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 solos  Flashback

Et Hugo plongea.

Dans son passé, ...


Noir, il fait noir. Froid, il fait froid. Le petit garçon marche, vaillant. Dans un de ces villages fantômes qui n’existent que dans vos cauchemars. Mais la ville est réelle, ce garçon est réel, son aventure est réelle. Et horrible.

Parc abandonné, balançoire fantôme. Maisons bancales, arbres frémissants. Mairie hantée, et garçon qui marche. Irréel et pourtant ... Petit garçon marche, encore et encore, entre balancelles, poussettes, verre. Monde déchiré, monde fantôme.

Et la lune. Lune étincelante. Dans cette ville obscure. Et petit garçon marche encore. Il sait, il ne sait pas. Il marche. Avec son casque sur sa tête. La musique l’enveloppe d’une couche protectrice infranchissable. Mais si fragile... Et petit garçon marche.

Ombres inquiétantes. Ombres mouvantes. Ombres noires. Ombres terribles. Petit garçon marche. Et Ombre bouge. Ombre se faufile. Ombre se rapproche. Imperceptiblement. Implacablement. Petit garçon marche. Ombre est rapide. Ombre est fine. Ombre est maline. Petit garçon ralentit. Ombre s’arrête. Ombre guette. Ombre est prête...

Et petit garçon coure. Vite, très vite, fuyant cette chose, noire, effrayante. Ombre file vite. Ombre suit. Ombre rattrape. Petit garçon coure. Coure encore, coure vite, plus vite, beaucoup plus vite. Mais dans la vitesse, petit garçon ne voit pas. Ne voit pas l’obstacle. Le caillou. Et Ombre veut. Ombre veut, et rien n’échappe à Ombre.

Et Caillou est là. Dur. Petit garçon coure encore. Son pied rencontre Caillou. Puis son genoux tape Sol. Enfin, sa tête frappe Sol.

Et Ombre avance. Ombre se dresse...
Dernière modification par Hugo Rolanbri le 3 juillet 2018, 14 h 43, modifié 1 fois.

« Je crois que je suis accro à ce site, docteur, c’est grave ? »
Combattu, souvent. Battu, parfois. Abattu, jamais. François Athanase de Charette de la Contrie.

 solos  Flashback

Ombre s’était avancée et Ombre s’était dressée. Au dessus de Petit Garçon.

Et Ombre avait dit « Viens petit, la nuit n’est pas très accueillante, ni même cette ville. »

Petit Garçon avait eu peur, mais Ombre avait un visage humain et qui plus est, sympathique. Mais sombre, un visage sombre, qui trahissait la peur et la souffrance. « Jeune, tu m’as l’air perdu, tiens, pour toi, pour toujours trouver ton chemin. »

Et Ombre lui donna la chose, celle qui restera avec Petit Garçon tout au long de sa vie. Il lui offrit son sweat. Cadeau éternel.


Le monde redevint normal, ... jusque, ...

- - -

Et il replongea, ...


Il est très tôt. Si tôt que les oiseaux se taisent, que la rivière coule en silence. Le vent n’effleure pas encore les cimes des arbres endormis. Tout est couché. Tout. Sauf, quelque chose, ou quelqu’un.

Petit garçon est aux aguets, il court, il ne fuis pas, il court, pour se défouler. Il attend, et en attendant il court, tranquillement. La forêt est noire mais l’aube ne vas pas tarder, le vert est si clair, l’eau si limpide. Et petit garçon fais de petites enjambées pour rejoindre son lieux de prédilection.

Il est caché. Son endroit est secret. Même lui ne pourrait le situer, petit garçon ne connaît que le chemin qu’y y mène. Il s’agit d’un arbre, millénaire, infatigable, intemporel. Petit garçon y monte, tout au sommet. Et attend son ami.

C’est souvent comme ceci. Très souvent. Quand il est triste. Quand il est joyeux. Quand il est peiné. Quand il est en colère. Quand il veut réfléchir au passé, au présent, au futur.

Et il attends.


Celui qui chaque jours naît.

Celui qui chaque jours vit.

Celui qui chaque jours meurt.

Mais celui qui revient tout le temps...


Alors Petit Garçon attend Soleil, calmement. Assis sur une branche. Observant le lointain horizon, duquel surgira Soleil.

Et le ciel commence à blanchir, ...

« Je crois que je suis accro à ce site, docteur, c’est grave ? »
Combattu, souvent. Battu, parfois. Abattu, jamais. François Athanase de Charette de la Contrie.