Astronomie

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Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Tic tac tic tac...
Il était deux heures, deux heures du matin et comme à son habitude, le sommeil fuyait Ivy. Ou peut-être était-ce elle qui le fuyait? Elle ne savait même plus. Ce dont elle était persuadée en revanche, c'est qu'elle ne dormirait pas plus cette nuit que celle d'avant et toutes les autres. D'ailleurs elle s'étonnait que de longues cernes violacés ne soient pas encore apparuent sous ses yeux.
Chaque soir, la même histoire se répétait. Ivy allait se coucher la peur au ventre. Elle s'affalait sur le lit morte de fatigue et posait sa tête sur l'oreiller moelleux, désireuse de s'endormir. Alors elle attendait... Une... Deux...Trois...Dix puis vingt minutes. Elle attendait en vain que le sommeil pointe le bout de son nez. Mais rien n'y faisait. Tandis qu'elle attendait les yeux ouverts dans l'obscurité, elle sentait la panique envahir lentement sa poitrine, tel le venin du serpent s'inflitrant dans les veines. Le plafond semblait vouloir l'écraser, les murs se rapprochaient dangereusement, l'air commençait à lui manquer. Et quand elle sentait sa poitrine prête à exploser, elle se précipitait vers la fenêtre du dortoir où elle ouvrait d'un geste brusque le battant afin de pouvoir inspirer une grande goûlée d'air nocturne. Une fois son angoisse dissipée. Elle s'asseyait sur le rebord et contemplait le parc.
Au bout de quelques minutes, elle retournait plus sereine se coucher. Mais rapidement le poid sur sa poitrine revenait, alors elle effectuait ce manège toute la nuit durant. 
Ivy était claustrophobe, et ce depuis toujours. Enfin, depuis qu'elle avait développé ce besoin vitale de vivre en extérieur. Chez elle, elle passait son temps libre en forêt, alors rester toute la journée enfermée dans le château était un calavaire. Cependant elle avait tant de travail qu'elle arrivait presque à en oublier les murs qui l'emprisonnaient. Le pire, c'était la nuit, quand ses vieux démons ressurgissaient.
Cette nuit-là donc, Ivy n'arrivait pas à dormir et elle savait que la fenêtre ne l'aiderait en rien cette fois. Le poid était trop présent. Alors, les sourcils froncés, Ivy mit en hâte son épais pull en laine verte qu'elle avait depuis maintenant un bon bout de temps, chaussa sa vieille paire de Dr Martens et sortit en trombe du dortoir.
À cette heure-ci du soir, les couloirs sombres et silencieux semblaient menaçant, mais Ivy n'en avait cure, elle avait juste envie d'être dehors. Les sourcils froncés d'exaspération, la fillette marchait sur la pointe des pieds dans l'espoir de ne pas se faire repérer par l'équipe de surveillance du soir.
Dans le silence de la nuit, la Serdaigle laissait ses pas la guider. Ils savaient parfaitement où aller. Il n'y avait qu'un seul endroit capable de la calmer ce soir, un seul endroit où la seule limite à ses yeux serait l'immensité du ciel nocturne: la Tour d'Astronomie.
En quelques minutes à peine, Ivy se trouvait à gravir les long escaliers menant au sommet de la tour d'astronomie. Une fois arrivée en haut, elle prit une grande inspiration folle de joie. Les étoiles luisaient telles de petites abeilles dans le ciel noir d'encre de la nuit et cette vision lui faisait tellement de bien! Prenant ses précautions, Ivy s'assit sur le bord de la tour, ses pieds se balançant dans le vide. Levant la tête vers le ciel, elle ferma les yeux, laissant une légère bise caresser son visage.
Soudain elle entendit des bruits de pas venant des escaliers. Les pieds de la fillette cessèrent leur balais aérien tandis que cette dernière se figeait, les yeux écarquillés, le visage crispée. Sans qu'elle sache pourquoi, les pas semblèrent se tairent. 
Les pieds de la rouquine recommencèrent alors de battre dans le vide tandis que la fillette se sermonnait, les sourcils froncés, exaspérée de sa faiblesse:
*Tu débloques complet ma vieille, y'a personne, faurait pas que tu commences à entendre des voix dis-moi!*
Mais brusquement elle se figea de nouveau. Les bruits de pas avaient recommencés. Le visage crispé, Ivy se précipita proche de la porte. Elle n'avait rien, rien pour se défendre. 
Alors, c'est les yeux écarquillés  -ces yeux ambrés si étranges- qu' Ivy se plaça derrière la porte prête à bondir sur la personne qui aurait le malheur d'ouvrir cette fichue porte.

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Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Solal avait beaucoup de passions. Les personnes de son entourage avaient toujours été particulièrement intéressés par une chose : son père par les balais (et le Quidditch), sa mère par la littérature, un de ses frères par la magizoologie, une de ses tantes par les fleurs et leur esthétisme. Le garçon aux cheveux de charbon, lui, s'intéressait à tant de choses qu'il n'avait pas assez de doigts pour les compter. Ça avait ses bons côtés, malgré son jeune âge le garçon était capable d'avoir des conversations avancées sur un bon nombre de sujets. Mais pas que : s'intéresser à une chose réduisait considérablement le temps de s'intéresser à autre chose, si bien qu'il n'avait pas assez de temps dans une journée pour se renseigner et découvrir tout ce qu'il aimerait savoir.
La tête de l'Anglais était remplie de questions, un flot continu qui ne semblait jamais avoir de fin. C'était fatigant pour son propre cerveau et la frustration de ne pas pouvoir répondre à toutes ces interrogations prenait le pas, laissant un Solal dépité. Dans ces moments-là, bien qu'il ne fut pas un grand mordu des livres, le brun finissait à la bibliothèque pour s'approprier un tas impressionnant d’œuvres qu'il parcourait de long en large. Il ne trouvait le repos que lorsqu'il avait lu assez pour épuisé son cerveau hyperactif.

Cette nuit là, les questions se cognaient contre son crâne douloureusement et l'empêchaient de trouver le sommeil. La lune était haute dans le ciel, plus grande et imposante qu'habituellement. La lumière éclairait la pièce avec plus de vigueur que les autres jours et il ne fallut pas longtemps à Solal pour deviner qu'il s'agissait là d'une super lune (ou périgée-syzygie, il apprit le nom scientifique plus tard). Il avait toujours trouvé l'astronomie fascinante; on se battait sur Terre pour des territoires, on décimait des espèces au nom de l'Homme, et il nous semblait que l'existence tourna autour de nous. Mais notre Planète n'était qu'une infime partie de l'Univers. Sans réellement savoir pourquoi, le garçon éprouva une sensation indescriptible —mais pas désagréable, c'était comme un feu qui se diffusait au sein de sa cage thoracique— à l'idée de se sentir si petit et insignifiant à l'échelle de l'Univers.

L'adrénaline lui souleva le haut du corps, il se redressa et d'une impulsion, s'extirpa de ses draps. Il ne parviendrait pas à dormir, c'était certain, et les fenêtres étroites du dortoir ne permettait pas de voir correctement la déesse de la nuit. Il avait pesé le pour et le contre pendant un moment, ses doigts tirant nerveusement sur le pan de son drap. Il fallait qu'il sorte et qu'il puisse l'observer d'un meilleur point de vue, la Lune était si proche de la Terre qu'on pouvait voir clairement ses cratères à l’œil nul. La vision était incroyable.
Solal attrapa des vêtements sans réfléchir plus et les enfila discrètement, il ne connaissait ses camarades que depuis quelques mois et il n'y avait aucune certitude quant à leurs réactions s'ils apprenaient qu'il faisait le mur. La capuche de sa robe noire sur la tête, il n'était à présent plus qu'une ombre parmi les ombres.

Les tableaux dormaient. C'était la première fois que Solal pouvait entendre cette chorale de soupirs endormis, il ne put s'empêcher de s'arrêter un moment dans les escaliers pour observer ces peintures vivantes —ou du moins ce qu'il parvenait à en voir dans la pénombre. Il reprit son chemin. Il ne s'en rendait pas compte la journée, quand il n'était pas question d'être discret, mais dans le silence nocturne, chaque fois qu'il posait ses talons contre le sol un peu trop brusquement, le son résonnait dans les couloirs comme son glas. Son impatience n'aidait pas, mais il devait l'écraser en lui, l'enterrer pour de bon et rester discret.
Heureusement pour lui, son voyage semblait avoir été sans encombre. Il montait les derniers escaliers quatre à quatre avant de s'immobiliser au beau milieu des escaliers. Derrière, il lui semblait avoir entendu des bruits de pas. Il n'entendit rien de plus, et mis ça sur le compte d'une hallucination auditive —c'était la théorie la plus rassurante, Solal avait pour habitude d'ignorer ce qui l'embêtait.
Il reprit son ascension, la porte était enfin face à lui. Il colla son oreille à celle-ci, pour s'assurer qu'il n'y ai personne derrière. Rassuré de ne rien entendre de l'autre côté, il poussa la lourde porte et fut aussitôt accueilli par la lune et sa lumière impressionnante.
« Wow, c'est encore mieux— » Les bras écartés sur les côtés comme pour enlacer les rayons lunaires, il n'avait pas pu finir sa phrase qu'il senti un corps inconnu lui tomber brusquement dessus, et pendant une seconde, il était la lune sur laquelle s'écrasait une météorite. Sa première pensée fut d'espérer n'avoir aucun cratère suite à ce choc.

—Tapis en chef des Serdaigle.
Première année RP.—

Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Pas un bruit, pas un mot... Les pas se rapprochaient.
À l'affut, les yeux écarquillés, Ivy pouvait entendre le vacarme infernal que faisait son cœur battant de façon totalement désordonné. La peur, elle la sentait dans chaque parcelle de son corps tandis que le sang battait à ses tempes. Sa gorge était sèche. Trop sèche pour qu'elle puisse déglutir. Personne ne montait à cette heure dans la tour d'astronomie. Cette personne l'avait forcément vu monter et maintenant elle voulait lui faire du mal.
Affolée, elle chercha du regard quelque chose capable d’assommer le futur visiteur. Rien. Le sommet de la tour était d'un lisse déprimant. Pas une pierre ni même une branche. Rien. Et comme une idiote, elle avait oublié sa baguette au dortoir!
Ivy reporta donc son attention sur la porte. Ce n'était pas grave, elle savait se battre. Elle se débrouillait même très bien avec ses poings. Au village, elle s'était forgée une réputation auprès des autres enfants, ils avaient appris à ne pas la provoquer. La moindre injustice l'indignait, elle ne supportait pas les remarques dénigrantes. Encore moins les attaques sexistes. Alors elle s'était entraînée. Tout d'abord contre son oreiller puis ensuite lors des batailles organisées par les enfants du village. 
Elle avait essayé d'apprendre à Lizzie comment se défendre mais cette dernière avait éclaté en sanglots, terrifiée à l'idée de faire du mal à quelqu'un. Ivy avait donc abandonnée à regrets  l'idée de faire de sa sœur une guerrière.
Et maintenant elle se tenait là, devant la porte, les lèvres pincées et les yeux écarquillés. Les pas s'étaient arrêtés devant le battant. 
Brusquement la porte s'ouvrit et une silhouette en émergea. Elle écarta les bras avant de déclarer:
"Woaw c'est encore m..."
Ivy n'hésita pas. Elle se précipita sur la silhouette mettant tout son poids pour la faire tomber. En un mouvement rapide les deux corps s'écroulèrent au sol sans un bruit et la tête de la silhouette se cogna brusquement contre la pierre froide. Tentant de ne pas réfléchir à ce qu'elle faisait, Ivy sentit son poing s'abattre sur le visage de son envahisseur. Une fois, deux fois, trois fois. Un petit bruit sec résonna tandis que quelques gouttes de sang rouge carmin coulaient sous le nez du garçon. Ce n'était pas très grave, elle avait dut cogner un peu fort et seules trois gouttes coulaient maintenant, mais c'est cette couleur qui la fit s'arrêter. Et pour la première fois elle prit conscience du visage de son envahisseur. Ce n'était pas l'immense homme vêtu noir qu'elle avait imaginé. C'était un jeune garçon à la peau pâle comme la neige et aux cheveux d'un noir charbonneux. Ses yeux d'un noir jais la contemplaient  d'un air sonné. Il avaient tous deux cette peau à la pâleur si caractéristique mais la ressemblance s'arrêtait là. 
Se rendant alors compte de l'énorme bourde qu'elle venait de faire, Ivy écarquilla ses yeux ambrés et redressa le buste maintenant dégoûtée de sa conduite.
"Merde" lâcha-t-elle sans s'en rendre compte. Puis complètement déboussolée elle lança la phrase la plus stupide qui lui vint:
"Euh désolée!" Désolée? C'était un peu tard!
Alors qu'elle s'apprêtait à se relever, les quelques gouttes de sang perlant à la surface du visage du garçon l'interpellèrent. La lune était pleine et les traces luisaient sous la lumière blanchâtre de cette dernière. Hypnotisée par la couleur vermeille du sang, Ivy se pencha de nouveau en avant, rejetant en arrière ses longs cheveux roux tombant sur épaules et prit sur le doigt une des gouttes afin de pouvoir la contempler à la lueur de la lune.

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La météorite qui s'était écrasée sur Solal avait réitéré l'opération plusieurs fois. Le garçon était pourtant vif d'esprit, il s'était battu assez de fois dans sa vie pour répondre vite et fort à un coup donné. Mais cette fois, la surprise avait été telle qu'il n'avait pas pu réagir. Figé, il recevait les coups comme s'il avait été la poupée vaudou d'un sorcier en colère. Ses dents avaient trouvé refuge dans la chair de sa lèvre inférieure —en se battant, il avait appris que lorsqu'on avait trop mal quelque part, il suffisait d'avoir mal ailleurs pour que la douleur soit diminuée ; il avait donc moins mal, mais à deux endroits différents. Il avait entendu des histoires qui se tramaient à Poudlard, des meurtres, des cachotteries, des révoltes... le garçon encore innocent n'était pas certain de savoir démêler le vrai du faux, mais il était assez créatif pour s'imaginer se battre dans les couloirs de l'école, se mêler aux ombres et jouer au justicier. Il n'avait cependant pas prévu qu'on le frappe ainsi alors qu'il avait simplement pour but de regarder la lune.
Le dernier coup lui avait été fatal, et il sentait un liquide chaud glisser lentement jusqu'à son philtrum, le goût métallique du sang lui descendait dans la gorge. Enfin, l'assaillant cessa son agression. Il la reconnut aussitôt —reconnaître était un bien grand mot— en tant que la rousse à la crinière de feu de Serdaigle. Il l'avait remarqué plusieurs fois, le brun passait autant de temps à observer les gens qu'à leur parler, mais jamais il n'avait osé lui parler. Il n'en avait, de toute façon, pas eu l'occasion. 
Il était finalement assis, là, sur le sol froid du château. Le torse redressé, les mains contre les dalles du sol pour supporter son poids, et les jambes tendues. S'il ne saignait pas du nez, on aurait pu croire qu'il se reposait simplement, profitait de la lumière de la lune. Mais devant lui, la lionne ne semblait pas en avoir fini. Elle s'était excusée —Solal n'était pas rancunier mais il n'était pas non plus certain que des excuses suffisent, dans ce cas là— mais était restée accroupie près du garçon, comme si elle avait succombé à un coup de foudre. Le garçon espérait que ce ne soit pas un coup de foudre, il n'avait aucunement l'envie de se trouver une petite amie, c'était un truc d'adultes qui ne l'intéressait pas.

« On va dire que c'est pas gr— » Encore une fois, le garçon aux cheveux de charbon n'avait pas pu finir sa phrase. Elle était pleine de surprises, il l'avait vite compris, mais cette surprise là était un peu plus grande que les autres. Une fille qui lui saute dessus, c'était déjà assez surprenant. Qui, en plus, le frappe à sang, c'était encore plus étonnant. Pour couronner le tout, elle semblait se passionner pour le liquide rouge qui venait de sortir de son nez. C'était plus que ce que Solal n'aurait jamais pu imaginer et il se demanda un instant s'il n'était pas encore en train de rêver. Il observait sa camarade de maison sans savoir comment réagir, c'était bien la première fois qu'il était face à une situation aussi dérangeante, à une personne aussi perturbante.
« Euh, moi c'est Solal. Je venais regarder la lune. » Perdu, il avait décidé de reprendre la conversation de zéro, comme s'il venait de rencontrer la lionne et qu'elle ne l'avait pas frappé à sang. Par réflexe, il passa ses doigts sous son nez, inspecta l'état de ses doigts rouges puis entrepris de frotter le sang avec la manche de sa robe pour le retirer. Le goût restait en bouche, désagréable et fort. Il déglutit, espérant que ça suffirait à avaler et oublier le goût. Dans le même temps, son regard n'avait pas quitté le visage de la rousse. Il était perturbé par cette rencontre inattendue et hors du commun, si bien qu'il en avait oublié l'idée de râler.

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Rouge était le sang qui maculait maintenant le petit doigt d'Ivy.  Rouges étaient les flammes brûlant dans la cheminé les soirs d'hiver.  Rouge était le soleil embrasant le ciel au crépuscule.
Cette couleur avait toujours attiré Ivy. Depuis toute petite le rouge l'obnubilait autant que le vert tendre de la forêt la calmait. Savant à peine tenir sur deux pieds, elle se dirigeait  déjà inconsciemment vers les flammes, désireuse de les étreindre de ses bras. Et depuis, jamais ce rouge ne l'avait quitté. 
Ce soir elle avait laissé le rouge la dominer tandis que son poing s'abattait sur le visage de son envahisseur. Sans doute n'était-ce pas une bonne chose finalement, peut-être devrait-elle plus souvent laisser la tranquillité du vert la dominer. À trop vouloir brûler elle risquait de finir par se consumer.
Laissant tomber la goutte au sol, elle se retourna vers le garçon. Elle l'avait entendu marmoner quelque chose tandis qu'elle se penchait pour recueillir une goutte de sang mais n'y avait pas fait attention. Maintenant il se tenait assis, la regardant comme si elle était devenue complètement folle.
*Bouge-toi ma vieille, on dirait une tarée là!*
Se relevant d'un bond, Ivy regarda une nouvelle fois le garçon. Maintenant qu'elle y réfléchissait bien, son visage lui disait quelque chose. C'était un Serdaigle, ça elle en était persuadée, mais quand à son prénom.... Elle n'en avait fichtrement aucune idée!
« Euh, moi c'est Solal. Je venais regarder la lune. »
La lune? Ah oui c'est vrai, c'était la pleine lune ce soir! Levant la tête vers le ciel, Ivy sentit la clartée de la nuit éclairer son visage. La voûte céleste était belle cette nuit. On pouvait distinguer très nettement les millions d'astres constellant le ciel nocturne.
Reportant son attention sur Solal, Ivy leva les sourcils interloquée. C'est tout? Rien de plus? Elle se s'était attendue à une flopée de reproches et d'injures mais rien de tout ce qu'elle avait put imaginé n'était sortit de la bouche du Serdaigle. Il était encore sonné, là-dessus pas de doute!
Reprenant ses esprits, la fillette cala son regard dans celui du garçon:
"Moi c'est Ivy, comme le lierre." Lâcha-t-elle d'un ton espiègle. Fonçant les sourcils elle reprit:
"Je t'ai pris pour un taré qui me suivait. Pour le coup c'est plutôt moi la tarée..."
Regardant d'un peu plus près Solal, elle put voir qu'il avait tenté d'essuyer le sang de son nez qui badigeonnait maintenant une grande partie de son visage. Levant un sourcil elle lui tendit un mouchoir.

"Tiens je pense que ça te sera utile."
Maintenant que Solal semblait un peu plus en forme, le premier reflexe d'Ivy fut de l'aider à se relever. Mais elle se ravisa rapidement en voyant ses yeux encore vitreux. Elle l'avait tout de même sacrément amoché, ça n'allait pas être très beau demain matin!
Tournant le dos au garçon, Ivy se rassit sur les crénaux, les pieds battant dans le vide. Regardant de nouveau Solal elle lui lança mi taquine mi sérieuse:
"Tu ne me pousses pas hein?"

Puis elle replongea son regard dans le ciel noir d'encre, encore déboussolée par l'étrange rencontre qui était entrain de se produire.

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Solal n'avait jamais été d'un naturel très rancunier, ni très colérique. Lorsqu'il se mettait en colère, c'était un ras de marée, une vague qui engloutit les châteaux de sables sur la plage. Mais le voir ainsi était tellement rare que d'aucuns se demandaient si le petit garçon était bien capable de s'énerver. En temps normal, il se serait énervé face à cette situation ; il venait, après tout, de se faire renverser et frapper dessus sans la moindre raison. Mais la situation semblait pardonnable et compréhensible, et s'il y a une chose que les relations humaines ne pouvaient pas faire, c'était dérangé la passion de Solal. La passion du jeune garçon était là, devant lui, lumineuse et grande, élégante et imposante dans le ciel. Elle lui inspirait du calme et de la sérénité. Aussi, il ne remarqua même pas le regard interloqué de la jeune lionne alors qu'il jetait un nouveau regard sur la lune, comme s'il avait peur que celle-ci ait disparu. Mais elle était bien là. Le nez de Solal lui rappelait, lui aussi, son existence et son état dans une douleur lancinante. Il s'était déjà battu de nombreuses fois, la douleur n'avait rien d'étrangère pour lui, mais c'était bien la première fois qu'une fille le frappait —cette première fois expliquait aussi son manque de réaction; il savait qu'on ne frappe pas une fille. Les sorciers sont chanceux, avait-il alors pensé, ils peuvent s'affronter dans des duels aux règles précises et à l'égalité parfaite, aucune différence n'était faite entre un homme et une femme.

« Ah, ça, tu peux le dire, il avait maugrée plus pour la forme que pour le fond —il ne voulait pas donner l'impression d'être un garçon faible et sans caractère, une vraie tarée comme on en fait plus des décennies. Un grand cru, comme dirait mon père. » Il n'était pas certain de ce que la remarque signifiait, mais la remarque avait suffit à le satisfaire, qu'elle ait du sens ou non. Il avait l'impression d'être un adulte responsable, toujours dans la maîtrise, comme son père. Il se félicitait intérieurement de l'utilisation de cette expression, et de la clarté d'esprit dont il faisait preuve alors que sa tête cognait affreusement. Ses yeux s'étaient relevés vers la dénommée Ivy, qui lui tendait à présent un mouchoir. Peut-être qu'agresser les inconnus était monnaie courante chez elle, et qu'elle avait prévu la tonne de mouchoirs dans ses poches afin de venir en aide à ses propres victimes. Le mouchoir était à présent maculé de sang, et sa langue sur ses lèvres lui apprenait qu'il avait sans doute le bas du visage encore bien rouge. Personne ne le verrait ce soir, de toute façon, à part la folle devant qui il se fichait de paraître présentable ou non.
Les fourmis qui rappelaient sans arrêt à Solal que son corps détestait l'immobilité se faisaient à nouveau sentir et il se leva, époussetant sa robe noire.

« C'est tentant, dit comme ça. » Et comme pour marquer ses mots, Solal s'était approché de la rousse et avait posé ses mains sur ses épaules, la menaçant silencieusement de la pousser. Mais le garçon était, bien entendu, bien loin d'être un assassin et il lâcha la jeune fille avant de s'installer à côté d'elle. Ses jambes dans le vide lui rappelaient la sensation agréable qu'il ressentait lorsqu'il se retrouvait à califourchon sur un balai. La sensation lui manquait déjà et il avait hâte de pouvoir voler réellement, plus que les quelques parcours à trois mètres du sol qu'ils avaient effectué en cours, en tout cas.

« C'est la super lune. On dit ça quand la lune est pleine et qu'elle est au point le plus proche de la Terre. » Il pointait la lune du doigt en prononçant ces mots, avant de tourner la tête vers Ivy. La lumière de la lune éclairait la jeune fille avec une telle force qu'on aurait cru qu'un lampadaire se trouvait dans le coin, mais il n'en était rien. Il n'était pas difficile de la voir dans les couloirs ou dans la salle commune, avec sa crinière de feu. Mais c'était la première fois qu'il la voyait de près. Solal n'en pensa pas grand chose, si ce n'est que ses yeux avaient une couleur particulière
« La prochaine fois que tu me frappes, je me gênerai pas non plus, fille ou pas, okay ? » La menace était lancée et comme pour témoigner de ses mots, il asséna une pichenette sur le front de la rousse à côté de lui, avant de lui adresser un grand sourire, espérant que ça suffirait à ce qu'elle ne le jette pas du sommet de la tour.

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Lorsqu'Ivy  avait senti les mains de Solal dans son dos, elle avait levé les yeux aux ciel aussi exaspérée qu'amusée. Comme si il allait la pousser! Mis à part le fait que s'il avait essayé elle lui aurait refait le portrait, il n'avait franchement pas la tête d'un assassin. Alors quand il s'était assit à côté d'elle, elle avait levé un sourcil moqueuse avant de se replonger dans sa contemplation du ciel. Il n'était finalement pas si sonné que ça, résistant le garçon!
La lune semblait anormalement grande et brillante, il était rare de la voir si lumineuse. La lumière qui s'en dégageait éclairait comme en plein jour et la Serdaigle pouvait distinguer très nettement tout ce qui se trouvait autour d'elle. 

« C'est la super lune. On dit ça quand la lune est pleine et qu'elle est au point le plus proche de la Terre. »lâcha Solal comme s'il avait put lire dans les pensées de la fillette.

« La prochaine fois que tu me frappes, je me gênerai pas non plus, fille ou pas, okay ? » reprit-il taquin avant de lui asséner une pichenette sur le front.
Sa première réaction fut de le fusiller du regard avant de lui répondre vertement mais elle se contenta de froncer légèrement les sourcils, elle lui devait bien ça. Pour "une fille" comme il disait, elle lui avait flanqué une bonne dérouillée tout à l'heure et elle se voyait mal l'agresser une nouvelle fois. Alors elle se tourna vers le garçon et leva les yeux au ciel, un petit sourire amusé aux lèvres.
Se retournant vers les étoiles elle lança:

"Bah ils se sont pas cassés pour lui trouver un nom à ta super lune.  Mais c'est marrant que tu saches ça. Tu t'intéresses à ce genre de trucs? C'est donc pour ça que tu te promenais dehors à cette heure-ci?"

En attendant sa réponse, elle se leva du plus délicatement possible et commença à arpenter l'épais rebord de la tour, contemplant le ciel étoilé.
Elle aurait put rester la nuit entière, marchant sur ce rebord de pierre à respirer l'air frai de la nuit, laissant le vent effleurer son visage. Le murmure du vent dans les arbres résonnaient en elle comme le roulement des tambours, le grondement de l'orage, le rugissement de la foudre. Elle aurait voulut pouvoir crier pour accompagner le chant des étoiles, le clapotis de l'eau, le ballet silencieux de la nuit. 
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai...
Elle ne voulait pas voir arriver l'aube... Ces vers comme tant d'autres résonnaient en boucle dans sa tête comme une chanson. Avant de s'endormir, le père d'Ivy ne lui racontait jamais d'histoires, il lui lisait des poèmes. Verlaine, Hugo, Baudelaire, Apollinaire, Rimbaud. Il affectionnait la poésie française. Et il avait transmis cette passion à sa fille. Jamais les vers déclamés par son père n'avaient quitté son esprit. Elle connaissait sur le bout des doigts le dormeur du Val, le pont Mirabeau ou bien le Cancre.
C'est un trou de verdure où chante une rivière, accrochant follement aux herbes des haillons...
La nuit semblait éclairée tout entière par cette si grande lune.
Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible, dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Elle ne voulais pas que cette nuit se termine, elle voulait tant écouter le chant des étoiles....

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La rouquine devant lui était différente des filles qu'il avait rencontré jusque là. Il avait du les pousser à se montrer plus joviales, avait du les mettre à l'aise d'une quelconque manière qu'il soit. Elle, elle semblait libre ; ce n'était sûrement pas le genre de fille à qui on dit ce qu'elle doit à faire, ni celle qui vient pleurer dans les bras des garçons pour de l'aide. Pas timide pour un sou, elle semblait n'avoir peur de rien et Solal apprécia cette facette. Elle lui sembla curieuse, mais ce n'était pas étonnant de la part d'une élève de sa maison. Il balançait ses jambes dans un rythme régulier, les yeux perdus dans l'océan stellaire. 

« Ouais, ma mère aime ce genre de trucs et elle m'en a appris pas mal. Puis ça m'intéresse.», déclara-t-il avant d'adresser un de ses grands sourires à Ivy. La nostalgie lui avait quelque peu serré le cœur, il était très bien à Poudlard mais encore jeune, sa famille lui manquait parfois. L'idée de regarder la lune pour la première fois sans ses parents avait, cependant, quelque chose d'excitant. Pendant un instant, il eut l'impression de voler de ses propres ailes, d'être bien plus âgé qu'il ne l'était. Il s'assit à califourchon sur le rebord, ses jambes fines ne touchaient même pas le sol. Dire qu'il n'éprouvait pas une certaine peur à la vision du vide à sa gauche serait mentir, mais il tentait d'oublier, son père avait toujours dit que les courageux ne sont pas ceux qui n'ont pas peur, mais ceux qui passent outre.
« J'arrivais pas à dormir, et du dortoir on voyait mal la lune alors j'ai décidé de venir ici. Et toi, tu fais quoi ? Tu devais faire un truc sacrément secret pour vouloir me tuer comme ça. » À cette pensée, il posa sa main sur son nez comme pour s'assurer qu'il était toujours là, en forme. Il renifla un coup, puis se leva à son tour dans une impulsion. Voir Ivy jouer au funambule lui avait donné envie, et l'adrénaline cognait dans sa cage thoracique alors qu'il commençait à son tour un numéro, les bras tendus. Il avait totalement oublié l'illégalité de leur position ; les deux hors-la-loi semblaient inconscients, jouaient avec leur vie et leur scolarité comme s'ils avaient été des Dieux tout puissants et que rien ne pouvaient jamais les atteindre. Solal voulait que ce soit vrai, il croyait fermement que les malheurs n'arrivent qu'aux autres, comme on a tendance à le penser, bercé par les illusions de l'enfance. 
« T'as pas peur de t'faire prendre ? Si un prof nous voit, on va s'prendre des sacrés points en moins. J'pense que les Serdaigles vont nous trancher la tête et les pendre à l'entrée de la salle commune, pour que personne n'oublie notre affront. » Il avait dit ça à moitié en riant, sa gestuelle exagéré lui avait valu un déséquilibre. La frayeur lui avait suffit, il avait eu assez d'adrénaline pour le moment et il s'assit sur le sol, le dos contre un des rebords imposants de la tour. Ils étaient si grands qu'il avait peiné à monter dessus, mais assis à côté d'eux comme ça, ils faisaient un parfait bouclier contre le vent frais nocturne.

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Première année RP.—

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Se sentir libre était quelque chose de grisant. Et c'est ce qu'Ivy ressentait en ce moment, en équilibre précaire sur le bord de la tour. À tout moment elle pouvait tomber, un faux mouvement et elle pouvait basculer dans le vide. Mais c'était justement ce qui l'enivrait. Elle se sentait tellement vivante en ce moment, la délimitation entre la vie et la mort était maintenant si mince, c'en était presque euphorisant.
Étonnée, Ivy avait vu Solal se lever d'un bond pour la rejoindre dans sa déambulation périlleuse. Elle avait esquissé un sourire devant son audace et avait continué son chemin avant de lancer d'une voix rieuse:

"T'inquiète pas pour ça va! Personne mis à part deux tarés comme toi et moi sont assez fous pour se rendre à deux heures du matin par un soir d'hiver au sommet de la tour d'astronomie. Et puis si il y a bien quelqu'un qui ne va pas finir en décoration murale c'est moi! Ils auront la tête coupée avant même d'avoir eut de le temps de nous attraper! Tu sais ça pourrait faire une déco sympa, comme au temps des romains quand ils accrochaient les mains des voleurs au dessus des portes et les têtes des condamnés sur les escaliers du forum..."

Maintenant qu'elle avait passé un peu de temps avec lui, elle se rendait compte qu'elle commençait à bien aprécier ce garçon même s'il avait certains aspects déroutant. Tout d'abord, il avait réagit d'une façon très admirable face à son caractère de son sauvageone, ce dont elle lui était reconaissante. Et puis il semblait passionné par de nombreuses choses, sans filtre, lâchant tout ce qu'il pensait. Mais là où il l'avait vraiment surprit, c'est quand il avait sauté debout sur le rempart sans aucune hésitation. Peut-être était-il aussi inconscient qu'elle? Enfin toujours est-il qu'il ne semblait pas froussard ou en tout cas il ne paraissait pas avoir peur du vide.
La fillette était là, plongée dans ses pensées, quand elle le vit battre des bras en souriant. Son corps sembla soudain plus lourd, prêt à tomber du sommet de la tour. Instinctivement, les muscles d'Ivy se contractèrent, prêts à se détendre pour lui permettre de bondir en direction du garçon. Finalement ce dernier sembla réussir à garder l'équilibre, et un peu plus pâle que tout à l'heure, retourna prudemment sur le plancher des vaches.
Prenant soudain conscience de la distance séparant le sommet de la tour du sol, Ivy fronça les sourcils avant de rejoindre Solal d'un bond léger. Puis elle s'assit à côté de lui et commença à jouer machinalement avec une petite pierre. La lançant dans les airs et la rattrapant du plus rapidement possible. C'était un jeu un peu répétitif, un peu lassant, mais il occupait ses mains et ses pensées. Un petit sourire taquin sur les lèvres, elle tourna finalement vers le brun elle lança:

"Des trucs vachement secrets en effet! J'essayais tant bien que mal de calmer une crise de claustrophobie aiguë, c'est pas des plus pratique pour dormir. Un diagnostic, une solution docteur?"

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Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Ivy n'avait pas tort. Sortir des dortoirs en pleine nuit, risquer de se faire prendre par un professeur, de perdre des points et de se faire haïr par toute une maison ça relevait sans doute d'un certain courage. Traîner au sommet de la tour d'astronomie en pleine nuit hivernale, les joues et le bout du nez mordus par le froid, c'était plus que du courage. C'était sans doute une forme de folie que les deux Serdaigles semblaient partager, leur numéro de funambule le prouvait d'autant plus. La nouvelle tirade d'Ivy ne laissait aucun doute sur la folie qui dominait ses pensées, mais cette imagination florissante eut le mérite de faire rire Solal. Il avait à présent une vision absolument horrible d'une salle commune remplie de corps mutilés, décoré telle la cave d'un serial killer. Voilà qui était absolument rassurant ; il était seul avec une détraquée, mais le pire c'était bien qu'il était plus amusé qu'effrayé.

« Ils devraient clairement t'embaucher comme décoratrice d'intérieur, Ivy. T'as un style bien à toi, en plus de ça. » les mots prononcés d'un ton rieur avaient été accompagné de yeux levés vers le ciel, même si Ivy était sûrement trop loin pour le voir. Elle était finalement descendue de sa corde de funambule pour s'asseoir à côté de Solal. C'était peu, mais le geste fit plaisir au garçon, c'était quand même bien plus encourageant que des poings écrasés contre son nez. Il observait la rouquine comme si elle avait été une créature inconnue et qu'il essayait d'en comprendre le fonctionnement —la vérité n'en était pas loin. Elle semblait ne pas tenir en place, ce que Solal pouvait tout à fait comprendre. Il la regarda jouer avec un caillou, d'humeur taquin, le garçon ne pu rester immobile. Une main sur le sol pour étendre son autre bras, il attrapa la pierre en plein air pour la lancer à son tour. C'était plus difficile qu'il n'y paraissait, ainsi assis.

« Une crise de claustrophobie, vous dites, mh.. Eh bien chère mademoiselle, mon diagnostic est le suivant : restez dehors ! » Satisfait de son diagnostic, il serra la pierre dans son poing pour cesser ses jongleries et de sa main libre, tendit la paume de sa main, un grand sourire aux lèvres. Il s'attendait à ce qu'elle tape sa main dans la sienne, puisque après tout, il ne voyait pas diagnostic plus efficace que celui-ci. C'était, cependant, quelque chose qu'il ne comprenait pas. On pouvait presque comparer Solal à un chat, dans certains cas ; il escaladait, se faufilait dans des endroits exiguë et si ç'avait été correct d'un point de vue social, il aurait sans doute lui-même dormi sous un lit ou dans un placard, mis en boule. Mais il pouvait aussi très bien dormir étalé en étoile sur un matelas. Solal pouvait dormir ou se glisser un peu partout, il n'avait peur de rien et se contentait de tout.

—Tapis en chef des Serdaigle.
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Arthur faisait sa ronde du soir, comme le bon préfet de Serpentard qu'il était. En général, il s'ennuyait pas mal. Il n'y avait personne à punir (même s'il ne savait pas s'il aurait le courage de le faire) et rien à faire. Comme il devait surveiller, interdit pour lui d'apporter quoi que ce soit à lire ou de demander à quelqu'un (Nora, par exemple) de l'accompagner la nuit dans les couloirs. Non, il devait être seul et prendre garde à chaque bruit suspect ou chaque ombre étrange qu'il pouvait noter. Cela pouvait être effrayant. Vous savez, la nuit, dans un château silencieux, il y avait de quoi donner des frissons ! Et souvent, celles qui faisaient du bruit, c'était les souris ! 

Mais pas ce soir. En effet, alors qu'il était dans l'un des étages supérieurs du château, Arthur entendit du bruit. Et pas un bruit de rongeur, cette fois-ci. Il l'aurait juré : ce qu'il avait entendu, c'était des sorciers ! On grimpait des escaliers, loin dans le château. Grâce au silence et aux échos qu'offrait la nuit, on pouvait quasiment tout entendre. 

Arthur essaya de se faire discret en se rendant près de l'endroit où il avait entendu ces fameux bruits. Il était tout excité ! C'était la première fois qu'il allait prendre quelqu'un sur le fait ! Il espéra donc qu'il ne s'agissait pas seulement d'un professeur ayant eu envie d'une ballade nocturne. Bien qu'une partie de lui-même se demanda s'il parviendrait à faire preuve de l'autorité qu'on lui demandait. 

C'était assez silencieux, mais d'un coup, il entendit à nouveau quelque chose. Des murmures. Alors il sut d'où cela venait : la tour d'Astronomie. Et il y avait au moins deux personnes. Il grimpa donc les escaliers, attendit un peu devant la porte qui menait à l'extérieur et écouta ce qu'il s'y disait. C'était donc bien deux élèves qui étaient là. Deux élèves qui semblaient, en plus, conscients et fiers de leur bêtise ! Eh bien ça n'allait pas se passer comme ça ! Arthur ouvrit la porte d'un coup et put voir que ces élèves devaient être assez jeunes, en deuxième année grand maximum ! Il ne les connaissait pas, et n'étaient donc pas de Serpentard. Le garçon avait sa cape. Arthur comprit alors qu'il était de Serdaigle. Il y avait des chances pour que ce soit également le cas de la fille. Bravo les Aigles hein ! 

"Bonsoir." Leur dit-il en guise d'introduction, d'un ton ferme, mais pas extrêmement sévère non plus. "Vous savez que vous n'avez pas le droit d'être là à cette heure-ci ?"

Je poste dans ce rpg privé en tant que préfet car vos personnages ne respectent pas le règlement de Poudlard ! Ne me détestez pas trop, ça peut vous faire gagner un badge ! :D 

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Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

La pierre tombait, s'élançait dans les airs, tombait, s'élançait pour finalement retomber.
Ivy regardait hypnotisée la pierre effectuer son ballet silencieux. Ce qui se passait autour d'elle, elle n'en avait aucune idée. Les son, les images, les odeurs. Plus rien n'existait en ce instant. Il ne restait plus que ce caillou qui voletait de sa paume au ciel noir d'encre. Toute son attention était fixée sur cette pierre, si légère et si lourde à la fois.
Tombe, s'élance, tombe, s'envole, tombe....
Comment avait-il put bien finir au sommet de cette tour? D'où venait-il? Avait-il voyagé, porté par un oiseau? Porté d'oiseau en oiseau, d'étoile en étoile... Ou bien était-il un morceau de grava, arraché par l'usure et le temps à son mur, tombé, un matin d'une paroi éreintée par les années? Lui seul savait.
Puis Solal s'était emparé de la pierre. La faisait tournoyer dans les airs, s'amusant à la faire danser.
Tombe, saute, tombe, danse...
Ivy fronça les sourcils exaspérée. *Encore dans la lune ma vieille, allez, secoue-toi* Se sermonnant elle reporta son attention sur le garçon.
Solal quand à lui avait maintenant un air faussement sérieux, à la manière d'un médecin. Son diagnostic plaisait beaucoup à Ivy. Rester dehors toute la journée était quelque chose qui l'attirait inexorablement. Malheureusement le sort en avait décidé autrement et il n'était pas proche le jour où elle pourrait enfin faire ce qu'elle voulait de tout son temps.
Se tournant vers le garçon, elle remarqua sa main tendue, prête à recevoir un top là digne de ce nom. Ivy leva un sourcil et afficha un petit sourire en coin :

"Ça m'va! On commence quand la thérapie?"

Et elle abaissa son bras, prête à claquer sa paume contre celle du garçon.
Brusquement sa main s'arrêta, suspendue à quelques centimètres de sa cible. Les yeux écarquillés et les muscles tendus, Ivy s'était stoppée net. Un bruit... Elle avait entendu un bruit.
Se levant prudemment, elle lança un regard interloqué à Solal. Qui pouvait bien être debout à une heure pareille?
Puis la porte s'ouvrit en grand. La fillette écarquilla davantage les yeux et se retint de se jeter sur l'élève qui venait d'en sortir. Mais cette technique ayant déjà été expérimentée quelques minutes auparavant et n'ayant pas été des plus concluantes, la Serdaigle se contenta de se tendre comme un arc, prête à se replier en cas de danger.
Le garçon qui venait d'apparaître était incontestablement plus âgé que les deux enfants. Il devait avoir quinze ou seize ans environ et un badge de préfet étincelait sur sa robe où figurait le blason des Serpentard. 
Il ne manquait plus que ça, un préfet! 
Ivy se retourna brièvement vers Solal les yeux écarquillés. Comment allaient-ils se sortir de cette impasse?
Reportant son attention sur le préfet, elle fronça les sourcils. Il fallait qu'elle réponde, et vite. La première hypothèse de Solal avait été malheureusement véridique et la fillette ne tenait absolument pas à vérifier la deuxième.
Alors, regardant le Serpentard dans les yeux, elle se lança:

"J'étais entrain d'étouffer! Enfin, je veux dire je suis claustrophobe et cette nuit j'arrivais pas à me calmer. Alors j'ai voulue sortir. Sauf qu'en passant par la salle commune j'ai vu Solal qui était entrain de terminer ses devoirs. Comme il voyait que j'allais pas très bien il m'a proposé de m'accompagner. On est allé sur la tour d'astronomie parce que pour me calmer il voulait me montrer la super lune!"

Ivy avait tout débité très rapidement enchaînant idées sur idées. Son discours était maladroit, mal formulé. Elle n'avait pas vraiment mentit, la plupart des choses citées étaient vraies. Mais si on arrange la vérité pour l'embellir quelque peu, est-ce toujours la vérité?
Son ton avait été franc comme d'habitude, mais elle avait tenté de paraître le plus humble possible. Elle ne savait pas vraiment si elle avait réussit.
La nuit était claire, trop claire. La fillette devait se retenir de se retourner vers son camarade pour l'inciter à rentrer dans son jeu. Mais il ne fallait pas qu'elle le regarde, cela pourrait paraître suspect aux yeux du Serpentard.
Il fallait qu'elle trouve quelque chose d'autre à dire si ils voulaient pouvoir s'en sortir. Alors elle lâcha la première chose qui lui passa par la tête, il fallait le brosser dans le sens du poil:

"Désolée..."

La nuit était claire, trop claire.

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La paume d'Ivy s'était immobilisée juste avant de frapper dans la sienne. Le garçon, vexé, fronça les sourcils, avait-elle décidé de jouer ce jeu idiot du "je te fais croire que je vais te taper dans la main mais en fait non" ? Lui, n'avait pas rien entendu. Perdu dans la conversation, il avait totalement oublié l'illégalité de leur position actuelle. Mais quand la rouquine se leva, les muscles tendus et le corps en alerte, Solal sentit son sang bouillir dans ses veines et son cœur se mettre à tambouriner dans sa cage thoracique. Peu importe qui viendrait, il entendrait son cœur, c'était certain. Le garçon s'était arrêté de respirer, prêt à se cacher. Quand une silhouette apparut à la porte, dans la panique, il entreprit de se cacher contre un muret —oui, il n'était donc absolument pas caché. Accroupi et recroquevillé contre le rempart de la tour, il comprit aux paroles du Serpentard qu'il était déjà trop tard. Solal se releva alors, penaud. Il n'y avait pas besoin d'une observation minutieuse pour se rendre compte qu'ils avaient devant eux le Préfet des Serpentard. C'était bien leur veine : ils tombaient sur un Préfet et nul doute qu'il avait à cœur de remplir les tâches qui incombent à son rôle. Pour couronner le tout, son grand frère aurait sûrement vent de l'opération : Solal n'avait aucune idée de la réaction d'Amory en apprenant que son frère faisait le mur. 
Penaud, il marcha jusqu'à Ivy, les épaules retombées. Il ne voyait pas comment échapper au piège qui venait de se refermer sur eux : ils n'avaient aucun moyen de s'enfuir et il était certain que grâce à la luminosité inhabituelle de la lune, le jeune homme pouvait voir leurs visages avec assez de précision pour les reconnaître dans les couloirs. Ils avaient joué avec le feu. Le garçon paniquait tant qu'il ne parvenait pas à formuler une seule excuse, son cerveau était en plein court-circuit et il ne put que jouer nerveusement avec ses doigts. 
Ivy avait plus de ressources que lui, entreprit d'offrir une version améliorée de la réalité. Suite à ses paroles, Solal hocha la tête furieusement pour donner plus de crédibilité à la narration de son acolyte. Solal n'aimait pas les mensonges mais ici, le mensonge n'était pas total. Pour appuyer les paroles de la rouquine, Solal tendit le bras vers la super lune.
« Là, c'est la super lune ! La Lune est pleine et plus proche de la Terre que d'habitude, c'est ma mère qui me l'a appris. C'est trop joli, je me suis dit que ça l'aiderait à penser à autre chose, elle était toute pâle et elle faisait que pleurer ! » s'exclamait-il en sortant sa moue des moments d'injustice, celle que les enfants aimaient à utiliser comme une arme de persuasion. Il n'était pas certain que ça fonctionne mais c'était le moment de mettre toutes les chances de leur côté. Tant pis s'il finissait en retenue, ou pire, s'il faisait perdre des points à sa maison. Il avait décidé de jouer avec le feu et, le courage boosté par celui de son acolyte, il jouerait jusqu'au bout.
« On le refera pas, promis, c'était pour qu'elle se sente mieux. » il insista, les poings serrés pour se donner un peu de courage. C'était plus difficile que prévu de se défendre dans une situation où il se savait indéfendable.

Bienvenue dans notre RP ! C'est super cool que tu nous fasses le plaisir de les mettre dans cette situation.  T-)

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Arthur restait calme et observait les deux jeunes élèves de Poudlard. Il était triste de voir que maintenant, même les premières années se fichaient bien du règlement et de l'importance qu'il avait. Lui-même, quand il n'avait que onze ou même douze ans, était bien trop craintif des professeurs et des préfets pour oser faire un pas de travers. Il ne se serait pas remis d'une punition ou même d'une simple remise en ordre par une figure d'autorité. 
Et en face, il y avait ces deux Serdaigles là, se promenant dans le château en plein milieu de la nuit. Où allait le monde ? 

En réponse à Arthur, ce fut la fille qui parla la première. Elle lui dit qu'elle était claustrophobe et qu'elle était allée voir une super lune avec le jeune garçon ici présent qui était en train de finir ses devoirs au beau milieu de la nuit. Arthur se retint, mais il avait une forte envie de lever les yeux au ciel. Oui, les devoirs de première année était tellement durs... Mais il laissa tomber le sarcasme et garda une attitude professionnelle. Ensuite, ce fut le garçon qui enchaîna. Il revint sur cette histoire de lune proche de la Terre et compagnie. Arthur fronça légèrement les sourcils. Il n'était pas venu ici pour parler de la lune ! En plus, il détestait l'astrologie ! Ou l'astronomie ? Il ne savait jamais quel terme utiliser. La preuve qu'il s'en fichait bien ! 

Ils s'excusaient et promettaient de ne plus recommencer. Le fait de savoir que la jeune fille était venue ici à cause d'une certaine angoisse lui fit un petit pincement au cœur. Mais il devait rester ferme. En effet, ces pauvres élèves avaient mal choisi leur jour pour ne pas respecter les règles car on venait justement de dire à Arthur qu'il devait être plus ferme dans son rôle de préfet à partir de maintenant. Alors il les observa et leur répondit. 

"Je suis désolé que tu sois claustrophobe, mais ta salle commune se trouve dans l'une des tours du château ! Tu dois juste ouvrir la fenêtre pour avoir une vue de dingue et le grand air ! Comment tu aurais fait si tu étais tombée à Serpentard et que tu avais dû dormir tous les soirs dans les cachots ? Si c'est vraiment un problème, va voir l'infirmière demain et demande-lui si elle a pas des conseils ou des trucs pour régler ça."

Il avait dit cette dernière phrase d'un ton réellement bienveillant, sans aucun soupçon de sarcasme ou quoi que ce soit. C'est vrai que c'était étrange cette histoire de claustrophobie. Ne savait-elle pas que Poudlard était un château avant d'y entrer en tant qu'élève ? Ce n'était donc pas le meilleur lieu pour les gens qui n'aimaient pas les espaces clos. Mais comme il avait dit, la salle commune de Serdaigle était sans doute la mieux placée à Poudlard ! 

"Vous pouvez me donner vos noms, prénoms et années, s'il-vous-plaît ? Et me confirmer que vous êtes bien de la Maison Serdaigle.

Arthur se dit que miss Sejersted serait fière de son préfet, si elle pouvait le voir maintenant !

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Fort heureusement pour Ivy, Solal était bien vite rentré dans son jeu. Il avait même usé de son charme d'enfant, esquissant une moue innocente pour réussir à rendre son récit crédible. Durant tout son discours, la fillette avait légèrement acquiescé de la tête pour confirmer les propos du garçon. Puis elle s'était stoppée quelques centièmes de secondes avant de reprendre ses petits hochements de tête. Serrant les poings, elle se retint de se retourner vers son camarade pour le fusiller du regard. Comment ça "elle faisait que pleurer"? Ivy détestait passer pour une pleurnicharde et il n'était pas dans ses habitudes de fondre en larmes. Alors oser insinuer que...
Mais la fillette se contenta de continuer à bouger la tête de bas en haut. Après tout si ils voulaient s'en sortir ils n'avaient pas le choix.
Le flot d'excuses terminé, Ivy se retourna vers Solal, la bouche tirée en un pli anxieux. Comment allaient-ils bien pouvoir se sortir de cette impasse? Milles questions affluaient en masse, provoquant un bourdonnement continue dans son crâne. Il fallait bien dire que pour une première sortie nocturne, elle était servie!
Se rendant compte qu'elle fixait désormais le ciel, perdue dans ses pensées, la Serdaigle reporta son attention sur le Serpentard qui les dévisageait suspicieusement.
Ce dernier les jaugea un par un avant d’entamer un monologue d'un ton ferme mais tout de même assez compréhensif.
Au fur et à mesure qu'avançait son discours, Ivy sentait l'irritation la gagner et dut se retenir de lever les yeux au ciel, exaspérée. Comme si l'infirmière pouvait faire quelque chose contre la peur des endroits confinés! Penchant légèrement la tête sur le côté, les mains le long du corps, elle tenta de se concentrer sur ce que débitait son aîné.
Le verdict était tombé. Le soir n'était pas à la compassion mais à l'efficacité.
Les yeux d'Ivy s'écarquillèrent sous l'effet de la surprise. Puis tentant de reprendre contenance, elle tenta de se tenir du plus droit possible dans une attitude des plus neutres. C'était vraiment injuste! Jusqu'à présent, elle s'était résignée à suivre à la lettre toutes les règles qu'on lui avait indiqué. C'était donc sa première et seule infraction et voilà qu'on lui demandait déjà son nom! Elle fut tenté de froncer les sourcils et de répondre vertement au préfet avant de partir en courant du plus vite possible mais elle savait pertinemment qu'il n'était pas la moment d'aggraver son cas. Et puis, il faut bien avouer qu' elle était tout de même assez intimidée par ce cinquième année qui avait dans la voix une autorité naturelle. Elle n'était pas assez folle pour tenir tête à un préfet.
Enterrant tout espoir d'insolence,  elle se retourna vers son camarade et fronça les sourcils. Ils n'avaient plus vraiment le choix. Il allait falloir obtempérer que cela leur plaise ou non. En le regardant elle ne put s'empêcher de penser que c'était une bien drôle soirée qu'elle passait là. Elle s'était tout d'abord échappée de son dortoir pour se rendre au sommet de cette tour, là où brillait tant d'étoiles. Elle avait ensuite fait la connaissance d'un étrange garçon passionné d'astronomie en se jetant sur ce dernier pour l’assommer de quelques coups de poing bien placés pour ensuite se faire attraper par un préfet qui ne semblait pas vouloir les laisser partir.  Oui c'était décidément une drôle de soirée.
Pivotant vers le Serpentard, elle releva légèrement la tête et déclara d'une voix qu'elle espérait calme:

"Ivy Wild, première année chez Serdaigle."

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