Grande salle

Inscription
Connexion

Rencontre à la française  PV-Audric Hitward 

La plume rayée d'Eleïs grattait sur la parchemin sec et froissé. C'était un samedi après midi, et elle finissait son devoir d'Histoire De La Magie. Quelques rayons de soleil paraissaient à travers les fenêtres, et une petite brise agitait les branches des grands arbres du Parc aussi vieux que Poudlard. La Grande Salle, aujourd'hui, affichait un plafond ensoleillé avec quelques nuages, de lumières dorées et orangées, et ne contenait que quelques professeurs, quelques Serdaigles et quelques Poufsouffles. Il n'y avait qu'Eleïs présente chez les Serpentards, car presque tous les autres étaient en séjour à Pré-Au-Lard, mais elle préférait l'atmosphère chaleureuse et calme du collège. Un jeune garçon de Gryffondor arriva. La jeune fille ne l'avait jamais vu auparavant dans l'école. Mais il lui évoquait quelque chose... *Mais quoi ?* se demanda-t-elle. Elle chercha dans sa mémoire, ses souvenirs.

C'était en France, oui, c'est ça, son pays natal. Elle revit une école primaire moldue. Des escaliers métalliques, des murs de briques opaques reliées par des fines couches de ciment blanc crème. Les rues et le ciel gris de Paris... Et un garçon brun, aux yeux particuliers. Il venait de rentrer dans sa classe. L'institutrice moldue lui avait dit :

"-Va t'asseoir à côté d'Eleïs."


-Audric, murmura-t-elle. Audric Hitward ! C'était avant que je ne migre en Angletterre... C'était donc un sorcier, lui aussi, c'est pour ça qu'on s'entendait si bien ! Mais c'était il y a si longtemps...

Elle se leva, déterminée, et s'avança vers lui. *Va-t-il me reconnaitre après toutes ces années ? Je suis certaine que c'est lui...* Elle inspira profondément, puis expira. Et sourit.

-Alors comme ça, Audric, tu as été envoyé à Gryffondor ?

S'entraîner, c'est important. Mais il y a une chose qui l'est bien plus encore : avoir confiance en soi et en les autres (Harry Potter et l'ordre du Phénix).
Eleïs S.

Rencontre à la française  PV-Audric Hitward 

Ce samedi après-midi, Audric avait décidé de traîner un peu dans les couloirs, déambulant au hasard sans but précis. Il ne lui restait qu'un devoirs à faire mais il l'avait repousser au lendemain matin, afin d'avoir son après-midi de libre. Mais il n'avait pas grand chose d'autre à faire. La bibliothèque était déjà bien peuplée, il n'avait aucune envie particulière de s'attarder dans la salle d'étude, et il n'avait pas le moins du monde l'intention de s'enfermer une nouvelle fois dans la salle commune des rouges et or ou dans le dortoir.
Il avait donc décidé de marcher et marcher, encore et encore en observant les gens qui se promenaient eux aussi dans les couloirs, seuls ou en bandes. Il aurait donné cher pour avoir sa propre bande avec lui, ses deux amis de toujours Loïc et Justin qui non seulement étaient restés en France, mais n'étaient pas sorciers. C'était la première fois qu'il avait un secret qu'il ne leur avait pas révéler, eux à qui il y a encore quelques mois, racontait tout ce qu'il se passait autour de lui. Que ce soit dans sa nouvelle maison en Angleterre à la nouvelle école, en passant par ses cousines pots de colle. Mais ça, l'école et la magie, il ne pouvait pas leur dire. Impossible.
Le brun chassa ces pensées d'un revers de la main et continua son chemin, portant une attention particulière aux tableaux qui ornaient les murs du château. Certains avaient été de réelles personnes autrefois, du moins c'est ce qu'il en avait compris. S'il s'habituait aux choses bizarres, il avait arrêté d'essayer de comprendre la logique de la magie, car très souvent il n'y en avait pas. C'était ainsi et c'est tout.

Après avoir admiré les tableaux des couloirs pendant près d'une demi-heure, le Gryffon décida d'aller se reposer un peu dans la grande salle. Dans son sac qu'il portait toujours sur lui il avait un livre sur les potions et un sur la métamorphose. Un roman d'aventure complétait le tout, lui laissant le choix de sa prochaine lecture. Il poussa les portes de la grande salle en réfléchissant à celui qu'il allait choisir. La pièce était presque vide, ce qui la rendait encore plus impressionnante. Audric leva le nez pour admirer le faux plafond, voulant savoir quel temps il avait décidé de prendre cette fois-ci.
Alors qu'il baissa les yeux pour voir où il allait s’asseoir, il vit une fille qui avait l'air d'avoir son âge s'approcher de lui. Elle avait un étrange air familier mais il ne parvenait pas à comprendre pourquoi. Il était persuadé de ne l'avoir jamais rencontré auparavant.


-Alors comme ça, Audric, tu as été envoyé à Gryffondor ?


A l'entente de son nom, il leva un sourcil surpris. Apparemment, elle le connaissait. Il la dévisagea grossièrement, contrairement à son habitude, son cerveau cherchant à toute vitesse le "pourquoi" et le "comment" cette fille de Serpentard connaissait son nom. Dans sa tête il dessina le portrait de sa camarade mais avec quelques années de moins, des cheveux plus cours... Et un souvenirs jaillit soudainement de sa mémoire.



La seule année de sa vie ou il avait été en retard à la rentrée avait été celle de ses six ans. Remerciements tout particuliers à Justin, dont les parents travaillaient et qui était venu dormir chez Audric pour que la mère de ce dernier puisse les amener le lendemain. Mais Justin avait tellement mis de temps à se préparer, et Jeanne Hitward était tellement patiente et compréhensive qu'ils étaient arrivés en classe avec près d'une heure de retard. Audric en avait tellement voulu à son ami qu'il ne lui avait pas adressé la parole de la journée, laissant à Loïc le soin de lui faire comprendre qu'il était allé trop loin. En arrivant en classe donc, il n'avait pas eu le droit de choisir sa place, et c'était retrouvé au centre à côté d'une fille qu'il ne connaissait que de nom.


"Eleïs?" demanda-t-il comme si elle n'avait pas parler. "C'est bien toi? Je ne t'avais pas reconnue, tu as changée un peu depuis. Cela fait combien d'années que tu es partie?"

En disant ces mots, Audric eût soudainement l'impression de parler comme un adulte qui rencontrait au hasard d'une rue une amie de longue date, hors de vue depuis des années. Si sa mémoire était bonne, la fillette était partie un an après leur rencontre environ. Avec honte il devait avouer qu'il l'avait complètement oubliée, pourtant elle était gentille et ils avaient bien discutés en classe quand ils travaillaient en binômes.

"Griyffondor oui" reprit-il en se souvenant de la question qu'elle lui avait posée. "Et toi Serpentard donc?" Ce n'était pas vraiment une question, plutôt une constatation. Il baissa un peu la tête gêné de n'avoir rien d'intéressant à dire. Il serra la lanière de son sac et l'entortilla, piétinant sur place. "Je suis surpris de te voir ici" lâcha-t-il finalement au bout d'un moment qui lui parut une éternité. "Tu le savais que tu étais une sorcière, ou tu as tout découvert par hasard récemment?"
Et par récemment il entendait "en recevant ta lettre d'acceptation pour cette école". Combien d'enfants sorciers avait-il pu croiser depuis sa naissance sans savoir qu'ils étaient comme lui? Lui même il y a encore quelques temps ne savait pas qu'il était comme lui alors...

Là où les Ninker passent, la défaite trépasse.
Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira.
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )

Rencontre à la française  PV-Audric Hitward 

- Tu le savais que tu étais une sorcière, ou tu as tout découvert par hasard récemment ?
Eleïs reconnaissait bien là le caractère pensif de son ami d’enfance. Il avait un peu changé, tout de même. Ses cheveux se sont foncés, et son oeil bleu s’était assombri également, ce qui lui donnait l’air plus sérieux et responsable. Elle reconnut également sa petite manie, de fuire le regard ou d’entortiller la lanière de son sac lorsqu’il était gêné par le silence.
*Moi aussi, j’ai un peu changé. C’est vrai qu’à l’époque…*
Elle sourit en y pensant. Son portrait était beaucoup plus enfantin qu’aujourd’hui.
*J’avais les cheveux plus courts…*
Le soleil tournait, et la jeune fille n’avait plus qu’une partie de son visage éclairée par la lumière. Ses cils formaient une ombre hérissée le long de sa paumette gauche, relevée par une marque de joie et de bons souvenirs. Mais cette lumière fut masquée par la silhouette d’un grand pin qui projeta dans l’obscurité quelques Serdaigles. Ces élèves commencèrent à pester, mais le plafond de la Salle se mouva et chassa ses quelques nuages. Les Serdaigles se remirent au travail dans des soupirs de satisfaction. On entendit à nouveau le bruissement des parchemins et des plumes. Eleïs répondit après quelques hésitations :
- En fait… J’ai quitté la France parce que je venais de le découvrir, justement.
Les deux anciens complices furent pensifs lors de l’instant de silence qui suivit.

Eleïs retourna à sa table, puis prit ses documents et son matériel. Elle revint à pas souples et rapides vers le jeune Gryffondor, qui parut surpris et amusé. Elle posa les feuilles, sa plume, son encre et ses livres, puis enjamba et s’assit sur le banc de son camarade. Et, tournant la tête vers Audric, elle lança d’un air enjoué :
- J’ai fini les devoirs de métamorphose et de sortilèges. Tu voudrais un coup de pouce ?


*Comme au bon vieux temps…*se dit-elle dans un demi-sourire.[/b]

Reducio
Désolée du retard, je l'avais écrit sur papier et je n'avais pas le temps de le recopier sur ordinateur... Mais bon, ça y est. À toi !

S'entraîner, c'est important. Mais il y a une chose qui l'est bien plus encore : avoir confiance en soi et en les autres (Harry Potter et l'ordre du Phénix).
Eleïs S.

Rencontre à la française  PV-Audric Hitward 

Machinalement, Audric tira une mèche de cheveux devant ses yeux. Il avait acquis cette sale manie en maternelle, après qu'un élève de sa classe lui ai fait des remarques bêtes et méchantes sur ses yeux qui avaient marquées le brun. Pourtant il n'agissait jamais ainsi devant ses amis d'enfances, et il avait rapidement perdu cette habitude face à Eleïs lorsqu'elle était sa voisine de classe. Il agissait malgré-lui, mal-à-l'aise et surtout un peu honteux de l'avoir oubliée. Il avait songé lui écrire au début, puis finalement presque personne ne parlait de ceux qui partaient. Avec un pincement au cœur, il songea que lui aussi faisait partie de ceux qui étaient partis à présent. Et peut-être qu'un jour, Justin et Loïc l'oublieraient lui aussi.
La serpentarde souriait et semblait pensive, comme si elle repensait à de bons souvenirs.


- En fait… J’ai quitté la France parce que je venais de le découvrir, justement.

Audric se demanda alors comment elle avait vécu son déménagement. Lui-même avait eu du mal à accepter le sien, mais s'il avait découvert en même temps qu'il était un sorcier nul doute que cela ce serait passé différemment. Eleïs s'éloigna un moment sous l’œil surprit du brun qui ne comprenait pas pourquoi elle partait sans dire un mot en plein milieu d'une conversation. Puis il la vit prendre des livres, parchemins et encrier qui devaient lui appartenir, aussi il décida de s’asseoir à l'endroit même où il se trouvait, puisqu'il n'y avait personne à proximité. Sa camarade le rejoignit et posa toutes ses affaires à côté de lui avant de prendre place sur le banc à son tour. Le garçon ôta son sac qu'il déposa devant lui, en sortit un livre sans le regarder histoire de ne pas avoir l'air de ne rien faire (métamorphose, au hasard) et laissa tomber son sac à ses pieds.


- J’ai fini les devoirs de métamorphose et de sortilèges. Tu voudrais un coup de pouce ? fit la fillette d'un ton enjoué.

Le gryffon étouffa un rire, reconnaissant bien là Eleïs. Des souvenirs de son enfance pas si lointaine revenaient par poignées dans son esprit. Il se souvenait des exercices qu'ils faisaient en classe, s'entraidant mutuellement et se soufflant les réponses parfois. Mais aujourd'hui il n'avait pas le cœur à faire des devoirs. Il avait plutôt envie de discuter, d'en savoir plus sur la nouvelle Eleïs si tant est qu'elle ai changé hormis physiquement.

"Merci mais j'ai déjà terminé, il ne me reste qu'un devoirs de potions. Dis-moi plutôt comment tu vas depuis la dernière fois? Tu es retourné en France depuis, pour les vacances par exemple?" Puis il réalisa quelque chose soudainement : "Mais alors... tes parents sont aussi des sorciers?"

Il se souvenait vaguement des parents de son amie, quand ils venaient la chercher à l'école. Ils avaient l'air comme tous les autres parents, pas le moins du monde différenciables des siens par exemple. Audric baissa la tête pour regarder le livre posé devant lui, tapota légèrement la couverture avant de regarder de nouveau la Serpentarde droit dans les yeux cette fois.

Là où les Ninker passent, la défaite trépasse.
Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira.
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )

Rencontre à la française  PV-Audric Hitward 

- Comment vas-tu depuis la dernière fois ? lui demanda le jeune garçon.
Puis, réfléchissant en tapotant la couverture en cuir de son livre :
- Mais alors… Tes parents aussi sont des sorciers ?
Puis il tourna brusquement son regard vers la jeune fille. Ce geste lui fit l’effet d’un coup brutal, mais pas si méchant. Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait pas vu de face ! Surprise, elle lui répondit d’une voix pensive :
- Oh ! Mon père est un Cracmol, et ma mère est une sorcière. Mais ils ne vivaient qu’à moitié moldu : même su ma mère sortait sa baguette dans la poche, elle avait des amis moldus, et était entourée de gens « normaux ». Mes parents ne m’ont jamais avoué ce qu’ils étaient avant mes sept ans, ils voulaient d’abord voir si je possédais des pouvoirs magiques… Je leur en veux un peu de me l’avoir dit aussi tard.


Elle revit sa mère cacher un bout de bois sculpté derrière son dos. « C’est quoi, maman ? » « Un vieil objet qui appartenait à Grand-mère, j’allais le mettre au grenier… »
Puis des pieds grimpants les marches d’un escalier grinçant. *Je veux voir l’objet bizarre*, s’était dit Eleïs jeune. Elle poussa la lourde porte de chêne. Le noir. Elle s’engouffra dans l’obscurité. Puis la peur. Ses cheveux courts frottant ses épaules lui inspiraient des souffles. Son pyjama trop grand lui serrait à la taille. Elle se demanda par trois fois si ce n’était pas les mains d’un monstre. L’angoisse de l’enfance. La peur du noir, de ne pas connaitre ce qu’il y a devant soi. Ni derrière. Elle entendit un craquement. Se retourna. Une silhouette imposante se dressait dans l’entrebâillement de la porte. Elle cria et son corps s’illumina d’une lumière lunaire, bleue d’argent éblouissant. Elle reconnut le visage de son père, et de sa mère qui accourut, et qui dit cette phrase qui changea sa vie à tout jamais : « C’est une sorcière. »

Le regard de son ami la tira de ses pensées. Elle jeta un regard par la fenêtre. ...Ça, pour être l’hiver, c’était l’hiver : de gros nuages porteurs de neiges et de flocons scintillants arrivèrent. *Noël approche,* songea-t-elle. Puis la culpabilité la frappa. Elle n'avait pas encore trouvé un cavalier pour le bal de la grande fête. Mais… si elle avait su qu’Audric était à Poudlard, ce serai à lui qu’elle aurait demandé… Et elle ne voulait pas que son ami se retrouve seul, ou avec quelqu’un qu’il n’aimait pas… Oh, elle l’aiderait, pour sûr, et au prochain bal, elle lui demanderait d’aller avec elle comme partenaire. Après tout, ils avaient sept ans devant eux !

- Audric, demanda-t-elle d’un ton étrange. Est-ce que tu as une cavalière pour le bal qui approche ?

S'entraîner, c'est important. Mais il y a une chose qui l'est bien plus encore : avoir confiance en soi et en les autres (Harry Potter et l'ordre du Phénix).
Eleïs S.

Rencontre à la française  PV-Audric Hitward 

- Oh ! Mon père est un Cracmol, et ma mère est une sorcière. Mais ils ne vivaient qu’à moitié moldu : même su ma mère sortait sa baguette dans la poche, elle avait des amis moldus, et était entourée de gens « normaux ». Mes parents ne m’ont jamais avoué ce qu’ils étaient avant mes sept ans, ils voulaient d’abord voir si je possédais des pouvoirs magiques… Je leur en veux un peu de me l’avoir dit aussi tard.

Eleïs sembla pensive un long moment, comme si elle replongeait dans ses souvenirs. Il ne savait pas vraiment quoi répondre, on ne lui avait jamais caché un tel secret. Personne dans sa famille ne s'attendait à ce qu'il soit un sorcier : pour eux cela restait de la fiction tirés des histoires qu'on lit aux enfants, ou des films fantastiques. Même leur déménagement, ses parents l'avaient prévenus avant même que la mutation de son père soit validée, en même temps qu'il a fait la demande.
Soudain la Serpentarde sortit de sa rêverie et leva les yeux pour regarder à l'extérieur ce qu'il se passait dans le parc. Audric suivit le mouvement et observa les gros nuages gris menaçants d'un œil attentif. Chaque année quand décembre arrivait, il attendait la neige avec impatience. Et cette année ne faisait pas exception, il avait hâte de pouvoir aller se promener dans le parc tout blanc. Entendre la neige crisser sous ses pas, sentir les flocons fondre sous ses doigts, et pourquoi pas faire un sempiternel bonhomme de neige?


- Audric, demanda-t-elle d’un ton étrange. Est-ce que tu as une cavalière pour le bal qui approche ?

Le brun abandonna la contemplation du ciel incertain et tourna la tête vers son amie d'enfance, fuyant légèrement son regard. *Ah oui j'avais déjà oublié ça!* Lorsqu'il avait appris qu'il y aurait un bal à Noël, et après avoir eu confirmation de ses parents qu'il resterait bien à l'école cette année, il s'était dit qu'il demanderait à quelques amis s'ils voulaient y aller. Mais ça lui était rapidement sortit de la tête, d'autant qu'il avait eu autre chose à faire ces derniers temps (en réalité rien du tout mais ce n'était qu'une excuse parmi tant d'autre).

"Euh... non. Je pensais plutôt y aller avec des amis. Enfin... tu vois..." Ah éloquence quand tu nous tiens... Le pauvre Audric n'en menait pas large. Comment expliquer à quelqu'un qu'on a pas vu depuis des années que la foule ce n'est pas son truc? Sans compter que pour avoir une cavalière, il faut aller lui poser la question, ce qui semblait insurmontable au timide Audric.
Pour masquer sa gêne, il cacha de nouveau ses yeux avec ses cheveux et bafouilla quelque chose qui ressemblait à :

"Et... Et toi? Tu... le bal... avec qui?"

Là où les Ninker passent, la défaite trépasse.
Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira.
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )

Rencontre à la française  PV-Audric Hitward 

- Et toi ? Tu… Le bal… Avec qui ?

Eleïs se sentit soudain très bête.
-Hem… Audric…
Elle marqua une pause, leva les yeux, et la Grande Salle lui parut plus sombre.
*Je ne peux ni lui dire, ni me taire, ni lui mentir… Pourtant il faut bien que je prenne une décision…*
Etant jeune, elle avait tout de suite compris qu’on ne pouvait pas lui mentir. Ce jeune garçon pouvait comme sonder son âme, repérer ses attitudes, ses gênes, ce qu’elle essayait de cacher, ou de dire. Il ne se montrait que rarement de face, de façon à ce que son regard bleu-marron soit masqué par sa chevelure. Mais lorsqu’il avait un doute, il regardait de face, et ce geste était tellement déstabilisant pour la jeune Serpentarde qu’elle avait toujours fini par lui avouer la vérité. Donc on ne pouvait pas lui mentir. Autant lui dire la vérité.
- J’y vais avec… personne, en fait, mais…
Aucun mot, ni expression ne survint. Pas de réaction. Elle recula un peu, et dessina un loup et un lion sur une feuille de parchemin vierge. Ce loup et ce lion faisaient face, mais dans le respect, la noblesse. Le lion était un roi. Le loup un seigneur. Ils ne se croisaient jamais, ne se parlaient jamais. Mais ont été amis auparavant, dans une autre vie peut-être. Même si leurs lieux de vie sont différents, ils ont des souvenirs vagues et familier d’une autre existence dans laquelle une tendresse tellement soudée que même les forces des tempêtes ne pourraient dévier. Ainsi étaient les pensées étranges et spatiales d’Eleïs.
Elle osa un regard vers son ami.
- Il faut... il faut que j'y ailles bientôt. On se retrouve au Lac ce soir ?

S'entraîner, c'est important. Mais il y a une chose qui l'est bien plus encore : avoir confiance en soi et en les autres (Harry Potter et l'ordre du Phénix).
Eleïs S.