson, Absynthe !

Soufflant un bon coup, la première année se dirigea d'un pas mesuré vers la relique décrépite. Elle garda son masque d'indifférence plaqué sur son visage, marchant le dos bien droit. Personne ne pouvait deviner qu'Absynthe était, en réalité, morte de trouille et qu'elle avait l'impression que ses jambes se transformaient lentement en coton. Par Morgane, elle détestait tous ses regards qui épiaient tous ses faits et gestes, à l'instant présent et qui devaient très certainement déjà la juger. Elle ne le montrait pas, comme elle avait appris à ne jamais le montrer, mais la Swanson n'aimait réellement pas ce moment de sa vie.

Arrivée à destination, elle accueillie le Choixpeau sur sa tête avec un certain soulagement, alors que celui-ci venait lui cacher la vue. Au moins, elle pouvait croire être seule et c'était reposant, pour quelques secondes.


- Hm... Intéressant. Si Absynthe n'avait pas appris à contrôler le moindre de ses mouvements avec une précision à faire peur, elle aurait certainement sursauté, par surprise, mais ce ne fut pas le cas. Oui, intéressant. Je dois avouer ne pas savoir où te placer. D'un côté, il se trouve que ton... originalité et ta dévotion à l'apprentissage plairait à Rowena, mais d'un autre côté... Ta manière d'agir et tes faux-semblants rendraient admiratif Salazar... Hm... Serpentard ou Serdaigle ? Le choix est cornélien, jeune fille.

Absynthe leva un sourcil, bien que ce ne fût pas visible pour le reste de la salle. Le Choixpeau ne savait pas où la mettre ? C'était bien une première d'après ce que savait la gamine. Sa mère, par exemple, avait été répartie à Serpentard en moins d'une demi-seconde et Absynthe avait pensé que ce serait également son cas, pour sa maison. Visiblement, elle s'était trompée.

- Je ne sais vraiment pas où te placer. Tu as les qualités pour aller chez Serdaigle et chez Serpentard, c'est indéniable, mais tu possèdes des défauts qu'aucun des deux fondateurs n'appréciaient. Des défauts, même, que l'on peut parfois retrouver chez les habitants des autres maisons. Evidemment, je ne te mettrai ni à Poufsouffle, ni à Gryffondor. C'est aussi limpide que du Véritaserum que tu n'y trouverais jamais ta place.

Cela devait faire bien plus de cinq minutes qu'Absynthe se trouvait sous le Choixpeau, l'entendant baragouiner dans son esprit. Exaspérée malgré elle, elle lui répondit mentalement, d'un ton qui aurait été quelque peu sec s'il avait été prononcé de vive-voix.

- Placez-moi où cela vous chante, je n'en ai cure, mais par Morgane et Merlin, faites vite par pitié ! Je n'aime pas être le centre de l'attention et, par votre faute, je m'y retrouve directement plongée.

- Tu n'aimes pas être le centre de l'attention ? Détrompe-toi, lui répondit le Choixpeau d'une "voix" amusée. Enfin, tu m'as permis de découvrir la maison qui te correspond le mieux. Espérons qu'ils ne m'en veuillent pas trop... SERPENTARD !

Gardant un visage aussi neutre que possible, Absynthe décoiffa le Choixpeau de son crâne avant de le reposer. Elle se dirigea d'un pas qu'elle voulait faire paraître serein vers la table qui l'applaudissait. En réalité, les applaudissements lui vrillaient les oreilles et elle espérait que le banquet prendrait fin rapidement, de manière à pouvoir retrouver sa douce amie, la solitude. Elle se plaça en bout de table, le plus loin possible de ses camarades, s'enfonçant dans un mutisme à faire peur et s'armant de patience...

Tu ne pourras, esclave reine
Qui ne m'aimes qu'avec effroi,
Dans l'horreur de la nuit malsaine,
Me dire, l'âme de cris pleine :
"Je suis ton égale, Ô mon Roi !"
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