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 Mission  La Chandeleur

Et voilà, l'étape finale était arrivée. Kaeyann et ses camarades devaient maintenant cuire leurs crêpes. La jeune fille prit sa poêle d'une main et coinça son bol de pâte entre son coude et son bras pour s'approcher du four à six ronds que Rhéa venait de faire apparaitre à côté de leur table. Elle déposa sa poêle sur l'un des éléments, juste à temps pour que la Serpentard puisse déposer un gallion dans sa paume ouverte. Kaeyann regarda un instant la pièce d'or, confuse. Cette partie-là ne faisait pas partie de sa tradition familiale, mais elle voulait bien tenter le coup. Après tout, n'importe quel truc qui pourrait la rendre moins maladroite était le bienvenue pour cette étape critique.

La jeune fille versa lentement un peu de pâte au centre de sa poêle et, observant du coin de l’œil comment les autres s'en tiraient, tenta d'étaler sa pâte en un rond d'une épaisseur constante. Chef passa près d'elle pour inspecter son travail et se contenta de lui sourire, ce que Kaeyann interpréta comme un bon signe. Elle attendit que sa crêpe prenne une consistance plus solide, et décida que le moment était venu de la retourner. Mais pas avec une spatule, comme son père le faisait généralement, non. Elle allait tenter le tout pour le tout et la faire sauter comme une pro. Serrant son gallion dans sa main, elle prit un élan et lança sa crêpe dans les airs de toutes ses forces. Elle se disait que plus sa crêpe montait haut, plus elle aurait de temps pour se replacer et l'attraper, mais bien entendu, les choses ne se passèrent pas comme elle l'aurait voulu. La moitié de la crêpe atterrit dans la poêle, mais le reste continua sa course vers le plancher.

Après trois tentatives (qui se soldèrent toutes par un échec, créant une sorte de pile de crêpes en lambeaux aux pieds de Kaeyann), la jeune fille décida de demander l'aide de Chef.


«Est-ce qu'il a une façon particulière de s'y prendre, pour ne pas que toute ma pâte finisse par terre?»

Kaeyann remit un peu de pâte dans sa poêle et, aidée de Chef, qui tenait la poignée avec elle pour bien lui apprendre le mouvement de poignet, elle parvint finalement à tourner une crêpe ET à la rattraper. Quand elle fut bien dorée des deux côtés, elle la fit glisser dans son assiette. Encouragée par son succès, elle remercia Chef et essaya à nouveau de le faire par elle-même. Après quelques autres tentatives infructueuses, elle finit par trouver le tour et réussit quatorze autres magnifiques crêpes. Bon, quinze crêpes réussies sur une possibilité d'environ....trente, ce n'était pas fameux, mais c'était assez pour la remplir de fierté. Elle se tourna alors vers Rhéa, attendant avec impatience qu'elle déclare l'activité terminée et qu'elle puisse commencer à s'empiffrer.

.oOo.Kaeyann Hirondella.oOo.C'est dans le brouillard qu'une rencontre est belle.oOo.
Capitaine des Red Lights ~ Préfète ~ Tutrice ~ Gryffon d'Argent
♦ Élève du mois de Février 2014♦
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Ancien sorcier

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Chef était venue pour regarder la pâte de Caroline. La petite elfe regarda attentivement la pâte, la touilla un peu et prit sa cuillère et la gouta. Puis celle-ci dit que la pâte était prête, pas parfaite bien sûr, mais très bonne quand même. La verte était très contente, sa pâte était bien. Ah, elle avait progressé mais maintenant il fallait faire encore mieux. Puis la créature magique repartit pour aller voir d'autres personnes qui avait besoin d'aide. Maintenant, la prochaine étape était la cuisson. Souvent dur mais aussi très marrante. La partie la plus drôle est le retournement de la crêpe. Elle pouvait se coller au plafond ou aller dans la figure d'une autre personne. En tout cas, c'était tout le temps une grande partie de rigolade. Rhéa annonça donc la suite et fit apparaître des fours. Les filles s'approchèrent et commencèrent leurs crêpes. Caroline eut la surprise de découvrir que le four et les poiles n'étaient pas chauds. Au moins, on ne pouvait pas se brûler. C'était une idée très ingénieuse et très pratique. La Serpentard se risqua à faire une crêpe. Elle mit de la pâte sur sa poile puis la tourna doucement. Et la où le point fâche, c'est le retournement de la crêpe. Caroline se prépara et leva sa poile. La crêpe partit en l'air, très haut, se retourna et partit comme une flèche vers le sol. La verte prit peur : elle n'allait jamais pouvoir la rattraper ! Si elle ne se déplaçait pas, la crêpe allait s'écraser sur sa tête. Juste à temps, la première année se déplaça et la crêpe alla s'écraser sur le sol. *Bon, bah, la première c'était pas la bonne.* Elle recommença une autre fois et cette fois-ci, elle réussit à la rattraper. Puis, les crêpes réussis s'enchainèrent, Caroline avait pris le coup de main. C'était parti. Une pile de crêpe se formait dans l'assiette placé à coté du four. Enfin, le saladier rempli de pâte se termina. C'était fini, il ne restait plus qu'à les manger. Ca allait être un moment de bonne humeur.
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Ancien sorcier

 Mission  La Chandeleur

Quelques bons coups de fouets plus tard, la pâte de Roxane était presque parfaite, c'est à dire qu'il ne restait pratiquement aucun grumeau et qu'aucune coquille ne venait affluer à la surface. Même si elle avait le visage constellé de farine, les cheveux en désordre et le bras droit mutilé, elle était assez fière de sa prestation. D'ailleurs, l'envie de dévorer une pile entière de crêpes ne faisait que s'accentuer au fil de la préparation, rendant la jeune fille légèrement éparpillée ; ainsi, sa portion de table ressemblait au champ de bataille le plus impressionnant qu'on n'ai jamais vu, et, par rapport, celle des autres donnait l'air d'appartenir à un grand cuisinier parfaitement maître de lui. Mais la verte ne se laissait pas décourager pour autant, toujours plus déterminée à faire la meilleure pâte de toute sa vie. Elle vit avec un soulagement non dissimulé la petite Chef débarrasser d'un claquement de doigt tout ce qui ne servait plus de son établi en prévision de la cuisson.

« Bon, maintenant, que vous avez toutes une pâte parfaite, il va falloir faire vos crêpes ! D'abord, versez la pâte dans la poêle et étalez-la doucement avec le dessous de la louche. Attendez quelques instants qu'elle chauffe, pendant ce temps, mettez le gallion dans votre main - celle qui tiendra le manche - et, faites sauter votre crêpe ! Tenir un gallion dans sa main à ce moment-là vous promettra un avenir rempli de richesse ! Si les manches de vos poêles sont trop gros ou les ustensiles trop lourds, Chef pourra vous aider. N'hésitez pas à la solliciter ! » dit Rhéa en lui donnant une pièce dorée.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne vint même pas à l'idée à Roxane de la piquer ; en vérité, elle était tellement impliquée dans ce qu'elle faisait que tout le reste n'avait pas d'importance. Elle ne remarqua donc pas que les poêles étaient ensorcelées pour éviter toute brûlure, et fut assez réticente au premier abord ; mais bientôt, elle reprit confiance à la vue de la désinvolture de tout un chacun, et put repartir de plus belle sans crainte de se faire le moindre mal.

Elle versa précautionneusement sa pâte dans le récipient jusqu'à ce qu'il y en ait assez, puis, à l'aide d'un ustensile dont elle ignorait le nom mais qui était bien pratique, étala le tout jusqu'à ce que ça donne un cercle à peu près rond. Elle pensa à la retourner comme arrivait si bien à le faire son père, mais se ravisa rapidement : elle avait pris pour résolution de ne causer aucune catastrophe, et elle ne voulait pas tout gâcher alors que Rhéa semblait s'être pliée en quatre pour créer cet atelier. Elle se contenta donc de retourner sa crêpe en mode "tranquille", technique aussi appelé "sans danger", puis, lorsqu'elle fut bien dorée, la posa sur une assiette apparue au dernier moment grâce à Chef, avant de repartir pour une autre tournée. Décidément, cet atelier lui plaisait de plus en plus !

 Mission  La Chandeleur

Après quelques efforts plus ou moins bien dosés, de petits échecs et de grandes réussites, de nombreuses crêpes furent réalisées et les pâtes à crêpes des petites furent épuisées jusqu'à la dernière goutte comestible. Chef passait dans les rangs, aidait ça et là, lorsqu'on avait besoin d'elle, elle goûta, testa, montra des mouvements, fit secrètement léviter quelques crêpes et en dévia d'autres de leur trajectoire initiale histoire de limiter les pertes. Lorsque les chaudrons furent vidés, elle fit disparaître four, expériences loupées et poêles d'un claquement de doigts. Il ne restait plus grand chose à faire pour terminer cette activité à part peut-être...

" Merci à vous toutes d'avoir fait de si belles crêpes ! Vous pouvez maintenant retourner dans vos dortoirs ou salles communes respectives. Chef et moi nous chargerons de déguster vos merveilleuses réalisations ! " Dit-elle très sérieusement en se dirigeant vers le tas de crêpes le plus proche.

Il s'agissait de celui d'Amber. Chef, de son côté, se mit à sautiller et applaudit chaudement dans ses mains. Un grand sourire s'était dessiné sur le visage de la jeune elfe, bientôt imité par celui de Rhéa qui reprit la parole en riant.


" Je plaisante ! Il est temps de passer à la dégustation et, rassurez-vous, vous aurez également votre part ! Après tout, vous n'avez certainement pas fait tout ce travail pour rien ! N'est-ce pas ? " Consciente que son humour initial avait sans aucun doute éveillé quelques mauvais sentiments chez ses petites pupilles, la sixième année se fit pardonner d'un tour de magie très simple.

Un instant plus tard, des dizaines de pots de confitures différentes apparurent sur la table : du chocolat à tartiner, du miel, de la confiture d'oranges, de myrtilles, de groseilles, de fraises, de bananes, de kiwis, de pamplemousses acidulés, de coings, de cerises, de citrouilles et tellement d'autres goûts encore qu'il y aurait forcément de quoi ravir tous les palets ! Et histoire de ne pas assécher les petites bouches affamées, la serpentard fit également apparaître du jus de citrouille, des chocolats chauds ainsi que du thé à la menthe délicieusement sucré. Les verres, couverts et serviettes furent ajoutés par Chef qui se téléporta sur la table et ouvrit les hostilités.


" Régalez-vous ! " Annonça-t-elle de sa petite voix fluette en souriant à l'assemblée.

La petite elfe claqua des doigts et fit apparaître une montagne de crêpes supplémentaires préparée au préalable avec Rhéa. Les deux demoiselles s'installèrent alors en bout de table, non loin de leurs élèves et commencèrent leur dégustation en même temps qu'elles. La sixième année se permit de prendre une crêpe dans chaque tas - après autorisation de leurs créatrice- afin de vérifier si elles étaient bonnes.


" Délichieux ! Vouch'êtes de très bonnes cuichinières ! " Dit-elle alors, en se régalant. Elle espérait que cette activité avait plu à tout le monde et que les petites s'étaient amusées à cuisiner autant qu'elles prendraient plaisir à déguster leurs réalisations ! Voulant les féliciter, elle laissa, à chacune d'elle, le galion offert un peu plus tôt.
Reducio
Fin du RP pour ma part, j'espère qu'il vous aura plu.

« Même le plus petit des Serpents a du venin ! »
Élève et Serpentarde du mois de Janvier 2014
~> Championne de Serpentard <~

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La cuisine était décidément une activité pleine de surprises. Cela pouvait paraître tout bête de suivre une recette, de réaliser minutieusement chaque consigne pour arriver au produit final, mais bon, c'est bien connu, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire. Malgré les nombreuses difficultés qu'elle avait put rencontrer lors de la séance, Amber avait découvert qu'en dépit de ses aprioris elle avait aimé ce moment, pour ne pas dire adorer (ne sortons pas les grands mots tout de suite, voulez-vous). Une idée germa aux confins de son esprit pour pallier au désespoir qui l'avait mené en ces lieux, le sentiment tenace de rejet et de tristesse profonde qu'elle avait ressentit en comprenant que l'accès aux Cuisines lui serait désormais très difficile. En effet, à force de manger absolument tout ce que les Elfes mijotaient pour le prochain repas - et ce quotidiennement ) elle avait finit par se faire détester par toute la population Poudlarienne de moins d'un mètre vingt et pourvue de grandes oreilles fripées.

Peut-être que si de temps en temps elle les aidait à préparer des douceurs, elle aurait de nouveau le droit de promener son appétit gargantuesque partout avec elle ? Certes, cela allait lui demander quelques sacrifices, mais elle ne pouvait pas décemment survivre sans ses aller-retours réguliers entre les fourneaux. Et puis qui sait, quand dans quelques années elle serait venue à bout de ses sept années d'étude, elle saurait reproduire les même délices chez elle et n'aurait par conséquent pas à les partager avec des centaines d'autres gamins braillards. Oui, c'était une idée qui méritait mûre réflexion.


« Merci à vous toutes d'avoir fait de si belles crêpes ! Vous pouvez maintenant retourner dans vos dortoirs ou salles communes respectives. Chef et moi nous chargerons de déguster vos merveilleuses réalisations ! », lança Rhéa avec un sérieux apparent après avoir fait disparaître tous les ustensiles.

En une seconde, toute l'amitié qu'elle avait pour son aînée fondit comme neige au soleil. Il y avait quelques règles à respecter quand on voulait fréquenter la Hoover. La première était évidente. On. Ne. Touche. Pas. A. Son. Manger. Jamais, sous peine d'une mort lente, violente et douloureuse (en d'autres termes, de s'attirer son courroux éternel). Bref, elle lui jeta un de ces regards plus noir que noir, frémissant de colère, prête à retrousser ses babines sur ses crocs tel un petit animal sauvage.

Heureusement pour elle, Cristal eut le bon ton d'annoncer qu'elle n'allait pas vraiment procéder de la sorte (peut-être avait-elle réellement prévu de le faire mais la mine peu courtoise de la demoiselle l'en avait dissuadé ?) :


« Je plaisante ! Il est temps de passer à la dégustation et, rassurez-vous, vous aurez également votre part ! Après tout, vous n'avez certainement pas fait tout ce travail pour rien ! N'est-ce pas ? »

Immédiatement les traits de la blondinette se détendirent, quand bien même elle restait sur ses gardes, pas encore totalement convaincue qu'on allait pas venir lui chiper sa fabuleuse préparation. Aussi resta t-elle à portée de son tas de crêpes, tellement proche que sa cape était à l'extrême limite de tremper dans la petite marre de beurre chaud qui s'était formée dans les creux de l'assiette. Sa méfiance fut bien vite détournée par l'apparition simultanée de diverses confitures et pâtes à tartiner en tous genres capable d'égayer ces desserts quelque peu tristounets. Sans attendre le top départ donné par Chef, elle se précipita vers les nouvelles denrées et sélectionna trois pots aux couleurs chamarrées qu'elle emmena au pied de sa montagne dorée.

Pendant ce temps, Rhéa était revenue à la charge, bien décidée à goûter l'une de ses crêpes. Une fieffée gourmande celle-là. Elle lui demanda d'un signe de tête si elle pouvait se servir, elle accepta avec réserve, observant chacun de ses faits et geste, un récipient de confiture d'orange brandit sournoisement dans l'éventualité ou la sixième année aurait prévue de se faire la malle avec le plat entier. Elle se contenta de n'en prendre qu'une, continuant ensuite sa petite ronde en les apostrophant toutes d'un bel ensemble:


« Délichieux ! Vouch'êtes de très bonnes cuichinières ! »

*Elle a pas tord, c'est trop bon*, pensa t-elle en enfournant trois de ses confections en même temps dans sa bouche (dit aussi: "le trou noir" par les plus inventifs). Les mets délicats se succédaient sous le palais de la verte, faisant exploser à chaque occurrence de nouvelles saveurs stimulées par les différents assaisonnements qu'elle testait à chaque fois. Cependant, au bout d'à peine cinq minutes, un problème de taille survint: il ne restait plus rien, elle avait tout mangé.

Ébahie par la rapidité avec laquelle elle avait tout engloutit, elle promena un regard jaloux sur ses congénères qui disposaient encore toutes d'une réserve conséquente. Tandis que Rhéa leur remettait leurs gallion, sa mauvaise humeur ne fit que s'accentuer. Non seulement elle était condamnée à regarder les autres se goinfrer mais elle n'avait même plus le plaisir de voler quelque chose. Quoique.

A une vitesse ahurissante, la gamine décolla de sa chaise, les bras en avant. Elle se précipita vers le tas généreux de Meilla Primard qui le dégustait tranquillement, le porta à bout de bras et s'enfuit à toutes jambes avec. Elle s'accorda le luxe de se retourner en pleine course, à deux doigts de franchir la gigantesque porte, et fit quelque chose d'extrêmement puéril: elle tira la langue à la Serdaigle, espérant réveiller en elle des instincts de meurtre comparable à ceux qu'elle avait ressentit lorsqu'elle s'était prise en pleine tête sa bombe à eau glacée. Ensuite, elle détalla le plus vite qu'elle le put, elle avait même pris tellement d'avance qu'elle pourrait sans problème rejoindre sa Salle Commune et se délecter des crêpes que son ennemie avait préparé avec amour.

Comme quoi parfois, la vengeance est un plat qui se mange chaud et recouvert de sucre.

◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.
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Ancien sorcier

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Roxane prenait un véritable plaisir à cuisiner dans cette ambiance conviviale et chaleureuse, avec à ses côtés la gentillesse de Rhéa et de Chef qui veillaient au grain et de ses autres camarades qui semblaient, comme elle, se plaire à cet atelier futile mais pourtant agréable. La cuisson se passait sans encombres, surtout avec l'aide discrète de la petite Elfe, toujours prête à aider les jeunes apprenties. Lorsque la dernière fut cuite, Roxane ne put s'empêcher de loucher sur son assiette où se formait une pile doré très, très, tentante. Elle amorça un geste gourmand qui aurait été fatal pour ses "protégées" si il n'avait pas été interrompu par Rhéa.

« Merci à vous toutes d'avoir fait de si belles crêpes ! Vous pouvez maintenant retourner dans vos dortoirs ou salles communes respectives. Chef et moi nous chargerons de déguster vos merveilleuses réalisations ! » dit-elle le plus naturellement du monde, comme si cela coulait de source.

Roxane, bien consciente que c'était une blague - plus que douteuse, certes, mais une blague tout de même - ne releva pas, même si elle brûlait d'envie de dévorer ce qu'elle considérait comme le trésor d'Ali Baba version gastronomique et avait une furieuse envie de faire taire Rhéa et ses détours inutiles qui l'empêchaient de se remplir le ventre.


« Je plaisante ! Il est temps de passer à la dégustation et, rassurez-vous, vous aurez également votre part ! Après tout, vous n'avez certainement pas fait tout ce travail pour rien ! N'est-ce pas ? »

La fillette aurait bien approuvé ces paroles judicieuses si elle n'était pas en phase d'explosion imminente, c'est à dire prête à...faire quelque chose qu'il ne serait pas très malin de faire. Heureusement, la sixième année avait enfin terminé et, pour finir en beauté, elle fit apparaître sur les tables des tonnes de confitures et autres condiments propres à tartiner en quantité généreuse les préparations des cuisinières. Elle alla ensuite s'installer en bout de table avec Chef, laissant le champ libre à Roxane, qui n'attendait que ça.

Soudain inconsciente de l'effet qu'elle pouvait produire autour d'elle, elle se mit à absorber progressivement toute nourriture se trouvant dans un périmètre proche, hop une p'tite dose de confiture de framboise, pourquoi pas une touche de miel, une goutte de jus de citrouille, trop bon ce truc je vais en reprendre un coup même si je ne sais pas ce que c'est, dingue ça j'avais jamais goûté, etc. C'était un spectacle assez impressionnant pour quiconque n'avait jamais vu la première année en action, et sûrement désespérant car tout le monde pouvait voir le festin réduire considérablement sans rien pouvoir faire. M'enfin, elle était un peu gourmande, ce n'était pas la fin du monde non plus. Du moins pas pour ses papilles, qui étaient les seules gagnantes dans l'histoire.

Au bout d'un temps indéterminé, Roxane aperçut Rhéa qui faisait une ronde gustative dans l'espoir de se remplir la panse encore un peu (du moins c'était ce qu'elle supposait, car une trop grande consommation de glucose bouleversait légèrement ses perceptions). Lorsque ce fut son tour, elle se laissa faire dans l'espoir de ne pas aggraver son dossier de morfale accomplie, même si cela lui coûtait. En effet, la voix de sa camarade l'avait sortie du gouffre de gloutonnerie incroyablement profond dans lequel elle se trouvait, lui permettant ainsi de retrouver ses esprits ; et de comprendre qu'elle avait dépassé les bornes niveau acheminement alimentaire.

Bientôt refroidie, elle repoussa le peu qu'il lui restait de sa main la moins la moins sucrée, bien décidée à ne plus manger pendant au moins cinq minutes. Au moins.

Le temps que son estomac se vide à vitesse grand V par le miracle d'on ne sait quel être divin, Roxane eut l'occasion d'assister à une scène incroyablement cocasse, celle du genre dont on se souvient longtemps et qu'on adore raconter en long, en large et en travers à ses amis. Amber, qui apparemment n'avait pas eu son quota de sucre - ou de revanche ? - avait tout bonnement piqué les crêpes de Meilla Primard pour les emporter avec elle on ne sait où. Et, comble de la farce, la troisième année avait eu l'audace de tirer la langue au pauvre dindon de la farce, qui n'avait rien demandé.

Fidèle à elle-même, Roxane ne refoula pas le fou rire qui menaçait sérieusement de la submerger et se laissa clairement aller, indifférente à ce que pouvaient penser les autres. Elle avait l'impression qu'elle n'arriverait jamais à s'arrêter tellement elle était prise dans sa propre hilarité, si bien qu'elle ne fit toujours rien pour essayer d'atténuer la chose, sûrement au grand dam de la petite rousse. Lorsqu'elle se releva, pantelante, elle tremblait presque et on pouvait voir des larmes brillantes perler dans ses yeux. Réprimant un hoquet malvenu, elle donna son assiette à Meilla où il restait quelques crêpes intactes.


« Tiens, pour compenser. » lui proposa-t-elle dans un élan de pitié rendu peu crédible par ses moqueries précédentes, mais elle s'en fichait comme de son premier mouchoir.

Sur ce, elle prit une nouvelle cuillerée de miel pour la route, quitta la Grande Salle sans oublier de remercier Rhéa et Chef, puis se rendit dans sa Salle Commune dans l'espoir de faire un dodo bien mérité, car elle avait la sensation bizarre qu'elle allait s'écrouler si elle ne se couchait pas immédiatement. Malheureusement, son sommeil fut un peu trop mouvementé pour être réparateur ; car il faut dire que quand on a des crêpes mangeuses d'hommes au trousses, c'est difficile de se reposer.
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Ancien sorcier

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Caroline avait passé toutes les étapes de la recette des crêpes. La confection de la pâte, la cuisson, et maintenant il ne restait plus qu'une étape. La plus délicieuse, la plus géniale, la plus merveilleuse, en gros la meilleure des étapes : celle de la dégustation ! Les crêpes si elles étaient bien faite, la pâte bien préparée et la cuisson bien comme il faut, les crêpes étaient le meilleur plat du monde, elles fondaient dans la bouche et émerveillaient les papilles des une et des autres. Maintenant que Caroline avait une bonne pile de crêpes devant elle, elle allait pouvoir les déguster. Devant elle, l'assiette blanche remplie de crêpes attendaient bien sagement à être mangé. Caroline en salivait déjà d'avance mais elle allait attendre les autres filles qui n'avaient pas encore finies. Quand tout le monde eut fini, Rhéa annonça la suite :

" Merci à vous toutes d'avoir fait de si belles crêpes ! Vous pouvez maintenant retourner dans vos dortoirs ou salles communes respectives. Chef et moi nous chargerons de déguster vos merveilleuses réalisations ! "


*Hééé ! Je veux manger mes crêpes moi ! Je ne me laisserai pas faire ! Rébellion !!!* Caroline avait envie de tout envoyé bouler. Elle était en colère, elle trouvait que ce qu'avait fait Rhéa n'était vraiment pas sympa. Enfin quoi, c'est vrai, les filles avaient fait tout le boulots et c'était Rhéa qui en profitait ? C'était vraiment injuste ! Elle lança un regard noir à la sixième année. La verte espérait que sa camarade l'avait bien reçu. Ce n'était pas parce que les filles étaient plus petites que l'organisatrice qu'elles devaient se laisser faire. Mais ensuite, Rhéa ajouta une petite phrase qui changea tout :

« Je plaisante ! Il est temps de passer à la dégustation et, rassurez-vous, vous aurez également votre part ! Après tout, vous n'avez certainement pas fait tout ce travail pour rien ! N'est-ce pas ? »

Ouff ! Ce n'était qu'une plaisanterie. Caroline retrouva tout de suite le sourire. Ensuite, la sixième année fit apparaître des dizaines de confitures, de garnitures... Elle s'assit à une table, avec toutes les filles, et commença à manger ses crêpes. Une petite voix, celle de Chef, leur souhaita bon appétit. Elle était tellement mignonne cette petite elfe. Puis, Rhéa fit le tour des jeunes cuisinières pour goûter une de leur création. Elle les gouta toute, quand la grande fille arriva vers elle, Caroline lui tendit de bon cœur une de ses crêpes. Maintenant, il fallait manger. La Serpentard ne savait pas quoi prendre entre toutes ses garnitures. Il y avait beaucoup de choix : des trucs moldus comme du nutella ou encore des trucs sorciers comme de la confiture de citrouille. La jeune verte avait les yeux qui scintillaient tellement tout ça lui faisait envie. Elle se servit une fois, deux fois, jusqu'à ce que son estomac soit complétement plein. Il ne lui restait plus rien à manger maintenant. Elle décidé de partir, elle dit en revoir à Rhéa et à Chef et s'en alla. Contente d'avoir passé une bonne après-midi.
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