Grande salle

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Ancien sorcier  

Attentat Meringué !

Cela faisait un sacré bout de temps qu'il n'avait pas déjeuné seul dans la grande salle ; il y avait toujours quelqu'un de disponible avec qui il pouvait discutaillé et mangé, par la même occasion, mais cette fois, ce fut un choix personnel, il avait besoin de rester seul, juste cette fois-ci afin de voir si son plan se déroulait comme prévu. Vous vous demandez sûrement pourquoi Craig avait décidé exceptionnellement de ne pas s'entourer durant ce repas et quel était ce soi-disant plan ? Et bien, Craig avait planifié une demande un temps soit peu originale pour le bal... Enfin, original, pas tant que ça mais c'était peut-être l'une des seules manières qu'il avait bien voulues envisager à mettre en oeuvre.

Il avait choisi, après mûres réflexions, Amber J. Hoover comme digne cavalière. Cette demoiselle avait dès le début été l'amie de Craig, depuis qu'elle avait débarqué chez Serpentard, et était passée par le poste de Rédactrice-en-Chef, puis désormais Préfète, en sa compagnie, depuis le départ de Candice. C'était à cause, ou plutôt grâce, au bal qu'il avait dû réfléchir à cela, et plus il approchait, plus Craig avait peur de s'avancer, bien qu'il ne craignait pas de se prendre un vent, mais ce foutu stress qui t'empêche de tout faire, de peur d'échouer, c'était cela qui le bloquait, jusqu'à ce que l'ultimatum se rapproche et qu'il faille agir.

C'était donc assis vers l'extrémité de la table que Craig contemplait les autres élèves déjeuner - ainsi que Amber. Il avait décidé de cacher sa demande dans une meringue, qu'un elfe de maison apporterait à un moment précis, concis et choisi, et c'était pour admirer la réaction de cette dernière, et aussi pour voir si tout se passait comme dans son plan, qu'il était ici présent, mourant d'impatient que ledit moment arrive, mais il ne tarderait pas, une chose était sûre.

Le stress, l'impatience, l'envie, et ses composés le hantaient jusqu'aux entrailles. On ne pouvait plus reculer, et il avait un mauvais pressentiment, comme si quelque chose devait et allait tout faire foirer ; de toute façon, rien ne pouvait être parfait dans l'absolu, à moins que l'amour y était pour quelque chose... Or, ce n'était malheureusement pas le cas.

Attentat Meringué !

Comme à son habitude, Amber avait une faim de loup. Ses camarades la dévisageaient toujours avec la même expression horrifiée lorsqu'elle engloutissait des kilos et des kilos de nourriture. Même au bout de deux ans, le commun du Poudlard n'était toujours pas habitué aux repas gargantuesques de la demoiselle qui défrayaient les chroniques. Ils la fixaient avec des yeux presque aussi ronds qu'aurait dû se trouver le ventre de l'intéressée. Pourtant, à douze ans, elle pouvait encore se faire plaisir en multipliant les excès sans que les conséquences ne se voient réellement. Pour le moment elle pouvait enchaîner les festins sans craintes, son petit corps maigrichon ne bougeait pas d'un iota. Elle qui faisait tant attention à son apparence appréhendait les années futures où elle serait forcée - à un moment ou un autre - de mettre un terme à ses habitudes malsaines au risque de devenir subitement une enclume. Bref, il s'agissait d'une après-midi tout à fait normale.

Le délicieux poulet rôti qu'elle mâchouillait avec conviction retenait toute son attention. Au contraire de ses congénères, elle ne pipait que très rarement un ou deux mots à table. En effet, elle ne voulait pas perdre une minute de dégustation en parlotte inutile, considérant ces moments comme trop précieux pour êtres livrés en pâtures aux ragots de la maison. Le bruit extérieur lui parvenait de loin, comme si elle déjeunait sous l'eau, coupée du monde malgré la foule éparse qui l'entourait. C'était bien simple, il n'existait plus rien d'autre sur Terre qu'Amber et ce qu'il y avait dans son assiette.

Tandis que les victuailles s'amenuisaient, que les pommes de terre sautées succédaient aux tourtes fondantes, l'agitation dans la Grande Salle s'amenuisait. Les ventres rebondis de ses compagnons réclamaient une digestion tranquille, ce pourquoi la plupart des bavardages s'évanouissaient au fur et à mesure.

L'heure du dessert était arrivée, la préférée de la Verte. Bien qu'elle appréciait les mets délicats et raffinés, elle avait un gros penchant pour les pâtisseries dégoulinantes de sucre, les gâteaux moelleux à souhait et les crèmes parfumées. Alors que la grande majorité des Serpentards rendaient leurs cuillères, la préfète en redemandait. Elle promena longtemps ses yeux goulus sur les exquises préparations qui amoncelaient sur la table, cherchant dans la montagne de sucre l'eldorado de la calorie facile.


*Oh yeaaaaah !*, rugit son estomac avec ferveur. Elle venait juste d'apercevoir sa collation favorite, cachée entre deux mousses à la texture impeccable. Une somptueuse tarte meringuée au citron étincelait, une vraie merveille. Rien qu'à la voir, la demoiselle en salivait déjà. Avide de tout enfourner, elle n'en fit qu'une bouchée, littéralement.

« Argh ! Kof kof ... Hmmmr ! », s'étrangla-t-elle bruyamment.

Les larmes lui montaient aux yeux tandis qu'elle se débattait avec la boule qui obstruait sa gorge. Sa voisine, consternée, lui martela le dos jusqu'à ce qu'elle crache le cadavre du dessert et ... Une boulette de papier toute chiffonnée et dans un état pitoyable. Humiliée à l'idée de s'être donnée en spectacle, surtout d'une façon aussi peu ragoûtante, elle jeta un regard noir aux petits curieux qui la considéraient d'un air dégoûté voir vaguement moqueur. Elle le savait mieux que personne, rien ne valait mieux que la colère pour remplacer la honte, une façon très primaire de transférer sa propre souffrance pour faire souffrir à son tour. Charmant, non ?

C'est donc folle de rage qu'elle essaya de déplier l'arme du crime. Sa tentative resta vaine, et elle se retrouvait donc avec de minuscules petits fragments de feuille dégoûtants partout sur les mains. Énervée au possible, elle laissa entendre sur un ton lourd de menaces.


« Que celui qui a foutu ça là-dedans se dénonce maintenant. S'il ne tarde pas trop, je ne lui ferais peut-être pas avaler ses dents par le nez. Peut-être. ».

◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.
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Ancien sorcier  

Attentat Meringué !

La tarte meringuée venait d'être apportée, tout comme prévu ; Craig croisait désormais les doigts afin de rassembler le peu de chance qu'il avait pour que ce ne soit point un fiasco. Malheureusement, ce fut en vain. Amber se servit d'une part raisonnable, malgré le repas phénoménal qu'elle venait de s'engloutir sous les yeux effarouchés de ses camarades qui l'entouraient. Le Préfet regardait discrètement mais attentivement de loin la scène, en se mordant la lèvre - son petit rituel pour évacuer le stress. Et le drame arriva enfin ; et en suivit le début de la fin. Hoover commença à toussoter puis s'étouffer jusqu'à ce qu'un de ses camarades vienne lui tapoter le dos afin de faire sortir ce truc qui lui bloquait la trachée. Ce truc était un petit bout de papier où était formulée une demander pour le bal.

Craig ne put s'empêcher de rougir comme jamais ; le comparer à une tomate serait probablement un euphémisme. Et pendant ces quelques secondes de relâchement, il respira doucement, et ne put entendre la réplique d'une agressivité inopinée de sa potentielle cavalière.


« Que celui qui a foutu ça là-dedans se dénonce maintenant. S'il ne tarde pas trop, je ne lui ferais peut-être pas avaler ses dents par le nez. Peut-être. ».

Sincèrement, qui aurait envie de répondre à ces mots emplis d'une rage naissante mais pourtant qui, à la base, partait d'une bonne intention. Craig reprit le contrôle de ses sentiments, et devint de nouveau impassible, avec le visage légèrement rougeâtre. Il patienta quelques secondes avant de se dénoncer, avec humilité, bien qu'il avait honte d'en être arrivé à là, alors que tout débutait d'une simple invitation au bal. Cet enfant était maudit. Son ancienne petite amie qui fuit Poudlard, puis maintenant, sa technique d'approche qui foire, il fallait qu'il se ressaisisse pour récupérer la situation avant qu'il ne soit trop tard. Ces brefs instants de réflexion lui permirent de trouver en lui un peu de courage, et d'honnêteté, et de se balancer au bourreau.

« Hm... En fait, c'est moi qui ai volontairement piégé la tarte meringuée. Et je voulais que ce soit toi qui manges cette part de tarte, pour une simple et bonne raison... »

Il se rapprocha d'Amber, d'un pas affirmé. Un éclair de génie s'empara de tout son être. Il récupéra tous les bouts de papier en les faisant léviter grâce à la célèbre incantation, puis chuchota :

« Reparo. »

C'est ainsi que le message caché que gardait la tarte fut révélé au grand public ; les deux enfants furent à présent le centre d'intérêt des élèves qui n'avaient rien d'autre à faire que déjeuner et observer tous les faits et gestes de chacun dans cette même salle.

Attentat Meringué !

Amber se sentait trahie. Même si elle était d'ordinaire de nature un peu méfiante, une fois à table, elle laissait ses états d'âmes au vestiaire pour se concentrer sur la nourriture. Les bons petits plats avaient toujours été une source de réconfort chez elle, chaque repas était un moment précieux qui lui permettait de se ressourcer dans la joie et la bonne humeur. Lorsqu'elle prenait place sur le banc des Serpentard, à son emplacement favori, elle se lâchait. Peut-importait le regard de ses camarades sur son appétit d'ogre, ils finiraient bien par s'y habituer au bout d'un moment. Ou pas. Mais, au final, quelle importance ? Tout ce qui comptait était la pile d'assiettes regorgeant de saveurs merveilleuses, prêtes à faire exploser des sensations aphrodisiaques sous la pression de son palais.

Sauf que là, son pêché mignon venait de lui jouer un très mauvais tour, brisant à jamais sa confiance envers les entremets de Poudlard. A présent, elle ne pourrait plus jamais mordre à cœur joie dans ses douceurs préférées sans risquer un piège de ce genre. Non, définitivement, rien ne serait jamais plus pareil.


« Hm... En fait, c'est moi qui ai volontairement piégé la tarte meringuée. Et je voulais que ce soit toi qui manges cette part de tarte, pour une simple et bonne raison ... ».

La jeune fille planta imperceptiblement ses ongles dans la table. Elle ne pouvait pas croire ce qu'elle avait entendu. Elle connaissait cette voix presque par cœur, mais refusait d'imaginer que la personne qui allait avec avait pu lui faire cela. Sous le choc, elle tourna lentement la tête de son côté, ses cheveux cachant à moitié ses yeux orageux. D'un geste nerveux, elle repoussa la mèche qui lui obstruait la vue et planta ses yeux dans ceux de son Préfèt-en-Chef. Qu'est-ce qu'il lui avait passé par la tête ? Qu'avait-elle bien pu faire pour le contrarier et obtenir cette vengeance cruelle, cette humiliation publique ? Blessée, elle se donna le temps d'examiner son interlocuteur sous toutes les coutures avant de lancer les hostilités.

Son teint lui rappelait singulièrement les camions de pompiers Moldus qui étaient obligé de passer de temps en temps dans sa ferme, quand elle faisait mumuse un peu trop longtemps avec les bottes de foin. Là, Craig ressemblait fichtrement à une tomate grandeur nature. Mais pourquoi cette gêne ? Il aurait dû être fier, après tout, n'était-ce pas l'effet qu'il avait recherché à créer ? De la honte peut-être, à moins que ...

Ses interrogations muettes furent coupées courtes par Hoslow qui pointait sa baguette dans sa direction. Instinctivement, elle se leva d'un bond, croyant que le sort lui était réservé.


« Reparo », incanta t-il.

« Qu'est-ce que ... »

Sous ses yeux à la fois ébahis et dégoutés - bon d'accord, surtout dégoutés - le morceau de papier avec lequel elle s'était gracieusement étouffée commença à se reconstitué. Elle hésita à le prendre, lançant à Craig un regard noir à la dérobée qui devait signifier quelque chose comme : « t'as pas intérêt à me la faire encore à l'envers, sinon crois moi que je mettrais ma précédente menace à exécution sans le moindre remord ». Intriguée, elle se décida enfin à prendre connaissance du message, qu'elle lu et relut au moins trois fois avant qu'elle ne l'imprime tout à fait.


Amber, que dirais-tu de m'accompagner au bal ?




La missive était toute simple, toute bête, mais lourde de sens. Pas de doute, c'était bien lui qui avait écrit ses mots, il n s'attardait jamais sur les idées, allant toujours droit au but dans ses demandes. Pas un instant elle ne crût donc à une farce. Sa colère retomba sensiblement, mais le feu cuisant de l'impression de se donner en spectacle ne la quittait pas. Ce furent maintenant ses joues qui prirent une teinte flamboyante, ce qui en ajouta à son état d'énervement. Elle fourra le papier dans la poche de sa cape, sachant parfaitement que si elle le reposait sur la table, ses amies, en bonnes gossip girls à l'affut du moindre potin, allaient s'empresser de le parcourir et d'en parler à tout le monde. Or, pour une fois, la gamine voulait préserver quelque chose à l'abri dans son jardin secret. Ce moment devait lui appartenir, à elle et rien qu'à elle, sans qu'il soit jeté en pâture à personne pour satisfaire l'intérêt général.

Pour ne pas que tout le monde entendre, elle enjamba la distance qui les séparait et se planta devant lui, raide comme un piquet. De loin, la scène aurait put paraître tout autre, la jeune fille donnant l'impression de contenir ses coups, parfait. Personne ne se douterait une seconde de son état d'esprit actuel.


« J'accepte, à condition que tu me promettes de ne plus jamais, jamais, JAMAIS me refaire de coup comme celui-ci », chuchota t'elle vivement, agitant un index autoritaire devant son faciès.

« Sinon, dis-moi, je ne t'ai jamais dis que j'aimais la tarte meringuée, et parmi tous les plats que j’engloutis chaque jour, tu as choisi celui-ci. C'est une Elfe qui s'en ai chargé, n'est-ce pas ? »

En effet, seuls les Elfes de maisons savaient précisément ce qu'elle consommait, puisqu'ils étaient contraints de faire sa vaisselle. Généralement, elle s'entendait bien avec eux, même s'ils gardaient une certaine réserve à la laisser pénétrer dans la Cuisine, connaissant son appétit extraordinaire. Mais il y en avait une qui échappait à cette règle, et qui s'était certainement délectée de la scène. Inquisitrice, elle était bien déterminée à trouver qui avait piégé son dessert favori. Au moins, cela lui éviterait de réfléchir à sa robe de bal.

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Finalement le fiasco que prévoyait Craig n'était pas si catastrophique. Lorsqu'elle prit connaissance du contenu du fameux message qui faillit lui valoir un aller simple à Sainte-Mangouste, le préfet eut un pincement au cœur. C'était la gène et la honte qu'il avait accumulées pendant ces quelques instants fort déstabilisants. Malgré tout, Amber avait fait le bon choix : celui de ranger dans sa poche le message, afin que la situation reste sous contrôle. De toute manière, tout le monde serait au courant, ce n'était plus qu'une question de temps, une course contre la montre.. Chacun aurait le loisir de jaser même si elle préférait garder cet intime moment secret ; le préfet vert respectait ce choix honorable.

Craig sourit, voyant que sa camarade réagissait plutôt bien à sa demande. Il perdit un peu de ses couleurs - et heureusement, me direz-vous, le teint vanille-fraise ne lui allait pas tellement. Enfin bref, Amber, d'une voix légèrement agressive, répondit à la demande de Craig, et la fraction de seconde qui venait de s'écouler serait décisive pour Craig : d'une, son égo en prendrait un sacré coup et de deux, le vert n'assumerait pas cet échec devant un tel public, avec les Poufsouffle qui avaient une très belle vue sur la scène où une action improbable se déroulait. De plus, les Serpentard étaient réputés pour répandre des rumeurs un peu partout, alors il fallait qu'Amber gère au mieux sa réponse, afin de ne pas laisser trop les esprits d'imagination fertile fabuler des tonnes et des tonnes de potins à leur sujet, bien que Craig aimait que l'on s'intéresse à lui mais pas trop à propos de l'amour.


« J'accepte, à condition que tu me promettes de ne plus jamais, jamais, JAMAIS me refaire de coup comme celui-ci. Sinon, dis-moi, je ne t'ai jamais dis que j'aimais la tarte meringuée, et parmi tous les plats que j’engloutis chaque jour, tu as choisi celui-ci. C'est une Elfe qui s'en ai chargé, n'est-ce pas ? »

Énorme soulagement ; Amber avait dit oui ! Elle avait bel et bien accepté la proposition. On pouvait deviner la légère jubilation qui s'emparait de Craig tout entier. Ca y est, on avait perdu notre héros. Ses peurs et ses craintes étaient désormais effacées, et mises aux oubliettes et ce, pour un sacré bout de temps ! Le vide que Katherine avait laissé après son départ venait de rétrécir, bien qu'on ne pouvait effectuer une comparaison entre ces deux demoiselles. Les sentiments n'y étaient pas chez Amber, ou du moins pas ceux que le vert éprouvait à l'égard de Kath' la déserteuse. Cette tristesse venait de s'apaiser légèrement, et Craig avait compris qu'il pourrait trouver du réconfort dans la relation qu'il entretenait avec sa collègue, amie et qui plus est nouvellement promue sa cavalière.

Amber était en plus perspicace, pas besoin de répondre à ses questions, elle en connaissait déjà les réponses. Elle avait un sacré caractère en plus, qui plaisait à Craig. Elle n'avait pas froid aux yeux, elle était une vraie serpentard. Enfin, là n'était pas la question. Comme elle l'avait devinée, Craig avait interrogé les elfes de maison affiliés aux cuisines pour savoir quel met préparer en l'honneur de la préfète. Et il allait enfin lui faire savoir, ainsi que sa gaieté, mais pas trop non plus, histoire qu'elle ne se sente pas trop importante pour autant.


« Oh, super ! Hm, oui c'est un elfe qui m'a dit que tu appréciais particulièrement cette tarte meringuée.. N'empêche, merci de bien vouloir m'accompagner, tu m'aides bien parce que je me voyais pas franchement y aller avec quelqu'un d'autre, acheva-t-il avec un petit sourire tout en chuchotant pour ne pas gâcher la discrétion de son interlocutrice. »

Il se remit de sa joie et pour rester sérieux, il lui proposa sur un coup de tête une sorte d'invitation un peu spéciale, qui pouvait passer pour un rencard étant donné la situation mais c'était tout autre. Lui-même ne comprenait pas réellement pourquoi il ressortait ça sur le tas mais ce n'était pas une mauvaise idée..

« Tiens, pendant qu'on y est, ça te dirait de venir avec moi en divination ? J'ai deux trois trucs à régler là-bas, et j'ai pas trop la motivation de m'y rendre seul.. Je t'explique en chemin ? »

Le suspense était à son paroxysme, c'en était indéniable. Une nouvelle aventure attendait Craig, et qui sait, peut-être qu'Amber serait son compagnon, son frère d'arme cette fois-ci. A peine une histoire qui termine qu'une deuxième essaie tant bien que mal de germer et nous hante jusqu'à ce qu'on se lance qpontanément. Leur après-midi ne manquerait pas de retournement de situation, je puis vous l'assurer.

Attentat Meringué !

En y réfléchissant bien, Amber n'avait jamais sérieusement envisagé d'aller à ce bal. Dès qu'on lui posait la moindre question sur celui-ci, avec qui elle y allait, comment elle comptait s'arranger, quels produits elle s'étalerait sur la trogne pour paraître à son avantage, elle faisait la sourde oreille ou changeait de sujet. Les bals, c'était pour les midinettes, les petits Gryffons au cœur tendre, les romantiques. Les gens nuls, quoi. Et puis, finalement, à quoi ça rimait tous ces préparatifs ? A quoi bon se faire belle pour un soir, quand on a côtoyé les mêmes personnes depuis plusieurs années, ils savent parfaitement à quoi vous ressemblez naturellement, à moins d'avoir la capacité d'observation d'une taupe, le subterfuge ne prendra pas.

Malgré sa vanité et son égocentrisme, dans son esprit carré, ce genre de réception n'était qu'un ramassis d'idioties dégoulinantes de rose, de sucre et de froufrous. Elle se refusait à coller à l'image de la pauvre cruche amoureuse dansant bien sagement contre son gentil cavalier tout propre dans son petit costume bleu ciel. Non, non et non ! Mais pourquoi avoir accepté alors, si cette idée la rebutait tant ? Tout simplement parce que c'était lui, c'était Craig, son ami, son collègue, son pote quoi. Qu'elle imaginait sans mal la peine qu'il s'était donné à concevoir tout ce scénario et qu'elle ne pouvait pas décemment l'envoyer sur les roses. Et puis, elle était sûre et certaine qu'il n'était pas du genre gnangnan et que même si la fête serait sur le thème des arc-en-ciels bondissants, il y aurait quand même moyen de passer une bonne soirée en sa compagnie.

Pragmatique, elle observa son interlocuteur afficher une mine soulagée lorsqu'elle accepta son invitation. Dans d'autres circonstances, elle aurait agit à la manière d'un paon, elle se serait mis à gonfler ses plumes et à faire la roue, flattée et orgueilleuse au possible. Le fait était qu'elle n'avait pas de plumes, et que la situation était grave. Si son intuition se confirmait, alors quelqu'un avait essayé de lui faire du mal, ou tout simplement de l'humilier. Et elle avait une une petite idée sur son identité, qui ne demandait qu'à être confirmée.


« Oh, super ! Hm, oui c'est un elfe qui m'a dit que tu appréciais particulièrement cette tarte meringuée.. N'empêche, merci de bien vouloir m'accompagner, tu m'aides bien parce que je me voyais pas franchement y aller avec quelqu'un d'autre »

«  Pour être tout à fait honnête, je ne suis jamais allée à ce genre ... d'évènements. Tout ça, en fait, c'est très peu pour moi. Donc autant toi tu ne voyais pas avec qui aller, moi je ne me voyais pas y aller du tout. Comme ça, j'imagine qu'on fera la paire !  », lui répondit-elle avec une légèreté feinte, consciente que toute la table était focalisée sur leur conversation.

Et puis, c'était aussi un petit avertissement pour son cavalier, qu'il ne s'avise pas de lui offrir des fleurs ou ce genre d'ineptie, elle le prendrait très mal.


« Pour l'Elfe, je pense avoir compris. Récemment, je me suis disputée avec l'une d'elle, une sacrée teigne. Figures toi qu'elle ne voulait pas me laisser emporter leur plateau de petits fours en Salle Commune, cette radine a essayé de me jeter dehors ! Non mais tu te rends compte ? Moi, me virer des cuisines, de mes cuisines ? Cette arriviste n'a pas compris que tant que je serais à Poudard, elle me verra fourrée là-dedans au moins deux fois par jour, si ce n'est plus. Elle a même commencé à s'énerver, jusqu'à me menacer avec son rouleau à pâtisserie de lâcher la nourriture ! Du grand n'importe quoi », déclara t-elle, encore révoltée par l'insolence de ma créature.

Craig, quant à lui, semblait avoir retrouvé son sérieux habituel lorsqu'il lui proposa:


« Tiens, pendant qu'on y est, ça te dirait de venir avec moi en divination ? J'ai deux trois trucs à régler là-bas, et j'ai pas trop la motivation de m'y rendre seul.. Je t'explique en chemin ? »

La jeune fille ne se fit pas d'idées, il n'y avait aucun sous-entendu là-dessous, elle en était persuadée. Elle croyait en l'amitié fille/garçons, et même si les ragots allaient suivre à leur petite escapade, elle ne rechignait jamais à être le centre de l'attention tant que cela n’entachait pas son image. Et puis, être assimilé à Hoslow était loin d'être une insulte à sa réputation, au contraire même.

« Si tu veux, mais on fera d'abord un détour par les Cuisines avant. Je suis sûre que c'est elle, qui d'autre ? Les autres cuistots m'aiment bien, enfin ... je crois qu'ils ont plutôt peur que je les mange eux aussi, mais c'est la même chose ! Allez, allez, dépêchons ! », le pressa Amber en l'attrapant par le bras, avide d'écraser quelque chose de volumineux et lourd - de préférence - entre deux oreilles pointues.

Reducio
Fin du RP pour moi, je te laisse conclure si tu veux. ^^

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En plus d'accepter la proposition, Amber avait le sens de l'humour. Elle faisait d'une tragédie tout ce qui ne lui plaisait pas, notamment avec l'elfe de maison quelque peu froid. Elle tournait à la rigolade une situation sérieuse, enfin Craig ne pouvait s'en empêcher de lâcher un petit rire, un rire qu'on avait du mal à décrocher mais qui, en fin de compte, sortait plus rapidement que l'on ne pensait. Il paraissait toujours comme quelqu'un de froid, de distant avec tous et envers tous alors qu'avec Amber, c'était tout de suite plus naturel, jovial - allez savoir pourquoi.

Enfin bref, la préfète de Serpentard répondit, plutôt joyeuse, et s'accrocha avec poigne au bras de Craig, en le dirigeant vers les cuisines alias le paradis de sa cavalière. Il n'en avait pas grand chose à faire de détourner son chemin, tant qu'il allait en divination, finir une bonne fois pour toute la mission qui lui avait été donnée, suite au départ de Katherine. Cette mission top secrète qui n'était restée qu'entre-eux, mais quitte à devoir la finir pour être débarrassé du fantôme de son premier amour, autant y aller à deux - qui plus est avec son actuelle cavalière -, pour détendre un peu l’atmosphère.

Bras entremêlés, de quoi remplir les rubriques des potins de chaque journal, les deux camarades sortaient, l'air guillerets , de quoi même en étonner la galerie. Ce devait être une des rares fois où l'humanité de Craig avait été exposé au grand jour de cette manière. Cette deuxième année à Poudlard avait été très révélatrice, et avait même permis de découvrir de nouveaux aspects inédits et inattendus de notre héros. Comme quoi, même les plus froids pouvaient rencontrer le grand amour, ou se lier d'amitié ? Rien n'était impossible dans la vie, et Craig le découvrait et rendait, jour après jour, un peu plus vraie cette citation. Et pour vous dire, cette année était encore loin d'être terminée. Enfin bref, Craig, résolu à en finir avec Katherine pour passer à autre chose, allait tout faire pour que la mission soit très vite accomplie, et sans complication.. Il rajouta pour finir.


« C'est parti mon kiki, eheh ! »

Jamais il n'aurait pu envisager dire une telle phrase l'an dernier. Poudlard le changeait... Impossible de le nier, mais en bien ou en mal ? Seul l'avenir nous le dirait, le jour venu.

Reducio
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