Astronomie

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 RPG +  De vagues réminiscences  Gabryel.F 

X / MMXLIII
1ère année ♦ Gabryel Fleurdelys
Poudlard ♦ La Tour d'Astronomie



Il était une fois un château, son histoire, l’histoire d’une satanée Prison. L’histoire d’un méchant petit garçon. L’histoire de tout et n’importe quoi.

Et si la vie c’était comme dans les contes de fées ? Si jamais rien de mal ne puisse nous arriver. Si le prince charmant venait toujours nous sauver.

Combien de marches avais-tu montées aujourd’hui Rytz ? Combien de fois avais-tu voulu t’en voler à tout jamais ? « On se serait presque aimé comme des hommes, comme des fleurs ne fanant jamais. » Parfois l’on pleure, parfois l’on chante, parfois l’on rit et parfois l’on danse. Si seulement on pouvait arriver à mettre un jugement sur chacune de nos actions. Serait-il alors possible de les contrôler à tout jamais ?

Un sentiment étrange t’envahit, toi qui ne connaissais que la moitié de ta vie. Toi qui ignorais le visage de ceux qui t’avaient créé. Toi qui souvent paraissait comme un malfrat. Toi qui étais toi, toi qui étais Rytz.

Le chaos.


L’écho des vagues incessantes te murmurant des choses absurdes, t’empêchant alors presque de vivre. T’étouffant, te submergeant.

À mes pauvres heures perdues d’hiver, la douleur n’en est que plus grande !

Parfois, l’on ne peut même plus contrôler ses mouvements, parfois nous sommes comme des pantins ou des marionnettes. Il m’est déjà arrivée, comme il t’était déjà arrivé de soudain m’effondrer.


M’écrouler. T’écrouler.


Comme si, notre poids était trop lourd à porter pour notre corps, comme si nous portions sur nos épaules des souffrances bien trop profondes.

La ribambelle infernale des escaliers te donnait la nausée. Les derniers rayons d’été eux, avaient décidé de frapper fort ce matin-là ! Un certain calme régnait dans l’atmosphère bien qu’une certaine agitation régnât activement dans ton esprit.

Début des premiers pas. Début des premiers jours.

Jours où l’on se plaît toujours à découvrir de nouveaux horizons. Jours où l’on souhaite faire de nouvelles rencontres. *Mon âme est triste et mon cœur rongé par la peur s’envole*, les bras se balancent, la tête tourbillonne et les jambes craquent…

Bam ; Boum. Bing ; Paf.
La cohue de tes pensées se font ombrager, ta vision se brouille brusquement et tes yeux se ferment lentement. Ton corps raide et vide résonne sur le carrelage gelé. Tu sembles presque avoir perdu l’envie de vivre, l’envie de te relever. Seulement, combien de temps allais-tu rester seul, allongé dans ce nuage de poussière ? Combien de temps ton corps et toi allez pouvoir vous battre ? Il se battait contre toutes sortes de choses maléfiques et toi tu semblais être dominé par ton ta propre personne physique. Au fond, que cela pouvait-il bien signifier ?

Erreur n°404

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Dimanche 4 octobre 2043
11h


-Tour d’astronomie-

Il n’y avait nul autre endroit à Poudlard où Gabryel aimait le plus s’isoler, en dehors de la bibliothèque. La tour d’astronomie était le lieu idéal pour se retrouver face à soi et réfléchir. Parfois, certains élèves s’y croisaient mais il existait comme un pacte secret :
« Si tu es là, c’est que tu veux être seul ».
Ainsi, on se saluait mais l’on respectait les envies mutuelles de solitude des uns et des autres.
Le souffle du vent qui s’immiscait par les interstices du plancher offrait un ronronnement appaisant, parfois accompagné par le hululement des chouettes, nichées au-dessus, dans la volière.
Si le soir, le ciel s’offrait aux amateurs d’étoiles rêvant de galaxies lointaines, les immenses fenêtres de l’observatoire s’ouvraient en journée sur le bleu azur du lac, et par-delà vers l’immense étendue de la forêt interdite.

Gabryel avait emprunté auprès de madame Minal un essai sur les fondateurs de l’école, sujet qui le passionnait plus que tout. Son appartenance à l’une des quatre maisons lui donnait le sentiment d’être privilégié et de participer, d’une certaine façon, à la grande histoire de Poudlard. Pour la première fois de sa vie, il avait une place parmi des camarades de son âge, qui le considéraient comme l’un des leurs, un apprenti sorcier parmi les autres.

Le Gryffon grimpait l’escalier en colimaçon de la tour, son livre sous le bras, impatient d’en découvrir son contenu.
Arrivé à mi-chemin, tandis qu’un courant d’air le fit frissonner, il aperçut plus haut, à environ un mètre de lui, des jambes allongées en plein milieu. Il monta un peu et tomba sur un garçon, étalé de tout son long, la tête en arrière, les yeux clos. Il ne fallut que quelques secondes à l’Écossais pour comprendre qu’un élève avait glissé, et roulé sur les marches. Ce dû être une lourde chute car la victime était inconsciente. Gabryel se précipita vers lui. Il s’agenouilla à son niveau. La poitrine de l’enfant se soulevait, preuve qu’il respirait encore, à son grand soulagement. Un accident comme celui-ci aurait facilement pu lui briser la nuque.

Il hésita à aller chercher du secours, mais ne voulut pas laisser le malheureux seul s’il reprenait ses esprits. Peut-être s’était-il cassé quelque chose. Il s’assit près de lui et souleva très délicatement sa nuque, puis la déposa sur sa cuisse. Le Gryffon ôta sa cape et recouvrit le blessé. Le sol était gelé et la température peu élevée. Il prit son écharpe et la déposa sous le dos de l’accidenté afin que les tranches des marches ne lui labourent pas trop la colonne vertébrale.

- Gabryel : « Tu m’entends mec ? »

C’était un grand brun, plutôt mince mais aux épaules carrées, le teint du visage hâlé. Gabryel ne l’avait jamais apperçut auparavant mais l’écusson de son pull l’identifiait Serpentard. Ce dernier respirait fort, et son corp lâchait parfois quelques petits spasmes nerveux. Un peu de sang coulait sur sa tempe gauche, mais il s’agissait d’une petite coupure. Le jeune Rouge et Or la tamponna avec un petit mouchoir en papier.

Gabryel ne savait pas trop comment réagir face à la situation, tandis que les minutes s’égrenaient.

Gabryel Fleurdelys (avec deux « Y »)
1ere année RP Gryffondor sept. 2043 - Jo’s Family -
"La touille, c'est la vie »
"LA TOUILLE C'EST LA VIE !"
(Jo’ Family )

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Le vent s'émoustille mais ton corps lui reste de marbre. Il attend. Tu attends.

Comment tout ceci avait-il bien pu arriver ? Pourquoi te trouvais-tu encore et toujours en mauvaise posture ? Ainsi on entendra les gens dire : « Oh ! Le Rytz là, il ne sait même pas monter les escaliers » et on les entendra pouffer de rire et se moquer de toi. Après tout, là ne serait que justice puisque tu n’étais incontestablement pas le dernier à te manifester lorsqu’il fallait être méchant et arrogant avec les autres.

Inerte. Sans vie, sans vue, sans voix tu demeures. Tu ne penses désormais plus à rien, tu ne veux plus savoir, tu ne veux plus comprendre. Contre ton gré, ton cerveau bout de mille et une pensées…
Pourquoi ? Comment ?


Au choc se mène la cohue et à la cohue se mène alors le cauchemar de ton passé.


Le décor prends place et tu tombes dans une jolie petite maison habitée par une famille qui semblait parfaite. Au premier étage, là, une jeune fille dort paisiblement mais en bas c'est une tout autre scène qui se déroule : un petit bonhomme âgé d'environ trois ans est caché derrière une porte, il semble écouter paisiblement le dialogue de cris que les deux adultes sont en train d'échanger. Il écoute et il entend des choses qu'il ne devrait pas entendre, il voit des choses qu'il ne devrait pas voir.

*Pour l'instant, je n'ai jamais réussi à savoir ce qu'ils se disaient… Peut-être faudrait-il pour cela que je connaisse une douleur plus grande ?*

Une grosse dispute semble s'installer dans le foyer familial. On entend des cris et des bruits de vaisselle qui s'entrechoquent. La jeune fille s'est réveillé et se trouve désormais aux côtés du petit garçon.

Soudain, un cri de détresse et de douleur se fait entendre dans le salon. Au sol tout est rouge et sombre… Je vois même encore les deux enfants courir à toute vitesse vers cette mare de sang ou plutôt vers celle qui avait provoqué cette mare de sang. Le petit garçon lui, toujours emprisonné dans son monde enfantin se précipita vers sa maman en rigolant et en criant :


"Hé ! Maman, oh oh Maman regarde le dessin rouge que j'ai fait sur le sol c'est beau hein ? Mais dis maman, pourquoi tu ne me réponds pas ? S'il ne te plaît pas mon dessin je peux en faire un autre !"

A ses côtés la jeune fille pleurait, elle devait lui dire à son frère ce qui s'était réellement passé, elle devait lui dire que non elle ne verrait jamais son dessin. Elle devait lui dire que plus jamais il allait la voir sourire…

"Dis Galvane, Galvane tu m'écoutes. Maman elle est partie… elle ne reviendra plus mais promis elle ne t'oublie pas. OK ?

"Pourquoi Romance, pourquoi ? Elle est partie où Maman ? Mais non regarde tu racontes n'importe quoi elle est là. Elle fait juste semblant de dormir hein.

Toujours souriant le petit garçon courait toujours dans la maison, comme si la nuit s'était transformée en une partie de cache-cache géant, il courait partout en appelant sa maman, il ne comprenait toujours pas. La jeune fille pleine de sagesse eut du mal à lui dire clairement la vérité...

"Galvane arrête s'il te plaît. C'est plus le moment de jouer. Tu ne pourras plus jamais jouer. Maman elle est morte Galvane, elle est morte."

Alors, le petit garçon se mit à pleurer sans s'arrêter, je crois qu'il ne comprenait pas vraiment ce qu'il venait de voir. C'était trop pour un si petit être… Son sourire d'enfant rêveur s'effaça alors de son visage lorsqu'il comprit enfin ce qui venait de se passer.


Tu voulais savoir la suite… Tu n'avais jamais réussi à savoir la suite… L'image du souvenir s'estompa peu à peu jusqu'à disparaître totalement. Neuf en plus tard pourtant, tu ne comprenais toujours pas *Mais c'est qui Romance p'tain ? C'est qui ?*.

- T'es qui Romance ? T'es qui ? crias-tu à bout de nerfs.

Tu voulais crier haut et fort que tu en avais assez. Assez de ne rien connaître sur ta famille. Assez d'être dans cette école complètement nulle. Assez de tout… Assez de la vie.
Et c'était donc de sa faute, c'était parce qu'elle ne s'était jamais relevé ce jour-là que tu étais ici ?


*Maman, faut-il que, comme toi, j’arrête de vivre ?
Egoïste ! Tu n’aurais pas pu me prévenir qu’un jour, j’allais devoir vivre dans une école de fou ? Maman c’est quoi un sorcier ? En suis-je réellement un ?*


Tu étais fatigué, bien trop fatigué pour penser. De toutes les façons, tu ne voulais même plus faire l’effort te relever et puis à quoi bon ? Ton cerveau lui était toujours en songe mais en réalité, je crois que tu étais toujours là, à demi-inconscient…

- Tu m’entends mec ? pas de réponse... Trop faible.

Petit à petit, tu reprenais tes esprits et tu pus ressentir vaguement une présence près de toi. Trop près de toi. *Qui ? De quoi ?* Une peur t'envahit peu à peu, tu voulais t'éloigner le plus rapidement possible de cet étranger. D'un mouvement d'épaule douloureux tu parviens à dégringoler de deux marches aggravant encore plus la situation.

Erreur n°404

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Le temps s’était figé, impossible de savoir si cette situation durait depuis dix minutes ou deux heures. Le vent s’engouffrait dans l’escalier de la tour. Il gloussait aux oreilles de l’Écossais, semblant se moquer de la situation.

Des mots sortaient par bribes des lèvres du jeune homme : Une dispute entre deux adultes, une petite fille pleure, un cri, une chute, du sang...
Gabryel l’observait s’agiter, maintenant sa tête afin qu’il ne se blesse pas davantage en se cognant sur la tranche d’une des marches.

« Maman elle est morte Galvane, elle est morte... »

Le Gryffon pouvait entendre les battements de coeur de son camarade tapper dans sa poitrine. Il leva les yeux vers le haut. Pourquoi personne ne descendait ? La salle d’astronomie avait pourtant la réputation d’être un lieu où les aprentis sorciers aimaient à rêvasser en admirant le paysage autour de Poudlard, le lac fascinant, et plus loin la vaste et effrayante forêt interdite. On y croisait toujours au moins un ou deux contemplatifs, voir quelques amoureux romantiques.

Le garçon inconscient poursuivit sa discussion solitaire.

« Maman, faut-il que, comme toi, j’arrête de vivre ? »

Le corps du serpentard tremblait, prit par des spasmes nerveux. Ces petits gémissements de détresse, tels ceux d’un animal effrayé, brisèrent le coeur du Rouge et Or.

- « Mais c'est qui Romance p'tain ? C'est qui ? T'es qui Romance ? T'es qui »

Alors que Gabryel tentait à nouveau de lui parler, le Serpy sembla reprendre quelque peu conscience. S’agitant dans tous les sens, il tenta de relever la tête.

- « Qui ? De quoi ? »

Dans un ultime mouvement d’épaule, comme voulant fuir toute proximité physique, son corps glissa sur les marches, sans que Gabryel ne puisse le retenir.

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Gabryel Fleurdelys (avec deux « Y »)
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"La touille, c'est la vie »
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