Astronomie

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Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Solal comprenait parfaitement le concept de règles ; elles étaient là —généralement— pour de bonnes raisons et les suivre n'était qu'un gage de sécurité pour les élèves. Bien. Il laissa échapper dans un souffle la lourdeur de son agacement; il n'avait pas de réelle raison d'être dehors à cette heure-ci, c'était tout à fait vrai et à ça il ne pouvait rien répondre. Mais ne pas convenir qu'Ivy avait eu raison de prendre un peu l'air, ça, il ne le comprenait pas. Il était à peu près certain qu'entre la salle commune des Serdaigle et la tour d'astronomie il n'y avait rien de dangereux, et dans son esprit d'enfant il pensa que s'il leur était arrivé quelque chose, ils en seraient les seuls responsables et ne pouvaient s'en prendre qu'à eux-même. Ceci dit, il l'avait compris à plusieurs reprises pendant son enfance, les grands étaient régit par des règles qu'il était bien loin de pouvoir comprendre. Il enfonça ses poings rageusement dans ses poches alors que son regard passa du préfet à son acolyte. Alors c'est ça ? On se laisse faire comme ça ?, il lui disait avec les yeux mais au fond de lui il savait qu'il n'y avait plus grand chose à faire. Si le préfet n'avait pas voulu accepter qu'Ivy avait besoin de prendre l'air, alors Solal ne voyait pas comment pencher la balance en leur faveur. Il ne pouvait même pas jouer le justicier qui dit "Punissez-moi, elle n'a rien à voir dans l'histoire". Il ne pouvait pas non plus argumenter en la faveur des Serdaigle puisque si on voyait la chose d'un angle logique, ils étaient totalement en tort.
Il soupira.

« Solal Rosenberg, première année. À Serdaigle, oui. » il ne cacha pas son agacement dans le ton de sa voix, bien qu'il ne savait même pas si l'agacement était tourné vers lui ou vers le jeune homme. Son regard s'était porté, à nouveau, sur le préfet qui semblait plus fier que jamais. Il l'imaginait entrer dans la salle commune des serpents verts, tenant les deux aiglons par le col de leur robe dans le dos et secouant frénétiquement les première année comme des trophées de chasse.
Mais voilà, Solal ne parvenait pas à se satisfaire de la justice de la situation —ils avaient joué avec le feu et s'étaient brûlés, comme les criminels qui finissaient à Azkaban. Ses doigts s'agitaient nerveusement dans ses poches comme si son impuissance le faisait bouillir.
« On a déjà dit qu'on le referait pas, de toute façon. Bon, on ira voir à l'infirmerie, si on se fait pas tuer sur le chemin du retour puisque c'est si dangereux d'être hors des salles communes. » déclara-t-il en bougonnant, les lèvres pincées entre elles. Il avait à présent hâte de rejoindre son lit, il n'aurait de toute façon plus le droit d'observer la lune d'ici.

« And I can't hide that I've relied on you
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Tapis en Chef, 2ème année RP.

Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Arthur avait sorti un petit carnet noir qu'il gardait toujours dans la poche de sa cape de sorcier quand il faisait ses rondes. C'était un ancien préfet qui lui avait conseillé de faire ça, il avait donc suivi ce conseil à la lettre. Dessus, il nota donc le nom des deux Serdaigles : Ivy Wild et Solal Rosenberg. Tout en notant cela, Arthur réfléchissait. Et si, en arrivant ici et en ayant prit sur le fait les deux élèves, il n'avait pas su quoi faire, ce ne fut qu'en rangeant le carnet qu'il prit sa décision. Il était maintenant certain de son choix et de ce qui allait advenir des deux premières années. 

Lorsque Solal reprit la parole, pour râler et s'essayer au sarcasme (ce qui donnait quelque chose de comique, depuis la bouche d'un enfant de onze ans), Arthur changea de décision. Par pour la fille, non. Pour le garçon. Il n'avait pas besoin de réfléchir longtemps avant de savoir ce qu'il allait faire. 
Alors, après avoir observé Solal et bien enregistré chaque mot ronchon qu'il avait pu dire, il se tourna vers Ivy et s'adressa d'abord à elle, d'un ton qu'il voulait rassurant. 

"Bon, Ivy, tu peux retourner dans ton dortoir maintenant. J'ai envie de croire que c'est la première fois que tu sors la nuit comme ça. Donc tu ne seras pas punie. Pas par moi, en tout cas ! Mais, je suis désolé, je suis obligé d'en toucher un mot à tes préfètes. Je leur expliquerai que tu es claustrophobe. Peut-être qu'elles viendront discuter avec toi et qu'elles t'aideront à trouver une solution pour ça, une solution qui n'ira pas contre le règlement ! Allez, bonne nuit."

Arthur conclut ses paroles par un sourire envers la jeune fille. Il espérait que ses paroles l'apaiseront un peu. Il était trop sensible, Arthur ! Impossible pour lui, finalement et contrairement à ce qu'il aurait pu croire, de punir quelqu'un qui sort parce qu'il a paniqué ou quelque chose comme ça. Et il espérait également qu'elle comprenait quand il lui disait qu'il devait prévenir ses préfètes, Lyn et Norma. C'était comme ça, il ne pouvait pas faire autrement. 
Le serpentard reprit rapidement la parole. 

"Solal, toi, tu vas rester encore un peu ici avec moi. J'aimerais bien qu'on parle tous les deux de ce que tu viens de dire."

Arthur attendit alors qu'Ivy soit sortie de la tour d'Astronomie pour pouvoir parler plus sérieusement avec Solal.

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Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Solal semblait profondément agacé. Ses yeux sombres comme l'orage lançaient des éclairs tandis qu'il contemplait le préfet d'un air maussade. Ivy avait cette impression, cette impression de déjà-vu si familière, cette impression qui vous titille tandis que vous n'arrivez pas à remettre le doigt sur la chose oubliée. Oui elle avait déjà assisté une pareil scène, mais pas du même angle. Aujourd'hui elle n'était que spectateur. 
Ces yeux, elle avait les mêmes lorsque l'amertume lui montait à la gorge, que son sang bouillonaient dans ses veines, qu'il tapait dans ses tempes. Elle avait cet air revêche, ces yeux brûlants.
 C'était une sensation étrange de le voir agacé, elle avait la nette impression de se voir dans un miroir. Oui la chose était perturbante.
C'était à prévoir. Il avait lâché ce commentaire. Cette remarque ironique, à la limite de l'insolence.  Pas sûre que se soit la chose à dire dans ce genre de situation. Enfin, le mal était fait, on pouvait difficilement revenir dessus.
Le préfet les avait regardé tour à tour avant de noter quelque chose dans son carnet. Puis il avait reprit la parole en se tournant vers la fillette.
Au fur et à mesure qu'il débitait son discours, le visage de la Serdaigle s'éclaira. Ils allaient pouvoir partir! Elle était prête à attraper Solal par le bras pour sortir le plus vite possible de cette tour quand le Serpentard reprit son monolgue.
Interloquée elle fronça les sourcils et adressa un regard interrogatif à son camarade et resta quelques instants plantée sur place, interdite.
Comment ça il allait devoir rester un peu ici pour parler? 
Serrant la mâchoire elle surprit le regard insistant du cinquième année. Elle avait plusieurs possibilités. Soit elle décidait de désobéir et de rester au sommet de la tour, soit elle obtempérait et retournait en salle commune. La deuxième solution la rebutait mais elle savait bien qu'elle n'avait pas vraiment le choix. Rechigner à obéir au préfet n'allait les aider en rien. Cela leur ferait juste perdre du temps inutilement. Et puis il allait juste lui rappeler qu'il n'était pas agréable d'être insolent hein?
Se retournant lentement vers la porte, elle tourna la poignée et lâcha un petit "merci" au passage, juste pour la forme. Mais avant de refermer le battant, s'assurant que le préfet ne la regardait pas, elle planta ses yeux dans ceux de Solal, désignant du regard l'étage inférieur. Elle espérait qu'il avait comprit.
Non elle ne l'abandonnait pas, elle allait désobéir pour la dernière fois de la soirée.
Redescendant les marches quatre à quatre, Ivy déboula en trombe dans ce couloir qu'elle avait emprunté il y a de cela moins d'une heure. Il fallait qu'elle trouve une cachette et vite! Il y avait dans ce renfoncement, derrière l'armure, dans ce placard à balais proche  de cette tapisserie, dans ce coffre en bois sombre... Non, tout était soit trop voyant, soit trop petit, soit trop accessible.
Enfonçant de frustration les mains dans ses poches, Ivy s'adossa au mur. Trouver une cachette s'avérait bien plus complexe que ce qu'elle s'était imaginée. Puis laissant divaguer son regard vers le mur d'en face, elle équarquilla les yeux. Mais oui bien sûre!   Une fenêtre était cachée par un grand rideau épais. Écartant d'un geste brusque le tissu, la fillette découvrit un épais rebord intérieur. Il y avait largement la place de s'y assoir tout en étant parfaitement camouflé par le rideau. Lâchant un petit sourire en coin, Ivy s'assit sur le renfoncement, se colla à la vitre et ferma doucement l'épaisse étoffe. Elle était ainsi parfaitement camouflée, aucune partie de son corps ne touchait le tissu, aucun indice n'indiquait la présence de quelqu'un contre la vitre.  De là où elle était, Ivy pouvait apercevoir entre les fentes des rideaux le couloir sans pour autant être repérée.
Repliant les genoux contre son buste, la Serdaigle posa la tête contre la fenêtre, prête à réagir au moindre bruit.

Ivy et Olympe les ninjas de l'ombre.

Deuxième année RP

Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Il avait voulu jouer et s'était fait prendre à son propre jeu. Voilà que le préfet laissait la liberté à Ivy et obligeait Solal à rester avec lui. Le garçon dut se retenir de ne pas soupirer et de ne pas lever les yeux au ciel. Il l'avait quelque peu cherché avec sa remarque, mais il trouvait que ce n'était pas totalement faux. Après tout, le préfet laissait redescendre Ivy toute seule sans surveillance alors qu'ils auraient pu descendre tous les trois pendant qu'il sermonnerait Solal. Le première année n'y voyait que des incohérences et des contradictions.
Ivy semblait elle aussi prise par les doutes, sans doute tenaillée entre faire face au préfet et rester ici plus longtemps, ou juste laisser les deux garçons ensemble. Mais Solal ne souhaitait pas qu'elle reste. Il avait besoin de solidarité et de compagnie, mais il savait aussi que si Ivy restait, la leçon de morale durerait davantage et qu'ils n'en finiraient jamais. Il la fixa alors du regard, essayant de lui faire passer ses pensées silencieusement. Il ne croyait pas à la télépathie, mais Ivy sembla tout de même en accord avec lui puisqu'elle finit par s'éclipser.

Ils étaient maintenant seuls, le préfet et le première année. Solal s'attendait déjà à une leçon de morale à ne plus en finir, sur une liste des potentiels dangers d'une balade solitaire et nocturne au sein de Poudlard, l'intérêt des règles, pourquoi il faut les suivre. Plus la liste des choses que lui dirait potentiellement le préfet s'allongeait dans sa tête, plus le garçon avait envie de se cogner le front contre les remparts de la tour et de se coller les lèvres entre elles pour ne plus jamais parler. Mais le plus dur restait à venir ; il savait pertinemment que les contradictions du préfet allaient l'embêter et qu'il allait devoir tout mettre en oeuvre pour rester silencieux. C'était après tout ce que les grands aimaient, qu'il hoche la tête sans rien dire, qu'il leur fasse croire qu'ils ont raison, que leur leçon de morale a eu un impact sur sa vie. Ils aimaient savoir qu'ils changent la vie des enfants, qu'ils les influencent à leur façon. Aussi, alors qu'il observait la porte se refermer derrière Ivy, le garçon se conditionnait mentalement en se mordant l'intérieur de la joue. Ne rien dire, hocher la tête, paraître désolé. Ne pas donner son avis. Ne jamais donner son avis en compagnie de quelqu'un de plus âgé qui a des responsabilités. Il se répétait sans arrêt la marche à suivre dans sa tête. Puis il releva les yeux vers le préfet, prêt à en découvre avec le boss final de la tour, les mains jointes devant lui pour se donner l'air du garçon attentif que les grands aimaient tant.

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Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Arthur était maintenant seul avec le jeune Serdaigle. La fille était repartie à sa salle commune, du moins, il l'espérait, et pas le garçon qui était resté là bien gentiment à attendre. Même si le Serpentard n'était pas dupe et se doutait bien de tout ce qui pouvait se passer dans le tête de Solal. Il avait été un première année avant lui, et il s'était déjà fait disputer de trop nombreuses fois avant lui également. Il imaginait aisément à quel point le garçon qu'il avait en face de lui devait être agacé. Mais que croyait-il ? Qu'Arthur était un gros sadique qui le gardait là exprès pour le faire réciter le règlement juste par plaisir d'user de son pouvoir de préfet ? Bon sang, non ! Lui aussi était épuisé ! Il voulait aller se coucher et en avait marre d'être là à devoir expliquer la vie à deux premières années qui agissaient comme ils le voulaient. Mais ils devaient simplement apprendre qu'à Poudlard il y avait des règles, là pour de bonnes raisons et pas juste pour embêter le monde. 

Mais avant toute chose : Arthur Grimms était un flemmard et n'avait pas envie de sortir tout le blabla du pourquoi du comment du règlement de Poudlard. Il en serait peut-être obligé. Mais avant toute chose, il voulait être au clair avec ce qu'avait dit Solal juste avant. Parce que ce gosse n'était même pas encore un adolescent et il commençait déjà à répondre aux préfets. Et ça, c'était pas cool. 

"Bon, Solal, ça t'arrive souvent de répondre comme ça aux préfets ? Tu sais que si t'avais juste hoché la tête, tu serais déjà en train de repartir vers ta salle commune là. Pourquoi t'as dit ça comme ça, alors ? C'est la fatigue qui te rend agressif ?"

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Le préfet n'avait pas besoin de lui expliquer à quel point Solal avait été idiot. Idiot et impulsif. Le jeune Serdaigle en était parfaitement conscient, on lui avait reproché ces défauts tellement de fois que s'il avait du faire une liste de ses traits de caractère, il les aurait mis en premier. Le souci était bien là ; l'impulsivité se caractérise par des mots qui sortent sans qu'on puisse les contrôler et Solal, en crachant ses mots plein d'agacement, avait creusé sa propre tombe. Jusque là, rien de nouveau. Mais la réaction d'Arthur l'avait fait réfléchir, pas de la façon à laquelle il s'était attendu. Lui qui pensait hocher la tête avec hypocrisie et juste faire en sorte de rentrer le plus vite possible à la salle commune venait d'avoir une illumination.
Les derniers mots du Serpentard le firent réfléchir : "c'est la fatigue qui te rend agressif ?", l'adrénaline lui avait tout fait oublier mais il sentait à présent le sommeil qui lui alourdissait les paupières, lui qui avait besoin de tant d'heures de sommeil pour être en forme. Qui plus est, si lui était fatigué, qu'en était-il d'un préfet qui devait faire ses rondes depuis pas mal de temps déjà ? qui était dans l'obligation de faire des rondes peut-être de façon hebdomadaire ?


Si le garçon ne s'avouait pas vaincu sur le concept des règles et de l'agissement quelque peu contradictoires du préfet, il ne put que se sentir désolé à l'idée qu'il avait été source de désagréments pour son aîné. Il se rappelait à présent de l'agacement qu'il avait senti lorsque Cosmo était encore un bébé et qu'il pleurait la nuit, réveillant les trois aînés de la fratrie. La conclusion était tombée : il n'était pas plus mature qu'un enfant vieux d'une paire d'années. La vérité était là et la réalisation l'agaça d'autant plus contre lui-même. Le garçon avait l'habitude d'être en tort, mais il n'avait pas l'habitude d'en être conscient et désolé, encore moins celle d'être en tort de façon qu'il comprenait être immature. Il resta un moment silencieux, alors qu'il réfléchissait à la meilleure façon d'éviter un incident diplomatique avec le préfet. Ses dents torturaient nerveusement sa lèvre inférieure quand il releva enfin les yeux vers son aîné.

« T'as raison, autant faire ce qu'il savait de mieux : dire ce qu'il pensait à l'instant où il le pensait, j'ai pensé qu'à moi. Je suis désolé parce que tu dois être fatigué aussi. » Il se tortillait à présenter les doigts derrière son dos, tout en baladant son regard sur le visage du Préfet —qui faisait plutôt jeune— parce qu'il savait que regarder quelqu'un quand on s'excuse donnait plus de poids à ses paroles. Il se rendit compte qu'il n'avait pas répondu à la question posée par le Préfet et savait que ça lui vaudrait sûrement une autre question —les gens aimaient qu'on répondent à leurs questions, même s'ils n'aimaient pas forcément à celles qu'on leur posait.

« J'ai pas réfléchi, j'ai dit ce que j'pensais et c'était pas bien. Pardon. » Le garçon qui jouait au grand avait sûrement l'air d'un idiot faible —le lendemain il en dormi mal, l'insoumis avait capitulé et ce n'était pas dans ses habitudes— mais il comprenait que c'était la moindre des choses à faire à présent, et qu'il fallait qu'il mette sa fierté de côté pour une fois.

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Si Arthur tâchait de garder une expression neutre, il était surpris des propos de Solal. Agréablement surpris, car le jeune Serdaigle avait pris les paroles du préfet en considération et s'était même excusé, tout en faisant preuve d'empathie quant à la veillée d'Arthur. Et si ce dernier ne pouvait être à 100% certain que ces paroles étaient sincères, il savait que l'important était là : Solal l'avait fait. Le Serpentard n'était pas ce genre de préfet sadique à vouloir faire répéter quinze fois les choses pour être sûr que ça rentre, ou ce genre de stupidité. Ce qu'il venait d'entendre, ça lui suffisait. Alors il hocha la tête d'un air entendu et annonça à l'élève ce qui allait advenir de lui ainsi que la suite des événements.

"Ok, Solal. Bon, saches que je ne vais pas te punir non plus. Tu t'es excusé et si tu es venu ici cette nuit, c'était pour aider une amie, si je crois ce que tu m'as dit. Alors on va redescendre et oublier tout ça. Si ça ne t'embête pas, je t'accompagne."

Arthur devait passer par là pour retourner à son propre dortoir également, de toute façon. Il ouvrit donc la porte des escaliers de la tour d'Astronomie et attendit que Solal le rejoigne. Il observa le jeune homme et se dit qu'ils pourraient bien s'entendre, tous les deux. Le Serpentard ne lui dirait pas, mais s'il avait vu Nora Starks en pleine crise de claustrophobie, qu'importe leur âge ou même leur statut de préfet, il l'aurait aussi accompagnée là-haut. Ils avaient donc des points communs, Arthur et lui. 
D'ailleurs, le cinquième année se dit qu'ils pouvaient profiter du court chemin qu'ils avaient à faire ensemble pour bavarder un peu. Surtout qu'il y avait quelque chose qu'il voulait savoir. Alors il s'adressa à Solal en descendant les marches. 

"Au fait, tu dois être dans la même classe que ma sœur. J'veux dire, tu dois la connaître. Elle est aussi en première année à Serdaigle. Elle s'appelle Naala Grimms. Ça te dit quelque chose ?"


Reducio
~ Pardon pour ce retard !
~ Jusqu'à la fin de ce rp, Arthur est toujours préfet. 
~ Comme je parle de la sœur d'Arthur, si vous voulez en savoir plus, rdv sur ce rp ! 

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La réaction d'Arthur avait surpris le Serdaigle qui fronça les sourcils durant une courte seconde, ne parvenant pas à cacher totalement son étonnement. Le préfet s'était montré, tout à coup, plus conciliant. Solal ne sut pas s'il fallait le mettre sur le compte de la satisfaction —le garçon avait mis de l'eau dans son vin et s'était plus ou moins conformé à la réaction que n'importe qui aurait pu attendre de lui— ou s'il était tout simplement conciliant et avait préféré ne pas envenimer la situation —bien qu'il en aurait eu tous les droits, en tant que préfet. Le Serdaigle se sentit soudainement coupable d'avoir menti sur le fait d'être monté pour aider Ivy. Pour lui, vouloir voir la lune correctement était une raison suffisante mais il voyait bien qu'Arthur appréciait le côté bienveillant de l'excuse de Solal. Loin du cliché désagréable d'un préfet Serpentard, l'aîné semblait prôner la solidarité et la gentillesse, voilà qui surprenait d'autant plus le première année qui ne savait plus quoi répondre. La réalisation qu'il mentait à quelqu'un de fondamentalement gentil lui mis une claque et il murmura un "Merci" avant de se mettre en marche lui aussi, sur les talons du préfet.

Et le garçon n'avait pas fini d'être surpris. Ses doigts se tortillaient nerveusement dans ses poches mais se figèrent alors que le préfet décida tout bonnement de faire la conversation. Il se demanda un instant s'il y avait anguille sous roche, mais le Serpentard semblait simplement avoir l'envie de parler de sa petite sœur. Solal allait de découverte en découverte, comme s'il avait ouvert un livre appelé "Le Serpentard" et qu'à chaque page, le narrateur lui dévoilait une toute nouvelle personnalité du protagoniste. Les yeux rivés sur le visage du préfet —il avait failli louper deux fois une marche—, il sentit sa bouche former un "o" machinalement à l'entente du prénom.

« Oh, oui ! Enfin, de nom, je vois qui c'est. Je lui ai jamais vraiment parlé, mais j'ai entendu son nom dans les cours, tout ça. » Il se rappelait de la chevelure brune de Naala —dont il apprenait sans doute pour la première fois le prénom. Encouragé par la tournure que prenait la conversation, il décida lui aussi de faire part d'un morceau de sa fratrie : l'Aîné glaçon, celui qui ne souriait pas beaucoup et parlait peu, mais celui qui réfléchissait beaucoup. 
« Et toi, dis, tu connais Amory Rosenberg ? C'est mon grand frère, il est en sixième année. Il est blond et grand comme.. ça ! » À ces mots, il étira le bras pour atteindre ce qui devait être, plus ou moins approximativement, un bon 1m90 —que Solal ne parvint pas à atteindre, et manqua de louper à nouveau une marche. L'aîné des Rosenberg avait poussé comme une mauvaise herbe dans un champ à l'abandon. Grand et un peu trop mince, les vêtements souvent un peu trop courts qui lui donnaient l'air de n'avoir les mêmes vêtements depuis trois ans. Ragaillardi par la conversation, le Serdaigle s'essaya même à un sourire amical envers le préfet.

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Arthur était donc là, raccompagnant le dernier Serdaigle encore dehors à cette heure à sa salle commune. Elle n'était pas loin mais ils avaient quand même le temps de bavarder un peu. Dans la tête d'Arthur, c'était allé plutôt vite : il était maintenant sûr d'avoir fait le bon choix en ne punissant pas le jeune garçon. Ce n'était pas si grave après tout et puis, il en avait marre de ce boulot de préfet avec toutes ces règles qu'il fallait faire suivre et compagnie. Vivement l'année prochaine qu'il ne le soit plus ! 

En passant dans le couloir, Arthur crut avoir entendu un bruit tandis que Solal répondait à sa question. Il se retourna donc subitement mais ne vit rien. Il décida alors de continuer sa route sans aller chercher plus en détails ce qu'il se passait. Après tout, il avait fini sa ronde pour aujourd'hui ! 

Solal lui posa alors une question à son tour, au sujet de son grand frère, un certain Amory. Mais Arthur dut lui répondre à peu près la même chose que ce que Solal venait de lui dire. 

"- Non, je ne connais pas ! J'connais pas trop les années supérieures. Jamais entendu parler, désolé."

Et là, ils se trouvaient devant la salle commune de Serdaigle. Arthur sourit au première année. 

"Bon, nous y voilà ! Je te laisse ici, en te faisant confiance pour pas ressortir direct !" Il conclut cette phrase en riant. "Pis bon, je pense que j'vais pas prévenir vos préfètes finalement, vu que c'est la première fois que je vous vois dehors la nuit. J'vais juste leur parler de la claustrophobie d'Ivy, ok ? Allez, bonne nuit Solal !"

Après un dernier sourire réellement bienveillant, Arthur laissant Solal rentrer dans sa salle commune avant de redescendre plus bas, beaucoup plus bas, pour rentrer dans sa propre salle commune, et s'endormir avec le sentiment du travail accompli. 

Dernier post pour ma part ! Désolé de vous avoir embêté dans votre rpg héhé !   :D

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Cela faisait déjà un bon bout de temps qu'Ivy était cachée derrière son rideau, le visage collé contre la fenêtre et il fallait bien avouer qu'elle commençait à s'ennuyer ferme. Les minutes de s'écoulaient lamentablement lentement et elle n'avait pas trouvé de meilleur jeu que de contempler le ciel. Le but était simple: il fallait compter les étoiles.  23... Ce n'était sans doute pas la pire occupation, loin de là mais la fillette n'aimait pas rester sans bouger trop longtemps. 54... Elle sentait un fourmillement familier grimper le long de ses jambes. Elle tressaillait à chaque bruit, même au plus imperceptible. Chaque bruit de branche contre la vitre, chaque miaulement de chat était un prétexte pour retourner vivement la tête en direction du couloir, les muscles tendus, le regard aux abois, prête à déguerpir. 78...
Le ciel était noir d'encre. Seules quelques étoiles et la super lune venaient éclairer le parc d'une lueur blanchâtre. Tout était d'un calme plat. La nature semblait profondément endormie, seul le chant des grillons se faisait quelque fois entendre. 92...
113...
139..
150...
167...
Ivy en était à 167 étoiles quand le bruit caractéristique de pas descendant les escaliers retentit. Raidissant ses membres, elle tourna la tête vers le couloir et jeta un coup d’œil dans la fente du rideau.
Solal discutait tranquillement avec le préfet. Finalement les deux semblaient s'être mis d'accord pour collaborer plutôt que se faire la guerre. Lâchant un petit sourire, la fillette tenta de calmer sa respiration et se pencha légèrement en avant. Inspirant un grand coup elle claqua finalement des doigts. C'était un plan approximatif (qui d'ailleurs n'en était pas vraiment un) avec assez peu de chances de réussite mais fort heureusement, seul Solal se retourna tandis que le préfet continuait à parler, plongé dans la conversation. Passant rapidement la tête par le rideau, la fillette fit de gros yeux ainsi que de grands gestes en direction de la salle commune. Puis d'un bond elle retourna contre sa vitre espérant que le garçon ait compris le message.
Il ne restait plus qu'à attendre.
Où en était-elle déjà? Ah oui, 167.
172...
181..
186...
Plus aucun bruit ne résonnait dans le couloir.
Sortant le plus discrètement possiblement de sa cachette, Ivy commença à remonter le couloir sur la pointe des pieds. Le château était bel et bien profondément endormit. Aucun bruit ne se faisait entendre si ce n'était le bruit feutré de ses pas sur les dalles et le ronflement des tableaux. Bien vite elle arriva devant la porte de la salle commune. Poussant d'une main le battant en chêne, elle fut tout d'abord éblouit par la clarté avec laquelle la lune éclairait la pièce. Habituant ses yeux à la lumière, la fillette reporta son attention sur la salle. Solal était assis sur le rebord de la fenêtre et contemplait la "super lune". Heureusement pour elle il avait bel et bien compris le message.
S'approchant de lui elle s'assit d'un bond sur l'encastrement de façon a être en face de ce dernier.
Elle resta un instant muette à contempler les étoile avant de lâcher:

"186, j'en suis à 186 étoiles... , puis reportant son attention sur le garçon elle reprit d'un ton joyeux, On l'a échappé belle, j'ai bien cru qu'on allait y passer! On s'en est sortit comme des chefs."

Un sourire taquin sur les lèvres, elle tendit la paume de sa main pour terminer le top là qu'ils avaient commencé tout à l'heure. 
Pour finit de le convaincre de répondre à son check elle reprit d'un air malicieux:

"Promis je ne tenterai plus de te casser le nez."

Mettant son autre main devant sa bouche pour masquer un baillement, la fillette lança un regard vers la fenêtre. Il devait être tard très tard et la nuit avait été longue mais pour rien au monde elle ne regrettait avoir quitté son lit ce soir de super lune.


Pas de soucis merci d'avoir participé ça a rajouté un peu de rebondissement à ce RP.  ^^

Ivy et Olympe les ninjas de l'ombre.

Deuxième année RP

Frayeur nocturne  PV Solal Rosenberg 

Les quelques espoirs de Solal se brisaient : son frère n'était pas une superstar au sein de Serpentard. En réalité, c'était loin d'être étonnant. Amory n'était pas tout à fait réputé pour être quelqu'un de bavard, bien au contraire. Le Serdaigle n'était même pas certain des fréquentations de son aîné, avait-il au moins des amis ? Ils étaient si opposés que, pendant plusieurs années, Amory avait été la seule personne de la famille avec qui Solal ne savait pas quoi dire —un miracle, pour certains.
L'attention du brun fut attiré par une crinière rousse derrière un rideau. Il faillit laisser échapper un "oh" de surprise mais eut la présence d'esprit de se taire. Il jugea que, bien que la situation semblait tourner en sa faveur, il était hors de question de jouer davantage avec le feu. La lionne entreprit tout un enchevêtrement de codes composé de regards et de gestes pour faire comprendre à Solal un message —quelque chose comme on se retrouve en salle commune. C'était un bon plan, ils avaient assez joué aux aventuriers pour ce soir.
Dans tous les cas, le préfet des Serpentard était étrangement gentil. Le Choixpeau s'était-il fourvoyé ? Solal n'aimait pas les clichés, mais par définition les Serpentard étaient plutôt le genre de personnes qui profiteraient d'une telle opportunité pour briller aux yeux de leurs aînés. Pourtant, le Serpentard décida de ne pas punir les Serdaigle, et de ne pas prévenir leurs professeurs. C'était presque un comble et Solal fut si surpris qu'il ne parvint qu'à articuler un mince "bonne nuit". Il mit ensuite un pied dans sa cage pour la nuit : la salle commune des Serdaigle.

La salle était tout à fait silencieuse, tout le monde dormait. Il s'installa près de la fenêtre pour observer le ciel et essayer de faire un point sur cette nuit bien plus mouvementée que prévue. Il avait fait deux rencontres surprenantes, la première fracassante, la seconde l'avait tout autant bousculé mais avec, paradoxalement, plus de douceur. Il n'eut pas besoin d'attendre longtemps pour entendre la porte de la salle commune s'ouvrir, il tourna la tête si vite qu'il sentit son cou craquer —sensation horrible— mais il fut vite rassurer de voir que c'était bien Ivy qui entrait à son tour. Il lui adressa un signe de tête, comme s'il avait peur de briser le silence et la discrétion qu'ils avaient réussi à instaurer. Ivy brisa le silence, fit rire le garçon : elle avait compté les étoiles. Il n'avait pas pensé un seul instant que la lionne pouvait attendre impatiemment son retour. Il lâcha un petit "oops", avant d'hocher la tête.
« On a vraiment eu de la chance. Mais tout s'est bien terminé grâce à mes supers talents de diplomate, évidemment. » Il plissa des yeux pour prendre un air absolument sérieux et supérieur, avant de sourire à son interlocutrice. Il frappa sa paume contre celle de sa camarade —ils avaient enfin pu partager ce geste amical qui avait été interrompu plus tôt par l'arrivée du préfet. Étrangement, il ne ressentait aucune colère après s'être fait frapper comme un malpropre, il mit ça sur le compte de la peur, comme les chiens ou les chats errants.

« Allez, bonne nuit sale naze. Va dormir. » Il bondit du rebord et tira sur ses bras pour étirer son dos. Il fit un rapide signe de main à sa camarade alors qu'il se dirigeait vers ses propres dortoirs. Il sentait, enfin, la fatigue alourdir ses paupières et il n'avait plus qu'une envie : rejoindre son lit.


Merci beaucoup Ivy pour ce RP très intéressant, j'ai adoré.  T-)
Et merci Arthur pour le passage, c'était cool d'avoir un préfet aussi gentil !

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.
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