Astronomie

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Le ballet de l'Augurey  PV 

Quatre cent vingt-huit marches à escalader pour se rendre en haut de la plus haute tour de Poudlard.

Maïka ne savait pas grand-chose des Augureys. Elle avait déjà vu un dessin de cet oiseau, une fois, dans un des livres de son père, car comme tout passionné des créatures magiques qui se respectait, Allan possédait plusieurs ouvrages leur étant consacrés. Maïka les avait déjà parcourus en diagonale, s'arrêtant plutôt sur les images, et elle se souvenait avoir déjà vu une représentation d'un Augurey. L'image ne l'avait pas franchement marquée, alors ses souvenirs étaient assez flous, mais elle se rappelait d'un oiseau maigre aux plumes vertes foncées. Elle avait laissé son œil traîner sur ce dessin quelques secondes, puis avait tourné la page et avait oublié l'existence de cet animal jusqu'à ce que son père lui en reparle, quelques années plus tard.

Allan lui avait raconté qu'un jour, lors de sa septième année, un de ses camarades de Gryffondor lui avait conté une légende. Apparemment, si l'on montait en haut de la tour d'Astronomie et que l'on exécutait une chorégraphie bien précise, une petite musique retentirait dans les airs et un Augurey, détenteur d'un secret de Poudlard, ferait son apparition. Le camarade d'Allan n'avait aucune idée de la nature du secret en question, mais il supposait qu'en trouvant l'Augurey, la question ne se poserait plus. Encore fallait-il, bien sûr, trouver la chorégraphie à exécuter, et la légende racontait que personne n'y était parvenu depuis près de mille ans, tant les possibilités étaient nombreuses. La chorégraphie, ce n'était pas une danse improvisée à exécuter n'importe comment, évidemment ; il fallait simplement marcher sur des dalles, mais toute la complexité de l'affaire résidait en une question : sur quelles dalles marcher, et dans quel ordre ?

Lorsque son père lui avait parlé de cette légende, Maïka s'était promis de lever le voile sur ce mystère. Peu importe le temps qu'il lui faudrait, elle réussirait la chorégraphie, rencontrerait l'Augurey et découvrirait quel secret il cachait. Allan avait bien précisé à sa fille que cette histoire n'avait jamais été vérifiée, et que ce n'était peut-être qu'une pure invention d'un élève malicieux, mais cela n'avait pas suffi à faire changer Maïka d'avis. À Poudlard, il y avait bien des tableaux qui parlaient et des escaliers qui bougeaient, alors pourquoi n'y aurait-il pas de dalles magiques en haut de la tour d'Astronomie ?

En ce samedi d'octobre, Maïka avait bousculé ses habitudes et s'était levée tôt. La tour d'Astronomie n'était pas très prisée, mais elle voulait optimiser ses chances de se retrouver seule là-haut. Elle avait avalé son petit-déjeuner en un temps record, se contentant d'un bout de pain et d'un peu de chocolat chaud, puis avait filé au sommet de Poudlard, habillée de collants et d'un pull noirs, d'une jupe grise, et elle avait judicieusement pensé à prendre son écharpe jaune et noire. En arrivant à sa destination, Maïka fut soulagée de constater que l'endroit était vide. Elle pourrait commencer ses tests en toute tranquillité.

À force de passer ses journées à effectuer des calculs, Maïka avait inévitablement acquis un certain esprit logique. Elle effectuait des calculs mentaux plus rapidement que la plupart des gens de son âge, parce qu'elle recourait sans cesse à des techniques logiques pour additionner, soustraire, multiplier ou diviser. Lorsque ses yeux se posèrent sur les dalles de cette tour, elle eut un peu l'impression de se retrouver dans une situation mathématique. Elle comprit directement que les possibilités de chorégraphies étaient incroyablement nombreuses, et elle s'en sentit découragée. Elle ne savait même pas combien de dalles elle était censée toucher ! Trouver la bonne combinaison pourrait lui prendre des mois, peut-être même des années ! Pas étonnant que personne n'y soit arrivé depuis mille ans.

Il fallait qu'elle soit méthodique, pas qu'elle procède au hasard. Elle commença donc tout à droite, marchant sur la première dalle, puis patientant. Elle toucha la deuxième, attendit, puis la troisième, puis la quatrième, et lorsqu'elle se retrouva contre la barrière, elle revint au départ, refit sa chorégraphie, changeant uniquement de dernière dalle. Elle regretta de ne pas avoir pris de papier ni de crayon, car cet exercice demandait en réalité énormément de réflexion. Pour réaliser toutes les possibilités sans en louper une seule, il fallait qu'elle ait un schéma très réfléchi en tête, et pour une enfant comme elle, c'était loin d'être simple.

Elle était sur la tour d'Astronomie depuis une quinzaine de minutes lorsqu'une seconde personne arriva, juste au moment où Maïka était en train de tester une combinaison en sautillant. La honte.

Moins présente.

Le ballet de l'Augurey  PV 

Edward s'était désormais accommodé au rythme de l'école, de ses cours mais aussi de ses temps libres. Les murs, progressivement, lui étaient de plus en plus familiers quoique ce cela ne concernait qu'une partie du château, celle qui l'amenait et le ramenait des cours et de la Grande Salle. En somme, une petite routine s'était installée. Comme une large majorité d'élèves, il s'était accordé une longue nuit, se couchant tôt sans réviser plus que nécessaire. Cela lui permettait de continuer à se lever tôt sans être tracassé par des bribes de fatigue. A pied du lit, il avait enfilé un pantalon noir, assez souple pour ce que ce soit confortable et un tee-shirt simple blanc, caché par un très léger pull en col roulé blanc. Avant de descendre son petit déjeuner, le garçon rejoignit la salle de bain des dortoirs pour se débarbouiller la figure, s'étant douché la veille. Une fois prêt, il quitta la tour de Serdaigle avec nonchalance.

La Grande Salle, toujours chaleureuse, l'accueillit aux bruits des conversations. Peu d'élèves étaient alors assis. Les lève-tôt ne représentaient pas une majorité de la population poudlarienne. Edward retrouva les bancs de sa maison, s'asseyant auprès de ses camarades qu'il salua d'un simple bonjour, qui lui fut rendu tout aussi simplement. Ses yeux se baladaient sur la table, analysant ce qui lui était proposé. Le choix était identique à ceux des jours précédents. Il prit donc deux tartines, qu'il beurra et reconvrit de confiture de framboise puis se remplit une grande tasse de chocolat chaud. Prenant le temps de manger, il écoutait ce que les autres se racontaient. Des banalités en vérité.

« Et toi, Edward, prévu quelque chose aujourd'hui ?, lui demanda une certaine Lith Terth de troisième année, s'il se rappelait plus ou moins bien.
- Pas vraiment. Je n'y ai pas réfléchi...., répondit-il après avoir déglutit une bouchée de tartine à la framboise.
- Tu peux aller traîner dans Poudlard, les autres aiment bien faire ça...», proposa t-elle en hochant les épaules.

Edward ne répondit pas à la proposition mais sa mine sérieuse trahissait la profonde réflexion que cette idée provoquait. Effectivement, il était courant d'entendre les premières et deuxièmes années parler d'exploration dans les dédales de l'école, avec de plus ou moins bonnes intentions. C'était compréhensible : Poudlard était une école ayant un riche passé et de nombreux secrets; Il était difficile de résister à la tentation d'y fourrer son nez, quand bien même les enseignants les décourageaient - ce qui aggravait l'envie de braver l'interdit. Edward néanmoins n'était pas quelqu'un intéressé par la bravoure. S'il devait rôder dans les couloirs, c'était pour des raisons différentes que celle d'être un héros qui aime jouer avec l'adrénaline. Le savoir par contre était toujours excitant à explorer et Poudlard croulait sous les savoirs cachés.

Lorsqu'il eut terminé son petit déjeuner, il s'essuya les mains avec sa serviette puis se leva, saluant une nouvelle fois ses camarades. Laissant retomber sa serviette sur le banc sur lequel il était assis, il se dirigea vers la sortie. Une fois arrivé dans le Grand Hall, ses pas s'arrêtèrent. Comme plongé une nouvelle fois dans ses pensées, il avisait les différents escaliers qui se trouvaient en face de lui, sa langue occupée à enlever les restes du petit déjeuner, coincés entre ses dents. Finalement, au bout de deux minutes, il prit l'escalier qui l'amenait aux étages supérieures. Sa balade continua ainsi de longues minutes, ses pas restant toujours lents, profitant de l'instant présent. Après quatre détours, il se retrouva aux pieds d'un étroit escalier en colimaçon.

Il s'engagea, silencieux dans le passage, sa main gauche s'appuyant sur le mur en pierre de l'escalier. Lorsqu'il parvint aux dernier paliers, il s'arrêta. Des bruits très légers se faisaient entendre. Tel un chat, il finit de monter les marches et se planta sur le seuil. Une autre élève se trouvait là. Son visage n'était pas étranger et en ce sens, il était aisé de penser que cette fille était soit une Première Année, soit une Deuxième. Elle ne semblait pas dans un premier temps remarquer la présence d'Edward qui ne faisait rien pour attirer l'attention. La jeune fille étaient absorbée par les dalles de la tour et s'agitait dessus de manière incompréhensible. Ses yeux bleus analysaient la situation quelques temps puis, enfin, il prit la parole :

« Qu'est-ce que tu fiches ? », demanda t-il de but en blanc, clairement perplexe face à ce qu'il voyait.

Le ballet de l'Augurey  PV 

Lorsque la voix d'un garçon s'éleva dans les airs, Maïka fut si surprise qu'elle ne put réprimer un cri et, alors qu'elle effectuait une chorégraphie à cloche-pieds, perdit l'équilibre et tomba à terre. Heureusement, ses réflexes ne l'avaient pas trahie et elle ne s'était pas fait très mal ; il n'y avait que la paume de sa main droite et ses deux genoux qui étaient écorchés. Elle se releva et la douleur la plus vive se manifesta d'abord vers sa main, qui était abîmée de quelques griffures d'où coulait un peu de sang. Elle souffla dessus et se mit à bénir l'air froid qui semblait faire du bien à sa peau amochée. Ses genoux étaient également décorés de quelques griffes superficielles ; elle les frotta doucement pour évacuer les saletés. Le plus grave dans cette histoire, c'était ses collants déchirés et bons pour la poubelle. Elle épousseta sa jupe grise et hésita ; fallait-il qu'elle coure dans les dortoirs de Poufsouffle pour se changer ? Elle n'avait pas très envie parcourir ce long chemin pour un bête chiffon abîmé, sans compter qu'un élève attendait des explications sur le comportement de Maïka.

Elle leva la tête vers lui et le détailla quelques secondes. Il était habillé assez simplement, de blanc et de noir ; Maïka ne le connaissait pas. En tout cas, il ne lui disait rien. Peut-être l'avait-elle déjà croisé au coin du couloir et l'avait-elle aussitôt oublié. Finalement, elle s'approcha de lui, se grattant le cou avec sa main gauche, celle qui n'avait pas amorti sa chute, et prononça l'évidence avec un léger sourire :

« Désolée, tu m'as fait peur. »

Maïka tentait de faire comme si elle n'était pas essoufflée, mais maintenir une respiration normale alors qu'elle était épuisée était assez compliqué. Elle ne savait pas si c'était ses tentatives de chorégraphies ou sa chute qui l'avait véritablement essoufflée ; elle conclut que c'était sans doute un peu des deux. Cette situation la mettait mal à l'aise et elle aurait franchement préféré que ce garçon n'ait pas fait le choix de venir sur la tour d'astronomie ce matin-là. On ne pouvait jamais être seul, à Poudlard, et Maïka commençait à s'en sentir oppressée. Chez elle, elle avait toujours aimé ces moments où elle pouvait s'isoler pendant quelques heures ; elle se sentait en paix, plus tranquille, plus libre peut-être. Pourtant, elle était loin d'être de nature solitaire ; habituellement, la compagnie ne la dérangeait pas plus que ça, du moment qu'elle n'était pas entourée d'autres personnes en permanence. Ici, elle avait l'impression que peu importe où elle allait, il y aurait toujours quelqu'un pour la rejoindre, et cette impression se faisait pesante. Elle ne désespérait cependant pas ; Poudlard était grand et il devait bien exister au moins un endroit pour exaucer ce souhait, même si elle ne l'avait vraisemblablement pas encore déniché.

« Cette... heu... danse, c'est... une longue histoire, dit-elle au garçon tandis qu'elle s'asseyait pas loin de lui, contre un mur. »

Elle hésitait à tout lui dire. Elle craignait qu'il se moque d'elle, qu'il répète tout aux autres, y compris la chute, et qu'il fasse capoter tous ses merveilleux plans. D'un autre côté, l'idée de ne pas être seule dans cette quête plaisait bien à Maïka ; ce garçon était peut-être un grand passionné de découvertes, qu'en savait-elle ? Peut-être que si elle le mettait au courant de tout, il serait prêt à l'aider à attirer l'Augurey. La Poufsouffle n'oubliait pas l'ampleur du travail à abattre, ayant pris conscience de l'incroyable nombre de possibilités de chorégraphies qu'il faudrait essayer. À deux, tout pourrait être beaucoup plus rapide. Elle décida finalement de le tester en lui mettant l'eau à la bouche, en abordant le sujet sans lui donner trop de détails. S'il était intéressé par la légende que connaissait Maïka, elle le remarquerait tout de suite, et elle pourrait alors tout lui raconter.

« T'as déjà entendu parler des Augurey ? Il paraît qu'une certaine mélodie les attire, dit-elle en retirant son écharpe et en l'enroulant autour de son poignet sans raison particulière. »
Dernière modification par Maïka Cooper le 3 janvier 2018, 1 h 45, modifié 1 fois.

Moins présente.

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La réaction de la jeune fille étonna un brin le garçon. Il n'avait pas forcément imaginé être si silencieux que cela et, son observation continue n'avait nullement intrigué la brune. En somme, elle venait de s'emmêler les pieds et avait peu gracieusement embrassé les dalles qu'elle piétinait plus tôt. Edward ne fit pas un pas pour l'aider, jugeant la situation suffisamment inconfortable. Il la regarda, toujours perplexe, se relever pour se remettre d'aplomb, ignorant les blessures que la chute avait occasionné. Le regard de l'élève se focalisait désormais sur le sien. Il garda sans problème un visage relativement neutre, sans être malveillant. Lorsque l'inspection de la jeune fille arriva à son terme, des réponses, enfin, arrivaient.

« Cette... heu... danse, c'est... une longue histoire. T'as déjà entendu parler des Augurey ? Il paraît qu'une certaine mélodie les attire., demanda t-elle après avoir reprit contenance.

Le visage du garçon sembla se rembrunir, comme s'il plongeait dans les méandres de la réflexion. Son regard, froncé par les sourcils reposait sur les dalles, sans pour autant qu'il n'y prête une réelle attention. Sa main droite, inconsciemment se leva pour tenir son menton. Il resta ainsi une longue minute, sans rien dire. Au bout de ce long moment, il releva la tête et avisa la camarade d'école du regard.

« J'apprécie les longues histoires...», commença t-il d'abord par répondre avec légèreté.

Il se détacha du seuil de la porte pour entrer, d'un pas plutôt réfléchi dans l'espace. On aurait pu penser que les machinations sur les dalles pouvait lui faire voir cet arrangement sous un autre regard. Il traversa donc la pièce, vers l'ouverture qui lui permettait de percevoir les terres de l'école et resta encore quelques secondes silencieux. Les doigts pâles de sa main droite pianotaient maintenant sur le rebord de l'encadrement, distraitement. Edward se retourna par la suite, s'adossa contre l'ouverture, croisa les bras et retourna son attention sur la brune. Penchant légèrement la tête, il demanda avec un certain pétillement dans les yeux :

«.... et tu sembles sûrement en savoir plus que moi. D'ailleurs, pourquoi cherches-tu à l'attirer ?», finit-il par dire, une curiosité visible teintant son discours.

Les choses dites, Edward ne rajouta rien de plus, préférant écouter la suite des explications.

Le ballet de l'Augurey  PV 

Le garçon ne cachait pas son intérêt pour les agissements un peu particulièrs de Maïka. Il se mit à observer les alentours d'un air mystérieux, comme s'il espérait trouver quelque chose dans le coin, puis il se tourna vers la jeune fille et il lui fit savoir qu'il était disposé à en écouter davantage. Maïka se gratta le cou, sourit à son camarade puis se releva d'un bond. Il était temps de passer aux choses sérieuses.

« Bon ! Tu vois toutes ces dalles ? demanda-t-elle en désignant du pied l'ensemble des dalles qui pavaient la tour d'Astronomie. »

Elle enroula à nouveau son écharpe autour de son cou pâle.

« Mon papa a fait ses études à Poudlard et il a beaucoup entendu parler d'une légende à propos de cette tour et de son sol. »

Elle retira son écharpe et se remit à l'enrouler mécaniquement autour de son poignet tandis qu'elle exécutait une sorte d'analyse des alentours. Elle marchait un peu au hasard, le regard fixé sur le sol, l'air étrangement concentré, comme si elle cherchait à trouver une faille, un indice. À chaque fois qu'une dalle attirait son attention, de part sa forme inhabituelle ou une fissure qui la traversait, Maïka se baissait et cherchait à voir si elle ne pouvait pas établir un parcours logique à partir de cette dalle précise. Mais non, rien ne lui sautait aux yeux. Pendant qu'elle faisait son inspection, elle continuait d'expliquer :

« Apparemment, il y a une histoire de chorégraphie secrète... »

Elle s'arrêta et son regard se perdit dans le ciel. Son interlocuteur ne pouvait pas le savoir, mais elle s'était mise à compter le nombre de formes différentes que lui inspiraient les nuages.

« Enfin, plutôt un délire de saut de dalles en dalles, tu vois ? Une chorégraphie sur les dalles. Un parcours, quoi. Et si on réussit le bon parcours, une mélodie se déclenche, et hop, un Augurey se pointe ! Enfin, c'est ce n'est pas complètement sûr, mais je vois pas pourquoi mon père m'aurait menti. »

Elle reporta son regard sur le sol et se souvint soudainement des raisons de son abattement. 

« Le problème, c'est que les possibilités de parcours sont quasi infinies. J'en ai pour des jours. Des mois, des années. On dit que personne n'a réussi depuis mille ans. Ça doit bien faire deux heures que je galère, là. »

Elle exagérait, mais qu'importe. Elle remit son écharpe autour de son cou.

Moins présente.

Le ballet de l'Augurey  PV 

La jeune fille paraissait très absorbée par sa quête de l'Augurey. Si les connaissances du garçon à ce sujet étaient très limites, il n'en était pas moins que cette affaire relevait d'un nouveau mystère que l'école semblait protéger jalousement. Le Serdaigle, encore plongé dans ses pensées, observa la Poufsouffle réarranger son écharpe pour ensuite étudier les dalles en question. La logique du garçon s'agaçait bizarrement de cette approche : il serait trop simple de ne s'appuyer que sur des dalles édentées. L'approche était sûrement mauvaise et la fille risquait de se lasser avant même d'avoir avancé sur cette énigme. Proposant une idée intuitive, il s'approcha d'elle, le pas traînant :

" Je connais pas grand chose question danse mais... du peu que je connais... les chorégraphies sont rarement aléatoires. J'ai vu deux spectacles dans ma vie et clairement, on m'avait expliqué que chaque pas et mouvement signifiait quelque chose. Peut-être que l'équation est mauvaise. Peut-être qu'il ne s'agit pas de... dalle mais plutôt d'une... piste de danse où tu dois reproduire la bonne danse. On peut déduire alors que la chorégraphie dépend du chorégraphe. Tu en sais quelque chose de lui ?", demanda t-il les sourcils froncés par la réflexion.

L'idée de devoir reproduire une chorégraphie -dont il fallait encore prouver son existence- faite il y a moult années étaient très tendancieux. Y avait-il un souvenir de pensive qui puissent permettre à la jeune fille de connaître ces pas en question ? S'il n'y avait pas de souvenir, ce ne serait basé que sur des approximations et effectivement, elle pourrait passer sa vie à courir après une illusion.

Pensif, il regarda la jeune fille encore un court moment puis s'avança de nouveau vers l'une des ouvertures, observant les astres comme si ceux-ci allaient leur donner la solution à cette énigme. 

" Il y a une section dédiée aux Arts dans la Bibliothèque de Poudlard. Je ne m'y suis pas rendu jusqu'à maintenant mais peut-être qu'elle peut donner des clés pour avancer. Je doute que tu t'intéresses à un phénomène de magie noire alors, avec un peu de chance, des réponses ne sont pas dans la Réserve.", conclut-il. 

On ne pouvait réellement deviner si à cet instant il s'adressait à la Poufsouffle, ou s'il se parlait à lui-même.