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Ô nourriture, merveilleux petit projectile !  PV 

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Un ciel violet, de l’herbe jaune et des nuages rouges. Voici le beau décor dans lequel se trouvait Ambre Baxrendhel. Comme vous l’aurez sans doute comprit, elle rêvait. Car oui, des couleurs comme ça, attribuée à ce genre de chose, ça n’existe que dans les rêves. La demoiselle marchait. Dans l’herbe jaune, près d’une rivière au couleur verte. Ca à la rigueur, vous pouvez trouver, ça s’appelle de l’eau très très très sale, voir de la vase… Elle se sentait légère. Elle se sentait pousser des ailes. Et effectivement, dans son rêve elle s’envola. Elle s’envola pour toucher les nuages rouges. Elle s’envola avec des oiseaux roses. Elle était pieds nus, habillée dans sa robe de sorcière, avec son écharpe aux couleurs de sa maison, baguette en main. Vous l’aurez comprit, même ses rêves avaient une touche de sorcellerie. Mais sortons un instant de ce rêve pour voir la vraie Ambre Baxrendhel.

Cette dernière était assise sur un banc de la Grande Salle, la tête posait sur la table des Poufsouffle, à moitié dans son assiette vide. Elle avait les bras à la place des couverts et la tête à la place de l’assiette en gros… C’était l’heure du dîner. Elle faisait tache dans le décor. Entre tout ces élèves dévorant leur nourriture, parlant à haute voix, s’esclaffant. Elle, elle dormait, tout simplement. Au milieu de tout ce vacarme. Comment faisait-elle ? C’est très simple. Prenez beaucoup de cours, beaucoup de devoirs, une personne déjà fatiguée de ses rondes nocturnes dans le château –bien qu’elle n’en ait pas des tonnes-, mélangez bien le tout, et vous obtiendrez une fatigue telle que celle dont faisait preuve la deuxième année. La jeune fille était bien au pays des rêves. On pouvait voir une sorte de sourire se dessiner petit à petit sur son visage.

Pour en revenir à son rêve, maintenant qu’elle était dans les airs, elle suivait une sorte de souris ailée. Cette dernière voulait l’emmener quelque part. Le ciel était passé du violet au bleu clair. La deuxième année baissa la tête et aperçu une multitude de sucreries jonchant sur le sol. La souris ailée piqua vers le sol, en direction des sucreries. Ambre la suivit, et atterri à côté de l’animal hybride. La demoiselle regardait autour d’elle avec de grands yeux. Toutes ces sucreries… C’était… Magique. En regardant au loin, elle crut apercevoir une maisonnette construite avec des sucreries. Elle voulait aller la voir de plus près mais son regard fut attiré par ce qui se trouvait à ses pieds. Du gâteau en chocolat pour être précis. Même dans ses rêves, la gourmandise prenait le dessus. Elle s’assit, et commença à dévorer une part du gâteau. Il était délicieux.

Lorsqu’elle fut à sa troisième part, elle vit la souris ailée venir vers elle. Ambre ne voyait pas très bien ce qu’elle tenait dans ses mains, c’était flou. Mais au fur et à mesure que le gentil petit animal approchait, les choses devenaient de plus en plus claires. Une fois l’animal à une centaine de mètre de la jeune fille, il se transforma en une masse rousse, tenant une tarte à la main. Ambre voulut partir en courant mais elle n’y parvint pas. La masse se rapprochait de plus en plus… Jusqu’au moment tant attendu. La masse rousse venait de lancer la tarte en direction d’Ambre Baxrendhel.

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Ancien sorcier  

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Edme Poklan n'avait pas pour habitude d'être excentrique, de faire des actes par pure folie. En réalité, son habitude à elle, sa petite routine, c'était d'être la discrète du groupe, la fille que personne ne voit – ou plus que personne n'entend, parce qu'avec ses cheveux, c'était peine perdue – la marginale en somme. La difficulté, quand on est la timide d'une maison, c'est qu'il est difficile de faire des connaissances.

Mais à la limite, la Poufsouffle s'en sortait bien sans trop d'amis. Non plus dur, c'était de parler aux personnes supérieures hiérarchiquement. Vous devez penser aux Professeurs, certes ils sont impressionnants (certains plus que d'autres, j'en conviens) ; mais ce n'était pas à eux qu'Edme pensait, en réalité.

Tournant sa purée du bout de sa fourchette, consciente et inconsciente à la fois du capharnaüm alentours, la Poufsouffle réfléchissait aux moyens d'atteindre les préfets. Ils semblaient inaccessibles, de la pauvre place d'angoissée qu'avait Edme. Si fiers de leur poste, si occupés, si âgés, si sûrs d'eux... Ils incarnaient un idéal que la Poufsouffle admirait : les Préfets étaient vraiment la fine fleur de Poudlard.

Mais ce qui lui faisait encore plus peur, bien entendu, c'était les Préfets-en-Chef. Et comble de l'ironie, la propre Préfète-en-Chef de Poudlard et de ses contrées n'était autre qu'Ambre Baxrendhel, une Poufsouffle. Celle-ci, elle était la peur personnifiée pour Edme. Déjà que son poste était tout à fait respectable, la Préfète-en-chef était de surcroît une batteuse hors pair. Et croyez-loi sur parole quand je vous dis qu'avec une batte, elle en devient terrifiante.

Bref, tout ça pour dire qu'en gros, Edme Poklan avait une peur bleue de sa Préfète-en-chef. Et puis elle était rousse. Et ça, elle ne lui permettait pas : il n'y avait que les Poklan qui étaient roux, non mais. Toutes les rumeurs, les commérages de couloirs avaient suffis pour que la Deuxième Année se crée et renforce une image de monstre à la place de la tête d'Ambre Baxrendhel.

Et il fallait que celle-ci soit assise presque en face d'elle. Perdue. Elle semblait perdue. Vous me direz : Edme n'était pas mieux, en train de tourner sa purée avec sa fourchette, tellement qu'elle en devenait une bouillie informe. Seulement, Edme avait les yeux ouverts, elle. Ambre, elle, était dans un autre monde, sûrement. Elle devait bien s'éclater, de petits rictus illuminaient sa face de temps en temps. Ou bien était-ce là un signe ?

Quoiqu'il en soit, la Poufsouffle décida que cette journée, du moins cette soirée, était la sienne, et que sa chance ne se présenterait qu'une fois : aujourd'hui. Ambre Baxrendhel était seule, Ambre Baxrendhel était épuisée, donc potentiellement moins méchante, Ambre Baxrendhel ne travaillait pas, et, par dessus tout : Ambre Baxrendhel n'avait pas de batte à portée de main.

Toutes les conditions étaient réunies pour que les deux filles se parlent, enfin, et entrent dans une réelle discussion. Seulement, comment réveiller la Préfète-en-chef ? Edme, touillant toujours sa purée, mais maintenant avec plus d'entrain, jeta de vifs coups d’œil à droite, à gauche. Pas grand chose. Ah si, des pommes de terres, mais Edme ne voulait pas envoyer sa camarade à l'infirmerie, elle serait capable de se venger.

En cherchant bien, la Deuxième année trouva ce qu'elle cherchait, le saint Graal en quelque sorte : une tarte à la crème, tout ce qu'il y avait de banal et de délicieux à la fois. Ambre ne s'était toujours pas réveillée, et Edme en profita pour attraper la tarte intacte avant que quelqu'un ne s'en empare. Elle lâcha sa fourchette, et prit la tarte à une main, par en-dessous. Elle se rapprocha ensuite, histoire de ne pas rater sa Préfète, et... PAF, lui lança en pleine poire.

Ambre semblait l'avoir vue, car elle se réveilla, toute sonnée. Elle allait vite chercher la coupable, et Edme ne voulait pas que ce moment s'éternise et que sa camarade prenne le temps de s'énerver. Aussi glissa-t-elle sur le banc en bois, pour bien faire face à sa Préfète-en-chef, et lui dit d'une petite voix :

« Désolée, je.. je pensais que tu étais en hypoglycémie. » La rousse respira doucement pour calmer les battements de son cœur, notamment dus au fait qu'Edme ignorait totalement qu'elle allait être la réaction de sa camarade. « Tu ne bougeais plus, alors je ne voulais pas que tu meurs ».

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La deuxième année se réveilla en sursaut. Elle sentait quelque chose sur sa figure, quelque chose de collant, quelque chose qui n’avait rien à faire là. Elle leva la main droite, passa son index sur sa joue droite et le porta à sa bouche. Une sensation sucrée l’envahit rapidement, un goût de crème. Une tarte à la crème pour être plus précis. La jeune fille resta bouche bée, quelqu’un lui avait carrément balancé une tarte à la crème en pleine face. Elle était prête à se lever, pour rechercher qui avait fait ça, car l’auteur de tout ça ne devait pas être bien loin, histoire de lui remonter les bretelles, quand elle aperçu la masse rousse qu’elle avait vu en rêve, en face d’elle. C’était elle l’auteur. C’était elle qui lui avait lancé la douceur en pleine poire :

« Désolée, je.. je pensais que tu étais en hypoglycémie. Tu ne bougeais plus, alors je ne voulais pas que tu meurs »

Ambre reconnut cette voix, elle appartenait à une Poufsouffle, une rousse, une fille qu’elle ne voyait pas très souvent dans la salle commune. Pour confirmer ses pensées, elle nettoya rapidement sa frimousse, enlevant le plus gros de la tarte, histoire d’être « présentable », mais surtout pour mieux voir, car oui, elle en avait vraiment eu partout sur le visage, de la tarte à la crème. Une fois nettoyée, Ambre regarda l’auteur du méfait dans les yeux. C’était Edme Poklan. Une Poufsouffle de son âge, donc en deuxième année. A ce qu’avait pu en retenir Ambre, la demoiselle était assez timide et elle était allée au bal de Noël avec Rose Moane, sa meilleure amie. Bon. Pour cerner le personnage, c’était bon. Maintenant, pour ce qui était de la justification de la Poufsouffle, c’était autre chose. La jeune fille posa ses bras sur la table, ouvrit de grands yeux, fixa Edme Poklan et lui dit doucement, gentiment :

« Non je n’étais pas en train de mourir, dormir oui, mais pas mourir. »

Elle fit une petite pose. Cherchant ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire. Elle lui avait quand même balancé une tarte en pleine figure, non mais. Elle aurait pu la punir pour ça. Mais elle n’en ferait rien, la fillette semblait pétrifiée. Comme si elle avait peur d’Ambre. Comme si Ambre était un dragon. La préfète en chef prit une grande bouffé d’air, se leva et se mit à marcher. Mais pas pour aller n’importe où. Non, ce serait trop facile de partir si rapidement. Elle voulait des explications, et elle allait en avoir. Du moins, normalement. Miss Baxrendhel contourna la table des Poufsouffle, de sorte à rejoindre Edme Poklan. Une fois à sa hauteur, elle s’assit à côté d’elle tout en lui disant :

« Allez, pousse toi, fais moi une place. J’vais pas t’manger, t’inquiète pas. »

Une fois installée, elle se tourna vers sa camarade en lui souriant. Histoire de lui montrer qu’elle ne lui ferait pas de mal. Elle voulut lui demander le pourquoi du comment, lorsqu’elle fût interrompue dans son élan par le gargouillis de son estomac. C’est vrai qu’elle n’avait pas encore mangé, du moins dans la réalité. Elle attrapa une assiette et se servi de purée. Elle commença à la manger tout en questionnant la Poufsouffle :

« Alors, pourquoi m’as-tu, réellement, balancé cette tarte en pleine figure, mmh ? »

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Ancien sorcier  

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Ambre Baxrendhel était inquiétante, vue de près. Ses cheveux roux étaient encore plus imposants que les siens, elle avait les yeux verts de monstres des forêts, comme dans les histoires que lui racontait Yannik à la maison. Elle était plus grande qu'Edme, bien qu'assises, les deux fillettes avaient la même taille. Même ses tâches de rousseur, caractéristique plutôt mignon chez un autre enfant, rendait la jeune fille encore plus menaçante pour Edme.

Quand Ambre Baxrendhel souriait, on avait l'impression d'une petite armée de soldats avec des lances était prête à sortir de sa bouche, à vous cerner de toutes parts et à vous lacérer comme un vulgaire morceau de viande. Quand Ambre Baxrendhel avait une batte, elle s'en servait tellement bien que tout le monde s'en souvenait, surtout ceux qui avait dit bonjour à ladite batte. Quand Ambre Baxrendhel était Ambre Baxrendhel, elle était sinistre.

Edme se demandait pourquoi elle avait fait ça. Les Préfets, ça n'était pas si intéressant que ça après tout. Il ne fallait pas les embêter, et ils ne s'intéressaient pas à vous. Ambre était si proche, si proche.. Pourquoi, par Merlin, est-ce qu'elle était là ? Et quand elle commençait à parler, Edme se demanda si elle n'allait pas se faire dessus, tellement la peur la tiraillait.


« Non je n’étais pas en train de mourir, dormir oui, mais pas mourir. Allez, pousse toi, fais moi une place. J’vais pas t’manger, t’inquiète pas. »

La Préfète-en-Chef était à présent juste à côté de la rouquine, et lui souriait. Quel sourire... Les poils de dos d'Edme en étaient tout hérissés. Cependant, Ambre semblait vouloir mettre sa camarade en confiance, et ça, Ed' l'en remerciait mentalement. Elle était trop froussarde pour lui dire en face, et puis la batteuse avait l'air de vouloir encore parler, alors Edme n'allait pas la couper : ça l'aurait mise encore plus en colère, non ?

« Alors, pourquoi m’as-tu, réellement, balancé cette tarte en pleine figure, mmh ? » 

Edme aurait pu lui dire la vérité : « c'était un moyen totalement débile pour attirer ton attention. J'aurais pu te faire un vague signe de la main, crier ton nom, trouver un sujet de conversation divers et varié. Mais moi, les gens, je les accoste en leur balançant des tartes ». Soyons créatifs ! Non, ça, Edme ne pouvait le dire. Déjà parce qu'elle était terrorisée, mais ça, je crois qu'on l'avait compris, mais aussi parce que ce n'était pas drôle, et ce n'était pas dans l'esprit d'un Poklan.

Quand on balance une tarte sur la tête de quelqu'un, on ne va pas tout de suite faire retomber le suspens en disant qu'on voulait juste parler avec cette personne : ladite personne va être déçue, va se dire que c'était bien tenté, mais qu'il fallait aller jusqu'au bout. Edme était prête à faire durer cette petite comédie un certain temps...

La Deuxième Année fixa sa camarade d'un œil attentif et qui se voulait sûr de lui. Il fallait emmener Ambre dans son petit jeu, et dès que cela sera fait, tout serait infiniment plus facile. Ed' ayant toujours été une gamine un peu perturbée, pour ne pas dire complètement bizarre, il se fallait qu'elle trouve une excuse digne de ce nom.

Se tortillant sur son banc en bois pour bien caler ses fesses, Edme continuait de regarder Ambre, comme un air de défi. L'assiette de purée d'Ambre ne facilitait pas la tâche d'Ed', qui se voyait contrainte de faire face à une sorte de bestiole difforme qui mâchait et déglutissait sans s'arrêter : un carnage. Mais bon, il fallait faire avec.

La Poufsouffle croisa ses doigts, comme si cela allait lui porter chance, et bredouilla quelques mots face à sa camarade si monumentalement effrayante :


« Bah, euh... Avec tes cheveux, j'ai trouvé que... Que tu ressemblais à une grosse tarte à la citrouille... Du coup.. du coup j'ai pensé que tu aimerais bien revoir une de tes cousines... »

Comparer la fille en face d'elle, terreur des terrains de Quidditch, avec une tarte à la citrouille, cousine d'une tarte à la crème, c'était le seul moyen qu'avait trouvé Edme pour s'en sortir. Eh bah dis-donc, si avec ça Ambre restait de marbre, Ed' ne comprendrait plus rien.

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Tout en continuant de manger sa purée, Ambre observait sa camarade. On aurait dit que cette dernière était complètement perdue, qu’elle ne savait pas quoi faire, qu’elle ne savait pas quoi lui répondre, qu’elle était terrorisée. Mais bizarrement, en même pas un quart de seconde, on aurait dit qu’elle avait changé, elle fixait la deuxième année, on aurait dit qu’elle était sûre d’elle. Ce changement radical ne plaisait pas vraiment à la préfète. Qui sait ce qu’elle avait en tête ? Peut-être qu’Edme allait lui rebalancer une tarte, ou pire, elle allait peut-être lui planter sa fourchette dans la main, qui sait, avec ce genre de personne on ne sait jamais à quoi s’attendre. Non… Ce n’était pas vraiment possible ce genre de chose… Il ne fallait pas oublier que cette fille était également une Poufsouffle et, faire ce genre de chose, ce n’était pas vraiment dans les cordes des Blaireaux.

Un léger frisson parcouru la préfète-en-chef, qui continuait de fixer Edme, qui la fixait également. On aurait pu croire à une sorte de concours de regard, vous savez, ce truc où deux personnes doivent se fixer, et le premier qui dévie son regard a perdu. Bref. La deuxième année reporta son attention sur son assiette de purée en attendant qu’Edme lui réponde. Réponse qui ne se fit pas attendre très longtemps :


« Bah, euh... Avec tes cheveux, j'ai trouvé que... Que tu ressemblais à une grosse tarte à la citrouille... Du coup.. du coup j'ai pensé que tu aimerais bien revoir une de tes cousines... »

Ambre crut qu’elle allait s’étouffer avec sa dernière fourchette de nourriture. L’avalant difficilement, elle ne pouvait s’empêcher de se demander si la Poufsouffle en face d’elle était saine d’esprit. Elle tourna rapidement sa tête dans sa direction. Elle la fixa quelques secondes avant de retourner à sa purée, réfléchissant à ce qu’elle pourrait bien lui répondre. Elle était sûre que tout cela était fait exprès par la jeune fille. Ce n’était pas possible autrement. Ambre était persuadée qu’elle était saine d’esprit, enfin elle l’espérait. Ce serait trop… bizarre sinon. Enfin bref. Quoi qu’il en soit elle était sûre qu’elle se fichait d’elle, c’était obligé. Et elle allait continuer ce petit jeu. En même temps, pourquoi s’énerverait-elle ? Parce qu’elle lui avait envoyé une tarte à la crème en pleine figure ? Non, ça mettait un peu d’ambiance pour une fois. Une occasion de s’amuser. Mais d’abord, la préfète-en-chef allait terminer sa purée. C’était très important ça. C’était de la nourriture. Et la nourriture c’était important pour la Poufsouffle.

Tout en terminant son assiette le plus rapidement qu’elle le pouvait, elle jetait de temps en temps des petits coups d’œil à Edme, histoire de voir si elle n’allait pas partir en courant. Une fois que la deuxième année eut terminé son assiette, elle reporta toute son attention à sa camarade Jaune. Elle avait des cheveux roux, comme Ambre. Ce qui était un bon point, et qui allait aider la Poufsouffle à lui répondre. Ambre se tourna complètement pour se mettre face à Edme Poklan, tendit une main vers elle, doucement, très doucement, histoire qu’elle n’ait pas peur, même si Ambre en doutait un peu, enfin bref. Elle tendit sa main vers sa camarade et lui attrapa délicatement une mèche de cheveux et tout en la tenant elle lui dit :

« Ah d’accord, je comprends mieux. Mais dis moi, si la tarte à la citrouille est ma cousine, elle est également la tienne. Car si je ne me trompe pas, tu as également les cheveux roux. Comme moi. Et c’est presque la même couleur que la citrouille. »

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Ancien sorcier  

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Edme ne voulait tuer personne, mais elle crut un instant que sa camarade allait mourir devant ses yeux ébahis. Que faire dans ces cas-là ? La Deuxième Année serait partie en courant, très certainement. Mais Ambre n'était pas encore morte, la discussion pouvait reprendre. Malgré ce qu'elle venait d'endurer, la Préfète-en-Chef continua de mastiquer sa purée, réfléchissant sûrement aux paroles innocentes de la petite Edme Poklan.

Et Ambre prenait apparemment beaucoup de temps pour réfléchir. Edme ne savait pas si elle le faisait exprès ; si Ambre était vraiment idiote, ou si elle voulait tout simplement finir son repas. Haussant les épaules, la rouquine mit cette question de côté : elle n'était pas vitale pour le moment. Tout en engloutissant sa purée, la batteuse des Frelons zieutait vers Edme, vérifiant que celle-ci n'allait pas courir vers la sortie après ce qu'elle venait de lui faire. Mais non, la petite sorcière restait sur son banc, regardant sa camarade mangeait comme si elle regardait avec fascination un tableau de De Vinci.

Quand elle eut fini, Ambre se tourna vers sa camarade, lui signifiant ainsi que son tour était venu de se faire cuisiner. D'un geste délicat mais lent, elle tendit une main vers les cheveux d'Edme, jusqu'à lui attraper une mèche de cheve... NYAN ! QU'EST-CE QU'ELLE FICHAIT ? On ne touche pas aux cheveux d'Edme !

Les yeux de la Deuxième Année devaient déjà être sortis de leur orbite, sa figure rouge comme une pivoine, mais Edme essaya de garder son calme. Une folle furieuse venait de lui toucher les cheveux, et continuait même à lui toucher les cheveux. Calme. Calme. Ce n'était pas possible, elle était dans un rêve.


« Ah d’accord, je comprends mieux. Mais dis moi, si la tarte à la citrouille est ma cousine, elle est également la tienne. Car si je ne me trompe pas, tu as également les cheveux roux. Comme moi. Et c’est presque la même couleur que la citrouille. »

Tout s'évapora d'un coup. La mèche de cheveux, la peur qu'Edme avait pour Ambre Baxrendhel. Tout. Un sourire se glissa sur les lèvres de la petite rouquine, qui fixa avec des yeux enfantins sa Préfète. Elle avait pris du temps à réfléchir, mais ce n'était pas grave : elle semblait comme elle ! Elle semblait apprécier parler à la nourriture quand on n'avait pas d'amis, s'enfermer avec un bon livre de contes et des gâteaux... Ambre Baxrendhel était cool !

Bougeant de plus en plus sur le banc, Edme donna un coup de tête vers la droite pour dégager sa mèche du contrôle de la main d'Ambre, puis, sourire malicieux sur les lèvres, lui glissa tout doucement :


« Mais c'est vrai ! Je ne lui ai pas demandé ! »

Les vestiges de la tarte à la citrouille écrasée quelques minutes plutôt sur le visage d'Ambre gisaient plus loin, mais la Poklan ne voulait pas perdre de temps pour aller papoter avec une tarte morte. Elle haussa de nouveau les épaules, comme pour se dire que de toute façon, ce n'était pas très important d'avoir une cousine tarte ou non, vu qu'elle était morte.

Soudain, une petite lumière s'alluma dans la tête de la rouquine, tandis qu'elle réfléchissait à toute cette histoire. Si la tarte à la citrouille était la cousine d'Ambre, et si Edme était la cousine de la tarte, alors... Ambre et Edme étaient peut-être cousines ! N'était-ce pas fabuleux ? Il fallait qu'elle en fasse part au nouveau membre de sa famille !


« Dis, ça te dirait te découvrir encore une nouvelle cousine ? Une qui soit vivante, pas comme la tarte ».

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Ambre était sûre d’une chose. La fille qui se trouvait devant elle était bien différente des autres personnes. Elle n’avait jamais rencontré quelqu’un d’aussi étrange et pourtant aussi fascinant. Oui oui fascinant vous avez bien lu. Quelque chose d’étrange faisait que cette Edme Poklan avait quelque chose en plus que les autres personnes, ou une case en moins, bien que cette deuxième option n’était pas la plus plausible aux yeux de la deuxième année. Non… Cette fille avait en quelque sorte une façon différente de voir les choses, de les interpréter,… En tous cas, c’est comme ça que la préfète voyait les choses. Mais ce n’était pas méchant attention, elle ne disait absolument pas qu’Edme était un monstre de foire qu’il fallait enfermer dans une cage et faire payer les gens pour qu’ils puissent venir la voir et lui lancer de la nourriture comme font certains Moldus dans les zoos. Enfin bref.

En face d’elle, la Poufsouffle avait encore une fois changé l’expression de son visage. Lorsqu’Ambre avait attrapé une mèche de ses cheveux elle était devenue rouge tomate mais après qu’elle ait parlé, le visage d’Edme arborait un petit sourire et elle fixait maintenant la préfète. On aurait dit qu’elle venait de comprendre quelque chose, comme si elle avait compris qu’Ambre n’allait pas la manger, comme si elle venait de la soulager d’un gros poids. Ce qui tira un sourire à la Poufsouffle qui garda encore quelques secondes les cheveux d’Edme dans sa main avant que cette dernière ne donne un petit coup de tête pour qu’ils échappent à sa main. Ambre l’a comprenait assez bien sur ce point-là, les cheveux s’était sacré et personne n’avait le droit de les toucher, que ce soit longtemps ou non. Puis avec un sourire Edme lui répondit :


« Mais c'est vrai ! Je ne lui ai pas demandé ! »

Alors comme ça Edme Poklan parlait à la nourriture ? Original. Et cela confirmait ce qu’elle avait pensé d’elle quelques secondes auparavant. Avant même d’avoir eu le temps de répondre à sa camarade rousse, cette dernière, dans un élan total de confiance continua de parler :

« Dis, ça te dirait te découvrir encore une nouvelle cousine ? Une qui soit vivante, pas comme la tarte  »

Ambre la regarda d’un air surpris. Que voulait-elle dire par là ? Essayant d’abord de trouver une réponse par elle-même, Ambre laissa un petit blanc s’installer entre elle et la Poufsouffle. Mais sa curiosité avait été piquée. Elle se demandait bien ce qu’allait bien pouvoir lui apprendre Edme Poklan au sujet d’une quelconque cousine. Son imagination, qui devait être débordante, trouverait bien quelque chose Ambre en était sûre. Se replaçant un peu mieux sur le banc, la deuxième année afficha son plus beau sourire en direction de sa camarade et lui dit gentiment :

« Pourquoi, la tarte n’était pas vivante ?, avant de continuer, mais tu as piqué ma curiosité, qui est donc cette mystérieuse nouvelle cousine ? »

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La surprise. C'est ce qui transparut le plus sur le visage d'Ambre Baxrendhel. La jeune interlocutrice était surprise de la réponse de sa camarade. En même temps, cela était compréhensible : une parfaite inconnue (bon, pas si inconnue : Edme était dans sa maison, les deux jeunes filles se cotoyaient quand même) allait lui en apprendre des vertes et des pas mûres sur sa famille : quelle bonne blague ! Edme ne voulait pas s'incruster ainsi dans sa vie privée, mais simplement passer un bon moment avec Ambre sans la prendre pour une fole sanguinaire prête à lui ouvrir le crâne avec sa batte.

Mais si Edme jouait ainsi avec sa camarade, celle-ci risquait bien de sortir sa batte de son chapeau. Est-ce qu'Ambre pensait réellement que la rouquinette en face d'elle en savait quelque chose de sa famille ? Non, non, elle devait se douter du piège : voyons, depuis le début, Ed' lui parlait d'une tarte, de citrouille, comment voulez-vous passer à quelque chose de sérieux après avoir balancé une tarte dans la figure d'une camarade de maison ? La suite se devait d'être à la hauteur de toute cette scène grotesque et follement furieuse !

Et puis, dans un sens, Edme voulait exposer sa théorie à sa camarade : c'était vrai, dans un sens. Si la tarte était la cousine d'Ambre, et aussi d'Edme, Edme et Ambre devaient être cousines ! Ca tenait carrément la route, cette histoire ! Imaginez un peu : la Poklan était arrivée ce matin, comme tous les matins depuis son arrivée à Poudlard, avec une boule au ventre. Sa plus grande peur ? Ambre Baxrendhel. Et, quelques dizaines de minutes plus tard, la voilà en train d'élaborer un plan stupide mais logique pour éradiquer sa peur et faire d'Ambre une proche. Eh, si Ambre faisait partie de sa famille, elle ne pourrait pas la taper, n'est-ce pas ?

La Poufsouffle tira Edme de ses pensées en lui déclarant :


« Pourquoi, la tarte n’était pas vivante ? Mais tu as piqué ma curiosité, qui est donc cette mystérieuse nouvelle cousine ? »

Ed' claqua sa main sur le haut de sa tête, comme pour se dire qu'en fait, son interlocutrice était longue à la détente. Dans le même mouvement, elle passa ses doigts dans les cheveux, se redonnant ainsi espoir et vigueur pour l'épreuve qu'ele allait devoir affronter. Bien sûr que la tarte était vivante, mais franchement, elle venait de s'écraser contre la tête de la batteuse des Frelons. Quiconque aurait atterri sur la figure d'Ambre serait dans un sale état, c'était évident. Et puis, la tarte reposait mollemnt, en morceaux, elle n'était donc pas dans son meilleur moment.

Respirant un grand coup, Edme pointa la tarte du doigt, gisant sur la table, et répliqua à Ambre :


« Elle a l'air d'être en vie ? »

Les choses au clair, la Deuxième Année pouvait répondre à la deuxième question d'Ambre, la plus intéressante : la cousine ! La rouquine ne voyait pas trente-six milles façons de lui en parler : il fallait aller droit au but.

« Si notre regrettée tarte était ta cousine, mais aussi la mienne, on peut en conclure assez facilement que... »

La Deuxième Année se servit dans un plat au hasrd, histoire de faire durer le suspens. Elle aimait donner une sorte de dimension tragique à son propos, on avat l'impression de se trouver dans la scène à rebondissement de leur pièce de théâtre, d'être dans le tournant du scénarii. Il ne fallait pas gâcher un tel moment. Quand le temps parut assez long, Edme finit sa phrase :

« ... Je suis ta cousine ! Avoue que ça en jette, être la cousine de la terreur du Terrain de Quidditch ! »

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La situation avait bien changé depuis le moment où Ambre avait reçu la tarte en pleine figure. Edme Poklan avait subitement changé d’expression, elle semblait beaucoup plus détendue, beaucoup plus sereine et surtout, visiblement elle n’avait plus une peur bleue de la préfète-en-chef, et ça c’était plutôt un point positif. Encore fallait-il que cela dure, mais Ambre n’en doutait pas, la Poufsouffle n’avait rien à craindre d’elle, elles étaient toute les deux de la même maison non ? Alors pourquoi Ambre s’embêterait à lui faire peur alors que c’est encore plus drôle de le faire avec des gens des trois autres maisons ? Mais revenons-en à nos deux rousses. Après avoir posé sa question, la deuxième année reporta toute son attention à Edme. N’était-ce pas elle qui allait apprendre des choses à Ambre sur sa famille ? Edme eu une réaction assez bizarre après qu’Ambre eut posé sa question, la Poufsouffle s’était claquée la main sur la tête et avait passé ses doigts dans ses cheveux roux ; comme si la question de la deuxième année était complètement idiote et inutile, et surtout, évidente. Edme prit une profonde inspiration et tout en montra la tarte du doigt, elle lui dit :

« Elle a l'air d'être en vie ? »

Faut dire qu’elle n’avait pas complètement tort. La tarte était dans un sale état. Normal quand on y pense, elle venait de foncer droit dans le visage de la préfète des Poufsouffle. Laissant la question sans réponses, Edme continua sur sa lancée :

« Si notre regrettée tarte était ta cousine, mais aussi la mienne, on peut en conclure assez facilement que... »

Edme marqua une pause. Ambre aurait pu l’étriper d’avoir fait ça, elle détestait devoir attendre, en particulier pour ce genre de chose, mais quelque chose lui disait qu’elle ferait mieux de ne pas le faire si elle voulait entendre le fin mot de l’histoire. Question de logique me direz-vous. Et la patience nouvelle d’Ambre triompha, Edme termina avec le ton le plus naturel :

« ... Je suis ta cousine ! Avoue que ça en jette, être la cousine de la terreur du Terrain de Quidditch ! »

Ok ok ok. Edme Poklan avait peut-être un sérieux problème mais son raisonnement tenait quand même la route. En plus de ça, Ambre était flattée, Edme l’avait quand même surnommé « la terreur du Terrain de Quidditch », et ça ça en jetait aussi, pour reprendre l’expression de la Poufsouffle qui se trouvait en face d’elle ! Mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien répondre à ça ? Ce n’était pas tout les jours que quelqu’un vous annonce que, dans sa logique, il ou elle est votre cousin/cousine… Tout en réfléchissant le plus vite qu’elle le pouvait pour trouver une réponse à donner à Edme, la deuxième année attrapa sa fourchette et se servit directement dans l’assiette qu’Edme venait de se servir :

« Désolée j’ai encore faim. »

Cela n’avait, en aucuns cas, quelque chose de méchant et elle ne voulait surtout pas qu’Edme Poklan le prenne mal et, pour éviter toute confusion, adressa un sourire à la jeune fille pour que cette dernière comprenne que ses intentions n’étaient pas mauvaises. Avant de lui répondre d’un ton aussi naturel possible, tout comme l’avait fait Edme quelques minutes auparavant, accompagné d’un clin d’œil :

« Effectivement ça en jette. Mais n’as-tu pas peur de la terreur du Terrain de Quidditch en question ? »

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

Ô nourriture, merveilleux petit projectile !  PV 

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Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015