Grande salle

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La gloire des Serpentards... une brosse à dent ?

Lorsqu'on est préfète on a certains devoirs : assurer le maintient de sa maison, aider les premières années une fois de plus perdus dans les couloirs, faire des rondes de nuit, ranger les affaires salles de certains de ces camarades pour éviter d'effrayer les nouveaux directeurs de maison, si possible faire en sorte de gagner la coupe et pleins d'autres choses réjouissantes. Mais ça n'était pas Amaëlle qui allait se plaindre non... sauf peut-être cette fois.
Peut-être que si elle avait été moins naïve ou un peu plus têtue elle n'aurait pas finie par se faire entourlouper par sa charmante collègue. Cette dernière était arrivée la bouche en cœur, un objet caché dans le dos et lui demandant le plus gentiment du monde si elle pouvait l'aider dans un projet qu'elle avait fait pour que leur maison resplendisse mais qu'elle n'avait pas le temps de faire elle... Oh et bien il est certain qu'elle devait penser qu'elle elle avait du temps pour le faire ! N'est ce pas ? Après tout ça n'était pas comme si les deux fillettes étaient dans la même classe et avaient exactement les même devoirs à faire... Mais soit, Amaëlle avait consentit à écouter sa camarade. Après tout elle pouvait avoir pris du retard et elle ne pouvait pas lui refuser son aide comme ça : surtout si c'était pour sa maison. Cela avait donc commencé comme cela. Pour sûr lorsqu'elle avait compris de quoi il en retournait c'était déjà trop tard, Caroline l'avait déjà coincée et elle avait eu beau argumenter elle avait du s'y résoudre. Oui, Caroline devait penser qu'elle elle avait le temps pour aller nettoyer leur table avec une brosse à dent. Une brosse à dent légèrement magique, conçue pour que les petites quenottes brossées brillent, propres et immaculées. Voyez vous, vous qui vous étonnez, il était primordial qu'en ce début d'année les Serpentards se fassent remarquer... et en bien : ils devaient briller.
Finalement elle ne regrettait pas ce qui c'était passé avant de monter dans le train à la rentrée, il faudrait d'ailleurs qu'elle parle de ceci à Meilla.

Amaëlle avait choisi l'heure juste avant la fin habituelle des cours où sa classe n'avait exceptionnellement pas cours... elle s'était ensuite dirigée en catimini vers la Grande Salle, toujours aussi belle et imposante. La première fois qu'elle était entrée dans la Grande Salle vide elle avait eu le souffle coupé un instant. Remplie en effet elle était impressionnante, mais vide elle l'était presque plus. Mais il y restait cette petite touche de magie certainement qui faisait qu'elle n'était pas non plus écrasante, oppressante. Finalement elle aimait être dans cette Grande Salle au plafond étoilé, pluvieux ou ensoleillé, miroir mirifique de l'extérieur. C'était calme, reposant, le paradoxe avec l'habitude était assez enivrant.
Mais présentement la jeune verte avait d'autres chose en tête : premièrement, mener à bien sa mission, deuxièmement, le faire rapidement, troisièmement, ne pas se faire surprendre à cette activité curieuse et quatrièmement, réfléchir à une vengeance. Surtout que la table était longue, très longue malheureusement. En temps normal elle aimait beaucoup cet état de fait : si les Serpentards pouvaient envahir l'école se serait bien (quoiqu'il n'y aurait plus de place dans leur salle commune)... mais là c'était décidément trop long : elle allait y prendre des heures ! Et elle se demandait bien où était Caroline...

En attendant elle avait à peine fait le quart et l'heure serait sans doute écoulée dans très peu de temps (et oui ça ne va pas bien vite avec une brosse à dent !). Elle était un peu mortifiée à l'idée que l'on puisse la voir faire ce qu'elle faisait mais elle ne pouvait tout de même pas s'enfuir non ? N'avoir qu'une seule partie de la table qui brillait était quelque peu ridicule... Aussi lorsqu'elle commença à entendre des bruits de pas dans le couloir elle fit un rapide calcul, essaya de se convaincre en se disant qu'elle n'aurait de toute façon pas le temps de s'éclipser sans que personne ne la voie, et se redressa, décidant d'assumer et de continuer. Promis elle allait se venger.

En attendant elle n'avait pas pris un petit sac pour rien : oui car en réalité magique ou non la brosse à dent restait une brosse à dent : c'est à dire qu'elle s'abîmait assez vite. Ainsi dans ce charmant petit sac elle avait une pleine provision de brosses à dent. Dans le lot il y en avait deux ou trois de déjà usées mais elle en avait bien assez pour en fournir à des Serpentards serviables ou ayant assez d'envie de gloire. Pourquoi de l'envie de gloire ? Déjà pour faire briller leur table de mille feu et surpasser les autres... mais surtout pour la soutenir histoire de ne pas donner l'impression à tout Poudlard que Serpentard avait une préfète atteinte de troubles mentaux.

Même le plus petit serpent a du venin (si si)

La gloire des Serpentards... une brosse à dent ?

Je sortis de ma salle commune, exaspérée. Pourquoi les gens ne me laissaient pas travailler en paix !
Habituellement, J’adorais ma salle commune. C’était un endroit chaleureux, aux couleurs jaunes et noirs, et remplis d’élèves joyeux et rigolos. Si par hasard vous avez les idées noires, un élève se chargera de vous faire rire. En plus, si on sait bien chercher, on trouve toujours un tas de confiseries.
Mais la, un groupe de deuxième année faisaient énormément de bruit et je n’arrivais pas à me concentrer.
Je montais en flèche à la bibliothèque. Là, il y avait beaucoup trop d’élèves. Même pas la peine d’essayer. Je descendis, de plus en plus énervée. Tout le monde se liguait contre moi ou quoi ?
Je chercha une salle où travailler. La salle commune était trop bruyante, la bibliothèque, trop encombrée...
Je m’arrêta. Mais bien sûr! Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt? La Grande Salle était parfaite ! Il n’y a avait personne à cette heure là, et comme il restait deux bonnes heures avant le prochain repas ...
J’ouvris la porte, et contempla la salle. Habituellement pleine de monde, elle n’en était pas moins impressionnante vide. Le ciel était capricieux ce soir là, et semblait hésiter entre le beau et le mauvais temps.En face de moi, la table des Professeurs était immense, et semblait encore plus imposante. C’était d’autant plus impressionnant qu’il n’y avait personne pour voir ça...
Oh oh. Rectification. Il n’y avait personne pour voir ça hormis une préfète de Serpentard qui nettoyait sa table avec une brosse à dents.
Pardon ? On se la refait ? Il y a une préfète de Serpentard qui nettoie sa table avec une brosse à dents ?
Mais oui, bien sûr. Le monde marchait sur la tête, aujourd'hui. Cette élève avait soit des problèmes mentaux, soit elle s’était fait punir par un professeur particulièrement vicieux. Et au vu de la tête de la jeune fille, je penchais plutôt pour la seconde option.
J’hésitai à lui parler. Elle avait beau faire un truc très bizarre, c’était une préfète. De Serpentard de surcroît. Et bien qu’ils ne m’aient rien fait, je me méfiais des Verts.


" Hum hum, dis-je. Excuse moi, mais qu’est ce que tu fais, exactement ?

La jeune fille se tourna vers moi. La question, c’était : comment allait -elle réagir?

~Pouffy’s un jour, Pouffy’s toujours !~
~Le souffle des Poufsouffle jamais ne s’étouffe !~
- Journaliste au journal du blaireau -

La gloire des Serpentards... une brosse à dent ?

Plus d'une fois la verte avait cru que la porte allait s'ouvrir. Mais les pas dans le couloir retentissaient, de plus en plus proches, puis s'éloignaient. Pourtant ce qui devait arriver finit en effet par arriver : le doux son d'une lourde porte qui s'ouvre à demi arriva aux oreilles de la préfète. Elle préféra néanmoins faire comme si elle n'avait rien entendu. En fait elle préférait ne pas savoir qui venait d'entrer et restée penchée sur son ouvrage. Elle avait d'ailleurs encore bien avancé (du moins à son appréciation) et elle avait finalement fini par dépasser le quart de la table. Ça ne ferrait jamais que plus d'une heure et demie qu'elle était là.
Au début elle avait cherché une vengeance... mais maintenant elle était heureuse d'avoir des cours à se réciter pour passer le temps. Elle se serait bien mise à chanter mais elle aurait eu trop peur de se faire entendre, ou pire : de se faire arroser par le ciel du plafond de la salle. Une distraction ne lui ferrait pas de mal c'était certain mais elle préférait encore s'ennuyer que de se couvrir de ridicule. D'ailleurs avec un peu de chance la personne qui venait d'entrer ne l'avait pas vu. Amaëlle finit d'ailleurs par se dire qu'avec la distance on ne la reconnaitrait pas ou même on ne pourrait pas voir ce qu'elle faisait.
Néanmoins le son de petits pas timides qui se dirigeaient dans sa direction réduisirent à néant tous ses espoirs : apparemment elle n'était pas devenue invisible... et la nouvelle venue était curieuse. La Serpentard se força à rester calme et tout à fait naturelle, penchée sur sa table avec une brosse à dent comme elle l'était. Après tout elle avait choisi elle même d'assumer ce qu'elle faisait et de rester coûte que coûte pour finir ce qu'elle avait commencé. Une voix quelque peut hésitante vient rompre le silence agréable de la salle, tranchant avec le petits frottements des poils de la brosse sur le bois qu'Amaëlle entendait depuis plus d'une heure, presque deux (à ça elle était étonnamment patiente lorsqu'il s'agissait des Serpys !).

" Hum hum, dis-je. Excuse moi, mais qu’est ce que tu fais, exactement ? "

A ces quelques mots la deuxième année se décida à se retourner pour observer l'arrivante (car sa voix ne trompait pas : c'était bien une petite sorcière). On ne pouvait d'ailleurs pas vraiment dire que cette dernière était une championne du tact... mais en même temps cela était plutôt légitime étant donné ce qu'elle faisait, elle devait bien le reconnaître. A sa manière de se tenir la préfète comprit que se devait être une première année, d'ailleurs il lui semblait bien avoir déjà vu une de ses préfètes en chef en sa compagnie... et elle semblait lui poser mille et une question sur l'école : il n'y avait que les premières années qui faisaient cela. De plus elle ne la connaissait pas et elle n'était donc assurément pas de son âge. En l'observant de plus près Amaëlle se rendit compte que la petit était de Poufsouffle, était rousse (à cette constatation la verte ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel) et était, bien malheuresement, plus grande qu'elle de quelques centimètres. Comment voulez vous qu'elle soit crédible si même les premières années la dépassait ?
Maintenant qu'elle avait fini de l'observer (ce qui avait duré très exactement trois secondes), un problème de taille se posait : qu'allait-elle lui répondre ? Elle avait plusieurs choix : soit elle l'ignorait et retournait à sa tâche (quoiqu'il ne fut peut-être pas très judicieux de dédaigner les élèves), soit elle tentait de faire une blague (ce qui était sans conteste, à éviter), soit elle disait la vérité. C'est donc pour cela que, tranquillement, elle se détourna de nouveau vers sa table et répondit :

"Je nettoie ma table afin qu'elle brille de mille feux voyons. Pourquoi ?"

Bien. Là maintenant elle allait vraiment la prendre pour une folle. Non pas que ça ne fut pas le cas avant mais là elle venait très sûrement de détruire ses dernières chances pour parraître saine d'esprit aux yeux de la petite... comment s'appelait-elle d'ailleurs ? Sans importance... l'important était de regagner un peu de crédibilité : elle était préfète que diable ! Aussi poussa t-elle un profond soupir et ajouta sur un ton presque las :

"En fait je me suis fait piégée par quelqu'un et... je me retrouve à faire cette charmante activité dans le but que les Serpentards, dignes, nobles, remplis de gloire, ambitieux, etc, surpassent les autres..."


Bravo. Maintenant elle allait lui faire peur à cette Poufsouffle...

"Bref... je suis de corvée de nettoyage quoi... mais nettoyage première classe" ajouta t-elle avec un petit sourire (que la jaune ne pouvait pas voir puiqu'elle était encore tournée vers la table)

Soupirant une deuxième fois la préfète rangea sa brosse à dent, qui était désormais bien trop usée, et en sortit une nouvelle avant de se retourner vers la première année.

"Au fait ? Tu t'appelles comment ?"

Cette phrase était d'un ennui et d'un banal mortel... en plus les sonorités n'étaient pas des plus fameuses... mais bon : c'était la première des phrases que l'on devait dire lorsque l'on était poli.

Même le plus petit serpent a du venin (si si)

La gloire des Serpentards... une brosse à dent ?

La préfète se tourna vers moi. Elle n'avait pas l'air spécialement étonnée par ma présence. Finalement, elle répondit :

"Je nettoie ma table afin qu'elle brille de mille feux voyons. Pourquoi ?"

Ah, d'accord ! Tu nettoies la table des Serpentards avec ... Une brosse à dents.
C'est beaucoup plus clair maintenant. Merci pour la précision. Il faudrait également vérifier, si, au passage, L'hôpital Saint-Mangouste aurait laissé échapper un de ses patients, récemment. Cela pourrait expliquer certaines choses.


"En fait je me suis fait piégée par quelqu'un et... je me retrouve à faire cette charmante activité dans le but que les Serpentards, dignes, nobles, remplis de gloire, ambitieux, etc, surpassent les autres..."

J'avais déjà entendu la prétendue "supériorité" des Serpentards, ainsi que de leur fierté, mais alors là ... Je ne sais pas où ils vont la mettre, leur fierté. Demander à une préfète de nettoyer leur table avec une brosse à dents, c'est quelque peu spécial.

"Bref... je suis de corvée de nettoyage quoi... mais nettoyage première classe"

Je regarda la jeune fille. Elle avait l'air ennuyée, bien que je puisse déceler une petite pointe d'ironie dans sa voix. D'un autre côté, je la comprenais. Devoir nettoyer la table de sa maison au lieu de profiter de son temps libre, cela devait être super agaçant.
La Vert et Argent rangea la brosse à dents qu'elle tenait dans la main dans une petite poche et en sortit une nouvelle. Elle avait déjà nettoyer la moitié de la table.


"Au fait ? Tu t'appelles comment ?"

Ah oui, c'est vrai, les présentations, j'avais zappé. D'habitude, c'est la première chose que l'on demande. J'essayais de me souvenir du prénom de la préfète, sans succès. Je l'avais déjà vu se promener dans les couloirs, mais je ne la connaissais pas plus que ça.

" Je m'appelle Bulle Stevens. Est-ce que je peux t'aider à finir de nettoyer ta table ?"

Hum, j'ai du oublier une information. Ah oui, c'est vrai !

" Et toi, c'est quoi ton nom ?"

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Prise d'une soudaine vision miraculeuse après sa question Amaëlle se redressa avant de se reculer de quelques pas pour admirer son œuvres : elle était arrivée à la moitié, enfin. Restait à savoir si elle se réjouissait ou si elle se mettait à pleurer. Ce fut le coup d’œil perplexe de la Poufsouffle qui la décida : elle était là pour la gloire des Serpentards tout de même ! Elle n'allait tout ce même pas se mettre à pleurer devant témoins hostiles n'est ce pas ? Aussi se rapprocha t-elle de la table, armée d'une nouvelle détermination pour continuer. Elle avait survécu au regard extérieur, elle allait finir et aller couvrir le lit de Caroline de bave de limaces de la forêt de Cornouaille. Ou bien elle se débrouillerait pour lui glisser une potion expérimentale dans son jus de citrouille. Du moins dès qu'elle aurait récupéré sa baguette… Parce que non la jeune fille n'était pas idiote, pas tout à fait du moins. Elle avait simplement promis qu'elle nettoierais la table des Serpentards pour qu'elle étincelle puisque Caroline n'avait pas le temps. Ça aurait pris une demie seconde à peine dans son esprit… Enfin ça aurait été le cas si sa bien aimée collègue ne lui avait pas refourgué un sac de brosses à dents ''magiques'' et profité de la confusion pour s'enfuir avec sa baguette.
Dans le sac il y avait un mot : Tu as promis…
Jamais Amaëlle n'aurait cru qu'un sourire moqueur pouvait s'écrire… mais elle l'avait fort bien lu dans ces trois mots. Caroline la connaissait trop bien. Mais alors cela signifiait-il qu'elle était suicidaire ? Ou qu'elle ne la croyait pas capable de mettre ses plans machiavéliques à exécution ? Elle n'eut pas le temps de se pencher davantage sur la question que l'inconnue décida de répondre à sa question histoire de ne plus en être une. L'inconnue, Poufsouffle de son état, était donc Bulle Stevens. C'était un prénom original mais Amaëlle n'avait rien à dire avec ses brosses à dents. Au moins Bulle, elle, n'était pas responsable. Et puis c'était joli Bulle comme prénom, finalement on pourrait peut-être féliciter les parents lorsque la gamine serait sortie de l'âge des moqueries. Toujours est-il qu'Amaëlle avait toujours été instinctive et que Bulle c'était un nom qui lui plaisait.
D'ailleurs la phrase qui suivit cette présentation la fit se retourner de surprise : la première année lui proposait son aide. Bulle ne vit sûrement pas le sourire dangereux qui naissait sur les lèvres de la Serpentard où elle aurait eu peur. Au lieu de ça elle lui demanda simplement son nom… mais Amaëlle n'allait sûrement pas laisser passer ça.


« Et bien ! Moi qui pensait que je pourrait sans doute forcer la main à quelques Serpentards pour m'aider s'il en passait ! » Lança t-elle avec un sourire, sourire qui se fit taquin lorsqu'elle ajouta « ce sera avec plaisir mais si tu voulais bien signer une déposition affirmant que tu es pleinement consciente de tes actes et que je ne t'ai forcé en rien… je ne tiens pas à me confronter à Elina moi… »

Mettant sa main gauche dans le sac des instruments de torture elle en sortit une brosse à dent et la posa dans la main droite de sa nouvelle camarade suicidaire. Elle recommença de suite à frotter et lança à la petite.


« Je voudrais simplement te signaler maintenant que tu t'es engagée que j'ai mit plusieurs heures à accomplir la moitié de la table… je suppose que tu le savais mais je préfère te le dire avant que tu ne sois surprise par toute l'école lorsque ce sera l'heure du dîner… tu pourrais m'en vouloir »


Elle marqua une pose, laissant à Bulle le temps de réaliser le pétrin dans lequel elle venait de se fourrer. Puis se retourna vers elle avec un nouveau sourire moqueur et lui dit sur un ton plus rassurant :

« Ne t'inquiète pas je ne vais pas te demander ça… Par contre si tu veux bien m'aider tout de même tu pourrais garder la brosse à dent en souvenir et sortir ta baguette… Tu connais le Recurvite ? »

Puis elle se rappela de la dernière question de la Poufsouffle et se décida enfin à lui répondre

« Au fait !… Amaëlle Nelly, préfète de Serpentard de son état, pour te servir » finit-elle en s'inclinant légèrement, son petit sourire toujours sur le visage.

Par la suite ? Et bien... des bruits de pas commencèrent à se faire entendre dans le couloir, et sans doute prise de panique devant l'idée d'être vu avec Amaëlle, la petite jaune s'en fut, balbutiant qu'elle avait des choses à faire. Quant à la préfète ? Elle décida que la moitié de la table était bien assez suffisant pour que les Serpentards rayonnent.

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