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Beauxbâtons, Poudlard, quelle différence après tout?  PV 

Cela faisait déjà quelques jours que les délégations de Durmstrang et de Beauxbâtons étaient arrivées au château. Et quelle arrivée ! Les responsables de ces deux écoles voulaient vraiment montrer aux autres de quoi ils étaient capables. L’entrée de l’école française s’était faite tout en papillons, roses, étoiles filantes et jets de lumière, tandis que celle de l’école nordique était de fumée, éclair et vol à balai. Finalement, on retrouvait bien là les différences des trois écoles : Beauxbâtons était tout en délicatesse et raffinement, Durmstrang dans la force et Poudlard, dans la simplicité. En effet, contrairement aux élèves des deux autres instituts, les élèves de Poudlard n’étaient vêtus que de leurs uniformes noirs, et leur réception ne s’était pas faite dans l’exhibition. Ils avaient su rester simples. Enfin bref, la soirée d’arrivée avait été plutôt impressionnante.

Ce matin-là, Ambre se rendit seule vers la Grande Salle, à l’heure du petit-déjeuner. Lorsqu’elle y entra, son regard fût immédiatement attiré par la Coupe de Feu. Cette coupe en elle-même n’était pas exceptionnelle, la rouquine en était consciente. Ce n’était qu’un bout de bois grossièrement taillé ayant la forme d’une coupe. Rien d’impressionnant donc. C’était plutôt son usage qui était impressionnant. Certes, c’était une coupe magique, mais la troisième année se demandait bien comment cela était possible qu’une coupe puisse choisir les élèves les plus dignes de représenter leur école. Elle se demandait également pourquoi la coupe n’avait encore jamais brûlé à cause des flammes qui en jaillissent, il ne faut tout de même pas oublier que c’est une coupe ne bois… ! Enfin, cette dernière question n’avait pas grand intérêt, elle le savait.

Laissant sa contemplation de côté, la jeune fille s’avança vers la table des Poufsouffle. Elle salua quelques uns de ces camarades et aperçut une tête qui ne lui était ni familière ni étrangère. En s’avançant un peu, Ambre reconnut une des élèves de Beauxbâtons, prétendante au Tournoi des Trois Sorciers. Elle était donc un peu plus âgée que la rouquine. Cette dernière l’avait remarqué le soir de leur arrivée au château. Il n’y avait d’ailleurs qu’elle qu’Ambre pouvait reconnaître, les visages des autres élèves étaient beaucoup plus flous dans sa mémoire. Celui de cette fille était pourtant bien net. Après avoir jeté un rapide coup d’œil à travers la Grande Salle, qui était bien vide, elle décida d’aller lui parler. Elle était seule, c’était le moment où jamais.
Prenant son courage à deux mains, elle s’avança doucement vers l’élève de Beauxbâtons. Imaginez un peu dans quelle situation elle se retrouvait : aller parler à une sorcière plus âgée, inconnue, et qui plus est étrangère à Poudlard ! Enfin, vous me direz, c’est elle qui avait choisi cela, personne ne l’avait obligé. Tout en se rapprochant de cette fille, Ambre repensa rapidement à ce qu’elle avait entendu sur les manières des élèves de Beauxbâtons. Elle ne voulait pas que l’étrangère la prenne pour une malpolie ou quelqu’un de rustre. Arrivée à sa hauteur, elle s’assit silencieusement à côté d’elle et, après un moment d’hésitation lui dit gentiment :


« Euh, bonjour… Tu viens de Beauxbâtons n’est-ce pas ?... »

Elle s’arrêta brusquement, repensant au fait que Beauxbâtons était une école française. Elle ne devait probablement pas comprendre ce que la troisième année était en train de lui demander… Faisant du mieux qu’elle le pouvait pour lui faire comprendre, elle se montra elle-même en articulant :

« Moi, Am-bre Bax-ren-dhel… »

Elle devait avoir l’air ridicule en faisant ça, elle en était absolument consciente. Mais puisque le ridicule ne tue pas… Autant en profiter !

Reducio
PV Marie Duvale (PNJ), je n'avais plus la place pour le mettre dans le titre...

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MARIE DUVAL
16 ans, étudiante de Beauxbâtons


Marie observait la coupe de feu avec un mélange subtile d'excitation et de crainte. Depuis qu'elle y avait déposé son nom, son appréhension était à son maximum. Une moitié d'elle-même se rêvait en championne de Beauxbatons mais l'autre moitié lui intimait de rester humble : il y avait très peu de chance que la coupe la choisisse, les élèves beaucoup plus talentueux qu'elle ne manquaient pas à Beauxbatons. Et puis ce n'était pas un hasard si tout le monde avait les yeux braqués sur Sybille Luneau et ce Jonas Kirsanov... leur légitimité crevait les yeux où qu'ils aillent. Non... Marie n'était vraiment pas le genre de fille à se bercer d'illusions. Elle connaissait sa place. Et sa place n'était pas en haut de l'affiche. Cette vérité suffit à lui couper l'appétit. Elle repoussa son assiette de tartines beurrées et plongea son visage dans ses mains. Qu'avait-elle fait ? Qu'avait-elle réellement espérée en glissant son nom dans la coupe de feu ? Marie ne savait plus quoi penser. Elle en vint même à redouter que les directrices de l'académie perçoivent sa candidature comme un affront fait à leur lignée. Craintive, elle leva la tête pour voir si Sybille ne trainait pas dans les parages dans le seul but de la fusiller du regard. Mais Sybille n'était pas là. Pas plus que ses tantes. Marie soupira. Elle avait l'impression de devenir folle.

« Euh, bonjour... Tu viens de Beauxbâtons n’est-ce pas ?... »

Avec tout le fatras qui encombrait son esprit, Marie se laissa surprendre par cette question aussi simple qu'elle lui paressait imprévue. Elle cligna des yeux et leva la tête pour voir qui lui parlait. Il s'agissait d'une anglaise, une fille rousse un peu plus jeune qu'elle aux yeux verts saisissants.

« Moi, Am-bre Bax-ren-dhel... »

Marie sentit ses tourments s'envoler en voyant cette fille se singer avec un sérieux déroutant. Un grand sourire illumina son visage. Les anglais étaient vraiment des gens à part, des gens rafraichissants. Elle aimait ça. Déterminée à bien faire, elle s'éclaircit la voix et se désigna à son tour par de grands gestes décousus qu'elle saupoudra d'un anglais des plus maîtrisé :

« En-chan-tée, Moi, Ma-rie Du-val ! »

Elle rit d'un rire cristallin, sans méchanceté aucune, simplement parce que la situation prêtait à rire et qu'elle en avait cruellement besoin. Mais parce qu'elle ne voulait ni paraître arrogante ni méchante, elle s'arrêta net et tapota le banc sur lequel elle était assise.

« Je t'en prie assieds-toi Ambre et excuse-moi d'avoir rigolé. Je ne me moquais pas de toi. Je suis juste un peu nerveuse ces temps-ci. »

Marie souriait. Elle était exactement l'image qu'on pouvait se faire d'une personne rayonnante. Quelqu'un qu'il était très facile d'apprécier, simplement en la regardant. Marie ne faisait rien pour ça. Elle était simplement elle-même en toutes circonstances, loin, très loin, des préoccupations esthétiques et superficielles qui auraient pu lui faire prendre conscience de ce pouvoir. Son beau visage se fendit d'une moue songeuse. Ambre Baxrendhel... elle était persuadée d'avoir déjà vu ce nom quelque part. Elle sonda sa mémoire, la retourna dans tous les sens pour racler les fonds de tiroir, et en tira une certitude :

« Ambre Baxrendhel... la batteuse des... argh quel est le nom déjà... les frelons c'est ça ?! C'est bien toi ?! »

I'm the light in the darkness and the shadow on the ground. I'm everything... everything you ever wanted to know about silence.

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Certes, le ridicule ne tue pas, mais généralement il ne rend pas plus fort… En effet, après avoir fait ces gestes complètement absurdes, Ambre se sentait encore plus vulnérable face à la sorcière de Beauxbâtons. Bien qu’au fond d’elle, elle espérait que Marie Duval, de part le fait de venir de l’école française, n’allait pas se moquer d’elle. Au moins par décence et politesse. En tous cas, si cette sorcière se moquait d’elle, elle tomberait bien bas dans l’estime de la troisième année…

« En-chan-tée, Moi, Ma-rie Du-val ! »

L’étudiante de Beauxbâtons se présenta d’une voix claire et dans un anglais parfait, le tout accompagné… De gestes démesurés, ressemblant fortement à ce que la rouquine avait fait quelques instants auparavant. *Ca y est, elle se moque de moi… Bravo Ambre bravo…* La figure d’Ambre se décomposait petit à petit. Elle qui pensait pouvoir sympathiser avec cette fille, visiblement c’était peine perdue. Un rire cristallin s’échappa de la sorcière française, ce qui ne fit qu’accentuer la moue de la troisième année. Mais c‘est une expression surprise qui prit rapidement place sur le visage de la Poufsouffle lorsque Marie Duval l’invita à s’asseoir à côté d’elle tout en lui disant :


« Je t'en prie assieds-toi Ambre et excuse-moi d'avoir rigolé. Je ne me moquais pas de toi. Je suis juste un peu nerveuse ces temps-ci. »

Un sourire avait prit place sur le visage de la prétendante de Beauxbâtons. Aux yeux d’Ambre, elle redevint immédiatement la sorcière à l’air plus que sympathique qu’elle avait remarqué le soir de l’arrivée des délégations, la sorcière qu’elle voulait connaître un peu plus… Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle voulait savoir d’elle, au final. Et puis de toute façon, elle doutait fortement que Marie Duval allait étaler sa vie comme ça, à la première venue. Peut-être que si la rouquine faisait passer ça pour une interview pour le journal du Blaireau cela pouvait peut-être marcher… Non, c’était vraiment du n’importe quoi. Laissant ses pensées de côté, elle s’installa à côté de la sorcière qui semblait pensive.

« Ambre Baxrendhel... la batteuse des... argh quel est le nom déjà... les frelons c'est ça ?! C'est bien toi ?! »

En entendant ça, la troisième année ouvrit des yeux grands comme des soucoupes. D’où tenait-elle cette information ? Certes, ce n’était pas une formation classée top secrète, la plupart des élèves du château, s’intéressant un tant soit peu à ce sport, savait cela. Bon, la compétition entre les quatre maisons de l’école devait y être pour quelque chose, mais cela s’arrêtait pourtant aux murs de l’école. Quoique non, peut-être que certaines parents d’élèves le savait également, mais cela s’arrêtait vraiment à là. Peut-être que Marie l’avait vu quelque part dans le château, ou qu’elle l’avait entendu dans une discussion… Dans tous les cas, elle s’en était rappelée alors que cela ne devait pas forcément lui servir à grand-chose…
Laissant ses pensées de côté, elle sourit à la jeune fille et lui dit, quelque peu déroutée :

« Euh oui, oui c’est moi, mais euh, comment est-ce que tu sais ça ? »

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Le visage de Marie s'éclaira en recevant la confirmation qu'elle ne s'était pas trompée de personne. Son sourire s'encra durablement dans ses traits, comme s'il lui était parfaitement impossible d'éprouver autre chose que de la joie et de l’excitation désormais. Oublié le stress dévorant qui lui rongeait l'estomac à chaque fois qu'elle pensait au tournoi des trois sorciers. Place au Quidditch ! Le sport qu'elle affectionnait par-dessus tout.

« Et bien, les journées sont longues ici. Disons qu'il m'arrive parfois de mener des expéditions dans les parages quand je n'ai rien d'autre à faire. La dernière en date m'a conduite dans votre salle des trophées. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'arrêter devant la vitrine consacrée au Quidditch et de relever certains noms, dont le tien. Réussir vingt et un cognements, sept déviations, et un encouragement en seulement trois matchs ; on peut dire que ce n'est pas à la portée de n'importe qui. De même pour ton record. »

Marie se garda bien d'évoquer la meilleure batteuse de l'histoire de Poudlard, une certaine Haley Pidloux, par respect pour son interlocutrice. Elle savait combien il pouvait être frustrant de se faire voler la vedette. Elle avait eu à en souffrir certainement bien avant Ambre et ne le souhaitait à personne, pas même à sa pire ennemie.

« J'éprouve une certaine fascination pour les batteurs. Votre poste est loin d'être évident. »

Elle avait prononcé ces paroles d'une voix très légère, comme après un soupire las, ses pensées tournées vers toute autre chose. L'envie de remonter sur son balai de course et de retrouver l'excitation de la compétition lui manquait terriblement. Elle posa son menton dans le plat de sa main en fixant un nœud dans le bois de la table. Le Quidditch lui manquait et sa vie de poursuiveuse étoile à Beauxbâtons lui manquait aussi. Elle songea aux dernières coupes auxquelles elle avait participées avec l'équipe espoir des Tapesouafles de Quiberon : la coupe méditerranéenne — opposants les équipes espoirs des plus grands clubs d'Espagne, de France, d'Italie, et de Grèce — qui lui avait échappée de peu en finale contre les Titans de Pyrgos ; la coupe de France espoir, naturellement, qu'elle avait remportée contre les Amazones d'Hendaye ; et la coupe d'Europe espoir — le trophée le plus prestigieux pour une joueuse de sa catégorie — qu'elle avait vu filée en huitième de finale contre les incontournables Vautours de Vratsa. Elle soupira sans se défaire de son sourire. Que n'aurait-elle pas donné pour se trouver déjà en juillet prochain, pour la nouvelle saison.

« Une fois que j'aurais terminé mes études, je compte bien mettre toutes les chances de mon côté pour intégrer l'équipe professionnelle des Tapesouafles de Quiberon. Tu en as déjà entendu parlé ? Ils ont remporté le championnat de France il y a deux ans. Je fais partie de leur équipe espoir pour l'instant mais je crois en mes chances. Faucette, leur poursuiveuse, est en bout de course. Elle prendra bientôt sa retraite. C'est peut-être mal, mais je me dis que... pourquoi pas. Je pourrai peut-être me présenter aux sélections et récupérer sa place dès que j'aurais obtenu mon diplôme. Tu ne voudrais pas évoluer à un niveau professionnel, toi aussi ? Tu me sembles en avoir le potentiel. Je suis une grande fan des Pies de Montrose, dans la ligue de Grande-Bretagne et d'Irlande. Mon père travaille comme consultant pour eux. »

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Evidemment, pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ? La salle des trophées était l’endroit parfait pour trouver ce genre d’informations. En plus, on y trouvait plein d’autre chose, pas forcément en rapport avec le Quidditch. Les noms des maisons ayant gagné la coupe des 4 maisons à tel moment, avec tant et tant de points. On y trouvait même des trophées en l’honneur de certaines personnes importantes de Poudlard. C’était vraiment un petit capharnaüm d’information, mais c’était toujours intéressant d’aller y jeter un coup d’œil. De temps en temps, quand elle n’avait rien à faire, la rouquine y allait. Elle ne cherchait rien de très précis, elle voulait généralement s’en mettre plein la vue en regardant les jolis trophées qui brillaient. Certes, dit comme ça elle avait vraiment l’air d’être une pie en quête d’objets brillants, mais elle ne faisait rien de plus que ce que Marie Duval avait fait également : se promener dans les couloirs pour passer le temps et tomber sur ces trophées. Cette dernière mentionna d’ailleurs son record de cognement en match, mais malheureusement la troisième année savait qu’une joueuse avait fait mieux qu’elle. Enfin, elle ne releva tout de même pas ce détail. Le compliment de la française lui suffisait amplement et elle ne voulait pas la contredire.

« J'éprouve une certaine fascination pour les batteurs. Votre poste est loin d'être évident. »

Cette remarque fit tiquer la jeune fille. Ainsi donc Marie Duval s’intéressait au Quidditch. En même temps, Ambre aurait pu le remarquer depuis quelques minutes, au vu de sa précédente remarque. Enfin bref. Marie fixait la table qui se trouvait devant elle, le menton posé dans le plat de la main, elle semblait comme détendue. Du moins c’était ce qu’Ambre pensait. Cette dernière d’ailleurs était beaucoup plus tendue. Elle ne savait pas comment se tenir devant la française, elle n’arrivait pas vraiment à être naturelle. Enfin bref, sa timidité était vraiment un frein à sa socialisation.

Toujours en souriant, la prétendante au titre de championne de Beauxbâtons entama un long discours sur des équipes de Quidditch. Ambre n’en connaissait aucune. Elle avait un peu honte de son ignorance sur le Quidditch. Mais il faut dire qu’à part les équipes et le championnat de Poudlard, elle n’était jamais allée voir d’autres matchs. Pour elle, les sorciers n’étaient qu’à Poudlard malheureusement, à la maison elle redevenait la gentille petite moldue dont le père est un sorcier préférant vivre avec les moldus. Enfin bref, là n’était pas la question. Elle réussit tout de même à comprendre deux trois choses. La première était que Marie Duval jouait dans une bonne équipe, et qu’elle avait ou aurait un jour la possibilité de jouer dans une grande équipe, au poste de poursuiveuse. La deuxième information était que son père avait des liens avec une équipe de Grande Bretagne, mais elle devait avouer qu’elle n’avait pas vraiment compris ce que son père faisait pour eux. Elle elle avait juste compris que Marie était fan de cette équipe et qu’elle lui demandait si elle n’avait pas envie de jouer à un niveau professionnel.


« Ce serait tellement bien de pouvoir jouer dans une équipe en dehors de Poudlard ! Voir de nouveaux joueurs, de nouvelles techniques, de nouveaux défis ! J’avoue que ça me tenterait bien… »

Ambre se détendait peu à peu. Parler de Quidditch l’avait un peu calmé. Elle n’était plus aussi stressée que ce qu’elle était lorsqu’elle s’était assise et présentée sans vraiment savoir ce qu’elle était en train de faire. Jouant nerveusement avec ses doigts, elle ajouta rapidement :

« Mais bon y a encore du temps devant moi avant que la question se pose je crois… T’en fais depuis longtemps du Quidditch ? »

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Marie ressentit un élan d'affection pour Ambre. Elle sentait chez elle, la même hésitation qui l'accompagnait partout depuis quelques années. Trois ans avaient beau les séparer, Marie se reconnaissait un peu en Ambre, par sa modestie d'abord, et surtout par son manque de confiance en elle. Touchée, Marie interpella un élève installé à quelques pas de là, s'excusa du dérangement, et lui demanda si elle pouvait lui emprunter sa plume et un bout de parchemin quelques instants. Éberlué, l'élève bredouilla une réponse vague en lui tendant ce qu'elle demandait. Marie lui rendit un vibrant "merci".

« Tu as encore le temps, c'est vrai. Mais tu verras, il passera beaucoup plus vite que tu ne peux l'imaginer. Tiens, voici l'adresse de mon père. Les Pies de Montrose ont une équipe espoir. Les sélections sont ouvertes à tous les adolescents âgés, au minimum, de quinze ans sur invitation d'un cadre de l'équipe. Mon père te la fournira. Entraîne-toi dur pendant les deux années qui viennent et je suis certaine que tu y arriveras. J'ai l’œil pour reconnaître les futurs grands joueurs de Quidditch. Je tiens ça de mon père. »

Marie glissa le bout de parchemin sur la table pour le mettre bien en évidence sous le nez d'Ambre. Elle s'empressa ensuite de rendre le matériel qu'elle avait emprunté en remerciant une nouvelle fois son bienfaiteur.

« Je suis l'une des poursuiveurs les plus jeunes à avoir été autorisée à jouer dans le championnat de mon école. J'en suis assez fière. Tout a commencé à la fin de ma première année d'étude. L'une des équipes de l'école avait perdu coup pour coup son poursuiveur étoile et son poursuiveur remplaçant au cours du dernier entraînement de la saison. A un seul jour du dernier match de la saison, qui plus est un match décisif pour le titre, le capitaine ne voulait pas prendre le risque de prendre n'importe qui dans son équipe. Je ne saurais te dire pourquoi, mais l'une des deux directrices de l'école, Aude Luneau, m'a recommandé pour ce poste et je me suis retrouvée sur le terrain le lendemain. Nous l'avons emporté. J'ai marqué quatre buts. »

En racontant cela, Marie ne pouvait que ressentir une immense fierté mais aussi un brin de nostalgie pour une époque bénie où ses responsabilités étaient moindres qu'aujourd'hui. Dire, en plus, que son choix de se porter candidate pour le poste de championne de Beauxbâtons allait peut-être l'accabler de responsabilités encore plus grandes. Marie soupira, la mine songeuse. Mais son sourire repointa le bout de son nez dès lors que son regard croisa de nouveau celui d'Ambre.

« Si l'occasion se présente, je viendrais te voir jouer. Je suis curieuse de voir ce que tu es capable de faire sur un terrain. Je suis sûre que tu es le genre de filles à se libérer complètement une fois qu'elle est dans les airs. Un peu comme moi. »

Elle se laissa aller à un rire de circonstance, les yeux plissés par la rondeur de son sourire. Marie était comme ça. Elle était capable de trouver du bonheur même dans une évocation anodine. C'est ce qui faisait sa force.

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Dès lors qu’Ambre eut terminé de parler, l’étudiante française interpella un élève qui passait par là, et lui emprunta du parchemin et de quoi écrire. Tandis qu’elle griffonnait quelques mots, la troisième année la regardait avec attention, un peu intriguée. Elle rendit rapidement ses affaires à l’élève et déposa le parchemin dans le champ de vision de la rouquine. D’après elle, lorsqu’elle aurait atteint l’âge de quinze ans, il lui suffirait de prendre contact avec son père pour pouvoir passer des sélections pour une équipe de Quidditch. Ne sachant pas trop quoi dire, Ambre posa la main sur le parchemin et le fit glisser jusqu’à elle, flattée et gênée. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi Marie était aussi gentille avec elle alors qu’elles ne s’étaient jamais parlé, ni même vues ; mais elle se dit que cela devait être une habitude chez la jeune femme : être gentille avec les autres, les aider si elle le pouvait. Enfin bref, Ambre était agréablement surprise.

Marie enchaîna sur le pourquoi et le comment elle s’était retrouvée dans une des équipes de son école, ainsi que sur l’issue de son tout premier match. Effarée par le fait qu’elle ait marqué quatre buts à son premier match, Ambre n’eut pas le temps de réagir avec des mots, mais elle s’aperçut quand même de la mine songeuse qu’affichait la française en racontant de ce souvenir et du sourire qui réapparut quand elle reposa ses yeux sur la troisième année.

« Si l'occasion se présente, je viendrais te voir jouer. Je suis curieuse de voir ce que tu es capable de faire sur un terrain. Je suis sûre que tu es le genre de filles à se libérer complètement une fois qu'elle est dans les airs. Un peu comme moi. »

La rouquine sentit son visage virer au rouge tomate et remercia maladroitement la française avant de jouer avec le parchemin qu’elle lui avait donné juste avant. Ce simple morceau de papier avec quelques mots griffonnés dessus représentaient beaucoup pour elle. Si elle n’avait pas osé venir lui parler, jamais elle n’aurait su, ou du moins pas dans l’immédiat, qu’elle avait la possibilité de passer dans seulement quelques années une sélection pour une équipe de Quidditch. Elle espérait simplement que Marie avait raison et que son père lui donnerait la fameuse invitation ; mais si Marie le lui disait, c’est que cela s’était déjà produit.

Son regard fut attiré vers la coupe qui trônait dans la Grande salle et son regard se déplaça rapidement vers Marie. Elle repensa à la dernière phrase que la française lui avait dit et baissant les yeux vers le parchemin, et tout en l’enroulant autour de ses doigts elle lui dit :


« En tous cas, j’espère que tu seras la championne de ton école, je pense que tu le mérites. »

C’était un peu bizarre de lui dire ça, surtout qu’elle ne la connaissait pas et qu’elle ne connaissait pas du tout son niveau en magie, mais c’était ce que la Poufsouffle ressentait. D’ailleurs, en pensant aux raisons pour lesquelles elle avait dit ça, un sourire apparut sur le visage de la troisième année.


« C’est drôle parce que si t’étais dans cette école, je suis pratiquement sûre que tu ferais partie de ma maison, Poufsouffle, la maison des élèves travailleurs, patients et loyaux… Est-ce que vous êtes répartis dans des maisons vous aussi à Beauxbâtons ? »

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Ancien sorcier

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