Grande salle

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Un colis bien tombé  PV Audric Hitward +Libre 

De l'encre sur le pantalon, debout dans l'une des allées de la grande salle, des excuses bafouillées de toute part et des regard à la fois rieur et interrogateur... Audric sentait que la journée n'allait pas être de tout repos. Pourtant tout avait bien commencé : il s'était levé tranquillement comme à son habitude, et avait s'était préparé pour la journée comme chaque matins. Il avait fait son sac, rabattu sa couette sur son lit pour donner un semblant d'ordre dans son coin du dortoir, avait préparé son sac à la dernière minute comme d'habitude et était descendu. Sept étages plus bas, un roman entamé sous le bras, il s'était installé comme à son habitude à la table des Gryffondor et avait commencé son petit déjeuner en lisant, comme tous les jours ou presque.
Jusque là tout allait bien, la seule chose qui différait et c'était ainsi tous les jours, c'était les personnes présentes autour de lui lors du petit déjeuner, mais le brun ne s'en préoccupait jamais vraiment. Pendant que certains lisaient comme lui, d'autres discutaient en mangeant, ou finissaient leur nuit le nez écrasé contre la table en grondant un "Je dors pas!" quand quelqu'un faisait remarqué qu'il y avait une marmotte à table. D'autres encore finissaient leurs devoirs, ou entamaient ceux pour les prochains jours.

C'était d'ailleurs le cas de sa voisine de gauche, qui était penchée sur ses parchemins pendant qu'elle grignotait. C'était une première année comme lui, qui répondait au nom de Serenity. Il n'avait jamais vraiment parlé à la brune qui était du genre timide. Et ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait commencé, aussi il se replongea dans son livre comme si de rien n'était. Ce n'était pas par mauvaise fois, mais juste qu'il n'avait rien à lui dire. Et puis ça n'aurait en rien changer les événements qui arrivèrent peu de temps après.
Lorsque les hiboux arrivèrent, Audric leva les yeux de son bouquin pour les observer. Pour lui qui adorait les animaux c'était un véritable spectacle qui s'offrait devant lui tous les matins. Il était assez rare qu'il reçoivent du courrier, mais quand ça arrivait son paquet contenait toujours plusieurs lettres, lui apportant ainsi de la lecture pour toute la journée en général. Aujourd'hui il ne reçut rien, et en profita pour regarder le ballet offert par les volatiles. Il avisa un hibou qui survola la table à la recherche de quelqu'un, portant un colis. Lorsque l'animal lâcha le-dit colis juste à côté de lui, le brun sentit que ça allait mal se terminer.

Il vit l'action au ralentit, sans pouvoir réagir. Le colis frappa Serenity qui tenta de le rattraper, ou du moins c'est ce qu'il lui sembla. Puis l'encrier valsa dangereusement dans sa direction avant de se vider sur la table, laissant de l'encre couler sur la jambe gauche du garçon. Le brun eût un réflexe idiot mais humain : il se recula vivement et se releva en essayant d'échapper à la flaque noire qui avait déjà tâché son pantalon. Se faisant, alors qu'il sautait dans l'allée entre deux tables, il bouscula une personne qu'il n'avait pas vu arriver. Il bafouilla de vagues excuses à la personne qu'il venait de pousser par inadvertance, avant de se reprendre :


"Pardon, je n'ai pas fait attention. Je... J'essayais de fuir l'encre."


"J'essayais de fuir l'encre", numéro un des excuses insolites et bidons, bien que pour le brun c'était l'entière vérité. Le français rougis violemment et préféra se tourner vers sa voisine de table pour oublier ce qu'il venait de dire. Se faisant il tira quelques mèches de cheveux devant ses yeux vairons, par nervosité.


"Ce n'est pas grave, ne t'inquiètes pas ce n'est que de l'encre."
Enfin, quelques secondes plus tôt encre ou pas il aurait fortement préféré ne pas en être couvert. Il songea un moment à s'éclipser pour aller se changer, mais il voulait d’abord finir de s'excuser auprès de cette personne qu'il avait bousculée alors qu'elle ne faisait que passer, et aussi rassurer Serenity qui semblait gênée.

" Ce n'est rien ne t'en fais pas"
dit-il à Serenity. "Et toi est-ce que ça va?" Puis il se tourna vers la personne dans l'allée pour lui poser la même question.

Là où les Ninker passent, la défaite trépasse.
Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira.
3ème année RP
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )