Astronomie

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Une nouvelle destructrice!  PV 

Meilla était devenue un zombie depuis quelques semaines, depuis cette terrible soirée d'Halloween en fait. Même si elle avait réussi à garder contenance pour faire plaisir à son homologue de Serdaigle en sortant pour faire peur à quelques petits Serdaigles. Depuis cette soirée-là, elle ne mangeait plus (ou si peu pour faire plaisir à ses amis), ne dormait presque plus. Tout ce qu'elle faisait était d'aller en cours et quand elle n'y était pas, elle allait à la bibliothèque pour faire ses devoirs.Elle ne parlait plus à personne (ou seulement pour les choses essentielles et pour répondre aux questions en cours) et n'avait pas reçu de hibou depuis LE hibou. C'était le même que celui qui avait changé sa vie 3 ans plus tôt. Elle en venait à détester ce pauvre petit Icare qui pourtant ne lui avait rien fait personnellement. Il était juste le précurseur de deux énormes mauvaises nouvelles dans la vie de la jeune fille. Les pires nouvelles de sa vie. Elle se demandait combien de temps encore elle allait apprendre des secrets cachés de sa famille. Mais revenons à la lettre qui accompagnait le hibou.

Elle avait tranquillement lu la lettre. Au début, elle n'avait pas compris, pensant à une erreur. Elle savait que c'était vrai. On ne pouvait pas lui annoncer un truc pareil juste pour une farce, mais elle ne voulait pas comprendre, elle faisait semblant de ne pas comprendre. Son cerveau ne voulait pas. Au final, elle était quand même descendue à la fête d'Halloween poussée par une force qui l'avait abandonnée depuis. Les jours qui suivirent, elle avait essayé de comprendre. Comprendre pourquoi elle ne l'avait jamais su avant, comment ça s'était passé, mais elle avait très vite abandonner car ça lui faisait trop de mal. Elle ne supportait plus d'y penser, c'était trop horrible! En plus, elle ne pouvait pas trouver seule les réponses à ses questions. Elle aurait pu tout aussi bien demander par hibou, mais elle n'en avait pas la force. Elle avait l'impression que moins elle en savait plus elle oublierait vite. C'était évidemment faux.

Enfin, aujourd'hui, elle avait reçu une nouvelle lettre toujours apporter par Icare. Elle l'avait contemplée un moment avant de la mettre dans sa poche en boule pour aller en cours. Après un cours de sortilèges, le dernier de la journée, elle était montée un étage de plus que celui où se trouvait sa salle commune. La préfète ne savait pas trop ce qu'elle faisait, c'était son inconscient qui lui dictait de monter vers la tour d’astronomie pour trouver le calme. Cela faisait près d'une heure que la Serdaigle était en haut de la tour, à frissonner légèrement sans manteau, avec sa lettre dans la main qu'elle n'osait pas ouvrir. Si elle s'était un jour demandée pourquoi elle n'était pas à Gryffondor, elle le savait désormais. Elle n'avait même pas le courage d'ouvrir une simple lettre. Elle avait beaucoup trop peur de son contenu.

La raison était simple. Tant qu'elle ne comprenait pas tout le déroulement de cette affaire, elle pouvait faire comme si c'était faux, comme ci ce n'était pas vrai. Ca pouvait paraître idiot comme ça, mais ce n'était pas le cas. Dans un court moment de lucidité, Meilla se dit qu'elle devait vraiment avoir l'air minable. En même temps, personne ne lui avait demandé ce qui se passait... Ou alors, elle n'avait pas entendu? Soit elle n'avait pas de "vrais" amis, soit ils s'étaient lassés de la voir ainsi et ils l'avaient laissée tomber. Il ne lui venait pas à l'idée qu'ils pouvaient être gênés et qu'ils voulaient lui laisser de l'espace. Bon en même temps dans ce genre de situation, on ne s'en rendait jamais compte!

La jeune fille arrêta de penser en se rendant compte qu'elle se faisait du mal. Si elle ne pouvait plus compter sur sa famille et qu'elle doutait de ses amis, elle n'avait plus personne. Elle retourna donc à l'état de légume les yeux dans le vague et ne remarqua même pas l'arrivée d'une personne...

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Ancien sorcier  

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Vendredi soir, la libération. La semaine de Célia avait été pour le moins ardue. Les cours s'étaient enchaînés, sans parler de quelques devoirs qui lui avaient donné du fil à retordre. Pour sûr, la troisième année n'avait rien à voir avec les deux précédentes. La jeune bleue avait vraiment l'impression de commencer à préparer son avenir, en grande partie par les matières qu'elle avait dût choisir, alors que les deux premières années à Poudlard étaient établies pour acquérir une certaine base de connaissances.

Toujours est-il que Célia était fatiguée après cette journée de cours et de révisions à la bibliothèque. Mais la jeune sorcière en herbe n'avait nullement envie de regagner sa salle commune, comme elle le faisait de coutume. Elle aurait bien voulu prendre un peu l'air, mais les soirées se rafraîchissaient au fil du temps, aussi elle opta plutôt pour la tour d'Astronomie. Rien de tel que de se percher tout en haut de la plus haute tour de Poudlard pour admirer le coucher de soleil qui était, ces temps-ci, à couper le souffle. Dans ces moments-là, qui se faisaient bien rares, plus rien ne comptait, plus rien n'avait d'importance. Autrement dit, Célia ne connaissait pas mieux pour se vider la tête et se vivifier l'esprit.

C'était donc avait entrain que la brune montait les marches deux à deux pour atteindre au plus vite la fameuse tour. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle entendit quelque chose près du balcon où elle voulait se détendre ! Quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Avançant doucement, Célia reconnu sa préfète, Meilla Primard. Certes, la jeune fille lui tournait le dos, mais ses cheveux flamboyants étaient reconnaissables. Et la jeune rousse ne semblait pas au meilleur de sa forme, d'après ce qu'elle pouvait en juger. La troisième année s'approcha puis interpella la sixième année.


« Meilla ? Est-ce que ça va ? »

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« Meilla ? Est-ce que ça va ? »

C'est fou ce qu'une simple phrase peut tout changer. Meilla revint dans le monde des vivants où les pensées rationnelles étaient de rigueur. La jeune fille avait sursauté. Elle se demandait bien qui pouvait se rendre sur cette tour à une heure pareille? Certes, les cours étaient terminés mais quand même! Il était étrange de venir dans cet endroit après les cours. La plupart des gens préféraient retourner dans leur salle commune ou aller retrouver des amis qui ne sont pas forcément dans la même maison. La voix lui disait quelque chose, elle la connaissait plutôt bien, mais elle aurait été incapable de dire qui l'avait interpellée, son cerveau était encore tout embrumé des larmes qui avaient coulé. La sixième année se retourna donc pour découvrir Célia Rose. Elle était en troisième année à Serdaigle. Les deux jeunes filles ne se connaissaient pas tant que ça, mais du peu qu'elles se connaissaient, elles s'étaient toujours bien entendues.

La préfète aurait voulu lui dire de partir, elle aurait voulu sécher ses larmes, elle aurait voulu faire comme si de rien n'était, mais elle n'en avait pas la force. Toute la fatigue accumulée de ces derniers jours commençait à la rattraper. Elle ne pouvait plus faire semblant devant les autres. De toute manière, elle avait remarqué au fil des jours que c'était de plus en plus dur pour au final découvrir que c'était fini. Aujourd'hui, elle allait devoir se confier à quelqu'un. Que ce soit à Célia ou à quelqu'un d'autre, elle allait devoir le faire car elle ne pouvait plus garder le secret. Au final, le mieux aurait sûrement été d'en parler avec ses parents, mais ça ne pouvait se faire par hibou, et même si c'était la meilleure chose à faire, elle ne voulait pas elle était trop en colère. Peut-être qu'elle aurait pu le faire avec sa demi-soeur mais elles ne se voyaient pas si souvent que ceux, et surtout elles n'avaient pas le temps quand elles se croisaient! Alors au final, ça allait sûrement tomber sur Célia...


« Oh! Salut Célia... Si je te disais que ça allait je ne suis pas sûre que tu me croirais donc ça ne sert à rien que je te mente, non ça ne va pas... »

La voix de la sixième année tremblait et elle était entrecoupée de reniflements. Le problème quand on commence à pleurer c'est qu'on ne peut plus s'arrêter! C'est comme quand on commence à claquer des dents! C'est pareil!

Meilla n'imaginait même pas la misérable tête qu'elle devait avoir. Ca devait vraiment être horrible! Heureusement, depuis qu'elle avait reçu la lettre, elle ne se maquillait plus (pas qu'elle se maquille beaucoup d'habitude juste une petite touche) donc pas de problème de maquillage qui coule (même si elle pouvait le refaire d'un coup de baguette, elle ne l'aurait pas fait par manque de force magique).

La sixième année ne voulait pas trop en parler avec Célia, car elle avait peur de l'ennuyer ayant tout le temps l'impression d'ennuyer son monde. En même temps, elle se dit que si la troisième année ne voulait vraiment pas l'écouter, elle n'avait qu'à partir! C'était aussi simple que cela.

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Ancien sorcier  

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La préfète se retourna vers Célia alors que les paroles de cette dernière flottaient encore dans l'air. La sixième année semblait hésitante, comme si elle ne savait pas vraiment si elle voulait parler à la troisième année ou non. Et quand la cadette vit le visage de son ainée, elle comprit pourquoi. Les yeux remplis de larmes, Meilla bredouilla quelques mots.

« Oh! Salut Célia... Si je te disais que ça allait je ne suis pas sûre que tu me croirais donc ça ne sert à rien que je te mente, non ça ne va pas... »

Quel mal pouvait bien ronger la jeune fille forte qu'elle était ? Un petit copain qui avait rompu avec elle ? Ou bien les persécutions d'une vilaine septième année ? Célia n'y croyait pas vraiment, aussi préféra t-elle questionner sa camarade sur les maux qui la faisaient souffrir autant.

« Il s'est passé quelque chose de grave ? Est-ce que quelqu'un t'a fait du mal, ou quelque chose comme ça ? » lui dit-elle, inquiète.

Célia avait l'impression de marcher sur des œufs. Elle avait envie de comprendre ce qui arrivait à la jeune fille, sans pour autant remuer le couteau dans la plaie. Mais peut-être que celle-ci ne voudrait pas lui en parler, chose que la jeune bleue pouvait comprendre puisqu'elle-même ne parlait pas de ses problèmes. Et Meilla et elle n'étaient pas si proche que ça, bien qu'elles se côtoient quotidiennement pour les entrainements de Quidditch et les réunions du club de journalisme. Avec un peu de chance, les problèmes de la sorcières n'étaient pas aussi grave qu'ils en avaient l'air, et la troisième année pourrait peut-être l'aider à les résoudre. En tout cas, c'était ce que Célia espérait alors qu'elle attendait la réponse de sa préfète. Elle aussi hésitante, elle se rapprocha de son interlocutrice et l'invita à s'assoir sur le balcon qui offrait une vue incroyable, celle-là même pour laquelle Célia s'était déplacée.

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« Il s'est passé quelque chose de grave ? Est-ce que quelqu'un t'a fait du mal, ou quelque chose comme ça ? »

Célia avait dit cela d'une voix inquiète. Meilla s'en voulait un peu de l'inquiéter, mais en même temps, elle n'y pouvait rien. Elle ne contrôlait pas vraiment ses sentiments en ce moment. Sa crise de pleurs en était bien la preuve. Elle savait que même si elle n'avait pas été seule, elle aurait quand même éclaté en sanglots. Ce jour-là, cette lettre c'était de trop. Il lui était impossible de tenir plus longtemps. Son interlocutrice lui proposa de s'asseoir sur un petit balcon, ce qu'elle fit tant bien que mal. En effet, non seulement elle avait les jambes engourdies à force de ne pas bouger, mais en plus, le manque de sommeil et de nourriture commençaient à lui faire tourner la tête. Si la troisième année remarqua le malaise de la sixième année, elle ne dit rien. Heureusement d'ailleurs, car la rouquine avait bien l'intention de se lancer, et si Célia l'avait coupée, elle aurait vraiment eu du mal. Peut-être y avait-elle pensé, peut-être que non. En tout cas le résultat était le même! Elle se lança après s'être mouchée.


« Non, personne ne m'a fait de mal. Quelque chose de grave... Je ne sais pas. En soi ce n'est pas forcément très grave, c'est juste un secret très important qui m'a été caché jusqu'à il y a quelques semaines. Ce secret était au coeur de ma vie depuis que je suis née, sans que je ne le sache. »

La rouquine fit une petite pause. Elle ne savait pas vraiment quoi dire. En fait, elle ne savait pas par où commencer. Célia ne savait peut-être pas que la jeune fille avait une demi-soeur et surtout une belle-mère. C'était un élément important dans son histoire, et dans le pourquoi du comment elle pleurait. Devait-elle rester vague ou non? Et puis, en plus, elle n'avait toujours pas lu la lettre qui avait revigoré sa souffrance. La lettre qu'elle tenait toujours en boule dans sa main et qui n'attendait qu'à être lue. Elle ne savait pas si c'était son père ou sa belle-mère qui la lui avait envoyée... Quelle importance au final? Elle devait lui faire comprendre comment ça s'était passé. La préfète essuya les larmes qui avaient coulés lors de sa dernière intervention. Elle les essuya avec rage. Meilla détestait pleurer devant les gens, raison pour laquelle elle évitait de le faire. Mais là, par un concours de circonstances, elle se retrouvait à pleurer devant une troisième année qui s'en fichait sûrement complètement.*En même temps, elle a vraiment l'air de s’inquiéter... Ce ne serait pas le cas si elle ne voulais vraiment pas savoir si?*Entre confusion et questions, la jeune fille était un peu perdue, mais elle devait parler.

« Il y a quelques semaines... Le jour de la fête d'Halloween en fait, quelques minutes avant de descendre dans notre salle commune pour la fête, j'ai reçu une lettre amenée par Icare notre hibou familial. Dans la lettre, j'ai appris que... Que ma mère... N'était pas celle que je pensais. Enfin, disons que... Ce n'est pas ma "vraie" mère... Et ma "vraie" mère est ma belle-mère depuis ma troisième année.»

Ca avait été assez dur et compliqué, mais au final, ça faisait du bien à la Bleue de se confier. En plus, elle était sûre que Célia ne la jugerait pas. Elle ne la connaissait pas assez pour cela...

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Suivant Célia, Meilla se déplaça jusqu'au balcon tant bien que mal. Elle renifla quelques fois, se moucha, puis répondit :

« Non, personne ne m'a fait de mal. Quelque chose de grave... Je ne sais pas. En soi ce n'est pas forcément très grave, c'est juste un secret très important qui m'a été caché jusqu'à il y a quelques semaines. Ce secret était au coeur de ma vie depuis que je suis née, sans que je ne le sache. »

Puis la rousse fit une pause. Elle affichait son hésitation, voire sa réticence à déballer son sac devant Célia, ce que la bleue comprenait. Elle ne savait pas trop quoi faire pour mettre sa camarade à l'aide, aussi avait-elle opté pour la solution de facilité qui se trouvait également être une valeur sûre : se taire. De toute évidence, ça avait été la meilleure conduite à adopter car la préfète continua :

« Il y a quelques semaines... Le jour de la fête d'Halloween en fait, quelques minutes avant de descendre dans notre salle commune pour la fête, j'ai reçu une lettre amenée par Icare notre hibou familial. Dans la lettre, j'ai appris que... Que ma mère... N'était pas celle que je pensais. Enfin, disons que... Ce n'est pas ma "vraie" mère... Et ma "vraie" mère est ma belle-mère depuis ma troisième année. »

Célia resta immobile pendant quelques secondes, ne sachant que dire pour la réconforter. Cette situation semblait quelque peu complexe et douloureuse, à juste titre. Meilla devait vivre cette épreuve comme une trahison, soit de la part de son père, soit de la part de ses deux parents, selon le point de vue. Devant la mine dépitée de la jeune fille aux cheveux roux, Célia ne pût se taire plus longtemps.

« Oh, je suis vraiment désolée. Ca doit être dur d'apprendre une nouvelle aussi importante et inattendue. Alors si je comprends bien, ton père a eu une histoire avec une femme, puis s'est marié avec une autre que tu croyait être ta mère biologique, puis ils ont divorcé et ton père s'est remarié avec la femme avec qui il a vécu une histoire avant ? On peut dire que tu as une vie de famille qui n'est pas des plus simple ! » lui dit-elle, espérant que sa dernière phrase, s'apparentant à un petit trait d'humour, la ferait peut-être sourire.

Une chose était sûre, la vie n'était pas aussi compliquée chez les Roses. Un père, une mère, une fille. Point. Pas de pièces rapportées, pas de frères et sœurs, d'oncles et tantes, de cousins et cousines... Seulement son père, sa mère, et Maggie bien sûr. Maggie était la gouvernante cracmol au service de la famille Rose, même si le départ de Célia changea légèrement les attributions premières de la femme.

Plus la troisième année réfléchissait, plus elle se demandait ce qui pourrait bien remonter le moral de son ainée, ou bien même juste lui changer les idées, ou la soulager de ses peines. En cet instant, la Rose avait l'impression qu'elle était totalement inutile, tant elle ne savait pas réconforter les gens.

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« Oh, je suis vraiment désolée. Ca doit être dur d'apprendre une nouvelle aussi importante et inattendue. Alors si je comprends bien, ton père a eu une histoire avec une femme, puis s'est marié avec une autre que tu croyait être ta mère biologique, puis ils ont divorcé et ton père s'est remarié avec la femme avec qui il a vécu une histoire avant ? On peut dire que tu as une vie de famille qui n'est pas des plus simple ! »

C'est sûr que prononcé de cette manière, ça paraissait vraiment compliqué. Avoir un compagne pour en changer pour reprendre celle d'avant... Très étrange. Célia avait essayé de faire une touche d'humour dans sa dernière phrase. Ce n'était pas si mauvais que cela et dans d'autres circonstances, la rouquine aurait rigoler, mais là ce n'était pas possible. Néanmoins, elle n'en voulait pas à la Bleue car elle savait qu'elle faisait difficilement mieux pour réconforter les gens. Elle était peut-être même pire, ça restait à voir! Aussi, Meilla tenta-t-elle un vain sourire mais elle n'était pas sûre qu'il se soit vraiment vu... Quoique, la troisième année l'observait plutôt attentivement donc elle le verrait peut-être... Peu importe!

«Oui, c'est assez compliqué dans ma famille. Et pourtant, jusqu'en troisième année, je vivait une vie bien plan-plan, tranquillou jusqu'au remariage de mon père. Et puis bon, avec ce que j'ai désormais appris, c'est devenu encore plus compliqué! Sinon... J'ai reçu une lettre ce matin.  »La jeune fille montra la lettre en boule dans sa main. Elle n'était même pas sûre que l'on puisse encore voir ce qu'il y avait d'écrit... Elle avait réussi à donner un peu plus d'informations à son interlocutrice, sans se remettre à pleurer comme une madeleine, ni renifler toutes les 30 secondes. Heureusement, parce qu'elle ne se supportait plus, surtout qu'elle se maudissait intérieurement de le faire!

«Mais, je ne peux pas l'ouvrir. J'ai peur de savoir ce qu'elle contient. Je suis sûre que ça a un rapport. Même si j'ai envie de savoir car j'en ai besoin pour comprendre, j'ai trop peur de ce que je pourrais apprendre de pire! »

C'était un peu bizarre comme sensation contradictoire. En même temps, on éprouve souvent ce genre de sentiment contradictoire. D'un côté, on a envie d'un truc mais de l'autre non... C'était quand même très compliqué! La sixième année était complètement paumée. Tout se mélangeait dans son cerveau, et sa faiblesse n'arrangeait en rien les choses. Elle avait vraiment besoin de manger quelque chose, quelque chose de sucré, où elle ne tiendrait pas le coup. Surtout avec la pression de l'ouverture imminente de la lettre. En fait, cette lettre était une bombe à retardement. Pendant quelques secondes, la préfète considéra de jeter la lettre par-dessus la tour. Mais elle se rendit vite compte que c'était un mauvais plan. Un, elle ne saurait jamais ce qu'il était écrit dans la lettre, or elle avait besoin de connaître la vérité pour pouvoir être tranquille et vaquer à ses occupations sans peur
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Cours de philo power!!
. Deux, elle ne pouvait désormais plus se lever.

Meilla ne savait pas si Célia allait ou s'était rendue compte de son état, mais elle allait vite s'en rendre copte si ce n'était pas encore fait. C'est à ce moment-là que la sixième année se rendit compte qu'elle était en train de jouer avec sa vie depuis quelques semaines. Pour sortir de ce trou, il allait falloir qu'elle fasse un grand travail et pourquoi pas commencer par lister toutes les choses qu'elle aimait faire?

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Meilla regardait Célia, puis finit par lui répondre :

« Oui, c'est assez compliqué dans ma famille. Et pourtant, jusqu'en troisième année, je vivait une vie bien plan-plan, tranquillou jusqu'au remariage de mon père. Et puis bon, avec ce que j'ai désormais appris, c'est devenu encore plus compliqué! Sinon... J'ai reçu une lettre ce matin. »

La sixième année sortit une lettre toute froissée de sa poche et la montra à sa cadette. Elle semblai t toujours aussi mal, mais elle ne pleurait plus. Elle reprit donc :

« Mais, je ne peux pas l'ouvrir. J'ai peur de savoir ce qu'elle contient. Je suis sûre que ça a un rapport. Même si j'ai envie de savoir car j'en ai besoin pour comprendre, j'ai trop peur de ce que je pourrais apprendre de pire! »

La troisième année imaginait bien ce que pouvait être ce sentiment. Tiraillée entre deux opposés, elle devait se sentir contradictoire. De quoi en perdre la tête ! Selon la jeune bleue, la meilleure solution était de la lire sans plus tarder. ''Arracher le pansement d'un coup sec'', comme le disaient les moldus. Cela faisait sûrement moins mal que de trainer et de se torturer. Mais comment exposer cet état d'esprit à Meilla sans la brusquer ? Là était un autre combat. Non pas que la délicatesse ne fasse pas partie intégrante de Miss Rose, mais ce n'était jamais facile d'exposer clairement son opinion lorsqu'on avait peur de la blesser ou de lui dire le contraire de ce qu'elle voulait entendre. Mais Célia avait vraiment envie de venir en aide à sa préfète. Et lire cette lettre qui lui faisait tant de mal serait sûrement la meilleure solution. Ensuite, elle saurait tout. Dans un premier temps, cela lui ferait mal. Mais elle pourrait accepter la réalité, aussi dure soit elle, et aller de l'avant.

« Meilla... Je crois que tu ferais mieux de la lire. Ensuite, peu importe ce qu'elle contient, tu sauras. Ce ne sera sans doute pas facile, mais ainsi tu pourras aller de l'avant. » lui dit doucement Célia. C'était le meilleur conseil qu'elle pouvait lui donner.

« Si tu veux, je reste avec toi. Peut-être que ce sera plus facile pour toi de ne pas le faire seule. » tenta t-elle de l'encourager.

Une petite brise caressa ses longs cheveux, ainsi que ceux de sa camarade. La troisième année affichait un léger sourire se voulant rassurant à l'attention de la sixième année. Parfois, seul un encouragement pouvait tout faire basculer. Enfin, c'était ce que pensait la jeune Célia, qui n'y connaissait rien en révélations familiales choquantes et inattendues.


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Mille excuses pour ce retard !
J'ai remis tes dialogues en bleu car, comme toujours, je n'arrive pas à retrouver la couleur que tu utilises ^^

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« Meilla... Je crois que tu ferais mieux de la lire. Ensuite, peu importe ce qu'elle contient, tu sauras. Ce ne sera sans doute pas facile, mais ainsi tu pourras aller de l'avant. »

Meilla réfléchit à ce que Célia venait de lui dire. Il était vrai que de toute manière, même si elle ne lisait pas cette lettre, son père allait devoir lui en parler par la suite. Et puis, elle était tellement mal en ce moment qu'elle ne pensait pas pouvoir aller plus mal. Autant continuer sur la même lancée que reprendre ça plus tard, la prochaine fois qu'elle verrait ses parents. La troisième année ne l'avait pas brusquée, loin de là. Elle avait été assez douce. La rouquine se dit qu'elle devait avoir beaucoup de patiente pour endurer ça. Ecouter Meilla se plaindre et chouiner surtout, ça ne devait pas être facile et ça devait être pénible en plus! La sixième année le comprenait bien, en même temps, elle avait besoin de ce réconfort.

« Si tu veux, je reste avec toi. Peut-être que ce sera plus facile pour toi de ne pas le faire seule. »

Le pire c'est qu'elle avait sincèrement l'air d'avoir envie d'aider la préfète. Alors soit elle était une très bonne comédienne soit elle était super sympa. La Serdaigle optait plutôt pour la deuxième solution. Et même si ce n'était pas le cas, elle préférait penser cela. Ca lui ferait encore plus de mal de savoir le comprendre. Autant se raccorcher à ça pour l'instant, elle n'allait pas régler plusieurs "problèmes" en même temps. Un à la fois.

« Je veux bien que tu restes, mais si tu as autre chose à faire, je comprendrais... Fais comme tu veux. »

Meilla laissait ainsi le choix à son interlocutrice de faire ce qu'elle souhaitait. Sans attendre sa réponse ou une quelconque réaction, elle commença à ouvrir la lettre. Il valait mieux qu'elle le fasse tout de suite avant de perdre courage. Elle était prête là maintenant tout de suite. Pas dans 30 secondes, ni même dans 15 secondes. Si elle réfléchissait ce serait fini. Alors, elle ouvrit la lettre sans réfléchir, d'un coup et un peu brutalement tellement qu'elle faillit la déchirer, mais ce ne fut pas le cas. Heureusement, ce n'était pas une lettre qui "parlait" parce que ça aurait franchement été pire. Elle commença à la lire laissant un angle de lecture pour Célia si elle voulait la lire. Elle ferait bien comme elle le voudrait.

Meilla


Alors là déjà ça commençait mal. Son père ne l'appelait pas Meilla dans ses lettres d'habitude. Il l'appelait toujours "ma chérie" ou un petit surnom affectif dans ce genre que Meilla détestait. En l'appelant par son prénom, cela voulait dire qu'il avait réfléchit et décidé de ne pas l'énerver...

Je suis désolé de ne te l'apprendre que maintenant, de t'avoir menti pendant toutes ses années... Mais je n'ai jamais eu le courage de te le dire. J'ai décidé au final qu'il fallait bien que tu le saches un jour ou l'autre. Maintenant que tu sais qu'Edna est ta vraie mère et que ce n'est pas Océane, je vais t'expliquer en bref ce qui s'est passé.

Quand tu es née, Edna était évidemment ma compagne. Mais entre nous ça n'allait pas très bien. Je me suis alors marié avec Océane 6 mois après ta naissance, raison pour laquelle tu ne pouvais pas vraiment deviner ce qui s'était réellement passé. Océane et moi avons ensuite eus ta petite soeur et ton petit frère. Entre temps, Edna a eu une fille, Elisabeth. Puis, lors de ta troisième année à Poudlard, j'ai dû travailler avec Edna. Nous nous aimions encore et les années nous ont fait mûrir. Océane m'a fait une crise de jalousie, et je me suis marié avec Edna. La suite, tu la connais.

Je suis vraiment désolé...
J'espère que tu pourras me pardonner un jour.
Papa


En lisant la lettre, des larmes avaient coulées le long des joues de la rouquine. Elle ne savait plus trop quoi penser. Avant de la lire elle était stressée et triste. Maintenant... Elle se sentait soulagée, mais en même temps un autre sentiment l'habitait... Etait-ce de la colère envers son père, Edna et Océane? Et puis, maintenant, qu'allait-elle faire? Elle ne pourrait plus appeler Océane "maman" mais elle ne voulait pas appeler Edna "maman" non plus. Pourquoi fallait-il que sa vie soit soudainement devenue aussi compliquée?

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Pas grave t'inquiètes :)
Et ma couleur c'est ça : #710a3a

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Meilla avait l'air comme bloquée sur les dernières paroles de sa camarade, de trois ans sa cadette. La sixième année était probablement en train de réfléchir à ses dires et à ce qu'elle-même devait faire face à cette maudite lettre qui la tourmentait tant. L'espace d'un instant, Célia cru qu'elle ne l'ouvrirait pas, tant elle semblait hésitante.

« Je veux bien que tu restes, mais si tu as autre chose à faire, je comprendrais... Fais comme tu veux. »

Célia n'avait rien de plus important que cela à faire. Meilla ouvrit l'enveloppe si violemment que le pauvre morceau de papier échappa de peu à une mort certaine par division en deux morceaux bien distincts. Puis Meilla commença à lire ladite lettre. De là où elle se trouvait, Célia aurait pu la lire elle aussi, mais elle ne le fit pas. Après tout, cela ne la regardait pas, elle n'avait aucun droit de faire ça. Et ce n'était pas non plus très poli. Elle préféra tout simplement regarder par le balcon les reflets des étoiles dans le Lac Noir. Le soleil était désormais couché et la nuit bleutée s'installa doucement sur son trône pour y régner jusqu'au petit matin. Enfin, façon de parler, car les jours étaient devenus bien courts avec l'arrivée du mois de Décembre. Rêvassant un peu, Célia reporta son attention sur sa préfète. Ses yeux étaient toujours rivés sur la lettre, qui ne semblait pourtant pas bien longue à première vue. Cela ne disait rien qui vaille à la troisième année, aussi prit-elle la liberté de s'exprimer, cassant le silence pesant.

« Alors, c'est si mauvais que ça ? » lui demanda -telle simplement.

Que pouvait-elle lui demander d'autre ? Plus le temps passait, plus Meilla semblait prise à des réflexions peu jouissives à ce sujet, et parler restait, selon Célia, le meilleur remède aux tourments quels qu'ils soient.

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Célia fit sursauter Meilla en la "relançant". A priori elle n'avait pas lu la lettre de Meilla puisqu'elle lui demanda :

« Alors, c'est si mauvais que ça ? »

La jeune fille se posa donc la question. Au final, elle était choquée et en colère qu'on ne lui ait pas dit plus tôt. Mais en même temps, elle comprenait qu'on ne le lui ai pas dit avant. Son père avait peur de sa réaction et il avait d'ailleurs raison. Il avait fait une erreur de jeunesse? Pas tant que ça... Mais passons. Ce n'était pas la réflexion du moment. La réflexion du moment était de savoir si oui ou non c'était si grave que cela ce qui c'était passé. Forcément, ce n'était pas anodin comme révélation. Apprendre que la femme que l'on prenait pour sa belle-mère était en fait sa mère et inversement en quelque sorte, ça ne se voyait pas tous les jours. Mais finalement, en soi, Meilla considérerait toujours Océane comme sa mère qui l'avait élevée et Edna? Comme sa belle-mère? Ce statut restait à revoir. La rouquine ne l'aimait pas tant que ça, surtout par rapport à la façon dont elle traitait Elisabeth. Peut-être que maintenant qu'elle savait tout, elle ne verrait plus les choses de la même manière.

La sixième année était en train de relativiser et ça faisait plutôt du bien à son corps. Elle reprit de l'énergie en puisant au plus profond d'elle-même. Mais en fait, ce n'était pas qu'elle n'avait plus d'énergie, c'était qu'elle était complètement renfermée sur son sort et que ça l'avait minée petit à petit. Relativiser lui permettait de penser que même si sa vie était bouleversée, il y avait pire. Elle pensait aux gens qui perdaient quelqu'un de leur famille, ou à ceux qui vivaient dans la rue ect ect...


« Ce n'est pas joli-joli... » commença la rouquine prudemment. Elle ne savait pas très bien pourquoi elle prenait des précautions. Peut-être pour ne pas avoir l'air d'une folle qui changeait d'humeur comme ça en deux minutes. Enfin bon, c'était complètement débile puisque Célia allait bien s'en apercevoir de toute manière.

« Mais finalement, ce n'est pas si grave que ça. C'est pas comme si la terre s'arrêtait de tourner, la vie continue! »

La sixième année n'en était pas non plus à faire un grand sourire et elle était encore faible à cause de son erreur complètement débile de ne plus manger, ne presque plus dormir ect... Elle se demandait comment elle avait pu faire pour en arriver à ce point-là. Elle se demandait ce que Célia pensait d'elle maintenant qu'elle avait changer d'humeur un peu tout à coup... Elle se demandait plein de trucs et c'était un peu... Disons... Gênant. Mais ce n'était pas vraiment des pensées négatives comme elle avait pu en avoir depuis Halloween. Ce n'était que de simple questions qui ne lui torturaient pas autant l'esprit qu'avant.

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.
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Ancien sorcier  

Une nouvelle destructrice!  PV 

Célia entortillait une mèche de ses cheveux dans ses doigts en attendant la réponse de la rousse. Elle releva la tête quand celle-ci commença à s'exprimer :

« Ce n'est pas joli-joli... Mais finalement, ce n'est pas si grave que ça. C'est pas comme si la terre s'arrêtait de tourner, la vie continue! » dit-elle doucement.

Elle semblait marcher sur des œufs, alors qu'il n'y avait pas de quoi. Mais on pouvait remarquer que la jeune fille reprenait déjà du poil de la bête. Cela lui faisait plaisir de le constater. Oh bien sûr, la sixième année ne sautillait pas partout, et c'était bien normal. Mais quand on avait l'habitude de croiser quelqu'un régulièrement comme Célia croisait Meilla en salle commune, sans pour autant lui avoir parlé, on arrivait à remarqué ce genre de chose. Et puis, Célia était assez observatrice. Souvent, elle aimait s'installer confortablement dans le parc et observer les gens qui l'entouraient. De temps à autres, si elle était inspirée, elle sortait de son sac son carnet à dessin et quelques crayons et se mettait à faire des croquis des gens et paysages qu'elle pouvait voir. Cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas fait, peut-être devrait-elle s'y remettre, histoire de se détendre un peu. Si ses souvenirs étaient bons, ce qui n'était pas tant le cas en ce moment, la dernière fois qu'elle avait dessiné dans le parc était le jour où elle avait rencontré Haley Pidloux, une Gryffondor que la bleue appréciait tout particulièrement. Bref, elle pensait à s'y remettre très prochainement, d'autant plus que les premières neiges ne tarderaient plus à tomber sur Poudlard.

Sortant de ses pensées, Célia observa les alentours. Dehors, tout semblait calme. Les lumières du château étaient allumées. Meilla ne prononçait pas le moindre mot. Il était peut-être temps que la brune lui réponde, ou elle croirait qu'elle n'en avait rien à fiche !


« Tant mieux alors, je suis contente que ça aille un peu mieux ! » dit-elle avec un petit sourire, avant de continuer :
« Il commence à se faire tard, peut-être devrait-on rentrer en salle commune ? On pourrait rentrer ensemble ? Sauf si tu as d'autres choses à faire bien sûr ! Je voulais te proposer de te changer les idées, pourquoi pas à Pré-Au-Lard, mais il vaudrait mieux reporter ça compte tenu de l'heure. Enfin, si ça te tente ! »

La troisième année commença à marcher en direction des escaliers, guettant un signe de la part de Meilla.

Une nouvelle destructrice!  PV 

« Tant mieux alors, je suis contente que ça aille un peu mieux ! »

Toutes les questions de Meilla s'étaient évacuées. Célia lui avait fait un sourire. Si elle n'avait vraiment pas envie d'être là, elle n'aurait pas fait un aussi grand sourire.

« Il commence à se faire tard, peut-être devrait-on rentrer en salle commune ? On pourrait rentrer ensemble ? Sauf si tu as d'autres choses à faire bien sûr ! Je voulais te proposer de te changer les idées, pourquoi pas à Pré-Au-Lard, mais il vaudrait mieux reporter ça compte tenu de l'heure. Enfin, si ça te tente ! »

Cette situation rappela à la rouquine la première fois où elle avait vraiment parlé à la troisième année. Elle était dans le couloir du deuxième étage, et en voyant Célia toute seule dans le couloirs, elle avait décidé d'aller la voir. Meilla était alors en quatrième année, elle venait d'être nommée préfète et elle prenait son travail à coeur (ce qui était évidemment toujours le cas!). Elles avaient alors pu un peu parlé avant que Caroline une amie de Meilla ne les "attaque" verbalement. Ce jour-là, la rouquine n'avait pas très bien comprit ce qui s'était passé. Et depuis, elle n'avait pas beaucoup revu la Verte, à croire qu'elle l'évitait (ce qui était peut-être le cas d'ailleurs...) Au final, c'était Meilla qui avait proposé à Célia de retourner dans leur salle commune parce qu'il commençait à se faire tard. Et là, la situation était complètement inversée. Célia était venue voir Meilla et elle lui proposait de rentrer dans leur salle commune. Ces situations étaient un peu parallèles en quelque sorte!

Retournant sur la terre, la préfète se rendit compte que Célia avait déjà commencé à partir. Il lui fallait se décider vite. Elle prit quand même le temps de regarder l'heure car en réalité elle avait faim. Il restait encore une heure avant le souper. Et puis de toute manière, les deux jeunes filles devaient poser leur sac qu'elles avaient gardé du coup avec elle. La sixième année répondit tout de même à Célia :


«Je te suis! Je n'ai rien d'autre à faire si ce n'est manger, mais ce n'est pas encore l'heure... Et de toute manière faut bien qu'on aille poser notre sac! » dit-elle avec un pâle sourire avant d'ajouter :

« Oui, il est un peu tard pour aller à Pré-Au-Lard maintenant... Mais, je suis d'accord pour qu'on y aille un autre jour, ça ne peut qu'être une bonne idée!» Meilla rattrapa celle qui l'avait écoutée pendant un certain temps et se dit qu'elle devait la remercier. Elle ne se rendait peut-être pas compte de tout ce qu'elle avait fait pour elle, mais c'était beaucoup!

« Eh Célia? Merci de m'avoir écoutée. Tu ne peux pas savoir comme tu m'as aidée! Et honnêtement, tu n'aurais pas pu faire mieux. Maintenant je vais plutôt bien et c'est grâce à toi alors merci.»

C'était sincère, entièrement sincère. La rouquine ne pouvait pas faire plus sincère!

Reducio
Merci pour ce RP ;)
Fin du Rp

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