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Préfets, sabliers, inimitié  PV 

Madeleine contemplait les sabliers dans le hall. Ils étaient beaux, grands, tout plein remplis de pierre qui se répartissaient harmonieusement de part et d'autres. Ces sabliers avaient la fonction essentielle de devoir renseigner n'importe quel élève à n'importe quel moment sur le nombre de points que totalisaient les différentes maisons pour la Coupe des Quatre Maisons. Et aujourd'hui, ce qu'ils affichaient ne convenait pas tellement à Madeleine : Gryffondor était dernier ! Le tas de saphirs de Serdaigle était deux fois plus imposant que celui de rubis de Gryffondor. La préfète aurait aimé se dire qu'il ne s'agissait que d'une illusion d'optique, une impression, mais maintenant qu'elle était plantée là, face aux sabliers, elle ne pouvait que constater la triste situation. Il fallait qu'ils se ressaisissent. Vite. Ça avait été déjà suffisamment la honte il y a deux mois quand la maison Rouge avait eu des difficultés pour totaliser 50 points alors que d'autre maisons avaient dépassé la barre des 200.

Madeleine s'écarta du sablier et se dirigea vers les escaliers, direction un endroit tranquille pour terminer son devoir de Soins Aux Créatures Magiques. Elle avait hâte que le temps s'améliore et permette de retourner travailler dans le parc. En cette saison, les promenades dans ce dernier restaient agréables mais c'était quand même difficile d'y travailler.

Finalement, la jeune fille se décida pour la bibliothèque et esquissa quelques pas en direction des escaliers. C'est là qu'elle vit du coin de l’œil Alyce Oran, préfète des Serdaigle pénétrer dans le hall.


* J'avais un truc à lui dire... * songea Madeleine sans trop se rappeler ce que c'était. Finalement, la lumière se fit et la demoiselle se lança à la poursuite d'Alyce. Elle la rattrapa juste à la hauteur des sabliers :

« Alyce ! Excuse-moi de te déranger, je voulais te demander un truc : est-ce que tu as vu ma note sur le tableau des préfets ? C'était au sujet du nouveau badge. J'aimerais que ce soit bouclé rapidement. Tu pourras t'en occuper s'il te plait ? »

Les deux filles échangèrent quelques répliques sur la question (sans trop s'étaler, ce qui se passe en salle des préfets doit rester secret) puis Madeleine voulut conclure la discussion.

En regardant les sabliers à sa gauche, elle dit :


« Bon, bah, encore désolée de t'avoir dérangé. Je vais aller bosser. »

« Les promenades dans Poudlard ne sont-elles pas interdites en pleine nuit ? Et pourtant, certains dérogent à la règle... »

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Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015

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Alyce marchait tranquillement dans les couloirs de Poudlard, et pourtant elle avait pleins de pensées en tête. En ce moment, elle avait beaucoup de choses à gérer, à ne pas oublier, c'était un peu compliqué. Entre les devoirs, son poste de Préfète, de journaliste et de batteuse, elle ne savez plus où se donner la tête. Miss May, Meilla et elle avait du pain sur la planche si elles voulaient boucler à temps le projet sur lequel elles travaillaient. Mais il y avait aussi les Préfètes-en-Chef qui lui demandaient des services, et la jeune fille devait constamment agencer les deux. C'était sans compter la nouvelle édition de l'Espi'Aigle, édition particulière puisqu'elle était la seule journaliste en rajoutant Miss May pour l'aider, et l'entrainement de Quidditch organisé par la nouvelle capitaine des Unchaindes Hawks Blueberrye Lumitrix. Donc oui, elle était vraiment surchargée.

Alors pour se vider la tête, quoi de mieux que de se rendre à la bibliothèque et dévorer pendant des heures ds tonnes de ces gros bouquins à la reliure fragile et à la couverture salie par la poussière? Alyce aimait plus que tout lire, c'était son passe-temps favori. L'après-midi lui permettrait donc de décompresser un peu. Alors qu'elle traversait le Hall pour rejoindre l'escalier principal, elle entendit une voix derrière elle l'appelait. La rouquine se retourna et tomba nez à nez avec Madeleine Koter, préfète-en-chef à Gryffondor.


"Alyce ! Excuse-moi de te déranger, je voulais te demander un truc : est-ce que tu as vu ma note sur le tableau des préfets ? C'était au sujet du nouveau badge. J'aimerais que ce soit bouclé rapidement. Tu pourras t'en occuper s'il te plait ?"

Alyce plongea dans sa mémoire, quelque peu mécontente de devoir repenser à ces choses qu'elle avait laissées de côté le temps d'un après-midi. Mais bon, Madeleine était sympa, et elle n'allait pas lui crier dessus et s'en aller. Se souvenant de ladite note, elle aquiesça puis s'ensuivit une très courte discussion assez discrète sur ce nouveau badge.

"Bon, bah, encore désolée de t'avoir dérangé. Je vais aller bosser. "

Alyce suivit son regard qui était braqué sur les sabliers. Tandis que celui de Serdaigle était rempli et dépassé les 200 points, les Gryffondors étaient pour le moment loin derrière. Mais revoir les sabliers lui rappela qu'elle se devait de féliciter la préfète de la maison victorieuse du mois précédent.

"Ne t'inquiète pas, c'était avec plaisir. En fait, encore bravo pour la coupe. Vous la méritez vraiment.Alyce scruta le sablier des Rouges.C'est dommage que vous soyez derrière, mais vous allez vous rattrapez, non? "

~Quand ils déploient leurs ailes, les aigles vous ensorcellent !~
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Madeleine aimait le bleu. Le ciel, la mer, les schtroumpfs, tout ça quoi. Le bleu, c'était chouette, c'était top, c'était une super couleur. Mais Le Choixpeau l'avait envoyé à Gryffondor, la maison du rouge, les flammes, les coquelicots, l'amour, le sang. La préfète ne doutait pas une seconde que l'objet magique avait eu raison même si à l'époque, elle aurait aimé intégrer Serdaigle. Maintenant qu'elle contemplait les sabliers des deux maisons, elle aurait voulu d'un coup de baguette magique inverser les couleurs : que les saphirs brillants deviennent rubis et que les rubis chatoyants deviennent saphirs... ou même restent rubis tant qu'à faire, plus il y en a mieux c'est. Malheureusement, cela ne se passait pas comme ça. Pour que la situation s'inverse, il faudrait que les Gryffondor triment comme des bêtes, et que Serdaigle fasse bêtise sur bêtise. Ce dernier point était peu probable... ils étaient peu connu pour leur désobéissance, les aigles. Que des faillots ces Bleus. Donc il faudrait que Gryffondor bosse deux fois plus. Ça allait être compliqué.

"Ne t'inquiète pas, c'était avec plaisir. En fait, encore bravo pour la coupe. Vous la méritez vraiment. C'est dommage que vous soyez derrière, mais vous allez vous rattrapez, non? " dit Alyce en réponse à la dernière réplique de Madeleine.

Une idée effleura alors l'esprit de la préfète. Une taquinerie qui pouvait se révéler amusante. Madeleine détacha lentement son regard des sabliers et posa ses yeux bleus sur la préfète de Serdaigle tout en conservant l'air le plus sérieux. Elle prit son temps, regardant Alyce et se demandant quelles pouvaient bien être les pensées de l'aiglonne, à cet instant présent, devant l'air si sérieux de la préfète-en-chef. Choisissant ses mots avec soin, celle-ci articula :


« Bien sûr que nous méritons la coupe, et oui, nous nous rattraperons. Nous vous rattraperons pour être précise. D'ailleurs, je vais commencer tout de suite : Alyce Oran, pour avoir manqué à ton rôle de préfète et pour avoir parlé d'un sujet préfectoral top secret en dehors de la salle des préfets, je te donne trois heures de retenue et cinquante points seront retirés à Serdaigle. »

Madeleine laissa s'écouler une seconde puis annonça :

« Maintenant excuse-moi, mais je vais aller travailler, Gryffondor a besoin de quelques points en plus. »

Sur ces mots, elle commença à s'éloigner d'un pas tranquille. La tête d'Alyce avait été particulièrement amusante. Maintenant la Rouge espérait que la Bleue la rattraperait, elle démentirait alors ses propos, mais si elle ne le faisait pas... et bien Madeleine démentirait toute l'histoire la prochaine fois que les deux jeunes filles se recroiseraient, peut-être en salle des préfets.

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Le regard de Madeleine passa des sabliers à Alyce, observant sûrement la quantité fulgurante des pierres bleues qui dominaient largement les rubis présents en une trop petite quantité. La Préfète-en-Chef fixa la rouquine, l'expression du visage nettement modifiée.

"Bien sûr que nous méritons la coupe, et oui, nous nous rattraperons. Nous vous rattraperons pour être précise. D'ailleurs, je vais commencer tout de suite : Alyce Oran, pour avoir manqué à ton rôle de préfète et pour avoir parlé d'un sujet préfectoral top secret en dehors de la salle des préfets, je te donne trois heures de retenue et cinquante points seront retirés à Serdaigle."

Alyce avait écouté sa camarade supérieure hiérarchiquement, ainsi que ses mots qui se détachaient lentement de sa bouche pour former un tout compréhensible. Sa première réaction fut de hoqueter de stupeur. Puis de dévisager Madeleine avec des yeux ronds comme des soucoupes. Etait-elle sérieuse? Le temps que la Préfète des Bleus réfléchisse, la Rouge et Or avait déjà répliqué et tourné les talons.

"Maintenant excuse-moi, mais je vais aller travailler, Gryffondor a besoin de quelques points en plus."

Et Alyce était toujours là, bouche bée, la regardant s'éloigner. Bien entendu qu'elle mentait. Ou plus précisément qu'elle la charriait. Déjà, on enlevait pas cinquante points ni ne donnait trois heures de retenue sans aucune raison, car oui, il n'y en avait pas. C'était Madeleine qui était venue à la rencontre de la rouquine et elle qui avait parlé ouvertement de leur travail de préfètes. La Gryffonne avait seulement voulu un peu se venger en donnant une petite frayeur à Alyce. C'était plutôt rassurant. Mais se venger de quoi, au juste? Car aux dernières nouvelles, la Deuxième Année n'avait rien fait ou dit de contrariant pour la Préfète en Chef. Elle avait bien parlé des sabliers, mais elle avait plutôt était sympa et amicale. Alors que Madeleine avait répondu de manière froide et s'était prêtée à un petit jeu enfantin. Mais bon, si les Rouges étaient susceptibles, Alyce n'allait pas en faire tout un plat. Chacun son caractère.

Il fallait quand même qu'elle aille voir Madeleine pour lui montrer que son canular était démasqué. Dommage pour elle. Alyce se dépêcha de la rattraper, alors qu'elle était déjà presque sortie de la salle. Elle lui attrapa la manche.


"Bien essayé, mais je ne suis pas si dupe que ça! Mais tu sais très bien mentir chère préfète! Elle ponctua sa phrase d'un sourire pour lui prouver qu'elle prenait la blague plutôt bien. Elle se pencha un peu et baissa d'un ton. Mais entre nous, c'est quand même un peu beaucoup alors que je ne t'ai rien fait, non? Tu ne serais pas un peu susceptible sur les bords toi?"

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Oui, je sais, ça ne se dit pas un peu beaucoup! :lol:

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C'est presque avec satisfaction que Madeleine entendit soudain des pas précipités derrière elle. Elle eut tout juste le temps d'effacer le sourire qui s'était inscrit malgré elle sur son visage avant qu'Alyce n'arrive à sa hauteur et lui attrape la manche. Toujours dans son rôle de préfète-en-chef froide et antipathique, Madeleine se dégagea vivement.

"Bien essayé, mais je ne suis pas si dupe que ça! Mais tu sais très bien mentir chère préfète! » entama Alyce avec un sourire. Elle se pencha vers Madeleine et enchaîna :

« Mais entre nous, c'est quand même un peu beaucoup alors que je ne t'ai rien fait, non? Tu ne serais pas un peu susceptible sur les bords toi?"

Pourquoi un tel ton de conspiratrice pour ne lui dire que cela ? Et puis, pourquoi susceptible ? Ce n'était qu'une petite farce que lui avait fait la Gryffone. D'ailleurs, la première réponse de la Serdaigle laissait penser qu'elle l'avait bien prise. Toujours d'humeur taquine, et peut-être un brin provocatrice, Madeleine dévisagea un moment le visage encadrée de cheveux roux de son interlocutrice. Quand elle eut agencé dans sa tête tout ce qu'elle comptait lui dire, elle plongea ses yeux bleus, dans les yeux verts d'Alyce et rétorqua :

« Moi, susceptible ? A Gryffondor, nous appelons cela le sens de l'honneur. Je savais que Serpentard ignorait l'existence de cette valeur, en revanche, je ne savais pas que Serdaigle partageait ce triste sort. Dommage pour la maison de l'intelligence... Alors laisse-moi t'expliquer : quelqu'un de susceptible, face à ce que tu m'as dit tout à l'heure, se serait fâché, alors qu'un Gryffondor aurait assuré, comme je l'ai fait, que nous allions remonter. »

Madeleine s'arrêta quelques instants, puis, sans lâcher du regard la Bleue, reprit :

« Au fait, pour une Serdaigle, ne serais-tu pas un brin... comment dire... roublarde ? Je t'ai dit que je comptais bosser et toi tu me retiens. Ne serait-ce pas une technique pour me retenir de travailler ? C'est pas vraiment digne d'une Serdaigle, ça... Tu n'aurais pas du sang de Serpentard dans les veines toi, de fois ? »

Pourquoi Madeleine lui avait balancé tout ça, elle n'en savait rien. Ce jour-là, elle avait envie d'enquiquiner son monde voilà tout. Et puis, le travail acharné, c'était pas trop son truc... elle devait bien admettre qu'elle n'avait absolument pas envie d'aller s'enfermer dans une bibliothèque silencieuse en compagnie d'une vieille mégère grincheuse pour bosser alors qu'il faisait beau dehors et qu'elle avait tout loisir de se promener, ou d'embêter les Serdaigle comme elle le faisait à l'instant présent.

Reducio
Désolée pour le retard.

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Alyce sentit le regard pesant de Madeleine qui la dévisageait. Il y eut comme un blanc durant lequel la rouquine préféra ne pas intervenir, attendant que Madeleine prenne la parole. La Préfète-en-Chef ne tarda pas à le faire, débitant au passage un petit discours.

"Moi, susceptible ? A Gryffondor, nous appelons cela le sens de l'honneur. Je savais que Serpentard ignorait l'existence de cette valeur, en revanche, je ne savais pas que Serdaigle partageait ce triste sort. Dommage pour la maison de l'intelligence... Alors laisse-moi t'expliquer : quelqu'un de susceptible, face à ce que tu m'as dit tout à l'heure, se serait fâché, alors qu'un Gryffondor aurait assuré, comme je l'ai fait, que nous allions remonter. Au fait, pour une Serdaigle, ne serais-tu pas un brin... comment dire... roublarde ? Je t'ai dit que je comptais bosser et toi tu me retiens. Ne serait-ce pas une technique pour me retenir de travailler ? C'est pas vraiment digne d'une Serdaigle, ça... Tu n'aurais pas du sang de Serpentard dans les veines toi, de fois ?"

Alyce regarda Madeleine, stupéfaite. Il lui fallut un peu de temps pour agencer tout ce que sa collègue de Gryffondor venait de lui dire. Bon, alors, Madeleine venait de lui dire clairement qu'elle n'avait pas ce qu'on pouvait appeler le sens de l'honneur, qu'elle était presque roublarde, qu'elle n'était peut-être pas digne d'une Serdaigle et était même un brin Serpentard. Bon, bon, bon. La jeune fille sortait cela d'une manière assez provocatrice, et Alyce se demandait bien si elle disait tout ça en étant taquine, ou bien si elle avait vraiment envie d'embêter Alyce, tout ça parce que ça lui plaisait. Ce qui n'était pas vraiment Gryffondor, si elle tenait tant que ça à comparer les valeurs des maisons à celles de ses élèves. Et puis en tant que Préfète-en-Chef, elle devrait montrer l'exemple, et non chercher la petite bête chez les plus petits qu'elle. Mais encore une fois, Alyce s'en fichait un peu, ça la faisait plutôt rire, cette façon de répondre du tac au tac en se cherchant. Madeleine avait de la chance d'être tombée sur elle et pas sur un élève grognon. Alyce répondit donc, un petit sourire aux lèvres.

"Oh, mais ne t'inquiète pas, je le connais le sens de l'honneur. Déçue? En tout cas, ton explication tient la route, à une exception près. Bien sûr, tu as "assuré", tu m'as bien expliquer que tu aller remonter. Mais as-tu déjà oublié que tu m'as ensuite menacée en me donnant des heures de retenue et des points en moins? On vieillit à ce que je vois... En tout cas, même si c'était seulement de l'humour, humour assez particulier au passage, je ne trouve pas que la définition de sens de l'honneur corresponde à rabaisser les gens en les punissant pour être sûr d'être supérieur. Pas toi? "

Madeleine voulait jouer? Elle était servie. Alyce s'amusait bien à tenter de répondre à ses piètres provocations.

"Et moi, roublarde? Sache, Madeleine, que si nous gagnions cette coupe, depuis maintenant deux fois de suite, c'est avec honneur et rien d'autres. Nous n'avons pas besoin de vous empêcher de travailler pour gagner. Vous faites un peu le boulot à notre place non? Notre travail suffit largement. Et par pitié, cesse de comparer les maisons veux-tu? Seuls les premières années font-ça, rappelle-moi ton âge?"

Bon, là, Alyce y était aller un peu fort. Elle avait vraiment exagéré la chose puisque les Gryffons travaillaient ardument. Mais bon, si Madeleine avait ce qu'elle appelait le "sens de l'honneur", elle s'en remettrait bien vite.

Reducio
Je m'excuse moi aussi pour mon retard.

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Madeleine contemplait le visage de son interlocutrice un léger sourire aux lèvres. Plutôt crever que d'avouer qu'au fond d'elle-même elle se rendait bien compte qu'elle n'aurait jamais dû balancer un truc pareil. Mais, et voilà qui allait arranger le sentiment de culpabilité de la préfète, Alyce lui rendit son sourire, et acerbe, lui répondit :

« Oh, mais ne t'inquiète pas, je le connais le sens de l'honneur. Déçue? »

* Prouve-le !*
aurait aimé lancé la préfète mais sa camarade ne lui en laissa pas le temps. A défaut, elle durcit son regard l'espace d'un instant tout en continuant d'écouter.

« En tout cas, ton explication tient la route
* ah, bah merci*, à une exception près. * Que ?* Bien sûr, tu as "assuré", tu m'as bien expliquer que tu aller remonter. Mais as-tu déjà oublié que tu m'as ensuite menacée en me donnant des heures de retenue et des points en moins? »

Non mais c'était une blague ça ! Madeleine avait cru qu'Alyce avait le sens de l'humour visiblement, elle s'était trompée.

« On vieillit à ce que je vois... En tout cas, même si c'était seulement de l'humour, humour assez particulier au passage, je ne trouve pas que la définition de sens de l'honneur corresponde à rabaisser les gens en les punissant pour être sûr d'être supérieur. Pas toi? Et moi, roublarde? Sache, Madeleine, que si nous gagnions cette coupe, depuis maintenant deux fois de suite, c'est avec honneur et rien d'autres. Nous n'avons pas besoin de vous empêcher de travailler pour gagner. Vous faites un peu le boulot à notre place non? Notre travail suffit largement. Et par pitié, cesse de comparer les maisons veux-tu? Seuls les premières années font-ça, rappelle-moi ton âge? »

Madeleine eut envie de la gifler. Elle ne se souvenait pas avoir ressenti une envie aussi violente avec quelqu'un d'autre auparavant. Même avec ses deux ennemies jurés, Roxane et Amber, elle n'avait jamais eut cette envie subite et violente d'en venir aux mains, quoique, à la réflexion, cela ne lui aurait pas déplu.

En tout cas, cela lui fit prendre conscience de la situation : comment avait-elle pu passer, d'une simple conversation entre deux préfètes à des piques aussi mesquines que ridicules ? Toutefois, maintenant qu'elle était engagée dans la situation, à part continuer, Madeleine ne voyait pas d'autres échappatoires. Elle n'en avait pas envie surtout. Pas envie de s'excuser, de reconnaître son tord après ce que venait de lui balancer la Bleue. Alors, pesant bien chaque mot, du ton le plus froid dont elle était capable, elle dit :


« Non, je ne perds pas la mémoire, merci bien. En revanche, je peux te retourner le compliment : comme tu viens de le dire, il s'agissait d'humour. As-tu oublié la définition de ce mot ? C'était une blague. Une simple blague. Cela signifie qu'il ne faut pas le prendre au sérieux. Donc, non, je ne t'ai pas rabaissée, j'ai fait semblant de le faire. C'est tout. Libre à toi d'apprécier ou non la plaisanterie, ce n'est pas mon affaire. »

Après une courte pause, elle enchaîna :

« Tu me traites de gamine mais on nous attribue nos maisons pour sept ans. Et si tu ouvrais les yeux, tu verrais que les profs font la même chose. Alors arrête de me prendre de haut comme ça espèce de... »

C'était sorti tout seul. C'était maintenant trop tard pour ravaler ces deux derniers mots. Et il allait bien falloir qu'elle termine sa phrase. Réfléchissant à toute allure, Madeleine se décida finalement :

« de perroquet braillard ! »

Reducio
Mille pardons pour cet immense retard. :wounded:

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Alyce se tenait devant Madeleine, droite comme un i. Leur discussion commençait vraiment à tourner en une altercation. Pourtant, Alyce n'avait jamais voulu ça. Seulement quelques fois, les choses arrivent sans prévoir, sans le vouloir. Et c'était bien triste. La Préfète en Chef la toisa du regard et continua d'un air cynique et froid:

"Non, je ne perds pas la mémoire, merci bien. En revanche, je peux te retourner le compliment : comme tu viens de le dire, il s'agissait d'humour. As-tu oublié la définition de ce mot ? C'était une blague. Une simple blague. Cela signifie qu'il ne faut pas le prendre au sérieux. Donc, non, je ne t'ai pas rabaissée, j'ai fait semblant de le faire. C'est tout. Libre à toi d'apprécier ou non la plaisanterie, ce n'est pas mon affaire. "

Alyce regarda Madeleine, consternée. La prenait-elle vraiment pour une imbécile? Non, Alyce croyait vraiment qu'elle allait lui coller des heures de retenue et cinquante points en moins. Bah oui, évidemment, Alyce Oran est une idiote et le grand méchant lion Madeleine pouvait faire ce qu'elle voulait avec elle. Rien que d'y penser, la rouquine avait envie de rire. Mais elle se retint car il ne fallait pas montrer cela à son interlocutrice.

"Tu me traites de gamine mais on nous attribue nos maisons pour sept ans. Et si tu ouvrais les yeux, tu verrais que les profs font la même chose."

Alyce commençait à désespérer. Madeleine tentait vainement de se justifier. C'était réellement le comportement d'un gamin. Mais Alyce avait un minimum de respect, elle, et n'était pas aller lui clamer en pleine figure, ce que la troisième année était persuadée.

"Alors arrête de me prendre de haut comme ça espèce de...Madeleine sembla chercher ses mots, incapable de finir sa réplique cinglante. ...de perroquet braillard ! "

Alyce ne put s'empêcher de pouffer légèrement avant de vite se reprendre. Si Madeleine n'avait trouvé que cette insulte minable, c'était bien pour ne pas vexer encore plus la rouquine. C'est vrai qu'en tant que préfète -qui plus est en chef- il valait mieux pour elle de ne pas employer de mots trop vulgaires qui pourrait compromettre son bel insigne étincelant.

La Serdaigle pensait sans cesse au commencement de leur dispute. Elle avait énormément d'estime pour Miss Koter, alors que maintenant, elle ne lui paraissait plus comme une, excusez-moi le mot, garce excentrique. Alyce assumait l'entière responsabilité de l'avoir légèrement traiter de susceptible, mais c'était son ainée qui était bien vite montée sur ses grands chevaux avec ses histoires de sens de l'humour et d'honneur qui ne tenaient pas debout. Cela peinait beaucoup Alyce qu'une simple histoire soit partie aussi vite en altercation, mais d'un autre côté, cela avait aussi montré que les deux jeunes filles n'étaient pas faites pour s'entendre.


"Bon écoute, j'ai bien compris que c'était de l'humour. Seulement un humour plutôt cynique, que je ne pense pas vraiment adapté à la situation. Peut-être que j'ai mal réagi en te traitant de susceptible, mais là aussi, c'était à prendre gentiment. Avec HUMOUR.Elle détacha lentement les lettres du mot humour.Maintenant j'ai un minimum de respect pour toi, même si tu m'as prouvée que je ne pouvais clairement pas t’apprécier. J'aimerais que tu fasses pareil à mon égard, et je ne parles pas du perroquet braillard, puisqu'entre nous, je m'en contrefous. "

Alyce faisait carrément du pur freestyle. Tout sortait instantanément de sa bouche, ce qui était plutôt pas mal. Elle avait décidé qu'il valait mieux mettre fin à cette altercation, en espérant que les deux n'aient plus à se recroiser par la suite. Madeleine, avec son côté plus haineux qu'elle, ne semblait pas prête à lâcher l'affaire.

"Maintenant, je pense qu'il vaut mieux qu'on se sépare, qu'on rumine notre haine chacune de notre côté, si tu veux même préparer un plan d'attaque de la mort qui tue contre moi, et basta. De toute façon on ne va pas risquer de se recroiser en salle des préfets, pas d'inquiétude. Sache seulement pour ta gouverne que je fais ça pour toi, car j'ai presque pitié en te voyant dans cette situation, alors qu'avec toutes tes responsabilités, tu aurais déjà fait ce que je suis en train de faire, c'est à dire nous faire dire byebye. Bref voilà, si tu veux rejeter toute ta haine contre moi, fais-le, je resterai le temps qu'il faudra."

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Alyce pouffa en entendant les trois derniers mots de Madeleine. Il faut dire qu'ils étaient franchement ridicules, c'était vrai. Même elle, elle le reconnaissait. Elle était RI-DI-CU-LE. Et visiblement, la préfète qui sentait doucement le rouge lui montait aux joues, n'était pas la seule à le penser. La Serdaigle répondit posément :

"Bon écoute, j'ai bien compris que c'était de l'humour. Seulement un humour plutôt cynique, que je ne pense pas vraiment adapté à la situation. Peut-être que j'ai mal réagi en te traitant de susceptible, mais là aussi, c'était à prendre gentiment. Avec HUMOUR. Maintenant j'ai un minimum de respect pour toi, même si tu m'as prouvée que je ne pouvais clairement pas t’apprécier. J'aimerais que tu fasses pareil à mon égard, et je ne parles pas du perroquet braillard, puisqu'entre nous, je m'en contrefous. Maintenant, je pense qu'il vaut mieux qu'on se sépare, qu'on rumine notre haine chacune de notre côté, si tu veux même préparer un plan d'attaque de la mort qui tue contre moi, et basta. De toute façon on ne va pas risquer de se recroiser en salle des préfets, pas d'inquiétude. Sache seulement pour ta gouverne que je fais ça pour toi, car j'ai presque pitié en te voyant dans cette situation, alors qu'avec toutes tes responsabilités, tu aurais déjà fait ce que je suis en train de faire, c'est à dire nous faire dire byebye. Bref voilà, si tu veux rejeter toute ta haine contre moi, fais-le, je resterai le temps qu'il faudra."

En d'autres circonstances, le ton de la préfète aurait paru tout à fait normal, Madeleine ne se serait même pas arrêtée dessus. Mais là, dans la situation présente, alors qu'Alyce faisait face à une Gryffondor qui sentait bien qu'elle s'enfonçait un peu plus à chaque nouvelle tirade, ce ton paraissait chargé de condescendance. Ce qui eut le don d'énerver encore un peu plus la préfète-en-chef qui perdait pied.

En plus, finalement, il n'y a même pas besoin que je me fatigue à décrire davantage la situation présente car Alyce a trouvé le juste mot pour la décrire : pitié. Oui, en cet instant, Madeleine se faisait pitié à elle-même. Elle était pathétique et le savait. Qu'est-ce qui lui avait pris de partir disserter sur un soit-disant sens de l'honneur et sur la définition de l'humour tout en insultant plus ou moins sa camarade ? Cet honneur, par la suite, ne lui avait servi qu'à s'empêtrer toujours un peu plus en essayant de sauver les apparences à travers des piques aussi molles qu'immatures. Cela lui en coûtait de le reconnaître mais c'était vrai.

Toutefois, à l'instant présent, elle était beaucoup trop fière et en colère pour le reconnaître et s'excuser. D'ailleurs elle ne savait plus quoi dire du tout. Elle savait qu'il valait mieux arrêter l'affrontement comme le suggérait Alyce, sans quoi, la Rouge qui se sentait déjà au fond du trou serait fichue de le creuser un peu plus. Mais d'un autre côté, si elle partait maintenant, elle partait en perdante, et elle détestait ça. Pire, elle partait en gamine immature, et Alyce avais pris un malin plaisir à souligner cette position en l'humiliant : « si tu veux même préparer un plan d'attaque de la mort qui tue contre moi ». Le souvenir de cette phrase secoua Madeleine qui retrouva l'usage de sa langue pour une dernière réplique :


« Je suis d'accord. »
Elle marqua une légère pause pour profiter du petit effet de surprise que cette phrase suscitait.

« Il vaut mieux qu'on se sépare, c'est vrai. Mais avant, ça m'embêterait que tu partes avec une fausse image de moi alors : d'une, non, je n'irai pas ruminer ma haine de mon côté, car j'ai mieux à faire que de penser à mes ennemis. De deux, je n'irai pas « inventer un plan de la mort-qui-tue » (elle prononça cette phrase en singeant sa camarade) car encore une fois, j'ai mieux à faire. Tu dis que tu me respectes mais pour penser que je puisse m'abaisser à un truc pareil, tu ne dois pas me respecter tant que ça. Et de trois, je ne resterai pas là non plus à te cracher ma haine à la figure car je n'éprouve pas de plaisir particulier à montrer aux gens que je ne les aime pas en espérant leur faire mal. Sache au moins ça. »

Et sur cette dernière phrase, elle tourna les talons, laissant Alyce plantée là, pour gravir l'escalier d'un pas décidé. Même si elle était plutôt satisfaite de sa dernière tirade, elle n'était pas fière de son comportement de ces vingt dernières minutes. Peut-être que dans quelques jours ou quelques semaines, quand sa colère se serait apaisée, elle trouverait le courage d'aller trouver Alyce pour s'excuser, ou de lui envoyer un message. Ou bien, cette scène resterait graver dans la mémoire de Madeleine comme l'un de ses souvenirs les plus honteux et elle ne pourrait plus jamais regarder Alyce sans y repenser. L'avenir le dira.

Reducio
Dernier post pour moi. Merci pour ce RP, ce fut un plaisir. ;)

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015

Préfets, sabliers, inimitié  PV 

Les deux jeunes filles se regardaient-ou plutôt observaient leur pieds- en silence. Un malaise s'installait depuis un petit bout de temps déjà, et Alyce le sentait bien.Il faut dire que leur conversation devenait pathétique, digne d'enfants de 8 ans. Hors les deux étaient plus âgées et plus matures, même si la dispute ne le montrait pas. La Préfète sembla approuver la décision apportée par Alyce et le confirma de vive voix.

"Je suis d'accord Il vaut mieux qu'on se sépare, c'est vrai. Mais avant, ça m'embêterait que tu partes avec une fausse image de moi alors : d'une, non, je n'irai pas ruminer ma haine de mon côté, car j'ai mieux à faire que de penser à mes ennemis. De deux, je n'irai pas « inventer un plan de la mort-qui-tue car encore une fois, j'ai mieux à faire. Tu dis que tu me respectes mais pour penser que je puisse m'abaisser à un truc pareil, tu ne dois pas me respecter tant que ça. Et de trois, je ne resterai pas là non plus à te cracher ma haine à la figure car je n'éprouve pas de plaisir particulier à montrer aux gens que je ne les aime pas en espérant leur faire mal. Sache au moins ça. "

Bon, les deux filles n'avaient pas l'air d'avoir trouver un terrain d'entente, mais au moins, elles étaient d'accord sur un point. Avant même qu'Alyce ait pu rétorquer quoi que ce soit, la rouge et or pivota et partit derechef dans l'escalier, abandonnant là la petite Serdaigle. Mais c'était bien mieux ainsi. La rouquine se doutait bien que si elle avait répondu, une nouvelle Troisième Guerre mondiale allait commencer. Au moins, elle n'aurait pas à encore tenter de lui répondre en dissimulant le malaise qui la prenait. La jeune fille se désolait tout de même que Madeleine n'est pas compris le sens de sa phrase et pense qu'elle ne la respecte pas, car c'était tout le contraire. Mais bon, elle n'allait pas lui courir après, ce qui était dit était dit. Peut-être que les deux jeunes filles se recroiseraient, ce qui était fort probable, et auraient l'occasion d'échanger quelques mots. Evidemment, il était impossible de faire comme s'il ne s'était rien passé du tout, oublier cette altercation. Mais il y aurait peut-être des excuses. Dans tous les cas, en ce moment-même, Alyce voulait juste éviter Madeleine, pendant un certain temps. Elle éprouvait une certaine honte, et son interlocutrice devait se sentir pareil. Cela se sentait sur son visage, lorsqu'elle parlait à Alyce. La rouquine décida alors de de retourner dans sa Salle Commune, car cette petite dispute l'avait coupée de toute envie de faire autre chose. Mais en gravissant les marches, elle se dit que c'était tout de même une bonne expérience, qui lui avait apprise qu'elle ne pouvait pas s'entendre avec tout le monde.

Reducio
Fin du Rp. Bien contente aussi! ;)

~Quand ils déploient leurs ailes, les aigles vous ensorcellent !~
Club de théâtre au CB, n'hésitez pas à y passer!