Astronomie

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 libre  Premières larmes

Si vous souhaitez intervenir, vous le pouvez. Pour l’instant ce RP est plutôt solo, mais si vous avez des idées pour l’enrichire, ne vous privez pas.

 Les jours avaient à peine commencé à rallonger, et, à cette heure avancée dans l’après-midi, le ciel était déjà d’un bleu tirant sur l’indigo. On était un dimanche, en janvier, et il faisait froid. Pourtant, le sommet de la tour d’astronomie n’etait pas vide comme on aurait pu le penser. Une fille était assise sur un des créneaux, emmitouflée dans sa cape et son écharpe, frissonnante, et entrain de regarder la forêt interdite. C’etait Elea. Elle venait de rentrer de ses vacances de Noël et elle était triste.
 Non pas qu’elle aurait voulu rester chez elle plus longtemps -entendre sa grand-mère la comparer à longueur de temps avec sa sœur n’était vraiment pas un plaisir- mais sa sœur, elle, lui manquait. Malgré leur sept ans de différence, elles étaient très liées, et, quand Auréllia était partie pour Poudlard, la distance les avait paradoxalement rapprochées encore plus. Mais maintenant, c’était Elea qui était à Poudlard, et qui devait agir dans l’ombre de sa sœur. Elle devait supporter les professeurs l’appelant Auréllia ou lui disant qu’elle était vraiment « comme sa sœur », qu’elle « suivait le même chemin ». Elea ne voulait pas de cela. Elle voulait être meilleur. Elle voulait être elle, et seulement elle. Pas une contrefaçon ou une vulgaire décalcomanie.
 Une grosse larme coula sur sa joue. Et toutes les autres suivirent. Toutes les larmes qu’elle retenait depuis le début de l’année sortirent enfin. Elle pleura sa sœur, sa perfection inaccessible. Elle pleura son anxiété, ses défauts, ses qualités dont elle avait rêvé. Elle pleura ce qu’elle était, ce qu’elle voudrait être. Elle pleura son corps, qu’elle détestait. Elle pleura ces « effort exceptionnels » qui venaient la narguer, qui lui disait « tu devrais faire mieux ! C’est une honte ! ». Elle pleura l’envie de tout arrêter qui lui venait parfois. L’envie de s’envoler, de tout laisser derrière elle. Elle pleura tout et elle pleura rien.
 Et, curieusement, cela lui fit du bien. Elle sentit ces larmes, presque gelées au contacte du vent, trouver le chemin qu’elles cherchaient depuis des mois sur son visage. Elea était seule ici ; personne ne pourrait tirer parti de ces instants de faiblesse. Mais en même temps, elle aurait voulu partager ses peines et ses difficultés. Presque inconsciemment, aux milieux de ses larmes, elle verbalisa se désire :
« Je... je voudrais tant pouvoir parler. »
Dernière modification par Elea East le 22 février 2019, 18 h 35, modifié 1 fois.

« Scelle tes charmes », Christelle Dabos.
Team Marchombres !

 libre  Premières larmes

Mais non. Non, elle ne pouvait pas. Elle n’arriverais pas à briser la carapace qu’elle avait passé tant de temps à se forger. Et pourtant... pourtant elle voulait partager ses peines. Et voulait leur donner une forme, pour qu’elle ne soient plus des pensées, volatiles mais persistantes. Elle voulait mettre des mots sur ces ombres. Une idée lui vient et elle chercha quelques instants dans son sac. Elle en sorti un carnet complètement vierge à la couverture noire, et un stylo noire. Elle essuya ses dernières larmes et l’ouvrit. Et elle commença à écrire.
Voici mes peines en offrande aux intempéries,
 Vent comme pluie

                                                                                                    L&A 

De l’autre côté du miroir.
Un reflet.
Pourquoi est-ce que je n’ai pas le droit d’être Moi ?
Parceque. C’est injuste. Parceque. Je refuse.

Comment faire ?  

Je ne sais pas. 



Et pourtant je suis moi.

Personne d’autre. Pas Elle. Je l’aime. Mais je ne suis pas Elle. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je n’y arriverais pas.

Une goutte de pluie s’ecrasa sur le dernier mot. Ou peut-être était-ce une larme ?
A présent, il fesait vraiment nuit et Elea devait se dépêcher si elle voulait arriver à temps pour le dîner. Elle referma le carnet et le glissa dans une fente entre deux pierres de la tour. Après un instant d’hésitation elle le ressortit et le tapotât avec sa baguette en murmurant « impervio ».  Elle le replaça rapidement, et pris quelques instants pour se ressaisir, puis sortit de la tour.

« Scelle tes charmes », Christelle Dabos.
Team Marchombres !

 libre  Premières larmes

C'est en cette belle matinée de fin d'hiver que Katniss avait décidé de monter jusqu'à la tour d'Astronomie. Le ciel était bleu pastel et le léger vent emportait avec lui l'odeur de la terre mouillée de la veille et celle des bourgeons qui avaient fait leur sortie il y a quelque jours seulement. Elle s'approcha des créneaux et posa ses mains dessus tout en prenant un grand bol d'air frais. Elle regarda la Forêt Interdite pendant de longues minutes. Elle crue plusieurs fois apercevoir des silhouettes se dirigeant vers l'immense étendue mais ce n'était qu'une illusion de son esprit.

Puis elle se mit à marcher, indécise.
* Je n'arriverai jamais à rendre mon devoir à l'heure...*
Elle s'assit contre la pierre froide et prit sa tête entre ses mains.
« Et la meilleure chose que je trouve à faire, c'est de glander ici ! cria-t-elle à elle-même, il faudrait que je demande de l'aide à... Oh ! Un carnet... »
Elle se releva rapidement et s'élança vers l'endroit où elle avait vu un carnet. C'était un carnet noir, tout simple. Katniss commença à le feuilleter - toujours par la dernière page, comme à son habitude - et trouva enfin des écritures au début du carnet. L'encre noire avait un peu pali. La jeune fille se demanda depuis combien de temps ce carnet était ici et surtout qui l'avait laissé ici. Était-ce un oubli de la part de son propriétaire ? Ou était-ce une cachette ?

Elle commença à lire le carnet :
«
Voici mes peines en offrande aux intempéries,
Vent comme pluie



L&A »

Katniss fronça les sourcils mais ne s'arrêta pas pour autant. Elle posa ses coudes sur les créneaux de la tour et continua sa lecture :

« De l’autre côté du miroir.
Un reflet.
Pourquoi est-ce que je n’ai pas le droit d’être Moi ?
Parceque. C’est injuste. Parceque. Je
refuse.

Comment faire ?
 »

Un frisson parcourir l'échine de Katniss.
Le carnet lui échappa des mains. Il tomba. Encore et encore. Il atterrit au pied du château.
« Oh mon dieu ! Vite, il faut que je descende avant que quelqu'un ne tombe dessus ! »
Elle dévala les escaliers quatre à quatre, courut dans les couloirs, trébucha plusieurs fois, disant « Désolée ! » ou « Excusez-moi ! » et récupera enfin le carnet. Elle remonta à la tour en essayant de reprendre son souffle. Un jour, sa maladresse lui causera de sacrés ennuis.
* Bon, j'en étais où ?*

« 
Je ne sais pas.




Et pourtant je suis moi.


Personne d’autre. Pas Elle. Je l’aime. Mais je ne suis pas Elle. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je n’y arriverais pas. »

Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues. Elle trouvait sa magnifique mais la personne qui avait écrit ça avait besoin d'aide. De confiance. Qui étaient elle et Elle ? Se pouvait il que ce soit une et même personne ? Et la signature... L&A. Deux personnes ? A moins que... elle et a elea... Elea !
Des bruits de pas se firent entendre dans les escaliers et Katniss cacha le carnet derrière son dos.

« Oh. Euh... Salut Elea, ça va ? »

"Si la vue d'un bureau encombré évoque un esprit encombré alors que penser de celle d'un bureau vide ?"
-A. E.

 libre  Premières larmes

Quand la chouette s’était posée devant elle, au milieu des confitures et des tartines le la grande table, Elea n’avait pas eu besoin d’ouvrir la lettre. Elle savait. C’etait une lettre de sa sœur.
Elle l’ouvrit tout de même mais ne parviens pas à dépasser les premiers mots. Des mots vides. Les mots de quelqu’un qui ne suppose pas la peine qu’il a causé,involontairement. Des mots pleins de joie, pour elle, pleine de tristesse.
Elea leva la tête et contempla le ciel, au travers du trompe-l’œil du plafond. Il était bleu glacier, pastel. Sa couleur préférée. La haut, au sommet de la tour d’astronomie, il devait faire froid. Un froid vif et incisif, de ceux qui atténuent la douleur en endormant les nerfs. 
Elle se leva brusquement, recupera ses affaires et enfuit la lettre au fond de son sac, en se dirigeant vers la tour d’astronomie. 
Elle avait besoin de faire couler l’encre et les larmes. L’une sur le papier, les autres sur ses joues. 
Mais il y avait déjà quelqu’un en haut de la tour. 
Elea s’apprêtait à repartir lorsque Katniss, la personne qui contrariait ses plans, lui dit : 
« Oh. Euh... Salut Elea, ça va ? »
Alors, leur regard se croisèrent. Et alors elle comprit. Par elle ne savait quel miracle ou coup du sort, Katniss avait trouvé son carnet. Et elle l’avait lu.
Durant une seconde  Elea soutint son regard.
Durant une seconde, elle retint ses larmes et sa respiration.
Durant une seconde, elle pria pour que sa carapace tienne.
Ce fut une seconde éternelle.
Le vent, qui tout a l’heure n’etait qu’une brise,s’etait transformé en bourrasques. Comme pour lui rappeler de respirer. Et elle avait le cheuveux dans les yeux.
Elle relacha sa respiration. Elle relacha ses larmes. Celle-ci brillerent dans le soleil de cette fin d’hiver. 
Elle resta planté la, comme une idiote. Elle aurait voulu s’enfuir a toutes jambes. Mais elle n’y arrivait pas.
Elle avait été faible. Et elle s’en voulait.

« Scelle tes charmes », Christelle Dabos.
Team Marchombres !

 libre  Premières larmes

Katniss adorait aider les autres.
Comme réparer la lampe de M. Marshall, ou récupérer les médicaments de la vieille Stevie. Et même aller chercher les chèvres perdues de M. Feirein dans la forêt. Elle a appris la langue des signes pour communiquer avec Mlle Connor et pour lui permettre de s'amuser un peu. Mais lorsque la demande était pour un mal intérieur, elle n'y arrivait pas. C'était plus fort qu'elle. Les pleurs étaient sa hantise. Katniss ne savait jamais comment aider la personne, la seule chose qu'elle faisait, c'était s'asseoir à côté d'elle et regarder dans le vide.

Alors, lorsqu'elle aperçut Elea, elle se
doutait de ce qui allait se passer par la suite. Et elle savait qu'Elea savait.
Elea regarda fixement Katniss. La légère brise était dorénavant une bourrasque glacée. Les cheveux bruns d'Elea cachèrent un instant ses yeux profonds. C'était une éternité avant l'enfer.
Et les larmes tant redoutés arrivèrent.


Katniss serra entre ses doigts sa
baguette, comme si, par magie, elle allait lui donner un conseil.
Elea s'assit contre la pierre froide et enfouit sa tête entre ses genoux. De sa cape sombre sortit une lettre. Katniss la ramassa et commença, après un moment d'hésitation, à la lire. L'écriture était belle et assurée, les phrases fluides. Et c'était signé Auréllia. Auréllia

"Vous êtes le portrait craché d'Auréllia, mademoiselle East"

"Comment se porte votre soeur ? Bien j'imagine"

"Elea, vous avez de la chance d'avoir une soeur comme Auréllia, c'était une élève brillante"


Elle. Je ne suis pas Elle.

Auréllia

"Si la vue d'un bureau encombré évoque un esprit encombré alors que penser de celle d'un bureau vide ?"
-A. E.

 libre  Premières larmes

Katniss comprenait à présent. Elle
comprenait la douleur d'Elea. Son envie d'être différente... mais elle aimait sa soeur. Beaucoup. Maintes fois Katniss avait entendu parler d'Auréllia mais elle n'avait jamais réalisé ce que cela pouvait engendrer sur Elea.

Le vent s'était calmé mais le soleil
était caché par les nuages et n'arriverait pas à les percer. Entre temps, Elea avait arrêté de pleurer à grosses larmes mais continuer à sangloter un peu. Elle avait le bout du  nez un peu rouge et ses yeux étaient encore voilés.

Katniss s'asseya à côté d'Elea
et lui passa son manteau. Elle grelotait.
Elles restèrent ainsi pendant longtemps et le soleil caché commençait même à entamer sa disparition. Aucune des deux fillettes ne brisèrent le silence. Katniss regarda par la porte des escaliers pour vérifier que personne n'arrivait. Elle commenca :
« Tu sais, hum... J'ai un frère. Plus jeune que moi. Je pense que (elle s'arrêta quelques instants et reprit : ) pour lui aussi, parfois c'est compliqué. Il veut me ressembler mais il est différent. Il ne pourra jamais être totalement différent mais jamais pareil non plus. Mon frère... je l'aime plus que tout. La séparation a été compliqué pour lui comme pour moi. On est très proches. Je lui envoie souvent des lettres. Je sais qu'il m'aime aussi. (Katniss souria) Hier, j'ai reçu une photo de lui. Il a l'air heureux. Alors, n'essaie pas de ressembler à ta soeur. Sois toi. C'est le plus important. Écris lui que c'est difficile, elle comprendra sûrement. Il faut que tu te sentes comme ce que tu veux être. Ce que tu décides d'être. »
Katniss fouilla quelques instants dans les poches de son pantalon.
Elle en sortit un bonbon.
« C'est un caramel de ma ville natale. J'en ai plusieurs, si tu veux. En fait, ils sont magiques : la boutique de Neither est géré par un sorcier, et du coup, il crée des sucreries ensorcelées. Celles-ci sont pour remonter le moral. J'ai pensé que j'en aurai besoin. Il y a aussi des extraits de camomille dedans. Tiens, c'est pour toi. »
Katniss passa à Elea le caramel aux teintes dorées, puis s'exclama :
« Oh ! J'ai un truc encore mieux ! Je reviens dans deux minutes. »
Katniss partit en courant vers les dortoirs de Serdaigle.

"Si la vue d'un bureau encombré évoque un esprit encombré alors que penser de celle d'un bureau vide ?"
-A. E.

 libre  Premières larmes

Elea avait les yeux fixés sur ce caramel, au reflet doré. 
*Katniss...*
Cette fille était... débordante de gentillesse. Et elle avait compris directement. Mais en même temps, c’etait comme essayer d’apaiser l’amertume salé d’un océan avec un morceau de sucre. Un caramel. 
Et elle... elle avait été faible. Avant de quitter sa famille, elle s’était promis de ne pas pleurer. Et puis il y avait eu cette soirée... Elle avait pleuré, elle avait écrit. Elle avait trahit sa promesse. Mais la, c’était pire. Pire que tout. Elle avait été faible.
Et puis... et puis... et puis Katniss ne Pouvait pas vraiment comprendre.
 Non, qui le pourrait ? On ne comprends pas une déchirure du cœur. 
La petite fille remplit ses poumons et remis sont masque, celui qui cache les émotions.
Elle replia la cape de Katniss et la posa sur la première marche des escaliers. Elle comprendrait. 
Elea allait s’engouffrer dans les escaliers lorsqu’elle fut prise d’un doute. Rapidement, elle sortit un papier et griffonna.
Grave ses instants dans le vent, ils ne méritent pas ta mémoire.
S’il te plait.
L&A
Merci. Je ne suis pas douée pour ça, mais merci pour ce que tu as fait.
Rapidement, elle glissa le mot dans la poche de la cape, et s’enfu dans les escaliers.

Lorsqu’elle revint le soir même, Elea vit que la cape avait disparu. Lentement, elle s’approcha du rempart et fit glisser ses mains entre les pierres. Lorsque ses doigts rencontrèrent une petite cavité, Elea sentit aussi autre chose. Son carnet. 
Elle hésita à le reprendre. Mais une offrande était une offrande. Elle l’ouvrit et écrivit : 
La clef de ce carnet est un caramel doré.
Mais le sucre annule pas le sel, ne guerit pas les plais.
Si ?
Peut-etre. 
Le mirroir est injuste.
Je le crie. Je le pleure. Je le casse.
Mais il est toujours là. 
Le mirroir est injuste. 
Je suis de l’autre côté. 
Un jours, je le franchirais. Un jour, j’y arriverais.
Je serais moi.
Un jour.
Peut-etre.
Un frisson parcouru l’échine d’Elea. Peut-être que Katniss lirait ça. Peut-être... Peu importait. Elle avait besoin d’ecrire, elle écrirait.
Le jeune fille replaça le carnet et alla se coucher, pleine de remords, de regrets, de reproche envers elle-même, mais au fond, presque sereine. Presque normale.

« Scelle tes charmes », Christelle Dabos.
Team Marchombres !

 libre  Premières larmes

Lorsque Katniss, paquet à la main, revint à la Tour d'Astronomie, Elea avait disparu. Elle s'en doutait ce n'était pas avec ses paroles débiles qu'elle allait l'aider. Elle regarda le paquet et le laissa tomber. Un petit bruit de verre cassé se fit entendre. La jeune fille s'approcha des remparts et posa ses mains fébriles dessus.

* Punaise, ton coeur accélère, calme-toi sinon tu vas faire une bêtise. *

Une légère brise glacée la rafraîchit et Katniss s'éloigna du vide. Encore une fois, elle avait été excessive. Elle courra vers l'escalier et s'étala sur la cape qu'elle n'avait pas vu. Un flot électrique se déversa dans ses mains. Elles étaient toutes écorchées et brûlaient. Katniss s'approcha du paquet à quatre pattes malgré le fait que ses mains lui faisait un mal de chien. Elle en sortit une petite danseuse sur une boîte à musique. La ballerine était défigurée et lorsque la jeune sorcière tourna la molette pour amorcer la musique, une horrible mélodie stridente en sortit.
Elle pleura.
Elle n'aimait pas voir les autres pleurer et elle détestait tout autant pleurer elle-même.

Je... chuchota-t-elle, Je ne comprends pas. J'y arrive pas.

C'est seulement à cet instant qu'elle s'aperçu qu'il y avait un petit papier plié dans sa cape.
Grave ses instants dans le vent, ils ne méritent pas ta mémoire.
S’il te plait.
L&A
Merci. Je ne suis pas douée pour ça, mais merci pour ce que tu as fait.
Ce mot la laissa pantoise. Elle n'était pas d'accord avec Elea. Toutes ses actions et ses actes feraient d'Elea la personne qu'elle devient. Pourquoi ne pas vouloir se souvenir des épreuves qu'on a traversé, alors que lorsqu'elle aura réussi, elle se réjouira d'avoir tenu et triomphé. A quoi sert une bataille gagnée sans adversaire ? Ça serait inutile. Même si Elea lui demande d'oublier, Katniss ne compte pas le faire. Pour le coup, lire ce message la calmé et la mise en colère. Drôle de paradoxe.
Katniss courra vers la salle commune des Serdaigle, le regard déterminé, la mâchoire serrée. Elle oublia sa cape et la bricole cassée au passage. Peu importe, elle reviendra plus tard. Elle n'avait même pas envie de lire ce que sa camarade avait écrit dans le carnet noir.
Qu'Elea le veuille ou non, maintenant, elles étaient liées.
Elles gagneraient la bataille, qu'importe les maux.
Elles grandiraient et seraient fières.
Ensemble.

"Si la vue d'un bureau encombré évoque un esprit encombré alors que penser de celle d'un bureau vide ?"
-A. E.