Astronomie

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Lumière  RPG++ 

Ce RPG est libre mais je vous prierai de m'envoyer un hibou si vous souhaitez participer.

22h15 - Couloirs


Lou s'éveilla en sursaut. Ouvrant grands ses yeux, elle fouilla d'un regard affolé les ténèbres alentours. Où suis-je...?
Peur
S'adossant au mur de pierres, elle reprit sa respiration. Que faisait-elle ici?... Pourquoi faisait-il donc si noir?
Froid
Ses pas de somnambule semblaient l'avoir menés plus loin encore que d'habitude. Tournant vivement la tête de chaque côtés, Lou tenta de se repérer.
Noir
D'une main tremblante, la fillette tâtonna à la recherche de sa baguette qu'elle ne quittait pas. Là. Le contact chaud avec son bois souple calma un instant le battement frénétique dans la poitrine de l'aiglonne. La tirant de sa manche, elle la leva devant des yeux.
"Lumos"
C'est à peine si la jeune Foxer reconnu sa voix. Rêche, frêle, inaudible. Une faible étincelle trembla devant elle, dessinant les contours des doigts de la fillette puis se fut le noir à nouveau.
Les tremblements de ses mains se propagèrent soudain le long de ses bras, emplissant son corps d'une onde glacée. La main contre la pierre froide du mur, Lou hésita un pas au hasard. Bien... l'autre maintenant... Voilà. La jeune aiglonne reprit une inspiration et recommença, encore... Tak! Grimaçant, elle porta sa main à son front douloureux et s’accroupit à terre, enfonçant sa tête entre ses genoux. Bon. Si c'était comme ça, elle resterait là jusqu'à ce que la lumière revienne.
Lou?
La fillette ouvrit les yeux. Non... pas Elle.
Tais-toi...
Lou, j'ai l'impression qu'y'a quelque chose là-bas... j'aime pas ça.
La ferme!
Mais Elle savait y faire. Déjà, Elle peuplait son esprit de créatures d'ombre.
Lou, il faut aller voir...
Mais tai'
Lou! Juste là, à droite, j'ai senti un truc glisser!!
Elle ne savait pas y résister... La fillette sortit vivement sa tête de sa robe de nuit et jeta un regard affolé au couloir qui s'étendait sans fin.
Il n'y a ri'
En haut Lou!! Juste en haut!
Non! Il n'y a jamais rien, laisse moi.
Lou!! Ça approche!
LAISSE MOI!!
Vite!!!
Un sursaut la parcouru tandis qu'elle braquait ses yeux au dessus de sa tête, cognant son crâne contre la pierre. Rien... comme toujours. Rien que des ténèbres qui semblaient bouger autour d'elle.
Lou! À tes pieds!
Elle lâcha prise et se releva dans un cri. L'air vibra tandis qu'il résonnait de partout. Les tremblements s'emparèrent alors complètement du corps de Lou et la fillette se retrouva immobilisée, se faisant malmener de l'intérieur, d'un vent violent qui bousculait son esprit et son cœur.
Tchaaaooop...
Les yeux de l'aiglonne s'ouvrirent en grand.
Lou!
Je sais...
Elle se retourna et se mit à marcher aussi vite que possible dans le sens opposé, tentant de s'éloigner de la "Chose" qu'Elle dessinait trait par trait dans son esprit.
Lou...
Des yeux rouges, énormes, de longues pattes velues...
Lou accéléra, encore, encore. Ses pieds nus martelaient le sol tandis qu'elle filait entre les couloirs. Bizarrement, la fillette ne se cogna nulle part, tournant instinctivement à gauche, à droite... Bientôt, elle ne contrôlait plus ses pensées. Elle avait pris le contrôle... Tout ce qu'elle sentait, s'était ses pieds qui foulaient à toute vitesse le sol des couloirs et puis la peur, une peur qui emplissait son ventre et son esprit, une peur qui cognait son cœur contre sa poitrine.
Combien de temps passa? Elle ne savait pas... 30 secondes? 10 minutes? 1 heure? 2 semaines? Aucune importance... il fallait fuir. Quand enfin elle reprit ses esprits, elle se trouvait devant un petite porte en bois avec un loquet circulaire pour seule décoration. La surprise de voir prit la fillette de court. Elle qui ne pensait plus jamais revoir un tant soit peu de lumière... D'une main tremblante, elle saisit le loquet et poussa.
Lumière
Lou cligna des yeux. Une immensité d'étincelles clignotaient devant ses yeux. Quoi encore..?
Chaleur
Un vent tiède frôla son visage crispé. Non. Ce n'étaient pas des étincelles...
Espoir
... des étoiles. Lou respirait à nouveau. Elle savait où elle était. La tour d'astronomie... À petits pas, elle s'approcha du muret et s'y appuya, levant un regard brillant vers les constellations. On lui en avait appris certaines mais impossible de les repérer au milieu de ce bal d'étoiles. Petites, grandes. Tant mieux... elle pouvait s'y plonger ainsi, s'y perdre sans réfléchir à quelle image renvoyaient celles-ci, quel groupe se séparait des autres. Enfin rassurée, Lou glissa jusqu'à l'une des fentes et s'assit là, les jambes dans le vide, la tête dans les étoiles pour se perdre dans l'immensité de la voute céleste.
Dernière modification par Lou Foxer le 8 août 2018, 10 h 24, modifié 2 fois.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

Lumière  RPG++ 

Je me tournais et me retournais dans mon lit, sans jamais trouver le sommeil. Des pensées volaient dans ma tête, comme des abeilles, dont le bruit de leurs ailes s’entrechoquant, m’étais insupportable.
Chaque minutes de la journée me revenaient sans  un instant de répit. Ce n’était pas la première fois que cela m’arrivais, mais la plupart du temps, il suffisait que je pense à ma sœur pour que ça aille mieux. Hélas, impossible de m’endormir ; le sommeil avait trouvé une trop bonne cachette.

Je me levais, et pris ma baguette, ce magnifique et rassurant instrument. Il fallait que je me dégourdisse les jambes. Je longeais le dortoir sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller les filles qui dormait, et j’entrais dans la salle Commune. Il n’y avait, bien entendu personne, mais j’essayais de faire le moins de bruit possible. Je pris une poignée de chocogrenouilles abandonnées que j’enfonçais dans la poche de mon pyjama.  Ma tête se tourna d’elle-même vers la porte de la salle Commune.

*Ce ne sera pas long*

*C’est trop risqué, n’y va pas !*

*Je longerais juste le couloir, et je reviendrais, promis !*

Je me levais et sorti dans le couloir sombre.

Sombre.

Je frissonnais. Je n’avais pas spécialement peur du noir, loin de là. Mais si je me laissais trop aller, je risquerais de me perdre dans mes pensées, ce que je ne souhaitais pas du tout.

-Lumos !

La chaleureuse lumière de ma baguette m’apaisa. Rasant les murs,  j’arrivais rapidement au bout du couloir. Je ne devais pas m’arrêter, au quel cas, mes pensées prendront le dessus.

*STOP ! Tu vas trop loin !*

*Tais-toi, ce n’est pas toi qui commande !*

La voix disparut. Cela faisait quelques années que j’avais réussi à la dompter, et elle se taisait quand je le lui demandais. On était devenue de bonne amie, elle ne faisait que me conseiller, mais ça n’allait jamais plus loin. Je m’abandonnais alors, sans m’en rendre compte, laissant mon corps marcher dans la pénombre. Mon esprit s’envolant, au-delà de Poudlard, au-delà de la Terre, dans un passé lointains, que j’aurais tellement voulu oublier.

Il est là, derrière moi. Il me suit dans le couloir de l’école. Et puis, je m’entends chantonner de loin, très loin. C’est une chanson que j’aime bien, c’est la chanson de ma sœur. Je souris, cette chanson me rend heureuse, comme si Cléa était encore avec moi marchant doucement de son pas de félin.

-Promenons-nous, dans Poudlard,
Pendant qu’il fait encore noir.
Si préfet, il y avait,
Il me punirait.
Mais comme il n’y ai pas,
Il m’punira pas.

Et puis, un cri. D’abord, à peine audible, puis, au fur et à mesure que mon esprit regagne mon corps, je l’entends mieux. Il est tout près. Et puis, plus rien.

*Cours !*

Le cœur battant la chamade, je montais les marches quatre à quatre. Mes pieds nus heurtant la pierre froide, je tombais plusieurs fois dans les escaliers. Je montais, montais, montais, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus aucune marches. Me relevant pour la quatrième fois, je regardais vite fait si ma baguette était cassée. Voyant qu’elle allait bien, j’arrivais au dernier étage, épuisée. La lumière joyeuse de ma baguette s’éteignit, et le noir m’envahit. Je me laissais tomber sur le sol, le dos contre le mur. Une larme coula sur ma joue. Une larme de solitude, mais aussi de regret.  Je la séchais d’un revers de manche, et posais ma tête sur mes genoux. Le passé n’était plus, maintenant, il fallait faire face à l’avenir.

J’entendis une porte qui grince, et je tournais la tête vers la droite. Une douce lumière apparut, je ne pouvais plus la quitter des yeux. Si je tournais la tête, même une demi-seconde, elle risquait de disparaitre à jamais. Surtout, ne pas cligner des yeux…
Je me levais au ralenti, et me dirigeais vers la porte. Je poussais la porte et ouvris grand les yeux. Des étoiles, des constellations, des planètes… L’univers.

*C’est beau !*

Et puis, je la vis. Je toquais à la porte pour annoncer ma présence, ne voulant pas lui faire trop peur. C’était une première année de Serdaigle aux cheveux d’un blanc, pas très commun. Seule, à regarder les étoiles. Elle n’arrivait sans doute pas à dormir, comme moi. Je m’assis à côté d’elle, et me tourne vers elle. Je chuchote, ne voulant pas que les étoiles s’enfuient.

-Ou es-tu, quand tu les regardes ? Moi, je suis là, mais je ne suis pas là. Je suis assise, à côté de toi, les pieds dans le vide, et je suis, en même temps, loin. Très loin. Sur une autre planète, ou aucun Homme n’est jamais allé. La nature y est maitresse, et toutes sortes de créatures y habitent. Il n’y a aucune violence, aucun remord, juste joie et calme. L’eau, gargouillant, est fraiche et limpide. L’herbe, d’un vert émeraude, est douce et soyeuse. C’est mon paradis.

Je replongeais les yeux dans ceux du ciel. Mon paradis… Je souris, je le vois parfaitement, il est là. Je pourrais y plonger, mais je préfère rester encore un peu, pour la jeune Serdaigle. Si je pars là bas, elle sera peut-être seule.

Seul.

Je déteste ce mot.

Bonjour, Je suis une dinde farcie dont la date de péremption est dépassée depuis novembre dernier
J'aime picorer la tête des gens...mais à pars ça, tout va bien

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Ne perd jamais Espoir,

Lorsque le soleil se couche, les étoiles apparaissent.

La mer d'étoiles s'étendait là... devant ses yeux... au dessus de sa tête. Si son corps était coincé contre la pierre, son esprit, lui, nageait en plein ciel. Elle ne voulait pas que la houle incessante des étoiles s'arrête et qu'il faille se relever, repartir. Le vent frais qui rythmait la danse de ses cheveux revint lui caresser le visage. Qu'il faisait bon ici... C'était si prenant d'écouter le silence des étoiles... Bientôt, elle le redoutait, il faudra se relever pour repartir écouter la voix des autres. Ceux qui ne savaient pas se taire. Ceux avec qui, si on refusait de briser un silence, on passait comme insolent, fou parfois. Un sourire vint maquiller les joues de la fillette. Fou. C'était joli tout de même, Fou. On ne leur parle pas aux fous, on les laisse tranquilles... Lou aurait bien aimé être folle, qu'on la laisse un peu écouter le silence. Mais elle ne l'était pas et c'était ainsi.

Pourtant, quand la jeune fille pensait à Ivy, à Sam ou encore à Solal, elle se réjouissait de ne pas être folle. L'amitié, c'était magnifique. Nouveau... mais magnifique!

Un jour, on lui avait dit qu'elle était bizarre. Bizarre, oui... c'est mieux.

Toc... toc toc

Quoi? C'était déjà la fin? Fallait-il déjà repartir?... La fillette attendit un peu. Plus rien... Tant mieux. Replongent au plus profond des étoiles, elle ne remarqua pas la présence qui s'avançait à pas de loup. Et soudain...

-Où es-tu, quand tu les regardes ?

Le duvet contre la nuque de Lou se hérissa tandis qu'elle retenait sa respiration. Pourquoi n'avait-elle pas prêté plus d'attention? Elle aurait du filer il y a bien longtemps... Elle jeta un regard affolé aux étoiles, de peur qu'elles fuient face à cet étranger.

-Moi, je suis là, mais je ne suis pas là. Je suis assise, à côté de toi, les pieds dans le vide, et je suis, en même temps, loin. Très loin. Sur une autre planète, ou aucun Homme n’est jamais allé.

Tiens donc... Les étoiles ne bougeaient pas. Au contraire, elles semblaient écouter la voix qui murmurait à ses côtés.

Eh bien... si elles l'écoutent... peut-être devrais-je en faire autant?

Alors, sans quitter la marée de lumière des yeux, la jeune aiglonne tandis son esprit vers la présence.

-La nature y est maitresse, et toutes sortes de créatures y habitent. Il n’y a aucune violence, aucun remord, juste joie et calme. L’eau, gargouillant, est fraiche et limpide. L’herbe, d’un vert émeraude, est douce et soyeuse. C’est mon paradis.

La bleu et bronze cligna des yeux. C'était joli ce que disait la présence. Lou avait presque envie de l'écouter encore. Alors, elle détacha son regard des étoiles et risqua un coup d’œil vers celle qui avait parlé... comme une folle. C'est une petite fille elle aussi... mais un peu plus grande... c'est une petite grande. Lou ne la connaissait pas. Comme chacun, elle l'a déjà vu passer... mais c'est tout. Jamais parlé. La fillette releva alors son regard vers les cieux, imitant la petite grande. C'est vrai que là-haut, ce doit être magnifiquement calme et beau... Se perdant à nouveau dans les vagues de constellations, la jeune Foxer attendit que la petite grande reprenne... mais plus rien ne venais troubler le silence. Mais... quel poids il prenait alors, ce silence. Ce n'était plus le même qu'avant. Le vrai et beau silence avait fuit dès les premières paroles de la petite grande.

Il... il faut que je lui réponde?

Les yeux de la fillette se détachèrent des lumières pour se fixer au bout de ses pieds nus. Les mots se formaient pourtant dans son ventre, ils montaient pourtant vers sa gorge mais... quelque chose les empêchait de sortir faire vibrer l'air.

Alors Lou ouvrit la bouche et les laissa s'échapper. Sa voix d'abord rêche et faible se mua alors doucement vers sa voix à elle, celle qu'elle voulait bien montrer à ceux qui savaient écouter.

-Bah... Euh, dans un océan en fait.

Elle leva à nouveau son regard vers les étoiles.

-Je m'y perd comme dans une énorme forêt... mais une forêt immergée. On n'entend que des sons étouffés et... on retient comme sa respiration. Les cieux nous aspire, on s'y sent comme étranger mais pourtant là. Alors on tente de ne pas respirer pour ne pas brusquer les étoiles. On les observe, c'est tout. Et quand on ressort... c'est comme si on reprenait une respiration. L'air froid revient vous glacer les poumons, et...

Crac. Sa gorge se contracta et les mots se bloquèrent, s’entrechoquant douloureusement contre son gosier.

Le rouge lui monta aux joues. Elle avait beaucoup parlé... beaucoup trop. Mais elle n'y pouvait rien, ils étaient sortis comme ça les mots... et malgré la gêne qui s'emparait peu à peu du ventre de la fillette, Lou se sentit comme... libérée d'un poids.

Et puis ce fut tout comme une étincelle. Elle ne voulait pas que la petite grande parte. Elle voulait encore l'écouter... encore lui parler peut-être.

-Mais dis-moi... je ne te connais pas. Tu as un nom?

La question pouvais paraitre totalement idiote comme cela mais la fillette voulait savoir. Peut-être la petite grande était-elle un esprit. Ça expliquerait la réaction des étoiles, tiens...
Elle tourna alors son regard interrogateur vers l'inconnue, usant peut-être une dernière fois de ce mot pour elle.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

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Je sentie le regard de la jeune fille sur moi. C’était comme une caresse. L’innocence de la jeunesse. La solitude d’un chat. Détachant ses yeux de ma silhouette, elle dévisagea le ciel. C’était comme si elle lui parlait, le comprenait. Comme si elle était l’une d’elle…

*C’est un Ange blanc*

Je souris à cette pensée. Oui, un Ange, un Ange aux cheveux d’un blanc duveteux, fin comme la soie, léger comme les ailes d’un papillon. Je tournais la tête vers cet Ange. Elle n’avait pas de grandes ailes blanches, mais on aurait dit qu’elle commandait aux étoiles. Elle parut soudain troublée, et j’en fût attristé. L’Ange quitta des yeux son royaume de lumière, fixant maintenant ses pieds.

-Bah... Euh, dans un océan en fait.

Sa voie coulait comme l’eau d’une source. Elle était douce, agréable à écouter. L’Ange avait besoin de parler, je le sentais. Je lui prêtais toute mon attention, je la lui donnais comme un cadeau à noël. Son regard retomba dans ceux du ciel. Je ne pouvais plus la quitter des yeux.

-Je m'y perd comme dans une énorme forêt... mais une forêt immergée. On n'entend que des sons étouffés et... on retient comme sa respiration. Les cieux nous aspire, on s'y sent comme étranger mais pourtant là. Alors on tente de ne pas respirer pour ne pas brusquer les étoiles. On les observe, c'est tout. Et quand on ressort... c'est comme si on reprenait une respiration. L'air froid revient vous glacer les poumons, et...

*Et ?*

Il n’y eut pas de suite, hélas. Je me senti revenir à la réalité. Mais son « paradis » à elle, je l’avais vu. Je m’y étais promener, le temps d’une demi seconde, et pourtant, j’avais l’impression d’y être resté des années. Je me souvenais de chaque moment, chaque plantes, chaques animaux… Et pourtant… Il manquait quelque chose, mais je n’aurais su dire quoi.

-Mais dis-moi... je ne te connais pas. Tu as un nom?

Elle tourna la tête vers moi et je lui souris. Plongeant mon regard dans le sien, je devinais des constellations. Je ne pouvais rien lui cacher, et les étoiles le savaient. Les étoiles savent tout. Elles sont la mémoire de l’Univers, la connaissance infinie…

-J’en ai un…Mais je ne l’ai pas choisi. Il ne m’appartient pas, mais je le garde. Sarah. Il ne dit rien de moi. Et toi ?

Je n’avais pu empêcher ses phrases de sortir de ma bouche. Je devais paraitre folle, mais je m’en fichais. Les étoiles m’écoutaient, en leurs présence, seul comptait la vérité. La vérité…Qu’est ce que s’était, exactement ? Personne ne le savait.  Je sentie soudain le besoin urgent de parler. Je cachais souvent ses choses là autres, ils ne comprennent pas. Ils ne savent pas écouter. L’Ange me dévisageait toujours, attendant surement les paroles qui s’échapperaient d’un instant à l’autre. Je pouvais lui faire confiance, je le savais. Je chuchotais doucement, les étoiles pouvaient parfois avoir des réactions inattendues.

-Je passe beaucoup de temps à réfléchir aux trous noirs, et à leur gravité puissante qui déforme le temps et l’espace ; à la manière dont toi, tu serais réduit à la taille d’atomes sur l’horizon des évènements. En ce qui me concerne, j’ai un peu la sensation d’être réduit à la taille d’atomes. Comme si je me désagrégeais et que j’étais si métaphoriquement mince que j’en devenais transparente. Mais de même que rien de ce qui se passe au-delà de l’horizon des évènements n’affecte l’univers qui l’entoure, rien de ce que je ressens n’affecte quiconque dans le monde qui m’entoure. L’horizon des évènements est un point de non-retour. Rien, pas même la lumière, ne peut s’en échapper. Je me demande ce qui arrivera quand je passerai cet horizon des évènements et que je m’immergerai complètement dans le trou noir. Il existe des théories d’après lesquelles si on pénètre dans un trou noir selon un angle spécifique, on peut survivre et atteindre le fond. Les chances sont incroyablement minuscules. Je ne pense pas que je survivrai.

Je me tu. Tous cela, n’était qu’une mince partie de ce dont je pensais tout le temps, et pourtant, cela m’avais fait énormément de bien. J’espérais juste ne pas l’avoir assommée avec mon discours sur les trous noir. L’Ange m’était plus important que quiconque sur cette terre. Elle était comme la petite sœur que je n'avais jamais eu. Je devais la protéger.


Mais comment lui faire comprendre,

Ce qu’elle me faisait ressentir ?

Bonjour, Je suis une dinde farcie dont la date de péremption est dépassée depuis novembre dernier
J'aime picorer la tête des gens...mais à pars ça, tout va bien

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Lou avait eu peur que la petite grande ne reparle plus. Pendant un petit moment, elle l'avait regardé sans rien dire... et puis. Elle avait souri. Un joli sourire qu'elle avait! On y lisait la bonté et la compassion dans ce sourire. Lou aurait voulu qu'elle le garde, qu'elle continu à la regarder comme ça, en souriant.
Et puis elle se mit à parler et le sourire disparu.

-J’en ai un…Mais je ne l’ai pas choisi. Il ne m’appartient pas, mais je le garde. Sarah. Il ne dit rien de moi. Et toi ?

La fillette ne répondit pas. Elle réfléchissait aux paroles de la petite grande... non, Sarah. Elle s'appelait Sarah... Mais alors pourquoi Sarah? Pourquoi le gardait-elle ce nom, si il ne lui appartenait pas? L'avait-elle volé? Elle dévisagea la voleuse de nom. Elle semblait partie ailleurs... mais pourtant, ses yeux verts la fixait toujours avec la même intensité. Alors, la fillette plongea elle aussi dans son regard émeraude. C'était comme s'enfoncer dans des couvertures... Chaud et doux. Il n'y avait plu qu'à attendre là, que la belle voix de Sarah revienne la bercer. Elle s'endormirait alors dans ses yeux caressant.
Ah, la voilà. C'était comme le souffle du vent chaud. Tout doux et léger. Dès les premiers mots, Lou fut aspirée par cette valse de sons chatoyants. Ils passaient, les uns après les autres, sans qu'elle n'ait le temps de les attraper, de les observer.

-Je passe beaucoup de temps à réfléchir aux trous noirs, et à leur gravité puissante qui déforme le temps et l’espace ; à la manière dont toi, tu serais réduit à la taille d’atomes sur l’horizon des évènements.
En ce qui me concerne, j’ai un peu la sensation d’être réduit à la taille d’atomes. Comme si je me désagrégeais et que j’étais si métaphoriquement mince que j’en devenais transparente. Mais de même que rien de ce qui se passe au-delà de l’horizon des évènements n’affecte l’univers qui l’entoure, rien de ce que je ressens n’affecte quiconque dans le monde qui m’entoure. L’horizon des évènements est un point de non-retour. Rien, pas même la lumière, ne peut s’en échapper. Je me demande ce qui arrivera quand je passerai cet horizon des évènements et que je m’immergerai complètement dans le trou noir. Il existe des théories d’après lesquelles si on pénètre dans un trou noir selon un angle spécifique, on peut survivre et atteindre le fond. Les chances sont incroyablement minuscules. Je ne pense pas que je survivrai.

Le regard de la fillette n'avait pas changé... et pour cause, elle n'avait saisis qu'une quantité infime de mots. Mais elle avait ressentit quelque chose d'autre, au delà des mots. Le ton qu'avait employé Sarah n'était pas celui qu'on employait à tord et à travers. C'est comme un secret, une petite bribe, un filament translucide que l'on se passe en cachette... une confidence. Bizarrement, celle-ci ne faisait pas mal... elle ne pesait pas lourd sur le cœur comme celle des autres. Au contraire. Celle-ci, elle venait comme un baume au cœur, pensant ses plaies et faisant éclore quelques fleurs dans l'esprit de la fillette.
Et puis... plus rien. À nouveau le silence. Mais cette fois-ci, l'aiglonne choisit de le saisir. Il était plus joli ce silence là. Il portait encore quelques fragments des paroles de la fille qui lui faisait face et qui, encore, la regardait. Lou n'aurait su expliquer la façon dont Sarah la regardait. Mais c'était différent. Ce n'était pas gênant comme les regards qui détaillent, ni vexant, comme celui de ceux qui cherchent la pitié. Non. Celui-ci, c'était un regard... un vrai.
Finalement, quand le silence se mit à peser dans l'air, la jeune Foxer détermina qu'il était temps de répondre à la fille au vrai regard.

- Moi... je m'appelle Lou. Mais mon prénom, je ne l'ai pas volé. Mes parents me l'ont offert... comme un cadeau. Papa dit qu'il ne faut pas refuser les cadeaux. Alors je l'ai pris et je l'ai gardé. Depuis, il fait partit de moi... je l'ai apprivoisé.

Elle s'arrêta ici. De toute manière, il n'y avait plus rien à ajouter. Les mots, Lou l'avait vite remarqué, ils sont difficiles. Ils ont besoin de leur moment pour sortir. Sinon, il font demi-tour et s'oublient. La fillette n'avait plus rien à dire... enfin...
Son regard quitta celui de la jeune fille. Oui, il en restait un. Mais il était important. Elle ne pouvait pas le dire comme ça. Il fallait bien l'emballer avant de l'offrir. Pas trop non plus... ce mot là, il était très difficile, plus que les autres même. Lui, son moment, il ne durait pas longtemps. Il fallait bien le trouver avant. Et puis soudain, tandis qu'elle levait les yeux vers le ciel, Lou la vit. Une longue trainée argentée aux reflets dorés. Une étoile filante.
Alors, quand la dernière étincelle d'or se perdit dans les cieux, la jeune Foxer baissa les yeux vers Sarah et entrouvrit ses lèvres pour laisser doucement passer le mot précieux, pour ne pas qu'il se brise.

-Merci.

Et puis elle se détourna et entreprit de fixer les étoiles. Elles semblaient soudain bien plus brillantes, plus joyeuses. Alors, un sourire naquit sur le visage de la fillette. Un vrai sourire, un sourire d'espoir, un sourire de joie. Un sourire comme, peut-être jamais, auparavant, elle n'avait eu.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

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Elle m’écoutait, calmement, ses yeux bleus plongés dans les miens. Et, puis, le silence. Dès le dernier mot qui sortie de ma bouche, je me sentie comme aspiré dans un monde parallèle. J’aimais le silence, il me disait ce qu’il fallait faire, comme le guide de ma vie. Il m’ordonnait de me taire, de ne plus bouger, de laisser l’Ange parler. C’est ce qu’elle fit. L’entendre parler était agréable, presque extraordinaire. 

- Moi... je m'appelle Lou. Mais mon prénom, je ne l'ai pas volé. Mes parents me l'ont offert... comme un cadeau. Papa dit qu'il ne faut pas refuser les cadeaux. Alors je l'ai pris et je l'ai gardé. Depuis, il fait partit de moi... je l'ai apprivoisé.

Je souris de plus belle. Apprivoisé…Je n’y arrivais toujours pas, même après toutes ses années. Il ne me pesait pas lourd, et pourtant, je ne pouvais supporter l’idée qu’il me soit assigné pour la vie. Avec, je me sentais prisonnière, comme si j’appartenais à quelqu’un. C’était une chaine d’argent, impossible à détruire.
Je repensais à sa chaine à elle. Lou. Je trouvais ce prénom très beau. Comme une chaine en or, cela lui allait à merveille. Non, pas une chaine, une médaille, qu’elle portait comme un trophée. Elle se tourna vers le ciel. Je voyais chaques étoiles se refléter dans ses yeux, et puis, un éclair d’or y passa. C’était magnifique. Et puis, se retournant vers moi, elle laissa échapper un mot, un seul.

-Merci.

Je restais quelques secondes sans rien faire. J’ouvris la bouche, mais aucun son n’en sortie. J’aurais voulu dire quelque chose, mais rien ne me venait à l’esprit. Je sentie bête. Son regard glissa à nouveau vers les étoiles, et un sourire se dessina sur ses lèvres. Savoir que Lou était heureuse me faisait du bien.

-De rien.   

Je me tournais vers les étoiles. On aurait dit qu’elles me souriaient, comme si j’avais fait une chose qu’elles approuvaient. Et puis, je me souvins des chocogrenouilles que j’avais pris dans la salle Commune. J’en sortie deux,  et je les contemplais bêtement.

-Tu en veux une ?

Je lui tendis l’une des friandises, et ouvrit la deuxième. La grenouille de chocolat me fila entre les doigts, et sauta à côté de moi. Elle se stoppa d’un coup, et j’en profitais pour tendre ma main vers elle. Mais au moment où j’allais l’attraper, je laissais retomber ma main. Cette friandise n’était pas normale, elle semblait, elle aussi, être en connexion avec les étoiles. Je trouvais cela très étrange, mais ce moment ne dura qu’une petite minute, et la grenouille de chocolat sauta dans le vide. Je me penchais, au risque de tomber, mais je n’avais pas peur de mourir. J’étais calme, très calme. Je me tournais vers Lou. Loup. Au fond de nous, nous sommes toujours des bêtes sauvages. Le besoin de parler m’envahit encore une fois.

*Encore ?*           

-J’aimerais pouvoir prendre toute ta tristesse pour la remplacer par de la joie. Mais je n’en suis pas capable. Cela dit, je peux essayer. Parce que tu en vaux la peine. Tu as des tas de galaxies enfouies en toi et surtout une vie entière qui t’attend. Tu vas accomplir tellement de choses et rencontrer tant de gens ! Ne lâche rien. La vie va se compliquer. Mais elle va aussi s’améliorer. Garde le sourire. Ce n’est pas grave de pleurer de temps en temps. Ni de rester un peu toute seule. Mais c’est important de ne rien lâcher.

Je souris. Encore. Ses paroles, elles ne sont que pour l’Ange. Mais je sens, que j’en avais besoin, aussi. Pour moi. Comme un pansement sur une coupure, un trait d’espoir, dans un monde de fou. L’horizon de mon trou noir.
Je me rends compte, alors, que j’ai besoin de Lou. Je voudrais que ce moment s’éternise, qu’on reste là, ensemble.

*Ensemble, on est forte.*

J’ai peut-être beaucoup trop parlé, elle en a peut-être marre de moi. Ma vie est un océan de «peut-être». Je ne veux pas qu’elle parte.

-Je parle trop. Je suis désolé. Je vais me taire.

Ma gorge se noue. Je dois le dire, mais je n’arrive plus à parler. Je tourne la tête vers les étoiles. Elle semble m’encourager. Je frissonne. L’air tiède me chatouille la nuque, les étoiles brillent comme des feux, des étincelles. Des vies… Et puis, je sens le nœud partir, ma voix revenir… Un souffle.

-S’il te plait, ne pars pas…

Ma voix se brise, comme l’écume sur les rochers. Mon ton est plaintif, triste… Je n’ose plus regarder l’Ange. Elle brille de mille feux, et moi, je reste dans son ombre.

C’est mon étoile polaire.

Bonjour, Je suis une dinde farcie dont la date de péremption est dépassée depuis novembre dernier
J'aime picorer la tête des gens...mais à pars ça, tout va bien

Lumière  RPG++ 

Il y eu un silence et puis.

-De rien

Sarah se tourna à nouveau vers les étoiles. Là, à les regarder ensemble, Lou éprouvait un bonheur immense... il semblait s'étendre loin, plus loin encore que l'horizon, plus loin encore que cette étoile, toute petite, qu'elle fixait depuis. Une jolie étoile. Elle brillait tout doucement mais elle avait attiré l'attention de l'aiglonne. Cette étoile, elle était un peu comme elle. Toute petite, perdue au milieu d'un monde trop grand.

Il y eu un petit bruit et une main vint se présenter devant elle. Lou baissa les yeux vers la friandise qu'on lui tendait.

-Tu en veux une?

D'un geste incertain, la fillette prit la chocogrenouille et l'observa de plus près. Elle en avait déjà vu mais celle-ci était différente puisqu'elle lui avait été offerte par la fille au regard vrai. Elle coula un regard vers elle. La jeune fille avait déjà déballé sa friandise et... Lou eut un sursaut. Elle avait oublié que les grenouilles de chocolat vivaient quelques instants. La friandise bondissante éveilla soudain la curiosité de l'aiglonne. Elle ne pouvait pas VRAIMENT être vivante puisqu'elle n'était faite que de chocolat... Mais ce devait être bien difficile des les manger après les avoir vu profiter de la vie quelques secondes. Le regard de la fillette ne quittait plus la grenouille. Et puis, soudain, la main de Sarah s'avança vers l'animal. Lou se retint de crier, les yeux agrandis de frayeur.

Papaaaa! Arrête!... Mais laisse le!

Une table, le salon, la main de son père au dessus d'un petit scarabée perdu au milieu de la table.

Mais calme-toi... ce n'est qu'un scarabée Lou. Il y a trois secondes, je te signal que tu hurlais de peur...

La main se lève à nouveau, doucement, comme celle d'un prédateur au dessus d'un terrier de lapin.

Non! Papa! Laisse, on va le mettre dehors et...

Bam. Noir. Des yeux fermés précipitamment pour ne pas voir le sourire satisfait, pour oublier l'être écrasé... mort. Mort.

Pourtant cette fois-ci, Lou ne crie pas. Il semblerait que la vie soit ainsi. Les petits, trop petits pour ce monde, sont écrasés. Écrases par l'orgueil des grands. La jolie étoile, plus personne ne la remarquera. Le hasard avait fait tomber le regard de l'aiglonne sur sa trace mais qui la cherchera? Qui tentera de retrouver cette toute petite étoile, déjà dévorée par la lumière des autres? La vie est donc ainsi... c'est la loi qu'elle a ébauché et qu'il faut accepter...

Mais la main ne frappa pas. Surprise, la fillette leva les yeux vers Sarah. Un masque étrange couvrait son visage. La grenouille sauta encore deux fois puis s'immobilisa en l'air avant de tomber... dans le vide... et puis plus rien ne bougea. Sarah, immobile au dessus du vide, et elle, tétanisée, fixant encore le point où elle avait vu disparaitre la grenouille.

-J’aimerais pouvoir prendre toute ta tristesse pour la remplacer par de la joie. Mais je n’en suis pas capable. Cela dit, je peux essayer. Parce que tu en vaux la peine. Tu as des tas de galaxies enfouies en toi et surtout une vie entière qui t’attend. Tu vas accomplir tellement de choses et rencontrer tant de gens ! Ne lâche rien. La vie va se compliquer. Mais elle va aussi s’améliorer. Garde le sourire. Ce n’est pas grave de pleurer de temps en temps. Ni de rester un peu toute seule. Mais c’est important de ne rien lâcher.

Tristesse... Le regard de Lou se reporta vers le beau, le vrai regard de Sarah tandis que tout se bousculait dans sa tête. Elle ne savait pas comment réagir face à cela. Elle n'avait pas l'habitude d'être de l'autre côté. Ce côté là où l'on s'ouvre et qu'on explique. Elle, elle avait toujours été là où on écoute, où l'on aide. De ce côté-ci, la fillette ne savait pas comment jouer le personnage, elle n'était pas à la bonne place. Pourtant, Sarah continuait. Alors Lou décida d'écouter. De l'aider, elle aussi. Elle ne voulait pas passer de l'autre côté, ce n'était pas sa voix. Elle, elle le sentait, son devoir, c'était écouter... écouter et comprendre. La fillette se concentra un peu plus sur les paroles de Sarah et se laissa emporter. Elle s'immergea dans ces flots de paroles pour s'en imprégner et laissa les doux mots lui traverser les bras, les jambes, pour filer droit vers son cœur. Les mots l'enveloppèrent dans une douce couverture et s'y fixèrent, recouvrant les fissures et les coupures, allégeant les aveux reçus trop imposants. L'esprit de la fillette était totalement tourné vers celui de l'Esprit des étoiles... Oui, c'est ça... Elle était un esprit. Et elle parlait nom des étoiles...

-Je parle trop. Je suis désolé. Je vais me taire.

Non... La respiration de la fillette se coupa. Il ne fallait pas qu'elle arrête. Elle avait besoin de sa voix, elle avait besoin de cet Esprit. C'était comme vitale, il fallait qu'elle reste là. Elle le sentait maintenant dans ce silence qui s'étirait douloureusement. Et puis soudain.

-S’il te plait, ne pars pas…

Les lèvres de Lou s'entrouvrirent tandis que ces paroles atteignaient son esprit. Tout y est soudain soudain agité, comme la houle d'un océan qui s'écrase contre ses tempes. Elle aussi? Et puis, sans que la fillette n'ai le temps de la retenir, sa petite main vient se poser sur celle de Sarah, l'autre serrant encore la boite à chocogrenouille.

-Je ne partirais pas mais... mais je ne veux pas que t'envole toi non plus... reste s'il te plait...

Là, c'est sorti... Soudain, la respiration de la fillette se fait plus saccadée, comme à chaque fois qu'elle veut bien ouvrir son cœur. Sous ses paupières, une larme se forme déjà. Non. Pas ici. L'Esprit des étoiles a raison. Il fallait garder le sourire, l'espoir. D'un geste rapide, elle l'essuya et laissa un sourire éclairer son visage.

-Tu sais, quand ma grand-mère est venue nous voir pour la dernière fois, elle m'a dit quelque chose que je n'oublierai jamais... La vie est courte et nul ne sait ce qu'il y a après. Les Hommes se précipitent vers les grandes choses pour combler l'espace qu'il leur reste, ils soulèvent des montagnes pour trouver du bonheur mais... tout réside dans les petits moments. Un sourire, une lueur. Si on sait bien observer et trouver ces petites choses, on peut remarquer que le bonheur est juste là. Ceux qui courent pour le rattraper le sèment et ceux qui s'arrêtent, essoufflés, le laissent passer sans le voir... Ma grand-mère, elle l'avait trouvé le bonheur, le vrai... et elle me l'avait montré. C'était une fleur, un bouton d'or, comme il en pousse de partout...

La fillette s'arrêta. C'était bien la première fois qu'elle parlait de sa grand-mère à quelqu'un. Mais le souvenir n'avait rien de douloureux comme elle l'avait souvent imaginé, tentée d'oublier. Non. Bizarrement, ce souvenir avait comme fait pousser un bouton d'or entre les doigts de la fillette, posés sur la main de Sarah. Sarah... Elle leva les yeux vers Celle qui parlait au nom des étoiles et soudain, crut voir le reflet de sa grand-mère dans les yeux de la fillette. C'était donc ça qui l'avait tant obnubilée dans ce regard... L'Esprit des étoiles possédait les mêmes yeux que sa grand-mère.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

Lumière  RPG++ 

Je senti une toute petite chose se poser dans ma main. Je levais les yeux du vide et les posais sur la petite main de l’Ange. Elle était froide, presque sans vie. J’écarquillais les yeux. Je n’aimais pas trop les contacts, mais je ne pouvais enlever ma main de celle, délicate et fragile, de Lou. C’était presque féerique. Au lieu de la retirer méchamment, de m’écarter avec une expression dégouté,  je resserrais les doigts autour de la paume de l’Ange.

-Je ne partirais pas mais... mais je ne veux pas que t’envole-toi non plus... reste s'il te plait...

Je levais les yeux vers elle, touché par cette révélation. Cela faisait à peine une heure qu’on se connaissait, et j’avais l’impression de la connaitre depuis toujours.  J’avais l’impression, de l’avoir retrouvée, après des années. Comme des jumelles qu’on sépare à la naissance, pour le seul plaisir des parents, qui veulent avoir la garde que d’une d’entre elles. Comme deux étoiles, séparées par des milliards de kilomètre, l’une de l’autre. Deux étoiles, qui, après avoir parcouru pendant des décennies ces kilomètres, se retrouve enfin, heureuses d’avoir su, qu’elles n’étaient pas seules.

*You are not alone*

Oui, j’étais là, pour elle, et elle pour moi. Comme deux sœurs. Mais cette pensée me fit culpabiliser. C’est comme si, en prenant Lou comme une sœur, je rejetais complètement Cléa. Comme si je l’oubliais, après toutes ses années, après ce jour où elle est partie, dans son lit de St Mangouste. Emmenée de force, par quelque chose que je ne comprenais pas, à l’époque. Quelque chose de maléfique, d’immortel… 

-Tu sais, quand ma grand-mère est venue nous voir pour la dernière fois, elle m'a dit quelque chose que je n'oublierai jamais... La vie est courte et nul ne sait ce qu'il y a après. Les Hommes se précipitent vers les grandes choses pour combler l'espace qu'il leur reste, ils soulèvent des montagnes pour trouver du bonheur mais... tout réside dans les petits moments. Un sourire, une lueur. Si on sait bien observer et trouver ces petites choses, on peut remarquer que le bonheur est juste là. Ceux qui courent pour le rattraper le sèment et ceux qui s'arrêtent, essoufflés, le laissent passer sans le voir... Ma grand-mère, elle l'avait trouvé le bonheur, le vrai... et elle me l'avait montré. C'était une fleur, un bouton d'or, comme il en pousse de partout...

*La mort…*

Voilà le nom de cette entité du malheur. Celle qui nous sépare de ceux qu’on aime. Lou aussi l’avait croisé, peut-être plus d’une fois. Ma mère et ma sœur l’avait suivi, sans rien se douter. S’était peut-être pareil pour sa grand-mère…
Je repensais à ce que venait de dire l’Ange. C’est vrai ; la vie est courte, trop courte.

*Le bonheur, c’est comme une fleur, une caresse, un moment tout petit, mais essentiel*

La grand-mère de l’Ange devait être une personne incroyable.
Quand elle releva les yeux vers moi, elle parut troublée, comme si elle venait de comprendre quelque chose de très important. Je lui souris, comme pour la rassurer, serrant toujours sa main. Je n’avais plus envie de penser à la Mort, alors je changeais de sujet, tout aussi naturellement.

-Je ne m’envolerais pas.

Je poussais un soupir. La vie est dure, trop dure…

-Pourtant, j’aimerais bien, m’envoler. Etre un oiseau, libre de ses mouvements. Un oiseau heureux, puissant, qui pourrait protéger ceux qu’il aime. Un oiseau immortel, contre les hommes et leurs armes, contre les femmes et leurs jalousies, contre les enfants et leurs ricanements incessants. J’aimerais pouvoir sentir le vent contre mes ailes, mes yeux guettant chaques faits, chaques mouvement que la Terre produit à chaque instant. J’aimerais parcourir des milliers de kilomètre, sans penser à rien d’autre que la liberté. J’aimerais foncer tête baissée dans les courants ascendants, faire des loopings au milieu des nuages, n’entendre rien d’autre que le mouvement incertain de mes ailes battant calmement l’air. Pour moi, le bonheur c’est ça. C’est un oiseau arc-en-ciel, libre. Un grand aigle royal.

Je repris ma respiration. J’avais promis d’arrêter de parler, et pourtant, ça m’avait échappé. C’est vrai que ça devait être super d’être un oiseau. Pourquoi je n’en étais pas un ? Pourquoi je suis une humaine, cette espèce de mammifère qui se dit plus intelligent que les singes, alors qu’il ne pense jamais à réfléchir sur ce qui l’entoure.
Sans lâcher sa main, je bascule en arrière et m’allonge sur le sol froid de la tour. Je place mon autre bras sous ma tête et je regarde les étoiles. L’une d’entre elle attire mon regard. Elle brille plus que les autres, comme si elle était plus importante.

*L’Etoile du Berger…*

La première à apparaitre, la première à me tenir compagnie, quand la nuit tombe. Elle n’oublie personne ; tout le monde compte. Elle est là quand on a besoin d’elle, quand on est triste, et nous, en échange, on lui offre nos rêves.

Fais de ta vie un rêve,

et de ton rêve une réalité.

Bonjour, Je suis une dinde farcie dont la date de péremption est dépassée depuis novembre dernier
J'aime picorer la tête des gens...mais à pars ça, tout va bien

Lumière  RPG++ 

-Je ne m’envolerais pas

Sortant des yeux de Sarah dans un frémissement, Lou s'accrocha de toute ses forces à cette promesse. Elle ne voulait plus être seule dans le noir, elle ne voulait plus qu'Elle devienne sa seule compagnie... plus jamais.
L'esprit des étoiles poussa alors un soupir et l'aiglonne leva ses yeux surpris vers elle. Il semblait transporter tellement de tristesse ou de rancoeur que cela fit tout basculer dans la tête de la fillette. Et puis l'esprit se remit à parler et Lou oublia tout. Elle, le soupir, pour se plonger dans cette voix qui était devenue en l'espace d'une nuit sa lueur d'espoir.

-Pourtant, j’aimerais bien, m’envoler. Etre un oiseau, libre de ses mouvements. Un oiseau heureux, puissant, qui pourrait protéger ceux qu’il aime. Un oiseau immortel, contre les hommes et leurs armes, contre les femmes et leurs jalousies, contre les enfants et leurs ricanements incessants. J’aimerais pouvoir sentir le vent contre mes ailes, mes yeux guettant chaques faits, chaques mouvement que la Terre produit à chaque instant. J’aimerais parcourir des milliers de kilomètre, sans penser à rien d’autre que la liberté. J’aimerais foncer tête baissée dans les courants ascendants, faire des loopings au milieu des nuages, n’entendre rien d’autre que le mouvement incertain de mes ailes battant calmement l’air. Pour moi, le bonheur c’est ça. C’est un oiseau arc-en-ciel, libre. Un grand aigle royal. 

Voler... C'était donc ça le bonheur de Sarah? Voler et être un oiseau... un aigle royal. Chacun avait donc sa propre vision du bonheur. C'était peut-être pour ça, après tout, que peu de personnes le trouvait. Aucune boutique, aucun parc ne pouvait fournir du bonheur à chacun. La vie semblait être faite pour cela... chercher son bonheur, trouver sa raison de le suivre. Plus elle y réfléchissait, plus Lou se demandait si elle, elle savait au moins ce qu'était SON bonheur, son but à atteindre, sa raison de vivre. Les adultes semblaient tellement obnubilés par cela que ça semblait d'une importance sans borne. Mais elle ne voulait pas y penser maintenant. Non, elle voulait profiter de ce moment comme s'il était son bonheur à elle. À trop y réfléchir, la jeune aiglonne avait bien trop peur de le trouver et de se désintéresser de tout pour ne se tourner que vers lui.

Au lieu de s'assombrir les pensées, l'aiglonne choisit plutôt de suivre Sarah, allongée là, à ses côtés. Elle semblait si loin de la terre à ce moment, si loin dans les cieux, comme envolée, que Lou préféra, elle aussi, cesser de penser à ce monde d'adulte qui se rapprochait bien trop vite.

Là, contre la pierre fraîche, main dans la main, les deux fillettes semblaient ne faire qu'un. Un seul et même élément, unies dans ce monde trop compliqué. Leur regards se perdaient ensemble dans l'océan d'étoiles et puis soudain... Sentant la main de Sarah se crisper presque imperceptiblement, Lou s'arrêta sur l'étoile qu'elles survolaient et son souffle se suspendu un instant. C'était bien cela, tout semblait s'assembler d'un bloc. L'étoile du Berger... C'était elle, elle qui reignait sur cet océan, elle qui était l'esprit des étoiles... L'Esprit des étoiles... Sarah, Sarah qui l'avait sauvée des ténèbres, Sarah qui l'avait guidée vers la lumière. Sarah... c'était elle l'Étoile du Berger. Tout comme l'astre illuminait le ciel le premier de sa douce lumière, tout comme il guidait les voyageurs vers leur port.

Et puis le doute prit la fillette de court. Si l'étoile du Berger s'en allait quand le jour se levait... qu'en ferait donc Sarah? S'envolerait-elle avec les étoiles quand le matin arrivera? Non. Lou ferma les yeux un instant pour ne voir qu'elle. L'Esprit avait promis... il resterai là, il sera plus courageux que l'étoile et viendra affronter le soleil. Il ne s'envolerai pas.

Un baillement s'échappa des lèvres entrouverte de la jeune Foxer. La fillette se rendit soudain compte de ses paupières lourdes, de son esprit tout enquilosé, de la nuit que s'échappait de plus en plus là-bas au loin. Ses rêves semblaient l'appeler vers le sommeil. Lou tourna doucement ses yeux vers l'Esprit des étoiles. Sera-t-elle là demain, quand le soleil aura tout recouvert de sa propre peinture si différente de celle de la nuit? La reconnaîtra-t-elle quand une couleur viendra habiller son uniforme, l'éloignant un peu plus de sa vie d'aiglonne? Lou ne connaissait que son prénom... Mais une idée vint rassurer la fillette. Se laissant aller vers ses rêves, la jeune Foxer s'immergea au maximum dans cette idée. Demain, elle se réveillera aux aurors, assez tôt pour redescendre dans son dortoir sans préoccuper les autres et elle retrouvera l'Esprit des étoiles.

Pourquoi? Étrange question...
Car elle était son Étoile du Berger bien évidemment...
Elle la retrouverai.


Voilà... bon, c'est une fin de RP pour moi... merci infiniment d'avoir partagé cela avec moi, j'ai sincèrement adoré. J'espère de tout coeur te revoir dans un prochain RPG. Merci beaucoup de m'avoir guidé vers ces idées auxquelles on ne s'abandonne pas assez. Le bonheur est juste là, près de moi et c'est grâce à toi que je l'ai trouvé... Merci.
À mon Étoile du Berger.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

Lumière  RPG++ 

Lou s’allongea à son tour. Je ne quittais pas le ciel des yeux. Cette immensité bleue, aussi sombre que lumineuse, qui intimide, mais qui, en même temps, fait rêver. Et puis, il y a les étoiles, ces petites choses précieuses, incroyablement lointaines que personne n’arrive à atteindre. Elles sont là ; dans le ciel à nous regarder. Et puis, elles ne sont pas là ; trop loin, dans l’espace.
Bientôt, l’océan apaisant de la nuit laissera place au désert aride du jour, mais ce sera bientôt. Pas tout de suite. Maintenant, c’est la nuit, douce et belle. Nuit. Calme. Bonheur. Mais le soleil se lèvera alors doucement, comme un ennemi près à attaquer. Jour. Larmes. Malheur. Alors je redeviendrais Sarah, la blonde aux yeux verts, celle qui ne montre pas ses faiblesses, celle qui est de marbre, mais qui sera pour toujours une petite fille perdu, triste et morte.

*Morte ? Mais nous le sommes tous, un jour. Il suffit d’un petit rien, d’une peine, d’un malheur, et on s’effondre. Lentement. Certain résiste, lutte toute leur vie, tente en vain d’oublier. Mais on ne peut oublier. Parce que c’est trop dur. Parce qu’il y aura toujours quelque chose pour nous rappeler. *

Alors, je reviens lentement à moi, je quitte l’océan limpide. Et je repense à cette nuit. Cette nuit où j’ai rencontré Lou. Je me remémore tout ce qui c’est passé dans cette tour d’astronomie. Du moment où j’ai poussé doucement la porte de bois, jusqu’au moment où elle m’a pris la main. Alors mon cœur explose. Je suis envahie d'un coup par les sentiments.

Joie.

Colère.

Amour.

Peur.

Surprise.

Tristesse.

J'ai envie d'éclater de rire, de pleurer, de crier. Mais je ne peux pas. Pas à côté de l'Ange. Alors j’empêche mes yeux de pleurer, ma bouche d'hurler, mes main de taper. Mon corps se convulse, je tousse. Je préférerais cracher. Mais je ne peux pas. Pourquoi ? Pourquoi cela m'arrive t-il ?
Un bâillement.
Je me tournais alors vers l’Ange blanc, qui me regardait de ses yeux endormi. Il me demandait quelque chose, je le savais. Moi aussi j'avais une question. Mais je me refusais de parler, craignant les larmes. Alors je plongeais mes yeux dans les siens et lui demandais, comme par télépathie.

*Dit-moi, belle-être, pourquoi ses sentiments m'envahissent-t-il ? Pourquoi s'adresse t-il à toi, plus qu'à n'importe qui d'autre ? Dit-moi, être de mes rêves, dit-moi pourquoi je t'aime.*

  Alors je compris. Oui, je le savais, je pouvais enfin utiliser le verbe savoir, sans le profaner. Et comme je savais, les sentiments disparurent un à un, doucement. Seul restait alors le bonheur.
Lou est plus qu'une jeune fille, une copine, une meilleure amie. C'est un trésor. Précieux. Tellement, que parfois on passe juste à côté sans le remarquer. Ce que je ressentais pour elle était plus fort que de l'amitié, plus fort encore que l'amour. L'Amour est grand, mais il y a quelque chose de plus immense. Ça n'a pas de nom, mais c'est beau.
L'Ange ferme les yeux, doucement. Bientôt, sa respiration devint lente et régulière. Je voudrais ne pas la laisser là, seule. J'aimerais la prendre dans mes bras, m'endormir contre elle. Mais quelque chose m'en empêche, m'ordonne de la laisser là. Serais-ce les étoiles qui me donnent conseil ? Alors j'obéis, mais avant de partir, je la soulève et la pose un peu plus loin du bord. Je ne veux pas qu'elle ai froid. Alors je descend à toute vitesse les escaliers, prend une couverture dans mon dortoir et remonte en courant. Sans un bruit. Je ne croise personne.
Je me laisse tomber à genoux à côté d'elle et place le doux tissu bleu sur la jeune fille. Je me penche alors un peu plus près et dépose un baiser sur sa joue fraîche. Je me redresse. Alors ma bouche s'ouvre et laisse passer un filet de voix.

-A demain, Ange Blanc. Je serais sous le chêne dans le parc, comme tous les matins. Si tu veux encore de moi, même en plein jour.

Je savais qu'elle m'entendait, mais j'avais peur qu'elle refuse, qu'elle oublie, qu'elle me laisse seule. Alors je me dit qu'un Ange, ça n'abandonne personne. C'est un messager des étoiles, et ça n'oublie pas. Cette pensée me rassure peu, et je me lève. Je ne dormirais pas, je le sais. Je me lèverais tôt, j'irais au chêne, j'attendrais. J'attendrais toute la journée s'il le faut, parce que j'ai espoir. Il faut toujours avoir Espoir.

On dirait, qu’on a tous un ange

On dirait, on dirait bien que c’est toi

On dirait, que dans ce monde étrange

On dirait que t’as toujours été là



Merci pour ce RP ! J'ai tout simplement adoré, rien à dire de plus. A une prochaine fois, peut-être ? 
Pour mon Ange Blanc  <3


Bonjour, Je suis une dinde farcie dont la date de péremption est dépassée depuis novembre dernier
J'aime picorer la tête des gens...mais à pars ça, tout va bien