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Burning cauldron  PV 

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Ce RPG se déroule après l'aventure ci-dessus.


 
   Était-il possible de sentir le sang bouillonner dans chacune de ses veines ? Apparemment, oui. Kristen sentait chaque carrefour veineux palpiter sous sa peau et son cœur pomper tout ce sang à une vitesse frôlant la plus sincère extravagance. Les dents serrées, elle attendait. Sa mâchoire atrocement contractée lui faisait mal, mais cette douleur était un sceau qui lui permettait de ne pas laisser éclater sa colère. Elle regardait droit devant elle, se sentant désormais étrangère à ce qui se passait sous ses yeux. Elle se sentait profondément humiliée et n’avait qu’une envie : que toute cette cérémonie se termine au plus vite pour aller toucher deux mots à celle qui était la cause de tout ceci : Aelle Bristyle. Une gamine, une simple enfant, si petite, si rien-du-tout, qui avait souffleté d’un mot tout l’honneur de Poudlard.

    Mais sagement elle patienta. Kristen était incapable de prononcer le moindre mot, ou elle aurait explosé de rage. Il fallait pour le moment faire bonne figure et essayer de sauver les meubles. Quand tout cela prit fin, ses épaules s’élevèrent et s’affaissèrent au rythme dégénéré de sa respiration. Elle prit une inspiration plus profonde, souffla un bon coup et se leva sans rien dire. D’un pas rapide mais souple, elle se dirigea vers la table des Poufsouffle. Elle sentit d’abord quelques regards rivés sur elle, puis de plus en plus en fur et à mesure que la rumeur de son mouvement se répandait dans la grande salle. À cet instant, il était clair que personne n’aurait eu envie de se trouver à la place d’Aelle Bristyle.

    Elle ne dit toujours rien en la prenant d’une main ferme par le bras et en la faisant se lever. Elle ne dit rien non plus quand elles disparurent dans un tourbillon d’air distordu et se retrouvèrent à l’étage du dessous, dans un couloir désert du début des sous-sols. En regardant bien, on s’apercevait vite qu’on se trouvait à quelques mètres de l’entrée des cuisines, et donc de la salle commune de Poufsouffle. Aelle Bristyle pouvait bien vomir de ce transplanage, tourner de l’œil même, Kristen n’en aurait cure.

« Faites vos valises, dit-elle en indiquant l’entrée de la salle commune. »

Présence réduite les lundis et vendredis.
« J'habite à trop de milliers de mètres d'altitude au-dessus des bas-fonds où clapotent et clabaudent de tels sales papotages, pour que je puisse être éclaboussé par les plaisanteries d'une Verdurin. »

Burning cauldron  PV 

En revenant vers la table des Jaunes, j'avais été heureuse d'enfin quitter l'estrade puante ; j'avais regardé ma place s'approcher avec avidité, sans faire attention ni aux autres ni à sa présence dans mon dos. Je m'étais assise et j'avais laissé éclater ma joie et mon exaspération.

A présent, je les sentais sur moi. Ils me perforaient de toute part. Devant moi, à mes côtés, dans mon dos. Même les étoiles qui planaient sur le plafond magique me tuaient de leur regard. Je gardais obstinément la tête baissée sur mon assiette car si je levais les yeux et que je tombais sur leur Regard, j'avais peur d'exploser de rire, ou peut-être colère. Regardez ailleurs, sales cons ! Regardez plutôt ces Chinois qui accusent sans raison ! Mais je ne disais rien parce que j'étais effrayé par l'atmosphère qui régnait dans la Grande Salle.
Je leur en voulais, à tous. Je leur en voulais car j'aurai aimé rire et sauter de joie : j'avais tellement crains de  devoir participer à cette mascarade. Maintenant je n'avais qu'une envie : me cacher de sa présence qui était plus effrayante que celles de tous les Autres ; Charlie.

Je n'avais toujours rien mangé et mon estomac avait reprit ses cris d'agonie. Je levai la tête en entendant les paroles des Autres se faire plus avides. Tous les Poufsouffles qui m'entouraient me jetaient des regards du coin de l’œil. Se pensaient-ils discrets ? J'affichai un sourire sur mon visage. C'était pourtant ma colère et mon dégoût que je voulais leur montrer, mais j'avais compris qu'afficher ma joie d'avoir été refusé par l'autre Idiot de Chinois serait bien plus destructeur. Effectivement, je m'amusai à voir le visage de cette brune se gonfler de colère ; elle allait parler et moi, j'allais lui parler de mon bonheur. Mais sa tête se tourna vers la table des professeurs et c'est trop tard que je me rendis compte que je l'avais imité.

Avant d'avoir une belle vue sur l'idiotie qui se déroulait là-bas, j'aperçus la tête blafarde d'Aodren. Tout au fond, assis au milieu de ses camarades Serpents. Sa tête se détachait des autres. Comme s'il était la seule personne que je devais voir. Mon sourire se fana sur mon visage et je lui lançai un regard noir à ce Con de frère. Sa tête toute blanche me montrait une grimace d'effroi et je ricanai en apercevant sa bouche grande ouverte. Mais il ignora mon regard tueur et me fit un signe de tête vers la droite.

A peine eus-je tourné la tête que la grande face de Loewy me sauta à la gueule. C'était la même tête qu'elle présentait à chaque fois que je l’apercevais ; une face d'adulte, sans dessin ni compréhension. Juste une putain de sale gueule plate et quand mes yeux croisèrent la foudre de son regard, je me souvins de ces paroles qu'elle m'avait adressé sur l'estrade puante. Mon esprit me hurla de m'éloigner mais je ne pus bouger. Un poids immense me tint assise sur le banc et mes poumons s'écrasèrent à l'intérieur de moi. Je ne pus rien faire quant elle enroula sa grande main autour de mon bras ; un étau puissant qui m'arracha un cri de douleur et un cri du cœur. *Me touche pas !*

« Qu'est-c'que v..., » gueulai-je avant que le monde ne s'effondre.

C'était comme cette fois où Maman m'avait obligé à dire au revoir à Gontag. Un regard qui m'enfonce dans le sol, une poigne puissante qui m'empêche de respirer, qui m'empêche de bouger. C'était comme avec Maman et mon cœur explosa de colère.

Le monde s'effaça avant de se mettre à tourner. Les regards goguenards des élèves disparurent pour laisser place à une ribambelle de couleurs et de flashs aveuglants ; mais la force qui me faisait tourbillonner était trop forte et je ne pus fermer les yeux. Lorsque le monde cessa de tourner et qu'un mur de pierre se dessina lentement devant mes yeux, je pris conscience que jamais la Main n'avait lâché mon bras qui criait de douleur. Elle le fit soudainement et alors la réalité du transplanage vint saluer mon corps.

Je m'effondrai par terre, les jambes tremblantes et douloureuses. Un haut-le-cœur me souleva l'estomac et je me penchai vers l'avant, la bouche ouverte pour évacuer ce qui voulait sortir. Mais rien ne s'échappa de mon corps. J'essuyai le filet de bave qui coula sur mon menton, les yeux fermés pour ne pas voir le sol trembler. Quelque part au fond de mon esprit, une Chose voulait me faire comprendre : c'est la Directrice, elle a transplané avec moi ! C'était grisant. Mais j'étais effrayé car une autre chose, plus forte celle-ci, gémissait de crainte.
J'ouvrai les yeux. Elle était devant moi, la grande sorcière à la face toute plate. Elle resplendissait dans toute sa splendeur noire. Il n'y avait que son étrange mèche blanche pour échapper au repas de haine auquel je semblais être convié.

Je me relevai rapidement, détestant me trouver à ses pieds. Je m'éloignai tout aussi vite, détestant me sentir étouffer par ce qui semblait suinter d'elle.

« Faites votre valise, » dit-t-elle soudainement et une vague de noirceur m'écrasa.

Je me recroquevillai, le cœur battant à tout rompre et la respiration coupée. Je tournai la tête dans la direction qu'elle m'avait montré et je remarquai que nous n'étions pas allé loin. La salle commune des Poufsouffles était juste ici.

Malgré la Main qui se serrait autour de ma gorge pour m'empêcher de parler, j'ouvrai la bouche :

« Qu... Quoi ? »

Ma voix trembla affreusement ; plus que mes jambes. Je m'éloignai encore de la sorcière, ne détachant pas mon regard d'elle. Je me rapprochai sans le vouloir de la salle commune, mais je préférais me tenir loin d'elle et de cette chaleur qu'elle irradiait.

Ma colère n'était qu'un animal blessé au fond de mon corps : jamais je n'avais été effrayé au point de ne pouvoir la laisser sortir.

« Qu'est-ce qu... Pourquoi j'ferais ma valise, c'est même pas les vacances ! » crachai-je en direction de l'Adulte-qui-ressemblait-à-Maman.

J'étais fière de moi. Malgré mon effroi que je ne saurai comprendre, j'avais pu faire vivre ma rage au travers mes mots. Je voulus sourire, parce qu'elle aussi elle allait détester cela, mais je ne pus que mener ma main à mon bras qui pulsait douloureusement. La crainte me faisait me sentir toute petite. Si petite que même debout, ainsi éloigné de la Colère qui me faisait face, je me sentais étouffer. J'étais inexistante. Comme si elle avait le pouvoir d'avaler tout ce que j'étais. Pour me faire disparaître, pour m'évincer parce que j'avais mis en colère un Chinois. Était-ce pour cela qu'elle s'en prenait à moi ?

Je reculai jusqu'à sentir le mur froid dans mon dos. Mon cœur battait de ma peur. Il m'étouffait. Et il allait m'étouffer jusqu'à me faire crever.

Noyée dans l'Océan si plein de Ramifications.

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La colère laissait peu à peu place à l’exaspération, puis viendrait la lassitude. Kristen était fatiguée des protestations, de cette gamine qui cherchait à comprendre au lieu de s’exécuter. Elle voulait que la soirée prenne fin au plus vite, et hop là on plie bagage – littéralement, en l’occurrence. Le ton que Bristyle employait ne plaisait toujours pas à Kristen, qui la voyait de plus en plus comme une petite sotte mal élevée. La directrice exhala sa lassitude dans un long soupir et approcha de l’enfant. Elle se pencha jusqu’à atteindre un peu plus que son niveau et souffla :

« Mais vous en avez, de la chance ! J’ai décidé que vous étiez en vacances, et ce jusqu’au mois de septembre prochain… »

Elle se redressa et prit un air impérieux en ajoutant :

« …au moins. »

Kristen saisit à nouveau la Poufsouffle par le bras et l’amena devant la pile de tonneaux qui indiquaient l’entrée de la salle commune des Jaune et Noir. Elle compta de l’index un certain nombre de tonneaux, s’arrêta sur l’un d’eux, compta à nouveau et toqua sur celui que son doigt avait désigné comme étant le bon. La salle s’ouvrit. Kristen lâcha l’Insolente et crut bon d’exprimer quelques précisions :

« Vous profiterez de votre dernière nuit à Poudlard. J’enverrai un message à vos parents et vous partirez dès demain par le train. Vous aurez le Poudlard Express pour vous seule... »

Elle plissa les yeux et conclut :

« C'est beaucoup d'honneur pour un si petit être, n'est-ce pas ? »

Présence réduite les lundis et vendredis.
« J'habite à trop de milliers de mètres d'altitude au-dessus des bas-fonds où clapotent et clabaudent de tels sales papotages, pour que je puisse être éclaboussé par les plaisanteries d'une Verdurin. »

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Le mur était bien trop petit. J’avais beau m’arracher le dos sur ses dents de pierre, j’étais toujours trop proche de la Colère me faisant face. Ce couloir qui me voyait vivre chaque jour qui passait me paraissait soudainement trop étroit, trop emplit de sa présence étouffante. Elle m’enserrait les poumons et le coeur ; allait-elle m’agresser ?

Elle s’approcha et je rapetissai : si le mur ne voulait plus me protéger, le sol s’en occuperait. Mes jambes tremblantes se plièrent mais refusèrent de me laisser tomber. Une force cachée les aidait à tenir bon, à supporter le poids de mon corps mort de peur. Je pouvais la sentir vibrer dans ma poitrine. Pas dans mon coeur, lui était crispé par l’étouffement de la Sorcière. Non, elle provenait de mon ventre, de mes entrailles. C’était une force chaude et puissante, comme je pouvais la ressentir de temps à autre. Une force qui me donnait envie d’ouvrir grand la bouche pour dégueuler toute ma colère. Mais je ne pouvais rien faire d’autre que de subir la proximité dégoûtante de Loewy.

Quand elle parla, son souffle me balaya le nez et je plissai des yeux. Elle avait l’air d’une putain d’idiote à se pencher ainsi, n’est-ce pas ? Je détournai la tête pour ne pas voir ses yeux, ils me pétrifiaient sur place.

« Mais vous en avez, de la chance ! J’ai décidé que vous étiez en vacances, et ce jusqu’au mois de septembre prochain… »

Sa voix, une sorte de son glaçant et brûlant, peina à atteindre ma conscience. Il flotta autour de ma tête comme le faisait tous les autres sons depuis que j’avais été appelé sur l’estrade puante ; un horrible bourdonnement me plongeait dans une irréalité dérangeante. Mais si le son n’avait que peu de chance de se dessiner dans mon esprit, la compréhension elle, était si limpide que j’en tremblais plus fort encore. Bientôt, le bourdonnement s’effondra pour que ne reste qu’un mot, celui-ci plus clair que ne l’avait été tous les autres : septembre. Ce mot ne pouvait signifiait qu’une seule chose. *Septembre ?*

Mon coeur s’affola de trois lourds battements ; trois longs et et puissants coups qui me laissèrent chancelante. J’ouvrai la bouche, pour respirer ou pour crier, lorsque la Sorcière s’empara de mon bras. Encore. Sa poigne était aussi glaçante que l’était sa voix. Elle s’agrippa à moi et ne me lâcha plus. Je pouvais sentir que sa Force à elle ne provenait pas de ses entrailles mais de son coeur. Une Force mue par une colère injuste et pitoyable. Une colère qui n’avait aucun sens et dont je n’aurai jamais du être la victime. *Septembre*. Une colère qui ne pouvait avoir une telle conséquence.

Mon esprit brumeux sembla s’enfoncer dans un puit obscur à l’odeur nauséabonde. Quelque temps durant, la seule chose qui parvint à passer la barrière de mon brouillard fut ce mot *septembre* qui ne semblait vouloir me quitter. Il habitait mon coeur et mon âme, ce vaurien, et il me tenait emprisonné dans des liens qui semblaient intouchables.

C'est seulement lorsque je sentis mes jambes tremblantes céder sous l’appel de la gravité que je me rendis compte que Loewy m’avait lâchée. En m’affalant sur le sol, je reconnus sans mal la salle commune ; je crispai ma mâchoire à m’en faire grincer les dents. Je me relevai aussi tôt et je me retournai pour faire face à la Sorcière. Mon coeur battait à ton rompre dans ma poitrine, et mes poings s’étaient fermés douloureusement. Elle trônait dans cette salle avec grâce, mais elle n’y avait aucunement sa place. Et moi non plus, mais je n’avais aucune envie de comprendre ce qu’elle me disait. Pendant un temps, mon esprit miroita mon éventuel futur : moi, coincée pendant plus de six mois dans la Maison. Plus de temps qu’il n’en fallait pour que ses griffes se plantent dans mon coeur et ne me l’arrache. Un étrange son rauque s’échappa de ma gorge, je déglutis difficilement pour tenter de ravaler ma peur. J’aurai aimé ne ressentir que de la colère. Comme Loewy. Ouais, comme Loewy j’aurai aimé puer la rage.  Mais j’étais terrifié, par Merlin, et c’est sur le ton de la peur que parla ma voix lorsqu’enfin je pus ouvrir la bouche :

« Vous n’pouvez pas faire ça ! »

Je m’étais reculée et j’avais percutée un quelconque fauteuil. Je serais tombée si ma main ne s’était pas crispée sur l’accoudoir. Je voulais m’éloigner de cette aura dangereuse qui me faisait mal au coeur.

« C’est pas possible que vous m’virez jusqu’en septembre, j’ai rien fait !  » ahanai-je en essayant en vain de faire transparaitre ma colère. « J’ai rien fait !  » répétai-je. Et cette fois-ci, ma voix s’échappa avec plus de force du gouffre sombre qu’était ma bouche et s’envola dans les hauteurs de la salle commune.

Alors que je faisais face à la Directrice, le corps horrifié et les mots tremblants, je pris conscience que retourner au Domaine signifierait mettre mes parents au courant. Et si l’idée de les décevoir ne m’importait aucunement, je pouvais cependant me douter quelle serait leur réaction. Mon coeur déjà bien mort se momifia et à mon plus grand désarroi, un océan d’eau s’infiltra dans mes yeux.

« J’reste ici !  » lançai-je à l’autre Sorcière-qui-foudroyait-n’importe-qui.

Je me laissai aller contre le dossier du fauteuil. Mon corps voulu s'effondrer et pour rien au monde je l’aurai laissé faire devant la Chose qui se tenait face à moi.

Noyée dans l'Océan si plein de Ramifications.

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Kristen scrutait le moindre geste de l’enfant, le moindre mouvement de faiblesse, de peur, et, loin d’en éprouver la moindre satisfaction morbide, en était dégoûtée. C’est que cette peur faisait durer l’affaire, et Kristen n’avait pas envie d’y passer la nuit. Ses yeux bleus percèrent la gamine figée contre son fauteuil, ce petit chiot qui aboyait fort, la queue toute retroussée entre les jambes. La directrice émit un son empli de dédain, sortit sa baguette et visa les pieds de l’enfant.

« Si telle est votre volonté. »

La baguette de la directrice siffla et un jet incolore se dirigea vers les chaussures de la gamine qui avait tout fait rater. Le temps que l’impertinente comprenne qu’elle ne pourrait plus faire un pas serait certainement considérable, et Kristen s’imaginait que le temps qu’il lui faudrait pour comprendre qu’elle pouvait enlever ses chaussures serait interminable – cet enfant ne devait pas avoir autre chose que de la purée de petit-pois dans le crâne. Kristen se dirigea rapidement vers le dortoir des filles de Poufsouffle. Ses radars firent le tour de la pièce. Elle ne se soucia pas des vêtements en boule dans un coin du dortoir, pas plus que du doudou qui trônait, fier, sur l’oreiller de telle élève, ou que des papiers d’emballage de chocogrenouilles qu’elle remarquait dépassant de sous un lit. Elle pointa sa baguette au centre de la pièce, murmura une incantation, et la valise d’Aelle Bristyle racla le sol jusqu’aux pieds de la directrice. Elle agita à nouveau sa baguette et plusieurs affaires volèrent dans la salle pour aller se ranger, mal pliées en raison de l’impatience et de l’exaspération de Kristen, dans la valise de la fillette. Quand plus rien ne vola, elle referma la valise d’un nouveau geste et attrapa la valise par la poignée. L’opération avait été extrêmement rapide.

Kristen revint dans le petit salon et posa la valise aux pieds de l’enfant.

« Et dire que je voulais vous ménager, vous permettre de dire au revoir à vos camarades et à l’école… malgré la honte que vous m’avez fait subir, malgré votre impertinence qui a mis en péril les chances d’une relation privilégiée entre deux écoles du monde magique… »

Sa tête fit un mouvement vers l’arrière, comme par dégoût.

« Comment pourriez-vous comprendre, vous qui ne voyez pas plus loin que le bout de votre minuscule nez ? »

Un soupir, et elle conclut :

« Apprenez à être avant d’apprendre à être une sorcière. »

La directrice ferma les yeux un instant, soupira longuement et leva à nouveau sa baguette. Elle pensa à l’image de sa Paix, prononça la formule, et un loup argenté apparut au milieu de la salle commune de Poufsouffle.


Évitez l'abondance de vulgarités de vos écrits. Elles sont moins pénalisées dans les RP que dans les Flood où elles sont tout simplement interdites, car nous comprenons que cela puisse faire partie du style, mais il reste peu utile d'en abuser.

Présence réduite les lundis et vendredis.
« J'habite à trop de milliers de mètres d'altitude au-dessus des bas-fonds où clapotent et clabaudent de tels sales papotages, pour que je puisse être éclaboussé par les plaisanteries d'une Verdurin. »

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Mon règne allait prendre fin. Je pouvais le sentir jusqu’au bout de mes cils plein de larmes. Je sentais ma couronne vaciller au rythme de ma peur et bientôt, je m’effondrerai, réduite en cendres par ma propre grandeur.

La femme qui me faisait face n’avait rien d’exceptionnel - si ce n’est son horrible mèche blanche. Elle n’était qu’une femme. Je voulais la comparer à une autre pour savoir s’il était normal qu’elle soit telle quelle, mais mon unique comparaison de femme était Maman. Cette sorcière colérique n’avait rien à voir avec elle. Maman était comme un glacier quand elle était en colère : une surface gelée sur laquelle nous ne pouvions que glisser. Insensible aux mots. Douce comme le froid. Calme comme l’hiver. Loewy, elle, était étouffante et effrayante. Méchante et injuste. L’un de ces adultes qui hurlent sans expliquer, qui prennent plaisir à battre. Oh oui, cette femme-là prenait du plaisir. Derrière sa force brute il y avait un lac de joie. Derrière la mienne, un océan de haine.

Le sortilège frappa sans prévenir. Un éclat brillant s’échappa de la baguette que je n’avais pas aperçu jusqu’ici et frappa mes pieds.  J’attendis une douleur quelconque, une brûlure ou peut-être même un brouillard de sang. Mais mon corps ne sentit rien d’autre qu’une immobilité sans douleur et sans couleur. Rendue statue, je m’échappai de ma contemplation larmoyante pour baisser la tête sur mes pieds, une grimace déformant mes traits. Je secouai mon genou gauche. Il tremblota lamentablement sous ma hanche mais ne se leva pas. Le droit agit d’une manière semblable, il bougea seulement avec plus de force, comme pour me narguer quand je compris qu’il ne se lèverait pas non plus. Un râle d’effroi m’échappa. Je levai la tête, me résignant à montrer toute ma peur à Loewy, mais mon regard ne rencontra que du vide. Elle avait disparu et mon râle se transforma en un cri blafard qui ne pu exprimer toute ma colère cachée :

« Ah ! » fis-je en frappant le fauteuil du plat de ma main. L’abruti jaune ne bougea pas non plus.

Il m’était aisée de savoir où la Femme-en-colère était partie : dans les dortoirs, pour toucher à ce qui m’appartenait. Pour faire ce qu’aucun n’avait jamais osé faire. Même Papa n’agissait pas ainsi, puisque lui savait me respecter.  *Papa...*. Mon coeur s’arracha soudainement de son socle pour s’affaler sur mes entrailles : Papa et Maman, je ne pouvais les revoirs, pas maintenant ! *Septembre*. Voilà ce qu’elle avait dit. Septembre. C’était impossible.
La Peur, qui en l’absence de Loewy s’était amoindrie, se réveilla. Je gémis en agitant mes jambes avec plus de force, l’espoir de me libérer effaçant les larmes dans mes yeux.

Elle m’avait lancé un sortilège ! Elle l’adulte, à moi l’enfant. J’étais certaine que ce n’était pas autorisé. Mais je me foutais des lois. Tout ce que je savais, c’est qu’elle m’avait lancé un sortilège et que j’avais réagi comme une idiote de moldue à ne pas y avoir pensé avant elle. Le fait qu’elle ait près de quatre fois mon expérience en matière de magie n’excusait en rien cette erreur.

Je tendis une oreille vers les dortoirs et je fourrai ma main dans ma poche pour en extraire ma baguette magique. Avec elle, je me sentai plus forte, prête à me défendre et à retrouver mes droits.
Elle pendait au bout de mon bras, tout contre ma jambe immobile, lorsque Loewy réapparut. Cette dernière déposa avec toute la vulgarité que lui permettait sa Colère ma valise devant moi. Celle-ci était gonflée comme un bourgeon et elle tomba sur le côté en un bruit qui ne résonna ni dans la pièce ni dans ma tête. J’étais bien trop occupé à aviser l’Autre sorcière pour l'entendre. Et j’étais bien trop obsédé par mon coeur déchiqueté de colère qui ramollissait peu à peu dans ma poitrine. J’haletai pour essayer de garder ma force en sentant la peur s’installer dans mon corps. Encore. C’est que Loewy avait un regard glaçant d’une lourdeur certaine. Voulait-il me faire disparaître ?

Le pouvoir de Loewy agit d’un traître coup. La femme se planta face à moi, toute noire, et sa voix flippante me secoua une nouvelle fois. Elle dit beaucoup de chose et je n’en retint que peu, occupée comme je l’étais à me battre avec le souffle de crainte qui gambadait sur ma chair. Mon dos se glaça d’abord, puis mon cou et enfin mon crâne. Une peur qui m’immobilisa autant que le sortilège qui gardait mes pieds enfermés.
J’étais totalement coincé dans mon corps lorsqu’elle acheva son discours en prenant la pose de celle qui songe, yeux fermés et l’air concentré. J’aimais croire que j’avais gardé tout mon contrôle en n’ayant écouté aucun de ses mots de feu, mais sa voix crissait dans mon esprit et j’aurai voulu me secouer dans tous les sens pour lui renvoyer mon immobilité dans la gueule. Elle qui me parlait de honte et d'impertinence, se voyait-elle en train de me traiter comme un elfe de maison ? Et pourquoi, disait-elle, pour la honte. Mais je n’avais pas honte d’avoir dit à l’autre Chinois ce qu’il était. Qu’elle me laisse profiter de la liberté qu’il m’avait rendue !

C’est à peine si je remarquai le Patronus qui m'éblouit en apparaissant non loin de moi.

« Libérez-moi, » grinçai-je difficilement.

Je me maudis de ne pas réussir à la regarder dans les yeux.

Noyée dans l'Océan si plein de Ramifications.

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Kristen fit claquer sa langue contre son palais et libéra la fillette du sortilège d’un coup de baguette. Elle dit à son Patronus, qui s’était sagement assis ses pattes arrières :

« Dis aux parents de Mademoiselle Bristyle qu’à compter de ce soir et jusqu’au moins de septembre au moins, elle est renvoyée de l’école pour comportement inapproprié, insolence et mise en péril de relations internationales de la plus haute importance. Je leur enverrai un courrier complet dans la semaine, pour les détails en tous genres, mais leur fille ne dormira pas au château ce soir. Je la ramène chez elle. Nous passerons par le réseau des cheminées. »

Il est vrai que Kristen Loewy avait souvent tendance à mettre les autres devant le fait accompli, et que c'était parfois... surprenant. En fait, elle s'imaginait qu'elle n'avait besoin de la bénédiction de personne pour prendre des décisions.

Un nouveau mouvement, et le loup d’argent se leva, vaporeux, courut à travers la pièce et disparut. Elle se concentra ensuite sur le dossier d’Aelle Bristyle, que sa fonction lui rendait relativement accessible, et prononça la formule : « Apareceris. » Une petite pochette en carton blanc cassé, qui ne payait pas de mine, apparut dans sa main. Sur la première page, il y avait plusieurs informations sur l’élève : date de naissance, statut, statut des parents, adresse. Les parents de Bristyle étant bel et bien des sorciers, il serait plus facile de leur ramener leur fille via le réseau des cheminées : une très grande majorité des foyers était reliée au réseau, pour que les résidents puissent se rendre sur leur lieu de travail, par exemple. Le plus long serait d’emmener la gamine jusqu’à une cheminée reliée, ici, car toutes celles de Poudlard étaient condamnées – Kristen faisait de son école une véritable forteresse. Même Hagrid, le garde-chasse qui se faisait vieux, s’était fait bloquer sa cheminée : Kristen lui avait dit d’aller jusqu’à Pré-au-Lard, ou bien elle déplacerait sa cabane hors du domaine et des protections… Ce qui, sur le moment, n’avait pas tellement plu au demi-géant.

La directrice prit la main d’Aelle de sa main valide et fit apparaître deux pattes de canard à sa valise pour que celle-ci les suive.

« On y va, dit-elle. »

Elle traîna la gamine hors de sa salle commune. De temps en temps, elle trouvait que le trajet n’allait pas assez vite, alors elle serrait Aelle contre elle, l’entourait de ses bras et s’avançait de quelques dizaines de mètres – comme par magie. Elle reprenait ensuite sa course terrible, la valise à pattes de canard faisant des bonds absurdes derrière elles deux, pour rattraper son retard. La gamine pleurait, se débattait, mais Kristen continuait de la traîner jusqu’à Pré-au-Lard.

Arrivées devant la Tête de Sanglier, Kristen toqua à la porte. Voir la directrice avec une gamine gigotant et pleurant au bout du bras devait avoir un côté comique. À cette heure-ci, dans cette auberge miteuse, il n’y avait que quelques sorciers bizarres. Kristen traça sa route, fit un signe de tête entendu à l’aubergiste et se dirigea vers la cheminée. Elle jeta un dernier coup d’œil au dossier Bristyle et mémorisa l’adresse.

Kristen prit de la poudre de cheminette dans la main qui ne tenait pas Aelle et la lança dans l’âtre. La valise sur pattes de canard arrivait au même moment dans l’auberge, toujours en retard. Elle sauta, pattes palmées en avant, dans la cheminée. Kristen y entra également, tira l’enfant par le bras, la serra contre elle et l’enveloppa pour que rien ne dépasse et ainsi éviter les accidents, attrapa la valise et prononça l’adresse de la demeure des Bristyle.

Un éclair, des images floues de centaines de familles de sorciers dans leur salon, et l’atterrissage.

« Bonsoir, dit-elle en s'essuyant les pieds à la sortie de l'âtre, Aelle au bout des doigts. »

Présence réduite les lundis et vendredis.
« J'habite à trop de milliers de mètres d'altitude au-dessus des bas-fonds où clapotent et clabaudent de tels sales papotages, pour que je puisse être éclaboussé par les plaisanteries d'une Verdurin. »

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PDV ZILE ET NATANAÊL BRISTYLE

Il n’y avait d’instant plus paisible que celui qui est en train de se dérouler dans le salon du Domaine Bristyle. Ce lieu, à l’abri des affres du temps de l’hiver et des remous du monde, pulse lentement au rythme de la vie de ses habitants. Ce jour-là, il ne sont que deux. Un père et son fils qui se fondent dans la masse bienveillante d’une soirée d’hiver, au son d’un rock sorcier endiablé.

Zile remonte tout juste du sous-sol, un lourd carton encombrant ses mains. L’effort ne peut se lire sur son visage tant l’homme remue au rythme de la musique. Mais quand le Patronus apparaît sur la table en bois où s’étale quantité de copies et de fioles, l’air lui-même s’en trouve troublé. Les cris et les instruments courent avidement autour de Zile. L’homme s’est stoppé au beau milieu du salon et il regarde le loup de lumière qui l’ébloui. Il reconnaît un Patronus mais pas sa provenance ; lorsque la voix féminine se fait entendre, un faible son sort de sa bouche et se perd dans la musique qui résonne encore à ses oreilles. Les mots peinent à se suivrent et à former une phrase cohérente dans son esprit.

« P’pa ? P’pa, c’est la voix du Professeur Loewy… Qu’est-ce qu’il se passe ? »

La voix de son fils s’élève devant lui et il lève les yeux pour le regarder. Le jeune homme fixe le loup d’un air mal assuré et sursaute lorsque celui-ci disparaît. Zile aimerait lui répondre, le rassurer et lui dire de ne pas s’en faire. Mais il y a de quoi s’en faire et il sent son sang bouillir dans ses veines.

Lorsque la cheminée dégueule ses prisonniers, Zile ne tressaille pas, contrairement à Natanaël. Il se retourne et jette à peine un regard au Professeur Loewy. Il n’a d’yeux que pour sa petite fille qui tremble de tout son corps au bras de cette femme qu’il rencontre pour la première fois. L’enfant arrache sa main de la poigne de cette dernière et ne bouge plus. Le souffle de Zile se bloque dans sa poitrine et il détourne les yeux, tentant d’anéantir son instinct qui lui hurle de protéger son enfant de cette femme. Le père comprend à cet instant que le message disait vrai : Aelle s’était faite renvoyée et la voilà à présent face à lui. Et elle le serait pour les six prochains mois.

Un battement de cil plus tard, Zile réagit. Il pose son carton sur la grande table et s’approche lentement de l’étrange couple. Il contourne le canapé, regarde Aelle mais détourne rapidement les yeux de son visage bouleversé. Il se campe devant Kristen Loewy, l’observe de son regard franc et lui tend la main :

« Miss Loewy, bienvenue au Domaine. Zile Bristyle, son père, dit-il en désignant Aelle d’un geste du menton. Puis, en regardant son fils qui était resté derrière lui : voici Natanaël, l’un de ses grand-frères. »

Si sa voix ne montre en aucun cas son bouleversement intérieur, son visage lui, exprime parfaitement son inquiétude : ses yeux noirs brillent et ses épais sourcils froncés assombrissent son visage auparavant si heureux. L’homme grimace soudainement et éteint d’un coup de baguette la musique assourdissante qui continuait d’hurler dans le salon. Il s’excuse auprès de son invitée qui n’en était pas une pour le dérangement avant de se pencher vers Aelle, posant un genou au sol pour être à sa hauteur. Sous ses yeux, l’enfant semble pleurer avec plus d’ardeur encore. Ses fins cheveux châtains sont désordonnés et son visage pâle brille de larmes et de rougeurs. Zile soupire. Il lève la main vers sa fille avant de la laisser retomber.

« Aelle, bienvenue à toi aussi, » dit-il d’une voix douce. Il laisse un silence planer, se fustigeant de ne pas réussir à sourire à sa fille. « File en haut, veux-tu ? Natanaël va venir avec toi. »

Il se relève difficilement et jette un regard entendu au jeune homme blafard qui est resté près de l’escalier. Ce dernier grimace et son père s’en veut de lui imposer cette épreuve. Mais Natanaël n’attend pas que son père insiste. Il arrive près de l'âtre et s’empare de la valise de sa soeur d’une main. L’autre, il l’a tend à Loewy en la gratifiant d’un signe de tête respectueux. Il se rappelle très bien d’elle.

« Viens Aelle, » dit-il d’une voix tremblante.

L’enfant avait déjà été beaucoup de chose et Natanaël l’avait vu dans de nombreux états différents, mais aujourd’hui elle semblait s’être transformé en une chose pitoyable et larmoyante qu’il peine à reconnaître.
Il attend, craignant que sa soeur ne le suive pas mais cette dernière se dirige vers les escaliers en trébuchant. Après avoir lancé un regard incertain vers la femme, Natanaël la suit en tirant derrière lui la valise aux pattes de canard. 

Le frère et la soeur allaient disparaître dans l’ombre des étages quand la voix de Zile s’éleve dans leur dos.

« Attends, Aelle. » Les deux s’arrêtent, le premier se retournant et la seconde s'immobilisant, le pied sur la première marche. « Je t’ai déjà dis de ne pas partir ainsi. Salue ta directrice et remercie-la de s’être déplacé. »

Son ton est froid et son visage colérique. Son regard est sans appel : il est hors de question que la directrice, déjà bafouée, le soit plus encore par la faute de son propre sang. Il n’admettait aucun irrespect de la part de ses enfants.

Aelle se retourne. Elle efface enfin ses larmes du revers de sa manche et le regard qu’elle lève sur Loewy est habité par tant de colère que Natanaël grogne tout près d’elle. L’enfant hésite d’abord, ouvrant la bouche et la refermant. Finalement, elle baisse la tête sur son corps tremblant.

« Au r’voir, dit-elle la mâchoire crispée. Et… »

Elle hésite encore, sa voix grave se brise. Puis rapidement, elle se détourne et s’élance dans les escaliers. Ses pas résonnent dans le salon silencieux.

« Je m’en occupe, marmonne Natanaël qui a l’air de celui qui ne voulait pas s’en occuper. Madame, rajoute-il à l’intention de la directrice. »

Il disparaît à la suite de sa soeur et enfin, Zile peut se retourner vers la directrice en soupirant. Il passe une main dans ses boucles grisonnantes, la détresse se lisant sur ses traits.

« Je… J’ai bien reçu votre Patronus mais… Auriez-vous un instant à m’accorder ? Je crains ne pas avoir bien cerné le problème. Que s’est-il passé ? Ma fille ne peut pas être renvoyée de Poudlard sans une très bonne raison. »

L’homme ne sait que ressentir. La colère de comprendre que le comportement de sa fille s’empire, l’inquiétude de voir que cette femme agit sur la vie de son enfant, ou la peur de ne pouvoir venir en aide à Aelle qui transpire de mal-être.
Il baisse son regard hanté sur le plancher avant de s’approcher de la table qui trône au milieu du salon. Il écarte une chaise et la propose à la femme. Il s’assoit ensuite de l’autre côté, reconnaissant intérieurement le besoin de reposer son corps troublé. D’un coup de baguette, une théière en fonte bleu nuit apparaît sur la table, accompagnée de deux tasses fumantes.

Son regard se perd sur le plafond. Sa petite fille est rentrée à la maison mais il aurait aimé que cela ne soit pas le cas.

Noyée dans l'Océan si plein de Ramifications.