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Cavalier cherche Cavalière pour un bal

Reducio
RPG réalisé dans le cadre du défi proposé par Gryffondor


Depuis peu dans les couloirs de Poudlard, on pouvait voir fleurir des affiches annonçant un bal de Noël pour celle et ceux restant au château pendant les vacances de Noël. C’est ainsi qu’une effervescence s’est installé à Poudlard, chaque élève voulant trouver la perle rare en matière de cavalier, tel une ville obsidionale. Mais Wilson sait qu’en ce jour, le seul roi de Poudlard sera le père-noël. Cet homme si grandiose, si généreux, si aimable. Même s’il ne croit plu trop au père-noël, Wilson l’attend chaque année avec envie, avec détermination pour obtenir ses cadeaux et de bons moments en famille. Depuis qu’il est à Poudlard, ce n’est plus vraiment en famille, mais la fête est toujours au rendez-vous. Ce grand bonhomme qui vient nous apporter des cadeaux, doit vraiment avoir beaucoup de travail. Préparez tous les cadeaux toute l’année pour ensuite faire la distribution à TOUT le monde entier. Franchement respect. Wilson en fait, croit secrètement au père-Noël, parce que c’était chose bizarre se sont produite pendant son enfance mais ça chut il en parle à personne, il a peur de se rendre ridicule. Le seul défaut, c’est que ce papa Noël est habillé en rouge, comme Gryffondor. Mais dans certains pays il est vert comme Serpentard alors Wilson l’aime bien quand même. Il s’amuse souvent à s’imaginer le père-noël en vert pour les pays de l’hémisphère sud. Ce gros Papy Noël au cœur tendre, personne ne peut l’oublier.

Ce jour-là, Wilson devait poser l’ultime question à Mary. Il voulait l’inviter au bal de Noël. Mais en même temps, il avait peur de se faire remballer, surtout qu’ils ne sont jamais vraiment parler, en dehors de quelques phrases dans la salle commune. Le garçon n’est pas contadin mais il a quand même du mal avec les formalités de fêtes et bals. S’étant réveillé assez tard, il se dit qu’il fallait se saper et la rejoindre dans la salle commune ou au pire s’il n’y était pas dans la grande salle avant que la journée commence vraiment et qu’il la perde dans ses préoccupations personnelles. Se dépêchant de s’habiller, il rejoignit ensuite le petit salon en constatant que Mary Grey n’était dans la salle. Sans perdre de temps, il décida de se rendre dans la Grande Salle. Il passa devant une statue qu’il avait repérer une fois dans le dais, cet ouvrage sur l’architecture à la bibliothèque qu’il avait feuilleté pour rien en cherchant des réponses pour son devoir d’Histoire de la Magie. Traversant ensuite le hall presque en courant, le troisième année entra dans la Grande Salle en cherchant sa promise du regard. Elle était à la table des Serpentard. Wilson avança pas trop rapidement, pour ne pas créer une déhiscence de ce petit végétaux fragile et s’installa à côté d’elle en silence.

Un peu hésitant, il entreprit de se servir, dans un premier temps, en réfléchissant à la manière dont il allait s’y prendre. Il se servit une tranche de bacon et un peu d’œuf au plat, le petit déj’ impeccable de tout britannique. Il commença à manger, sans oublier ce qu’il avait à demander mais il était un peu – beaucoup – hésitant. Demander du tac-o-tac, ça ne le ferait pas. Demander en douceur, ça pourrait le faire mais il avait peur d’être trop enfantin. Il décida de mesurer ses mots. Avec un peu d’appréhension, Wilson appela doucement sa camarade.


« Mary, j’ai quelque chose à te demander. »

Déjà là, il sentait que ça partait mal, mais c’était trop tard pour changer de formulation, quand on parle on ne peut pas gommer pour recommencer, c’est pas comme à l’écrit où l’on peut reformuler ce qu’on doit écrire ou dire. On ne peut pas non plus effacer et faire comme si de rien n’était, Mary aura forcément entendu ce que Wilson venait de dire, sauf si celui-ci ne l’avait pas dit assez fort, ce qui est possible mais puisque Mary se trouvait juste à côté c’était quand même pas sûr du tout. Le Serpentard n’avait plus que la solution d’enchainer sur ce qu’il avait à demander.

« Ça t’intéresse de venir au bal de Noël avec moi ? »

Voilà, la demande a été faite. Wilson espéra que la réponse sera douce, quelqu’elle soit. Sinon il allait surement faire une sape au milieu de la table des Serpentard pour séparer Mary de lui. En cas de refus, il ne savait pas vers qui se tourner... pas des premières années en tout cas.


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Ancien sorcier  

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En vue de la période obsidionale qu'étaient les festivités de Noël, Mary s'était résignée à aller dégotter très tôt toute la panoplie nécessaire à son entrée au Bal prévu le 25 décembre, Pré-au-Lard et le Chemin de Traverse étant quasi inaccessibles dus aux allés venues des sorciers empressés. Elle regrettait d'ailleurs la non-existence de sape pour contourner ce problème de taille. La jeune fille avait soigneusement conservé dans un petit carnet en daim les notes prises les soirs de septembre sous le faux-dais de tissu d'un vert profond de son lit. De nombreuses hésitations avaient été encouragées par l'entente des plans qu'élaboraient ses camarades de chambrée. Certaines portaient un point d'honneur quant à l'acquisition d'une robe traditionnelle tandis que d'autres voulaient assumer et valoriser les tendances plutôt modernes même si les moins élégants paraissaient être de parfaits contadins, Salazar les garde. Tiraillée, Mary s'était donc résolue à envoyer un hibou contenant une description très précise de ce qu'elle avait en tête à sa mère qui se plaisait à côtoyer la mode moldue en partie dû à ses obligations professionnelles. S'appuyant sur le bon goût naturel de sa mère, elle avait donc attendu l'envoi qui, à son grand soulagement, fut à la hauteur de ses espérances. La Serpentard avait de même apprécié l'ajout de quelques flacons de parfum que sa mère venait tout juste de commercialiser. La première étape se révélait donc comme un franc succès bien qu'il ne paraisse être que le plus accessible.

La deuxième étape était donc de trouver un cadeau. Cette touche d'originalité propre à cette édition du Bal représentait un nouveau casse-tête aux yeux de la jeune fille. A l'heure actuelle, elle ne s'était pas le moindre du monde inquiétée de se trouver un cavalier ou une cavalière. Les épopées du début d'année l'en avait prohibées. Il s'agissait donc pour elle d'acquérir quelque chose d'assez générique pouvant plaire à n'importe qui, qu'importe son genre et qu'importe sa maison (bien que cela lui semblait incongru de finir avec quelqu'un d'une autre maison étant donnée qu'elle n'avait pas posté de candidature auprès de cette Agence Cupidon 2.0). La Rose enchantée chez Zonko dont la déhiscence était provoquée lorsque la personne désignée la recevait pouvait être une première piste mais, c'était d'un tel ennui... Des gants en cuir noirs, élégamment ornés faisaient bien mieux l'affaire. Si son cadeau ne plaisait pas à cette personne, elle ne s'empêcherait pas de le conserver comme son propre bien. La deuxième étape était donc affaire conclue au bout d'une semaine.

Restait la troisième. Celle dont elle se serait volontiers passée mais pour laquelle le corps professoral portait toujours une attention toujours plus exagérée. Celle de trouver quelqu'un avec qui aller. Pourquoi insistaient-ils toujours autant là dessus ? Tous les élèves n'étaient pas emballés à l'idée de se trimbaler quelqu'un toute la soirée et les forcer à subir cette corvée n'allait pas changer leurs avis aussitôt. Elle soupira profondément alors qu'elle quittait sa salle commune. Se rappelant de l'année dernière, de la candidature qu'elle s'était résignée à poster, elle songea au Serdaigle avec qui elle n'avait passé qu'un très court moment. Noah Blodwell si elle se souvenait bien. Ce garçon avait disparu de son quotidien d'ailleurs. Était-il seulement toujours à Poudlard ? Mary secoua la tête. Ces réminiscences n'aidaient en rien la Serpentard pour cette édition de 2041. Pénétrant dans la Grande Salle, elle rejoignit sa place quasi-désignée par les habitudes et dégagea ses épaules de ses cheveux avant d'observer les mets présentés sur la table. Rien de vaut un petit-déjeuner de qualité.

Se saisissant d'un petit croissant et de son habituelle biscotte qu'elle tartinât de confiture à la fraise, elle remarqua l'arrivée de son préfet, habillé à la va-vite, clairement sorti du lit il y a peu de cela. D'ailleurs quand il s'installa à ses côtés, les yeux rougis de celui ci par le sommeil ne trompaient personne. Intriguée par l'urgence dont elle ne comprenait pas le motif, elle l'écouta reprendre son souffle pour le moins haché par la course et tendit un peu plus l'oreille lorsqu'il l'interpella. Sans bonjour ni rien, le garçon s'était tourné vers elle, déterminé et lui avait d'une voix rapide posé une question à laquelle la Serpentard ne s'attendait pas le moins du monde.

« Mary, j’ai quelque chose à te demander. Ça t’intéresse de venir au bal de Noël avec moi ?»

La résolution de cette troisième étape s'était présentée à elle de façon surprenante. Elle n'avait pas envisagé le garçon comme possible cavalier, ayant sans trop réfléchir déduit qu'il irait plutôt demander la main de sa collègue, Bryn qu'il côtoyait bien plus souvent que la jeune fille. Peut-être que la préfète avait depuis très longtemps porté son attention sur quelqu'un d'autre. Peu importait. Les yeux de Mary, à l'entente de cette proposition incongrue, s'était portée à une autre table de la Grande Salle, sans vraiment s'en en rendre compte. Cela n'avait durant qu'un très bref instant mais se sentant trahie par sa propre conscience, elle retourna tout aussi promptement son attention sur son camarade de maison qui clairement attendait une réponse. Wilson serait un cavalier respectable et parfaitement satisfaisant pour le bal. Après tout, c'était quelqu'un de sa maison et il arborait le titre de "Préfet" ce qui ne pouvait être ignoré. Mary lui adressa donc une mine amusée et très simplement lui répondit :

« Bonjour Wilson. Et oui, je veux bien être ta cavalière. Par contre, je ne suis pas la plus talentueuse des danseuses, je préfère te prévenir d'avance. »

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Pour tous les autres élèves de Poudlard, aujourd’hui était un jour de décembre comme tous les autres. Mais pour Wilson, aujourd’hui était un grand jour. Celui où il avait demandé à Mary d’aller avec lui au bal de Noël, qui avait lieu fin décembre. C’était la première fille à laquelle il avait demandé. Au début, il avait pensé à Joy évidemment, mais il avait entendu dans les couloirs qu’elle irait avec quelqu’un d’autres. Wilson espérait simplement que ce ne soit pas l’un de ses ennemis personnels ou un ami chers qui lui en aurait pas parlé, sinon il aurait la même jalousie qu’il a eu envers Paul quand il a été au bal de Noël avec Amaëlle, en première année. D’ailleurs, il n’était toujours pas remis de sa rancune envers Amaëlle depuis ce moment. Pour Paul, puisqu’il ne savait pas, il ne lui reprocha rien.

Pendant un instant, Wilson s’imaginait le refus de Mary. Qu’elle est trouvée un autre cavalier, mieux que lui. Si c’est le cas, ce garçon serait très obsidional alors. Il aurait beaucoup de chances. Wilson pensa à qui invité si tel était le cas : il ne savait pas. Faire une recherche dans un dais serait plus facile que de trouver une belle fille. Il ne voulait pas se retrouver avec une contadine. Nan, il passerait une très mauvaise soirée. Après le préfet se dit que du moment qu’il trouve une fille, peu importe, cela irait. Faudrait pas qu’il se retrouve avec une fille moche quand même, mais ça, c’est juste un plus. Et Mary Grey, c’est le gros plus de ce bal. La perfection.


« Bonjour Wilson. »

Quel idiot ! Il n’avait même pas pris la peine de dire bonjour avant de demander. C’est quand même quelque chose de grave aux yeux du Serpentard. Il était tellement appréhendé par cette discussion qu’il en avait oublié les formalités de courtoisie. Et ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça. Wilson écouta la suite en silence, en pensant, tel un elfe de maison à se faire saper le cerveau si cela venait à se reproduire.

« Et oui, je veux bien être ta cavalière. Par contre, je ne suis pas la plus talentueuse des danseuses, je préfère te prévenir d'avance. »

Wilson sentit le sourire sur son visage se dessiner. Il était ravi de la réponse de sa camarade. Une femme c’est comme une plante, il faut faire attention de ne pas la déhiscence. Il faut en prendre soin. Wilson avait beaucoup à apprendre encore à leur propos, et cette histoire allait être le commencement d’une grande aventure personnel humaine. Que Mary soit une mauvaise danseuse importait peu. De toute façon, Wilson non plus ne savait pas trop danser. Si le duo évitait la piste de danse, ce soir-là, ça irait. Wilson était content car il allait pouvoir apprendre à plus la connaitre, partager des bons moments avec elle. Des moments qui sortent de l’ordinaire, des moments qui n’a rien à voir avec les cours ou les devoirs. Des vrais moments. Il avait hâte de pouvoir narguer Arthur d’avoir réussi à inviter Mary au bal. Ce sera pour ce soir, dans le dortoir. Vient maintenant le moment où il fallait répondre qu’il était ravi mais quelque chose, ou plutôt quelqu’un vient jouer les troubles fêtes. Wilson ne l’avait pas vu, mais un élève de Gryffondor était passé juste à ce moment-là derrière eux et n’avait rater aucune miette de la discussion. En matière de discrétion, les Gryffondor étaient loin d’être les champions. Il ne se gêna pas pour le faire savoir au duo vert :

« Grey et Kingson ensemble pour le bal ! Grey, tu comptes écraser combien d'orteils à Kingson ? Deux, trois ? »

Wilson se leva et adopta un ton sérieux. D’ordinaire, il était plutôt à se laisser faire, ou presque. A ne faire figure d’autorité que lorsque son statut de préfet ne le laissait pas le choix. Cette fois-ci, il aurait pu rester assit et attendre que le Gryffondor ait finit d’embêter son monde, ou même laisser Mary gérer la situation, mais Wilson se devait d’intervenir, il ne pouvait pas prendre le risque de voir sa nouvelle cavalière changer d’avis si vite sur son sujet.

« Me semblait pas que tu sois invité à cette conversation. Va-t-en on s’en fiche de toi, et concernant mes orteils, tu verras bien le jour du bal ! Maintenant va-t-en laisse nous tranquille ! »

Wilson s’imagina le jour du bal, arrivant dans la salle avec Mary et voyant ce garçon pathétique seul sans cavalière avec qui danser. Il imagina que ce garçon ait essuyé tous les refus possibles à Poudlard et la fierté de Wilson serait au maximum. Dans un élan de ras-le-bol extrême, Wilson imagina même qu’il ne reçoit aucun cadeau à Noël. Tout ceci est méchant, rien n’arrivera mais parfois les pensées de nos cerveaux s’entremêlent et nous font imaginer des choses horribles, des choses qu’on aimerait oublier, et Wilson en fut victime à ce moment. Aucune envie de voir de tel chose se produire pour ce Gryffondor, surtout que les deux élèves ne se parlaient pas beaucoup en dehors de ça. Wilson se rassit à sa place et fixa son verre vide qui était derrière son assiette. Pensif.

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L'honnête sourire qui répondit à l'approbation de Mary provoqua, par contagion un sourire similaire de sa part. Il était tellement rare pour elle de recevoir une telle réaction qu'elle ne se pria pas pour en dégusta les effets sur son moral. Elle ne put néanmoins pas s'empêcher de se demander ce qui pouvait justifier un tel enthousiasme alors qu'elle ne lui avait que très rarement adressé la parole, lui qui avait tendance à préférer la compagnie des autres garçons dont celle d'Arthur en particulier. Mary ne se souvenait pas de la dernière fois où elle les avait aperçu séparés. D'un certain côté, elle les enviait, lui et Arthur, meilleurs amis comme elle l'avait été avec son amie d'enfance qu'elle avait malheureusement perdu de vue au fil de sa scolarité pour finalement la voir disparaître de sa vie, aussi simplement que cela. Le pincement au cœur qu'elle ressentit lui rappelait encore à quel point cette blessure l'affectait tout autant, probablement source de ses maigres tentatives d'amitié réalisée dans l'école ce qui lui avait valu d'acquérir la réputation de fille violente, pourrie gâtée, vicieuse. Ce bal allait-il débloquer cette situation ? Seul le temps lui dirait. Une partie d'elle l'espérait, après tout. Quant à son besoin de distraction, Wilson pourrait lui apporter ce dont elle avait besoin : faire abstractions de beaucoup de tracas qui s'étaient accumulés sur plusieurs plans de sa vie.

Elle nota le garçon ouvrir la bouche pour finalement être brutalement et vulgairement interrompu par une autre voix qui s'était glissée derrière les deux Serpentard. Son sempiternel sourcil haussé face à cet affront, Mary se tourna lentement pour identifier la source de cette nuisance. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant dans un premier temps le blason des lions, tape-à-l’œil, à quelques centimètres de son visage. Cette vision était tout bonnement indigeste à une telle heure de la journée. Ses yeux d'aciers remontèrent pour percevoir le visage rond et incroyablement banal d'un garçon possiblement du même âge qu'Arthur et Mary. Ses yeux marrons, ternes se voulaient moqueurs mais ne parvenaient qu'à apparaître bien ridicules. Une légère grimace de dégoût prenait maintenant place sur le visage de la blonde qui scrutait les cheveux châtains, gras, emplis de pellicules du Gryffon. On aurait dit qu'il s'était amusé à passer dans une sape probablement similaire aux égouts de la prison de Nurmengard.

Mary n'eut pas le temps de répondre à cet idiot que déjà Wilson, fidèle à sa position se redressait pour tenter de le faire déguerpir. C'était mal connaître ces têtes-brûlées, toutes plus têtues les unes que les autres. En effet, une fois que son camarade eut finit sa tirade, une réponse se fait entendre :

« J'crois surtout qu'il y aura rien à voir. Vous allez vous pavaner sans que personne vous r'garde. Ça serait la lose pour des Serpy ça. »

Mary leva sans discrétion aucune ses yeux au ciel. Ce garçon était en train de gâcher leur petit déjeuner. Il fallait seulement les ignorer et leur montrer par quelques coups bas à quel point ils pouvaient avoir tord et se délecter de leurs réactions. La jeune fille, tandis que les garçons se fusillaient du regard, prit sa biscotte, croqua dedans, mâcha en se délectant du goût de fraise pour ensuite avaler sa bouchée. Le Gryffon allait être sa prochaine. Elle tendit délicatement sa main pour la poser sur l'épaule de Wilson, maintenant assis, et faisant mine de ne pas voir le rouge et or, elle s'adressa à son camarade d'un ton quasi-maternel :

«  Le problème avec ces contadins de Gryffondor, c'est que leurs bouches, telles une déhiscence de Ravegourde, déblatèrent un crétinisme obsidional si souvent qu'un jour, à force de se retourner dans sa tombe, Godric finira par anéantir son dais si justement vénéré.  »

Elle but une gorgée de chocolat chaud. Constatant qu'aucune pseudo-pique venait contredire sa remarque, elle déduit mentalement que les deux Serpentard étaient maintenant épargnés de la présence de l’intrus. Engageant la conversation une nouvelle fois auprès du préfet qui semblait plongé dans ses pensées, il discutèrent de l'heure de rendez-vous et autres anecdotes concernant le Bal mais aussi ceux qui ont précédé. L'atmosphère s'était rapidement détendue et quelques autres camarades de tablée échangèrent avec eux, ne cachant pas leur propre enthousiasme. Une cinquième année avait même décidé d'inviter Mary dans son dortoir pour des affaires de maquillage et autres facéties auxquelles la plus jeune n'avait pas forcément prêtée attention dû à son âge. Bien sûr certaines de ses camarades de promotion s'en souciaient déjà, voulant faire comme les grandes, être membre de leurs groupes mais Mary ne faisait pas assez confiances en ses habiletés motrices pour se retrouver avec du eyeliner entre les doigts. Elle craignait se crever un œil ou rater la manœuvre, l'obligeant à perdre un temps incommensurable à tenter de corriger son erreur. Enfin, une telle invitation ne pouvait être dénigrée et l'idée de se maquiller pour une telle occasion n'était pas si stupide que ça. Elle accepta donc de bonne grâce à cette proposition et finit par s'excuser de table lorsqu'elle avala sa dernière bouchée. La matinée était suffisamment entamée pour ne rien en tirer et une bonne balade au parc pourrait lui faire le plus grand bien.

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Alors que les vacances de noël approchaient, Elina avait été surprise d'apprendre qu'il y aurait un bal pour noël. Cette année était la cinquième qu'elle passait à Poudlard, et elle avait donc pu constater qu'il n'y avait pas un bal tous les ans. Le premier auquel elle avait assisté était d'ailleurs un bal de la saint Valentin et non de noël. Cela rendait d'autant plus surprenant le fait qu'un bal de noël ait lieu cette année là alors même que le Tournoi des Trois sorciers en avait imposé un tout juste un an plus tôt. Elle avait d'ailleurs de bons souvenirs de ce bal. Son cavalier de l'époque était un Durmstrang au caractère bien différent de ses pairs. Cette différence de caractère l'avait rendu bien plus facile à côtoyer aux yeux de la Poufsouffle et elle avait pris plaisir a sa compagnie. Il faut croire que cela avait été réciproque, au moins dans une certaine mesure, car ils avaient échangés quelques lettres depuis que les Durmstrang et les Beauxbâtons étaient rentrés chez eux. A chaque fois qu'elle croisait des affiches pour le bal dans les couloirs, elle repensait à l'année précédente, mais il était certain que ce bal serait bien différent, ne serait-ce que parce qu'il serait réservé aux élèves de Poudlard et leurs professeurs. Les attroupement qui se formaient devant les panneaux d'affichage donnait un château une allure obsidionale sans pour autant que cela sape le moral des élèves. C'était même le contraire, tous semblaient baigner dans l'effervescence. Les conversations allaient bon train, chacun se demandant qui il aurait pour cavalier ou cavalière. On voyait par moment des élèves, les joues un peu rouges et l'allure gauche, prendre a part un de leurs camarades pour se jeter à l'eau. Et quand cette étape ô combien difficile était passée, venait alors bien pire : le choix de la tenu et, en exclusivité cette année, du cadeau a offrir a son partenaire. Rien de tout cela n'était aisé.

Dans cette ambiance, Elina devait avoir un air contadin. Elle se souciait assez peu de ce bal, ou du moins, n'avait pas encore eu le temps d'y accorder beaucoup d'attention. Cela ne l'avait pas empêché pour autant de trouver un cavalier. C'était un soucis de moins et même si certains pourraient être surpris, elle était persuadée que cette soirée se passerait bien. Quoique, après tout, peut-être bien que cela ne surprendrais personne. Là n'était pas la question de toute manière. Il restait encore a se décider pour la tenue et le cadeau qu'elle offrirait à son cavalier. Ce n'était pas, et de loin, les questions les plus simples a régler. Peut-être abandonnerait elle les couleurs toutes Poufsouffliennes jaunes et noires pour cette fois. A force des les voir partout, jusque sur le dais de son lit, elle avait envie d'un peu de changement. Il était amusant de constater à quel point le choix des robes pouvait être source de déhiscence entre les élèves, voir même en l'élève lui-même. Car oui, cela menait parfois à la limite du dédoublement de personnalité. Pour l'heure, Elina se contenterait de prendre un petit déjeuner digne de ce nom dans la grande salle. Elle aurait tout le temps de se consacrer a ces questions épineuses un peu plus tard. Quoique, à force de repousser ces question, elle risquait de se retrouver au pieds du mur la veille du jours « J ». Bon, elle s'en chargerait une fois le ventre plein. Elle venait tout juste d'entrer et esquissait un premier pas vers la table des Poufsouffle quand une exclamation bruyante attira son attention.


« Grey et Kingson ensemble pour le bal ! Grey, tu comptes écraser combien d'orteils à Kingson ? Deux, trois ? »

Une remarque à la fois délicate et discrète... Elle ne fut pas surprise de voir le bruyant élève arborer les couleurs chatoyantes de Gryffondor. Quel intérêt avait-il donc a commenter le choix des deux Serpentard ? A moins que cette réaction ne soit que le reflet de son dépit d'avoir été devancé par Wilson ? Heureusement, Mary eut le dernier mot et coupa court à la rixe verbale qui s'annonçait. Grâce a cela, Elina eut tout le temps de profiter d'un petit déjeuner copieux dans le calme. Enfin, calme était un bien grand mot pour qualifier le brouhaha continu qui régnait dans la Grande-salle. De ci, de là, d'autres duos se formaient pour le bal tandis que les autres étaient absorbés par les questions existentielles des frousfrous et du maquillage. Elina avait toujours eu tendance a régler ces questions rapidement et sans tergiverser. Entendre faire les autres ne l'intéressait pas le moins du monde. Quand elle se leva enfin, repue, pour quitter la grande salle, elle remarqua Mary qui s'apprêtait elle aussi a passer les portes. La Poufsouffle n'avait jusqu'à présent jamais eu de réelle occasion d'adresser la parole à la Serpentarde ou alors ne les avait pas saisies. Elle ne la connaissait pas autrement que de nom et de réputation. Elle avait d'ailleurs la réputation d'être une Serpentarde dans les règles de l'art et donc, de ne pas avoir sa langue dans sa poche, mais Elina ne résista pas à son envie de l'interpeller :

« Félicitation pour la manière dont tu as cloué le bec à ce nigaud de Gryffondor. C'était du grand art. »


Elle n'attendait pas vraiment de réponse de la part de l'intéressée, mais elle lui aurait au moins communiqué un peu de la reconnaissance qu'elle avait ressentit quand son intervention lui avait permis de ne pas avoir a s'interposer. Elina n'avait rien non plus contre les Gryffondor, mais elle appréciait peu les gens qui se mêlait de ce qui ne les regardait pas. A plus forte raison si c'était seulement pour en tirer des moqueries.

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Ancien sorcier  

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A peine avait-elle dépassé le seuil des grandes portes de la Grande Salle qu'une voix féminine coupa court à ses réflexions. Se retournant, elle fut étonnée de constater que la personne qui venait tout juste de lui adresser la parole n'était autre qu'Elina Montmort. Si d'ordinaire elle ne perdait pas de temps à connaître les noms de ses camarades d'école, la Poufsouffle faisait partie du cercle très restreint des personnalités qui avait laissé une trace indélébile dans les archives de l'établissement, chose en soi plus que respectable. Montmort avait après tout participé au Tournoi des Trois Sorciers et en était ressortie grand vainqueur. La Serpentard se souvenait s'être rendue dans les tribunes pour observer les différentes épreuves et avoir eu à subir quelques unes plus... originales aux côtés du fantôme des toilettes des filles. Elle en avait eu une frayeur mais ses terreurs n'étaient pas à la hauteur de celles que la Préfète-en-Chef avait dû surmonter ces temps là. Mary se demandait même si la jaune entretenait toujours des contacts avec les étudiants des deux écoles étrangères venues participer au tournoi. Ce ne serait pas étonnant et une certaine curiosité quasi poussée par la jalousie laissait imaginer la Serpentard les échanges par hiboux lorsque les champions pouvaient s'ennuyer, se rappelant leurs déboires avec peut-être désormais un sourire aux lèvres. C'est donc avec une appréciation certaine qu'elle écouta le compliment de la Poufsouffle. Il était vrai que la Serpentard, aussi étonné d'avoir lancé une telle tirade au Gryffondor, s'en amusait tout autant, particulièrement parce que cela avait si bien fonctionné.

« Merci. Ils peuvent pas s'empêcher d'être les meilleurs terrains d'entraînement. », répondit-elle avec un sourire en coin juché sur ses lèvres.

Elle étudia, maintenant que l'occasion se présentait la jeune fille en face d'elle. Les cheveux aussi blonds qu'elle, son teint tout aussi pâles mais les traits différaient suffisamment qu'eux-même trahissaient les qualités et défauts de caractères de chacune des jeunes filles. Ceux de sa camarade paraissaient bien plus doux et invitant que les siens sans aucun doute. Elle secoua la tête. Ses divagations subtiles ne l'aidaient en rien et à la scruter trop longtemps pourrait faire interroger son état mental, chose peu désirable. Elle se concentra plutôt à diverger la conversation en terrain plutôt neutre. La Serpentard ne doutait pas un seul instant que la Poufsouffle, tout comme elle, avait d'autres chats à fouetter. Il s'agissait donc de créer un contact sans pour autant s'accrocher inutilement. Après tout, elles n'avaient jamais parlé avant cette matinée là. Finalement, peut-être que les Gryffons étaient à être remerciés mais bien sûr, elle ne ferrait rien pour cela.

« Enfin. Pour le moment, rien ne vaut sortir d'ici. Il n'y en a que pour le Bal ces temps-ci. J'aimerais bien voir si le lac est assez gelé pour tester les patins. »,

Sa dernière phrase pouvait autant s'adresser à Elina qu'à elle-même. Il fallait dire qu'aller faire du patin n'était pas la première chose qu'elle avait imaginé en pensant au Lac mais telle une souris se précipitant à travers une pièce pour ne pas se faire attraper par le propriétaire, l'idée s'était insinuée à son discours. L'étrangeté de la chose fit questionner son origine qu'elle ne pouvait expliquer que par des souvenirs d'enfance, chez son père où elle avait passé d'excellents hivers en compagnie d'Elin. Mary soupira intérieurement. Voilà donc une nouvelle fois la source de ses pensées saugrenues. Le fait d'y avoir pensé plus tôt durant le petit déjeuner semblait maintenant faire vivre ses souvenirs. Pour combien d'heures ou minutes allait-elle y songer ? Cette question était-elle une nouvelle fois méritante d'être étudiée. Après tout, elle devait cesser de s'empêcher de faire des choses sous prétexte qu'ils étaient sources de rappels non désirés et affreusement persistants. C'était une faiblesse que de persister dans cette fois. Non, finalement, s'imaginer se rendre faire du patin était tout à fait acceptable et c'est ce qu'elle ferait. Elle s'en fera un nouveau souvenir, un qui n'implique personne d'autre de son entourage qu'elle. Mary Emerine Grey perdait la boule, voilà où elle en était.

« Si tu veux venir, ça ne me dérange pas. Si non, bonnes fêtes et ... comme je n'en ai pas eu l'occasion, bien joué pour le Tournoi. »

Depuis quand pouvait-être elle aussi délicate envers quelqu'un d'autre de sa maison ? Mary avait été en quelques instants amadouée par des compliments bien placés. Confuse, elle adressa un dernier hochement de tête en direction d'Elina Montmort et se détourna d'elle promptement, quittant la chaleur rassurante de la Grande Salle pour retrouver la fraîcheur des couloirs. Ses pas la dirigèrent vers les grandes portes du Hall, menant vers le parc. Se décidant d'évaluer dans un premier temps la météo de la matinée, elle ne prit pas le couloir menant aux cachots et préféra accéder à l'ouverture. Le ciel était comme à son habitude couvert de nuages pâles. Le vent fort heureusement restait une brise qui ne lui offrit aucune gifle lorsqu'elle sortit la tête dehors. N'oubliant néanmoins pas que le temps pouvait tourner au vinaigre très rapidement dans cette région du pays, elle prit la décision de tout de même chercher ses affaires de saison. Mieux valait être trop prudent.

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Le réflexion d'Elina sembla couper Mary dans ses pensées. La preuve en était l'air étonné qui se peignit sur son visage lorsque la Serpentard se tourna vers elle. Mais en digne représentante de sa maison, Mary eut tôt fait de retrouver contenance. Et après une court silence, elle répondit à l'attention d'Elina.

« Merci. Ils peuvent pas s'empêcher d'être les meilleurs terrains d'entraînement. »

Sur ce point, elle ne pouvait qu'être d'accord. La situation qui avait eu lieu un peu plus tôt l'avait d'ailleurs prouvé. A voir le sourire de la verte et argent, on pouvait dire qu'elle appréciait ce type d'entraînement malgré le désagrément que cela pouvait représenter sur le moment. Durant le silence qui suivit les paroles de la Serpentard, celle-ci sembla jauger du regard Elina. Cette inspection mit la Poufsouffle légèrement mal à l'aise, mais depuis le Tournoi, elle avait appris a passer outre les regards scrutateurs. Elle en avait eu sa dose, et pas toujours des plus amicaux. Au point qu'un simple regard curieux ne suffisait plus a la gêner outre mesure. Et puisque l'heure était a l'inspection, elle se permis d'observer Mary à son tour. Tout comme elle, elle avait de longs cheveux blonds et a comparer leur teint, on en serait venu a penser qu'elle avaient passé les vacances ensemble au fond d'une cave. Ce teint pâle était un vrai problème parfois. Pendant les vacances d'été par exemple. Comment voulez-vous échapper au coups de soleils quand votre peau est aussi peu pigmentée ? Sans compter que le look écrevisse qui s'en suivait n'avait rien d'attrayant. En dehors de cela, les deux jeunes filles étaient très différentes. Mary avait un visage harmonieux et nul n'aurait pu y relever une quelconque déhiscence, mais pour une raison ou pour une autre, il trahissaient une certaine sévérité. Bien que sévérité ne soit probablement pas le terme le plus approprié. Là encore, ce fut Mary qui rompit le silence qu'Elina avait laissé s'installer sans le vouloir.

« Enfin. Pour le moment, rien ne vaut sortir d'ici. Il n'y en a que pour le Bal ces temps-ci. J'aimerais bien voir si le lac est assez gelé pour tester les patins. »

Mary savait donc patiner ? C'était là quelque chose qu'Elina n'avait jamais appris. Elle avait grandit dans une zone boisée et dépourvue d'étendue d'eau suffisante pour servir de patinoire une fois gelée. Sans compter qu'elle vivait alors trop loin des villes suffisamment grande pour disposer d'une patinoire même occasionnelle. Cela faisait parti des expériences qu'elle espérait faire un de ces jours. Mais elle ne s'y risquerait probablement pas sur le lac de Poudlard. La glace lui semblait bien fragile et il y avait tant de vie dans ces eaux...

« Si tu veux venir, ça ne me dérange pas. Si non, bonnes fêtes et ... comme je n'en ai pas eu l'occasion, bien joué pour le Tournoi. »


L'invitation aurait pu être tentante, mais encore eut-il fallut que la Poufsouffle se sache capable de tenir debout sur deux patins. Elle se voyait davantage les fesses par terre ou, dans le pire des cas, trempant dans le lac glacé. Et puis, elle ne pouvait pas s'imposer de cette manière a quelqu'un a qui elle avait adressé pour la première fois la parole quelques minutes plus tôt seulement. Elle ne voulait pas que sa présence sape le plaisir que la verte et argent pouvait avoir a patiner. Quoiqu'il en soit, Mary s'était montré bien plus fréquentable que ne le disait la rumeur. Après un rapide signe de tête vers Elina, la Serpentarde tourna les talons pour quitter la Grande salle. Elina ne tarda pas non plus a passer les portes et elle s'attarda près des portes donnant sur le parc. Le givre s'étirait sur toute la surface du parc comme un dais scintillant. Les couloirs, quant à eux, étaient pleins d'élèves jouant les contadins. Ils discutaient bon train et s'arrêtait à chaque coin pour s'émerveiller des petites modifications hivernales du château. Cela pouvait aller d'une simple extravagance vestimentaire de la part des tableaux animés à des branches de houx glissées dans les interstices des armures qui décoraient le château. De l'extérieur, cela devait être d'autant plus flagrant. La neige et le givre donnait au château obsidional des airs de palais de contes. La Poufsouffle était fortement tentée de voir comment Mary se débrouillait sur des patins, mais ce serait peut-être pour une autre fois.

La Poufsouffle fini par reprendre sa route. Elle songerait plus tard à se mêler aux batailles de boules de neiges et aux concours de bonhommes de neige. Pour le moment, il lui fallait songer au bal. Elle n'avait que trop retardé ce moment. Elle ne pouvait tout de même pas se contenter de remettre sa robe de bal de Tournoi ! Elle allait devoir trouver autre chose. La dernière phrase de Mary lui revint en mémoire. Cela lui paraissait toujours étrange d'être félicitée pour le Tournoi. La dernière tâche s'était passée de telle manière qu'elle avait du mal a la considérer comme ayant fait parti de la compétition. Elle avait appris une chose à cette occasion : que les sorciers sans baguette étaient incroyablement vulnérables. Cela dit, avoir une baguette ne l'aurait pas sauvée face a Stanislav Stoyanov. Elle ne parvenait pas a se voir comme vainqueur du tournoi alors que ni elle, ni les autres champions ne seraient sortis vivants du dominion sans l'intervention du Ministre de la Magie : Arseni Stoyanov. C'était là une dette qu'elle ne serait très probablement jamais en mesure de rembourser, mais qu'elle ne pourrait pas oublier pour autant.

¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~

Cavalier cherche Cavalière pour un bal

Le temps que le troisième année fixait son verre vide, Mary en profita pour enfoncer le clou avec une phrase qui mérite une célébration digne d’une grande reine. Wilson sentit les muscles de sa bouche tendre un sourire même s’il ne tourna pas la tête pour regarder sa camarade. Sa phrase était une merveille ! Wilson n’en avait pas compris tous les mots mais le peu qu’il en avait compris, c’était fabuleux et pour ça, il était content d’avoir demandé la main de Mary pour le bal de Noël. La matinée commençait bien. Wilson songea à cette fête avec envie. Il ne savait pas trop comment il allait s’habiller ce soir-là. Il pensa d’abord à un costume de Père-Noël, mais il est trop petit et trop maigre pour rentrer dans le déguisement. Cela pourrait être amusant de porter une barbe blanche et venir déposer des cadeaux ce jour-là près de la cheminée de salle de bal. Wilson n’est qu’un petit sorcier qui vient à peine d’effectuer sa naissance (comparé au Père-Noël qui est vieux), cela serait étrange. Et puis, peut-être que les professeurs ont déjà prévue ça ! Un prof déguisé en Père-Noël, en saint Nicholas, puis un autre en père Fouettard pour les élèves pas sages… *Le garçon de Gryffondor aura un cadeau du père Fouettard, sur* pensa Wilson.

Le Serpentard était tellement perdu dans ses pensées, qu’il ne vit pas Elina Montmort, la préfète-en-chef arriver. Mary et elle étaient en train de discuter de la façon dont Mary avait remballé la Gryffondor. Cette phrase mérite vraiment d’avoir une commémoration chaque année. Les deux filles semblaient s’apprécier et Wilson se sentit un peu délaisser. Il entreprit donc de continuer son petit dej’ sans ajouter un mot à la conversation des filles. Levant les yeux vers le plafond de la Grande Salle, il vit le ciel magique clair qui se levait doucement. La journée était bien entamée. Dans ce ciel magique, Wilson vit des bougies sans bougeoirs qui pourrait représenter des étoiles dans le ciel. C’était beau.

Lorsqu’il baissa la tête, il vit Mary et Elina s’éloigner presque ensemble vers la sortie de la Grande Salle. Seul, les filles l’avaient laissé tout seul, sans prévenir. Wilson se rendit compte à quel point il connaissait peu Mary tout qu’on fait. Peut-être aurait-il dû demander à quelqu’un d’autre de l’accompagner au bal ? Non, Mary est la personne parfaite, tout le monde voudrait être avec elle, ce sera l’occasion en or de montrer à tout le monde, à quel point Wilson a de la chance dans sa vie. Durant une petit pause repas, le préfet retira son insigne pour le frotter, comme chaque matin, et le remettre bien comme il faut sur sa robe de sorcier. Ce matin il l’avait mis à l’ava vite et il était bancale, il n’avait pas eu le temps non plus de le frotter. Ce n’est pas la vision droite et soigner d’un préfet modèle qu’il en faisait. Une fois fait, il remit l’insigne sur lui. Voilà qui est mieux. La grande salle paraissait moins animée que quelques minutes auparavant, les sorciers sortaient petit à petit de la salle pour vaquer à leurs occupations. Wilson finissait son petit déjeuner avec la satisfaction du devoir accomplit : à Noël, il ira au bal avec Mary Grey. Plus il y pensa, plus il avait hâte d’être ce jour, pour partager de bons moments avec elle, entre amis, entre Serpentard.

Les Noëls à Poudlard n’avaient vraiment rien à voir avec ce qu’il connaissait du monde moldu. Wilson repensa aux soirées en famille, avec la télévision en bruit de fond. Il y avait toujours des histoires avec des personnages d’hiver, blottis dans des igloos fait avec des flocons de neige. Oh la neige, que c’est bien, on y laisse ses empreintes lorsque l’on marche… c’est un peu froid, on doit se promener avec un châle pour ne pas tomber malade, mais Wilson rêve de vivre beaucoup de moments comme celui-là. Et puis dans les dessins animés du soir du 24, souvent, à la télévision, il y avait des personnes en patins sur la glace. Wilson se souvient aussi de la montagne de chocolat qu’il recevait chaque année à Noël par sa famille. Il espère que ce sera le cas cette année avec des chocogrenouilles. C’est tellement bon les chocogrenouilles. Pensif, Wilson reprit ses esprits en se levant et en se dirigeant vers la sortie de la Grande Salle, le petit déjeuner était terminé, il avait trouvé sa cavalière, maintenant il pouvait s’occuper de d’autres tâches journalières.

"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté"