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La Compassion (One-Shot)  Solo 


Lucy avait fait preuve d’une petite folie. Dieu sait qu’elle évitait toutes les aventures non nécessaires pour sa survie ; pour la simple et bonne raison que sa maladresse lui ajouterait des bleus, des coupures et du ridicule qui auraient pu être évité. Mais elle venait de poster une énième lettre à ses parents. C'était la vingt-troisième, mais elle n'avait jamais eut de réponse de leurs part. A l'inverse, ses correspondances avec son cousin sorcier David allaient de bon train. Au moins, avait-elle un ami qui la soutenait. Car ses parents faisaient un bien triste travail dans ce domaine.
Donc la jeune fille avait dérogé à sa règle d’or, profitant de sa venu dans la volière pour continuer sa séance d’escalade. Les escalier étaient longs et raides. Et nous n’allons pas nous mentir, elle était triste à voir. Ses genoux, tibias et mains, à force de raté les marches de l'escalier, étaient couverts de bleus et d’écorchures. Elle avait même les joues rouges et les yeux piquant à cause des quelques larmes qu’elle avait laissé échapper.

Mais elle était là. Lucy avait suivi le conseil de son professeur et avait fait un peu confiance en elle. Et la voici : au sommet de la plus haute tour du château de Poudlard. Un sentiment de fierté l’envahi tandis qu’elle s’assit sur le sol pour regarder le ciel.

« J’ai le vertige… » Gémit-elle après quelques minutes de silence paisible.

La raison l’aurait normalement poussé à se lever et retourner dans sa maison. Toutefois Lucy se surprise à rester là, assise au le sol en pierre glacé, à regarder le ciel, les étoiles et la lune. Cette dernière était pleine, si bien que Lucy se demanda combien de personnes se transformaient en loup à l’instant présent. Combien d’entre eux souffraient, telle que cet ami de Sirius Black.
Elle avait le livre « Sirius Black : le récit d’une vie » d’un auteur inconnu avec elle. La jeune fille le relisait encore et encore et à chaque fois que ses yeux touchaient le mot « fin », elle se trouvait dans un état de tristesse instance. Elle ne comprenait pas. C’était normal pour quelqu’un de naître puis de mourir. Cela elle le comprenait ; même si c’était difficile à supporter, c’était une connaissance qu’elle avait admise. Mais ce pauvre homme avait vécu toutes les misères : renié par sa famille, trahis par son ami, torturé dans une prison et bien d’autres détails que ce livre décrivait…

Lucy observa la couverture noire et argenté du livre. Une tête de chien : comme lui, un animagus. Elle se demanda si, comme elle, Sirius Black avait eu l’impression d’être dans un rêve quand il était à Poudlard. Dans une bulle qui éclatait à chaque fois qu’il devait quitter le château.

Lucy aimait l’Histoire, LES histoires. Mais la plupart étaient tristes et injustes. Est-ce qu'elles seront plus facile à lire quand elle sera plus vieille? Du haut de ses onze ans, Lucy l'ignorait.

Pendant un instant, la jeune fille se demanda si quelqu’un, dans Poudlard, ressentait comme elle de la compassion pour ses personnes qui avaient un jour existés.
Mais qui maintenant n’étaient plus.


Les livres sont la vie: mangez-les!
(Signature: Midnightblue / 191970)