Grande salle

Inscription
Connexion
Pas d’avatar
Ancien sorcier  

Une arrivée difficile  Libre 

Lorsque William s'assit à la table des Poufsouffles pour la toute première fois, une chose provoqua l'incompréhension en lui : voir toute ces personnes près de lui, ces personnes de touts âges qui rayonnaient et jubilaient tandis qu'ils prenaient place sur les bancs autour de la table, tandis que lui ne sentait que la mélancolie s'installer en lui. Comment ces gens pouvaient-ils ressentir une quelconque joie à être envoyés loin de leur famille, de leurs amis, et tout ça pour étudier dans une école isolée de tout. Une école de magie bon sang ! Malgré tout ce qu'il avait vu le long du chemin qui l'avait amené jusqu'ici, malgré la voie 9 3/4, le Chemin de Traverse ou même Ollivanders le vendeur de baguettes magiques, il refusait d'admettre la possibilité qu'une chose tellement abstraite existe. La magie ça n'existe qu'au cinéma, à la télé ou aux spectacles qu'il allait voir avec ses parents ! Ses parents....

William leur en voulait de l'avoir envoyé ici, tout seul dans un monde qu'il ne comprenait pas et qu’il ne se sentait pas prêt à comprendre. Jouer aux billes avec les amis de son école, de sa VRAIE école, voilà ce qu’il voulait.


"Pardon tu peux me passer les haricots s’il te plait ?"

Le jeune homme fut tiré de sa rêverie par un autre élève assis près de lui, qui tendait la main avec un sourire aimable. Ce ne fut qu’à cet instant que William prit conscience de l’incroyable atmosphère qui imprégnait désormais la Grande Salle : toutes les tables s’étaient garnies de divers plateaux et plats contenant des mets plus alléchants les uns que les autres : Poulet, haricots, viande rouge, et tant d’autres… La nourriture en abondance s’étendait à perte de vue le long de l’immense table des Poufsouffles, et William sentit le besoin de détourner son regard : quelque chose d’aussi énorme, c’était la goutte qui faisait déborder le vase, qui était déjà bien rempli par toutes les choses incroyables qu’il avait déjà vu jusqu’ici. Il sentit un malaise s’installer en lui, qu’il tenta d’apaiser en levant les yeux au plafond. Et c’est la qu’il le vit, alors qu'il n'avait jusqu'à présent pas remarqué sa présence. Le plafond.
Si beau…
Si majestueux…

"Alors c'est ça Poudlard..." murmura William, le souffle coupé, tout en se demandant comment il avait fait jusqu'à présent pour ne pas voir une telle beauté. Il redescendit tout doucement de sa contemplation, son regard se posant à nouveau sur les victuailles qui abondaient devant lui. Pourtant, cette fois ci, sa vision ne fut pas teintée d’un malaise mais plutôt d’une timide admiration pour les prodiges qui se passaient ici.
Il sentit que quelque part au fond de lui, son esprit avait commencé à accepter le fait que certaines choses dépassant l’entendement pouvait arriver malgré tout.
Peut-être la magie existait-elle vraiment finalement…

Il tourna le regard et vit le jeune élève près de lui qui tendait toujours la main, un air suppliant.

"Oh oui, désolé, les haricots" dit-il.

Il tendit le plat à l'élève qui le remercia d'un grand sourire, et pour la première fois depuis l'arrivée de sa lettre d'admission, William sourit lui aussi.

Mais quelque chose remonta en lui : il était toujours seul. Cette pensée l'assombrit et il contempla de nouveau le plafond, éspèrant y trouver un quelconque réconfort, un quelconque signe.

Puis il entendit une voix...

Une arrivée difficile  Libre 

Ambre Baxrendhel, préfète des Poufsouffle… La jeune fille était confortablement assise sur son lit en train de tripoter son insigne en forme de P. Depuis le départ de Koyuki Yuko, Ambre avait prit la place de préfète. En deuxième année. Ambre s’était toujours demandée ce que pouvait penser les élèves plus âgés… Imaginez un peu un deuxième année préfet sermonner un élève de cinquième ou sixième année ? Comique et… démoralisant. Enfin c’était la vie. La deuxième année regarda autour d’elle ; plus personne n’était dans le dortoir, elles étaient probablement toutes allées manger. Ambre prit son insigne dans sa main gauche et elle se laissa tomber en arrière. Couchée sur son lit, tenant son insigne des deux mains, elle la regardait. Encore. Encore et encore, se demandant pourquoi elle. Pourquoi elle pour préfète et pas Rose ou quelqu’un d’autre. Les minutes passaient et aucune réponse convenable n’arrivait. Un petit bruit la fit sortir de ses pensées ; son ventre venait de gargouiller, elle avait faim. Elle se redressa, se leva, accrocha l’insigne sur sa robe de sorcière et grimpa les quelques marches qui séparaient le petit salon aux dortoirs des filles. Personne non plus. Bon et bien, il ne lui rester qu’une seule chose à faire. Sortir de la salle commune, passer les portes de la Grande Salle, s’asseoir et, manger.

Il ne lui fallu que deux trois minutes pour arriver près de la table des Poufsouffle. Elle alla s’asseoir à proximité d’un plat de haricot, c’est tout ce qu’elle pouvait dire à ce moment là. Elle parcourut la table des yeux. Toujours les mêmes plats. Toujours aussi délicieux à vue d’œil. Et, toujours aussi bons en bouche. Ambre attrapa le plat de haricot et s’en servi une bonne assiette. Elle les accompagna de poulet. La deuxième année commença à manger, laissant son regard vagabonder. Elle regardait les autres élèves, les nouveaux comme les anciens, les professeurs, les assiettes des élèves, elle regardait tout et n’importe quoi. Une fois son assiette terminée, elle chercha les haricots. Elle avait encore faim. Un coup à droite un coup à gauche. Rien à sa droite mais à sa gauche, un jeune garçon. Visiblement en première année. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il avait l’air complètement perdu. Il était en train de regarder le plafond. Ambre leva les yeux et les baissa aussitôt. Ce plafond la mettait mal à l’aise. Elle continua de chercher les haricots. Le jeune garçon marmonnait à côté d’elle. Quelques secondes après, une main jaillit dans le champ de vision de la deuxième année et cette même main attrapa un plat remplit de haricots. En fait, ils se trouvaient juste devant elle. Elle se tourna en direction de la main et aperçut son voisin donner le plat à un jeune garçon. Bon et bien, tant pis pour les haricots, son repas se terminait donc là. Elle se tourna instinctivement vers le jeune garçon qui était retourné à la contemplation du plafond. Ambre le regarda ; il avait des cheveux noirs et des yeux… des yeux bleus.


"Hé… "

La deuxième année attrapa sa fourchette et la tourna de sorte à mettre le côté sans danger du côté de son voisin et le côté avec les « pics » de son côté. Elle donna de petit coup de fourchette dans le flanc du garçon.

"Juste pour info, tu trouveras rien dans le plafond. Tu verras juste les étoiles et les nuages. Et la lune… Rien d’autre."
Dernière modification par Ambre Baxrendhel le 7 août 2013, 20 h 30, modifié 1 fois.

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons
Pas d’avatar
Ancien sorcier  

Une arrivée difficile  Libre 

- Hé...

La voix tira William de sa rêverie profonde et, presque à contrecœur, il détourna lentement les yeux du plafond magique pour les faire revenir sur la table. Il sentit tout d'un coup une pointe étrange rentrer dans son flanc par à-coups. Ce n'était pas vraiment douloureux, juste un peu désagréable. Il tourna sa tête, baissa légèrement les yeux et vit une petite main s'évertuer à enfoncer une fourchette dans ses côtes. Il fit remonter son regard le long du bras qui tenait la fourchette et tout au bout il vit une jeune fille aux cheveux d'une couleur dont William ne parvenait à déterminer s'ils étaient bruns ou roux. Cependant, il nota les taches de rousseurs sur son visage et en déduit vraisemblablement qu'ils étaient roux. William tenta de deviner son âge mais il était prêt à parier qu'elle n'était pas bien plus vielle que lui.
Il s'arracha à son observation quand la jeune fille reprit la parole :

- Juste pour info, tu trouveras rien dans le plafond. Tu verras juste les étoiles et les nuages. Et la lune… Rien d’autre.

William ne répondit pas de suite. Qui était cette fille ? Que voulait-elle ? Une fois encore la méfiance légendaire du jeune homme se faisait sentir. Il plongea son regard dans les yeux de la fille afin d'essayer de la sonder. Il ne voulait pas accorder sa confiance si facilement. Mais soudain il se souvint des pensées qui l'avaient assailli quelques minutes auparavant.

*Seul...* pensa-t-il.
Il savait qu'il devait faire un choix : rester sur sa défensive comme il l'avait toujours fait, ou s'ouvrir et accepter le fait que des gens veuillent lui parler. Et c'est la qu'il sentit quelque chose se produire : comme si une sorte de "barrière" psychologique venait de céder en lui, comme si ses désirs avaient enfin réussi à se libérer de ses appréhensions. William sentit un vent nouveau souffler en son for intérieur, lui donnant la force d'aller au delà des obstacles qui l'avaient toujours bloqué. A y réfléchir, il n'avait jamais su d'où cette méfiance lui venait, elle avait toujours été là, en lui. Pendant un temps il l'avait vu comme une protection, une sorte de gardien lui permettant d'éviter les mauvaises rencontres et par conséquent les mauvaises surprises. Mais au fil du temps, cette protection était devenue pour lui une sorte de malédiction qui l'isolait des autres. Il avait des amis, certes, mais même pour les plus proches d'entre eux il conservait une certaine dose de méfiance. Telle avait été sa vie, la vie d'un garçon qui ne peut pas s'empêcher de voir les autres comme des "menaces" potentielles. Jusqu'à maintenant.
Car depuis peu sa vie avait changé : il apprenait qu'il était un sorcier en devenir, qu'il allait dans une école incroyable où l'on formait les sorciers les plus prestigieux. Et il ne serait pas seul. Il l'avait compris désormais. Pour la même raison qui avait poussé cet élève près de lui à lui faire un grand sourire lors de l'échange de plat. Pour la même raison que avait poussé la jeune fille devant lui à l'aborder sans pour autant le connaître.
A Poudlard, nous ne sommes jamais seul.


Il continua de la regarder encore quelques instants puis décrocha son regard, qui était devenu beaucoup plus paisible.

- Peut-être bien que tu as raison... Mais peut-être bien que ça me suffit.

Il aurait voulu en dire plus, mais les quelques traces restantes de sa réticence se faisaient sentir et il n'arriva pas à développer plus loin. Non pas qu'il était timide (c'était loin d'être le cas), il voulait être surtout sûr de ce qu'il faisait. Alors, en cherchant bien ses mots, il reprit :

- J'ai toujours aimé regarder les étoiles, ça a le don de m'apaiser. Oui je sais c'est cliché, mais pourtant c'est vrai !

Il marqua un temps de pause, puis rassemblant son courage, il lâcha enfin :

- On fait les présentations ?

Il sourit.
A Poudlard, nous ne sommes jamais seuls.

Une arrivée difficile  Libre 

Ambre continua de donner quelques coups de fourchette, mais elle s’arrêta dès que sa victime tourna les yeux vers la fourchette. Le jeune garçon laissa son regard remonter vers le visage de la deuxième année. Ambre reposa doucement sa fourchette et regarda plus attentivement le jeune garçon qui était en train de la regarder. Cheveux noirs, yeux bleu électrique, pas bien grand mais pas minuscule, mince. Il était à peine plus petit que la deuxième année. Il était en train de la regarder dans les yeux. Comme s’il voulait lui transpercer la tête grâce à des rayons lasers. En tout cas, niveau sociabilité, ça ne devait pas trop bien marcher pour lui s’il faisait cela avec chaque nouvelle tête. Fallait être patient alors. Ce qu’Ambre n’était pas tellement en fait. Mais cela dépendait pour quoi il fallait attendre. S’il fallait attendre pour un quelconque renseignement qui s’avérera de toute façon inutile, Ambre pouvait être vraiment impatiente. S’il fallait attendre dans la voiture, à ne rien faire, en attendant que l’on arrive en vacance, oui elle était impatiente. S’il fallait attendre encore deux semaines avant que le Père Noël ne dépose les cadeaux sous le sapin, oui elle était impatiente; et cela était pareil pour plein d’autre chose même les plus inimaginables. Par contre, lorsqu’elle avait reçu sa lettre d’admission à Poudlard, elle avait était patiente et attentive pendant que son père lui expliquer tout ce qu’elle n’avait jamais su au sujet de son « don ». Lorsqu’une jeune femme était venue sonner à la porte de sa maison et que son père lui avait dit « Voici ta demi-sœur », là aussi elle avait était très patiente pour essayer de faire connaissance. Et à ce moment-là, aussi, elle essayer de faire preuve de patiente. Même en ayant encore faim. Elle regarda son voisin quand il commença à parler :

- Peut-être bien que tu as raison... Mais peut-être bien que ça me suffit.

Ambre se retient pour ne pas laissait échapper un ricanement. Elle en était sûre maintenant, il était vraiment perdu. Elle savait, au fond d’elle que ce que le garçon cherchait c’était un peu de compagnie. Ou la certitude que la magie existait. Ou peut-être un peu les deux. En tout cas, il essayait de cacher son… mal du pays, on va dire ça comme ça. La deuxième année le laissa continuer :

- J'ai toujours aimé regarder les étoiles, ça a le don de m'apaiser. Oui je sais c'est cliché, mais pourtant c'est vrai !

Le don de t’apaiser et de te changer les idées. Ambre leva les yeux en direction du plafond. Elle regarda les étoiles quelques instants, tourna la tête vers la lune et reposa ses yeux sur le visage du garçon en soupirant. Les étoiles apaisent. En tout cas, ça marchait pas avec tout le monde. Son voisin ne disant plus rien, Ambre regarda de nouveau la table, dans l’espoir de trouver un peu de nourriture. Son regard se pose sur du brownie. Elle voulu tendre la main vers le gâteau, quand le garçon dit d’un souffle :

- On fait les présentations ?

Ambre se retourna vers lui. Il souriait. Une bonne chose de faite. Elle ferma les yeux et ria doucement. Elle tourna de nouveau la tête en direction de la part de brownie qui l’attendait. Elle tendit la main vers ladite part et l’attrapa, pour la poser dans son assiette. Elle se retourna alors vers son voisin et lui dit tout en lui montrant le gâteau et en souriant :

"Ok. Mais c’est toi qui commence alors. Comme tu vois, j’ai un gâteau à manger."
Dernière modification par Ambre Baxrendhel le 7 août 2013, 20 h 30, modifié 1 fois.

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons
Pas d’avatar
Ancien sorcier  

Une arrivée difficile  Libre 

William regarda la jeune fille en face de lui prendre dans un des plats ce qui ressemblait à un brownie. Pas de doute, cette fille était une gourmande : il n'y avait qu'à regarder la lueur d'envie qui jaillissait littéralement de ses yeux quand elle regardait le mignon petit gâteau au chocolat. Il faut dire qu'il était vrai qu'il avait l'air délicieux ! William prit d'ailleurs conscience que lui même était affamé et qu'il n'avait rien mangé du repas.

- Ok. Mais c’est toi qui commence alors. Comme tu vois, j’ai un gâteau à manger.

Elle avait dit ça avec un mélange d'humour et de sérieux, par conséquent il eut la nette impression que, pour son interlocutrice, manger c'était quelque chose de sacré ! Aussi il ne voulut pas l'empêcher de déguster son gâteau, de peur de réveiller la bête potentielle qui sommeillait en elle ! Et puis, une fois encore, ce brownie avait l'air tellement bon... Il regarda sur la table : presque tout les plats étaient vides désormais, c'était la fin du repas. Les seuls qui contenaient encore un peu de nourriture étaient soit trop loin de lui, soit sur les tables des autres maisons. En y réfléchissant, William ne put s'empêcher de constater que "Poufsouffle" rimait à peu de choses près avec "bouffe". Cette pensée lui arracha un sourire, mais sa faim lui arracha un gargouillis. Ses yeux se posèrent de nouveau avec envie sur le brownie de la jeune fille. Il n'avait jamais été un morphale, vraiment. Mais ça devait bien faire 24 heures qu'il n'avait rien englouti avec le stress de la rentrée...Soudain il eut une idée. Noooooon il n'allait quand même oser...? Tout en regardant le brownie, il savait que sa volonté était condamnée à céder. Il avait bien trop faim pour résister. Elle lui en voudrait surement mais il était persuadé qu'elle prendrait ça comme une chamaillerie, en tout cas c'était dans cette optique là qu'il allait lancer son attaque la plus vicieuse depuis son arrivée à Poudlard. C'est à dire quelques heures à peine. Son année commencerait donc sur les chapeaux de roues ! Il se racla la gorge d'une manière théâtrale, échauffa ses bras et fit craquer sa nuque. Il n'aurait pas le droit à l'erreur. Il lança :

- Ok, pas de problème ! Alors commençons par le commencement ! Je suis William Gorman, je viens d'arriver ici, je suis Irlandais, je suis...

Tout en parlant il avait avancé sa main vers la jeune fille pour l'inviter à la lui serrer, politesse de base ! Mais d'un brusque geste il feinta l'attention de la jeune fille et se saisit du brownie qui trônait dans son assiette, et sans réfléchir une seconde il lança :

- ... je suis le gars qui t'a feinté pour te piquer ton brownie !!!

Il enfourna le gâteau dans sa bouche d'une traite, sans même le couper. Cette texture... Ce goût... Divin ! Il ne se rappelait pas avoir déjà mangé quelque chose d'aussi bon, du moins pas depuis très longtemps ! Il nota quelque part dans son cerveau que si il en avait l'occasion un jour il devrait féliciter le cuisinier ! William ferma les yeux pour savourer tous les arômes de ce met, et il dut bien rester une dizaine de secondes dans cet état de transe... Quand il rouvrit les yeux, il vit que la jeune fille le regardait avec des grand yeux et que sa mâchoire était tellement décrochée que William se demanda si elle réussirait un jour à la refermer. Apparemment pour pouvoir féliciter le cuisinier, il lui faudrait survivre aux prochaines minutes. Articulant laborieusement à cause du brownie qui occupait tout l'espace dans sa bouche, il prononça tant bien que mal

- Et tchoua tu tchappelle chomment ?

Il lui lança son plus beau sourire maculé de gâteau.

Une arrivée difficile  Libre 

Ambre n’avait qu’une idée en tête. Manger le brownie. Manger. Manger manger manger. Mais elle savait très bien que ce n’était pas très poli de manger alors que quelqu’un vous parle. Surtout s’il fallait répondre après. Ambre regardait son voisin, à priori il n’avait jamais vu quelqu’un être aussi enthousiaste pour du gâteau. La deuxième année continuait de le regarder. Elle put apercevoir ses yeux qui se balader sur toutes les tables. Ambre se tourna pour les regarder elle aussi. Sur celle des Poufsouffle il n’y avait pratiquement plus rien et, à vrai dire, sur les autres non plus. Mais un tout petit peu plus quand même chez les autres. Elle se retourna vers son interlocuteur qui regarder avec de grands yeux son brownie. Ah nan, pas touche au brownie de Miss Baxrendhel. La deuxième année le regarda avec insistance ; elle devenait impatiente. Elle voulait connaître ce jeune garçon. Et, surtout, elle voulait manger son dessert. Ce dernier trônant toujours dans son assiette et attirant des regards de morphales. Le jeune garçon fit quelques mouvements et se mit enfin à parler :

- Ok, pas de problème ! Alors commençons par le commencement ! Je suis William Gorman, je viens d'arriver ici, je suis Irlandais, je suis...

Ambre acquiesça. William, tel était son nom, lui tendit la main. Elle voulu la serrer mais quelque chose d’autre se passa. Quelque chose de terrible. William venait de prendre le brownie. Attendez, pause. Recommençons avec plus de détails. William avait tendu la main. Ambre voulut la serrer. William avait contourné la main de la jeune fille. Ambre n’avait pas bougé. William avait prit le brownie. Ambre n’avait pas bougé. William l’avait feinté.

- ... je suis le gars qui t'a feinté pour te piquer ton brownie !!!

Et il le fourra directement dans sa petite bouche de première année. Ambre ne put s’empêcher de lâcher un grognement, tout en ouvrant la bouche. Cette dernière action étant… automatique. Il lui avait piqué son brownie. De la Nourriture ! Il ne l’avait même pas découpé. William ne savait donc pas apprécier les bonnes choses. Ambre le regarder d’un regard noir. Le jeune garçon mangeait avec attention, les yeux fermés. Il les rouvrit assez rapidement, mâchant toujours avec attention. Ambre referma la bouche et essaya de se calmer. William, toujours la bouche pleine de gâteau lui dit avec un beau sourire :

- Et tchoua tu tchappelle chomment ?

La goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ambre se leva brusquement et s’avança vers le garçon. Elle leva la main droite et empoigna les joues du garçon. Elle serra mais fit attention de ne pas lui faire trop mal et,… essayant de ne pas faire sortir le reste du gâteau. Elle ouvrit la bouche et lui laissa échapper ces quelques mots :

-"Ambre Baxrendhel, deuxième année, préfète des Jaunes, batteuse des Frelons… Ton pire cauchemar."

Elle lâcha le première année et se rassit. Il l’avait cherché. Il avait quand même mangé son gâteau. Mais, au fond, elle savait très bien qu’il avait fait ça pour rire. Rien de méchant. Il voulait juste jouer avec ses nerfs. Elle inspira profondément, se racla la gorge et tourna vers William en lui faisant un sourire et, comme à son habitude, lui donna un petit coup de poing sur l’épaule.

"Tiens, prends ça. Excuse-moi mais… le brownie… enfin tu comprends…"
Dernière modification par Ambre Baxrendhel le 7 août 2013, 20 h 30, modifié 1 fois.

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons
Pas d’avatar
Ancien sorcier  

Une arrivée difficile  Libre 

- Ambre Baxrendhel, deuxième année, préfète des Jaunes, batteuse des Frelons… Ton pire cauchemar.

Celle qui s'appelait donc Ambre avait dit ça sur un ton menaçant. Juste avant elle s'était levée et avancée vers lui pour lui pincer la joue comme on réprimanderait un enfant qui a fait une grosse bêtise. Au fond de lui tout ça amusait William, il sentait un début d'amitié naître entre eux deux et cela lui plaisait : la petite chamaillerie à laquelle ils prenaient part était pour le jeune homme quelque chose de très amusant, qui le déridait enfin. Il en avait presque oublié les interrogations et les peurs qui le tenaillaient encore dix minutes plus tôt. Et puis au moins il avait eu la chance de se faire serrer la joue par une main plutôt douce : c'était toujours plus agréable qu'une personne aux mains sèches et caleuses ! Après quelques instants, Ambre enleva sa main puis se rassit à sa place sur le banc. Grosse inspiration. Raclement de gorge. Grand sourire et petit coup de poing amical dans l'épaule. Apparemment c'était passé.

- Tiens, prends ça. Excuse-moi mais… le brownie… enfin tu comprends…

Il sourit lui aussi mais quelque part en lui un sentiment s'éveilla : était-ce du regret, de la culpabilité ? Il voyait que malgré le sourire d'Ambre, cette dernière regrettait amèrement la disparition du succulent brownie. Et puis à y réfléchir il avait été mauvais : au lieu de rester la tête dans les nuages (ou plutôt dans le plafond) il aurait dû se réapprovisionner et se nourrir au lieu de se rabattre sur la nourriture des autres ! Oui c'était sûr : il s'en voulait... Mais tout est rattrapable après tout. Il jeta un rapide coup d’œil sur la table des Blaireaux : désespérément vide de nourriture, tout avait été raflé... Excepté une chose. Une chose qui posait fièrement complètement à l'autre bout de la table dans son plateau d'argent, seul, attendant d'être mangé. Une petite chose marron, chocolatée et à l'air appétissant. Un brownie. LE brownie. Naturellement il prit la parole :

- Écoutes, si tu me promets de rester ici quelques instants je peux te promettre que tu ne vas pas le regretter ! Comme ça je pourrais m'excuser. A tout de suite. dit il en se levant du banc.

Il se leva et se mit en marche vers l'autre bout de table mais quelque chose qu'il n'avait pas prévu arriva : cela était probablement dû au fait que le repas était terminé, mais tout les plateaux commencèrent à se volatiliser les un après les autres. Ses yeux se posèrent sur le brownie tout au bout : il devait faire vite avant qu'il disparaisse aussi ! Il s’élança le plus vite possible et courut comme un dératé avec l'espoir d'être assez rapide. Tandis qu'il courait, toute les autres tables le regardaient avec stupeur, d'autres se moquaient bien évidemment.


*Oh là là, c'est mauvais ça...* pensa-t-il.

Il continuait de courir mais avait de plus en plus de mal à tenir la distance : la table était sur sa droite et il pouvait voir la progression du "nettoyage" qui était sensiblement aussi rapide que lui. Mais il commençait à fatiguer... Il y était presque, mais le "nettoyage" avait pris le dessus sur lui et le brownie allait surement disparaître avant qu'il arrive.

*Jamais de la vie !* s'indigna-t-il mentalement.

Il mit toutes ses forces dans son accélération et focalisa son attention sur le brownie. Il ne voulait pas décevoir Ambre, et cela n'arriverait pas, il aurait ce gâteau ! C'était maintenant ou jamais !


*Donne moi...* grogna-t-il intérieurement à l'attention du "nettoyage". Il raidit ses muscles et se prépara.

*...ce...* il s'accroupit, arqua son corps et se propulsa vers l'avant de la table

- BROWNIE ! cria-t-il, tandis qu'il percutait le dessus de la table, glissant dessus et faisant tomber les quelques plateaux qui restaient. Il glissa donc le long de la table et une fois au bout il percuta le sol avec violence tandis qu'un fracas de bruits métalliques se faisait entendre. Il y eut un grand silence dans la salle, plus personne ne parlait. William, qui était toujours par terre, grogna à cause de ses membres endoloris. Cependant il regarda à l'intérieur de sa main : il l'avait eu ! Le gâteau était non seulement sauvé mais il était également en bon état ! Il se releva péniblement pour se trouver face à toute la Grande Salle ayant les yeux rivés sur lui. Il rendit leur regard, nullement gêné, et tout ce qu'il trouva à dire, tandis qu'il brandissait fièrement le brownie, fut :

- J'l'ai eu.

Toujours ce gros silence, et ces élèves qui continuaient de le regarder. La situation était tendue pour lui, il s'était fait remarquer dès son premier soir à l'école. Pourtant, les élèves reprirent soudainement leurs activités et leurs discussions comme si de rien était, comme si William n'avait été qu'un divertissement quelconque qui était maintenant terminé... Tant mieux pour lui !
Il revint péniblement vers sa place et se présenta devant Ambre, les cheveux ébouriffés, la tête en vrac et la robe complètement chiffonée. Il lui tendit lentement le gâteau et lui dit doucement :


- On recommence. Je suis William Gorman, et je suis désolé de t'avoir volé ton brownie.

Il plongea profondément ses yeux bleus dans ceux d'Ambre, attendant sa réponse.

Une arrivée difficile  Libre 

William devait vraiment la prendre pour une folle. Elle ne voulait pas que tout ceci en arrive là. Elle ne voulait pas le menacer. Elle ne voulait pas le mettre mal à l’aise. Mais ce gâteau. Son gâteau. Ce brownie avait l’air si bon, si délicieux, si léger. Elle n’avait pu résister. Le brownie. Petite chose tellement délicieuse. Le meilleur dessert de tout les temps. Elle se souvint du premier jour où elle avait mangé du brownie. Elle n’en avait jamais vu et personne ne lui en avait jamais parlé. C’était le jour de son quatrième anniversaire. Ses parents lui avaient offert une merveilleuse peluche en forme de tigre. Ils avaient mangé le meilleur repas du monde et surtout, il y avait le gâteau d’anniversaire. La deuxième année avait passé la matinée dans la cuisine, suivant sa mère partout où elle allait pour essayer de savoir à quoi allait ressembler son gâteau d’anniversaire. Naturellement sa mère ne lui avait rien dit, voulant faire une surprise. Ambre avait alors eu beaucoup d’idée pour son gâteau. Elle imaginait un énorme gâteau avec beaucoup de chocolat et pleins de choses qu’elle ne savait alors nommer. Le moment du gâteau arriva et Ambre était de plus en plus impatiente. Elle allait voir son gâteau. LE gâteau ! Sa mère alla chercher la merveille dans le four et l’emmena sur la table. Le gâteau n’avait rien à voir avec celui qu’avait imaginé Ambre. Certes il y avait du chocolat mais il n’était pas aussi gros que dans son imagination. Son père lui découpa une belle part et la lui déposa dans une belle assiette rose et la lui déposa sous le nez. Ambre dévisagea le gâteau et demanda ce que c’était. Sa mère lui répondit que c’était du brownie. Et que c’était en chocolat. En entendant ce mot, Ambre attrapa le petit gâteau de ses petites mains et le fourra à moitié dans la bouche. Délicieux. Le gâteau était délicieux. Ambre avait passé le plus bel anniversaire. Depuis ce jour, à chaque anniversaire, elle a droit à son brownie. La deuxième année se retourna vers William et vu que ce dernier se levait du banc tout en souriant :

- Écoutes, si tu me promets de rester ici quelques instants je peux te promettre que tu ne vas pas le regretter ! Comme ça je pourrais m'excuser. A tout de suite.

Elle avait raté un épisode. Ca Ambre en était sûre et certaine. Elle suivit le jeune garçon du regard et le vit marcher en direction de l’autre bout de la table. Ok c’est bon, elle avait comprit l’épisode qu’elle avait raté. William avait eu peur d’elle et maintenant il la fuyait. Génial. Elle posa les coudes sur la table et fourra sa tête entre ses mains. Elle l’enleva quasiment de suite lorsqu’elle entendit un petit pop. Elle regarda autour d’elle. Le plateau vide qui trônait en face d’elle venait de disparaître. Et tous les plateaux en faisaient de même. Elle suivit le nettoyage des yeux jusqu’à ce qu’elle aperçoive William qui était en train de courir de plus en plus vite. Plusieurs élèves étaient en train de le regarder. Surtout au moment où il sauta sur la table, glissant sur cette dernière et tombant les quatre fers en l’air avec quelques plateaux.

"William !"

Ambre venait de se lever mais elle restait sur place, regardant son voisin se lever péniblement, brandissant quelque chose qu’elle n’arrivait pas à identifier. Le jeune garçon se remit à marcher dans sa direction. Une fois en face d’elle il lui tendit la main. Il tenait un brownie. Ambre avança lentement la main et prit délicatement le brownie.

- On recommence. Je suis William Gorman, et je suis désolé de t'avoir volé ton brownie.

Ambre regarda le petit gâteau qui trônait fièrement entre ses doigts. Elle se tourna vers William tout en se rasseyant. Tendant la main contenant le brownie elle lui dit :

"Merci. On partage ? Vu qu’à priori t’as rien mangé à part… le premier brownie ?"

A cette idée Ambre rigola doucement. Comment avait-il fait pour ne pas manger pendant toute une journée ?

"Ah et… Magnifique vol plané. Pas trop mal ?"
Dernière modification par Ambre Baxrendhel le 7 août 2013, 20 h 31, modifié 1 fois.

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons
Pas d’avatar
Ancien sorcier  

Une arrivée difficile  Libre 

Ambre avait prit délicatement le gâteau que William avait eu tant de mal à récupérer. Elle l'avait regardé avec envie tout en le tenant entre ses doigts, puis s'était rassise sur le banc face à William qui ne s'attendit pas à ce que la jeune fille lui tende et lui dise d'un ton confiant :

- Merci. On partage ? Vu qu’à priori t’as rien mangé à part… le premier brownie ?

William eut un petit rire en entendant ça : apparemment l'hypothétique rancœur dont il craignait être l'objet n'était plus là. Elle l'invitait même à partager le brownie ! Magnifique ! Il regarda encore un peu la jeune fille et s'interrogea sur elle : il avait envie d'en apprendre plus sur elle, de découvrir qui elle était vraiment. Après tout, il ne lui avait pas vraiment donné beaucoup de temps pour se présenter étant donné qu'il avait préféré l'interrompre pour manger le brownie.
LE brownie. Décidément quand William reverrait un autre de ces gâteaux, ce ne serait probablement plus de la même manière ! En même temps qui aurait cru qu'on pourrait rencontrer quelqu'un de cette manière à cause d'un gâteau. Il était toujours debout quand Ambre l'interpella :

- Ah et… Magnifique vol plané. Pas trop mal ?

A l'entente de cette question, la douleur revint sourdement en lui : il avait presque oublié que quelques instants plus tôt il s'était retrouvé étalé de tout son long sur le sol de la Grande Salle pour récupérer le maudit brownie. Il s'assit avec de douloureuses précautions sur le banc à côté de Ambre, puis tout en prenant un bout de brownie il répondit :

- Et bien à vrai dire, maintenant que tu le dis... Je sens comme un léger inconfort au niveau de mon dos et de ma nuque, je me suis pas loupé je crois...

Il n'ajouta rien. Il n'avait jamais été bavard et préférait souvent le calme d'un petit moment de méditation. Il mâchouilla son brownie d'un air penseur, tout en fermant un peu les yeux. Il souriait légèrement. Lui et Ambre étaient assis côte à côte, sur le banc, silencieux et mangeant tranquillement leur dessert. Et c'était agréable. William se demanda si c'était le début d'une amitié qui naissait entre lui et la jeune fille, et à vrai dire intérieurement c'est ce qu'il désirait. L'idée d'une amie lui réchauffa le cœur, lui qui s'était senti si seul il y'a quelques heures encore. Ses doutes s'étaient envolés loin et il n'avait aucune envie de les voir revenir. William se demanda si, à Poudlard, tous les élèves étaient si doués pour créer des contacts spontanément. Lui n'avait jamais été doué pour ça, c'était quelque chose qu'il ne connaissait qu'à peine et c'était tout nouveau chez lui. Cependant maintenant qu'il y avait goûté, commençait à aimer ça... Des gens souriants, des gens agréables... Bien entendu il se doutait que tout le monde n'était pas comme ça ici, mais il avait bon espoir de faire beaucoup de rencontres. William était définitivement serein à ce moment précis,il se sentait atteindre une certaine plénitude lorsque la douleur lancinante dans sa carcasse le relança violemment.

- Aïe, mon dos ! gémit-il.

Une arrivée difficile  Libre 

La deuxième année regarda le jeune garçon, qui était toujours debout, en attendant une réponse de sa part. Elle avait toujours le brownie en main, puisque les assiettes avaient disparu dans le nettoyage de la table. Ainsi que tous les plats, tous les couverts, tous les verres et pratiquement tout les élèves. Comme des poules. Les élèves ressemblaient vraiment à des poules. Quand il y a à manger, il y a les élèves ; et quand il n’y a plus à manger, il n’y a plus d’élèves non plus. A part deux ou trois personnes qui avaient réussi, comme William, à sauver un peu de nourriture et qui la dégustait loin des regards envieux. Ambre se retourna vers William qui était en train de s’asseoir doucement, en prenant le plus de précaution. Il avait mal et la jeune préfète l’avait compris. Elle sépara proprement et équitablement le brownie en deux. Elle tendit un morceau à son voisin lorsque ce dernier lui répondit :

- Et bien à vrai dire, maintenant que tu le dis... Je sens comme un léger inconfort au niveau de mon dos et de ma nuque, je me suis pas loupé je crois...

Bon au moins il était sincère. Et puis il lui avait ramené du brownie. Ah bah oui, s’il ne lui avait pas ramené le dernier petit gâteau alors qu’il lui avait prit le premier, Ambre serait allé chercher sa batte de Quidditch et… Arrêtons-nous là. Cela pourrait choquer les âmes sensibles. La deuxième année porta le brownie à sa bouche et croqua. Délicieux. Le brownie de Poudlard est décidemment le meilleur de tous. Même celui de sa mère n’était pas aussi bon. Même s’ils s’en rapprochaient beaucoup. La Grande Salle était quasi vide ; quasi sans bruit. Tout en mangeant son gâteau, la deuxième année regardait William. Il mangeait son gâteau lui aussi, les yeux un peu fermés, en souriant un petit peu. Il avait un air comique comme ça mais Ambre se retenait de ne pas rigoler. Sinon il allait la prendre pour une folle à rigoler toute seule pour rien. La deuxième année repensait au vol plané que son ami, oui oui ami, avait fait. Elle avait quand même été assez violente mais il n’avait pas l’air d’avoir si mal que ça. Ou alors il le cacher. Ou alors la douleur n’était pas encore arrivée. Quelques minutes plus tard, quand Ambre eut finit son morceau de brownie, elle entendit William qui gémissait :

- Aïe, mon dos !

Voilà maintenant il avait mal. A cause de qui ? D’Ambre et son brownie. En tout cas, elle n’allait pas le laisser en si mauvaise posture. Elle n’en avait rien à faire, même s’il n’était pas d’accord, elle l’emmènerait chez Miss Pomfresh. De force s’il le fallait. Et ce n’était pas un petit première année qui allait lui faire peur. Elle se leva et se tourna vers son voisin :

« ‘Spèce de chouette mal formée. Fallait réussir ton atterrissage. Maintenant t’as mal. Viens je t’emmène à l’infirmerie. Et bronche pas t’as pas l’choix. »

Elle l’aida à se relever et ils sortirent de la Grande Salle en direction de l’infirmerie. Ils ne disaient rien. Mais Ambre savait qu’une amitié était en train de se créer entre les deux élèves. Dès que William ira mieux, elle pourrait lui montrer Poudlard sous toutes ses coutures. Mais pour l’instant il fallait déjà qu’ils réussissent à grimper jusqu’à l’infirmerie. Et c’était pas gagné.


-----------------------
Fin du Rp

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons